Tag: Avignon

  • Le Fest’Hiver célèbre les scènes permanentes d’Avignon

    Le Fest’Hiver célèbre les scènes permanentes d’Avignon

    On entend dire parfois que le Fest’Hiver, c’est un Festival d’Avignon pour les Avignonnais. En tout cas, il est bien fait par des Avignonnais. Car depuis désormais 20 ans, celui-ci célèbre les théâtres permanents. Avec cette année 16 représentations au total, du vendredi 23 janvier au dimanche 1er février.

    Une célébration des planches ouvertes en dehors du seul mois de juillet, à savoir le Théâtre transversal, le Chien qui Fume, les Halles, le Balcon, le Chêne Noir, des Carmes ou encore l’Entrepôt, regroupés dans l’association des Scènes d’Avignon. « On grandit d’année en année et un jour le Fest’Hiver sera plus important que le Festival d’Avignon », lance avec ironie Serge Barbuscia, président de l’événement cette année et directeur du théâtre du Balcon. « Un premier temps fort qui lance l’année culturelle. Il faut rappeler que la culture à Avignon, c’est toute l’année et cela au travers des scènes permanentes », clame la première édile d’Avignon, Cécile Helle (PS). Une édition anniversaire qui sera lancée sur les chapeaux de roues ce vendredi 23 janvier en soirée avec le « Bain surprise » dans les Bains Pommer, musée qui se trouve dans les anciens bains publics de la Cité des Papes. Une déambulation participative « aux airs de cabaret » avec 11 artistes amateurs, coordonnés par la compagnie Sortie 23, qui vont donner trois spectacles successifs dans la soirée.

    Sujets forts

    Et le programme de cette célébration « du bel âge » comme l’évoque Cécile Helle, est pour le moins diversifié. Mais aussi avec des thèmes plus ou moins lourds. Le vendredi 24 janvier, Maëlstrom, de la compagnie MAB, conte l’histoire de Véra, une jeune fille née sourde rejetée pour son handicap.

    Tandis que la pièce suivante est une réadaptation modernisée du Horla de Guy de Maupassant. Avec l’intelligence artificielle pour fantôme qui hante le personnage principal et qui interroge sur la place qu’elle occupe actuellement dans la société. De la danse aussi, avec Colette au Soleil Levant de Judith Desse. La chorégraphe, ex-infirmière en maison de retraite, qui y met en scène le quotidien de son ancien métier, des « corps que j’ai côtoyés, lavé et trop peu visible dans le milieu artistique », confie-t-elle.

    Le Festival d’Avignon est à nouveau partenaire également, avec La lettre, ou la rencontre entre une mouette et Jeanne d’Arc, jouée à La FabricA. Un ton plus léger du côté des Petites et moyennes entourloupes le dimanche 25 janvier. Une « satire de l’entreprise et de l’ultra capitalisme » qui met du baume au cœur. Mais aussi des pièces plus « traditionnelles » avec Marcel Pagnol, variations d’amour, le jeudi 29 janvier, qui explore la vie intime de l’écrivain provençal. Ou encore le Cabaret des oiseaux le samedi 31 janvier. Une pièce mêlant obscurité et humour où l’on évoque la perte de l’être cher avec légèreté.

    Billetterie sur les sites internet
    de chaque théâtre. Programme complet sur scenesdavignon

  • Le diplôme de la langue française, preuve d’intégration

    Le diplôme de la langue française, preuve d’intégration

    « Vous entrez dans le club très sélectif des 300 millions de locuteurs français dans le monde. Je ne peux que vous féliciter », lance ce mardi 13 janvier Sébastien Maggi, sous-préfet de Vaucluse, à 50 diplômés de divers niveaux de la langue française.

