Tag: Avignon

  • Avignon : un site web pour panthéoniser Camille Claudel

    Avignon : un site web pour panthéoniser Camille Claudel

    Le combat d’André Castelli pour la panthéonisation de la sculptrice Camille Claudel continue. Une nouvelle étape est franchie avec la création d’un site internet et d’une pétition en ligne pour porter le sujet au plus grand nombre.

    « L’objectif est de montrer l’intérêt populaire et de donner de la reconnaissance pour l’éternité », confie ainsi l’ancien élu communiste, qui a écrit un livre sur les années d’enfermement de l’artiste dans un asile à Avignon.

    Pour rappel, seul le président de la République peut prendre cette décision par décret. Celui-ci avait répondu en septembre dernier à un courrier adressé par André Castelli et un comité d’élus et de sénateurs. « Soyez assuré de toute l’attention qu’il a portée à vos attentes en faveur de l’entrée au Panthéon de Camille Claudel », pouvait-on y lire. Et cette création de site web est également une question de procédure, car elle « passe forcément par une pétition » qui « doit sortir du seul territoire vauclusien et être reprise au niveau de la région et de l’ensemble du pays », confie l’ex-élu municipal et départemental (PCF). Pour l’heure, la pétition en ligne, lancée avec l’éditrice de son ouvrage il y a quatre semaines, compte 125 signataires.

    Reprise de contact

    Le souhait est donc de rapidement reprendre contact avec le corps décisionnaire. « Cela permettrait également d’augmenter le nombre de femmes au Panthéon, car celui-ci est extrêmement faible », appuie André Castelli, qui souhaite « que la nation reconnaisse que ça a été une grande femme ».

  • Le soutien de Cécile Helle à David Fournier attendra

    Le soutien de Cécile Helle à David Fournier attendra

    Du beau monde ce samedi 10 janvier lors de l’inauguration du local de campagne de David Fournier, candidat (PS) aux élections municipales à Avignon, avec pas moins de 150 personnes sur place. Mais une absence était remarquée, celle de la maire sortante Cécile Helle (PS).

    « Je pense qu’elle a été suffisamment claire quand elle a dit qu’elle était socialiste et qu’il n’y aurait pas de surprises », tempère l’actuel adjoint délégué à l’administration générale, en faisant écho à la déclaration de la première édile le mardi 6 janvier lors d’une cérémonie de vœux à la population en mairie Nord. David Fournier assure cependant qu’il « y aura des discussions cette semaine » et qu’il « n’y a jamais eu de failles » entre lui et Cécile Helle. Celle-ci avait évoqué un soutien officialisé « avant la fin du mois ». Une présence qui était d’autant plus attendue avec le retrait de Joël Peyre (PRG) dans la course, dont quelques soutiens étaient également présents ce samedi matin, à l’image de l’actuel conseiller municipal délégué à l’agriculture et à la restauration scolaire, Christian Rocci, et de Claude Tummino, adjoint délégué au développement économique et commercial. « Si on ne fait pas l’union comme on doit la faire, on n’a rien compris. Si on veut faire dans la continuité et le renouveau, il faut mettre les ego de côté. La liste de David est une liste d’ouverture qui va faire avancer les choses », lâche ce dernier devant le local.

    Union renforcée

    Le candidat socialiste s’est également, à l’entame d’un discours d’une vingtaine de minutes, affiché pour la première fois aux côtés de Benoît Belvalette, candidat Place publique qui « est en finalité de nous rejoindre », précise David Fournier. « C’est en étant unis que nous pourrons lutter contre la malfaisance de partis comme le Rassemblement national », abonde-t-il. L’accord devrait être officialisé « courant semaine prochaine ». Celui qui a été directeur territorial de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) à Avignon assure de son côté que c’est « une démarche de responsabilité afin d’éviter que le Rassemblement national, demain, prenne la ville d’Avignon », en précisant « qu’on n’est pas derrière le Parti socialiste mais derrière l’union de la gauche ». Tout en confiant avoir « un certain nombre d’exigences », notamment autour du programme, citant « la propreté, la sécurité, la mobilité et la jeunesse ». Et revendique « des places stratégiques pour continuer à porter notre politique autrement ». Des discussions sont également toujours en cours avec Paul-Roger Gontard, autre adjoint candidat (la Convention). Une union plus globale réclamée également par Lucien Stanzione, sénateur PS de Vaucluse et premier secrétaire du parti dans le département. En amont du discours du candidat, celui-ci appelle le Parti communiste et Génération.s à les « rejoindre le plus vite possible parce que cet enjeu est vraiment déterminant ».

    Devant ses soutiens, David Fournier, qui a lancé son discours par un « nous allons gagner », en réponse à son secrétaire fédéral qui poussait pour une « ambition de gagner », a également redéveloppé son programme. Des éléments majoritairement déjà cités lors de son meeting le 5 décembre, tels que planter 30 000 arbres, « il est temps qu’Avignon redevienne une ville où la nature et l’écologie ne sont pas de simples slogans », et la gratuité des transports. Mais aussi le thème de la sécurité, qu’il a longuement développé, évoquant pêle-mêle une réorganisation de la police municipale avec « une présence constante sur le terrain », des effectifs renforcés, des équipements modernisés et le
    développement de la vidéosurveillance. Mais aussi la création de bornes d’appel dans les parcs, parkings et lieux isolés « pour garantir la sécurité en tous lieux », ainsi qu’un « partenariat renforcé avec le parquet pour un traitement rapide et efficace des incivilités » et « un dispositif spécifique contre le narcotrafic en lien avec la préfecture ».

