Tag: Marseille

  • Hébergement d’urgence, les associations refusent de trier

    Hébergement d’urgence, les associations refusent de trier

    Au tour des fédérations de monter au créneau. Après une lettre envoyée au préfet par le SIAO 13, plateforme en charge de l’hébergement d’urgence pour les sans-abri, dénonçant une politique publique comptable, la FAS (Fédération des acteurs de la solidarité) Paca, la Fondation pour le logement, l’Unafo (Union professionnelle du logement accompagné) et l’Uriopss (Union régionale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux) Paca, solidaires, alertent dans un courrier sur les « conséquences des évolutions envisagées dans les modalités d’accès à l’hébergement d’urgence dans les Bouches-du-Rhône ».

    Et de rappeler « l’inconditionnalité de l’accueil et sa continuité dans la prise en charge ». Pour les fédérations, « toute politique visant à limiter le nombre de places, dans un parc déjà saturé, contrevient au respect de ces droits essentiels ». Concrètement, la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités aurait déjà signifié la fin de la prise en charge à l’hôtel au 30 juillet de six ménages, soit 18 personnes, s’indigne un travailleur social, qui refuse de « trier selon des critères de vulnérabilité ». À terme, quelque 300 personnes seraient concernées pour répondre à un objectif « comptable » de 547 500 nuitées par an, soit 1 500 personnes par jour.

    La Ville en soutien

    Le tout dans une situation déjà dégradée et « en pleine période de très forte canicule » déplore Diletta Donnarumma, chargée de mission à la FAS Paca. Pour elle, si l’hôtel n’est qu’une solution transitoire, « un palier a été franchi » avec une « menace réelle de mise à la rue », faute de solutions dans un parc immobilier contraint.

    La Ville de Marseille a aussi réagi, estimant que « si ces informations [étaient] confirmées, elles marqueraient une rupture grave avec les engagements pris collectivement ces dernières années pour protéger les plus vulnérables ». Partageant l’alerte lancée par les associations, la Ville appelle l’État « à revenir sur toute décision conduisant à des sorties sans solution ».

  • À Marseille, plusieurs dizaines de familles menacées d’expulsion

    À Marseille, plusieurs dizaines de familles menacées d’expulsion

    « On est fatigués d’être expulsés chaque année. Nos enfants, ils sont fâchés parce que bientôt, ils vont recommencer l’école. » Réunis ce mardi soir, hommes, femmes et enfants sont inquiets. Installés depuis un peu moins de deux ans sur la friche de l’ex-usine Procida, route de la Valentine (11e), ils craignent d’être évacués au cœur de l’été.

    Le camp de 250 personnes est sous le coup d’une ordonnance d’expulsion en date du 24 décembre 2025, explique leur avocat Me Borie, portée par le propriétaire des lieux, Retail Prodev. Une filiale du groupe Frey, spécialisée dans le développement de centres commerciaux. Pour mémoire, l’entrepreneur imaginait implanter là, fin 2024, un vaste centre de logistique, au grand dam des habitants, dénonçant un afflux de poids lourds dans un quartier déjà saturé. Ces derniers imaginant plutôt de laisser la place à un espace vert alors que coule l’Huveaune non loin, ce genre d’équipement étant réduit comme peau de chagrin dans le secteur. La Ville de Marseille refusera finalement de délivrer le permis de construire quelques mois plus tard.

    Solidarité à tous les étages

    Aux côtés des familles roms, des représentants de la CGT Interim, de la Confédération générale du logement, des riverains, des membres d’ATD Quart Monde, Michel Pruvost (PCF), conseiller d’arrondissement des 11e et 12e arrondissements, et Jean-Marc Guéris, animateur du groupe d’action La Penne insoumise. « Nous sommes là si vous avez besoin d’aide », assure ce dernier. De son côté, l’élu communiste, accompagné de Jean-Pierre Breda, secrétaire de la section PCF du 11e, estime que tout le monde doit rester « tant qu’il n’y a pas de solutions de relogement » et indique avoir « fait remonter le problème » à la mairie centrale. « Le jour où vous devrez quitter ce camp, c’est avec des alternatives, pour pouvoir être relogés, et notamment pour que les enfants, qui sont scolarisés, gardent une stabilité », insiste-t-il.

