Tag: Marseille

  • Israël-Palestine : le cardinal Aveline appelle à la paix depuis Taybeh

    Israël-Palestine : le cardinal Aveline appelle à la paix depuis Taybeh

    Le symbole est fort, alors que se poursuivent les massacres de l’armée israélienne à Gaza. Pour son premier déplacement depuis son élection à la tête de la Conférence des évêques de France, le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, a décidé de se rendre en Israël et en Palestine, pour un voyage de quatre jours, accompagné de plusieurs évêques français. Un déplacement qui passait par Jérusalem, mais aussi par le monastère bénédictin d’Abu Gosh, à l’ouest de la ville sainte, et surtout par la ville de Taybeh, en Cisjordanie, à majorité chrétienne.

    « Nous avons souhaité que notre pèlerinage manifeste le soutien de l’Église de France aux communautés chrétiennes de Terre Sainte et soit aussi l’expression de notre solidarité avec tous les amis de la paix quelles que soient leurs convictions ou leurs religions », expliquait ainsi le cardinal marseillais face aux fidèles de la ville, saluant la solidarité entre les communautés religieuses de Cisjordanie, le « souci que vous portez de vos frères musulmans qui sont vos voisins ». Et promettant de témoigner à son retour sur les violences subies. Au mois de juillet en effet, « une série dangereuse d’attaques systématiques » avait touché la population, a témoigné son curé, le père Bashar Fawadleh, expliquant que « la ville avait récemment été la cible de plusieurs agressions de la part de colons, touchant les propriétés et inquiétant les habitants » comme le rapporte la paroisse. De plus en plus, les colons israéliens, armés, font ainsi paître leurs troupeaux sur les terres palestiniennes pour empêcher qu’elles soient cultivées, instituant un climat de peur, jusqu’à mettre le feu à un terrain voisin d’une église byzantine du Ve siècle. « Votre visite aujourd’hui n’est pas seulement une rencontre spirituelle, mais aussi un soutien moral important pour tous ceux qui vivent ici », insistait le curé auprès de l’archevêque de Marseille. Et celui-ci de dire qu’il priait « pour que notre pèlerinage puisse soutenir votre espérance de justice et de paix ».

  • Les 10 équipes à suivre pour ce Mondial

    Les 10 équipes à suivre pour ce Mondial

    Ligan Doerr, Pierre Maurel, Kévin Prudhomme

    Voilà une équipe solide, équilibrée. Doerr est entré dans l’histoire en s’imposant à Borély en 2021. Il vient d’enrichir son palmarès avec un titre européen doublette. Maurel et Prud’homme tournent autour du pot depuis quelques années. Leur association peut s’avérer concluante.

    Dylan Rocher, Mendy Rocher, Philippe Ziegler

    Le meilleur tireur du Monde est toujours parmi les favoris. Sans ses partenaires de l’année passée (Rizzi, Robineau), Rocher reste Rocher. Son frangin Mendy est loin d’être un faire-valoir et Philippe Ziegler est connu pour sa solidité. Une triplette qui devrait attirer les curieux.

    Patrick Messonnier, Kévin Philipson, Yohan Cousin

    Double vainqueur, Patrick Messonnier a le don de trouver des perles rares. Il amène dans ses valises le talentueux Kévin Philipson et surtout le jeune Yohan Cousin (trois fois demi-finaliste au France). Il incarne la pétanque au présent et au futur. Très fort tireur à redécouvrir absolument.

    Jean-Michel Puccinelli, Benji Renaud, Ludovic Montoro

    On ne les présente plus. L’inconnue porte sur leur état de forme. Pour Jean-Michel Puccinelli et Ludovic Montoro tout roule. Pour Benji Renaud, fer de lance de ce trio lors du doublé 2020-2021, c’est son manque de compétitions qui sèmele doute. Sera-t-il le Benji éblouissant que l’on connaît ? Son adresse naturelle reste un atout.

    Jean-Claude Jouffre, Philippe Quintais, Philippe Suchaud

    Les deux Philippe peuvent encore marquer l’Histoire de La Marseillaise. Leur association avec Jean-Claude Jouffre avait bien fonctionné l’année dernière avec une défaite en quart de finale après une magnifique partie face à Duchein. Ils peuvent encore flirter avec la victoire.

