Tag: Avignon

  • Le centre dentaire Santéa autorisé à rouvrir

    Le centre dentaire Santéa autorisé à rouvrir

    La suspension totale de l’activité du centre de santé dentaire Santéa à Avignon a été levée par l’Agence régionale de santé (ARS) de Paca ce jeudi 22 janvier, après plus de trois mois d’arrêt.

    Dans l’arrêté portant sur cette réouverture, l’ARS estime qu’après une visite de contrôle effectuée le mardi 23 décembre dernier dans l’établissement par deux inspecteurs de santé publique et de l’action sanitaire et sociale, et des documents complémentaires fournis le 31 décembre, « les divers manquements portant atteinte à la qualité et à la sécurité des patients ont totalement cessé ». La suspension avait été maintenue une première fois le 17 novembre dernier par le directeur général de l’ARS Paca.

    Une décision qui peut faire l’objet d’un recours contentieux devant le tribunal administratif dans un délai de deux mois à compter de sa notification.

    Graves manquements

    La fermeture du site faisait suite à une inspection menée le 23 septembre dernier par des agents de l’ARS. Dans l’arrêté publié alors par l’organisme de santé, on faisait état d’une « absence de respect des règles de bonnes pratiques de stérilisation des dispositifs médicaux critiques et semi-critiques », ainsi que d’une « absence de respect des règles d’hygiène élémentaires lors des soins dentaires ». Dans le détail, étaient évoqués des porte-instruments rotatifs « susceptibles d’engendrer des contaminations croisées entre deux patients », l’absence « de preuve de maintenance interne et externe des équipements de la salle de stérilisation » et une « salle de stérilisation inadaptée à l’activité de préparation des dispositifs stériles du fait de sa configuration et de ses équipements ». Ce qui expose la patientèle à « un risque de contamination bactérienne et virale (VHC, VHB, VIH) ».

  • Terre de liens creuse son sillon de propositions

    Terre de liens creuse son sillon de propositions

    Très loin de l’agitation et des problématiques actuelles des agriculteurs, l’association Terre de liens mise sur le local. Quoi de plus logique donc de se pencher sur les municipales, élection locale par excellence. Ce jeudi matin, à la ferme de la Durette à l’entrée sud d’Avignon, une vingtaine de candidats et ou leurs représentants à Avignon, Apt, Orange, Morières, Cadenet, dont les membres du système de sécurité alimentaire ou même Tavel (Gard) a répondu présent à l’invitation de Terres de lien, qui aide à l’acquisition de terres agricoles en soutenant les installations paysannes. « Parler des municipales est une grande première, campe Serge Bastet, co-trésorier de Terre de liens Paca. On est convaincus que le travail commence en local, or, dans la région, on ne consomme que 12% de ce que l’on produit. »

    Pendant plus de deux heures, les échanges ont alterné entre boîte à outils, exemples concrets et partage d’informations. Les candidats ou certains déjà élus, avaient des questions techniques ou pratiques. « Peut-on toucher des aides à l’installation pour les agriculteurs si la commune porte un projet ? », demande par exemple Céline Celce, candidate d’union de la gauche à Apt. « Oui, il faut faire un bail à ferme », lui répond un bénévole de Terre de liens.

    Élue à Tavel, Flavie Cayol vient, elle, chercher des conseils pour porter le projet d’une ferme municipale capable d’alimenter la restauration scolaire. Jean-Pierre Cervantès (Les Écologistes), soutien de David Fournier (PS), ou Julien De Benito (PCF), adjoint au maire en charge de l’alimentation durable, appui de Mathilde Louvain (PCF), ont soulevé l’enjeu d’une régie municipale agricole. Même si le modèle de ferme pilote agro écologique de la Durette est difficilement duplicable à l’infini, il démontre que quand les collectivités s’emmêlent « on s’en sort bien, avec un chiffre d’affaires cette année de 160 000 euros, qui permet de vivre de notre activité », souligne Julien Ronzon, un des quatre agriculteurs installés.

    Parmi les cinq mesures de Terre de liens, figurent la lutte contre la précarité alimentaire ou la protection de la ressource en eau. « Depuis peu, les communes ont le droit de préemption autour des zones de captage d’eau pour installer des agriculteurs », insiste Mylène Maurel, administratrice à Terre de liens. Notons que si l’association n’avait pas convié le RN, la quasi-totalité des candidats ayant répondu présents représentaient la gauche.

