Tag: Bouches-du-Rhône

  • La majorité de Port-de-Bouc confiante dans son budget

    La majorité de Port-de-Bouc confiante dans son budget

    « Il y a bien deux projets différents », assure Akrem M’Hamdi à l’adresse de l’opposition au moment de débattre du budget primitif lors du conseil municipal de ce mardi soir.

    L’adjoint (PCF) aux finances a présenté un projet de budget 2026 reposant sur 34 millions d’euros de dépenses de fonctionnement. Quant aux dépenses d’investissement, chiffrées à 13 millions d’euros, l’adjoint présente des « dépenses d’équipements publics », notamment pour « la nouvelle base nautique, le confort thermique de la médiathèque et du théâtre, et pour finir le projet seanergies », à l’automne.

    Mais il y a un écueil. « 11,24 millions d’euros de recettes viennent de la Métropole. Un seul million en moins et c’est l’asphyxie », alerte l’adjoint. L’opposante Véronique Martinez, élue sur la liste d’extrême droite de Pascal Spanu (RPR), estime que « ces chiffres doivent être redéfinis » au regard de « la baisse de 26% des aides aux communes du Département dans le budget voté le 14 avril ». Et considère « imprudent de voter pour 9 millions d’euros de recettes d’investissement sans anticiper, alors qu’il n’y a aucune certitude sur les aides de la Métropole ou du Département », plaide l’élue.

    Le maire (PCF) Laurent Belsola oppose à ces objections le fait qu’il s’agit d’un budget prévisionnel, « il y a toujours des recettes et dépenses pas prévues ». « Le président de la Métropole [Nicolas Isnard, Ndlr.] pourtant LR, a engagé le bras de fer pour dire “ça suffit” et pour répondre à tous les besoins de la population. Nous, on avance dans notre façon de faire », assure l’édile.

    Akrem M’Hamdi développe : « On voit bien 2 projets différents. Ce que vous appelez la responsabilité, c’est dépenser moins et fragiliser des gens déjà fragiles. Notre logique est avant tout de rechercher des recettes et, en fonction et en responsabilité, de développer nos projets. Évidemment qu’on se battra pour nos dotations. 9 millions d’euros d’investissement n’est pas exceptionnel, on est déjà monté à 13 millions. Nous sommes dans un étau austéritaire mais pour le moment nos finances nous sourient », affirme l’élu.

    Excédent ou pas ?

    Mais la confiance n’est pas de mise pour l’opposition, du moins sur le plan budgétaire. Lors de la présentation du compte financier unique 2025, l’adjoint aux finances vantait une « structure financière très solide » reposant sur un résultat cumulé de 334 000 euros. Mais Véronique Martinez ne le voit pas ainsi : « Le fonctionnement et l’investissement sont en réalité déficitaires, et le budget ne devient excédentaire que grâce au reste à réaliser », selon l’élue. « Le relevé d’orientation budgétaire présentait une différence de 6,7 millions en dépenses de fonctionnement, et presque deux millions de recettes. Je m’en remets au contrôle budgétaire préfectoral », annonce l’opposante.

    À cela, Akrem M’Hamdi enjoint à « faire preuve d’honnêteté » arguant que « ce n’est pas un bilan annuel, comme dans une entreprise. Nous sommes bien excédentaires ». Avec la majorité, l’élu prend simplement acte de cette initiative.

  • Vaccination : une campagne de sensibilisation menée à Marseille

    Vaccination : une campagne de sensibilisation menée à Marseille

    « Aller vers » les habitants pour permettre aux Marseillais « en rupture avec les soins » de mieux connaître « l’offre de santé ». Telle est la volonté affichée par le Centre de vaccinations internationales de Marseille, géré par la Ville et installé au 2, rue Fontaine-d’Arménie (1er). Les équipes du centre vaccinal sont présentes chaque dernier mardi du mois dans le Centre Bourse (1er).

    Mais en cette semaine européenne de la vaccination, d’autres rendez-vous sont aussi proposés : ce mercredi au Centre d’accueil senior 83 (10e) entre 9h et 12h30 et jeudi à l’entrée de l’IHU Méditerranée (5e) entre 9h et 14h puis sur la place Victor-Hugo (3e) de 11h à 15h. Sur place : médecins, infirmiers et médiateurs santé renseignent librement tous ceux qui le souhaitent sur leur statut vaccinal. Un échange pouvant aller, pour les volontaires, jusqu’à une vaccination.