    Pour l’occasion, une cérémonie était organisée en leur honneur en préfecture, où les diplômes leur ont été remis physiquement. « Cette réussite, c’est la vôtre et vous pouvez en être fiers », clame avec un grand sourire Fabien Coupon, président du centre social de la Croix des Oiseaux, avant d’appeler tour à tour les récipiendaires aux noms originaires des quatre coins du globe.

    Une fierté amplifiée par le nombre de personnes accompagnées par sa structure qui ont reçu le fameux sésame. En effet, ils étaient une quarantaine à suivre des cours au sein de l’établissement avignonnais, le reste étant passé par l’association Couleur Espoir, basée au Pontet. « Cela témoigne de la volonté de s’insérer en France. Derrière cela, il y a aussi l’accès à la culture et le fait de voir le monde avec des valeurs communes », explique Sébastien Maggi. À travers ces diplômes, ce sont surtout des parcours qui sont à mettre en valeur. En voici trois, passés par le centre social de la Croix des Oiseaux.

    Diego Jimenez

    Écarteurs verts réfléchissants dans les lobes et moustache noire fournie, son profil dénote au sein de la « promotion » 2026 des diplômés. Diego Jimenez, la trentaine passée, est arrivé du Mexique il y a quatre ans. « Car j’ai eu un fils avec une Française », confie-t-il, tout sourire, dans un français impeccable.

    Fabricant de bijoux dans son pays d’origine, il travaille aujourd’hui dans les vignes vauclusiennes. « Pour moi, c’est très important de bien parler la langue. C’est trop dur d’aller dans un nouveau pays sans pouvoir communiquer et c’est pour ça que, peu de temps après mon arrivée, je suis allé à la Croix des Oiseaux car je savais qu’il y aurait des cours là-bas », poursuit celui qui était parmi les mieux notés à l’examen. « Je suis très fier car après trois ans d’études, ce n’était toujours pas facile. La langue, c’est la base de la culture », conclut Diego, radieux.

    Helena Baeva

    C’est pour fuir la guerre en Ukraine qu’Helena Baeva est arrivée en France en septembre 2022. Un parcours sinueux pour la Moldave d’une quarantaine d’années. Elle a en effet vécu huit ans en Russie avant de déménager dans le pays voisin, où elle restera dix ans avant le début du conflit. « Je ne suis pas venue ici de ma propre volonté mais je suis très heureuse d’être arrivée en France », campe-t-elle. Pour elle, la maîtrise de la langue française va lui permettre « d’ouvrir tout un tas de portes sur le plan professionnel, avec la possibilité d’entrer dans certaines formations ». C’est surtout selon elle une certification « qui donne espoir car en arrivant dans un pays étranger dont on ne connaît pas grand-chose, maîtriser la langue, c’est essentiel, par exemple pour se construire un cercle social ».

    Khadija Boutta

    Arrivée en 2005 dans l’Hexagone depuis le Maroc, Khadija a enchaîné les petits boulots sans relâche. Mais que ce soit dans la restauration ou chez des exploitants agricoles, « ça n’aide pas du tout à apprendre la langue correctement », concède-t-elle. Après une dizaine d’années de galères, notamment administratives, elle en arrive à la conclusion que « sans maîtriser le français, tout se ferme devant nous ».

    Elle se décide alors à pousser les portes de différentes structures de formation, avant d’arriver à celle de la Croix des Oiseaux. C’est désormais en tant qu’auxiliaire ambulancière qu’elle s’épanouit à Avignon. Mais le tracas administratif demeure. Elle cherche maintenant à obtenir la nationalité française mais se heurte à un mur avec des changements de règles incessants. « On m’expliquait que je n’avais pas un revenu suffisant, je venais d’être mise au chômage à cause du Covid car je travaillais dans un restaurant. Maintenant, j’ai une situation stable avec mon métier et on me la refuse à nouveau. Je n’ai pas fini le parcours du combattant. »

