Tag: Avignon

  • La CGT demande la systématisation des escortes de détenus en psychiatrie

    La CGT demande la systématisation des escortes de détenus en psychiatrie

    « Devoir aller chercher un détenu potentiellement dangereux, classé niveau 3 de dangerosité pénitentiaire, dans l’une des prisons les plus sécurisées de France, située sur le territoire des Bouches-du-Rhône, sans l’assurance d’avoir une escorte assermentée… La loi ne le prévoit pas, c’est aberrant, surréaliste, irresponsable », a publié ce vendredi 20 septembre la CGT du centre hospitalier de Montfavet sur ses réseaux sociaux.

    Car la veille, l’administration de l’établissement de santé avait reçu, de la part de la direction de l’administration pénitentiaire d’Arles, une lettre leur demandant le transfert, en précisant qu’il « ne sera assuré que par du personnel médical, à l’exclusion de tout pénitentiaire, conformément à la réglementation en vigueur ».

    Danger pour les équipes

    Une escorte a finalement été autorisée après l’usage du droit de retrait des agents du centre hospitalier de Montfavet. « On n’en demandait pas moins, mais demain, qu’en sera-t-il ? Il faut absolument pérenniser ces escortes ! Pour la sécurité des personnels mais également de la population présente sur le trajet du transfert, car le danger, nous le savons que trop bien, peut venir de l’extérieur de l’ambulance », pousse le syndicat. « C’est un problème récurrent dans le département. Et c’est à la fois dangereux pour nos équipes et la population. Il y a un mois, un téléphone a été trouvé dans le derrière d’un détenu et a favorisé l’évasion », confie Claire Moréno, secrétaire générale CGT de l’établissement.

  • Vers un maintien de Gilbert Marcelli à la tête de la CCI ?

    Vers un maintien de Gilbert Marcelli à la tête de la CCI ?

    La prudence reste de mise eu égard à la gouvernance tourmentée de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84) depuis plusieurs années. Mais, sauf surprise, Gilbert Marcelli devrait être reconduit ce mardi à la présidence de l’institution à l’issue d’une assemblée générale spécialement dédiée à la question de l’élection du nouveau bureau et président. Un épilogue qui doit mettre fin à la mise sous tutelle renforcée temporaire, décidée par la préfecture de région il y a un mois (notre édition du 21 août).

    Début août, deux nouveaux membres du bureau avaient présenté leur démission, portant à 4 sur 7 le nombre de départs. Une vacance majoritaire qui avait donc entraîné la mise sous tutelle et la nécessité « de procéder à une nouvelle élection de l’ensemble du bureau de la CCI au plus tard dans les deux mois », notait alors la Préfecture. Cette élection se tient donc à partir de 18h ce mardi dans les locaux de la CCI 84, à Avignon. « Un non-événement », nous confiait Gilbert Marcelli en août, au moment de la mise sous tutelle, surjouant un peu la confiance en vue d’une réélection.

    Un concurrent en béton ?

    Certes, selon nos informations, il part favori du scrutin. Ce qui ne semblait pas gagné d’avance il y a quelques semaines. Au final, seul Bruno Delorme, secrétaire de la CCI et premier démissionnaire du bureau il y a un an et demi, devrait se présenter face à Gilbert Marcelli. Rappelons que les deux sont issus de la même liste qui a remporté les élections en 2021 et du même collège, celui de l’industrie. Bruno Delorme est à la tête d’un gros groupe de BTP et transports (carrières, centrales à béton…). Un temps pressentie, la candidature de la vice-présidente Catherine Panattoni ne devrait pas à aboutir. « Elle devrait se rallier de nouveau à Gilbert Marcelli », glisse un élu.

    « Il y a 70% de chances que Gilbert Marcelli soit réélu », indique Richard Hémin, trésorier adjoint, dernier démissionnaire, qui fera valoir ses griefs « sur la gestion et le fonctionnement » ce mardi soir. Dominique Damiano, vice-président de la CCI 84, laisse aussi entendre que le président sortant sera reconduit. « Certains ont mal vécu quelques situations, il y a peut-être un rééquilibrage à opérer mais plein de beaux chantiers ont été lancés », assure-t-il. « Au sein de l’U2P [union des entreprises de proximité, Ndlr], on doit déterminer ce soir [lundi] qui l’on soutient », poursuit Dominique Damiano. Le président de l’U2P, Nordine Saihi, était aussi secrétaire adjoint de la CCI et démissionnaire en août « pour raisons personnelles », selon Gilbert Marcelli. La mandature actuelle de la CCI doit s’achever en 2027.