    Un squat à Saint-Just en 2020, une évacuation « brutale » à Maison Blanche en 2021, une destruction de lieu de vie à la Barasse en 2022, puis en 2023 et 2024 à la Madrague, à la Cabucelle… Laurent Sapin, riverain, revient sur les expulsions à répétition qui bouleversent le quotidien de familles dont les parents travaillent et dont les enfants sont inscrits dans les établissements scolaires alentours, comme en attestent les certificats remis ce jour-là à Me Borie. Certains petits ont un parcours brillant, précise Agnès, qui anime avec ATD Quart Monde des ateliers livres tous les samedis.

    « Un recours a été déposé auprès de la cour d’appel d’Aix-en-Provence », ajoute l’avocat, une audience étant prévue en février 2027. D’ici là, il espère une sortie négociée, pour permettre aux enfants de suivre une année scolaire complète.

  • Mert Erdogdu, le grand maître des échecs qui façonne les rois de demain

    Mert Erdogdu, le grand maître des échecs qui façonne les rois de demain

    Derrière chaque grand joueur se tient souvent un grand entraîneur.

    Petit par la taille, mais immense par le talent, le grand maître international Mert Erdogdu endosse cette fonction avec brio sous les couleurs de Marseille-Échecs depuis 2024.

    Dans le rôle de directeur technique, il supervise notamment la progression des deux pépites du club : Luca Protopopescu (10 ans), plus jeune joueur de l’histoire des échecs à avoir dépassé la barre des 2 200 points Elo, et Marc Llari (12 ans), triple champion du monde. « J’ai rencontré Luca dès mon premier jour à Marseille », se souvient Mert Erdogdu. « J’avais directement perdu contre un de mes élèves, puis fais partie nulle contre un autre, et Luca m’a achevé. C’était si difficile contre lui ! Quand j’ai appris qu’il n’avait que huit ans, je n’en revenais pas », poursuit-il en souriant.

    Il tient toutefois à préciser qu’il n’a pas rejoint le club marseillais à cause du jeune prodige. Mais le minot de la cité phocéenne n’est pas le premier talent précoce à suivre les conseils du maître turc. Né à Izmit, près d’Istanbul, Mert Erdogdu a longtemps consacré son énergie à la formation des jeunes joueurs de son pays natal. Plus de dix d’entre eux ont décroché un titre de champion de Turquie dans leur catégorie d’âge sous sa houlette.

    Parmi ses plus brillants élèves figure Yagız Kaan Erdogmus, quatrième plus jeune grand maître international de l’histoire des échecs et plus jeune joueur à avoir franchi la barre symbolique des 2 700 points Elo. Un prodige que le directeur technique de Marseille-Échecs continue d’accompagner aujourd’hui encore, puisqu’il porte lui aussi les couleurs du club phocéen, même s’il s’entraîne également avec le grand maître international azerbaïdjanais Shakhriyar Mamedyarov.

    Marseille-échecs,

    sa deuxième famille

    En décrochant une première norme de maître international en 2003, puis en devenant champion de Méditerranée l’année suivante, Mert Erdogdu se consacre d’abord à sa carrière de joueur. En janvier 2010, il franchit la barre des 2 500 points Elo, avant de devenir, six ans plus tard, champion de Turquie pour la première fois. Un sacre qui lui permet d’obtenir le titre de grand maître international en 2017. Il devient alors le treizième joueur turc de l’histoire à accéder à cette distinction. Mais, conscient d’avoir atteint un plafond qui n’était malheureusement pas assez élevé pour vivre exclusivement de sa passion, il se tourne progressivement vers l’enseignement des échecs dès 2011. « Il fallait que je travaille pour gagner ma vie », confie-t-il. Il a d’ailleurs réinvesti une partie de ses revenus dans sa propre progression en prenant des cours auprès du grand maître bulgare Aleksander Delchev, afin de décrocher le prestigieux titre de GMI. Mert Erdogdu se consacre ensuite principalement à sa carrière d’entraîneur.

