Tag: Avignon

  • Un rapport confirme le risque grave pour les agents du bloc à Avignon

    Un rapport confirme le risque grave pour les agents du bloc à Avignon

    Un rapport d’expertise d’un cabinet agréé sur les conditions de travail au bloc opératoire de l’hôpital d’Avignon, communiqué ce mardi 27 janvier au personnel, a conclu « à l’existence d’un risque grave, identifié et actuel, pour la santé et la sécurité des agents du bloc opératoire, nécessitant une action urgente et concertée ».

    Une enquête commandée par la formation spécialisée santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT), à la suite d’une alerte pour danger grave et imminent déposée en novembre 2024 et du droit de retrait exercé en conséquence par les agents du bloc. Une étude dans laquelle 87 membres du personnel ont été interrogés, dont 19 ont évoqué des « idéations suicidaires en 2024 ». Le tout relaté dans un document de 121 pages que La Marseillaise a pu consulter. Il met en avant des « indicateurs alarmants », parmi lesquels un absentéisme de l’encadrement « critique » de 39,05% et de 15,10% au sein du bloc, soit « deux fois la moyenne de l’établissement ». Ou encore un turn-over de 40% au sein de l’encadrement, soit « un renouvellement complet en trois ans », de 43% chez les infirmiers en soins généraux (IDE) et de 25% chez les aides-soignants. En réponse, la direction organise une conférence de presse dans ses locaux ce mardi 3 février. Il y a deux semaines, suite à une alerte de la CGT, le directeur Pierre Pinzelli s’étonnait de l’engouement autour de l’audit, affirmant que l’enquête avait été lancée à son initiative. Assurant que c’était un « processus très concerté, très travaillé, très préparé », avec « l’objectif de ne pas créer de zones d’affrontements, de conflits ou de frottements, mais de travailler ensemble ». Et demandait « d’arrêter la personnalisation des choses », le bloc opératoire « n’est pas sous la gestion directe de la direction générale », lançait-il. Le tout alors que les équipes travaillent à la venue de la Haute autorité de santé (HAS) afin de tenter de récupérer la certification du centre hospitalier, perdue justement pour des défaillances liées au service.

    Impact financier

    Dans sa synthèse, le cabinet indépendant liste divers points de dysfonctionnement. Il décrit par exemple un « effondrement managérial », expliquant que « seul un cadre supérieur, arrivé en juin 2025, pilote désormais l’ensemble du bloc, assisté de coordinateurs “faisant fonction” qui cumulent missions d’encadrement et gardes opérationnelles ». Une situation qui « génère un vide managérial critique, empêchant toute régulation quotidienne efficace de l’organisation du travail ». Mais aussi des conditions de travail qualifiées d’« insoutenables », citant des agents qui « décrivent une cadence insoutenable avec des dépassements horaires quotidiens et une impossibilité structurelle de poser les congés ». Ainsi que des « risques pour la qualité des soins », évoquant des agents qui témoignent « des risques importants d’erreurs médicamenteuses, d’une vigilance altérée par l’épuisement et d’une hausse suspectée des infections nosocomiales ». Le tout avec un impact financier estimé entre 375 000 et 450 000 euros par an. Des recommandations sont également formulées en fin de document, telles que l’arrêt des réorganisations du service tant que les « problèmes ne sont pas réglés », la création d’un comité de pilotage, des recrutements « en urgence » ou encore l’octroi de moyens matériels supplémentaires.

  • Femmes solidaires, 80 ans auprès des plus précaires à Avignon

    Femmes solidaires, 80 ans auprès des plus précaires à Avignon

    Dans un communiqué, elle confirme la relance de sa collecte de produits d’hygiène et de protection au profit du Secours populaire et des étudiantes. Jusqu’au mois de mai, le dépôt de produits ou de chèques se fait au local, 6 place Michel-Goutier à Avignon. Mais aussi, à nouveau, des ateliers de lecture les troisièmes mardis du mois, des ateliers d’écriture les vendredis 20 février et 20 mars, ou encore une discussion sur le thème du choc des générations le 7 février prochain. Actualité à suivre sur la page Facebook Femmes Solidaires Avignon.