  • L’ultime acte de Terre de culture veut attirer les derniers curieux

    L’ultime acte de Terre de culture veut attirer les derniers curieux

    Dans six mois, Cécile Helle ne sera plus maire d’Avignon. Mais elle souhaite fortement que le concept de Terre de culture 2025 s’inscrive dans la durée. « Il faudrait pouvoir continuer à fêter régulièrement l’anniversaire d’Avignon capitale européenne de la culture », propose Cécile Helle au moment, vendredi soir, de présenter la programmation du 3e et ultime acte de cette année dite de « Curiosités »*, lancée pour célébrer les 25 ans du label. « En dehors du mois de juillet, il est important de faire vivre la culture et la remettre dans les pratiques des habitants partout et dans tous les quartiers », martèle la maire.

    Pour ces quatre derniers mois déjà entamés, l’accent est mis d’abord sur l’exposition à l’église des Célestins, lancée ce vendredi. Un hors les murs du muséum Requien, temple d’histoire naturelle, où quelque 6 000 spécimens, habituellement dans les réserves du musée, sont exposés jusqu’au 11 novembre. Toujours côté expositions, l’artiste de street art Mifamosa montrera son travail, du 8 novembre au 30 décembre, au cloître Saint-Louis. Volontairement discret, l’artiste s’est déjà distingué à Avignon en illustrant le nom de rues par des mosaïques pixélisées. Enfin, les archives municipales proposent, jusqu’en avril, une sélection d’archives privées dont certaines visibles H24 sur les murs des archives en centre-ville.

    Rapidement s’avance un événement d’envergure, dans le sillage du curieux banquet, le 14 septembre. Place à la curieuse parade, le samedi 11 octobre. Depuis la maison commune Nord (14h30) jusqu’à la place Pie (17h), une dizaine de chars défileront sur 75m. Un événement piloté par des acteurs locaux – compagnie Deraïdenz, le collectif la Sauceau Clown (LSC), l’atelier Métissé et le musicien Maescyn – « pour imaginer ensemble un projet artistique hors du commun, dont la réflexion et les premiers échanges ont débuté il y a 18 mois ». Plusieurs associations, structures sociales ou établissements scolaires se sont joints au projet.

    Outre la traditionnelle semaine italienne (4 au 19 octobre), une première semaine ultramarine (3 au 8 novembre) sera consacrée aux territoires d’outre Mer par le biais d’animations, ateliers cuisine ou spectacles à la chapelle du Verbe incarné. Une 4e Maison folie verra le jour, le 27 septembre, à Champfleury pour un nouvel espace de vie et création culturelle.

    Le dernier mois sera consacré aux festivités de fin d’année qui s’annoncent encore plus scintillantes et historiques. Ainsi, pour fêter les 30 ans du classement par l’Unesco au patrimoine mondial, le palais des Papes revêtira un nouvel habit de lumière. Quant aux remparts, un parcours-découverte sera dévoilé. Quatre soirées sons et lumières sont actées du 19 au 22 décembre. Symboles de la fête des Lumières à Lyon, des Anooki (statues géantes d’esquimaux) paraderont le 29 novembre puis s’accrocheront à la façade de l’église des Célestins jusqu’au 27 décembre. Le traditionnel feu d’artifice du 23 décembre prendra des allures de grande clôture de l’année Terre de culture.

  • Santoni redoute plus LFI que le RN

    Santoni redoute plus LFI que le RN

    Depuis son élection à la présidence du Département, Dominique Santoni a pris l’habitude de recevoir la presse à la rentrée de septembre. Manière d’aborder plusieurs sujets d’actualité. Comme bien sûr les projets du Conseil départemental : un 5e centre de santé devrait voir le jour à Pernes-les-Fontaines en 2026, de même qu’un label sur trois années, « Vaucluse plus belles routes du sud, visant à rénover, embellir, fleurir, rendre cyclable » les voies phares du Département comme le Ventoux ou les gorges de la Nesque.

