Tag: Var

  • Les grands champions de Bormes-les-Mimosas vont s’engager avec Fréjus

    Les grands champions de Bormes-les-Mimosas vont s’engager avec Fréjus

    En parvenant à attirer des stars de la pétanque comme Jean-Michel Puccinelli, Frédéric Bauer, Thierry Grandet ou encore Alessio Cocciolo, l’Amicale Bouliste Bormes (ABB) avait fait son entrée dans la cour des grands. Mais ce projet ambitieux n’aura duré qu’une saison, suite au départ de Cyrille Belhomme, l’homme qui était « en charge de l’équipe élite », pour devenir le co-président du Fréjus International Pétanque (FIP). « On n’était plus sur la même longueur d’onde. Il voulait aller plus vite que nous. Chacun voit midi à sa porte. On était en désaccord sur certains points », souligne Jean-Max Olivier, président du club borméen, conscient que l’existence de cette « Team Élite » a permis de faire exister l’ABB « au niveau du Var, de la région et même des championnats de France ». « ça a fait du bien au club pour la notoriété, mais nous restons avant tout un club familial », martèle le dirigeant.

    En s’installant au sein de la direction fréjussienne, Cyrille Belhomme a convaincu ses protégés de le suivre dans sa nouvelle aventure. Ils vont ainsi rejoindre un contingent déjà bien fourni où Dylan Rocher, Stéphane Robineau et Adrien Delahaye, pour ne citer qu’eux, font les beaux jours du FIP. Le champion du monde italien Alessio Cocciolo, déjà licencié à Fréjus en 2023, nous a assuré qu’il n’y ferait pas son retour et qu’il est dans l’attente d’une « belle proposition ».

  • À La Seyne, écologistes et FI se positionnent

    À La Seyne, écologistes et FI se positionnent

    Dans un communiqué signé de la main de son responsable, Daniel Bertrand, le groupe local EELV, « prend acte de la candidature de Stéphane Sacco de la GRS [Gauche républicaine et socialiste] pour les prochaines élections municipales ».

    « Forts de notre travail depuis de longs mois avec tous les partis progressistes de gauche, nous allons continuer à travailler pour l’union afin de présenter aux seynois une seule et unique liste dans les prochaines semaines […] Nous sommes et restons dans une démarche collective d’ouverture, de respect et de concertation où il n’a jamais été question de choisir arbitrairement un candidat pour animer notre projet et conduire notre liste. Nous ne nous résignons pas à la désunion », poursuit le texte.

    Un autre communiqué, signé « la France insoumise Var », réagit au départ d’une dizaine d’insoumis seynois, dont les deux co-animateurs d’un groupe d’action, en désaccord avec une « stratégie du repli » et une prise de décision « antidémocratique » annoncée à l’occasion de la venue de Manuel Bompard, coordinateur national du mouvement. Ce départ, annoncé dans nos colonnes ce samedi dans un article qualifié de « biaisé » par le communiqué de la FI Var, n’est pas démenti.

    « La France insoumise refuse une stratégie d’union sans contenu et de ralliement derrière la Gauche républicaine et sociale (GRS). Une très large majorité des insoumis et des groupes d’action de la France insoumise à la Seyne-sur-Mer travaillent à la construction d’une liste d’union populaire pour les élections municipales et c’est dans ce cadre que Manuel Bompard a été invité », précise la FI Var, qui insiste : « LFI est le mouvement politique de gauche qui est arrivé en tête des élections à La Seyne-sur-Mer aux dernières élections européennes, comme aux dernières élections présidentielles. Il est donc légitime qu’elle puisse conduire une liste d’union populaire ».

  • Passes d’armes sur les logements sociaux et les écoles

    Passes d’armes sur les logements sociaux et les écoles

    Il y a eu trop de décisions débattues. Il va falloir s’organiser différemment sur les prochains conseils », pestait l’élu d’opposition Damien Guttierez (SE), au terme d’un conseil municipal qui aura duré quatre heures, mardi. Une longue après-midi durant laquelle la présentation des délibérations a pris du temps, avant de laisser place à des débats parfois houleux, loin du politiquement correct.

