Tag: Avignon

  • LFI prône un projet « plus humain » sur la tranquillité publique à Avignon

    LFI prône un projet « plus humain » sur la tranquillité publique à Avignon

    Ne pas laisser le sujet de la sécurité à la droite et à son extrême. Un enjeu présenté, vendredi soir, par la liste insoumise de Mathilde Louvain, qui tenait une réunion publique sur la tranquillité publique au centre social Saint-Jean. Une thématique forte de campagne sur laquelle « on ne vient pas en réaction mais qui est une attente des habitants », souligne la tête de liste. Pour l’occasion, le député LFI de l’Essonne, Antoine Léaument, engagé dans un tour de France de la sécurité, était présent.

    Le parlementaire, qui avait rencontré les douaniers avignonnais l’après-midi, est venu casser de nombreux clichés « véhiculés par les médias d’extrême droite » et renverser les paradigmes : absence de travail, de logement, racisme sont autant « d’insécurités dont on ne parle pas ». Il pondère aussi les chiffres de la délinquance avec « une stabilité des homicides ». Antoine Léaument tape sur les politiques sécuritaires en place depuis des années : « Mettre du bleu dans les rues se fait au détriment des enquêtes et de la police judiciaire, on ne retrouve le meurtrier que dans 2 cas sur 3 ». Mais ce contexte posé ne fait pas un programme municipal. Mathilde Louvain promet « un travail de fond, coordonné, loin des paillettes, par de la présence humaine avec des médiateurs et des éducateurs, former les policiers sur les violences sexistes et sexuelles ». Pas question de céder à la course à l’échalote de celui qui promet le plus de policiers municipaux ou de caméras. « On souhaite revoir les missions de la police municipale qui doit être en proximité, cela peut passer par une augmentation des effectifs », assume la candidate qui veut s’opposer « au modèle du tout répressif ». « Alors que l’État se désengage, une loi envisage d’octroyer des pouvoirs judiciaires à la police municipale, on prend le problème à l’envers », se désole-t-elle. Loin de tout angélisme, Mathilde Louvain refuse « de fermer les yeux sur le narcotrafic », appelant surtout l’État à mettre des moyens pour faire tomber les réseaux, « ceux qui s’enrichissent vraiment et sont sur des yachts à Dubaï et pas les 8 victimes à Avignon l’an dernier », pointe Farida Mebarek (Génération.s), pour qui les « vraies victimes du narcotrafic sont les habitants ». Adjointe (DVG) aux sports, Zinèbe Haddaoui concède porter « une vision sur du temps long et pas très quantifiable avec le rôle des médiateurs ». « Quand on apporte aussi du beau, comme à la Plaine des sports, ça marche », ajoute-t-elle. Le sport, un remède à la prévention de la délinquance.

    LFI et ses alliés entendent aussi réclamer plus de moyens pour la santé mentale, « une question aveugle » de la tranquillité publique selon Julien De Benito, adjoint au maire et secrétaire départemental du PCF. « Au cours du mandat, j’ai été marqué par le fait que beaucoup de troubles à l’ordre public sont liés à des malades psy ou aux addictions, dont le suivi n’est pas à la hauteur, il faut plus de moyens pour l’hôpital psychiatrique », enjoint-il en piquant Olivier Galzi (DVD). « Avec des arrêtés anti mendicité, ce monsieur ne résoudra rien », conclut-il.

    Hervé de Lépinau candidat RN à Carpentras

    Le député RN Hervé de Lépinau remplace en urgence Christian Richaud Simoni comme tête de liste aux municipales à Carpentras. Ce dernier a été écarté par son parti pour des tweets racistes révélés mardi dernier par Libération. La priorité de Hervé de Lépinau ? « Nettoyer » la ville, selon des propos rapportés par la radio Ici Vaucluse.

