Tag: Bouches-du-Rhône

  • Quand le stationnement de Martigues se met au vert

    Quand le stationnement de Martigues se met au vert

    Cette transformation aurait entraîné une réduction du nombre de places de stationnement disponibles.

    La concertation menée auprès des habitants, à la fois en ligne et lors de réunions publiques, a finalement conduit au maintien des 120 places de stationnement, une demande largement exprimée par les riverains et tout particulièrement par les commerçants. Des places en gravier stabilisé perméable, agrémentées de nombreuses plantations de différentes essences d’arbres et d’arbustes méditerranéens, réalisées par les écoliers du quartier, en mars 2025. La politique tarifaire est la même que partout en ville : le stationnement est gratuit pendant une heure et devient payant après, de 9h à 19h, sauf le dimanche.

  • Athlétisme : Djouhan, Entresangle et Hollander, trois brillants provençaux

    Athlétisme : Djouhan, Entresangle et Hollander, trois brillants provençaux

    Le mois de février se trouve au cœur de la saison hivernale d’athlétisme. Les premiers championnats se tiennent et les grands meetings continuent de se succéder. Ce week-end, plusieurs Provençaux se sont mis en valeur par leurs performances.

    À commencer par l’inusable Lolassonn Djouhan. Le pensionnaire du Martigues Sport Athlétisme s’est emparé d’un 17e titre de champion national au lancer du disque. Les championnats de France hivernaux de lancers se sont déroulés ces derniers jours au stade Charles-Ehrmann, à Nice. Le numéro 1 tricolore a envoyé son disque à 58 m, soit 35 centimètres de mieux que Willy Vicaut.

    Du côté de Cannes, dimanche, l’athlète de Cavaillon Clara Entresangle a réalisé une très grosse prestation. Lors de ce 5 km organisé sur la Côte d’Azur, la fondeuse de 21 ans a couru en 15 minutes et 32 secondes. Record abaissé de 39 secondes, meilleure performance européenne de l’année chez les moins de 23 ans et 11e chrono mondial toutes catégories confondues. Un excellent début de saison pour celle qui compte déjà plusieurs sélections en équipe de France.

    Hollander top 5 mondial

    Val-de-Reuil (Eure) était l’hôte des championnats de France U20, ce week-end. L’un des résultats marquants de ces deux jours de compétition a été produit par Jade Hollander, athlète du Pertuis. La sauteuse en hauteur de 18 ans est allée chercher le record de la compétition et le titre national en passant aisément une barre à 1m86. La junior réalise par la même occasion la 5e performance planétaire en 2026 dans sa catégorie d’âge.

  • Les chantiers marseillais durant le stage à Marbella

    Les chantiers marseillais durant le stage à Marbella

    De Brest à Marbella, il n’y a qu’un seul pas. Après sa défaite en Bretagne vendredi, l’Olympique de Marseille est rentré au bercail avant de s’envoler pour l’Andalousie. Un stage dit « de cohésion » se tient tout au long de la semaine. De lundi à ce vendredi, les Olympiens effectuent un travail global pour se remettre d’aplomb alors que la période de crise s’éternise à la Commanderie.

    Plusieurs chantiers vont occuper les Marseillais, ces prochains jours. Parmi eux : la défense. Encore une fois, elle a été problématique face au Stade Brestois avec de gros oublis et des occasions créées facilement par les locaux. L’objectif est de retrouver de la solidarité, de l’entraide et amener une plus grande rigueur pour arrêter de se faire peur constamment. Une sérénité trop absente ces derniers temps, qui profite aux adversaires. Habib Beye va devoir se choisir une charnière. Aguerd et Pavard sont en dedans, Balerdi revient désormais de suspension et quid de CJ Egan-Riley ? L’Anglais n’a été que peu utilisé par Roberto De Zerbi, voyons si le nouvel entraîneur en place va lui donner sa confiance.

    Les incertitudes sont aussi fortes autour du milieu de terrain, puisque les possibilités sont nombreuses. Relancé à Brest, Vermeeren n’a pas vraiment convaincu. Timber apporte son envie, mais son jeu est encore rempli de déchets. Pierre-Emile Hojbjerg, promu capitaine, sera suspendu la semaine prochaine, en Coupe de France, contre Toulouse. Reste donc à voir à quoi ressemblera l’organisation sans lui.