    La question du logement a mis le feu aux poudres entre Olivier Andrau (PS) et Dorian Munoz (RN). Première pierre d’achoppement : le renouvellement de conventions liées au dispositif partenarial de la convention habitat multi-sites entre la Métropole et la commune, via l’Établissement public foncier Provence-Alpes-Côte d’Azur (EPF Paca). L’une de ces conventions prévoit la création de 3 000 logements en mixité sociale, dont 40% de logements sociaux, avec un avenant de 5 millions d’euros portant le montant total à 55 millions. Ce qui ne plaît pas, bien entendu, à l’élu RN, malgré l’obligation, en vertu de la loi SRU, de présenter 20% de logements sociaux sur la commune : « Pourquoi en créer alors que les Seynois n’en veulent pas ? Ça produit de la concentration de risques et une hausse de la circulation et de la bétonisation. » Le socialiste lui répond sèchement : « Je suis effaré de cette malhonnêteté. Si c’est les Seynois d’abord, qu’allez vous faire ensuite ? Vous barricader entre vous ? Ce message sur la bétonisation est hors sujet et témoigne de votre amateurisme. »

    Le débat s’est ensuite porté sur la gestion de ces logements, avec un projet de délibération portant sur les conventions des gestions de flux signées avec les bailleurs sociaux, afin d’en optimiser l’allocation.

    Andrau : « Vous mentez depuis cinq ans »

    Même cause, même effet pour l’élu d’extrême droite : « La commune perd la main sur la gestion. Cela va générer plus de colère et prive la Seyne de son autonomie. » « à chaque fois, vous rajoutez une couche dans le n’importe quoi, rétorque Olivier Andrau. Vous agitez, à chaque prise de parole, les tensions sociales et soufflez sur les braises avec des discours démagogiques. Depuis toujours, pour le logement social, c’est celui qui paye qui attribue. C’est une nécessité pour loger, parce que trop d’élus de droite et du RN n’en veulent pas dans leur commune. » « Il n’y a plus assez de logements sociaux, il faut en construire. Au lieu de faire des débats politiques, soyons concrets. Il y aura un quota de logements sociaux adressés aux bailleurs, mais nous gardons la main sur les décisions », tranche l’adjointe au logement, Basma Bouchkara.

    La votation concernant deux avenants au budget municipal (571 304 euros pour le fonctionnement communal, 848 339 sur les investissements) a également intensifié les débats entre la majorité et l’élu socialiste, indigné par l’abandon du projet de nouvelle école pour remplacer celles de Verne et Mabily : « Vous mentez depuis 5 ans. En lieu et place d’une école, il y a un terrain vague, que vous justifiez par une baisse démographique. » Réponse acérée du maire, Joseph Minniti : « Le mandat précédent affichait un budget de 600 000 euros, nous passons à 1,6 million cette année. Les écoles étaient dans des états innommables et je préfère favoriser 5 000 enfants plutôt qu’un seul établissement. » « Je ne dénigre pas vos investissements, mais votre discours ne tient pas compte des transferts de compétences sur les écoles à la commune, qui a fait augmenter le budget », se défend Andrau.

  • Les syndicats enseignants appellent à l’abandon des sanctions contre les lycéennes de Dumont d’Urville

    Les syndicats enseignants appellent à l’abandon des sanctions contre les lycéennes de Dumont d’Urville

    La manifestation du 18 septembre a réuni plus de 6000 personnes à Toulon. Un mouvement suivi au sein de certains établissements scolaires, comme au Lycée Dumont d’Urville, devant lequel élèves et enseignants se sont retrouvés tôt le matin, « afin d’exiger un autre avenir pour la jeunesse, d’affirmer leur opposition aux idées d’extrême droite et d’appeler à une rupture avec les politiques économiques, sociales et environnementales menées jusqu’ici », souligne l’intersyndicale FNEC-FP-FO – FSU – SUD éducation – CGT Educ’action dans une lettre ouverte.

    Un mouvement achevé en fin de matinée et qui s’est « très bien passé », jusqu’à ce qu’une « étudiante qui préparait sa pancarte [pour la manifestation de l’après-midi] a été interpellée par les forces de l’ordre (en civil et sans brassard) de manière violente, sans explication. […] Refusant cette interpellation arbitraire, elle est traînée au sol et menottée, ainsi que sa camarade qui voulait la protéger, sans savoir qu’il s’agissait des forces de l’ordre », s’indignent les syndicats.