  • La CGT de l’hôpital en remet une couche sur le rapport

    La CGT de l’hôpital en remet une couche sur le rapport

    Ce mardi 3 février, une bonne partie de la direction de l’hôpital s’était réunie pour, face à la presse, dresser un plan qui remettrait sur de bons rails le fonctionnement du bloc opératoire. Elle évoquait notamment un possible biais de neutralité d’un rapport produit par un cabinet agréé, qui décrit des conditions de travail difficiles au bloc opératoire. « Face à la tentative de discréditer une expertise indépendante, voulue par le personnel, un petit rappel s’impose », réagit la CGT ce vendredi 6 février dans un communiqué.

    Elle assure qu’évoquer l’appartenance de l’expert qui a réalisé l’enquête à la CGT dans un autre département a été fait « dans l’optique de créer une division entre les organisations syndicales du Centre Hospitalier d’Avignon ».

    Vote unanime

    En préambule, le syndicat rappelle que le cabinet d’expertise est agréé Qualianor, que « l’expert est sociologue bac +5, avec 15 ans d’expérience » ou encore que l’expertise « repose sur 49 entretiens, des observations de terrain et des données institutionnelles ».

    Une formation spécialisée santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT) du centre hospitalier s’est également tenue ce jeudi 5 février. Y a été présenté au personnel « un processus de coconstruction qui doit déboucher sur un plan d’action attendu depuis trop longtemps », précise la CGT. Ce plan avait été détaillé par l’équipe de direction de l’établissement de santé en ce début de semaine. Y figurent de nombreuses actions, dont une nouvelle organisation, « qui est un socle pour sortir de la crise », confiait notamment le docteur Vincent Pestre, président de la commission médicale d’établissement (CME).

  • Un ministre vante les bienfaits du standard des services publics

    Un ministre vante les bienfaits du standard des services publics

    À quelques mètres du hall d’accueil de la CPAM de Vaucluse, derrière deux portes grisâtres, des dizaines d’employés, casques audio sur la tête et micro devant les lèvres, enchaînent les appels de bénéficiaires devant leurs écrans qui affichent des données des heures durant. Cet endroit, c’est la plateforme téléphonique du relais local de l’Assurance maladie, et elle est portée « en exemple » par le ministre de la Fonction publique, David Amiel (Ren.).

    La structure a effectivement mis en place un « plan téléphone » ces deux dernières années. Ce moyen de rentrer en contact avec les services de la CPAM a été de plus en plus utilisé ces dernières années, avec un pic lors de la crise du Covid. Alors qu’en 2019 en France, l’organisation recevait 19 millions d’appels, ce chiffre a doublé en trois ans, avec 38 millions d’appels en 2022. C’est même, d’après la direction de la CPAM, le premier mode de communication utilisé en Vaucluse, avec pas moins de 370 000 appels traités en 2025, contre 235 000 mails et 25 000 accueils physiques par les 128 agents du service.

    Mais cette augmentation a engrangé en premier lieu une baisse des décrochages du téléphone. Il y avait alors un taux de traitement d’environ 60% des appels. Et vu que « quand la plateforme téléphonique s’enrhume, c’est toute la CPAM qui est malade », comme l’a affirmé Sophie de Nicolaï, directrice de la structure, un plan a été lancé pour « lancer la remontada » des réponses, poursuit l’administratrice. Avec la mise en place d’une harmonisation des horaires, du lancement de « plateformes de délestage » qui permettent de remplacer efficacement les absences, et des plans personnalisés, ce pourcentage de réponse est remonté en Vaucluse à 86%.

    Un modèle

    Le ministre a donc, après une séquence d’immersion auprès d’une standardiste qui lui a montré les rouages et les difficultés du métier, loué cette amélioration qu’il érige en « modèle pour l’ensemble des services publics ». « Moi, je ne crois pas au tout-digital, je pense au contraire qu’il est extrêmement important de pouvoir renforcer à la fois la présence humaine, et c’est ce qu’on déploie dans le cadre notamment des maisons France Service. L’ennemi, c’est la musique d’attente ou le répondeur automatique. Quand vous avez une situation difficile, comme c’est le cas pour de nombreuses personnes dans ce département, vous avez besoin d’avoir un visage, une voix », appuie-t-il.