    Lyon dans le viseur

    Habib Beye a répété depuis son arrivée qu’il avait écouté le staff en place pour préparer Brest, afin de ne pas trop bousculer les principes de jeu appris par les joueurs cette saison. Mais, maintenant, place au travail, avec cette semaine au calme, sous le soleil andalou. C’est désormais à lui d’apporter sa patte et de développer un projet de jeu cohérent. Car l’objectif est clair : gagner vite pour se redresser et finir la saison le plus haut possible. La pression est déjà forte sur ses épaules, alors que l’ancien international sénégalais vient tout juste de poser ses valises à l’OM.

    Le groupe doit aussi retrouver de la cohésion, véritable but de ce stage. Passer du temps ensemble, à l’image des « ritiros » de la saison dernière, en Italie notamment, qui avait été bénéfique pour l’effectif. Des liens s’étaient tissés entre les joueurs, mais aussi avec le staff. Amener du plaisir finalement, car, depuis quelques mois, cela ne transpire plus lorsque l’on voit l’Olympique de Marseille jouer. Les réseaux sociaux ont parfois de mauvais côtés, mais les fans reprochent un manque de combativité – assez légitime – de leur équipe depuis début 2026. Moins d’envie et moins de hargne, globalement.

    La finalité de ce stage est bien de se préparer au mieux pour la réception de l’OL. Dimanche soir, au Vélodrome, Marseille y verra plus clair pour la suite de sa saison en L1. Une victoire et ils se retrouveraient à deux points des Lyonnais. Une défaite, par contre, éliminerait presque toutes les chances de podium. Une semaine plus que cruciale pour les Olympiens.

    Première historique pour Les Marseillaises

    « Un acte fondateur à vivre. Une première symbolique à partager. Un moment d’histoire à écrire. » L’annonce a été faite tôt dans la matinée de lundi. Pour la toute première fois depuis la création de sa section féminine, l’OM jouera un match au stade Vélodrome. Cette rencontre d’Arkema Première Ligue face à Montpellier se déroulera dans l’antre du boulevard Michelet, le samedi 28 mars prochain, à partir de 18h30.

    L’accès à ce match sera totalement gratuit. Il suffit, dès à présent, de s’inscrire sur le site om.fr pour obtenir sa place pour ce OM-MHSC. Les Marseillaises réussiront-elles à battre le record des Nantaises, 15 décembre 2025, à la Beaujoire (17 000 spectateurs) ? Réponse dans un mois.

  • [Théâtre jeunesse] « Cyrano » pointe le bout de son nez au Badaboum

    [Théâtre jeunesse] « Cyrano » pointe le bout de son nez au Badaboum

    Attirée par des « personnages qui ne sont pas tout à fait adaptés au monde qui les entoure », Anne-Claude Goustiaux s’empare de la figure de Cyrano de Bergerac. « Si l’on dresse son portrait, on peut dire qu’il est agile et élégant, manie l’épée comme personne. Poète, il n’a pas son égal pour faire jouer les mots. Il est aussi honnête, courageux, sensible, malin, drôle, pudique. Mais en vérité, c’est de son nez que l’on parlera en premier », rappelle dans sa note d’intention celle qui le met en scène à partir du mardi 24 février au Badaboum Théâtre. Un « pic », un « cap » et même une « péninsule », moteur comique, qui plus est pour le jeune public, au cours d’un spectacle d’une cinquantaine de minutes accessible dès l’âge de 5 ans.

    Triangle sentimental

    Les thèmes de la beauté intellectuelle et morale ainsi que de l’injustice sont ainsi abordés dans cette pièce, fidèle au triangle sentimental et au point de départ écrit en 1897 par Edmond Rostand : Cyrano, incarné par Frédéric Schulz-Richard, a rendez-vous avec Roxanne (Anne Naudon) dont il est secrètement épris. Prêt à lui déclarer sa flamme, il déchante en apprenant que sa dulcinée a jeté son dévolu sur Christian (Fabien Hintenoch), « un beau cadet qui va entrer dans le régiment de Cyrano et lui demande de le protéger ».