    Sous sa direction, l’équipe nationale féminine du Salvador décroche sa première médaille d’or lors de la 43e Olympiade d’échecs, dans la catégorie des joueuses classées entre 1 600 et 1 800 Elo. Il prend ensuite les rênes de la sélection masculine de la Namibie, puis de celle des Émirats arabes unis. Désireux de retrouver le Vieux Continent, il contacte plusieurs clubs français dans l’espoir d’y exercer comme entraîneur, sans succès. « Ils n’ont pas compris que j’étais sérieux », sourit-il.

    Le destin finit pourtant par le conduire jusqu’à Marseille-Échecs. « Un ami m’a dit qu’ils cherchaient un entraîneur. J’ai tout de suite adhéré à la vision du club », révèle celui qui a effectué sa scolarité au prestigieux lycée de Galatasaray, seul établissement public francophone de Turquie. Aujourd’hui, il ne cache pas son attachement au club phocéen. « Je suis si heureux d’être ici. Je ne pouvais pas rêver meilleur club, car j’y ai trouvé une deuxième famille. »

  • La Ville de Marseille dégaine l’astreinte contre un kiosque en tôle

    La Ville de Marseille dégaine l’astreinte contre un kiosque en tôle

    Un kiosque alimentaire installé sur la nouvelle place Castellane rénovée n’est pas conforme à la déclaration préalable autorisée en 2024. L’installation commandée par le commerçant Michel Sultan est de style radicalement moderne, de la tôle métallique jugée sans allure aux yeux de certains.

    Il y a plus d’un an, un procès-verbal avait dressé un constat d’infraction. « Le kiosque mis en place ne s’harmonise pas avec les kiosques de style haussmannien présents sur la place Castellane reconnue comme un lieu emblématique par le Site patrimonial remarquable et dont la fontaine est inscrite au titre des Monuments historiques », énonce l’arrêté municipal de mise en demeure du 25 juin 2026, qui exige sa remise en conformité dans un délai de six mois sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Un montant lourd qui doit suffire à convaincre de s’exécuter. Le respect du Site patrimonial remarquable est en réalité une problématique forte à Marseille, en particulier sur les places publiques à fort enjeu patrimonial.

    « Je me suis fait avoir », explique à La Marseillaise Michel Sultan, le gérant, qui assure de sa bonne foi. Plutôt que de louer un kiosque à la Métropole pour environ 400 euros par mois, il a préféré être propriétaire du sien. « Pour faire simple, j’ai pris un ferronnier marseillais, mais il ne m’a pas fait la frise et le dôme haussmanniens. Ça m’a coûté 56 000 euros quand même. En vrai, il n’y a qu’un seul ferronnier d’art, dans le nord de la France, qui fait le kiosque haussmannien. Il faut dire qu’il a déposé le brevet », nous dit-il.

    Depuis quelques jours les mesures ont été prises et la commande passée. Le commerçant nous assure de sa volonté de se mettre en règle. Il dit aussi comprendre les autorités : « C’est logique, ils veulent faire un bel endroit vu l’argent qu’ils ont mis pour rénover la place ».

    « Tendance bobo végé »

    Pour l’heure, la Ville a édité une autorisation provisoire d’occupation du domaine public pour le kiosque. L’emplacement n’est pas donné. Il dit s’acquitter de 3 800 euros tous les six mois de redevance d’occupation à la Métropole pour poser ses tables et ses chaises. « Avant, j’étais de l’autre côté de la place. Quand je me suis déplacé ici, je voulais faire quelque chose dans la tendance bobo végé et en harmonie avec la place. Pas un kebab quoi. Je m’attendais à ce que ça marche mieux, mais ça va prendre, j’en suis sûr. »

    La requalification de la place Castellane a magnifié l’espace public piétonnisé. La fontaine Cantini a été remise en eau et inscrite, en novembre 2023, au titre des Monuments historiques. L’espace entre le bassin et les grilles a été végétalisé et l’ensemble est mis en lumière. Actuellement, la fontaine est cerclée d’une clôture girondine en bois, les grilles et les vases étant partis à la restauration. Les groupes sculpturaux réalisés par les meilleurs artistes marseillais de l’époque sont en triste état. Rien n’est programmé pour eux.