    La première avait été placée en garde à vue pour violences et outrages sur personne dépositaire de l’autorité publique, la seconde pour rébellion. Convoquées début octobre devant le délégué du procureur pour des stages de citoyenneté, ainsi qu’une composition pénale et une obligation d’indemniser un policier pour la première des deux, elles ont reçu le soutien des syndicats qui disent « partager l’indignation face à ces mesures de répression brutale contre des jeunes qui exercent leur liberté d’expression et d’opinion », rappelant « les conditions d’études dégradées » auxquelles sont sujets les élèves du secondaire et du supérieur, dont « plus de 100 000 étaient sans affectation après la première phase d’admission Parcoursup. » Ils fustigent « la volonté de criminaliser les revendications » et exigent « l’abandon de toute répression administrative, judiciaire et d’État ».

    Note

  • Le maire de Fréjus David Rachline (RN) jugé pour prise illégal d’intérêt

    Le maire de Fréjus David Rachline (RN) jugé pour prise illégal d’intérêt

    Au grand jeu de « Qui veut gagner l’inéligibilité ? », la droite et l’extrême droite se livrent un sacré mano a mano. Si la première citée a décroché la timbale la semaine dernière avec la condamnation de Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison – une première pour un ancien président – et à cinq ans d’inéligibilité pour association de malfaiteurs, la seconde n’a pas dit son dernier mot. D’autant plus sur le terrain local, où, depuis le début de l’année, trois édiles sont déjà tombés : la maire de la Seyne Nathalie Bicais (LR), celui de Toulon Hubert Falco (DVD), et le maire de Cogolin Marc-Etienne Lansade (EXD). 2 à 1 pour la droite pour l’instant, donc. Mais ce mardi, l’extrême droite a l’occasion de remettre les compteurs à zéro avec le procès d’une des éminences du RN : le maire de Fréjus (depuis 2014) David Rachline, jugé pour prise illégal d’intérêt devant le tribunal correctionnel de Draguignan.

    L’élu de 37 ans est soupçonné d’avoir favorisé son accession à la tête de deux sociétés d’économie mixte (Fréjus Aménagement et Gestion du port de Fréjus), en 2017. La Haute autorité à la transparence de la vie publique (HATVP) avait pointé du doigt ces nominations en 2021, mettant en exergue des collusions d’intérêts quant aux votes auxquels il aurait participé, directement ou non, dont ceux ayant conduit à ses nominations.

    Une enquête pour corruption de marchés publics

    Rachline avait aussi fait voter une rémunération de 1000 euros bruts mensuels pour chacun de ces postes, en plus de son salaire de maire, mais il ne sera pas inquiété pour cela. Il pourrait en revanche l’être dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte en janvier 2024 par le Parquet national financier pour corruption de marchés publics qui avait mené à la perquisition de sa mairie en mars dernier. L’édile est soupçonné d’arrangements avec un puissant entrepreneur local du BTP, Alexandre Barbero, patron de la holding Delta Investissements (HDI), dans l’attribution de marchés publics. Une accusation mise au jour par la journaliste de l’Obs Camille Vigogne-Le Coat dans son livre-enquête Les Rapaces paru en novembre de 2023.

    S’il est reconnu coupable, David Rachline, candidat à sa propre réélection, pourrait être condamné à une peine d’inéligibilité, et rejoindre le cercle de moins en moins fermé des élus de droite tombés en cours de mandat dans le Var.

    Note

  • Une première édition réussie pour la fête citoyenne

    Une première édition réussie pour la fête citoyenne

    Des débats, des stands, de la musique, de la fraternité et un beau soleil de septembre pour la première fête citoyenne de Draguignan, samedi au jardin d’Anglès.

    Initié par la section PCF de la Dracénie, le rendez-vous proposait un poulet… coco pour l’occasion. L’occasion d’échanger de manière conviviale autour de l’actualité locale, nationale et internationale. En effet, les discussions mêlaient la préparation des municipales, celle de la mobilisation intersyndicale et interprofessionnelle du 2 octobre mais aussi l’exigence d’agir pour la paix, notamment au Proche-Orient.