    Il a aussi affirmé qu’un travail était engagé dans la lutte contre les incivilités que subissent les agents des services publics. Celui-ci consisterait à « muscler la réponse » à ces agressions. « Ce serait une vraie reconnaissance, car cela arrive trop souvent », glisse une employée au haut fonctionnaire.

  • À Avignon, Gontard avec Fournier, l’ultime inconnue

    À Avignon, Gontard avec Fournier, l’ultime inconnue

    Ce lundi 9 février donne le coup d’envoi des déclarations de candidatures aux municipales. Les postulants ont jusqu’au 26 février, 18 heures, pour s’enregistrer. Un délai que pourraient exploiter jusqu’au bout Paul-Roger Gontard (La Convention) et David Fournier (PS). La candidature en son nom du premier reste l’ultime inconnue du casting à Avignon. Les deux actuels adjoints de la majorité de Cécile Helle, qui soutient David Fournier, n’ont eu de cesse de discuter depuis des mois.

    Depuis début janvier et le renoncement de Joël Peyre (PRG) puis le ralliement de Benoît Belvalette (Place publique) à David Fournier – qui a fortement exhorté Paul-Roger Gontard à en faire autant -, les deux élus ont intensifié leurs discussions. « Je ne peux pas en dire plus pour le moment, un point sera fait très prochainement », nous a répondu, ce vendredi, Paul-Roger Gontard. Même tonalité chez David Fournier : « Je ne souhaite pas encore m’exprimer sur le sujet, patience… »

    Si la raison pousse à s’entendre afin de peser le plus à gauche, face notamment à la concurrence de la liste LFI de Mathilde Louvain, soutenue par le PCF, Génération.s et Avignon collectif, ce n’est pas à n’importe quel prix. « Personne ne peut gagner seul », martelait encore Paul-Roger Gontard en début de semaine dans un communiqué, ajoutant que « si des convergences de vues existent, des espaces de compromis sur les priorités du programme et sur la façon d’agir au mieux sont encore à trouver », afin d’envisager « une coalition pour le bien d’Avignon et du Grand Avignon ».

    LFI, Grand Avignon

    dans la balance

    « Il y a encore un espace pour trouver une coopération dans un contrat de gouvernance, mais cette clarification doit arriver aujourd’hui », disait-il, il y a déjà deux semaines. En creux, la clarification repose sur une alliance avec LFI au second tour, récusée par Paul-Roger Gontard, et même Place publique qui parle de « ligne rouge ». David Fournier temporise sur le sujet renvoyant à « une décision collégiale », à l’issue du premier tour.

    Autre sujet central, l’agglomération. Adepte des circonvolutions, Paul-Roger Gontard n’a jamais clamé frontalement son envie d’accéder à la présidence du Grand Avignon, même si tout laisse à penser qu’il y songe, parlant d’Avignon en grand et projet de territoire. « Avignon doit reprendre le capitanat », assume-t-il. Un deal que ne peut lui promettre en l’état David Fournier, devant aussi jauger le bénéfice/risque de voir un concurrent interne prendre la lumière et les puissants leviers du Grand Avignon.

  • Devant ses soutiens, David Fournier se rassure à Avignon

    Devant ses soutiens, David Fournier se rassure à Avignon

    La salle du Rex à Montfavet, certes pas immense, était pleine à craquer de soutiens et de curieux ce mercredi 4 février pour écouter le candidat socialiste aux municipales, David Fournier, détailler à nouveau son programme, mais aussi répondre aux questions.

