La Marseillaise : Quel sentiment vous anime avant cette finale face aux Croates de Jadran Split ?
Paul Leccia : Un sentiment déjà de bonheur, parce que c’est vraiment un exploit de se retrouver en finale. Et, surtout, venant après le match de Sabadell qu’on avait raté, je suis bien content de la façon dont ils se sont repris. Et d’être en finale, ce qui permet tous les espoirs.
Comment expliquez-vous qu’ils se soient repris de la sorte ?
P.L. : Il y a plusieurs explications. Mais moi, la première qui me vient à l’esprit, c’est qu’il y avait eu des changements au début de la saison. Les joueurs ne jouaient pas encore en osmose, pas de façon homogène, n’avaient pas pris toute leur qualité. Après Sabadell, ils se sont vraiment rendu compte qu’il fallait qu’ils jouent en équipe. Dès l’instant où tout le monde a adhéré, ça a changé les résultats.
Votre premier et dernier titre européen remonte à 2019. Quel souvenir gardez-vous de cette aventure ?
P.L. : J’en garde un souvenir énorme de plaisir et de joie pour les joueurs. D’autant qu’on avait fait un circuit avec un but d’avance, une égalité. ça s’était fait un peu doucement. Moins visible qu’aujourd’hui. Mais j’en garde un souvenir extrême, parce que c’était la première fois qu’un club français de water-polo atteignait ce niveau et avait une victoire sur le plan européen. C’est vraiment comme l’OM, à jamais les premiers !
Qu’est-ce qu’apporterait un deuxième trophée continental au Cercle des nageurs de Marseille ?
P.L. : Honneur sur honneur ça ne fait jamais co-honneur. C’est quelque chose de gratifiant sur le moment, mais ça ne change pas la vie du club. Il n’empêche que c’est notre but chaque saison, quand on a des joueurs nouveaux, de jeunes joueurs qui montent. Il est indispensable que l’on mette tout en œuvre pour gagner, parce que nous sommes avant tout des compétiteurs. Et c’est le principe même du sport de haut niveau.

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