  • Une vague d’affections pour Zaïd dans les lycées marseillais

    Une vague d’affections pour Zaïd dans les lycées marseillais

    C’est certainement l’une des plus belles réponses, à visage découvert cette fois, à la haine et au racisme. Depuis plusieurs jours, de nombreux professeurs de lycées à Marseille ou à Marignane se prennent en photo en diffusant un message de soutien à Zaïd. Ce petit garçon d’à peine deux semaines, né aux premières heures de 2026 à Avignon, et dont la naissance, relayée par La Provence comme le premier bébé de l’année, a suscité, en ligne, un déferlement abject de haine lié à son prénom (nos éditions du 7 et 8 janvier). Les parents de Zaïd ont d’ailleurs porté plainte.

    « Cela m’a meurtri, raconte Pascal Raimond, professeur de gestion au lycée professionnel de la Calade à Marseille. On ne peut donner et souhaiter que de l’amour à un bébé. J’ai très mal dormi la nuit qui a suivi, je me mettais sans arrêt dans la peau des parents. Que faire pour manifester mon indignation et adresser un message de réconfort aux parents ? » Le lendemain, il propose donc à ses collègues de lycée de poser pour une photo de soutien, diffusée ensuite sur le groupe WhatsApp. « Et là, ça a fait boule de neige, tous les jours de nouvelles photos sont publiées », n’en revient toujours pas Pascal Raimond. Les lycées marseillais Diderot, César, de l’Estaque ou Maurice-Genevoix à Marignane se sont aussi mobilisés, de même que l’école Estaque gare à Marseille. Le professeur « espère tellement que ces photos remontent à la famille de Zaïd ».

  • Avignon : gravir l’Everest en un jour pour la charité

    Avignon : gravir l’Everest en un jour pour la charité

    Si les pompiers ont l’habitude de gravir des montagnes au service des autres, ce samedi 17 janvier, c’est à la plus haute d’entre elles qu’ils s’attaquent.

    Tout du moins sur le papier. Car ce n’est pas dans l’Himalaya, mais bien à la caserne des pompiers de la Cité des Papes que va se tenir l’EveresTour. À partir de 8h, neuf membres de l’amicale des sapeurs-pompiers d’Avignon vont se relayer et monter chacun leur tour d’entraînement de dix étages, afin d’atteindre en fin de journée l’équivalent des 8 848 mètres du toit du monde, soit 5 245 marches et 295 tours montés par participant. « La première édition, je l’avais créée pour un proche qui avait des soucis de santé, pour laquelle j’avais gravi le Ventoux. Là, on veut passer à l’étape supérieure », confie Guillaume Chastel, président de l’Amicale.

    Un événement ouvert au public, avec de la restauration sur place et le tout pour la bonne cause. L’événement étant ouvert à tous. Les bénéfices seront reversés à deux associations. La première est l’Œuvre des pupilles des pompiers, « qui a pour but d’assurer la protection morale et matérielle des orphelins et des familles des sapeurs-pompiers civils (professionnels et volontaires) et militaires (BSPP, BMPM, Sécurité civile) décédés en service commandé ou non », précise l’amicale. La seconde est l’association Sourire à la vie, qui accompagne les enfants malades du cancer dans leur parcours.

    Cagnotte en ligne : leetchi.com/everestour

  • Le PCF local et Génération.s font le choix de LFI à Avignon

    Le PCF local et Génération.s font le choix de LFI à Avignon

    Il fallait bien un restaurant de l’intra muros pour officialiser ce qui mijotait depuis plusieurs semaines dans le cadre de l’union à gauche en vue des municipales. Ce vendredi, à deux mois du premier tour, c’est un choix fort qu’ont opéré deux partis de l’actuelle majorité sortante. Plutôt que de suivre le candidat qui apparaissait comme le plus naturel, David Fournier (PS), les militants et responsables locaux de Génération.s et du PCF ont opté par la liste insoumise de Mathilde Louvain.