  • [C’est l’été] Préparer l’éclipse solaire à la bibliothèque de l’Alcazar à Marseille

    [C’est l’été] Préparer l’éclipse solaire à la bibliothèque de l’Alcazar à Marseille

    à partir de 18h, dans l’auditorium de la bibliothèque régionale située quartier Belsunce, ce mercredi 29 juillet, Michel Marcellin, astrophysicien, évoquera les éclipses qui ont eu lieu à Marseille au XVIIIe et XIXe siècle. Le scientifique précisera également quels sont les bons gestes à respecter pour observer celle qui va avoir lieu en 2026 en toute sécurité.

    Sur inscription à www.academie-sla-marseille.fr

  • [C’est l’été] Partage, jeux et convivialité à Marseille

    [C’est l’été] Partage, jeux et convivialité à Marseille

    Ce mercredi à partir de 17h et jusqu’à 21h, petits et grands sont attendus au parc ludico-sportif de La Solidarité dans le 15e arrondissement de la ville pour une soirée placée sous le signe de la convivialité entre les différentes générations présentes.

    Un esprit guinguette

    ouvert à tous

    « Jeux et danse en partage » est un événement gratuit ouvert à tous les publics et organisé par la Ville dans le cadre de sa programmation estivale. Et ce, en partenariat avec les centres sociaux la Savine, Kalliste, Bourrely, la Solidarité et la Martine.

    Au programme, des jeux divers, des tournois de pétanque ou encore des découvertes et initiations sportives vous y attendent. Le tout dans un esprit guinguette qui aura de quoi ravir les minots et les adultes.

    Mais au-delà des activités proposées, c’est avant tout un moment de partage intergénérationnel qui est offert aux Marseillais

    Rue Elie Kakou – Résidence La Solidarité

  • Les Spartiates affichent de grandes ambitions

    Les Spartiates affichent de grandes ambitions

    Après plusieurs semaines de réflexion et de négociations, le recrutement des Spartiates de Marseille est bouclé. Le club a officialisé les 23 joueurs qui porteront le maillot phocéen la saison prochaine. « On a fait ce que l’on voulait », se félicite Jonathan Zwikel, manager général des Spartiates. Le dirigeant marseillais se réjouit notamment d’avoir attiré plusieurs « Français de qualité », un marché particulièrement difficile en raison du faible nombre de joueurs disponibles et de la forte concurrence entre clubs. Chaque équipe de Ligue Magnus doit en effet compter au moins neuf joueurs formés localement (JFL), ainsi qu’un gardien.

    Le gros coup Koudri

    Parmi ces recrues, l’arrivée de l’international tricolore Adel Koudri est la plus marquante. Après plusieurs saisons à Grenoble dans des effectifs ambitieux, le centre arrive à Marseille pour « prendre plus de responsabilités ». Zwikel voit en lui « un gros coup sur le marché des JFL ». Il correspond au profil des joueurs recrutés : « On veut des joueurs qui ne trichent pas, qui jouent des deux côtés de la patinoire, avec de l’intensité et de la vitesse dans les transitions. » Du côté des étrangers, seuls Libor Kasik, Jan Dufek et Bobbo Petersson ont été conservés. La prolongation du défenseur suédois a suscité des réactions chez certains supporters, mais le manager général défend son choix : « Bobbo n’est pas un joueur spectaculaire, mais on avait besoin de stabilité et d’expérience. Il faut regarder tout ce qu’il apporte. »

    Avec près de 300 matches en Ligue suédoise (SHL), l’une des meilleures ligues au monde, Petersson reste un élément jugé précieux dans l’équilibre des Spartiates. Ces derniers visent une quatrième qualification d’affilée pour les play-offs. « Ça ne peut pas être autre chose, surtout par rapport à notre budget et à notre expérience », lance le dirigeant marseillais. « Et ce n’est pas parce qu’on l’a fait trois fois en trois ans que c’est quelque chose de banal. »

  • La cour de l’école Mazargues en travaux avant la rentrée scolaire

    La cour de l’école Mazargues en travaux avant la rentrée scolaire

    Trois grands platanes ombragent la cour de l’école Mazargues Centre, dans le 9e arrondissement de Marseille, de leur feuillage. À la rentrée, l’établissement, comprenant cinq classes, accueillera 129 élèves. « Les platanes sont les meilleurs climatiseurs et les meilleurs parasols en Provence », assure Nassera Benmarnia, adjointe au maire de Marseille déléguée au bâti scolaire. La plantation des arbres fait partie de la naturalisation de la cour. La désimperméabilisation est le second objectif de ces travaux estivaux suite à des inondations dans plusieurs écoles. Des bancs doivent être installés à la Toussaint, précisent les élus.