    Le matin, une table-ronde intitulée « Quelle ville voulons-nous ? » a réuni des candidats de la liste Uni.e.s pour Draguignan en présence de Sylvie Vinceneux, membre du conseil national du PCF. À cette occasion, Daniel Leclerc, candidat communiste dracénois de ce rassemblement qui regroupe PCF, EELV, PS et FI a insisté sur la question du logement. « C’est un point essentiel qui ressort de nos rencontres avec la population », insiste-t-il. Les candidats seront ces lundi et mardi devant l’école Marcel Pagnol, et jeudi et vendredi devant l’école Mireur pour approfondir leur échanges avec les habitants à l’appui d’un questionnaire.

    Pour la paix

    Dans l’après-midi, un rassemblement pour la paix s’est tenu avec Pierre Barbagelata, membre de la direction départementale du PCF. L’occasion de réaffirmer l’exigence de faire cesser le génocide de la population gazaouie mais aussi les autres conflits en cours. Philippe Jérôme, secrétaire de la section PCF en Dracénie rappelle à cette occasion que « l’inscription originelle du monument aux morts de 14-18 était “Draguignan à ses enfants victimes de la guerre” et non “Draguignan à ses enfants morts pour la France.1914-1918” comme on peut le lire aujourd’hui car le maire de l’époque avait lui-même perdu son fils au combat ».

    Par ailleurs, de nombreux participants à la fête citoyenne se retrouveront ce jeudi, à l’appel de l’intersyndicale à 10h30 devant la sous-préfecture pour refuser tout budget d’austérité, exiger la justice sociale et des moyens pour les services publics.

    Parmi les stands, on notait la présence d’une exposition dédiée aux 80 ans de la Sécurité sociale, du Mouvement de la paix représenté par Christian Goron et des Amis de La Marseillaise emmenés par Jo Rodriguez.

  • Toulon en face d’une muraille avec ce déplacement à Bayonne

    Toulon en face d’une muraille avec ce déplacement à Bayonne

    Deux semaines de repos forcé et une reprise de la compétition, en terres basques. Ce dimanche soir (21h05), le Rugby Club Toulonnais se déplace au stade Jean-Dauger de Bayonne pour la clôture de la 4e journée de Top 14. Quinze jours que les Varois n’ont pas foulé une pelouse du championnat de France. En cause, les intempéries ayant frappé le sud de la France le week-end dernier. Le match OM – PSG a été impacté, celui entre Toulon et La Rochelle aussi. Sergio Parisse, entraîneur de la touche, a dû gérer tant bien que mal cet incident inédit pour lui : « Comme joueur ou comme entraîneur, je n’avais jamais vu ça. On a subi la situation, un peu comme tout le monde. Il y avait beaucoup de confusion. » Si cette rencontre contre les Charentais se déroulera début novembre, celle contre Bayonne arrive vite. Très vite.

    Le revenant Antoine Frisch parle d’un « gros défi » et il a complètement raison. Se déplacer au stade Jean-Dauger est devenu synonyme de défaite à… 100%. En tout cas la saison passée. En effet, l’Aviron est le seul club de Top 14 invaincu dans son antre lors de l’exercice 2024-2025. Le demi-finaliste sortant a construit une forteresse imprenable, devant un public souvent en feu. Une fois la Peña Baiona lancée par le speaker, les locaux n’ont jamais failli. Sergio Parisse listait, ce vendredi, en conférence de presse, les points forts de cette formation. Défense agressive, mêlée, touche, une équipe complète au possible, sans réel défaut. « Mis à part ce match à Castres (17-48), où c’était un peu plus compliqué, ils se sont bien comportés. C’est une équipe et un club bien construits, leur recrutement est très bon. Et puis on connaît l’engouement dans leur stade », raconte l’ex-international italien.

    Ollivon sur le retour

    Côté RCT, ce week-end sans match a permis de garder les hommes au frais. Pour autant, le plan d’entraînement prévu à l’origine n’a pas été bouleversé par les membres du staff. « On a respecté ce qui était prévu et augmenté légèrement la charge de travail, puisque les joueurs avaient plus de fraîcheur », lance Sergio Parisse. Un supplément d’énergie bien venu et peu de changements à prévoir dans le XV de départ des Rouge et Noir. Ils sont cinq à être encore absents pour cette rencontre au Pays basque. Gabin Villière a été touché au doigt et souffre d’une pubalgie. Sa sortie de l’infirmerie n’est pas prévue avant le mois de novembre. La durée d’indisponibilité est nettement plus longue pour le varois Matthias Halagahu. Opéré du pied à la mi-septembre, le deuxième ligne ne reviendra pas avant 2026. Il sera sur la touche entre quatre et six mois.