  • À Avignon, Cécile Helle officialise son soutien à David Fournier

    À Avignon, Cécile Helle officialise son soutien à David Fournier

    Depuis un peu plus de deux semaines, la chose était entendue. Il ne manquait plus que le jour et la forme de l’officialisation : à Avignon, la maire sortante Cécile Helle (PS), qui a renoncé à briguer un 3e mandat, a officialisé son soutien à David Fournier (PS), pour tenter de lui succéder. « Celui qui incarne aujourd’hui le rassemblement et surtout la continuité de l’action qui a été conduite, c’est David Fournier », annonce la première magistrate dans La Provence. Un appui en forme presque de service minimum, qui s’est décanté en ce début d’année. « Ce mois-ci, il y a eu une clarification dans mon camp », expose Cécile Helle. À savoir le renoncement de Joël Peyre (PRG), élu aux finances.

    Ce revirement dans la campagne à gauche laisse le champ libre à David Fournier dans la majorité. Déjà, au lendemain de l’annonce de Joël Peyre, Cécile Helle avait – sans encore le nommer – désigné David Fournier. « Je suis membre du PS, il n’y aura pas de surprise dans la manière de me positionner », nous confiait-elle à l’issue de sa première cérémonie de vœux.

    « Intérêt général et loyauté »

    « C’est un soutien important, dont je suis très fier et me donne encore plus de responsabilités à aller dans le sens du rassemblement », réagit David Fournier, auprès de La Marseillaise. L’actuel adjoint à l’administration générale n’a aucun souci à assumer le bilan : « Je suis comptable des actions de la majorité, fier qu’on ait rétabli les finances de la Ville, instauré la gratuité de la garderie, des activités périscolaires ou des rénovations d’école. »

    Lors d’un conseil municipal, en décembre 2023, il avait salué le travail de Cécile Helle, « bienfaitrice d’Avignon ». Si, aujourd’hui, ce soutien sonne comme une évidence, cela ne l’était pas au départ. Dans La Provence, Cécile Helle admet qu’elle aurait pu appuyer « un autre candidat s’il avait incarné le rassemblement à gauche ». Notamment Joël Peyre, « qui avait assurément les qualités pour incarner ce rassemblement », reconnaissait-elle début janvier.

    Si David Fournier aime à confier qu’il connaît Cécile Helle depuis les années lycées, « quand en 1986, elle à Aubanel et moi à Mistral, on manifestait contre la loi Devaquet », les deux socialistes ont aussi été en concurrence. Michèle Fournier-Armand, mère de David, alors députée, s’était positionnée pour briguer la Ville aux municipales 2014 avant de soutenir Cécile Helle. « Loyauté et intérêt général nous ont toujours guidés », conclut David Fournier.

  • Le premier marathon d’Avignon affiche déjà complet

    Le premier marathon d’Avignon affiche déjà complet

    Organiser un marathon est tout aussi fastidieux que de se préparer à en courir un. Une véritable course de fond, surtout quand c’est une première. S’il y a eu, il y a presque dix ans, quatre éditions du marathon des Côtes-du-Rhône, couru côté gardois, le tout premier marathon (42,195km) et semi (21km) d’Avignon déboule le 27 septembre prochain. « Avec Christophe De Cecco, cela fait deux ans qu’on prépare ce projet car il manque cette distance reine en Vaucluse », expose Bertrand Delhomme, co-organisateur. Les deux Vauclusiens, eux-mêmes coureurs et expérimentés dans la mise sur pied de tels événements (semi-marathon du Ventoux, 10 km d’Althen) ont créée une association dédiée, Provence sport organisation et compte sur 350 bénévoles.

    Seconde édition dès 2027

    « Il y a une dynamique exceptionnelle en France sur le marathon, avec 80 courses dont 10 nouvelles cette année », relève Bertrand Delhomme. Peu se déroulent dans les proches environs (Montpellier, Salon en biennale), quand celui de Marseille n’a pas survécu au Covid. Preuve de l’attente, les inscriptions, ouvertes fin octobre, ont été prises d’assaut : deux heures pour les 1 000 dossards du semi et deux semaines pour les 2 500 du marathon. Les listes d’attente sont embouteillées avec 2 000 coureurs sous le coude pour le semi et 500 pour le marathon. « C’est une première, on est sur une jauge prudente, à taille humaine, mais ça crédibilise déjà le projet », note Bertrand Delhomme.

