Tag: Var

  • La sécheresse a coûté 2 milliards d’euros en Paca

    La sécheresse a coûté 2 milliards d’euros en Paca

    L’addition est vertigineuse. Les impacts conjugués de la sécheresse et des vagues de chaleur en Provence-Alpes-Côte d’Azur, entre les mois de juin et de septembre, représenteront cette année une perte de 2 milliards d’euros, estime une étude publiée ce dimanche dans la revue European Economic Review. De quoi en faire la quatrième région la plus touchée en Europe. Pour les seules Bouches-du-Rhône, ces pertes cumulées pèsent 966 millions d’euros, quand le Var a perdu 358 millions d’euros. Des conséquences encore sous-estimées : les dégâts des feux de forêts en particulier ne sont pas comptabilisés, à l’image de celui qui a ravagé 750 hectares aux portes de Marseille début juillet. « L’impact économique total va bien au-delà des dégâts physiques, écrit la principale autrice de l’étude, Sehrish Usman, chercheuse à l’université de Mannheim en Allemagne, accompagnée par deux économistes de la Banque centrale européenne. Les vagues de chaleur par exemple, causent par essence peu de dégâts physiques mais peuvent réduire de manière substantielle les heures de travail et la production. » Au total, la perte pour l’Union européenne est ainsi estimée à 43 milliards d’euros et à 10,1 milliards d’euros pour la France.

    Rail et agriculture doivent s’adapter

    Dans le dernier numéro de sa revue, SNCF Réseau Provence-Alpes-Côte d’Azur pointait déjà une nette hausse des incidents liés aux aléas climatiques dans la région, en particulier pour les fortes chaleurs et les tempêtes, le principal risque restant lié aux inondations. « Nous faisons évoluer nos organisations en termes de surveillance mais aussi nos processus de gestion de crise », indiquait le directeur régional Karim Touati, avec des tournées fortes chaleurs renforcées et des adaptations du réseau, comme des peintures « athermiques » pour les rails. Si de nombreux trains Intercités ont dû être annulés à Marseille cet été, du côté de la SNCF Réseau, les vagues de chaleur n’ont pas eu d’incidence sur les voies principales de la région. Côté voirie, si aucun impact n’est recensé, le schéma directeur adopté en décembre dernier a inscrit la résilience du réseau face au changement climatique dans ses cinq priorités, indique le Département.

    Pour le monde agricole, « la sécheresse a un impact économique énorme », pointe de son côté la présidente de la chambre d’agriculture régionale, Giorgia Lambertin. Si l’on reste loin de la catastrophe de 2022, « nous avons surtout souffert de la canicule de fin juin, suivie du froid en juillet », précise-t-elle, en pointant une faible productivité pour les cultures pérennes. Et d’alerter : « Nous avons de gros soucis sur la pérennité des exploitations qui ne sont pas irriguées », soit 20% de la surface agricole utile en région.

    Jusqu’à 5,2 milliards en 2029

    L’étude publiée ce dimanche vient contredire la dernière note de conjoncture de l’Insee parue le 11 septembre, qui jugeait que « les épisodes caniculaires de 2025 n’auraient pas d’impact immédiat significatif ». L’analyse mettait ainsi en avant une consommation en hausse, pour l’électricité comme pour certains produits rafraîchissants, et prévoyait une augmentation de la production agricole cette année. Le 4 juillet dernier, l’assureur Allianz estimait de son côté que la vague de chaleur du mois de juin coûterait à elle seule 9 milliards d’euros à la France. Mais pour les auteurs de l’étude, ce n’est qu’un début : les répercussions en série des vagues de chaleur de cet été feront grimper la facture au fil des années, jusqu’à atteindre 5,2 milliards d’euros au total en Provence-Alpes-Côte d’Azur d’ici 2029, et 2,5 milliards pour les Bouches-du-Rhône. « Avec la poursuite du changement climatique, ces conséquences vont probablement s’accroître les prochaines décennies », alertent-ils en conclusion.

    « Les conséquences vont probablement s’accroître »

  • Une saison en dents de scie pour les hôteliers

    Une saison en dents de scie pour les hôteliers

    « On a eu très peur », ressasse Jean-Pierre Ghiribelli, président de l’Union des métiers des industries de l’Hôtellerie du Var (UMIH). Après un début d’année positif, l’hôtellerie-restauration « traditionnelle » a connu des difficultés d’avril à juillet, entre remous politiques, inondations et canicule. Qui plus est, la clientèle française, en crise de pouvoir d’achat, « un facteur à prendre en compte à l’avenir » tout comme « les séjours courts », a chuté de 20%, rattrapée par la fréquentation étrangère, et un mois d’août plus dynamique.