    « Après l’accès à l’eau propre, les vaccins sont l’intervention de santé publique la plus efficace pour éviter les infections, les hospitalisations et les décès », rappelle Élisabeth Créance, responsable du Centre de vaccinations internationales de Marseille, reprenant les propos tenus par Meru Sheel, épidémiologiste et experte en maladie infectieuse citée dans Science et Avenir. « ça permet de se protéger contre des maladies comme la coqueluche, les oreillons, la rougeole, les méningites, qui peuvent avoir de très graves conséquences, insiste-t-elle. Il ne faut pas attendre d’être malade pour rentrer dans le système de santé. »

    Manon Chalindar, médiatrice du dispositif Corhesan, imaginé par l’Hôpital Européen pour aller à la rencontre des habitants des quartiers prioritaires, présente sur place ce mardi, ajoute : « Le vaccin est un acte individuel, bien sûr, mais aussi collectif, car il permet de protéger ses concitoyens. » Le centre de vaccinations propose un accueil inconditionnel et est en mesure d’accompagner les personnes sans couverture santé.

  • Le patron de la CFE-CGC d’Orange dénonce les décisions de sa direction

    Le patron de la CFE-CGC d’Orange dénonce les décisions de sa direction

    Des erreurs de gestion manifestes, au détriment des salariés… En visite à Marseille ce mardi 28 avril, Sébastien Crozier, président du syndicat CFE-CGC d’Orange, est revenu notamment sur la situation de l’entreprise à Saint-Mauront (3e), site que la direction a finalement décidé de fermer en partie, suite aux alertes successives du syndicat sur la sécurité. Rappelant les « rixes [malgré] les démentis de la préfète de police déléguée, puis les tirs sur les fenêtres du bâtiment », il estime qu’il s’agit néanmoins d’un « site pérenne techniquement » puisqu’il permet l’arrivée de câbles sous -marin.

    « On ne peut pas faire une valorisation immobilière comme à Nédelec », analyse le responsable syndical, précisant que depuis le départ, son organisation estimait que Saint-Mauront n’était pas un bon choix pour rapatrier quelque 800 salariés.

    Des décisions de loin

    Convenant qu’Orange a perdu son ancrage dans le quartier, supprimant notamment les « journées de convivialité et portes ouvertes (…) au nom de la réduction des coûts », il estime toujours possible d’y créer de l’emploi local en rapatriant des centres d’appels délocalisés « en Tunisie ou à Maurice ». Il déplore un « immense gâchis et l’absence de vision », en raison de décisions prises depuis Lyon ou Paris alors que Marseille est en train « d’exploser en compétences ».

    Le rachat de SFR par Orange, Free et Bouyges l’inquiète aussi grandement. « Pas moins de 8 000 emplois vont sauter » évalue-t-il.

  • [Mort au travail] Sans contrôle ni obligation, le BTP reste le secteur le plus meurtrier

    [Mort au travail] Sans contrôle ni obligation, le BTP reste le secteur le plus meurtrier

    Un secteur particulièrement touché, « avec +2% d’accidents mortels en 2024 », précise Pascal Maeestracci. Le secrétaire général du syndicat dénonce « la disparition des CHSCT qui obligeait l’employeur au respect des règles de sécurité. Désormais, dans le Code du travail, l’obligation de résultat est devenue obligation de moyens, c’est d’autant moins contraignant qu’il y a peu ou pas de contrôles ».