    Gianmarco Lucchesi et Kyle Sinckler sont, eux, sur le point de reprendre et devraient candidater très rapidement à une place dans le groupe. C’est aussi le cas pour Charles Ollivon. « Il n’est vraiment pas loin de rejouer au rugby » dit simplement Sergio Parisse. Le joueur aux 46 sélections est absent depuis le début d’année à cause d’une rupture des ligaments croisés du genou et est sur le point de retrouver la compétition.

    Le RCT va donc devoir créer l’exploit pour s’imposer à Bayonne, dimanche soir. Devant des spectateurs acquis à la cause des joueurs de l’Aviron.

    4e journée de Top 14

    Dimanche à 21h05 au stade Jean-Dauger

    Arbitre : Kevin Dralley

    Bayonne : Tiberghien – T. Spring, Maqala, Tuilagi, Erbinartegaray – (o) Segonds, (m) Jantjies – Capilla, Bruni, Fischer – Moon, Iturria (c) – Setiano, Martin, Bordelai.

    RC Toulon : Abadie, Alainu’uese, Baubigny, Brennan, Damond, Gigashvili, Gros, Ivaldi, Ludlam, Mercer, Mézou, Narmania, Ollivon, Priso, Quere-Karaba, Rebbadj, Ribbans – Drex, Domon, Dréan, Ferté, Frisch, Garbisi, Hervé, Jaminet, Le Bail, Nonu, Serin, Tuicuvu, White

  • La mobilisation des agriculteurs annoncée à Avignon et Tarascon

    La mobilisation des agriculteurs annoncée à Avignon et Tarascon

    En cette veille de mobilisation agricole, difficile d’obtenir quelques infos, même de la part des syndicats agricoles qui y appellent… Le président de la Fédération du syndicat des exploitants agricoles (FDSEA) des Bouches-du-Rhône, Romain Blanchard annonce simplement dans une vidéo qu’il ira manifester « chez lui, à Tarascon, vendredi 26 septembre ». Secrétaire général des Jeunes agriculteurs (Vaucluse), Guillaume Bonino, viticulteur à Roaix, près de Vaison-la-Romaine, consent à dire le lieu et l’heure de rendez-vous à Avignon (voir ci-contre), mais pas le détail des actions. « On donnera les consignes demain vendredi sur place, pour éviter comme l’autre fois que les infos fuitent », dit-il. Selon l’appel au national, les actions devraient par exemple se concentrer devant les services de l’État, les grandes et moyennes surfaces (GMS).

    La censure de la loi Duplomb contestée

    « On va se focaliser sur les problématiques de l’agriculture en Vaucluse », indique pour sa part Guillaume Bonino. « On veut que les GMS et la grande distribution jouent le jeu avec les producteurs français et nous achètent nos produits à des prix rémunérateurs pour les producteurs locaux », appuie-t-il. Il prend l’exemple de la « fraise de Carpentras, un des premiers fruits de la saison. Chaque année, notre production, vendue à 18 euros le kilo, est concurrencée par les fraises espagnoles et marocaines, vendues à 6 euros le kilo, et achetées par 90% des consommateurs. Or la fraise marocaine est cultivée avec des produits interdits en France. Les fraises de Vaucluse, qui ne se vendent pas, sont conservées dans des frigos et l’acheteur finit par nous les acheter à prix cassé, à 4 euros le kilo, mais il les vend toujours à 18 euros le kilo », dénonce Guillaume Bonino. Ce problème est loin d’être nouveau… « Nos parents ont connu les mêmes problèmes, mais avant le coût de la vie était moins cher… », pointe-t-il.

