Un jeune homme est mort à Lyon après avoir été roué de coups d’après les premières déclarations
du procureur de la République. Un drame, quelles que soient les idées dans lesquelles il se reconnaissait.
Selon les premiers éléments disponibles, ce jeune homme gravitait dans la mouvance de l’extrême droite et flirtait avec des organisations royalistes, nationalistes, antisémites, racistes…
Par vengeance, des groupuscules d’extrême droite qui rendent responsable la France insoumise de ce décès s’en sont pris à des locaux de
ce mouvement et accusent, en le menaçant de mort, l’attaché parlementaire
du député de Vaucluse Raphaël Arnault qui dément être impliqué.
Cette spirale de la violence politique doit cesser immédiatement.
Il est de la responsabilité de l’État de garantir le respect des biens et des personnes. C’est à la justice d’établir les faits et de prendre les sanctions contre les auteurs de cet homicide.
Antifascisme
Au-delà de la sidération que provoque un tel drame, la récupération politique orchestrée par l’extrême droite pour faire oublier sa propre violence, ses menaces de morts et ses provocations incessantes, est indigne.
La Marseillaise est un journal antifasciste, au sens profond du terme, hérité du Conseil national de la Résistance et de la lutte contre la barbarie nazie. Elle porte le refus du pire qui a inspiré
le Front populaire, les républicains espagnols, les partisans italiens et condamne la violence.
En République, celle-ci n’est pas admise. Elle a été trop souvent l’œuvre de l’extrême droite pour qu’une partie de ceux
qui prétendent la combattre ne l’imitent.
Vaincre l’extrême droite est une question politique, un objectif qui nécessite un puissant projet d’émancipation collective.

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