  • [Mort au travail] Venelles : un appel lancé pour réagir

    [Mort au travail] Venelles : un appel lancé pour réagir

    Haut floqué du nom du Collectif familles Stop à la Mort au travail dont il est membre actif, Michel Bianco, rappelle les chiffres glaçants : « 840 000 personnes meurent chaque année de problèmes de santé liés à des risques sur le lieu de travail selon l’Organisation Internationale du Travail (…) il faut réagir : pendant combien de temps notre société acceptera la mort de 424 jeunes depuis 2020 ? » Aussi co-président du Carrefour Citoyen, association solidaire locale et organisatrice de la soirée, Michel Bianco appelle à ce que « la justice soit plus tranchante » sur cette question. Ce mardi soir, le Collectif organise à la médiathèque de l’Etincelle une soirée visant à sensibiliser sur cette question. Le thème choisi pour cette rencontre annuelle est celui des conditions de travail des livreurs de repas. Une exposition, réalisée par le photographe Christian Revest qui a suivi à vélo et sur plusieurs jours ces travailleurs précaires, a été montée pour l’occasion. Le film L’histoire de Souleyman (réalisé par Boris Lojkine) a lui aussi été diffusé, suivi d’un temps de débat.« C’est un thème d’actualité, contextualise Jean-Michel Vayssière, co-président du Carrefour Citoyen. De récents travaux de l’Ances et de Médecins du Monde montrent que les livreurs s’épuisent au boulot. Ils ne sont pas, par exemple, rattachés au Code du travail. Il faut que leur métier soit reconnu. » Avant de rappeler, au public que « derrière chaque repas livré, il y a un visage ».

  • Sebastian Ofner s’offre la légende suisse

    Sebastian Ofner s’offre la légende suisse

    Petite surprise. Sebastian Ofner (29 ans, 83e mondial), tête de série n°8 de cette 13e édition de l’Open Aix Provence Crédit Agricole, a rapidement disposé, mardi sur le court central, de la légende suisse Stanislas Wawrinka (106e), finaliste de la dernière édition du tournoi aixois, en 16e de finale.

    « C’est toujours difficile d’affronter un tel joueur avec une telle carrière », confie Ofner, conscient que son adversaire du jour continue de jouer à un niveau très élevé à plus de quarante ans. « Je pense que j’ai mieux géré mes jeux de service, surtout dans le premier set. Mais c’était tout aussi important pour moi de faire durer les échanges le plus longtemps possible pour le fatiguer », développe celui qui affrontera en 8e de finale, jeudi, le vainqueur du match entre le jeune arlésien Clément Chidekh (179e) et l’Australien Rinky Hijikata (101e), ce mercredi.

    Stanislas Wawrinka a donc vécu ses derniers instants sur les courts aixois. « C’est une défaite pas facile. J’ai eu des occasions de rapidement breaker, mais c’était un match compliqué. J’ai eu pas mal d’hésitations dans mon jeu. C’est triste de perdre aussi rapidement », déplore le Suisse, qui attend désormais une invitation afin de participer à son dernier Roland-Garros. Le point final d’une carrière accomplie et bien remplie.

    Résultats du mardi

    Dans les qualifications :

    Thomas Faurel (FRA) bat Inaki Montes-De-La-Torre (ESP, 7) 6-2, 6-3.

    Sascha Gueymard-Wayenburg (FRA, 3) bat Tom Paris (FRA, 8) 6-4, 6-4.

    Kimmer Coppejans (BEL, 2) bat Matteo Martineau (FRA, 6) 7-6, 4-6, 6-4.

    Pol Martin Tiffon (ESP, 5) bat Pierre-Hughes Herbert (FRA) 7-5, 6-4.

    Pour les 16es de finale :

    Alexander Shevchenko (KAZ, 7) bat Dan Added (FRA) 6-2, 6-2.

    Yibing Wu (CHI) bat Alexandre Müller (FRA) 6-3, 6-4.

    Sebastian Ofner (AUT, 8) bat Stanislas Wawrinka (SUI) 6-3, 6-4.

    Martin Landaluce (ESP) bat Daniel Jade (FRA) 4-6, 6-1, 6-3.

  • La classe média de Le Ruissatel à la découverte de La Marseillaise

    La classe média de Le Ruissatel à la découverte de La Marseillaise

    Ils étaient quatorze à visiter le journal ce mardi. Les élèves de quatrième du collège Le Ruissatel (11e) ont découvert les coulisses de la rédaction. Une sortie particulière pour ces jeunes élèves issus de plusieurs classes et qui constituent la classe média du collège. Les élèves ont pu assister à une conférence de rédaction en compagnie des journalistes, suivi d’un rappel important sur l’histoire du journal avec le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Léo Purguette, et enfin ils ont effectué une visite des locaux avec une présentation des plaques commémoratives et de l’emblématique tableau de Pierre Ambrogiani qui orne le mur de la salle de la rédaction. Une sortie marquante à la fois pour le journal puisque ces moments privilégiés de transmission sont fondamentaux pour La Marseillaise et également pour les minots qui découvrent l’impact des médias et développent ainsi leur esprit critique et leur curiosité face aux informations.