    Jean-Michel Puccinelli, Benji Renaud, Ludovic Montoro

    On ne les présente plus. L’inconnue porte sur leur état de forme. Pour Jean-Michel Puccinelli et Ludovic Montoro tout roule. Pour Benji Renaud, fer de lance de ce trio lors du doublé 2020-2021, c’est son manque de compétitions qui sème le doute. Sera-t-il le Benji éblouissant que l’on connaît ? Son adresse naturelle reste un atout.

    Marco Foyot, Didier Chagneau, Sissou Cantarell

    Il court, il court le Marco après sa 7e étoile depuis 2002. Il commence à s’essouffler. Les années passent et c’est de plus en plus difficile de gagner La Marseillaise. Comme l’an dernier, il pourra compter sur Didier Chagneau et Sissou Cantarel pour atteindre son objectif.

    Mayron Baudino, Stéphane Robineau, Michel Loy

    C’est du très lourd. Le tenant du titre Mayron Baudino pourra compter sur une icône de la pétanque, Stéphane Robineau (5 fois vainqueur) et le triple champion du monde Michel Loy. Est-ce que la mayonnaise va prendre entre ces trois-là ? Surtout que Loy n’est pas un grand fan de l’asphalte roulante de Borély…

    Moise Helfrick, Jean Feltain, Armand Sanvers

    Auteurs d’un parcours fantastique l’an dernier, les finalistes de la 62e édition reviennent sur la terre de leur exploit. En grande forme (vainqueur du GPde Firminy contre Rocher le 16 juin), Feltain et Helfrick devraient retrouver le haut de l’affiche si Armand Sanvers suit.

    David Riviera, Jordan Scholl, Michel Hatchadourian

    Tout est possible avec cette triplette. Le fantasque Michel Hatchadourian, aux côtés du tenant en titre David Riviera, que beaucoup de monde a tendance à décrier (à tort !), et le champion du monde Juniors Jordan Scholl seront à surveiller de très près.

    Henri Lacroix, Marcel Laborde, Laurent Matraglia

    Fraîchement champion d’Europe doublette, Henri Lacroix se lance dans cette Marseillaise avec une triplette inédite. Suite au forfait de Simon Cortes, il fera équipe cette année avec son partenaire de club de La Crau, Laurent Matraglia et l’emblématique Marcel Labor

  • et un poumon vert en moins

    et un poumon vert en moins

    Trois vieilles demeures de maître, témoins du passé d’un quartier, vont être rasées au 5, 7, 9, avenue de Saint-Barnabé (4e), à Marseille, pour une vaste opération immobilière de densification, un « projet non compatible avec un habitat raisonné et un développement durable du quartier » dénoncent des riverains.

    Le vaste terrain boisé de 4 060 m2, qui jouxte le centre médical La Feuilleraie, a été entièrement rasé de tous ses arbres, centenaires pour beaucoup, suscitant l’émotion des riverains qui s’y étaient opposés. Avec humour ou cynisme, les promoteurs, Sogeprom Sud (filiale de la Société Générale) et Urbat Promotion ont baptisé la future résidence White Garden, prétendant offrir « un cadre verdoyant ».

    Le permis délivré en février 2017 par l’ex-adjointe à l’urbanisme, Laure-Agnès Caradec, autorise la construction de deux bâtiments collectifs d’habitation, jusqu’à 7 étages pour le plus haut et de 96 logements. La « démesure » de cet ensemble, sa « mauvaise intégration » dans le quartier et la « perte du dernier poumon vert de la Blancarde » avaient scandalisé les riverains à l’origine d’une pétition dénonçant la contradiction avec la loi Alur pour la préservation de la biodiversité et la présence de la nature en ville. La plaquette commerciale de White Garden leur fait injure en prétendant « s’adapter à un environnement et à l’identité d’un quartier » pour ce projet signé par « des architectes de renom » que le promoteur se dispense de nommer.