    Après avoir présenté des soutiens à ses côtés, tels que la candidate de l’union de la gauche à Morières, Annick Dubois, qui rappelle qu’il est « impératif de gagner le Grand Avignon avec les communes limitrophes pour avoir des compétences », il s’est engagé dans un exercice dont il maîtrise désormais les rouages à force de répétition. À savoir la présentation des grandes lignes de son programme. Thématique par thématique, il rappelle ses priorités et lâche quelques nouveautés. Il annonce ainsi que, s’il est élu, il baisserait ses indemnités de maire « pour montrer l’exemple », tout en augmentant celles de ses adjoints, « car la représentation n’est pas une affaire de classe sociale. Les retraités comme les jeunes actifs doivent pouvoir se dégager du travail pour être efficaces », justifie-t-il.

    Il s’est plus tard dit ouvert à la discussion sur des sujets plus épineux. Comme lorsqu’il est interrogé par un habitant de la Rocade sur le plan Faubourg qu’il « ne comprend pas ». Le candidat avait confié en amont que la ville d’Avignon est une « insulaire », car coincée entre le Rhône et la Durance, et ne peut s’étaler. Après avoir répondu que le plan Faubourg « ne cause que 6% des bouchons », David Fournier confie qu’il pourrait « en discuter avec les populations. On ne s’interdit pas de déplacer un sens interdit de 20 mètres ou de modifier des feux rouges en clignotants aux heures de pointe ».

    Les grincheux

    Une réunion publique où l’actuel adjoint de Cécile Helle a commencé en défendant le bilan « que certains grincheux critiquent » de la majorité actuelle et des deux mandats de la maire sortante. Après avoir rappelé avoir hérité « d’infrastructures délabrées » et « d’emprunts toxiques de l’ancienne municipalité ». « Nous sommes fiers d’avoir prouvé qu’une gestion de gauche solidaire peut changer une ville », insiste-t-il. Et de s’agacer, après qu’une question ait évoqué la formule « remettre du bon sens » de son adversaire, Olivier Galzi. « Avignon mérite mieux que les aventuriers de la politique qui viennent de s’inscrire à Avignon peut-être pour s’échapper d’un chômage précaire », cingle-t-il sous les applaudissements et quelques sourires.

  • Plongée dans le chantier de rénovation de la piscine Reyne à Avignon

    Plongée dans le chantier de rénovation de la piscine Reyne à Avignon

    Ce n’est pas tout à fait les ultimes longueurs mais disons que la Ville a achevé 90% d’une course de longue haleine démarrée en septembre 2021 par le lancement du plan Avignon ambition piscines, d’un montant de près de 20 millions d’euros. Une opération visant à rénover puis entretenir les quatre piscines dites de proximité de la Ville. Et ce en dehors du stade nautique, vaisseau amiral des activités aquatiques rouvert en 2019 après 10 ans d’abandon.

    Ainsi, après Jean-Clément à Montfavet à l’été 2023, Chevalier-de-Folard à Nord Rocade au printemps dernier et un lifting à Stuart-Mill à Saint-Jean, la municipalité s’attelle à rénover Peirre-Reyne dans l’intra-muros. Mitoyen de la cité scolaire Mistral, l’équipement a été fermé en avril dernier. Il doit être livré cet été pour une réouverture au public et aux scolaires à la rentrée de septembre. Une visite de chantier y était organisée, ce jeudi. Entre les palettes remplies de matériaux isolants ou les bruits de perceuse, difficile encore d’imaginer qu’une petite extension verra le jour à l’entrée de la piscine, qui se fera désormais en rez-de-chaussée et non plus par un escalier extérieur.

    Un héritage piscine désormais à faire tourner

    « Pour ceux qui connaissent, ce sera la transformation la plus visible », observe la maire Cécile Helle (PS), aux côtés de son adjointe aux sports, Zinèbe Haddaoui. Au rez-de-chaussée, des vestiaires seront aménagés ainsi qu’une nouvelle salle de sport. « Le bassin est en train d’être reconsolidé », expose Nicolas Chicouras, directeur de l’agence Girard, qui supervise le chantier. Renforcement du plafond extérieur avec isolation de la charpente, quelques reprises structurelles des murs, des brise-soleil sur les vitres mais aussi et surtout de lourds travaux sur les installations (chaudière, filtration, pompe à chaleur, ventilation) sont au menu. La rénovation permettra de diviser par quatre les volumes d’eaux consommés et de diminuer de 35% les besoins en chaleur.