    Le tout dans un contexte toujours incertain : « On prévoit un budget 2026 similaire à celui en cours, de rigueur et de désendettement car on n’a pas la planche à billets mais du bon sens », livre Dominique Santoni, « agacée » par la situation du pays. Elle ne voit pas d’autre issue qu’une nouvelle dissolution. « J’en ai marre du spectacle donné », se désole la présidente, qui n’attend rien de particulier de Sébastien Lecornu. Même un poste de ministre ? « Ce serait passionnant mais ce n’est pas d’actualité et en 4 mois, impossible de faire des réformes », répond-elle.

    Dominique Santoni reste donc concentrée sur le Vaucluse et plus largement les collectivités, seules à même, « par leur proximité », d’apporter des réponses concrètes. Et de soutenir ainsi davantage de décentralisation alors qu’aujourd’hui les départements ne lèvent plus de fiscalité directe. « Je suis bien ici », assure la présidente pour qui il est trop tôt de parler de second mandat (les départementales ne sont prévues qu’en 2028). « Il ne faut pas faire plus de deux mandats », confie-t-elle, laissant supposer qu’elle serait prête à rempiler.

    D’autres élections locales approchent, les municipales en mars. L’ex-maire d’Apt n’est pas intéressée par un retour à l’Hôtel de ville, mais s’inquiète pour Avignon. « Quand je vois la dispersion dans la majorité [lire page précédente] avec 4 élus qui sont candidats ou soutiennent un autre candidat, le risque clairement c’est LFI », estime Dominique Santoni. Plus que le RN ? « Oui, assume-t-elle. Je ne crois pas non plus aux promesses du RN mais son projet fracture moins le pays que LFI, chez qui je ne vois que du chaos et un projet qui ne rassemble pas les Français. » Quant à la droite, la présidente voit d’un bon œil l’arrivée possible d’Olivier Galzi qui, comme elle, parle « du parti du bon sens » et appelle Julien Aubert à s’en rapprocher.

  • Le PCF, L’Après et Génération.s appellent au rassemblement

    Le PCF, L’Après et Génération.s appellent au rassemblement

    Alors que trois élus de la majorité d’Avignon se sont déjà déclarés candidats aux prochaines élections municipales, à savoir Paul-Roger Gontard (La Convention), David Fournier (PS) et Joël Peyre (PRG), et que le premier adjoint Claude Nahoum soutient la candidature de Benoît Belvalette (Place publique), le PCF, l’Après et Génération.s en appellent à faire front commun à gauche.

    « À six mois des élections, on a devant nous un panorama éclaté. Et on entend des associations et des citoyens de gauche qui nous sollicitent et nous appellent à se responsabiliser pour ces élections. On appelle à un rassemblement le plus large possible à gauche », confirme ce vendredi 19 septembre Julien de Benito, secrétaire départemental du PCF en Vaucluse.

    « cela doit se faire aux côtés des habitants »

    « Le spectacle des candidatures multiples et des égos de chacun ne fait que faire reculer les personnes dans leur investissement politique communal. Le premier échelon, c’est la commune. Ce serait bien de faire revivre ça ici », pousse également Frédérique Boyer, co-fondatrice de l’Après 84 (Association pour une République écologique et sociale). Tandis qu’Éric Deshayes, adjoint (Génération.s) au maire d’Avignon délégué à la Ville citoyenne, plaide pour une « place des citoyens dans ce débat-là, quelle que soit la discussion que l’on peut avoir avec les partenaires ou les personnalités politiques ».

    Mais qui soutenir dans ce cas ? « La raison nous pousse à dire qu’il y aura un rassemblement à gauche. C’est le souhait d’une gauche rassemblée, comme on a pu le faire avec le Nouveau front populaire, mais aussi lors des deux mandats de Cécile Helle », assure Rémy Blanc, conseiller départemental PCF. « On n’y va pas dans une perspective d’échec. Il y aura un rassemblement plus large », embraye Julien de Benito, espérant une clarification d’ici début 2026. « Le rassemblement existe en réalité au sein des militants, mais il faut passer au-delà des égos », réitère Yves Marie-Cardine, co-référent de l’Après 84. « Et cela doit se faire aux côtés des habitants », ajoute Éric Deshayes, qui encourage ces derniers à aller à la rencontre des formations politiques : « C’est avec eux que les choses avanceront. »

    Face aux diverses candidatures à droite et à l’extrême droite, le risque d’un échec par division inquiète. « Il nous paraîtrait irresponsable qu’en raison de stratégies politiques décidées ailleurs ou d’ambitions personnelles démesurées, Avignon soit livrée au RN, porteur d’un projet d’exclusion, de division et de destruction écologique, économique et culturelle », poussent les trois partis dans leur communiqué commun.