    Parmi les inscrits, on dénombre 1 000 Vauclusiens. Quelque 80 départements sont représentés et 20 nationalités, Allemands, Belges ou Anglais en tête. « S’il est trop tôt pour estimer les retombées économiques, environ 4 000 personnes sont attendues à Avignon au moins sur le week-end. Nous avons la volonté de créer une dynamique positive sur le territoire et de donner envie aux gens d’y revenir », développe le co-organisateur. La Ville d’Avignon est un partenaire logistique indispensable et Bertrand Delhomme croit en la continuité du projet, peu importe qui prendra les rênes de la mairie dans deux mois : « On ne voulait pas attendre 2027, on porte un événement fédérateur qui a un impact positif. »

    Les parcours « sont propices au tourisme et à la performance », plaide Bertrand Delhomme. À savoir un très faible dénivelé (70 m pour le marathon) sans que le tracé ne s’apparente qu’à de grandes lignes droites en aller-retour. « On aurait aimé aller sur l’île de l’Oiselet jusqu’à la passerelle mais cela n’a pas été possible », regrette le co-organisateur, qui devrait dévoiler le parcours du marathon d’ici à un mois. Il devrait emprunter une grande partie de celui du semi, dévoilé déjà en décembre avec un départ depuis la gare centre, une entrée dans l’intra muros porte Saint-Lazare, passage devant le palais des Papes, le pont d’Avignon puis direction l’île de la Barthelasse. Les arrivées se jugeront sur l’allée Marie-Josée-Roig devant les lettres AVIGNON. En cas de succès de cette première édition, les organisateurs ont déjà en tête une seconde cuvée, plus tôt dans l’année, fin février, afin d’ouvrir la saison des marathons.

    Des fonds pour l’hôpital

    Le marathon et son sponsor NGE se sont rapprochés du centre hospitalier d’Avignon. Sur chaque dossard, 1 euro sera reversé au fonds de dotation Av’ence, pour financer « des projets améliorant l’accueil, le confort et le bien-être ». Une soixantaine de dossards solidaires seront aussi mis en vente pour les entreprises : 120 euros par dossard reversés au fonds.

  • Le Hérisson, centre de défense juridique solidaire, s’installe en fête à Avignon

    Le Hérisson, centre de défense juridique solidaire, s’installe en fête à Avignon

    Le Hérisson a trouvé son nid et organise sa crémaillère. On ne parle pas ici du petit animal aux innombrables épines, mais de l’inauguration, ce samedi 24 janvier, du lieu d’autodéfense juridique populaire lancé par plusieurs associations de la Coordination étrangers Vaucluse en octobre dernier.

    Ainsi, à partir de 17h30, concerts à gogo, restauration et buvette sont mises en place dans la cour de sa maison aux murs blancs pour célébrer cette installation. Car celle-ci marque une étape majeure pour les structures solidaires locales, avec une meilleure coordination des actions en justice.

    Ces trois derniers mois, après la promesse d’achat signée, se sont enchaînés des chantiers participatifs pour rénover le lieu et la récupération de matériels en tout genre pour être prêt à accueillir du monde en son antre. Une première assemblée générale s’est d’ailleurs déjà tenue ce vendredi 9 janvier. « Plus que jamais, nous avons l’impression que nos vies nous échappent, que les décisions majeures sont prises pour nous, sans nous. D’où parfois cette émotion collective, cet affect commun que la situation est très grave, très compliquée », précise le collectif dans un communiqué. Une campagne de financement en ligne est également lancée pour permettre à l’association d’acheter des parts de la SCI et du bâtiment. Avec, à terme, l’objectif d’une « autonomie financière » avec les adhésions des membres, l’organisation d’événements ou encore des fonds privés de l’économie solidaire.

  • Le dialogue de sourds se poursuit au centre hospitalier d’Avignon

    Le dialogue de sourds se poursuit au centre hospitalier d’Avignon

    La cérémonie des vœux du Centre hospitalier d’Avignon, qui était prévue ce mercredi 21 janvier en début d’après-midi, a été annulée. Dans un communiqué de presse, le centre hospitalier explique que l’événement « doit se tenir dans un climat apaisé », que « ces conditions ne semblent pas réunies » et refuse « que ce moment de concorde soit l’occasion pour certains de rentrer dans de vaines polémiques ».