    Début de saison compliqué également dans les apparts hôtels et villages vacances. La suite a été meilleure, malgré un creux fin juillet, avec, là encore, un mois d’août salvateur. Les changements d’habitudes de consommation sont un facteur d’explication : « On arrive à faire de la dernière minute sur juillet-août, il a fallu s’adapter, tout en continuant à travailler sur le confort client », analyse Isabelle Lyobard, déléguée régionale à la fédération nationale des résidences de tourisme.

    Enfin, dans les hébergements extérieurs, qui représentent 55% de l’offre hôtelière, on note une progression de 4%, avec un excellent mois d’avril, de bons ponts de mai, et un bon mois de juin (+5%). Juillet fut plus compliqué, avec des séjours plus courts, mais rattrapé là aussi par août. « Les taxes de séjour à 34% et la lenteur des permis de construire vont finir par coûter cher », prévient cependant Michel Nore, président du syndicat d’hôtellerie plein air.

  • Le tourisme des « 4 saisons » en plein essor dans le Var

    Le tourisme des « 4 saisons » en plein essor dans le Var

    « Nous tordons le cou à ceux qui disent que le Var est le deuxième département touristique derrière Paris. C’est faux, on est numéro 1 depuis trois ans ! » Le chauvinisme de Jean-Louis Masson, président (LR) du département, trouve ses raisons dans le bilan des huit premiers mois de l’année, exposé mardi à l’hôtel du département, même si celui-ci est en léger recul après une saison 2024 record, notamment en raison des Jeux olympiques de Paris et du 80e anniversaire du débarquement de Provence.

    Avec 61,9 millions de nuitées touristiques depuis début 2025 (-2% par rapport à 2024, +2% par rapport à 2023), le département reste dans une dynamique positive. Celle-ci peut s’expliquer par l’augmentation du nombre de touristes étrangers (+4% par rapport à 2023), dans la lignée des objectifs gouvernementaux, qui vise les 100 milliards d’euros de recettes touristiques internationales à l’horizon 2030. « Au niveau national, nous sommes à 290 millions de nuitées et 37 milliards d’euros de recettes internationales sur le premier semestre 2025 », détaille Guillaume Decard, vice-président du département et président de Var Tourisme.

    Des touristes représentant 32% de la clientèle totale, qui viennent en majorité d’Allemagne (19%), des Pays-Bas (10%) et du Royaume-Uni (9%), et qui incarnent un axe de progression important pour le secteur : « Nous voulons mettre en avant trois marchés : les États-Unis, avec qui nous allons mettre en place une opération avec Atout France en 2026, la Scandinavie, où on a été reçu cet été à Copenhague par la princesse du Danemark, auprès de qui on veut, par exemple, mettre en valeur la richesse de nos vins, et l’Italie, avec qui nous avons des projets transfrontaliers avec la région Toscane », explique Guillaume Decard.

    Cette clientèle dépense généralement davantage et vient compenser le tassement de la clientèle française (-2% par rapport à 2023), qui s’est recentrée sur l’essentiel (logement, nourriture). Et dont les deux principales régions de provenance (Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes) sont en recul, au détriment de la région Paca, marquant une limitation des déplacements au niveau national, induite par une baisse de pouvoir d’achat. « Nous devons travailler sur la clientèle à l’année et la clientèle de proximité pour avoir un taux d’ouverture encore plus important », insiste Guillaume Decard.

    Autre facteur de développement, justement : le tourisme
    « 4 saisons », à savoir une activité plus uniquement centrée sur juillet et août. Les chiffres en la matière sont éloquents : celle-ci est passée de 44% de touristes hors été en 2011 à 58% en 2024 (de 7 à 13% en hiver, de 22 à 26% au printemps, de 15 à 19% en automne). Un lissage sur l’année qui a pu être particulièrement observé au mois de juin : +8% par rapport à 2023, et +6% par rapport à 2024. Le phénomène est encore plus important en ce qui concerne les touristes étrangers : +14% de nuitées par rapport à 2023, +12% par rapport à 2024. Cela, grâce à la mise en valeur d’autres spécificités du territoire (massifs, histoire, gastronomie…) et des prix plus attractifs hors saison. Et les perspectives sont bonnes pour la fin d’année, avec 85% de professionnels optimistes quant au niveau de réservation de septembre, et 82 pour octobre, novembre et décembre.