    Les 24, 25, 26, 27 février, 3, 4 et 7 mars à 14h30. Le 3 et le 6 mars à 10h. Entre 5 et 9 euros

  • Des récifs artificiels à Fos-sur-Mer pour régénérer le milieu naturel

    Des récifs artificiels à Fos-sur-Mer pour régénérer le milieu naturel

    Depuis la capitainerie du port Claude-Rossi, la vue sur le golfe de Fos est imprenable. Les usines découpent l’horizon. Sur l’eau, les cargos qui attendent leur tour pour décharger leurs marchandises sont nombreux. L’un d’eux sort du lot. Près de la côte et immobile malgré la houle, seule sa grue orange opère des mouvements. « C’est un bateau spécialisé dans la pose précise, il a tout un tas de moteurs latéraux qui lui permettent de tenir sa position sans ancrage », explique Matthieu Lapinski, chef de projet chez Sea Boost, l’entreprise qui mène l’opération en cours sur le pont. Une vingtaine de travailleurs s’y affairent pour installer quinze récifs artificiels sur le sol marin, 7 mètres en dessous. Quinze autres seront placés au large du Cavaou.

    Un suivi scientifique

    Derrière ce programme porté par la municipalité fosséenne et subventionné à 80% par l’Agence de l’eau et la Région (pour un coût total de 570 000 euros), il y a Wafa Hechaichi. Chargée de mission pour la préservation des milieux aquatiques au sein de la Ville, elle a été chargée, fin 2022, de reprendre une première ébauche d’idée qui datait de 2016. « On a constaté que le golfe était en mauvais état écologique, surtout au niveau de l’herbier de posidonie », commence-t-elle.

    Souvent qualifiée de « poumon de la mer », cette plante endémique de la Méditerranée « produit 14 litres d’oxygène par m2 et par jour. Après sa mort, ses feuilles forment une banquette qui limite l’érosion des plages. Et elle fait office de nurserie pour les poissons et d’habitat pour les juvéniles », énumère la spécialiste. « On en a 80 ha, mais ils se portent mal à cause des pressions anthropiques : le mouillage des bateaux, les rejets industriels, mais aussi les apports du Rhône. Donc on s’est dit qu’il fallait agir et ne pas laisser le milieu se détériorer. »

    La chargée de mission le concède : la mise en place de ces récifs « a nécessité beaucoup de concertation avec les services de l’État et avec le Grand port maritime de Marseille, puisque le domaine maritime leur appartient ». Mais les récifs sont désormais installés et font office de « mesure compensatoire » des dégâts écologiques, bien que ni le port, ni les industriels, n’aient pris part à leur financement. « Nous avons obtenu une concession de dix ans et la publication d’un décret d’interdiction de mouillage », se réjouit Wafa Hechaichi.

    Un suivi scientifique devra maintenant dessiner le contour des améliorations apportées à la biodiversité marine. « On sait qu’on a des migrations d’espèces entre les lagunes, les ports et les petits fonds côtiers, donc on a une bonne idée de ce qu’on espère obtenir : typiquement, des sars, des loups, des daurades ou des langoustes, des poulpes, des crustacés, qui vivent plutôt dans des cavités », illustre Matthieu Lapinski.

    Des innovations inspirées du naturel

    De longs mois de recherche et développement ont précédé l’immersion des récifs artificiels. « On a eu une approche biomimétique dans la conception », commence Matthieu Lapinski, chef de projet chez Sea Boost. Les ingénieurs se sont inspirés de 13 rochers naturels situés sur six sites de la Côte Bleue grâce à la technique de la photogrammétrie. Les constructions ont été réalisées en béton biogène à partir de coquilles qui facilitent la fixation de micro-organismes. « On a aussi innové au niveau des ancrages pour réduire les pressions sur le milieu avec une réduction de la surface de l’objet, qui faisait 4 mètres au départ et qui en fait aujourd’hui 0,9. »

  • Pépites patrimoniales à Marseille : deux ventes et un bail

    Pépites patrimoniales à Marseille : deux ventes et un bail

    Dévoilement lundi des lauréats de l’appel à projets baptisé « Pépites patrimoniales », destiné à « réinventer des usages » à des édifices municipaux à l’abandon pour les rouvrir aux Marseillais.

