Tag: Bouches-du-Rhône

  • Marine Le Pen vise Marseille pour se refaire

    Marine Le Pen vise Marseille pour se refaire

    Marseille comme une prise de guerre… En faisant « l’amitié » à Franck Allisio, député RN de Marignane et candidat à la mairie, d’assister ce vendredi 17 janvier à ses vœux, transformés du coup en « meeting populaire », c’est un message clair qu’envoie Marine Le Pen pour son premier déplacement dans la campagne des municipales : pour la cheffe de file du Rassemblement national, la ville est gagnable.

    Le sondage La Marseillaise/ Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié ce lundi 12 janvier dans nos colonnes, qui donne à égalité son poulain et le maire (DVG) sortant, Benoît Payan, avec 30% des intentions de vote au premier tour, ouvre le champ des possibles. Entre opération de dédiabolisation réussie, indifférence et transposition de la politique nationale au local, l’extrême droite fait désormais moins peur aux électeurs marseillais que La France insoumise (LFI), apprend-on dans le second volet de notre enquête exclusive. à propos des personnalités en lice, à la question « diriez-vous que si elle devenait maire, ce serait une très bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise, très mauvaise chose ou ni une bonne chose, ni une mauvaise chose pour l’avenir de Marseille ? », 32% des sondés estiment que ce serait « une bonne chose » concernant Franck Allisio, avec une part importante qui estiment que ce serait « ni une bonne, ni une mauvaise chose ». L’élection du candidat LFI, Sébastien Delogu, serait jugée comme « une mauvaise chose » par 54%des personnes interrogées. Au sujet du RN, cela « fait une majorité potentielle, analysait Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et opinion d’Ipsos-BVA, mardi. Clairement, le repoussoir, c’est LFI au plan national, c’est Delogu à Marseille. »

    S’emparer des villes fait aussi partie de la stratégie du parti d’extrême droite pour s’enraciner durablement dans une région Paca où il sévit depuis longtemps. « Le seul mandat qui permet d’ancrer solidement un territoire, c’est celui de maire », confiait ce jeudi 15 janvier au Figaro, un des cadres locaux du RN.

    À surfer sur l’insécurité, la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, a bien compris qu’elle risquait de nouveau de boire la tasse. Au lendemain du sondage, son porte-parole, Romain Simmarano (Ren), a tenté de renverser la vapeur : « Nous, c’est le gaullisme, la République, l’amour du drapeau, la volonté d’avoir une ville sécure qui offre des perspectives à tous ces enfants. Que M. Allisio arrête de se faire passer pour ce qu’il n’est pas. »

    Unis pour résister

    À gauche, conscients que la bataille sera rude, le maire sortant et ses soutiens se posent en rempart. « On est dans une situation tellement inédite que Marseille doit montrer une forme de résistance à l’inclinaison que le pays est en train de prendre », déclarait Benoît Payan dans La Marseillaise du 14 janvier. « On a joué un rôle historique pour libérer cette ville de la menace fasciste, on ne les laissera pas venir », assène Anthony Gonçalvez, chef de file PCF aux municipales.

    En mettant la pression sur la deuxième ville de France, Marine Le Pen, si prompte à dénoncer « les magouilles » chez ses adversaires, voit là une occasion de faire oublier ses propres casseroles. Condamnée en première instance, le 31 mars, par le tribunal correctionnel de Paris à une peine d’inéligibilité, 4 ans d’emprisonnement dont deux ferme et 100 000 euros d’amende dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires du Front national, elle joue son avenir politique avec un procès en appel démarré ce mardi. Pour mémoire, son candidat est lui aussi visé par une enquête pour détournement de biens publics…

    Des élus d’extrême droite inquiétés par la justice

    Franck Allisio inquiété pour détournement de biens publics

    Le député fait l’objet d’une enquête du parquet suite à un signalement de la Région Sud, où il préside le groupe RN. Le travail de deux collaborateurs employés par la collectivité n’a pas été déclaré auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Des véhicules de service auraient par ailleurs servi à du tractage et des réunions de la campagne des européennes de juin 2024, puis des élections législatives anticipées.