    « Avignon est un laboratoire, à rebours d’autres élections », reconnaît Julien De Benito, secrétaire départemental du PCF 84. Sans être brouillé avec David Fournier, l’actuel adjoint au maire juge la méthode de Mathilde Louvain plus pertinente : « On a mené un travail de terrain, en parlant d’abord de programme avec les citoyens, cela a créé une dynamique qu’on a voulu préserver alors que David a démarré sa campagne de manière très traditionnelle. » Autrement dit, chercher d’abord à recueillir les soutiens des partis. Malgré les remontrances du national, conduisant, mercredi soir, les militants locaux à un nouveau vote, qui a confirmé le choix initial. « On nous a fait remarquer que dans les villes à direction communiste, il y avait en face des listes insoumises mais l’enjeu local a primé », poursuit Julien De Benito.

    À ses côtés, Éric Deshayes est dans la même démarche. Référent Génération.s 84 et adjoint au maire, il indique avoir « d’abord cherché à privilégier l’écoute des habitants dans une démarche d’ouverture citoyenne plutôt que d’aller ajouter notre logo à la collection de partis ». Depuis plusieurs semaines, le PCF et G.s font partie intégrante du mouvement citoyen Avignon collectif qui rejoint également LFI. « On n’est pas dans le rejet des partis mais pour de nouveaux visages et de nouvelles pratiques », abonde l’artiste Thomas Pitiot, membre actif d’Avignon collectif.

    « Tout faire » pour n’avoir qu’une liste au 2nd tour

    Tout comme Zinèbe Haddaoui, adjointe aux sports, devancée en avril par David Fournier pour représenter le PS aux municipales. Désormais en dehors du PS, l’élue considère qu’Avignon collectif « a permis aux citoyens hors partis d’être acteurs » d’une démarche programmatique et de renouveau. « La ville s’est transformée pendant deux mandats, c’est une base sur laquelle s’appuyer pour impulser un nouvel élan », complète Rémy Blanc, conseiller départemental PCF.

    « On est ravis que nos énergies se rejoignent et que, pour une fois, le national ne vient pas miner une situation locale », se satisfait Mathilde Louvain, mettant en avant « le fond plutôt que les personnes ». « Ça bouillonne à Avignon, si certains nous pensaient petits, on est plus grands qu’on ne le croit », se délecte le député (LFI-NFP) Raphaël Arnault, fort soutien de campagne et possible candidat seulement en position non éligible. Ce nouvel attelage espère arriver en tête à gauche au 1er tour et « tout faire pour qu’il ne reste qu’une liste au second tour », conclut Mathilde Louvain.

  • Place publique et le PS scellent leur accord aux municipales d’Avignon

    Place publique et le PS scellent leur accord aux municipales d’Avignon

    Ce n’était plus qu’une formalité. Après avoir annoncé il y a 20 jours entrer en négociations avec David Fournier (PS) et « l’union de la gauche » aux municipales, Benoît Belvalette a transformé officiellement l’essai ce jeudi lors d’un point presse. Le candidat Place publique était déjà présent samedi dernier à l’inauguration du local de campagne de David Fournier. « C’est un moment fort de la campagne », estime Benoît Belvalette, « même si c’est douloureux et qu’il y a un travail de deuil » de ne pas avoir à conduire une liste.

    Fin décembre, celui qui est aussi co-référent Place publique 84 reconnaissait que le sondage paru dix jours plus tôt et le créditant de 2% avait douché tous les espoirs. « Ce n’est pas un échec, on est une jeune formation, désormais on entre dans une autre étape de campagne », veut-il garder le sourire. Il insiste sur le fait que « le risque RN et l’intérêt d’Avignon » sont bien plus importants que les ego. Et d’adresser un message à Paul-Roger Gontard (La Convention), autre adjoint sortant encore en lice : « Tu fais un mauvais choix si tu maintiens ta liste, il faut être responsable et rejoindre l’union de la gauche. » Une supplique qui vise aussi, sans trop d’espoir, le PCF et Génération.s. Mais ces deux partis de la majorité doivent officialiser, aux côtés du collectif Avignon citoyen, ce vendredi leur soutien à la liste insoumise de Mathilde Louvain.