  • Renoncement de Cécile Helle : retour sur une année de péripéties à Avignon

    Renoncement de Cécile Helle : retour sur une année de péripéties à Avignon

    Il y a tout juste un an, le 3 février 2025, la maire (PS) Cécile Helle faisait une annonce qui allait marquer la vie politique locale et son camp à gauche : renoncer à briguer un 3e mandat. Une décision, mue par « l’engagement » pris en 2014 de « ne faire que deux mandats », mais qui a été une véritable déflagration. Outre le timing, à plus d’un an des municipales, aucun signe ne laissait paraître sa volonté d’arrêter. « Être maire, c’est aussi cela : savoir passer le témoin au bon moment et dans les meilleures conditions possibles », écrivait la première magistrate en conclusion de sa lettre aux habitants.

    Un an plus tard, au vu des péripéties, pas sûr que « les meilleures conditions possibles » aient été réunies. Si Cécile Helle a fini par apporter son soutien, il y a dix jours à David Fournier (PS), adjoint à l’administration municipale, c’est au bout d’un long processus à gauche où sa majorité n’en ressort pas plus soudée. Pendant presqu’un an, la maire a brandi son mantra : le choix de son successeur devait « se faire sur deux choses : la capacité à porter un projet et une personnalité qui arrive à faire un rassemblement le plus large possible ». Cécile Helle s’est trouvée « marrie », glissait-elle début janvier, devant l’incapacité de ses élus à s’entendre alors que sur le fond « pas grand-chose ne les sépare ».

    L’année a donc été dense en tractations, sans éclat d’animosité publique entre prétendants. Après une petite période de sidération, Joël Peyre, élu (PRG) aux finances, a été le premier à se manifester pour prendre la relève, début avril. Très vite suivi par David Fournier, désigné premier des socialistes par un vote interne au sein duquel il a devancé Zinèbe Haddaoui, adjointe aux sports et alors fraîche adhérente au PS. Paul-Roger Gontard, adjoint (La Convention) à l’urbanisme, s’est ensuite positionné, début juin.

    Pendant ce temps-là, dans d’autres partis de la majorité, à l’instar du parti communiste et de Génération.s, le maître mot reste la construction de l’union, par les idées et le projet d’abord avant de réfléchir à qui pour l’incarner. Hors majorité, à gauche, les Écologistes font le choix de désigner en juin Sabah Badji comme tête de liste. À la même période, la France insoumise se choisit Mathilde Louvain et Farid Faryssy comme co-chefs de file. Benoît Belvalette et Place publique se lancent aussi en campagne en juin sans perdre de vue la nécessité d’un rassemblement.

    Si c’était à refaire ? Cécile Helle persiste et signe

    S’opère alors un match à trois au sein de la majorité. Fin août, lassé de ne pas voir l’union poindre, Claude Nahoum, Premier adjoint (DVG) annonce soutenir Benoît Belvalette. « Je pensais que l’été serait propice à se rassembler », commence à se désoler Cécile Helle, à la rentrée. Fidèle à sa stratégie de rassembler les partis, David Fournier voit, fin septembre, Génération écologie se ranger derrière lui. Puis les Écologistes – malgré le ralliement récent de sa cheffe de file à LFI –, l’Après, l’ex-insoumis éconduit Farid Faryssy, le parti animaliste et, enfin, début janvier Place publique.

    L’hiver glace un peu les relations avec le PCF et Génération.s, investis dans le mouvement citoyen Avignon collectif dont Zinèbe Haddaoui est l’une des chevilles ouvrières. Tous reprochent la méthode à marche forcée pour tendre vers l’unité de David Fournier, au détriment du fond. Fin décembre, le sondage paru dans La Provence donnant David Fournier loin devant à gauche (18%) va rebattre les cartes. L’enquête d’opinion contraint Joël Peyre à renoncer à concourir. Dix jours après, le PCF, G.s et Avignon collectif font le choix plus radical de se tourner vers la liste insoumise de Mathilde Louvain. Reste le cas Paul-Roger Gontard, qui martèle que « personne ne pourra gagner seul ». L’adjoint est toujours en discussion avec David Fournier. « Si des convergences de vues existent, des espaces de compromis sur les priorités du programme et sur la façon d’agir au mieux sont encore à trouver », indique-t-il, ce lundi encore dans un communiqué. Un an plus tard, avec un peu de recul, Cécile Helle assure qu’elle referait la même chose : « Quel intérêt [de choisir un héritier], sauf à fragiliser celui qui va être finalement désigné ? Il y a un contexte politique suffisamment compliqué pour ne pas venir rajouter du bordel au bordel. »