    Pour aller plus loin, le département propose la mise en place d’assises du tourisme, réunissant les acteurs du secteur. « Sans la force privée, la force publique ne peut pas avancer, et vice versa. Sans synergies, on ne pourra pas développer un tourisme du mimosa, un tourisme d’hiver… », appuie le président de Var Tourisme.

  • Les gorges du Caramy mises en scène et protégées

    Les gorges du Caramy mises en scène et protégées

    « On voit le travail réalisé ! Ce n’est pas artificiel. On a l’impression que ces murs en branchages ont toujours été là… », commente une visiteuse, mardi, à la fin de la visite. Le lieu est idyllique. Le Caramy, à cet endroit, s’élargit. Ses eaux limpides frissonnent dans son lit clair. Un vent léger fait bruisser les feuilles. Il y a quelques minutes, Jean-Michel Constans, maire (SE) de Tourves et vice-président de l’agglo Provence Verte, a rappelé : « Les gorges du Caramy sont un des sites emblématiques du Parc naturel régional (PNR) Sainte-Baume et de la Provence verte. Il attire 15 000 à 20 000 visiteurs par an, surtout l’été. Ils doivent prendre la mesure de cet endroit exceptionnel. On n’est pas là que pour pique-niquer, se baigner et faire courir le chien. Avec le Parc et grâce au Parc, on a pu faire cet aménagement. C’est la fin d’une belle aventure et une seconde vie pour le Caramy. »

    Dix mois de travaux

    Président du PNR Sainte-Baume et ses 28 communes, Michel Gros souligne : « La Sainte-Baume est comme un château karstique et une des plus belles résurgences est le Caramy. » Protégées au titre de Natura 2000 du fait de leur ripisylve (forêt de bord de cours d’eau, avec des aulnes, des ormes…), de leur biodiversité (libellules, papillons, oiseaux, chauves-souris…), « les gorges étaient en mauvais état », dit-il avec sobriété. « Or une des missions du PNR consiste en la préservation des cours d’eau. » Un peu plus tard, il précise : « Les gens allaient partout. Il n’y avait pas de cheminement. Des motos et des quads traversaient le cours d’eau… »

    Il fallait agir. C’est chose faite. D’un coût de 400 000 euros, les travaux, financés pour moitié environ par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur avec le fonds Site d’exception, le PNR Sainte-Baume, l’État, la Fondation du patrimoine, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée, ont duré dix mois et se sont achevés en juillet.

    Gilles Martinod, architecte-paysagiste, a conçu, avec Mathilde Letterond, l’aménagement : « Il fallait respecter le site, son histoire et révéler le génie du lieu », évoque-t-il. À l’entrée, un parking a été repensé, le stationnement organisé, des arbres plantés. À proximité, des toilettes sèches ont été construites.

    Comme « il y avait avant beaucoup de sentes sauvages, les gens piétinaient partout », observe Gilles Martinod, « on a donc créé des mises en défens ». À partir « de branchages issus des élagages, nous avons fait des fagots compressés par couches et nous les avons ligaturés », détaille Mathilde Letterond. Ces sortes de barrières, qui auraient pu être faites par un Robinson, avec ce qu’il trouvait sur place, servent à guider les visiteurs et à protéger les sources et vasques de tufs calcaires, très fragiles. Les berges ont été restaurées. Le long de la rivière, un sentier de découverte, ponctué par « 8 pupitres pédagogiques », renseigne Tiphaine Fermi, responsable du pôle opérationnel du PNR Sainte-Baume, a été tracé. Il forme une boucle autour des deux rives, avec traversée sur des pas japonais en pierre. « On est très rassuré de voir que le site a été respecté cet été. C’est de très bon augure pour la suite », veut croire Tiphaine Fermi.