    Désimperméabiliser,

    le nerf de la guerre

    « L’école Mazargues Centre fait partie des 12 écoles intégrées au Plan école dans les 9e et 10e arrondissements de Marseille », explique Pierre Huguet, premier vice-président délégué à l’Amélioration du cadre de vie à la Métropole et adjoint au maire. Une enveloppe de 12,6 millions d’euros est dédiée à ces travaux d’été pour 200 écoles, sur les 471 écoles prioritaires. « Sur ce budget, 1,7 million est consacré aux travaux des écoles du secteur », précise-t-il. « 600 000 euros sont uniquement consacrés à la désimperméabilisation », poursuit Nassera Benmarnia. L’élue ajoute : « Pour l’école Mazargues Centre, cela a coûté 130 000 euros. »

    Pour désimperméabiliser, il est nécessaire de « tout décaper ». « On a mis à peu près 50 centimètres de matériau de drainage sur lequel on est venu poser des pavés drainants », détaille Delphine Lizé, directrice du Patrimoine scolaire et des crèches. Dans la cour, quelques ouvriers finissent d’aménager le sol. Nassera Benmarnia se prend les pieds dans un pavé. « Ce serait bête que je retarde les travaux », plaisante-t-elle. « Désormais, quand il va pleuvoir, l’eau s’infiltrera et cela évitera des inondations dans l’école », conclut Delphine Lizé.

    D’autres écoles des 9e et 10e arrondissements bénéficient des travaux d’été du Plan école, comme la maternelle de Menpenti ou l’école élémentaire Coin-Joli. Concernant l’école Granados, « le chantier a pris un tout petit peu de retard », conclut Pierre Huguet.

    Gabrielle Cartellier

  • À bord des contrôles de plongée en Méditerranée

    À bord des contrôles de plongée en Méditerranée

    Gilet de sauvetage, robinet, détendeur et masque… Aucun équipement de plongée n’échappe au contrôle. Alors que cette année, dans la région, deux personnes sont décédées d’un accident de plongée, les autorités engagent un 8e jour de patrouille en mer, ce mardi 28 juillet.

    La Brigade des affaires maritimes et la DDPP se sont élancées de Marseille pour contrôler la conformité des équipements d’associations et de clubs de plongée. Un dispositif « renforcé durant l’été » afin de « protéger les touristes », explique Yves Zellmeyer, directeur de la DDPP des Bouches-du-Rhône. Durant cet après-midi, les efforts sont concentrés sur la Côte Bleue, avec un arrêt sur la calanque de Niolon.

    Sur place, un bateau de plongeurs, reconnaissable à son drapeau blanc et bleu. Premier réflexe pour Emmanuel Jacquot, employé du département chargé des contrôles : demander la fiche de sécurité du bateau. Une manière pour lui de connaître le responsable et les encadrants. Durant une dizaine de minutes, l’agent de la DDPP inspecte aléatoirement six équipements du navire. Aucun problème pour la vingtaine de passagers, qui ont pu reprendre leur sortie en mer. Si elle a semblé interroger les touristes, l’opération n’a rien de surprenant pour Julien Dubois, moniteur de plongée : « Chaque année, je suis contrôlé au minimum une fois en début de saison ».

    Travail de longue haleine

    Après 15 ans de contrôles auprès des clubs de plongée, Emmanuel Jacquot constate « une vraie amélioration », mais, pour cela, il a fallu « se fâcher et fermer des clubs », se souvient-il. Sa méthode : « Se mettre au même niveau que les plongeurs ». En effet, il pratique aussi la plongée. Des connaissances qui l’avantagent, car « ils ne peuvent pas me mentir et ils le savent ».

    Une fois l’opération en mer réalisée, le travail n’est pas terminé. « Dès que je rentre au bureau, je contrôle les diplômes des moniteurs inspectés auprès de la fédération », ajoute ce contrôleur. En cas de matériel défaillant ou de problème avec les diplômes, les clubs risquent des amendes ou la fermeture temporaire, le temps de la régularisation.