  • Olivier Galzi laisse le bloc macroniste en rade à Avignon

    Olivier Galzi laisse le bloc macroniste en rade à Avignon

    Qu’il semble loin le temps, pourtant pas si éloigné, où Julien Paudoie jugeait qu’Olivier Galzi avait « un profil très intéressant ». Pilote Renaissance à Avignon en vue des municipales, il cherche encore la piste d’atterrissage. Car malgré des discussions avec Olivier Galzi (DVD), aucun terrain d’entente n’a été trouvé. « Je ne suis pas soutenu par Renaissance et je ne demande pas ce soutien. Leur chef de file n’est pas dans mes équipes et il ne sera pas sur ma liste… Je ne saurais être plus clair », a cinglé jeudi dernier Olivier Galzi en présentant son programme. Un projet qu’applaudit pourtant Malika Di Fraja, présidente de Renaissance Vaucluse jusqu’à il y a peu. En creux, on devine surtout un problème de personnes… La preuve, ce samedi, la publication sur Facebook de Julien Paudoie : « En intra-muros, cette semaine, en salle, j’ai vu un gourou. Un personnage charismatique, un récit parfaitement huilé, des certitudes capables d’embarquer tout un public… Le cinéma fait vraiment dans le réalisme ces temps-ci. » Évidemment, il ne parlait pas que du film Gourou, avec Pierre Niney. Sollicité, Julien Paudoie n’a pas « souhaité en dire plus pour le moment ». Engagé dans le collectif Voix d’Avignon, qui regroupait les partis du bloc macroniste – dont beaucoup ont rejoint depuis Olivier Galzi –, Renaissance risque donc de rester en rade pour ces élections.

  • Vaucluse : dans « une crise sans précédent », l’agriculture croit en son avenir

    Vaucluse : dans « une crise sans précédent », l’agriculture croit en son avenir

    L’intitulé de l’invitation presse de la Chambre d’agriculture de Vaucluse, ce vendredi matin, sur « les perspectives 2026 pour l’agriculture vauclusienne » n’incitait guère aux réjouissances. Il a effectivement fallu attendre les dernières minutes pour distiller un peu « d’espérance et d’optimisme et pas que la sinistrose », livre Christian Mounier. Le vice-président (DVD) du Département, en charge de l’eau et de l’agriculture, était associé à son homologue à la Région, Bénédicte Martin, mais aussi Sophie Vache, présidente de la Chambre d’agriculture de Vaucluse, et Thierry Vaute, président du syndicat des vignerons indépendants de Vaucluse.

    « L’agriculture a toujours connu des crises et a rebondi, on espère que le soleil reviendra rapidement », poursuit Christian Mounier. Bénédicte Martin a déjà en ligne de mire la vitrine des JO d’hiver 2030, dans les Alpes, et s’attelle déjà à faire en sorte que les produits locaux s’exportent dans les Alpes aussi bien auprès des athlètes que du reste du public attendu. Mais quatre ans, c’est long, surtout quand « le sujet de crise du moment, c’est la viticulture, je crois que personne ne mesure vraiment ce qui est en train de se passer », alerte la vice-présidente de la Région. Il y a à peine dix jours encore, une mobilisation de viticulteurs s’est tenue à Orange contre des grossistes et négociants, accusés de tirer les prix vers le bas pour les viticulteurs. « Déconsommation, baisse des exportations, la crise est sans précédent et multifactorielle. Le point commun, c’est le partage de la valeur et le prix de revient pour le viticulteur », constate Sophie Vache.

    56% de l’agriculture concerne la vigne

    Il est bon d’avoir en tête que 56% de la surface agricole en Vaucluse concerne la viticulture, soit 47 500 hectares cultivés par 2 500 exploitations. Une surface vouée à se réduire avec les campagnes d’arrachages de vignes. De 1 000 hectares en moins il y a deux ans, on est passé à 2 000 ha l’an dernier et les projections sont de 5 000 ha à arracher cette année. Le tout dans le cadre d’un plan national du gouvernement doté de 130 millions, dont les principales aides iront aux viticulteurs qui mettent leur activité totalement à l’arrêt. « La génération de boomers qui boit à tous les repas disparaît et les nouvelles générations ne boivent qu’occasionnellement. Si on ne veut pas des territoires en friche, mais des cultures pérennes, il faut une diversification structurée avec des filières en aval pour ne pas envoyer les gens au casse-pipe et dans une impasse », avertit Thierry Vaute.