    Marc-Etienne Lansade condamné

    Après les affaires de gestion du port de plaisance, d’un restaurant de plage et de marchés publics, l’ex-élu d’extrême droite a perdu la mairie de Cogolin, le 1er juillet. Il a été condamné par la cour d’appel d’Aix à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité immédiate de 3 ans pour abus de confiance après avoir fait signer une procuration à un « ami » sur son lit d’hôpital, permettant la vente d’un bien immobilier au profit de son ex-maîtresse.

    Yann Bompard et Marie-France Lorho jugés pour emploi fictif

    Le tribunal correctionnel de Marseille rendra sa décision, le 26 janvier, sur l’affaire d’emploi fictif et détournement de fonds concernant Yann Bompard, maire Ligue du Sud d’Orange, et Marie-France Lorho, députée RN. Deux ans de prison et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire ont été requis par le parquet pour le premier, 18 mois de prison avec autant d’inéligibilité pour la seconde.

    David Rachline poursuivi pour favoritisme

    Poussé à la démission de son poste de vice-président du parti par Marine Le Pen, début décembre, car mis en cause pour « prise illégale d’intérêt » et « corruption », le maire de Fréjus, David Rachline, poursuivi pour favoritisme, sera jugé le 22 septembre pour avoir favorisé la société de sécurité d’un de ses proches dans l’attribution de marchés publics pour la sécurité de la mairie.

  • L’UD CGT 13 dénonce la « Une » de La Provence

    L’UD CGT 13 dénonce la « Une » de La Provence

    La « Une » de nos confrères de La Provence d ece 14 janvier, à propos des « grands procès de 2026 » et des « affaires qui feront la Une de l’actualité judiciaire cette année », fait réagir l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. Et il y a de quoi : le journal affiche Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT du Grand Port Maritime de Marseille (CGT GPMM) aux côtés de Félix Bingui, le « chef du clan Yoda jugé pour le trafic de la Paternelle » ou encore de l’affaire des « bars à filles de l’Opéra », à la Une comme dans les pages.

    « Une nouvelle fois, ce journal orchestre une mise en scène méthodique visant notre camarade », tempête l’organisation syndicale. Elle juge que « le placer sur la même ligne que des trafiquants, des tueurs d’enfants, des marchands de sommeil ou des proxénètes ne relève ni de l’information ni du hasard. Cela traduit un choix éditorial assumé, profondément partial et politiquement orienté ».

    L’UD CGT 13 revient aussi sur le passif entre la CGT du Port et le journal du milliardaire Rodolphe Saadé : « Deux plaintes ont été déposées en janvier 2025 visant “La Provence”. Elles sont actuellement en cours d’instruction : l’une pour violation du secret de l’enquête, l’autre pour diffamation. » Manière de rappeler que La Provence avait révélé le placement en garde à vue de Pascal Galéoté concernant des soupçons de détournement fonds du Comité social et économique du port avant même qu’il ne soit lui-même au courant. Lequel nie en bloc ces accusations. « Cette mise en parallèle scandaleuse vise à discréditer l’action syndicale et celles et ceux qui, chaque jour, défendent les droits des salariés », développe l’UD CGT 13. Avant de dénoncer une « tentative grossière de caricature ». Et de noter : « La stigmatisation et les amalgames ne feront jamais taire la contestation sociale ni les luttes portées par la CGT. »

    Précisons qu’au lendemain de la parution de cette Une et la diffusion du communiqué de presse de la CGT, le directeur de la rédaction de La Provence, Olivier Biscaye s’est justifié d’un mot « à nos lecteurs » apportant quelques éléments d’importance*. Ce dernier entame : « Une photo qui ne passe pas », avant de renvoyer à la communication de la CGT. Puis développe : « Cette Une peut en effet prêter à interprétation, nous entendons le point de vue de Pascal Galéoté, sa présence aux côtés des autres affaires peut se discuter ». Pour autant il précise ensuite : « Cependant, nous réfutons l’idée que nous ayons voulu porter à l’honneur du responsable CGT dont nous suivons l’actualité avec minutie et rigueur ». Les militants de l’organisation syndicale et le concerné apprécieront… Ou pas.