    La CGT avait annoncé, en effet, qu’avec des soignants, elle allait profiter de l’événement pour interpeller la maire d’Avignon et présidente du conseil de surveillance, Cécile Helle (PS), en se basant sur les conclusions d’un rapport d’expertise d’un cabinet agréé. Le syndicat expliquait notamment ce mardi 20 janvier, lors d’une conférence de presse, que règne au centre hospitalier Henri-Duffaut « un environnement propice à la souffrance, aux risques sanitaires et à la dégradation des soins », notamment au bloc opératoire. Il décrivait également un directeur qui « persiste dans une logique exclusivement gestionnaire » sans « jamais évaluer la charge de travail réelle ». Pierre Pinzelli, le directeur, confiait à La Marseillaise avoir « l’objectif de ne pas créer de zones d’affrontements, de conflits ou de frottements, mais de travailler ensemble » et qu’il fallait « arrêter la personnalisation des choses car il y a une gestion déconcentrée des services ».  Les syndicats se sont bien mobilisés comme ils l’avaient prévu. Une vingtaine d’agents se sont ainsi présentés devant le directeur de l’établissement. Et la tension était palpable. Dans les bureaux de l’administration pour le confronter sur ces points, les salariés, avec les représentants des syndicats CGT, FO et CFDT en tête, ont été reçus par le dirigeant avec un « je suis en visioconférence donc je ne suis pas disponible », suivi d’un « vous ne disposez pas de mon agenda ». Avant de tourner les talons vers son bureau.

    « Attitude cavalière »

    Une réunion « en petit comité » de 2 à 3 représentants par organisation syndicale a été proposée par l’équipe de direction. Mais les syndicats ne s’y sont pas rendus. « Il ne dispose pas de notre agenda non plus. C’est facile de convier des gens et d’annuler au dernier moment. Des salariés ont attendu pour rien et doivent récupérer leurs gosses à l’école, donc on ne sera pas là à sa réunion », précise Patrick Bourdillon, secrétaire CGT du centre hospitalier, qui dénonce également « l’attitude cavalière » de son directeur. « On est sur les mêmes revendications. On ne veut pas revivre l’année précédente, qui était très difficile. Il ne prend simplement pas en considération le personnel », appuie Farid Benmohamed, représentant FO. « Le sujet est général et profond. À trois syndicats, on sera plus fort », confirme Ludivine Russo, responsable adjointe de la section CFDT de l’établissement.

  • Le mal-être des personnelsde bloc de l’hôpital d’Avignon mis à l’index

    Le mal-être des personnelsde bloc de l’hôpital d’Avignon mis à l’index

    L’exercice du droit de retrait des soignants des blocs opératoires de l’hôpital d’Avignon en novembre 2024 n’aurait, en fin de compte, pas vraiment changé la donne. Ce mardi 20 janvier, la CGT de l’établissement de santé, en se basant sur les conclusions d’un rapport d’expertise d’un cabinet agréé, assure qu’il y règne « un environnement propice à la souffrance, aux risques sanitaires et à la dégradation des soins ». Les soignants vont interpeller la maire d’Avignon et présidente du conseil de surveillance, Cécile Helle (PS), ce mercredi sur le sujet lors de la cérémonie des vœux.

    Cette enquête avait été commandée par la direction du centre hospitalier Henri-Duffaut suite à l’exercice du droit de retrait, pendant 20 jours, de plusieurs dizaines de soignants du service afin que leur souffrance au travail soit reconnue. Un mouvement lancé suite à l’annonce de la réorganisation des plages horaires d’ouverture, qui étaient alors passées de 8 à 10 heures par jour. Des conclusions communiquées en décembre 2025 à la direction ainsi qu’aux syndicats du site. Celui-ci a été construit à l’aide de témoignages de 49 personnes travaillant aux blocs.

    « Logique de gestionnaire »

    Un document qui n’a pas été communiqué à la presse mais dont certains points ont été évoqués par la CGT, qui regrette une absence de communication avec la direction. Alors que le syndicat évoque un directeur, sans le citer, qui « persiste dans une logique exclusivement gestionnaire » sans « jamais évaluer la charge de travail réelle », le pilotage de l’établissement serait décrit dans le rapport comme « hors-sol », assure le syndicat. « On nous avait fait des promesses qui n’ont pas été tenues. On en arrive à des situations comme des burn-out et une souffrance profonde », dénonce Patrick Bourdillon, secrétaire CGT du centre hospitalier. Houria Boudia, infirmière anesthésiste au bloc et experte au F3SCT, instance regroupant des représentants du personnel, constate que ce rapport « valide à 100% notre droit de retrait » et assure que « la démission du directeur est attendue par les équipes soignantes et médicales ».