    Amandes, olives, pistache, grenades, kiwis… Autant de secteurs qui auraient aujourd’hui le vent en poupe, sans non plus incarner la panacée. « On vient d’embaucher une chargée de mission qui va auditionner les viticulteurs pour évaluer et recenser les besoins », fait valoir Thierry Vaute, qui ne veut pas baisser les bras : « Il faut retenir que 80% d’entre eux veulent rebondir avec un nouveau projet. »

    « Si la viticulture tombe, le château de cartes s’écroule »

    La Chambre d’agriculture met aussi en place des ateliers dédiés à la diversification. En décembre, le Département a acté la création d’une aide de 100 000 euros pour aider aussi à la diversification (notre édition du 5 janvier). Un dispositif qui devrait être opérationnel d’ici à cet été et destiné aux Jeunes agriculteurs, « pour que ce soit significatif, sinon chacun aurait des miettes », précise Christian Mounier.

    Sauf que cette transformation met plusieurs années à maturer et que les viticulteurs sont dans une situation d’urgence. « On souhaite des aides et accompagnement de l’État, de nos mutuelles sociales agricoles pour soulager nos entreprises, si on passe à la trappe, c’est toute l’économie de Vaucluse qui sera touchée car le département vit par l’agriculture et le tourisme qui en découle, si la viticulture tombe, le château de cartes s’écroule aussi », prévient Thierry Vaute.

  • Les commerçants d’Avignon interpellent les candidats

    Les commerçants d’Avignon interpellent les candidats

    Feuille de route en main, les représentants de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) et de la Fédération des commerçants et artisans d’Avignon ont présenté, ce vendredi 30 janvier, leur « Livre blanc » destiné à « améliorer concrètement l’attractivité de la ville ». Ce document d’une dizaine de pages rassemble 26 propositions visant à « réveiller la belle endormie », glisse Stéphane Gérard, restaurateur et administrateur à l’Umih. Il sera adressé à chaque candidat aux municipales « pour qu’ils s’en inspirent, quelle que soit leur étiquette, car en restauration, il y a de tout », ajoute Richard Hemin, président de la branche restauration.

    « Comme les musées »

    Les organisations souhaitent concentrer leurs recommandations autour de trois axes. Le premier : l’attractivité. « La ville connaît un déficit de fréquentation hors saison, et il faut redonner envie aux gens de venir en centre-ville », explique Stéphane Gérard. Ils proposent la mise en place d’une signalétique et la valorisation des diverses places de la ville, « comme ce qui a été fait pour les musées », note Patrick Mounier, président de l’Umih 84, qui regrette qu’« il existe de nombreux endroits très jolis qui ne sont pas indiqués du tout ». Les représentants appellent aussi à des mesures plus fortes contre les commerces vacants, en encourageant notamment l’usage du droit de préemption commerciale.

    Avant d’aborder un sujet plus épineux : la sécurité. Tout en demandant un renforcement des effectifs de police municipale et une présence accrue des équipes de nuit, les organisations appellent aussi à davantage de fermeté contre « l’occupation abusive de l’espace public », sans préciser les publics visés. Elles souhaitent également la mise en place de campagnes de prévention sur les abus d’alcool, de stupéfiants et sur le harcèlement.

  • Avignon, leur film de fin d’études est en lice aux Oscars de l’animation

    Avignon, leur film de fin d’études est en lice aux Oscars de l’animation

    C’est la meilleure publicité à la fois pour leur CV, comme pour la promotion d’un écosystème que les collectivités aiment mettre en avant : la filière animation. Alors que plusieurs studios ont posé leurs décors à Avignon ces dernières années et que le Grand Avignon a candidaté pour devenir un pôle d’excellence des industries culturelles et créatives, six jeunes diplômés de l’École des nouvelles images sont en lice aux « Annie Awards ». « C’est le plus gros festival d’animation au monde, que l’on surnomme les Oscars de l’animation », se réjouit Loïc Étienne, directeur du studio Circus et intervenant à l’École des nouvelles images.