    *Article mis à jour le 15/01 dans la matinée

  • Une mobilisation inédite au conservatoire de Marseille

    Une mobilisation inédite au conservatoire de Marseille

    Mouvement social inédit au conservatoire de musique de Marseille ce jeudi. Enseignants des Beaux-Arts et agents d’accueil expriment leur colère quant à la gestion de l’Institut national supérieur d’enseignement artistique Marseille Méditerranée (INSEAMM).

    Ils se mobilisent à l’occasion d’un conseil d’administration après une fermeture totale du conservatoire Pierre Barbizet, mercredi, du fait de la grève des agents d’accueil soutenue par la CGT. « De mémoire c’est la première fois qu’il y a une aussi grosse mobilisation », glisse un agent.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Sébastien Delogu

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Sébastien Delogu

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Sébastien Delogu (LFI). Municipales, Marseille, niveau de l’extrême droite, rapport au Printemps marseillais, propositions… À vous la parole ⬇️

  • Cyclisme : reconnaissance, tests et derniers préparatifs avant le Grand Prix

    Cyclisme : reconnaissance, tests et derniers préparatifs avant le Grand Prix

    L’organisation du Grand Prix de Marseille – La Marseillaise prend un nouveau virage, à l’approche de l’événement. Ce lundi, un convoi de dix personnes a réalisé la reconnaissance du tracé de cette 48e édition. L’objectif ? Parcourir les 150 km et s’arrêter sur les points clés du parcours, tout en appuyant sur l’aspect sécuritaire.

    Au casting, Jean-Luc Corréard, directeur de course, Maryan Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise, plusieurs bénévoles et membres de l’organisation, dont Bernard Auguste, au volant de la voiture pilote, mais aussi Laurent Elleon, à la tête de la Mercan’Tour Classic Alpes-Maritimes, venu en appui sur le Grand Prix. Deux représentants de la Fédération française de Sauvetage et de Secourisme étaient également présents. Ils seront une dizaine, le 1er février, pour veiller sur les potentiels blessés.

    Ce groupe a d’abord pris la route depuis Plan-de-Cuques pour rejoindre Allauch. Les deux communes voisines sont les hôtes des départs, fictif et réel. 4 km à parcourir et les 19 équipes engagées seront lancées, pour de bon, au moment où elles passeront devant le clocher de l’église. Dans ce premier quart de course, Thierry, bénévole, énumère toutes les intersections où il y aura des signaleurs. « Ici oui, là non, ce seront les gendarmes. » Toutes les 30 secondes, un œil sur son carnet pour vérifier ses infos. « Au total, ils seront 300 signaleurs sur la course. Il y en aura la moitié rien que sur Marseille », explique l’homme présent aux côtés de l’organisation depuis quelques années. à titre de comparaison, il n’y a que 60 signaleurs sur la Mercan’Tour Classic de Laurent Elleon. Ce dernier évoque le rôle de ces acteurs indispensables d’une course cycliste : « Ils sont placés sur des points jugés dangereux et servent à conserver la sécurité sur le tracé. Au cas où une voiture veut entrer sur le parcours, par exemple. D’ailleurs, chaque signaleur doit être majeur et avoir le permis. »

    Les voitures se dirigent ensuite vers le Pas de la Couelle, appelé Petit Galibier en hommage au col alpin du même nom. Une première difficulté, mais une montée roulante, à 4,3% sur 7 km. Pas de quoi mettre à mal les favoris de l’épreuve, la descente technique étant « plus compliquée que la montée », d’après Bernard Auguste. Cet ancien marin, a l’habitude de tenir ce rôle, qu’il tient sur des courses amateurs et professionnelles de la région. « J’ouvre la course, j’ai un rôle de signalement. La règle me dit d’être au moins 500 mètres devant le peloton. Je préfère me mettre entre 1 et 2 km, car il y a toutes les motos suiveuses entre moi et les coureurs. C’est plus sûr », justifie t-il.