    Dans ce département où se côtoient beaucoup de productions agricoles, le viticulteur remet sur le tapis la loi Duplomb, dont le Conseil constitutionnel cet été a censuré l’article 2. Celui-ci prévoyait le retour, sous certaines conditions, de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes, jugé dangereux pour la santé et l’environnement. L’acétamipride est également accusé d’être un « tueur d’abeilles ». Guillaume Bonino déclare : « On ne veut pas d’interdiction sans solution. Car toutes les semaines, on nous retire des matières actives, ce qui met en péril nos cultures. » Quant aux taxes Trump, +15% de droits de douane annoncés sur le vin, cela risque de porter un mauvais coup aux Côtes-du-Rhône, « 1ère des appellations importées aux États-Unis » selon lui. Dans l’Union européenne, la France et l’Italie surtout se battent pour obtenir une exemption de ces droits de douane.

  • La démocratie, cheval de bataille de « Renouveau pour Sanary »

    La démocratie, cheval de bataille de « Renouveau pour Sanary »

    Seul représentant de la gauche au conseil municipal depuis 2020, Jean-Pierre Meyer repart pour un tour. L’élu communiste de 70 ans, tête de liste de « Renouveau pour Sanary », compte poursuivre son projet progressiste d’union, dans la continuité du précédent, avec des bases solides : « Nous avions une liste de citoyens pas forcément engagés, mais qui avaient le cœur à gauche, et l’engagement des Écologistes, du PS et du PCF. Nous avions la ferme volonté de ne pas partir masqués, car c’est un élément d’efficacité et de démocratie. Nous avons besoin des partis, de lieux où les gens peuvent réfléchir ensemble. Nous avons en partage un projet humaniste », soutient-il.

    Projet participatif

    Un projet dont chaque composante se veut marquée du même sceau : celui de la démocratie, qui a montré ses défaillances au niveau local, notamment sur la question de l’eau et la cession polémique de la compétence par la communauté de communes Sud-Sainte-Baume à deux Délégations de service public (DSP) tenues par Veolia et Suez : « Les gens ont découvert le passage en DSP à la lecture de leur facture. Il aurait été si simple de les prévenir. Il faut que les citoyens puissent s’exprimer à tout moment. C’est pour cela que nous sommes attachés au référendum d’initiative citoyenne », annonce Jean-Pierre Meyer.

    Cette question de l’eau sera l’un des enjeux centraux de la future mandature, alors que les DSP courent jusqu’en 2031 : « Les profits de ces entreprises leur permettent de donner des dividendes aux actionnaires. Et c’est vous qui payez des services qui sont plus chers », fustige-t-il, remettant en cause les raisons invoquées par les responsables politiques : « On a justifié cela par le manque de compétences et de moyens. 28% de l’eau est distribuée par des régies publiques en France. De nombreuses collectivités y reviennent. Avec ce format, il n’y a pas à payer d’actionnaires. En 2026, on va élire des conseillers communautaires qui auront à se prononcer sur l’avenir de la DSP. Veut-on continuer à payer des actionnaires ou prendre nos responsabilités d’élus, pour le meilleur au meilleur prix, sur un produit qui va devenir de plus en plus rare ? »

    La question du logement a également été abordée, dans une commune où « plus de la moitié de la population a 60 ans et plus. Le marché immobilier est très élevé, la jeunesse ne peut pas rester. Ça nous pousse à mettre l’accent sur le locatif et le logement social, où on n’est qu’à 7%. Il faut retrouver un équilibre générationnel », avance le communiste, mettant également en avant le concept « d’accession sociale à la propriété, sur des terrains qui appartiennent à la municipalité, ce qui permet de vendre des appartements 30 à 40% moins chers. Nous avons permis de faire voter cela en 2024, avec un élu sur 33. Il faut que cela soit mis en œuvre désormais. »

    Attirer la jeunesse

    Mais aussi, toujours dans l’optique d’attirer la jeunesse, « une offre de mobilité plus importante, en réfléchissant à la gratuité comme le fait Toulon en commun » et « une crèche municipale. On n’a que des crèches associatives tenues par des bénévoles, qui passent leur temps à courir après les subventions. »

    Enfin, l’écologie n’est pas en reste, « ne serait-ce que par rapport aux inondations. Il ne suffira pas de rehausser les quais. Et de lister : l’isolation, des dispositifs prenant en compte les changements de conditions climatiques, l’utilisation de certains matériaux, la création d’espaces pour produire de l’énergie renouvelable… Tout une somme de petites mesures mises bout à bout qui peuvent changer les choses », conclut Jean-Pierre Meyer. Et d’inviter les personnes partageant son projet à le rejoindre, il reste des places sur la liste !