    Le court-métrage en question, visible depuis cette fin de semaine sur la chaîne Youtube de l’école, s’appelle Jour de vent. « Il dure un peu plus de six minutes et a nécessité neuf mois de travail », sourit Élise Golfouse, l’une des six réalisatrices, aux côtés d’Ai-Kim Crespin, Hugo Taillez, Camille Truding, Martin Chailloux et Chloé Lab. La 5e et dernière année de leur cursus est entièrement dédiée à ce projet. « C’est inspiré du mistral d’Avignon, où plein de vent se lève dans un parc, raconte Camille Truding. Tous nos dix petits personnages, de tous âges et horizons, vont s’envoler et leur vie va être chamboulée, comme une sorte de tempête de la vie. On y a mis beaucoup de cœur et on prend encore beaucoup de plaisir à le revoir car il apporte du positif. »

    Ils espèrent donc le revoir une nouvelle fois ensemble, le samedi 21 février, jour de la cérémonie à Los Angeles. Leur court-métrage est en lice dans la catégorie meilleur film étudiant. Ils seront en concurrence avec 4 autres prétendants, dont deux Français. « C’est déjà une consécration d’être nommé, admet Hugo Taillez. C’est marrant de voir les longs-métrages qui sont sélectionnés, les Disney, les Pixar, les DreamWorks… et il y a nous à côté. » Les jeunes diplômés ont appris la nouvelle en début d’année sans forcément que ce soit vécue comme une attente interminable. « Ce qui est bien avec l’école, c’est qu’ils nous mettent en relation avec un distributeur qui s’occupe de tout, d’envoyer le film en festivals, de la promo… », expose Élise Golfouse.

    « Le film nous a beaucoup aidés à la sortie d’école »

    Depuis sa sortie en 2024, Jour de vent a déjà eu quelques récompenses, comme le Siggraph, un autre festival international dédié à l’industrie des images numériques. « C’était à Vancouver cet été, on a pu y aller car on savait déjà qu’on serait récompensé », glisse Élise Golfouse. Mais les « Annie Awards » sont d’un autre standing. « Le film va gagner en visibilité », assure Camille Truding. Et leurs réalisateurs avec, dans un contexte où le secteur de l’animation a été dans le creux de la vague (notre édition du 4 octobre), même « si on remonte la pente ».

    Mais, déjà « le film nous a beaucoup aidés à la sortie d’école, où lors de la projection, beaucoup de studios étaient présents, des directeurs sont venus nous voir pour des recrutements », apprécie Ai-Kim Crespin. Trois d’entre eux travaillent d’ailleurs à la Station animation, rue de la République à Avignon. La promotion suivante de 2025 a eu davantage de facilités pour se faire embaucher et trouver des missions avec le statut d’intermittent du spectacle. « C’est rassurant », veut croire Camille Truding.

    Et ce bien qu’un nouveau vent, plutôt contraire, souffle sur le secteur : l’intelligence artificielle. « C’est un film qui se démarque, avec un graphisme propre, dur à imiter pour l’instant, autant dans le point de l’image que dans le scénario », défend Hugo Taillez. « On y a mis de notre personne et ça l’IA ne pourra pas le faire, elle peut copier mais pas créer », conclut Camille Truding. Ni être nommé aux « Annie Awards ».

  • À Avignon, Gontard moque « l’irresponsabilité » de Rigault et Galzi

    À Avignon, Gontard moque « l’irresponsabilité » de Rigault et Galzi

    « À l’heure où les programmes commencent à s’éclaircir, il devient nécessaire de distinguer les propositions sérieuses des promesses intenables », écrit-il, jugeant que « promettre ce que la loi interdit, ce n’est pas être ferme : c’est être irresponsable ». Dans son viseur, deux propositions portées par Olivier Galzi et/ou Anne-Sophie Rigault. Comme l’arrêté anti mendicité, « censuré par des tribunaux administratifs qui rappellent que la pauvreté ne constitue pas en soi un trouble à l’ordre public ». Selon Paul-Roger Gontard, l’arrêté « cumule tous les défauts : fragilité juridique, inefficacité pratique, stigmatisation sociale et insécurité administrative ». Le candidat mise, lui, « sur la création d’équipes mixtes police municipale et acteurs sociaux mais aussi l’ouverture d’un accueil de jour pour grands marginaux en Courtine ». Autre exemple, la surveillance par drones contre les dépôts sauvages, pourtant « pas autorisée aux polices municipales ».

  • Avignon : fin de morne plaine au stade nautique

    Avignon : fin de morne plaine au stade nautique

    En juillet 2019, puis quelques mois plus tard en décembre, la municipalité a redonné un coup d’éclat sportif à un écrin en friche de plus de 7 ha, à Saint-Chamand, quartier populaire en rénovation urbaine, à l’entrée sud d’Avignon.