    Echanges autour des zones de ravitaillement

    Ce parcours 2026 traverse également le Var. Une bosse au niveau de Nans-les-Pins puis le col de l’Espigoulier, mais par le versant le plus facile. « C’est sinueux, mais peu pentu, contrairement à l’autre côté, plus dur, avec des lacets, mais aussi avec une plus jolie vue », détaille Bernard Auguste, en replaçant un ours en peluche vêtu d’un maillot vert au-dessus du tableau de bord. Le GPX, tracé numérique utilisé par les organisateurs, indique que nous sommes de retour dans les Bouches-du-Rhône pour la fin de course. Encore 70 bornes pour le peloton et les discussions se poursuivent à propos des zones de ravitaillement et de délestage des bidons.

    Les échanges sont plus vifs pour choisir le bon secteur car chaque course doit, désormais, avoir plusieurs espaces. Une obligation imposée par l’Union Cycliste Internationale (UCI). Une ligne droite, idéale pour garer les voitures des directeurs sportifs, a été choisie. Ensuite, la fin du Grand Prix est un retour droit vers Marseille. Cassis, le col de la Gineste, puis la descente jusqu’à la cité phocéenne. Aux alentours de 16h30, l’un des 133 coureurs au départ lèvera les bras devant le stade Vélodrome. Et deviendra le 48e vainqueur du Grand Prix cycliste.

  • Football : les Marseillaises ratent le coche face à Saint-Étienne

    Football : les Marseillaises ratent le coche face à Saint-Étienne

    Mais, après ces deux succès obtenus en déplacement, le retour à la maison, à Martigues, a été brutal pour les Marseillaises.

    Face à Saint-Étienne, la lanterne rouge, elles ont raté une occasion en or de creuser l’écart sur leurs rivales dans la course au maintien. C’est en début de seconde période que les Stéphanoises ont inscrit le but de la victoire, par Sofie Horneman, pour un succès 1 à 0.

  • Le Provençal en août, Joël Cantona dans le coup

    Le Provençal en août, Joël Cantona dans le coup

    C’est un ouf de soulagement que peuvent pousser les amateurs du Jeu Provençal.

    Le Provençal n’est pas mort, leur Provençal patrimoine de notre région revient sur le devant de la scène. C’est une très bonne nouvelle. Cette année 2025 de transition avait mis le doute sur la poursuite de ce monument des boules plus que centenaire. C’eut été un coup presque fatal pour une discipline déjà en proie à des difficultés. Et on le sait, le Provençal est un peu la locomotive de la discipline.

    Heureusement notre confrère La Provence a mis les bouchées doubles pour faire perdurer ce concours mythique avec des modifications notables, notamment la date habituellement fixée fin juillet est cette fois établie du 27 au 30 août. Le vrai chamboulement vient du début de la compétition qui aura lieu le jeudi pour se terminer le dimanche. Une première dans l’histoire du concours. Cette innovation ressemble à un pari qui peut être gagnant.

    La deuxième grosse information c’est la présence d’un soutien de taille dans l’organisation. Celle de Joël Cantona. L’ex-joueur olympien devrait faire partie du projet.

    L’agence « Joël Cantona organisation » a déjà été dans l’élaboration du championnat de France de Beach Soccer, les étapes françaises du championnat d’Europe, et la coupe du monde à Marseille en 2008.

    Nous en saurons plus sur l’investissement de la société Joël Cantona dans les prochains jours.