    Après Génération écologie, les Écologistes, l’Après ou le Parti animaliste, David Fournier enregistre donc un soutien supplémentaire. « Vous apportez de la fraîcheur et des attitudes saines, cet élan a bousculé en bien l’échiquier politique », remercie David Fournier.

    Le premier adjoint en lice

    Celui-ci a accordé trois places éligibles et une charnière à Place publique. Benoît Belvalette, Maurine Monnard et Claude Nahoum, actuel premier adjoint, devraient truster ces sièges. « Si on n’a pas de convergences programmatiques, on va droit dans le mur », prévient Benoît Belvalette, qui réfute donc toute « alliance de circonstances ». Fort soutien à la jeunesse, évaluation des politiques publiques ou renouvellement des élus sont édictés en priorité. Fin décembre, le chef de file de Place publique souhaitait un renouvellement de 2-3. « On est revenu dessus, c’est plus compliqué à appliquer dans une large union », pondère-t-il. N’attendant pas qu’on lui pose la question, Benoît Belvalette évoque le sujet LFI, une ligne rouge pour Place publique : « On n’a pas changé, un accord n’est pas possible pour nous. » Même au second tour ? « On prendra une décision collégiale, l’avis de Place publique sera important », tranche David Fournier quand, mardi, LFI s’était montré ouvert au dialogue.

  • Succès pour la déchetterie éphémère en centre-ville d’Avignon

    Succès pour la déchetterie éphémère en centre-ville d’Avignon

    « Il faut absolument le refaire, c’est une super idée », lance une dame croisant les équipes de ramassage des déchets du Grand Avignon, ce mercredi 14 janvier, alors qu’une déchèterie éphémère a été mise en place par l’intercommunalité et la Ville d’Avignon sur la place Pie.

    « On a fait cette action pour répondre à un vrai besoin. Et cela évite les dépôts autour des points de collecte. Pas tout le monde ne peut se rendre en voiture en déchèterie », explique Laurence Lefevre, adjointe au maire d’Avignon déléguée à la qualité de vie. Ainsi, de 8 heures à 14 heures, chacun était libre de déposer les encombrants au personnel présent sur place. Ceux-ci ont ainsi pu trier les objets par catégorie et même proposer ceux encore en état au don sur place. Pas moins de 150 personnes ont utilisé le service avant midi.

    « Je n’ai pas de moyens de transport et je n’ai pas tout le temps envie de demander à un voisin. Il faut le faire ici, mais aussi en extra-muros », s’exclame Françoise Blanchouin, la septuagénaire et habitante de l’intramuros de la Cité des Papes, qui vient tout juste de déposer un grille-pain et un transistor qui ne fonctionnent plus. « Ce sera aux prochaines équipes de maintenir cela, mais c’est un succès », estime de son côté Régis Vaz, responsable des encombrants au Grand Avignon.

  • LFI porte un projet de « rupture » sans tout jeter de l’existant à Avignon

    LFI porte un projet de « rupture » sans tout jeter de l’existant à Avignon

    Plus de trois mois après avoir été désignée tête de liste de la France insoumise pour les municipales (15 et 22 mars), Mathilde Louvain a lancé officiellement sa campagne, ce mardi soir, dans un restaurant de l’intra muros. Entourée de plusieurs colistiers et militants, celle qui travaille dans une structure de théâtre avignonnaise a présenté la philosophie de son programme et quelques premières mesures. « C’est un projet de rupture et de radicalité concrète autour des biens communs et du vivre-ensemble », introduit la candidate.