    « À la différence des autres piscines, il a fallu dialoguer et négocier avec l’architecte des bâtiments de France car nous sommes en zone classée, d’où les couleurs neutres, blanc cassé et beige, qui rappellent la pierre présente », fait valoir Cécile Helle. Ouverte en 1968, elle avait été partiellement rénovée en 2002, ce qui n’empêche pas la facture de grimper à 2,5 millions d’euros, dont plus de la moitié financée par des subventions du Grand Avignon, du Département et de la Région. Une fois livrée, « nous aurons quatre piscines performantes de proximité et un stade nautique, loin de la situation que nous avons trouvée en 2014 avec des équipements en bout de vie et un stade nautique fermé », dresse, en guise de bilan, Cécile Helle. Et d’adresser un message à « l’équipe qui arrivera, qui j’espère sera dans la même gestion que nous, même si cela nécessitera un haut fonctionnement soutenable ».

  • Les facteurs en grève à Avignon contre une réorganisation qui « dégrade le service »

    Les facteurs en grève à Avignon contre une réorganisation qui « dégrade le service »

    C’est le troisième mouvement de grève depuis juillet dernier contre la réorganisation du service de distribution de lettres et colis, mise en place en mai dernier, qu’a organisé le syndicat Sud PTT ce mercredi 4 février devant le centre de tri de Courtine, à Avignon.

    Et ils étaient une trentaine de facteurs, sur 49 au total, à s’être mobilisés devant le portail de l’établissement de La Poste dans la matinée. « Voilà bientôt huit mois qu’une réorganisation inique a été mise en place au service de la distribution des lettres et colis d’Avignon. Résultat : une qualité de service fortement dégradée, des restes accumulés quotidiennement, des conditions de travail fortement détériorées », précise le syndicat. Des négociations se sont tenues ce vendredi 31 janvier avec la direction, sans succès.

    Demandes persistantes

    Les demandes du syndicat restent globalement les mêmes depuis les premières mobilisations en juillet. À savoir « la réinjection de moyens supplémentaires (8 facteurs colis/courrier), l’arrêt du management toxique, une réfection complète du bâtiment permettant aux agents d’exercer leurs activités sereinement », précisent-ils. Les grévistes réclament aussi « le retour des facteurs sur le site de Kennedy permettant ainsi une proximité avec les usagers ». Ce centre se situait à proximité de l’agence de la rue de la République, en intra-muros de la cité des Papes. « En début de conflit, après la grève, on a l’impression que ce déménagement était une punition », glisse Noémie Leblanc, secrétaire adjointe de Sud PTT 84. Elle conclut en soulignant que « le maintien de ce service public à Avignon et en périphérie repose uniquement sur l’implication et le professionnalisme des facteurs » et que « les usagers sont impactés de plein fouet ».

    Contacté par La Marseillaise, le groupe La Poste assure qu’une nouvelle direction a été mise en place « depuis le début du mois » et affirme avoir engagé plusieurs actions, comme l’intégration de neuf personnes en CDI qui « terminent actuellement leur formation », une étude sur le réaménagement des surfaces en concertation avec les postiers et l’initiation de groupes d’échanges « dans chaque équipe pour travailler au plus près du terrain, à la recherche de solutions et à l’amélioration des conditions de travail ».

  • Le rapport sur le bloc opératoire contesté par la direction à Avignon

    Le rapport sur le bloc opératoire contesté par la direction à Avignon

    Dans les locaux de l’administration du centre hospitalier d’Avignon, une douzaine de membres de la direction et du corps médical de l’établissement se sont présentés à la presse au lendemain de la communication d’un rapport d’un cabinet d’expertise agréé qui mettait en avant des « indicateurs alarmants » sur les conditions de travail. « Il a eu un effet de résurgence plutôt négatif car le travail mis en place a été un peu pris à défaut », regrette le docteur Jean-Pierre Meunier, chirurgien et chef de pôle de chirurgie et du bloc opératoire.