  • Un sommet du sport rassemble autour des enjeux contemporains du secteur

    Un sommet du sport rassemble autour des enjeux contemporains du secteur

    Ce mercredi 29 avril, le World Trade Center Marseille Provence accueille la 3e édition du Sport Med Summit. Ce sommet doit réunir environ un millier de participants venant de différents clubs, institutions ou encore fédérations. Le but ? Créer un espace capable de rassembler l’ensemble des acteurs du sport autour des grands enjeux contemporains du secteur.

    François Singer, directeur général du Sport Med Summit, explique plus précisément l’utilité d’un tel événement : « Le sport traverse aujourd’hui des transformations majeures : enjeux climatiques, santé mentale, inclusion, nouvelles pratiques… Notre ambition est de réunir celles et ceux qui veulent agir et de créer un véritable catalyseur d’initiatives à impact pour le sport de demain. »

    Ce troisième opus prévoit une programmation et des sujets en lien avec l’actualité sportive. Avec en premier lieu les JO d’hiver 2030, défi écologique et économique pour les Alpes, du nord au sud. Des thématiques comme le sponsoring engagé, le sport santé ou encore le développement des territoires seront évoqués. Une table ronde autour de l’engagement et l’impact sociétal des athlètes se tiendra en compagnie de quatre sportifs.

    L’ancien gardien de l’OM Steve Mandanda, le double champion olympique de snowboard Pierre Vaultier, la cycliste paralympique Marie Patouillet et l’ex-nageur Fabien Gilot sont les invités de ce rendez-vous. Une édition qui doit permettre au secteur de faire un nouveau pas en avant pour assurer son futur.

  • Mathieu Claveau et son équipe en course en Méditerranée

    Mathieu Claveau et son équipe en course en Méditerranée

    Une conférence de presse en chaussettes, assis entre les nombreuses cordes d’un voilier de 20 mètres de haut. À quelques jours de la CIC Med Channel Race, qui s’élancera dimanche de Marseille, Anthony Streicher et Mathieu Claveau ont accueilli, mardi, plusieurs journalistes sur leur bateau de course, ancré au pied du Mucem. Le premier cité est le fondateur de l’équipe Phare 40 et de Phenix, l’embarcation concernée. Le second, basé dans la cité phocéenne depuis 15 ans, a rejoint l’aventure en 2024 et sera à la barre pour tous les prochains événements.

    Partenariat avec l’armée

    S’allier était une évidence pour ces deux hommes, autrefois adversaires sur l’eau, car leurs projets s’entremêlaient. « L’un des buts de notre équipe est de développer le côté courses au large. Nous avons envie de rester en Méditerranée, donc nous cherchons aussi un hangar entre Toulon et Sète. Il y a un vrai pôle de compétences à créer ici », détaille Anthony Streicher.

    Mais ceci n’est pas la mission principale de Phare 40, ce qui en fait une écurie atypique, unique, dans le paysage de la voile. « Notre principal projet est d’aider à la reconstruction des blessés de l’armée et de la gendarmerie. Nous avons un partenariat avec l’armée, qui choisit les blessés pour nous. Chacun à sa place dans le processus, nous réalisons une sensibilisation et une préparation à terre avant de les embarquer en mer », explique le fondateur. L’objectif étant de les emmener sur certaines courses en équipage.

    Sur le volet course, c’est Mathieu Claveau qui a les clés. A 37 ans, il commence à être expérimenté avec une participation à la dernière Route du Rhum et une victoire en catégorie pointu lors de la Transat Café L’Or. Jamais favori, il a déjoué les pronostics avec une préparation millimétrée du bateau : « Nous nous inspirons beaucoup de l’automobile et de l’aéronautique pour améliorer l’embarcation. » Justement, le capitaine est à l’origine ingénieur en aéronautique. Sa formation l’aide désormais lorsqu’il est sur un voilier. « Les deux compétences m’apportant le plus lorsque je navigue sont la capacité à apprendre et la vision des problèmes et des stratégies de course. J’utilise souvent des routes différentes selon les capacités de mon bateau, en s’adaptant aux paramètres de course par exemple », analyse Mathieu Claveau.