    Les pétitionnaires relevaient l’augmentation conséquente de la circulation sur l’avenue de Saint-Barnabé et l’avenue de la Blancarde avec deux immeubles neufs de l’autre côté de l’avenue, à moins de 60 m, ainsi qu’un immeuble de 101 logements plus bars, rue Xavier-Progin.

  • Le Printemps marseillais en quête de l’accord parfait

    Le Printemps marseillais en quête de l’accord parfait

    Ce ne sera sans doute pas aujourd’hui, pas mardi, peut-être pas mercredi non plus, mais jeudi, vous verrez, ça va discuter. Le cuir se sera adouci des deux côtés. » En vieux baroudeur de la politique locale, Robert Assante avait presque vu juste au lendemain du second tour des municipales.

    Garde rapprochée

    Après avoir progressivement établi le contact en début de semaine, Michèle Rubirola, cheffe de file du Printemps marseillais, et l’ex-socialiste, Samia Ghali, arrivée en tête dans les 15e et 16e arrondissements, se sont enfin rencontrées jeudi. Objectif : tenter de régler l’épineuse question de ces municipales sans fin à Marseille. Et plus particulièrement ce 3e tour qui permettra d’élire samedi le futur maire de la deuxième ville de France.

    L’enjeu est connu. À la tête d’une majorité relative de 42 conseillers (sur 101), le Printemps marseillais doit s’efforcer de franchir la barre des 51 sièges pour obtenir la majorité au conseil municipal. Plus qu’utile par exemple pour voter le budget.

    Et pour y arriver, les huit sièges décrochés par Samia Ghali dans les 15e et 16e arrondissements, comptent beaucoup. C’est tout l’enjeu des discussions qui se sont accélérées lors d’un dîner jeudi soir.

    Autour de la table, Michèle Rubirola était accompagnée de sa garde rapprochée. Une délégation resserrée autour de quatre membres du Printemps marseillais venus sonder de près le camp Ghali.

    L’affrontement électoral, rude, dans le 8e secteur, où elle avait été élue en 2014, a laissé des traces. L’heure était donc venue de tout mettre à plat. Pas grand-chose n’a filtré de cette soirée. Mais cette première réunion ne devait pas forcément aboutir. Des discussions étaient encore prévues aujourd’hui.

    Union de la ville

    Désireux de porter un véritable changement, le Printemps marseillais avait posé les jalons de la discussion en amont. Dès le matin, Olivia Fortin (tête de liste du PM dans les 6-8), en a rappelé le cadre sur les ondes de France Bleu Provence, balayant d’un revers de la main l’idée que Samia Ghali puisse dealer ses huit places au conseil municipal contre un poste de 1ère adjointe.

    « L’avenir de Marseille ne se jouera pas sur des ambitions de postes, ou des mauvaises combinaisons politiques. Notre ville mérite mieux, elle mérite une alliance de projets », avait précisé la veille, Michèle Rubirola dans un communiqué.

    Quasi muette depuis des semaines, Samia Ghali, s’est fendue d’un tweet dans la matinée. « Samedi, #Marseille ne se fera pas sans les quartiers nord. Le moment de l’union de la ville, de la réconciliation entre le nord et le sud doit enfin arriver » pouvait-on lire.

    Placée au centre du jeu par le « pacte de raison » porté par le président LR de la Région Sud-Paca, Renaud Muselier, la sénatrice affichait des exigences fortes depuis des semaines. Aussi bien à droite qu’à gauche d’ailleurs. D’un côté, le poste de 1ère adjointe au maire, on l’a dit, et deux ou trois délégations phares pour ses colistiers. De l’autre, des délégations et la direction d’Euromed. Un accord sur les départementales et les régionales à venir était même étudié avec l’un des deux camps.

    Tout ceci est aujourd’hui plus qu’incertain. La droite républicaine, battue par le vote populaire, divisée comme jamais, faisant même les yeux doux à l’extrême droite respire la défaite et ne paraît plus une issue de secours crédible pour Samia Ghali.

    Vainqueur dans les urnes et porteur d’un projet, la promesse du Printemps apparaît comme le seul havre de paix. Pour elle comme pour tous les Marseillais.