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  • Un Mondial La Marseillaise aux ambitions et aux visages renouvelés

    Un Mondial La Marseillaise aux ambitions et aux visages renouvelés

    Cette année le Mondial a 65 ans et deux nouveaux visages sont là pour l’incarner. Il y a d’abord Maryan Barthelemy, le nouveau directeur des événements du groupe La Marseillaise, une figure bien connue de la planète boules pour sa passion et ses qualités d’organisateur mais aussi Gilles Picard, le nouveau président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque, professionnel de l’événementiel reconnu à l’échelle internationale.

    Avec leur arrivée, aux côtés de l’indispensable équipe de bénévoles, le Mondial La Marseillaise monte une nouvelle marche dans sa belle histoire et affirme de nouvelles ambitions à Marseille et au-delà.

    Cette année marque les 90 ans du Front populaire et des congés payés. Un anniversaire qui entre en résonance avec les fondamentaux du Mondial : le sport, les loisirs et la détente pour toutes et tous.

    Merci aux bénévoles

    Oui, depuis sa fondation cet événement est intrinsèquement populaire et républicain. Le Mondial c’est la Liberté : il est ouvert à tous. Mais c’est aussi l’Égalité : les amateurs concourent au même titre que les champions. C’est enfin la Fraternité : des joueurs des quatre coins du monde s’y côtoient.

    Pour réussir à l’organiser, les équipes de La Marseillaise ont déployé toute leur énergie. Merci, tout particulièrement, aux bénévoles sans qui ce rendez-vous planétaire n’existerait pas.

    En plus de l’Officiel du Mondial, magazine collector réalisé par notre rédaction, chaque jour de la compétition, La Marseillaise sera le journal du Mondial avec un détachable spécialement dédié à l’événement pour ne rien perdre des jeux sur les terrains comme de l’ambiance dans les allées du parc Borély.

    Nous avons hâte de vous y retrouver.

  • Investir aussi dans l’humain

    Investir aussi dans l’humain

    Le nouveau Samu zonal inauguré ce mardi à Marseille est une excellente nouvelle. Ces locaux sont enfin au niveau du deuxième Samu de France et de son activité impressionnante : 1 000 000 d’appels et 40 000 départs en intervention sont recensés chaque année. Des chiffres en constante augmentation.

    L’opération a été réalisée grâce à l’État qui a mis 17 millions d’euros sur la table dans le cadre du plan Marseille en grand mais aussi grâce au soutien de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur à hauteur de 6 millions d’euros même si les infrastructures de santé ne relèvent pas directement de ses compétences.

    Le résultat est un véritable coup de jeune pour le service public de santé.

    Guérir de l’austérité

    C’est un outil d’intérêt général qui couvre l’ensemble du territoire régional, en première ligne dans les situations d’urgence médicale comme nous pouvons en connaître notamment avec les fortes chaleurs qui pèsent durement sur les personnes les plus fragiles.

    Cette réalisation, aussi utile qu’elle puisse être, ne doit pas pour autant faire oublier l’importance d’investir avant tout sur l’humain.

    L’hôpital public est dans une situation d’extrême urgence de ce point de vue, et ce ne sont pas les inflexions données depuis la crise covid avec le Ségur de la Santé, qui permettront de le remettre sur pied.

    De nombreux recrutements, des hausses de rémunération demeurent prioritaires pour redresser notre système de soin. Et pour cela, l’État ne pourra pas compter sur l’appui de collectivités qu’il ponctionne d’ailleurs abondamment.

    C’est de l’austérité qu’il faut guérir.

  • Pour une France qui fait Bloch

    Pour une France qui fait Bloch

    L’historien et résistant, victime des lois antisémites et de la barbarie nazie, entre ce mardi au Panthéon, aux côtés de son épouse Simonne Vidal.

    Après la panthéonisation de Missak et Mélinée Manouchian avec le groupe de l’affiche rouge, c’est une nouvelle figure de la Résistance qui intègre ce temple républicain. Un homme d’histoire qui entre dans l’Histoire de la Nation.

    Marc Bloch était un patriote profondément opposé aux nationalismes et aux dérives meurtrières qu’ils portent en germes.