    Contacté par La Marseillaise, le directeur de l’hôpital, Pierre Pinzelli, explique de son côté que « ce rapport ne peut être commenté tant qu’il n’est pas présenté aux instances », à savoir le F3SCT, qui devrait se tenir d’ici le mois de février. Car cela créerait « une nouvelle distorsion dans le fonctionnement des établissements et le droit du travail ». Tout en s’étonnant de l’engouement autour de cet audit, il affirme que cette enquête a été lancée à son initiative et se félicite d’un « processus très concerté, très travaillé, très préparé », avec « l’objectif de ne pas créer de zones d’affrontements, de conflits ou de frottements, mais de travailler ensemble ». Il demande « d’arrêter la personnalisation des choses », car le bloc opératoire « n’est pas sous la gestion directe de la direction générale », tout en étant « extrêmement attentif à ses travaux ».

  • À Avignon, l’adjoint communiste Julien De Benito passe son tour

    À Avignon, l’adjoint communiste Julien De Benito passe son tour

    Désigné co-chef de file du PCF à Avignon pour les municipales avec Anne-Catherine Lepage, Julien De Benito ne sera pourtant pas candidat. L’actuel adjoint délégué au quartier Nord Rocade et aux enjeux d’une alimentation durable et locale, très impliqué dans les discussions à gauche, évoque « un choix qui est propre et personnel ». Le secrétaire départemental du Parti communiste vauclusien assure que cette décision n’est pas liée au choix des militants de soutenir, avec Génération.s et Avignon collectif, la liste insoumise de Mathilde Louvain au détriment de celle de David Fournier (PS). « Non, c’est un choix antérieur, peu importe l’orientation prise », confie-t-il.

    Élu depuis 2020 dans la majorité de Cécile Helle, Julien De Benito met en avant une baisse de régime dans son choix. « Il faut aussi savoir à un moment prendre du recul quand on n’est plus en bonne disposition, justifie-t-il. Je ne pense plus avoir, pour l’heure, assez de disponibilité pour continuer à dialoguer avec des citoyens qui sont en désaccord avec les politiques menées. Il faut faire beaucoup de pédagogie, être patient… or, ces derniers mois, ma capacité de dialogue est un peu entamée. Il faut une énergie assez neuve et quand on ne l’a pas, il faut savoir faire des pauses militantes et laisser la place aux autres. » À l’instar de Rémy Blanc, actuel conseiller départemental. Mais Julien De Benito ne se désintéressera pas pour autant de la campagne. « Je vais être actif et, dans tous les cas, l’idée, c’est de ne pas laisser la ville à la droite ou à l’extrême droite », fait-il valoir.

  • Au MIN d’Avignon, des vœux qui ne font pas l’économie politique

    Au MIN d’Avignon, des vœux qui ne font pas l’économie politique

    Quand arrive la période des vœux en toute fin de mandat et qu’on est maire sortant, une certaine neutralité est imposée. Mais quand on ne se représente pas, comme Cécile Helle, on peut avoir un peu plus de latitude. La maire (PS) d’Avignon en a profité, ce mardi midi, lors de ses vœux aux acteurs économiques et au marché d’intérêt national (MIN), propriété de la Ville, où se tenait la cérémonie.

    Un deux en un alors que le MIN est un moteur économique sur 25 hectares, accueillant quelque 1 000 salariés et 100 entreprises. Un outil dont la destinée a été confiée pour 22 ans à son gestionnaire historique, la Smina (société du marché d’intérêt national d’Avignon). Un choix validé en novembre en conseil municipal alors qu’une offre concurrente du marché de gros de Rungis avait été déposée. « En tant que PDG de la Smina, je suis fière que son offre ait été retenue avec un projet à 40 millions d’euros », salue Cécile Helle. En douze ans de présidence, la maire a apprécié le fait de développer « un outil à taille humaine d’innovation sociétale et écologique, qui doit se positionner davantage sur les enjeux de logistique urbaine ».

    Au-delà du MIN, la première magistrate a rappelé que la Ville était un important acteur économique pour les entreprises locales. « En douze ans, on a investi un demi-milliard d’euros », se targue Cécile Helle, qui « prétend avoir été un maire bâtisseur ». Et d’avertir les prétendants à l’Hôtel de ville sur le « commerce de proximité » : « Nous sommes dans une période où il se dit beaucoup de choses, je suis adepte de la politique par la preuve, il faut de la force pour impulser un projet qui met du temps à aboutir dans un centre-ville historique protégé ».