    Par rupture, il ne faut pas y voir une opposition frontale au bilan des 12 années de la majorité sortante de Cécile Helle (PS). Mais plutôt sur les politiques nationales « et un budget aride avec moins de ressources alors que les besoins vitaux augmentent ». Contrairement aux candidats de droite et d’extrême droite qui brossent un portrait calamiteux et outrancier d’Avignon, Mathilde Louvain n’est pas là pour pointer des défaillances. Le nom de sa liste « Faire mieux pour Avignon » résonne aussi comme un message à l’adresse des partenaires de gauche. « Il y a déjà des choses qui se font », reconnaît sans fard la candidate, notamment sur le bâti scolaire quand LFI propose un plan pluriannuel sur le sujet.

    Une seule liste de gauche souhaitée au second tour

    Comme « base structurante », Mathilde Louvain parle de « démocratie locale » avec la proposition d’instaurer un référendum d’initiative citoyenne communale. Il est beaucoup question de logement comme « l’encadrement des loyers » ou la création d’une « brigade contre le logement insalubre ». « Nous souhaitons une régie publique de l’eau et la gratuité des 15 premiers m3 », revendique la candidate. Des prérogatives revenant au Grand Avignon, où « il faudra créer un rapport de force », admet-elle. Question tranquillité publique, LFI entend « revoir les missions de la police municipale qui ne doit pas être un supplétif de la nationale ». Médiation, proximité avec brigade à vélo sont prévues en répartissant mieux les effectifs.

    Créditée de 14% dans un sondage paru fin décembre dans La Provence, Mathilde Louvain garde « la porte ouverte » à d’éventuels renforts. « Les discussions vont bon train », confie-t-elle au sujet notamment du collectif Avignon citoyen. Les choix finaux de Génération.s et du PCF, dont les militants revotent ce mercredi, sont aussi attendus. Quant au second tour ? « On fera tout pour qu’il n’y ait qu’une seule liste. On prendra nos responsabilités face à l’extrême droite », assure Mathilde Louvain. « Si on est premiers, bien évidemment on ouvrira la discussion [avec la liste de David Fournier], s’il y a un autre scénario, ce n’est pas à nous de répondre… », complète Bruno Launay, un des colistiers. Bien d’autres questions vont animer les deux prochains mois.

  • Un soutien de plus à droite pour Olivier Galzi à Avignon

    Un soutien de plus à droite pour Olivier Galzi à Avignon

    En fin de semaine dernière, Serge Perramond, secrétaire d’Avignon passion, nous indiquait que le collectif créé par Julien Aubert pour les municipales déciderait mi-janvier de son orientation en vue du scrutin des 15 et 22 mars (notre édition du week-end). « Finalement, la décision a été prise plus vite que prévu », livre ce lundi Serge Perramond. Réunis en visioconférence samedi matin, les membres d’Avignon passion ont décidé de soutenir Olivier Galzi (DVD) pour « construire une alternative crédible, rassembleuse et porteuse d’espoir », estime Avignon passion dans un communiqué.

    Le mouvement trouve en l’ex-journaliste TV « de nombreuses convergences de fond et de forme, à travers un ton politique assumé, alliant pragmatisme, autorité, empathie et ambition ». « Avec l’objectif que l’alternance puisse se faire pour ne pas reconduire une équipe sortante au bilan calamiteux, le bon sens l’a emporté », précise Serge Perramond, reprenant le mantra de campagne d’Olivier Galzi. Avignon passion avait le choix aussi de se « retirer sans participer, mais cela aurait mis à bas tout le travail fait », note Serge Perramond. De brefs et vains échanges ont eu lieu aussi avec Stéphan Fiori, autre candidat DVD pourtant membre fondateur d’Avignon passion.