  • Pétanque : des changements de règlement qui ne font pas l’unanimité

    Pétanque : des changements de règlement qui ne font pas l’unanimité

    Pour les joueurs dorénavant il faudra prendre part aux compétitions en tenue sportive. Haut et bas identique (short ou bas survêtement). Cette décision peut faire bondir certains licenciés au goût vestimentaire un peu plus recherché. J’en connais un proche très peu enclin à changer sa garde-robe pour une partie de boule. J’ai nommé mon ami Francis Casanova chroniqueur comme moi au journal La Marseillaise. Des exemples comme lui, il faut les multiplier. De plus, lorsque les partenaires seront différents et dans d’autres départements, il faut s’adapter et changer de tenue pour la circonstance. Un casse-tête.

    Pas de points en compétition sans arbitre

    La pétanque n’a jamais été considérée comme un sport pour la majorité des licenciés mais un loisir. D’ailleurs un autre point du règlement modifié ne concerne que 10% des licenciés. En 2026 les points ne seront pas attribués dans les compétitions sans la présence d’un arbitre. Un coup d’épée dans l’eau.

    La FFPJP a décidé de lancer la licence numérique avec code-barres qui devait contenir toutes les informations ! On demande aux licenciés, avec une grande partie de vétérans sans notion informatique, de télécharger, valider, ouvrir des applications. C’est lourd, très lourd comme manipulations. Heureusement la version papier reste de mise.

    Pas de changements

    en 2026

    La possibilité de modifier le règlement sera examinée lors du congrès de la Fédération internationale de pétanque au mois d’avril. Il n’y aura donc pas de changement de règlement en 2026. Si la proposition du corps arbitre est adoptée lors de ce congrès (interdiction de toucher le terrain, reboucher un trou), alors ces changements entreront en vigueur le 1er janvier 2027.

    Enfin quitter un club pour un autre à un coût financier important, allant de 50 à 200 euros pour un joueur élite. Cher non ?

    Toutes ces nouvelles règles sont pour le moins impopulaires mais peuvent-elles être toutes appliquées ? Un proche avenir nous le dira.

  • Roberto De Zerbi veut plus de constance olympienne

    Roberto De Zerbi veut plus de constance olympienne

    En dominant Bayeux (9-0), l’OM a fait le job face au petit Poucet. Les Marseillais poursuivent leur épopée en Coupe de France. Un trophée qui s’est sensiblement ouvert avec l’élimination surprise du PSG. De là à penser que les Olympiens vont s’engouffrer dans la brèche et aller chercher un onzième trophée Charles-Simon, il y a un fossé que ne veut surtout pas franchir Roberto De Zerbi.

    Il a tenu à rappeler certaines choses, après la qualification de son équipe à Caen : « Nous avons fait un beau match, un match sérieux en respectant tout le monde, en premier lieu le football. » Puis il a noté quelques petits détails qui viennent ternir le tableau : « Il y a cette blessure d’Angel Gomes. » Avant de reconnaître que la chute du tenant ouvrait des perspectives. « C’est vrai que le PSG a été éliminé, mais nous, nous avons perdu contre Nantes [0-2, au Vélodrome, Ndlr], qui était avant-dernier de Ligue 1. Le foot, ce n’est pas que les grosses affiches. »

    Il savait que son OM avait tout à perdre face à Bayeux. Quelques jours après avoir laissé filer le trophée des champions à Koweit city, il attendait de ses hommes qu’ils sortent le grand jeu. Comme s’ils avaient face à eux un adversaire du calibre du PSG, et non évoluant en Régional 1. « Pour nous, je peux dire que ce genre de match avait tout du piège. Le défi est d’aborder tous les matches de la même manière. Ça passe par la préparation. » Il a ainsi reconnu avoir « insisté pour que ce match soit pris comme un match important. Pour moi, il n’y a pas de Trophée des champions, ou de Coupe de France ou autre… Tous les matches sont importants ».

    Rendez-vous le 3 février

    À Caen, l’Italien avait laissé quelques cadres au repos. Il en a profité pour relancer Angel Gomes. « Il a fait un bon match, mais il peut encore mieux faire », a-t-il admis. L’Anglais a certes ouvert le score, « mais il a encore perdu beaucoup trop de ballons ».