    Lors de la CIC Med Channel Race, il sera associé à François Verdier. Malgré trois jours de navigation ensemble, les deux hommes ont remporté, le week-end dernier, la Paprec 600 Saint-Tropez. De dimanche à vendredi prochain, ils poursuivront leur « osmose » sur cette course Marseille – Corse – Minorque – Marseille. Un morceau de préparation avant la Route du Rhum 2026, débutant le 1er novembre 2026 à Saint-Malo, objectif majeur de Phare 40.

  • [Entretien] Hélène di Vita-Danchesi : « Rétablir une mixité des offres d’habitat à Aubagne »

    [Entretien] Hélène di Vita-Danchesi : « Rétablir une mixité des offres d’habitat à Aubagne »

    La Marseillaise : Vous êtes encore en plein diagnostic de la crise du logement à Aubagne. Qu’en est-il ?

    Hélène di Vita-Danchesi : En 2025, sur les 11 425 demandes de logement social, seulement 222 ont fait suite. Cela correspond à un taux de 1,94% d’attributions. C’est une goutte d’eau dans les besoins d’habitation à Aubagne. Les demandes augmentent, alors même que l’on constate une diminution des offres entre 2023 et 2025. Freiner la production des logements sociaux au profit de la construction de logements privés dans la commune était une volonté politique, portée par la précédente municipalité, que nous ne partageons pas. Ainsi, nous prévoyons de rétablir une mixité dans les offres d’habitat à Aubagne. Nous allons aussi nous concentrer sur certains logements du centre-ville, là où de nombreux locataires vivent dans des appartements dégradés, négligés par leurs propriétaires.

    Comment comptez-vous agir ?

    H.V.-D. : Nous nous opposerons à la vente, et à la privatisation des logements sociaux. À ce sujet, nous avons prévu de rencontrer prochainement les bailleurs sociaux afin d’en discuter ainsi qu’évoquer les projets à venir face à cette demande croissante. Par ailleurs, nous mettrons en place plusieurs dispositifs pour permettre à tous les ménages d’accéder à des logements dignes. Nous voulons instaurer le permis de louer et l’encadrement des loyers. Le propriétaire privé qui mettra en location un logement devra le signaler à un service qui vérifiera l’état du bien avant de le proposer sur le marché. Sans oublier un programme de rénovation urbaine. Actuellement, dans le vieux Aubagne, 28 procédures de sécurité sont lancées sur des appartements qui se dégradent. Nous avons lancé une étude et programmerons les opérations nécessaires quant à la rénovation des habitats. Évidemment, le tout en conservant l’identité provençale d’Aubagne, particulièrement importante pour le maire.

    Nicolas Isnard, maire de Salon-de-Provence est arrivé, mardi 7 avril,
    à la tête de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Qu’attendez-vous des six années d’action à venir sur le territoire
     ?

    H.V.-D. : La Métropole a son rôle à jouer au niveau des communes autour d’Aubagne, qui ne respectent pas les nombres de logements sociaux légaux, et préfèrent payer des amendes plutôt que de respecter les taux requis. Je pense notamment aux 11 communes du Pays d’Aubagne qui ont reçu des pénalités financières cette année encore. Plus de 600 logements manquants à Auriol et Roquevaire, près de 300 à Roquefort-la-Bédoule. C’est une situation qui doit faire partie des priorités de la Métropole. Nous espérons une politique locale, qui s’adresse à tous les habitants, et ne laisse personne à l’écart, avec notamment un soutien de tous les maires quant à la gratuité des transports dans la région.

    Quelles sont vos autres priorités
    de mandat, notamment sur l’action sociale
     ?

    H.V.-D. : Nous récupérons une ville après 12 ans de politique municipale qui ne partage pas les mêmes priorités que nous. Sur l’action sociale, nous sommes en plein constat. Nous n’avons pas encore le recul nécessaire pour enclencher des projets, mais sommes déjà conscients que certains dispositifs sont à améliorer, comme le budget du CCAS. Je me suis rendue, la semaine dernière, à l’épicerie sociale. Une trentaine de personnes dans le besoin la fréquentent chaque semaine. L’une des premières étapes pourrait être de trouver davantage de donateurs alimentaires.

    Entretien réalisé par Calypso Sadousty