  • [C’est l’été] Entretien : Chinese Man, « La tournée d’été, l’occasion de se rassembler autour de la musique »

    [C’est l’été] Entretien : Chinese Man, « La tournée d’été, l’occasion de se rassembler autour de la musique »

    La Marseillaise : Quelle est l’histoire de Chinese Man ?

    Matteo : On a lancé le projet de Chinese Man il y a 20 ans. C’étaient des artistes qui avaient envie de faire de la musique tout en restant indépendants. Chinese Man, c’est d’abord un groupe, formé par High Ku, Sly et moi, puis un label, Chinese Man records, et un collectif. Au départ, c’était un projet uniquement musical, mais il est devenu protéiforme en évoluant, avec d’autres formes d’art, notamment de la vidéo. On a toujours eu comme objectif de mettre en avant un projet, plus que des individus, tout en restant libres dans nos choix artistiques et dans les directions que l’on voulait prendre. On tient à cette indépendance.

    Comment définiriez-vous la musique de Chinese Man ? Quel est le style du collectif ?

    Matteo : C’est une musique inspirée par le hip-hop, notamment la manière de fabriquer de la musique avec le sample. Au début, on était très influencé par la culture hip-hop des années 80 et 90, le hip-hop instrumental, DJ Shadow, puis la bassmusic par exemple. Toute cette vague-là nous a beaucoup influencés. Au fil des années, puisqu’il y a une porosité entre les styles musicaux, on est arrivé à un mélange qui nous permet d’avoir des esthétiques musicaux très différents.

    Qui sera présent sur scène ce mercredi ?

    Matteo : Ce mercredi soir, ce n’est pas le groupe Chinese Man qui se produit, c’est moi en tant que membre du groupe et du collectif. J’ai invité l’artiste Tracy De Sá, une rappeuse engagée, qui tient un collectif féministe. Elle a un parcours incroyable, avec des influences musicales espagnoles, anglaises, indiennes, portugaises… Cela fait déjà plusieurs fois que j’arrive à l’inviter sur scène avec moi. Je serai en DJ set et elle sera là pour poser une voix, créer de l’interaction avec le public. Elle interviendra sur des sons de son répertoire et sur d’autres pour qu’elle improvise : l’idée, c’est vraiment de faire fusionner nos deux univers.

    C’est la première fois que vous prenez part à la tournée d’été La Marseillaise. Pourquoi avoir accepté d’y participer ?

    Matteo : Les valeurs, l’indépendance et l’engagement de La Marseillaise correspondent à la fois à ce que l’on fait avec notre label et à comment je situe personnellement mon action en tant qu’artiste. Par exemple, avec la branche Applause du label Chinese Man Record, on développe des scènes émergentes et inclusives, ou nous essayons de créer de la sécurité. La tournée d’été La Marseillaise représente également une occasion de se réunir, d’avoir un espace gratuit pour se rassembler autour de la musique. La musique permet de partager ces valeurs. Le collectif est également basé dans le sud de la France. Personnellement, j’habite à Marseille depuis longtemps. On trouvait ça chouette de faire une date gratuite ici. Depuis le début de notre carrière, on a beaucoup bougé et on a beaucoup fait de dates à l’international, mais c’est vrai que l’on a un peu délaissé la scène locale. Cela fait quelques années que l’on essaie de remettre notre énergie vers ces espaces-là, la Plaine est un lieu significatif pour ça.

    La scène sur laquelle vous allez jouer mercredi est une scène ouverte, place Jean-Jaurès. Avez-vous l’habitude de jouer dans ce type de configuration ? Comment appréhendez-vous le concert ?

    Matteo : C’est rare pour nous de faire des scènes ouvertes et gratuites. C’est une configuration particulière pour les gens qui sont là pour écouter la performance, pour ceux qui viennent juste sur cet espace public sans avoir forcément envie d’écouter un concert, mais aussi pour ceux qui jouent sur scène. Il faut prendre en compte la situation et s’adapter au public. La scène ouverte permet d’offrir un accès à la musique. On crée un temps ensemble, d’échange et de partage.

    La sixième date de la tournée d’été La Marseillaise se tient ce mercredi 29 juillet sur la place Jean-Jaurès, à Marseille, à partir de 20h. Accès libre.