    Trois biens sur les six propositions ont trouvé leur lauréat. D’abord, le fleuron Art Déco du 90 boulevard des Dames (2e) dessiné en 1928 par l’architecte Jean Rezan pour le siège de la compagnie de navigation Paquet. Racheté en 1972 par la Ville, c’était sa direction des ressources humaines jusqu’en 2020. Le lauréat est le groupement conduit par Adim Provence (Vinci Construction) avec l’entreprise de restauration Girard, l’agence Rougerie + Tangram, Indigo Energie, EODD, ICD Energies, Alpes Contrôles, le Collectif Marseille Devant ! et d’autres futurs exploitants. Tangram avait racheté en 2015 au Département le beau bâtiment des Affaires maritimes, rue des Phocéens, pour le rénover et y installer son agence.

    Surprise de taille, c’est une « vente sous conditions » de l’édifice qui est annoncée pour un prix non encore dévoilé et un montant de travaux inconnu à ce stade. Aucun calendrier prévisionnel n’est publié. Le montage contractuel qui reste à élaborer devra être validé par une délibération du conseil municipal de la prochaine mandature. D’où l’incertitude sur ce projet de reconversion en un lieu totem nommé « Les Dames » dédié au cinéma, à la formation des métiers du 7e Art. Benoît Payan s’est réjoui que cette belle endormie « soit dédiée à des métiers d’avenir, à une filière qui a besoin d’avoir un bâtiment totem que seront “Les Dames” dans le respect de l’histoire de ce bâtiment. On va aussi permettre à des jeunes en formation, à des apprentis, des compagnons de dévoiler leurs talents, et pour nous c’est quelque chose de magnifique. Ce n’est pas rien d’avoir le droit de rêver et vous nous avez montré que c’est possible », a-t-il dit aux lauréats.

    Même configuration pour le lauréat du 62, corniche Kennedy (7e), une maison en contrebas du pont du Vallon des Auffes qui sera cédée pour le projet retenu « La Pointe » porté par Joseph Legrand, Stephen Grives, Michel Athenour et La Confraglation, avec MOA Architecture, Marsxelles, Polymer, Pièce à part, BET Collet et Index Structures. Il s’agit, après requalification lourde du site, de créer « un lieu ouvert, culturel et convivial » avec une offre de restauration, une programmation culturelle, l’accueil d’artistes, des espaces ouverts au quartier.

    Quant au Pavillon de partage des eaux des Chutes-Lavie de 1901, le projet « Les gardiens de la mémoire et de l’eau à Marseille » est retenu. Il est porté par le collectif Objectif Tore avec Valentine Pilliard, Corrado de Giuli Morghen (l’architecte du patrimoine bien connu qui a restauré le Palais Longchamp et les fabriques du parc), Isabelle Miard et John Morin pour un lieu pédagogique autour de l’eau. Pour ce joyau architectural, un « bail de longue durée » associé à une phase préparatoire de construction avec les habitants serait l’option retenue.

    En revanche, ni la bastide de Château-Gombert (13e), ni la Villa Athéna (13e), ni le 63 rue Sauveur-Tobelem (7e) n’ont trouvé de lauréat, faute de propositions ou de projets qualitatifs.

  • Ousmane, figure de la CGT Énergie Marseille en quête de papiers

    Ousmane, figure de la CGT Énergie Marseille en quête de papiers

    « Je n’ai plus de droits, j’ai tout perdu. » Ousmane Ly a l’habitude d’afficher un grand sourire quand il écume le pavé marseillais derrière la banderole de la CGT Énergie Marseille, mais l’administration française et les démarches pour renouveler son titre de séjour le lui ont enlevé momentanément. « Plus d’un an de procédure ! Je n’ai jamais vu ça », dénonce-t-il, ce lundi, devant la préfecture des Bouches-du-Rhône, à Marseille.