    Ne pas se tromper d’ennemis

    « Si Avignon, bastion de la gauche et commune préfecture, bascule à l’extrême droite, c’est aussi le département qui bascule », craint Rémy Blanc. « Nos ennemis, ce ne sont pas les partis de gauche. C’est le capitalisme et le fascisme avant tout. L’extrême droite arrive à notre porte et veut sabrer dans la culture, donner des moyens pour la répression. Il ne faut pas se tromper d’ennemis, même si on peut penser que des gens de gauche ont un peu le portefeuille à droite, ce ne sont pas nos ennemis », abonde Yves Marie-Cardine.

  • Avignon, le PCF, L’Après et Génération.s appellent au rassemblement

    Avignon, le PCF, L’Après et Génération.s appellent au rassemblement

    Alors que trois élus de la majorité d’Avignon se sont déjà déclarés candidats aux prochaines élections municipales, à savoir Paul-Roger Gontard (La Convention), David Fournier (PS) et Joël Peyre (PRG), et que le premier adjoint Claude Nahoum soutient la candidature de Benoît Belvalette (Place publique), le PCF, l’Après et Génération.s en appellent à faire front commun à gauche.

    « À six mois des élections, on a devant nous un panorama éclaté. Et on entend des associations et des citoyens de gauche qui nous sollicitent et nous appellent à se responsabiliser pour ces élections. On appelle à un rassemblement le plus large possible à gauche », confirme ce vendredi 19 septembre Julien de Benito, secrétaire départemental du PCF en Vaucluse.

    « cela doit se faire aux côtés des habitants »

    « Le spectacle des candidatures multiples et des égos de chacun ne fait que faire reculer les personnes dans leur investissement politique communal. Le premier échelon, c’est la commune. Ce serait bien de faire revivre ça ici », pousse également Frédérique Boyer, co-fondatrice de l’Après 84 (Association pour une République écologique et sociale). Tandis qu’Éric Deshayes, adjoint (Génération.s) au maire d’Avignon délégué à la Ville citoyenne, plaide pour une « place des citoyens dans ce débat-là, quelle que soit la discussion que l’on peut avoir avec les partenaires ou les personnalités politiques ».

    Mais qui soutenir dans ce cas ? « La raison nous pousse à dire qu’il y aura un rassemblement à gauche. C’est le souhait d’une gauche rassemblée, comme on a pu le faire avec le Nouveau front populaire, mais aussi lors des deux mandats de Cécile Helle », assure Rémy Blanc, conseiller départemental PCF. « On n’y va pas dans une perspective d’échec. Il y aura un rassemblement plus large », embraye Julien de Benito, espérant une clarification d’ici début 2026. « Le rassemblement existe en réalité au sein des militants, mais il faut passer au-delà des égos », réitère Yves Marie-Cardine, co-référent de l’Après 84. « Et cela doit se faire aux côtés des habitants », ajoute Éric Deshayes, qui encourage ces derniers à aller à la rencontre des formations politiques : « C’est avec eux que les choses avanceront. »

    Face aux diverses candidatures à droite et à l’extrême droite, le risque d’un échec par division inquiète. « Il nous paraîtrait irresponsable qu’en raison de stratégies politiques décidées ailleurs ou d’ambitions personnelles démesurées, Avignon soit livrée au RN, porteur d’un projet d’exclusion, de division et de destruction écologique, économique et culturelle », poussent les trois partis dans leur communiqué commun.

    Ne pas se tromper d’ennemis

    « Si Avignon, bastion de la gauche et commune préfecture, bascule à l’extrême droite, c’est aussi le département qui bascule », craint Rémy Blanc. « Nos ennemis, ce ne sont pas les partis de gauche. C’est le capitalisme et le fascisme avant tout. L’extrême droite arrive à notre porte et veut sabrer dans la culture, donner des moyens pour la répression. Il ne faut pas se tromper d’ennemis, même si on peut penser que des gens de gauche ont un peu le portefeuille à droite, ce ne sont pas nos ennemis », abonde Yves Marie-Cardine.