    Mobilité, sécurité, attractivité économique… Avignon passion doit encore échanger dans les prochains jours avec Olivier Galzi pour affiner ou amender des axes programmatiques, alors que le candidat présentera son projet le 29 janvier. « Je prends acte du soutien d’Avignon Passion et remercie ses membres de leur confiance », réagit Olivier Galzi, sollicité par La Marseillaise. « On a un gage de confiance mutuelle », pose Serge Perramond qui, à titre personnel, postule sur la liste. Il devrait aussi représenter le parti LR, dont il est chef de file depuis le renoncement de Julien Aubert. « On verra plus tard, il reste du temps pour en discuter, il faut être deux pour s’accorder », temporise celui qui est aussi président du pôle des entreprises de la zone de Fontcouverte. Surtout qu’Olivier Galzi martèle « qu’Avignon doit tourner une page pour écrire un nouveau chapitre de son histoire, et nous avons la conviction que cela ne sera possible qu’en laissant de côté les étiquettes partisanes ». Mais il a déjà l’assentiment de l’UDI et Horizons. Cela paraîtrait incongru que celui de LR ne suive pas.

  • Le PCF plus si enclin finalement à soutenir la liste insoumise à Avignon

    Le PCF plus si enclin finalement à soutenir la liste insoumise à Avignon

    À deux mois du premier tour des municipales (15-22 mars), les ultimes accords et orientations s’achèvent avant de mener campagne. À gauche, deux blocs semblent se dessiner : l’un, conduit par David Fournier (PS), réunissant de nombreux partis de gauche qu’ils soient dans la majorité sortante de Cécile Helle ou non, et l’autre, mené par Mathilde Louvain (LFI). Cette dernière a également les faveurs du collectif Avignon citoyen, dans lequel sont parties prenantes Génération.s et le PCF.

    Après une réunion vendredi soir, le collectif se réunissait encore, ce lundi soir, pour tenter de finaliser un accord avec LFI, dont une délégation était présente. Une réunion qui se tenait au sein de la fédération du Parti communiste. Pourtant, il se pourrait que le PCF revienne sur son choix initial de se tourner vers la liste insoumise, décidé le 3 janvier. « Depuis, des points de blocage sont apparus », confie Julien De Benito, secrétaire départemental et co-chef de file pour les municipales à Avignon. Les militants sont même conviés à un nouveau vote, mercredi soir. La possibilité cette fois de soutenir David Fournier semble crédible.

    Qu’est-ce qui explique ce revirement ? Deux éléments principalement, liés au contexte national. Le 24 janvier, Mathilde Louvain doit lancer sa campagne par un meeting, en présence des députés LFI, Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, et Aly Diouara. La venue de ce dernier est un casus belli. Le député, qui n’a jamais caché son aversion à l’égard du PCF, est candidat aux municipales à La Courneuve, fief communiste depuis 1959, contre Nadia Chahboune investie par le PCF. « Au-delà des discussions de fond, ce choix pour lancer la campagne nous interroge », souligne Julien De Benito. Difficile en effet de demander aux militants communistes d’aller applaudir un tel soutien.

    Génération.s également dans l’attente

    Réuni samedi, le conseil national du PCF a laissé aussi la situation avignonnaise en suspens. « Il y a eu des remontées qui font état de contradictions entre Avignon et ce qu’il se fait généralement par ailleurs », fait valoir Julien De Benito. Les cas des villes voisines d’Arles et Nîmes, où les têtes de liste d’union de la gauche [respectivement Nicolas Koukas et Vincent Bouget] sont communistes et soutenues par le PS, ont été évoqués. Que ce soit donc Mathilde Louvain ou David Fournier, « avec qui les échanges n’ont jamais été interrompus, dans tous les cas, les deux listes auront à se retrouver au second tour », projette Julien De Benito.

    Du côté de Génération.s, présent dans Avignon collectif et dans la majorité sortante, 85% des militants ont acté un soutien à Mathilde Louvain. Mais, comme pour le PCF, « cette orientation reste suspendue à la décision de nos instances nationales », précise Éric Deshayes, référent G.s 84 et adjoint au maire.