    Avant d’expliquer l’origine de sa situation : « J’ai un titre de séjour, une carte de résidence de 10 ans. J’ai fait ma demande de renouvellement le 20 octobre 2024 pour une expiration le 8 décembre, j’étais en avance… ». Jusqu’ici, tout va bien pour le Sénégalais d’origine, né à Dakar et présent en France depuis 1997. Il obtient dans la foulée un certificat de dépôt, « mais qui ne me donne aucun droit ». S’ensuivent des envois de mails et des allers-retours en préfecture pendant des mois. Jusqu’en juillet 2025, où il obtient une attestation « de prolongation d’instruction ». Un sursis bienvenu qui le couvre jusqu’au 2 octobre dernier. Mais qui ne résout rien puisqu’à ce jour, il est toujours en attente de recevoir ses papiers et donc hors des clous. « Je n’arrête pas d’écrire à la préfecture, je regarde tous les jours sur l’Anef [administration numérique pour les étrangers en France, Ndlr]. Je suis venu sur place, on m’a tout juste donné un mail. »

    En bref, un vrai calvaire administratif qui le place dans une situation plus que tendue : « Je sortais d’un PSE [plan de sauvegarde de l’emploi], j’étais en train de créer une entreprise, mais là, je n’arrive même plus à payer mon loyer, je suis au bout… ». Un comble alors que ses quatre enfants sont nés en France et qu’il était justement en train de demander la nationalité française. « Je travaille, je paie mes impôts, je n’ai jamais eu de soucis avec la police ou la justice… Je ne comprends pas pourquoi ça prend autant de temps », martèle-t-il. Et d’ajouter : « Je suis Français, je fais tout ce qu’un Français fait dans ce pays ! ».

    Marcel Paul comme modèle

    Dans son combat, Ousmane reçoit un « soutien permanent » de ses « camarades » de la CGT Énergie Marseille, auprès desquels il lutte depuis des dizaines d’années. Un engagement qui vient de loin. Après son arrivée en France à Toulon, il met le cap sur Bayonne, en 2008, où il devient agent de l’énergie. Dès son embauche dans les cantines de la CCAS, la caisse centrale d’activités sociales d’EDF-GDF, il « se syndique de suite ». « J’avais des copains syndiqués, c’était naturel, lutter pour les autres est dans ma nature », assure-t-il. Avant de faire référence à Marcel Paul, ministre communiste de l’après-guerre et moteur de la création d’un service public de l’énergie : « Je me suis retrouvé en lui, son histoire m’a touché. » Et de conclure : « Tant que je serai là, je continuerai toujours de lutter pour les droits des travailleurs. »

  • Hôtel Belsunce à Marseille : fermeture suspendue en référé

    Hôtel Belsunce à Marseille : fermeture suspendue en référé

    Le tribunal administratif a suspendu l’arrêté préfectoral de fermeture administrative pris à l’encontre d’un hôtel du cours Belsunce. Cette sanction d’un mois faisait suite au contrôle effectué, le 18 décembre 2025, sur de nombreux hôtels du centre-ville. Une opération baptisée « Jumbo Hotels » lancée par la préfecture de police sur la salubrité, la sécurité et la recherche d’infractions.

    Le bilan communiqué alors était de six constats d’infraction de travail dissimulé, huit étrangers en situation irrégulière, quatre procédures au titre de la lutte contre l’habitat indigne.

    Lors de ce contrôle, un étranger sans-papiers, ni contrat de travail, se trouvait à l’accueil de l’Hôtel Belsunce, au 22 du cours. C’est l’un des 64 hôtels sous convention avec le SIAO 13, le service public d’hébergement d’urgence des familles précaires. L’activité représente 80% de son chiffre d’affaires. Le juge des référés a considéré que la preuve du travail dissimulé n’était pas rapportée. « C’est à la demande expresse du réceptionniste de nuit, en fin de service et en raison du retard de la salariée du matin, que la personne identifiée par les agents de police était présente à l’accueil de l’hôtel lors du contrôle. Cette seule présence, alors même qu’elle était propre à pallier l’absence d’un employé de l’établissement, n’est pas suffisante pour justifier par elle-même et à elle seule, de l’existence d’un travail subordonné, en l’absence de tout autre élément », tranche le juge des référés, selon qui cette fermeture porte « une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés d’entreprendre et du commerce ». L’état devra verser 1 500 euros à l’hôtelier.