  • Pour un salaire à la hauteur du travail à Avignon

    Pour un salaire à la hauteur du travail à Avignon

    « Plus que jamais, le partage des valeurs et des richesses, la revalorisation des salaires et l’égalité entre les femmes et les hommes sont indispensables », lance au nom de l’intersyndicale Laurence de Villèle, secrétaire générale de la CGT Vaucluse, devant plus de 5 000 manifestants rassemblés sur la place du Petit Palais ce jeudi 18 septembre, après un cortège sans incident depuis le cours Jean-Jaurès.

    Cette question des rémunérations des salariés est ressortie maintes fois dans les discussions des manifestants, particulièrement nombreux à déambuler dans la rue de la République en fin de matinée. « Augmenter les salaires d’1% fait rentrer 4 milliards d’euros dans les caisses de la Sécurité sociale. Imaginons si on décidait d’augmenter davantage les salaires, car 1%, ça ne suffit pas aujourd’hui pour permettre aux gens d’avoir un reste à vivre suffisant à la fin du mois. Le salaire, c’est aussi du financement pour les hôpitaux, par exemple. Mais pour cela, il faut que Macron parle au patronat. Il y a plein de boîtes qui sont entrées en négociations annuelles obligatoires et c’est compliqué. Ils ne peuvent pas, d’un côté, bénéficier d’exonérations sociales à hauteur de 80 milliards d’euros et, de l’autre, ne pas augmenter les salaires », expliquait la responsable syndicale en amont de sa prise de parole.

    « Il faut que ceux qui sont en difficulté le fassent savoir et viennent avec nous dans la rue », insiste de son côté Mario Chauvet, élu syndical suppléant FO au réseau de transport Tecelys. « De notre côté, on s’en sort bien, car il y a plus de 240 chauffeurs syndiqués chez nous sur 280. On a du poids au sein de l’entreprise et on fait valoir nos revendications avec le rapport de force. Nos salaires sont augmentés quasiment tous les ans et suivent l’inflation. Mais j’ai des proches qui ne s’en sortent pas, ou très difficilement, mais ne font rien. Il faut se révolter et se rassembler, car si on ne fait pas ça, les patrons pensent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent. Il faut être dix fois plus nombreux pour avoir le rapport de force », poursuit-il au sein du cortège, pendant que les enceintes hurlent depuis le camion de son syndicat.

    La dette aux patrons

    Mais du côté des services publics, la revalorisation salariale est un sujet bien plus épineux. « Cela fait des années que nos salaires sont gelés et que les prix augmentent. Les travailleurs ne font que s’appauvrir », regrette ainsi Mélanie Saïsse, co-secrétaire CGT Éduc’action 84. « Ce n’est pas à nous de payer la dette, c’est au patronat. Car ce sont toujours les mêmes qui s’enrichissent grâce à l’argent public et les mêmes qui s’appauvrissent », ajoute-t-elle avant de dénoncer les « contrôles de police abusifs » sur des lycéens, le matin même, alors que ceux-ci manifestaient devant le lycée Mistral, à quelques centaines de mètres de là.

    Une jeunesse qui était présente massivement ce jeudi, avec plus de 300 étudiants et lycéens de la Cité des Papes, pour lesquels la question du salaire joue sur le choix de l’orientation, comme pour Mio, en terminale au lycée Mistral. « Mon rêve, c’est de faire du théâtre. Mais l’État abandonne le secteur culturel, ainsi que le social et la santé. Tout est sous-payé et j’ai peur de ne pas pouvoir en vivre avec la vie qui devient de plus en plus chère », confie-t-il.

    « Ce n’est pas
    à nous de payer la dette, c’est au patronat »

  • L’ouverture le dimanche de Renaud-Barrault en bonne voie

    L’ouverture le dimanche de Renaud-Barrault en bonne voie

    On approche de la fin d’un chapitre interne qui devrait en ouvrir un nouveau inédit en externe. Comme révélé (notre édition du 30 août), la Ville s’apprête à ouvrir pour la première fois tous les dimanches après-midi l’une de ses bibliothèques, en l’occurrence celle de Renaud-Barrault. Si la volonté municipale est d’ancrer cette habitude, « une année d’expérimentation a été fixée », confie Claude Nahoum, premier adjoint en charge de la culture et de l’éducation.