    « Avec et grâce au Parc,
    on a pu faire cet aménagement »

  • À Brignoles, à l’épreuve de la difficile mobilisation des salariés du privé

    À Brignoles, à l’épreuve de la difficile mobilisation des salariés du privé

    Jeudi, après les manifestations de Saint-Raphaël et Draguignan (10h), puis celle de Toulon (14h), c’est celle de Brignoles qui fermera la marche, à partir de 15h, au départ des berges du Caramy. L’intersyndicale CGT et Unsa espère y voir 700 personnes, tenant à conserver une dimension locale, notamment en raison de la présence de la Confédération paysanne, qui s’est jointe au mouvement. « Un mouvement social s’ancre localement. On a l’ambition, par la grève, de le construire par le haut. Mais on veut surtout le construire par le bas, que les salariés se réunissent en assemblée générale, discutent », détaille Quentin Dauphiné, délégué FSU et enseignant au lycée Janetti de Saint-Maximin.

    D’autant plus que le territoire brignolais, et les 102 000 habitants de la communauté de communes de la Provence verte, n’échappent pas à la paupérisation latente : « 40% des familles du territoire ne partent pas en vacances, 59% de la population de l’arrondissement se posent des questions sur les frais de soin et de loisir. Et on a 12% de chômeurs. Le revenu médian est de 1 634 euros », alerte Michel Debruyne, retraité de la Poste et militant CGT.

    « Un rapport de personne à personne »

    Mais mobiliser n’est pas chose aisée. Les autres forces syndicales (CFDT, FO, Solidaires…), pour certaines peu ou pas présentes sur le territoire, n’ont pas donné de réponse. Néanmoins, le problème réside surtout dans la dépossession des salariés de leur pouvoir de décision, du fait, notamment, de la pression supplémentaire exercée sur eux avec la réforme de l’assurance chômage, et la crainte de perte d’emploi. « Il y a une pression permanente sur les conditions de travail des salariés. Elle ne redescend pas quand ils sont demandeurs d’emploi, avec toutes les épées de Damoclès comme celle de la rupture conventionnelle pour laquelle le Medef veut supprimer l’assurance chômage. C’était ce qui permettait de se réorienter avec un revenu garanti. Mais depuis 2017, le salarié ne cotise plus à l’assurance chômage, seul le patronat le fait. Le rapport de force est biaisé », fustige Céline Germain, déléguée CGT France Travail Paca. « Si on prend l’exemple de la Poste, elle discute avec l’État et l’Association des maires de France. Les organisations syndicales ne sont pas invitées, bien que porteuses de propositions », déplore Michel Debruyne.

    Si certaines cellules syndicales, comme celle de Primark à Avenue 83, se mobilisent, ce n’est pas le cas partout. « On manque de syndicats organisés », regrette Corinne Perrier, déléguée CGT éduc’action et enseignante au collège d’Arbaud de Barjols. Ce qui mène à des situations critiques, comme à Nicopolis : « On a des échos de salariés qui parlent de dictature. Un jour, l’un d’eux est venu nous voir avec un coquard. On est confronté à un salariat éclaté dans des petites et moyennes entreprises. La mobilisation collective a perdu ses repères, la solidarité s’est étiolée et les gens sont confrontés à un rapport de personne à personne, ce qui fait que c’est compliqué pour les salariés de venir à la grève. Il faut voir comment créer une organisation syndicale dans ces entreprises en partant des besoins des salariés », milite Michel Debruyne.

  • Musée de la Navale : quand la mémoire ouvrière dérange

    Musée de la Navale : quand la mémoire ouvrière dérange

    « Depuis 36 ans, après avoir défendu les chantiers, puis ces travailleurs, puis sa mémoire, nous avons eu une seule promesse de musée en 2005, qui n’a jamais été tenue », rappelle pour commencer Lucien Conac, le président de l’Association pour le maintien des intérêts des anciens de la Navale à La Seyne (Amians). Un long combat au cours duquel ses bénévoles n’ont cessé d’être force de proposition. Comme en 2021, où l’Amians présente un projet de 300 mètres carrés dans le vaste espace libre de plus de 10 000 m² derrière le casino Joa. En dehors des moyens de la Ville, lui répond-on alors.

    « Sentant l’oubli venir nous avons voulu faire réagir et proposer en 2024 quelque chose d’incontestablement possible puisque déjà décidé par la municipalité en 2005 », reprend le responsable associatif. En l’espèce, la création d’un espace muséal ouvert à tous dans le local que l’association occupe actuellement au 2e étage de la porte principale des Chantiers, un des seuls vestiges témoins de cette histoire ouvrière encore debout.

    Rien de pharaonique. Puisqu’il s’agit d’abattre quelques cloisons pour dégager une salle d’exposition permanente de 70 m².