    C.J. Egan-Riley et Neal Maupay, entrés en seconde période, ont gagné en confiance. Chacun y est allé de son but. Et pour le second, le départ de Robinio Vaz à la Roma pourrait lui permettre de vivre une fin de saison plus sereine. À moins que lui aussi ne prenne le chemin de l’Italie.

    L’OM a donc gagné le droit de continuer à rêver. Rêver de conquérir enfin un titre. Sa prestation à Koweit city a montré que ce groupe en avait la capacité. Néanmoins, pour la Coupe de France, il faudra d’abord effacer Rennes.

    Les Bretons seront opposés aux Phocéens, en huitièmes de finale. Le duel aura lieu au Vélodrome, le mardi 3 février à 21h10. D’ici là, les Olympiens seront fixés sur leur sort en Ligue des Champions.

    Ils auront aussi disputé quatre matches de Ligue 1, où ils seront attendus au tournant par Roberto De Zerbi. Ce dernier qui veut que ses hoplites soient capables de produire la même qualité de jeu, que ce soit face au PSG, qu’ils retrouveront le 8 février, ou Lens, qui viendra au Vélodrome le 24 janvier, que face à Angers, chez qui ils iront ce samedi.

    La finale de la Coupe de France cherche son stade

    La Coupe de France 2026 entre dans sa phase finale, avec les huitièmes de finale à venir début février.

    Mais c’est l’échéance du 23 mai, date annoncée de la finale de l’épreuve, qui reste en suspense. En théorie, elle doit se disputer au Stade de France, navire amiral des enceintes sportives de l’Hexagone. Or, comme en 2024, l’enceinte dionysienne pourrait ne pas être disponible.

    Il y a deux ans, elle était monopolisée pour les Jeux Olympiques de Paris. Cette année, d’importants travaux structurels sont programmés dans ses abords proches. Ce qui compliquerait l’organisation de la finale. La Fédération cherche donc un éventuel stade de replis.

  • Le festival du documentaire revient au Mucem

    Le festival du documentaire revient au Mucem

    Le festival international Jean-Rouch, porté par le Comité du film ethnographique, revient pour une 11e édition au Mucem, jeudi et vendredi. Au programme, huit documentaires « avec une qualité narrative et de tournage », explique Aude Fanlo, responsable du département recherche et enseignement au Mucem.

    Une programmation « hors les murs », qui permet d’unifier les collections du Mucem avec des productions audiovisuelles. « J’ai le sentiment qu’on peut y voir deux langages qui nous défamiliarisent avec le flux d’information », campe Aude Fanlo. Cette année, le festival a reçu le soutien de la Cinémathèque du documentaire.

    Au cœur de la réflexion

    Parmi les œuvres proposées, le film Le Grand Tout, réalisé en 2025 par Aminatou Echard, sera projeté ce vendredi 16 janvier à 19h30. Ce documentaire retrace le voyage de la réalisatrice au Niger, en 2023. L’œuvre se présente comme une introspection de sa place de femme blanche et française dans un pays autrefois gangrené par la colonisation. Elle décide de s’y rendre, s’appuyant ainsi sur les travaux laissés par sa mère, ethnologue.

    « C’était l’histoire de Nicole [sa mère, Ndlr], pas la mienne », table Aminatou Echard dès les premières minutes du film. Son but n’est pas de se mettre à la place de l’ethnologue qu’était sa mère, explique la réalisatrice : « Je ne voulais pas du tout me mettre dans cette posture, car je suis très critique de cette place, de par ma nationalité et ma couleur de peau. » Sur le terrain, elle dit faire face à un problème. « Pourquoi leur parler d’une blanche qui a travaillé “sur eux” ? », s’interroge-t-elle.

    Elle témoigne de l’impossibilité, à ses yeux, à contourner son identité et essaie de déplacer cette conscience et interroge sa propre représentation. « J’aimerais que le film suscite la réflexion, qu’il fasse réfléchir et ne laisse pas au repos le spectateur », espère-t-elle.

    Du 15 au 16 janvier. Gratuit. Programme sur mucem.org