    Un choix inédit, qui doit bien entrer en vigueur ce 21 septembre. « Normalement, ça ouvrira dimanche », livre Nicolas Garcia, secrétaire général FO des Territoriaux d’Avignon. « Je suis optimiste », abonde Claude Nahoum. Un petit doute subsiste toutefois. Car ce jeudi, l’intersyndicale des agents (FO, CGT, CFDT, fédération autonome) avait initialement prévu un point presse pour dénoncer « un projet d’ouverture dominicale imposé sans concertation réelle, qui vient aggraver une situation déjà critique sur le terrain ». Mais, après une nouvelle réunion, un protocole de fonctionnement a été transmis aux syndicats ce jeudi matin. « On doit regarder ce qui a été proposé », justifie Nicolas Garcia.

    Parmi les points de crispation, le volontariat, « géré de manière intelligente », assure désormais Claude Nahoum. À savoir que l’ensemble des agents des bibliothèques peuvent être amenés à venir à Renaud-Barrault les dimanches (13h30-18h). « Cela fait un jour travaillé tous les 7 dimanches, accompagné d’une prime d’un peu plus de 100 euros », détaille le premier adjoint. Jusque-là, l’intersyndicale parlait d’un « projet qui accentue les inégalités, met en péril l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle, et accroît la pression sur des équipes déjà fragilisées ». Et plaidait pour l’embauche de vacataires. « Il faut 15 personnes pour ouvrir, on a recruté 5 vacataires, si on s’aperçoit que ce n’est pas suffisant, on n’est pas fermé à en prendre un ou 2 de plus », conclut Claude Nahoum.

  • Des coupes prévues à la protection de l’enfance

    Des coupes prévues à la protection de l’enfance

    Alors que mercredi, le Département inaugurait les nouveaux locaux d’une Maison d’enfants à caractère social à Montfavet, le lendemain il laissait planer la fermeture de deux services de la protection de l’enfance. À savoir le centre maternel et le service d’accueil de protection, de soutien et d’accompagnement à domicile (SAPSAD), existants respectivement depuis 30 et 20 ans, et partie prenantes de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Le premier service s’occupe des jeunes mamans isolées en difficulté, quand le second permet à des éducateurs de suivre des familles à domicile.

    Un dossier débattu ce jeudi après-midi en conseil d’administration du centre départemental enfance famille (CDEF) de Vaucluse. « On ne ferme pas, ce n’est pas le sujet, on parle de réorganisation », lâche pourtant Suzanne Bouchet, présidente du CDEF. Celle qui est aussi vice-présidente du Département répondait là aux interrogations des syndicats des personnels CGT et FO du CDEF, qui ont bruyamment interrompu quelques minutes le conseil d’administration. « C’est de l’enfumage, la réorganisation annoncée est la fermeture au 31 décembre, cela a été dit en CSE extraordinaire juste avant », tempête une salariée. Les 8 représentants du personnel ont tous voté contre cette réorganisation.

    Soixante-treize familles, pas encore averties, vont être impactées. « Ces structures représentent bien plus que le simple lieu d’accueil, elles constituent des espaces de soutien, de sécurité et de reconstruction pour des mères isolées et leurs enfants et leur famille », décrit Virginie Gincourt, secrétaire CGT du CDEF, ravie de la forte mobilisation de ce jeudi, syndicale mais aussi politique (le député Raphaël Arnault ou le conseiller départemental PCF, Rémy Blanc). Devant l’AG, elle insiste aussi sur le sort des salariés des services, soit 22 personnes. « Vers quelles structures seront orientées les familles, quelle continuité et quelle qualité d’accompagnement seront garanties ? », s’interroge Virginie Gincourt, craignant une solution « low cost ». « Cela va renforcer les fragilités des familles et réactiver le sentiment d’abandon », ajoute-t-elle.

    Vers une délégation « low cost » ?

    Les agents redoutent que ces missions « de service public soient déléguées au monde associatif avec des réductions de coût », s’alarme Benjamin Lopez, délégué du personnel CGT. La temporalité de la fermeture est jugée brutale, ayant été annoncée « il y a deux semaines ». « Ce sont les techniciens du Département qui ont décidé cela et veulent faire voter aux politiques, ce n’est pas normal, on espère que ce rassemblement fera réfléchir les politiques », projette Benjamin Lopez.