    Certains chiffres présentés dans ce même document comme des éléments inquiétants sont notamment contestés, tels que le taux d’absentéisme de 15,10%, qui serait en réalité de 10,81%, « soit, selon le barème du cabinet, un taux normal », assure Pierre Pinzelli, directeur de l’hôpital. Mais aussi le taux de turnover de 43% chez les infirmiers en soins généraux (IDE), de 25% chez les aides-soignants ou de 11% chez les infirmiers anesthésistes, qui serait en réalité respectivement de 10%, de 13% et de 7,5%. Tout en concédant un taux de 50% chez les encadrants d’unité de soins, « qui peut paraître élevé », mais qui serait « sur trois personnes dont l’une part à la retraite », et qu’il y a « une réelle difficulté à recruter des cadres de proximité dans les hôpitaux », précise le centre hospitalier dans sa présentation.

    Une divergence sur les données que l’hôpital explique en remettant en doute la neutralité du rapport d’expertise, en évoquant notamment l’appartenance de l’expert à la CGT. « Un article du règlement sur la déontologie rappelle que l’indépendance du cabinet doit être totale vis-à-vis de l’employeur mais aussi vis-à-vis des représentants du personnel. On ne peut pas passer au-dessus du sujet de la neutralité. La conduite de l’audit est menée par un monsieur impliqué dans diverses mobilisations sociales. Ce n’est pas une critique de la personne car on a bien travaillé ensemble. Mais sur le point idéologique, permettez-moi de faire part d’une petite interrogation », tout en confiant qu’il « ne balaie pas d’un revers de main » tout ce qui y figure.

    Travail en cours

    En amont, une longue présentation du fonctionnement du bloc opératoire, avec les nombreux changements récents, a été donnée par l’équipe de direction, notamment la mise en place depuis plus d’un an d’un « pilotage médico-soignant » du service. « On sort d’un état de crise, donc c’est sûr que tout n’est pas blanc. Mais il faut avancer dans un climat serein et cette situation ternit l’image du bloc. On souhaite ici insister sur la qualité du bloc opératoire car ce qui est décrit blesse ceux qui y travaillent », avance le docteur Vincent Pestre, président de la commission médicale d’établissement (CME).

    Un plan d’action pour « travailler avec l’ensemble des partenaires sociaux » va être présenté lors de la prochaine formation spécialisée santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT), programmée en février. Il comporte sept propositions de la gouvernance du service, dont certaines convergent avec celles du rapport, telles que la poursuite des recrutements, l’engagement « rapide » de l’analyse du travail, ou la mise en œuvre « rapide » d’un suivi des risques psychosociaux par des professionnels rompus à l’exercice et indépendants. « On ne dit pas que tout va bien. On est sur le chemin pour essayer de régler les problèmes. On pense que l’organisation mise en place est un socle pour sortir de la crise. Plusieurs indicateurs nous le font penser. Nous ne sommes pas dans un état de chaos comme il est décrit par la CGT. Nous sommes toujours face à des difficultés et nous essayons de nous en défaire », ajoute le docteur Vincent Pestre.

  • À Avignon, la Ville cherche des assesseurs dans les bureaux de vote

    À Avignon, la Ville cherche des assesseurs dans les bureaux de vote

    Elle ne s’adresse pas là aux candidats mais aux électeurs. La municipalité recherche des assesseurs pour aider à tenir ses 73 bureaux de votes. « Vos missions ? S’assurer du bon déroulement et de la régularité des opérations de vote : vérifier l’identité des électeurs ; leur faire signer la liste d’émargement ; tamponner la carte électorale ; assister au dépouillement ». Les assesseurs siègent aux côtés des présidents des bureaux de vote, ils surveillent l’urne et la liste d’émargement qui recense les électeurs admis à voter dans le bureau de vote. Ils doivent être obligatoirement présents à l’ouverture et à la fermeture du bureau de vote. Seule condition pour candidater, être électeur de la commune. Les inscriptions se font jusqu’au jeudi 12 mars. Contact : 04.90.80.81.54 – elections@mairie-avignon.com