    Sa vie comme sa mort sont des symboles.

    Marc Bloch était tout ce que les nazis et leurs complices de Vichy haïssaient : issu d’une famille juive d’Alsace, érudit, républicain dans l’âme, Résistant à leur folie barbare. Ils l’ont torturé puis assassiné.

    L’entrée de Marc Bloch au Panthéon résonne avec les enjeux de notre temps

    Marc Bloch était tout ce que la France fait de mieux.

    Une France qui est capable de faire Bloch, c’est une France fidèle à l’idéal républicain, en mesure de promouvoir des femmes et des hommes quelle que soit leur origine, leurs croyances réelles ou supposées.

    Sa panthéonisation résonne avec les enjeux de notre temps.

    Face aux semeurs de haine, aux héritiers de Pétain, aux falsificateurs de l’histoire, face à tous les racismes, antisémitismes, discriminations… la France d’aujourd’hui doit faire bloc. Et faire vivre en actes les principes républicains comme l’héritage
    de la Résistance.

  • Pas un bulletin météo

    Pas un bulletin météo

    La Provence entre en épisode caniculaire. Des pointes à 40° sont annoncées, des records de températures aussi bien la nuit que le jour… Nul bulletin météo dans ces informations mais l’occasion de rappeler les impacts qu’ont ces hausses de températures liées au réchauffement climatique. Elles provoquent des décès au travail comme ce jeune couvreur de 19 ans mort d’hyperthermie dans la Drôme. La canicule tue aussi au quotidien. L’an dernier la Région Sud avait été la plus frappée par la mortalité attribuable à la chaleur. Si les plus de 75 ans sont les plus touchés, les personnes fragiles sont aussi dans la rue. La canicule est enfin synonyme de risques incendie accru ou de saturation des Urgences.

    Adaptation ?

    Les scientifiques martèlent que le dérèglement climatique va provoquer des canicules toujours plus fréquentes et intenses. On le constate déjà. Et pourtant, l’adaptation qui permettrait de dépasser les mesures improvisées dans l’urgence n’est pas au rendez-vous. Il y a bien un plan national et des ministres pour se féliciter régulièrement des progrès de la France. Mais dans les faits, le fonds vert qui permet de soutenir les collectivités territoriales pour la transition écologique a été divisé par deux entre 2024 et 2026 et est à nouveau menacé d’une coupe franche de 162,5 millions d’euros. Le Haut conseil pour le climat répète que différer les investissements entraînera une augmentation des coûts à long terme mais manifestement le gouvernement n’en a cure. Imaginer que c’est parce que ce sont les travailleurs et les plus fragiles qui en payent le coût le plus élevé serait paranoïaque ?

  • Soif de conquêtes

    Soif de conquêtes

    Dans un paysage politique dévasté par le présidentialisme et une société en proie à la crise de l’engagement, le congrès du PCF fait figure d’ovni. Confronter des idées, échanger des expériences, écrire un projet à plusieurs dizaines de milliers de mains, agir en « intellectuel collectif », c’est relever un défi démocratique considérable.

    Parmi ces militants, jeunes ou expérimentés, issus du monde du travail et de la création, des quartiers populaires, s’exprime une soif de conquêtes sociales, écologiques et démocratiques nouvelles.

    Il sera beaucoup question dans les débats des prochaines échéances électorales et de l’exigence de barrer la route à l’extrême droite mais aussi du projet de société apte à mettre cette menace durablement à distance. Un projet d’émancipation humaine fondé sur la mise en commun.

    Une lumière que d’autres n’ont pas

    Les communistes proposent des solutions immédiates mais aussi voir loin, mener la bataille culturelle pour ouvrir un chemin d’avenir à une humanité qui crève des inégalités, de l’injustice, de l’exploitation et des effets de la course folle au profit sur l’ensemble du vivant et de notre planète.

    Pour y parvenir, les congressistes discuteront des moyens de regagner en influence. On ne gouverne pas la France de la même manière avec un PCF à 5% ou à 20% prophétisait Yvon Gattaz alors patron des patrons.