    À la sortie du CA, les confrontations d’informations étaient contradictoires. Entre ce qui a été dit aux administrateurs [dont les élues Annick Dubois (PS) pour le Département et Anne-Catherine Lepage (PCF) pour la Ville], à savoir « pas de fermeture », et ce qui a été avancé en CSE aux agents, « où une réorientation du personnel a été évoquée par une note de service ». Un prochain CA doit avoir lieu le 14 octobre, quelques jours après une séance plénière du Département où les élus de gauche ne devraient pas manquer d’évoquer le dossier. « L’ASE est un sujet préoccupant », confiait, fin juin, dans nos colonnes Dominique Santoni, présidente LR du Département. Sollicitée, la collectivité n’a pu donner suite dans l’immédiat.

  • Une nouvelle maison pour les enfants placés de La Verdière

    Une nouvelle maison pour les enfants placés de La Verdière

    « Quand on a emménagé en mars dernier, les enfants étaient éblouis. Ils disaient qu’ils se sentaient comme dans un hôtel », confie, sourire aux lèvres, Chérif Harid, directeur de la Maison d’enfants à caractère social (MECS) de La Verdière, à Montfavet, à l’occasion de son inauguration ce mercredi 17 septembre. Celle-ci peut désormais accueillir jusqu’à 33 enfants placés dans le cadre de l’article 375 du Code civil, c’est-à-dire des jeunes potentiellement en danger.

    Trois bâtiments flambant neufs, chacun dédié à une tranche d’âge, regroupent au total 28 chambres avec salles d’eau. Une quatrième unité, qui accueille jusqu’à cinq adolescents, a, elle, été partiellement rénovée. Les jeunes sont âgés de 6 à 21 ans. La MECS de La Verdière est autorisée et habilitée par le Département de Vaucluse et est gérée par l’Association départementale de Vaucluse pour la sauvegarde de l’enfance à l’adulte (ADVSEA). « Ce nouvel équipement a pour objectif d’offrir aux enfants un cadre de vie stable, chaleureux et protecteur pour qu’ils puissent grandir sereinement malgré les difficultés qu’ils ont rencontrées », précise le Département de Vaucluse dans un communiqué de presse.

    « Le bâtiment où l’on était avant était assez vétuste, car il avait plus de 50 ans. Là, c’est vraiment conçu pour une cohabitation avec les enfants, car c’est aussi un outil de travail. Cela permet de mieux répondre aux problèmes types que pourra rencontrer chacun d’entre eux dans sa vie personnelle », poursuit le directeur avant de faire visiter les lieux. La plupart des enfants ont leur propre chambre, comme Soan, 10 ans, tout fier de présenter ses jouets et sa décoration Pokémon aux élus locaux et aux représentants de la protection de la jeunesse. « C’est mieux qu’avant », lance-t-il en réponse aux questions de quelques curieux avant de retourner jouer avec ses voisins de chambre.

    Secteur en difficulté

    Un chantier qui a, au total, coûté 3,8 millions d’euros, entièrement financé par le Département de Vaucluse. « On a voulu une structure à taille humaine pour permettre aux enfants qui n’ont pas eu les mêmes chances que les autres de se construire, voire de se reconstruire. Un cadre protecteur pour ceux qui ne peuvent vivre dans un cadre habituel. Ici débute, pour beaucoup, une nouvelle page. La tâche est immense et on n’ignore rien de sa complexité », assure ainsi Suzanne Bouchet (DVD), présidente de la commission Enfance, solidarités et handicap au Département de Vaucluse.

    Pendant ce temps, Jean-Yves Chemin, président de l’ADVSEA, s’est réjoui de la fin d’un « projet long à monter et difficile à financer », avant de rappeler les difficultés financières rencontrées récemment par sa structure. « Il y a deux préoccupations majeures actuelles. Tout d’abord, le refus actuel du Département de payer la prime Ségur depuis son application légale en janvier 2024. Cela représente pas moins de 400 000 euros par an pour notre structure et impacte lourdement notre trésorerie. La seconde est l’incertitude pesant sur l’avenir du service de prévention spécialisée. Dans l’attente du renouvellement d’une convention avec le Département, il y a eu deux restructurations ayant conduit à la suppression de quinze emplois », assène-t-il.