  • À jamais Ciotadens, liste conduite par Alexandre Doriol, renouvelée à 70%

    À jamais Ciotadens, liste conduite par Alexandre Doriol, renouvelée à 70%

    « Cette liste est fidèle à ce que nous sommes : enthousiastes, représentatifs des Ciotadens et résolument tournés vers l’avenir », a déclaré Alexandre Doriol. « J’ai fait le choix de femmes et d’hommes profondément engagés au service de la ville : une liste à l’image de La Ciotat, (…) qui lui ressemble, et non l’émanation d’un parti, contrairement à d’autres. Renouvelée à 70%, elle incarne à la fois la jeunesse, le renouveau et l’expérience », a-t-il poursuivi.

    Sur les 39 noms, on en retrouve neuf de l’équipe précédente : Bernard Deflesselles député honoraire (LR), J-L Tixier, K. Henry, J-M Martinez, M-L Pianelli, N. Collura, P. Tudose, R. Molines, L. Hourie.

  • À La Ciotat, une liste d’union de la gauche sans LFI

    À La Ciotat, une liste d’union de la gauche sans LFI

    « On est extrêmement heureux de dire aux habitants que la gauche a pris ses responsabilités », amorce Karim Ghendouf. « Et qu’on est sorti de nos divergences nationales », renchérit le secrétaire de section PS, Toni Delogu. « Pour “La Ciotat nous rassemble”, c’est un moment important, car on aboutit à ce qu’on voulait collectivement : se rassembler sur un contenu politique », développe Karim Ghendouf. Aujourd’hui, LCNR, dont il est la tête de liste, rassemble « PS, PCF, Les Écologistes, la Gauche républicaine et sociale, Debout !, Génération.s. La moitié de LCNR est composée par des citoyens, responsables syndicaux, d’associations… »

    Toni Delogu ne fera pas partie de LCNR, mais le socialiste Jérôme Assier et Henri Lubrano, 84 ans, « doyen du PS et trésorier », également président de la Maison pour tous Léo-Lagrange, y figureront.. « LFI ne sera pas dans le rassemblement de la gauche, c’est officiel. Ce mouvement en prend la responsabilité. C’est dommageable, nous avons tendu la main, nous n’avons jamais posé d’exclusive, mais LFI ne souhaitait pas collaborer avec les socialistes », rend compte Karim Ghendouf. « À La Ciotat, ils ont fermé la porte, car ils ont toujours fait référence au débat national, or ça n’avait aucun lieu d’être », estime Toni Delogu.

    « Nous avons décidé d’être responsables »

    Si, dans l’été, Toni Delogu défendait la candidature de la socialiste Martine Cuccaroni à la tête d’un rassemblement de la gauche aux municipales, il explique ainsi son nouveau choix : « Avec deux listes d’extrême droite dans la ville, il y a un danger réel. Quand on interroge les Ciotadens, ils sont enclins à voter Daniel Salenc soutenu par le RN ou Hervé Itrac, de Reconquête. On n’allait pas s’éparpiller, de plus si Bernard Ougourlou-Oglou* dépose une liste. Nous avons décidé d’être responsables et de rallier la liste de Karim Ghendouf. »

    À ce risque d’extrême droite – Toni Delogu rappelle qu’« aux législatives en 2024, Joëlle Mélin a remporté la circonscription et aucun maire de celle-ci sauf Nicolas Bazzucchi n’a appelé à faire barrage au RN » – Karim Ghendouf évoque « cette droite qui communique beaucoup et fait peu ». Il fait référence à l’équipe du maire sortant (DVD) Alexandre Doriol, mais surtout, épingle-t-il, à une droite « dont le discours est ambigu ». Il parle notamment de Martine Vassal, candidate(DVD) à Marseille, et de sa sortie sur « travail, famille, patrie », et de Bruno Retailleau, qui a « hystérisé le débat sur l’immigration ». « Aujourd’hui, il y a un glissement de l’électorat de droite vers l’extrême droite. C’est factuel, il faut savoir qui on a en face de nous », ajoute-t-il.

    * Ex-secrétaire du PS à La Ciotat