    L’ancienne maire LR Nathalie Bicais « laisse croire qu’elle accepte »… Mais rien n’est fait. Et celui qui tient les rênes de la ville depuis qu’elle a été empêchée, Jo Minniti (DVD), semble poursuivre cette longue période de procrastination.

    « Il nous a reçus le 27 juin et c’est ce jour-là qu’il nous a confirmé que les travaux étaient reportés aux grandes vacances 2026 », explique le président de l’Amians. D’où son incompréhension d’avoir récemment lu dans la presse celui-ci prétendre que c’était l’association qui était responsable de ce retard, l’accusant entre autres de bloquer l’ouverture du chantier.

    Pour un vrai un lieu de mémoire des chantiers

    L’association dément et nous montre le petit local dans lequel dès la fin des classes de la Navale les bénévoles ont transporté tout ce qu’ils souhaitaient conserver, afin de laisser place au chantier.

    Vraisemblablement c’est le stand tenu au forum des associations pour présenter le projet et continuer à faire signer la pétition, recevant le soutien de la population mais aussi d’élus et de candidats qui a provoqué la réaction du premier magistrat.

    Concernant la deuxième attaque portant sur la volonté soi-disant de l’Amians de ne pas partager l’espace, le président est encore plus clair. « Ce que nous voulons c’est un authentique lieu de mémoire pour raconter l’histoire de la construction navale seynoise, pas une maison des associations. »

    Et de préciser : « Nous sommes pour travailler avec tout le monde, toutes les associations, toutes les personnes qui ont autorité pour le faire sur la vie des chantiers. Mais pas n’importe comment. Il faut qu’il y ait un directeur qui soit désigné pour ses compétences et son engagement. »

    Le problème est peut-être beaucoup plus politique. Puisqu’il y a également une volonté de la Ville de modifier les classes de la Navale dans lesquelles les membres de l’Amians sont également engagés, révèle Lucien Conac. Et de poursuivre : « Lorsque nous avons pris contact avec l’inspectrice de l’Éducation nationale de l’époque, il était bien question, dans le programme d’histoire, d’apporter notre appui aux enseignants pour traiter l’histoire de la révolution industrielle à partir des réalités locales. » Or ce qui serait dans les tablettes c’est de s’orienter davantage sur la modification du paysage, s’insurge-t-il.

    Un sujet nettement moins subversif, c’est clair. Puisque cela permet d’évacuer l’histoire de la concentration de capitaux par les propriétaires des moyens de production. Mais aussi de toutes les luttes sociales menées par les travailleurs qui se sont battus pour une vie meilleure.

    « Et nous, si on parle des Trente glorieuses, c’est pareil. C’est parce que nous avons eu la chance de vivre une période où il y avait de grands syndicats puissants, bien organisés dans de grandes entreprises que nous avons réussi à avoir des progrès extraordinaires », conclut le président de l’Amians.

    C’est ça la mémoire ouvrière. Ça ouvre aussi des perspectives.

  • Dans la Métropole de Toulon, coup d’envoi de la semaine de la mobilité du 16 au 22 septembre

    Dans la Métropole de Toulon, coup d’envoi de la semaine de la mobilité du 16 au 22 septembre

    16 septembre : visite d’un atelier de bus Mistral

    Pour le lancement de la semaine, une visite (sur inscription) des ateliers du réseau Mistral est proposée de 10h à 12h sur le site de Brégaillon, à La Seyne. L’occasion de découvrir les procédés de fabrication et de réhabilitation des véhicules, notamment des nouveaux bus électriques. En parallèle, deux randonnées pédestres sont organisées dès 9h, sur inscription, au départ du Pradet (parking Oursinières) et de La Garde (gare SNCF)*.

    17 septembre : initiation au longe-côte et village mobilité, à Hyères

    Un village mobilité s’installera à Hyères de 13h à 18h, avec de nombreuses animations : vélo smoothie, initiations et ateliers pour (re)découvrir les mobilités douces (trottinettes, voitures et vélos électriques, skate, roller…). Dès 9h, une initiation au longe-côte, sport consistant à marcher dans l’eau à la plage de la Capte*.

    19 septembre : randonnée au Pradet et roller nocturne à Toulon

    Une seconde randonnée pédestre est prévue vendredi au départ du Pradet*. Rendez-vous à 9h au parking de la plage de la Garonne, pour un parcours de 11 km. Le soir, à 20h30, une balade nocturne à roller aura lieu à Toulon, sans inscription, au départ du Palais des Sports.