    Les militants communistes rassemblés ce week-end ne travaillent pas pour eux-mêmes, ils veulent contribuer à rassembler toutes celles et tous ceux qui ont intérêt à ne plus laisser aux puissants la mainmise sur leurs vies là où tant d’autres sèment la division.

    C’est peut-être pour cela que Richard Bohringer disait que « les communistes ont dans l’œil une lumière que les autres n’ont pas. »

  • L’espoir renaît

    L’espoir renaît

    L’ambiance a changé sur les sites de Fibre Excellence de Tarascon et de Saint-Gaudens, avec l’arrivée de Matthieu Pigasse dans le dossier de reprise qui sera examiné le 6 juillet par le tribunal de commerce de Toulouse.

    Et pour cause : annoncée ce mercredi par La Marseillaise, l’intérêt manifesté par le banquier d’affaires pour l’avenir des deux usines change la donne. Près de 600 emplois sont en jeu, mais c’est aussi de souveraineté industrielle en matière de papier et de cohérence de toute une filière qu’il s’agit.

    Le rôle des Régions Occitanie et Sud, a été déterminant pour éviter la catastrophe en portant le sujet politiquement, mais aussi en annonçant un soutien financier très significatif. Un juste écho à la mobilisation des salariés et à l’enjeu du dossier.

    Rôle de l’État dans l’économie

    Mais l’avenir industriel peut-il reposer sur la seule initiative privée et la bonne volonté des collectivités ?

    Le cas Fibre Excellence révèle un grand absent : l’État. C’est pourtant de lui que dépend le dénouement définitif du dossier.

    En effet, pour assurer la pérennité du projet qui sera présenté dans trois semaines au tribunal de commerce, l’État est attendu sur la revalorisation du prix d’achat de l’électricité produite en marge de l’activité de fabrication de pâte à papier, mais aussi sur la structuration de l’approvisionnement en bois de toute la filière.

    Pour sortir l’avenir industriel du chaos du marché, l’État doit pleinement jouer son rôle.

    À Fibre Excellence, l’espoir renaît. Reste à le rendre concret et contagieux !

  • Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent

    Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent

    Esprit du général es-tu là ? À droite, l’écho de sa voix semble de plus en plus difficile à percevoir. Entre ralliement à l’Europe supranationale et libérale, opportunisme et hommages en forme de profanation reçus de la part de l’extrême droite héritière de Vichy, l’héritage de Charles de Gaulle est mis à mal.

    Pour sa part, La Marseillaise a un rapport ambivalent avec de Gaulle. Sans doute parce que cette figure fondamentale de la vie politique française a eu plusieurs visages. À la Une du premier numéro clandestin de notre journal, une citation du général, à la Une du premier numéro officiel, c’est cette fois un portrait du grand homme. Il incarne alors le refus du défaitisme, de la trahison pétainiste et l’unité de la Résistance dont l’ossature est composée de gaullistes et de communistes. La Marseillaise, combattra ensuite avec la dernière énergie, l’homme de droite, la Ve République et le pouvoir personnel, mais c’est une autre histoire.

    Boussoles

    Qu’il existe aujourd’hui une droite républicaine, claire vis-à-vis de l’extrême droite, est essentiel au jeu démocratique.

    Alors qu’une année d’élection présidentielle lourde de dangers se profile, droite et gauche doivent retrouver chacune leur boussole pour mieux s’affronter sur leur projet de société. C’est la meilleure manière d’écarter du centre du jeu politique l’extrême droite revancharde, haineuse et antirépublicaine. Oui, dans notre pays « on l’a déjà essayé » et les stigmates infligés par sa barbarie ne sont toujours pas refermés.

    « Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent », disait avec justesse Lucie Aubrac. Au futur, aussi, sans hésitation !

  • Combattre vraiment le narcotrafic

    Combattre vraiment le narcotrafic

    Face au narcotrafic et à ses conséquences dramatiques, de nouveaux moyens policiers et judiciaires sont mis en œuvre. Ils produisent de premiers résultats. On l’a vu avec les procès retentissants de plusieurs responsables de la DZ mafia ou celui du chef du clan Yoda. On le constate aussi avec l’évolution des trafics qui, sous la pression, se réorganisent.