  • La Chambre de commerce de Vaucluse mise sous tutelle par la Préfecture

    La Chambre de commerce de Vaucluse mise sous tutelle par la Préfecture

    Finalement, c’était loin d’être « un non événement ». Un terme employé, fin août, par Gilbert Marcelli, président de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), lorsque la préfecture de Région avait placé sous tutelle provisoire l’institution consulaire. À l’époque, 4 des 7 membres du bureau avaient démissionné mais le président avait sauvé sa peau en étant réélu confortablement un mois plus tard. Le répit a été de très courte durée.

    Vendredi dernier, le préfet de Région a pris un nouvel arrêté, bien plus lourd de conséquences que celui d’il y a plus de cinq mois : la dissolution de l’assemblée générale et du bureau de la CCI 84 et la nomination d’une commission provisoire, consécutifs aux « dysfonctionnements dans la gouvernance ». En cause encore, « la démission de 22 de ses membres [sur 33] entre le 10 décembre et le 7 janvier », peut-on lire dans l’arrêté. « Dans l’attente de l’installation de la nouvelle assemblée générale et d’un nouveau bureau, résultant d’élections qui seront prévues sous six mois, il est créé une commission provisoire chargée d’expédier les affaires courantes », précise le texte.

    Celle-ci est composée de quatre membres : Stéphane Paglia, président de la CCI du Pays d’Arles et membre de la CCI Paca qui est désigné président et ordonnateur. Mais aussi de Daniel Margot, président de la CCI Paca. Et enfin de deux frais ex-membres de la CCI 84, Richard Hémin et Cédric Ribeiro, celui-ci officiant comme trésorier. « Il faut que ce mauvais chapitre du livre de la CCI de Vaucluse se referme car il n’y a que des perdants », se désolait Daniel Margot, dans La Provence il y a dix jours. Un chapitre qui se répète pourtant puisqu’une tutelle s’est déjà éternisée 30 mois entre 2018 et 2020 pour des problèmes de gouvernance. Mais à l’époque, les élus venaient de listes opposées. Or, aujourd’hui tous les démissionnaires sont issus du même projet né de l’élection de 2021.

    Friture sur la ligne entre président et directeur

    Comme au cœur de l’été, les griefs à l’encontre du président Gilbert Marcelli restent d’actualité. Notamment deux dossiers de fond sur lesquels la CCI s’est impliquée et mouillée financièrement : le rachat du centre de formation Nextech à la barre du tribunal en novembre 2024 pour 3,9 millions d’euros et l’ouverture du restaurant Le Quai des saveurs sur le parvis de la gare centre d’Avignon. Ouvert il y a un peu plus d’un an, le restaurant accuse un lourd déficit (-600 000 euros la première année). Des orientations qui ont pourtant toutes été validées majoritairement par la CCI.

    Mais au-delà de ces sujets, c’est la gouvernance Marcelli qui est en cause, où son management est perçu comme autoritaire et brutal. Nos confrères de La Provence et de l’Echo du Mardi ont documenté une fronde interne contre le président, aujourd’hui en conflit avec son directeur Tomas Redondo alors que les deux étaient jusqu’ici très proches. Selon L’Écho du Mardi, une procédure de licenciement est en cours contre le directeur général pour motif disciplinaire. « La mise sous tutelle, c’est contre productif et déstabilisant pour le département », constatait Gilbert Marcelli dans La Provence. À l’heure où entre autres la CCI risque de perdre la gestion de l’aéroport d’Avignon -la délégation de service public confiée par la Région arrive à terme fin 2026-, cette crise est un mauvais signal pour les acteurs économiques locaux. Sans oublier la centaine de salariés plongés dans le flou.