    20 septembre : Rallye mobilité, marche nordique et village à Toulon

    Le Rallye mobilité, course d’orientation urbaine, se tiendra samedi de 10h à 17h au départ de la Maison de la mobilité TPM. Une trottinette électrique et d’autres lots sont en jeu. Un village mobilité animera le centre-ville avec des animations similaires à celles d’Hyères. Deux initiations à la marche nordique auront également lieu au départ du Mourillon (9h) et de la base nautique de Saint-Elme, à La Seyne (9h30). Une découverte du longe-côte est aussi proposée à Hyères à 10h*.

    21 septembre : village mobilité, La Seyne-sur-Mer

    Le troisième et dernier village mobilité prendra ses quartiers au Parc Braudel, à La Seyne, de 10h à 17h, ce dimanche.

    22 septembre : randonnée au Faron

    Pour conclure cette semaine, une randonnée (6 km) aura lieu au départ du Mémorial du Faron, lundi dès 9h.

    Défis au programme

    Plusieurs défis sont organisés par la Métropole : le défi mobilité, qui consiste, par équipes de trois au sein d’une même entreprise, à cumuler le maximum de points en utilisant des moyens de transport alternatifs à la voiture. Le challenge Géovélo, via l’application du même nom, permettra à la personne ayant parcouru le plus de kilomètres à vélo, en septembre, de remporter des prix. Enfin, vous pouvez participer à un « Mobi’quiz », via le site internet de la MTPM ou de la Maison de la mobilité, avec de nombreux lots à la clé.

    *Inscriptions et infos sur metropoletpm.fr

  • Petites trahisons entre amis dans la rade de Toulon

    Petites trahisons entre amis dans la rade de Toulon

    Dans le Port du Levant mieux vaut bien s’accrocher si on veut suivre un petit peu le feuilleton de la droite locale truffé d’intrigues et de trahisons. Dans le dernier épisode diffusé hier après-midi, l’ancien maire condamné et démissionnaire en 2023 annonce cette fois soutenir celui qui pourtant l’avait lâché dans la tourmente, le sénateur LR Michel Bonnus. Et revenant pour le coup aussi sur son engagement pris en juin dernier d’épauler la candidature de la maire sortante Josée Massi (SE) qu’il avait désignée pour le remplacer à la tête de la ville.

    Pour réussir ce tour de passe-passe, l’ancien patron de la droite varoise minimise ses différends avec celui qui criait que son sort judiciaire était bien mérité, et enfonce son alliée indéfectible d’hier encore. « J’ai pu être en désaccord avec quelques prises de position de Michel Bonnus, mais notre amour pour Toulon nous a rapprochés. Nous avons de plus toujours été d’accord sur l’essentiel, privilégier l’intérêt supérieur de notre ville et de ses habitants. »

    Une bise et une claque dans le dos, c’est comme ça que ça se règle dans le mitan toulonnais.

    Et le prétexte pris pour écarter « l’indésirable », le communiqué de Josée Massi sorti dimanche après-midi disant qu’elle se sentait légitime à conduire la liste de la majorité. Ce qui en tant que maire sortante n’est pas vraiment une énormité.

    De toute façon c’était depuis quelques jours un secret de Polichinelle. Le travail de sape ayant été minutieusement préparé pour saboter la candidature de la première magistrate du Port du Levant. Sans réelles négociations sérieuses puisqu’il lui était proposé de tout simplement renoncer en acceptant un poste d’adjoint sur la liste de Bonnus. Mais quand on veut tuer son chien, comme on dit, on l’accuse d’avoir la rage. En l’occurrence ici de ne pas partager « l’esprit de rassemblement et d’unité ».

    Et pour, croit-il, lui donner le coup de grâce, il lance : « Pour faire gagner Toulon […] j’ai décidé de soutenir la candidature portée par Michel Bonnus. »

    Enfin tout ça peut encore changer, parce que dans l’ancienne mouture, celle de juin, le 1er adjoint et le directeur de campagne avaient aussi été trouvés et désignés par M. Falco.