  • Derrière les municipales, l’enjeu aussi important du Grand Avignon

    Derrière les municipales, l’enjeu aussi important du Grand Avignon

    Le raccourci est commode : les 15 et 22 mars se tiendront les élections municipales. Pourtant, il convient d’ajouter et communautaires. Ce qui est loin d’être un détail. Chaque commune est rattachée à une intercommunalité, où les élus sont fléchés depuis les listes des municipales. Avignon est la ville-centre du Grand Avignon, qui compte 15 autres communes dont 7 du Gard. Transports, politique du logement, gestion de l’eau et des déchets ou développement économique, autant de thématiques sur lesquelles les candidats ont déjà plein de projets.

    Encore faut-il avoir les manettes pour les appliquer. En deux mandats de maire, Cécile Helle n’a pu avoir de majorité au Grand Avignon. En 2020, les élus communautaires lui ont préféré de 10 voix le maire de Vedène, Joël Guin, élu avec le soutien initial du RN. Dans l’esprit de beaucoup de maires, voir la ville-centre présider l’agglo, c’est le risque de s’accaparer tous les pouvoirs et crédits. Si depuis la majorité municipale de gauche d’Avignon a joué la co-construction en votant les derniers budgets, Cécile Helle n’a pas manqué de pointer, fin novembre, « que l’évolution des transports a été zéro » pendant le mandat. La première magistrate a aussi longtemps déploré la lenteur du programme de rénovation urbaine.

    Les candidats aux municipales d’Avignon ne maîtrisent certes pas les paramètres des 15 autres élections dans le Grand Avignon mais la majorité municipale dispose, en fonction de ses scores, d’environ un tiers des élus à l’agglo. La question de la présidence -cumulable avec la fonction de maire- est centrale et n’occupe pourtant pas les débats. « Avignon doit reprendre le capitanat, son rôle naturel de locomotive », estime Paul-Roger Gontard. L’actuel adjoint (La Convention) à l’urbanisme, qui devrait a priori en fin de semaine faire un point d’étape sur sa candidature, a toujours plutôt eu un programme de territoire -Avignon en grand- que municipal. Mais a toujours refusé de dire s’il visait plutôt l’agglo que la mairie.

    « Si on fait chacun de son côté en fonction de nos idées, de notre volonté locale strictement avignonnaise, on n’y arrivera pas », juge David Fournier (PS), « en capacité de parler avec tout le monde mais pas candidat ». Pour « créer un climat de confiance », l’adjoint mise sur de larges discussions sur la base d’un dénominateur commun et « co-construire avec les autres maires des villages ». Toujours à gauche, Mathilde Louvain (LFI), qui pousse déjà fort pour encadrer les loyers, réhabiliter les logements sociaux ou une régie publique de l’eau
    -mesures intercommunales-, défend « un rapport de force avec le Grand Avignon ». Déclinant la présidence, elle confie discuter « avec d’autres listes » proches politiquement dans l’agglo « pour trouver des relais ».

    Olivier Galzi double candidat déclaré

    À droite en revanche, on est nostalgiques de la période Marie-Josée Roig, qui a cumulé la présidence du Grand Avignon dès sa création en 2001 avec son rôle de maire jusqu’en 2014. En novembre, lors de sa première grande réunion publique, Olivier Glazi (DVD) n’a pas caché son ambition d’être à la tête de l’agglo. « C’est les deux ou rien sinon ça ne marchera pas, revendique l’ancien journaliste TV. Ça fait deux mandats que l’agglo se construit contre la ville-centre. C’est un corps avec des membres qui décident de lutter contre le cœur. Après, c’est tout le monde qui crève ! » L’entrepreneur Stéphan Fiori (DVD) n’avait pas évoqué le sujet lors de la présentation de son programme, début décembre. En aparté, il nous a confié être prêt à jouer sur les deux tableaux.

    Enfin, côté RN, Anne-Sophie Rigault n’a pas donné suite à notre sollicitation. L’actuelle cheffe de file de l’opposition ne s’est pas non plus épanchée sur la question, samedi dernier, en inaugurant sa permanence. Déjà en poste au Pontet et à Morières, où les maires sortants se représentent, l’extrême droite espère se renforcer fortement à l’agglo. Vedène, Entraigues ou Caumont sont dans sa ligne de mire.