    Moins de points de deal au vu et au su de tous, plus de livraisons discrètes. Mais aussi de plus en plus de cocaïne qui, malgré les ravages qu’elle provoque, se « démocratise ».

    Cela dit quelque chose de notre société, massivement confrontée aux addictions aussi bien qu’au recours aux antidépresseurs. Comme si tout était bon pour la fuir tant elle est peu désirable.

    Simplisme

    Les pouvoirs publics rappellent régulièrement la responsabilité des acheteurs de drogues. « S’il n’y avait pas de consommateurs, il n’y aura pas de trafic », expliquent à l’unisson ministres, préfets et procureurs. Oui, c’est une évidence. Mais c’est aussi sans doute un peu court.

    S’il n’y avait pas de frontières-passoires, il n’y aurait pas autant de drogue à écouler sur le territoire. S’il n’y avait pas eu la suppression de la police de proximité, des quartiers entiers n’auraient pas été livrés aux dealers. S’il n’y avait pas de détresse psychologique, les clients seraient moins nombreux. S’il n’y avait pas tant de misère sociale, il n’y aurait pas autant de chair à canon pour les têtes de réseaux mafieux.

    Pour faire combattre vraiment le narcotrafic, ce sont sur tous ces leviers qu’il est nécessaire d’agir.

  • Connaître le passé pour saisir le présent

    Connaître le passé pour saisir le présent

    Visites, ateliers, chantiers, conférences… Les Journées européennes de l’archéologie proposent un éventail d’événements ce week-end, partout en France et singulièrement dans notre région pour mettre cette discipline et ses découvertes les plus récentes à la portée du public.

    Gratuites, les animations s’adressent à tous. Les professionnels et amateurs éclairés accompagnent les visiteurs dans leurs explorations du passé, du plus ancien à nos jours. Placées sous l’égide du ministère de la Culture, ces journées sont pilotées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). Un outil public fort de 2 000 agents. Ce service public met à jour, lors de tous les chantiers, publics ou privés, les traces de notre histoire, les analyse et les conserve.

    « Repères communs »

    Son président, le professeur Dominique Garcia, donne une merveilleuse définition du but de l’archéologie. « L’archéologie ne parle pas seulement du passé : elle nourrit notre présent en offrant des repères communs, dans le temps long et dans l’espace européen. » Des repères communs. Merci au président de l’Inrap ! Car en ces temps de stigmatisation de l’autre par les mouvements réactionnaires européens, populistes et d’extrême droite, ce message est de salubrité publique. Les discours de haine font leur miel de l’ignorance. En mettant à portée de tous les connaissances archéologiques, c’est aussi notre histoire commune qui est nourrie. C’est tout l’intérêt de ces journées européennes de l’archéologie.

  • Plan la Métropole en petit

    Plan la Métropole en petit

    La Chambre régionale des comptes a rendu sa copie tant attendue sur l’avenir budgétaire de la Métropole Aix-Marseille-Provence.

    118 millions de coupes claires dans le budget de la collectivité pour « équilibrer » ses comptes.

    Une nouvelle fois le choix de la potion amère de l’austérité est présenté comme étant le seul possible. Une orientation en contradiction avec l’ambition affichée du plan Marseille en grand et ses effets. Les besoins de financements de la Métropole résident notamment dans la nécessité d’assurer le fonctionnement des équipements de transports construits grâce à ce plan.

    D’autres choix sont possibles

    L’État devrait donc accompagner la Métropole Aix-Marseille-Provence pour trouver des pistes de recettes supplémentaires. Il pourrait augmenter le versement mobilité, cette taxe versée par les entreprises pour financer les transports publics. Il pourrait aussi décider de mettre à contribution les propriétaires de biens immobiliers en rehaussant un peu la taxe foncière.

    Au lieu de cela, la Chambre régionale des comptes préconise de s’en prendre à la dotation de solidarité communautaire et donc aux ressources de la ville de Marseille.

    Tout un symbole.

    Le préfet suivra-t-il ces préconisations marquées par des logiques comptables de courte vue déconnectées des besoins du territoire et de ses habitants ?

    L’État ferait alors le choix de passer du plan Marseille en grand au plan la Métropole Aix-Marseille-Provence en petit.