    D’abord en investissant 3,7 millions d’euros pour réhabiliter la plaine des sports, qui dispose de 17 équipements accessibles à tous : piste d’athlétisme, terrains de rugby et de foot, skate park, pump track, city stades, tables de ping-pong, mur d’escalade ou grande aire de jeux pour enfants. Ce n’est pas un hasard si, en juin 2024, le lieu a été choisi comme point de départ du passage de la flamme olympique, lors du parcours avignonnais.

    Quelques mois après, la Ville a inauguré le stade nautique mitoyen, à l’abandon depuis presque dix ans, « avec des herbes folles dans les bassins », rappelle Cécile Helle. Près de 20 millions d’euros d’investissement pour remettre à neuf cet équipement classé patrimoine du XXe siècle, livré en 1966 et fermé en 2010. Un bassin olympique de 50 m extérieur, chauffé à 29 degrés, est aujourd’hui prisé, auquel s’ajoutent deux autres bassins de loisirs et plongeons, accessibles l’été.

    À l’automne dernier, la Ville a aussi remunicipalisé un service du stade nautique : la salle de sport et centre de remise en forme avec salle de fitness, hammams, saunas, jacuzzis et solarium. Toute l’année, des activités types aquagym y sont proposées de même qu’une école de natation, avec des créneaux dédiés aux ados ne sachant pas nager. L’été, des nocturnes animées y sont programmées.

    Quant aux tarifs, ils sont destinés prioritairement aux Avignonnais avec une entrée pleine à 2,50 euros contre 6 euros hors Avignon (1,60 et 3,60 euros en tarif réduit). La Ville a même créé un budget annexe dédié, « activités aquatiques », qui regroupe aussi la gestion des quatre autres piscines toutes modernisées ou en passe de l’être. En 2026, ce budget de fonctionnement s’élève à 5,1 millions d’euros, dont la moitié pour le seul stade nautique.

  • Un pacte des solidarités pour accompagner les plus précaires à Avignon

    Un pacte des solidarités pour accompagner les plus précaires à Avignon

    Pour lutter contre la grande précarité à Avignon, l’État, la municipalité et les acteurs associatifs mettent l’accent sur l’accompagnement individuel avec la signature, ce jeudi 29 janvier, du Pacte local des solidarités de Vaucluse 2026.

    Le document, co-construit depuis mars dernier entre les services de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS), la collectivité et une dizaine de structures d’accompagnement, propose plusieurs actions sur l’année. Avec par exemple la création d’un « coffre-fort numérique » pour pouvoir suivre le parcours de ces personnes plus simplement à travers une même plateforme. Ou encore la création d’« un espace qui pourrait accueillir les personnes à la rue proposant des services de bagagerie, des actions socio-esthétiques, des actions autour de l’éducation à la santé et de l’hygiène, afin de retrouver des temps de socialisation et renforcer l’estime de soi », peut-on lire dans ce document. Mais aussi l’objectif d’« améliorer la coordination entre les partenaires signataires du pacte, pour développer la complémentarité des interventions », avec des réunions et des échanges plus fréquents entre les structures et la collectivité.

    Rue de la République

    « Je crois beaucoup en la méthode qui consiste à s’intéresser à chacune des personnes concernées plutôt que d’apporter des réponses globales », précise le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet. Un document lancé, d’après lui, après des discussions lors de la réunion mensuelle entre la préfecture et la municipalité du Palais des Papes pour « aider les marginaux à sortir de la rue. Et notamment de la rue de la République ». Et il espère que cela permettra de « faire d’Avignon une ville apaisée et accueillante ». De son côté, la première édile de la cité des Papes a, quelques minutes auparavant, affirmé qu’une « mobilisation collective est nécessaire avec les enjeux autour de la grande marginalité » et qu’il faut « casser les stéréotypes d’exclusion ».

    Un dispositif dans le cinquième département le plus pauvre de France qui peut, si c’est un succès, se démocratiser. « C’est un outil précieux qui a valeur d’expérimentation, donc d’essaimage. Si ce que je vois marche bien, d’autres territoires pourront en bénéficier. Pour ça, il faut aussi se donner les moyens d’observer ce que nous allons faire, d’évaluer et de mesurer l’impact », précise Yolande Eskenazi, commissaire à la lutte contre la pauvreté auprès du préfet de région.