    À suivre, donc

  • La maire de Toulon Josée Massi sera candidate à sa succession

    La maire de Toulon Josée Massi sera candidate à sa succession

    Dommage pour ceux qui annonçaient vendredi dans la presse que tout était plié. Dans un communiqué titré « Mon parti c’est Toulon », la maire de Toulon sans étiquette Josée Massi remet les pendules à l’heure, après avoir acté que la réunion avec la majorité qui s’est tenue jeudi soir en présence d’Hubert Falco et le sénateur LR Michel Bonnus, « n’a pas été conclusive ». Comme ne l’a pas été non plus l’échange qu’elle a eu avec ce dernier ce dimanche.

    « Je me considère légitime pour conduire la liste de la majorité aux prochaines élections municipales », affirme-t-elle donc à nouveau. Une légitimité qu’elle tire de l’action conduite depuis 2020 aux côtés d’Hubert Falco et avec la majorité, en tant que première adjointe, puis depuis 2023 en tant que maire. Avec une priorité, insiste Josée Massi, « celle de la transformation visible de Toulon et celle de l’amélioration du cadre de vie des Toulonnais ». C’est pourquoi, elle désire se concentrer aujourd’hui avant tout pleinement sur son action de maire.

    Et de poursuivre à l’attention d’Hubert Falco : « Je crois que je n’ai plus à prouver et rappeler ma loyauté, mon honnêteté et mon sens de l’intérêt général. » Lui laissant le soin de décider ce qu’il souhaite faire. En rappelant au passage qu’il l’a désignée lorsqu’il a été empêché en 2023 pour prendre les rênes de la ville et avait soutenu sa candidature dans un communiqué le 23 juin dernier.

    Et de poursuivre : « Je crois toutefois que les Toulonnais méritent mieux que des jeux de personnes, de places et de partis. » C’est dit. Elle estime pour sa part avoir tout fait pour que la majorité municipale reste unie. Il est temps donc de refermer la séquence des pourparlers stériles dont la finalité n’était au fond que de lui faire mettre genou à terre. « Je continuerai à prendre mes responsabilités comme je les ai toujours prises » , ajoute-t-elle. Aux autres d’en faire autant.

    Cela étant dit, en tant que maire sortante, elle n’est pas pressée d’officialiser sa candidature trop précocement : « Je poursuis le travail et je dirai ce que je ferai en temps voulu. Ce qui est certain c’est que beaucoup de Toulonnais me demandent de continuer et m’encouragent. C’est à eux que je pense. »

    Tant pis pour ceux qui la considèrent « trop à gauche pour être à droite ». « Les Toulonnais attendent de l’action, de l’écoute et de la proximité. Pas des promesses et des conciliabules en cercle fermé », assure la première magistrate du Port-du-Levant. Et de conclure : « J’ouvre ma porte à toutes et à tous pour continuer à agir pour Toulon maintenant et pour l’avenir. »

  • Le Marathon Jules Bianchi bien parti

    Le Marathon Jules Bianchi bien parti

    Les premiers moteurs ont démarré, ce vendredi, sur les coups de 19h41. C’est à cet horaire précis que le Marathon Jules Bianchi s’est lancé sur le circuit Paul-Ricard.

    Près de deux jours de courses sont au programme pour récolter des fonds en faveur de l’association au nom du pilote décédé tragiquement, il y a maintenant dix ans. Après la conférence de presse, des essais libres ont été organisés. Le moment est venu, ensuite, de réaliser les qualifications et déterminer la grille de départ.

    Parmi les participants, plusieurs personnalités ont confirmé leur participation. L’acteur-chanteur Benjamin Biolay a amené toute une équipe avec lui, pour soutenir l’association. Le nageur Camille Lacourt est également présent, l’humoriste Arnaud Tsamère aussi.

    Dimanche, lors de l’arrivée, à 14h, le directeur du circuit du Castellet, Jean Alesi, brandira le drapeau à damier. Il sera accompagné de Louis Ducruet, membre de la famille princière et fils de Stéphanie de Monaco.

    Tous les fonds récoltés lors du week-end seront reversés au service neurologique de l’hôpital L’Archet, à Nice. C’est à cet endroit que Jules Bianchi a été soigné plusieurs mois, avant son décès, en juillet 2015. Cette compétition a été lancée peu après par Philippe Bianchi ainsi que Frank Lagorce, ancien pilote.

    Cet événement karting est donc bien lancé et se poursuit jusqu’à dimanche, à l’endroit qui abritait le Grand Prix de France de Formule 1 jusqu’en 2022.