  • Vaucluse : Cheval Passion en a sous le capot

    Vaucluse : Cheval Passion en a sous le capot

    Ce sera la plus belle édition de Cheval Passion jamais réalisée », lance avec assurance Maurice Galle, organisateur historique de Cheval Passion, qui fête cette année sa 40e édition.

    Et il faut avouer que le programme de l’événement, deuxième plus gros rassemblement du département derrière le Festival d’Avignon, et qui se tient du mercredi 14 au dimanche 18 janvier au parc des expositions d’Avignon, est particulièrement chargé. Outre l’incontournable Gala des Crinières d’Or, véritable vitrine de ce qui se fait de mieux en Europe en termes de spectacle équestre, avec notamment la représentation de la cavalerie de la Garde républicaine ou encore un spectacle de Samuel Hafrad, figure de la voltige équestre et doubleur de nombreuses stars du cinéma. Une belle histoire pour celui qui s’est pris de passion pour le monde équestre à Cheval Passion lors d’une sortie scolaire à 7 ans. Sans oublier le cabaret, moment festif chaque soir dans un hangar avec restauration et animation. Mais également le salon dédié aux activités équestres et à l’innovation.

    C’est également sous le signe de la transmission que ce quarantième anniversaire est placé. Avec, par exemple, Poney Passion, où 150 jeunes de moins de 18 ans et 13 poneys-clubs à travers la France doivent créer un numéro équestre.

    Détails et billetterie sur cheval-passion.com

  • Municipales à Avignon : une fin de semaine décisive à gauche

    Municipales à Avignon : une fin de semaine décisive à gauche

    Cela fera presque un an que Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon a indiqué ne pas vouloir se représenter pour un 3e mandat. Depuis lors, au sein de sa majorité, « personne n’est apparu naturellement comme l’héritier ou l’héritière, même si je n’aime pas trop cette expression-là », constate Cécile Helle, interrogée mardi soir à l’issue de sa première cérémonie de vœux.

    À deux gros mois de l’échéance (15 et 22 mars), la situation se décante. Lundi déjà, le renoncement de Joël Peyre, « qui aurait fait un bon maire mais pas un bon candidat » selon beaucoup d’observateurs, a rebattu les cartes. L’élu aux finances organisait d’ailleurs ce jeudi soir un pot de clôture dans son éphémère permanence. Au sein de la majorité, restent en lice Paul-Roger Gontard (La Convention) qui semble plutôt isolé, et surtout David Fournier (PS). Cécile Helle n’a pas encore officialisé son soutien mais sa confidence mardi soir – « J’ai toujours été au PS, il n’y aura pas de surprises dans la manière dont je vais me positionner » – ne laisse peu de place au doute. Des échanges ont lieu en vue de son éventuelle présence, samedi matin, lors de l’inauguration du local de campagne de David Fournier. Dans la même veine, Benoît Belvalette, candidat pour Place publique, pourrait y avaliser son soutien.

    La majorité actuelle

    en passe de se désunir

    Mais pour l’heure, même en ayant agrégé des soutiens hors de la majorité actuelle (Génération écologie, Les Écologistes, l’ex-insoumis Farid Faryssy…), David Fournier ne devrait pas compter sur ceux du PCF et Génération.s. Samedi dernier, la section locale du PCF a voté pour une alliance avec la liste LFI de Mathilde Louvain, créditée d’un flatteur 14% dans le sondage du 20 décembre. Une décision qui reste toutefois soumise à l’aval du bureau national qui doit statuer ce samedi et pourrait faire évoluer la donne. La configuration est similaire chez Génération.s, qui devait se prononcer en interne ce jeudi soir. « Les signaux sont très favorables avec LFI et plus compliqués auprès du PS local », admet Éric Deshayes, adjoint au maire et référent G.s 84.

    « On fait des choix sur des idées, on se rassemble d’abord sur un projet avec un renouvellement des pratiques et des personnes », défend Éric Deshayes. Manière de ne pas approuver le ralliement très précoce des Écologistes ou de Farid Faryssy à David Fournier. Le PCF tout comme G.s fait partie d’Avenir citoyen, collectif qui ne se retrouvait pas naturellement dans l’offre de candidats. Le mouvement, dont est aussi membre l’adjointe aux sports Zinèbe Haddaoui (ex-PS), doit se positionner ce vendredi soir. Outre les orientations politiques, les personnalités, et leurs antécédents, comptent aussi. Lors des départementales 2021, le binôme d’union de la gauche Haddaoui-Deshayes avait été battu par l’écologiste Samir Allel, néo-soutien de David Fournier.

  • La gauche en soutien de Zaïd, premier bébé de l’année à Avignon

    La gauche en soutien de Zaïd, premier bébé de l’année à Avignon

    Après le déferlement de haine, c’est une vague de soutiens qui arrive à Zaïd, premier bébé de l’année à Avignon, victime de nombreux messages racistes sous une publication d’un article de La Provence sur ses réseaux sociaux.

    À commencer par la première édile de la Cité des papes, Cécile Helle. Interrogée par La Marseillaise, elle confie avoir été « horrifiée en apprenant ça, c’est terrible, immonde. Ça montre aussi tout ce à quoi les réseaux sociaux peuvent donner lieu en termes de déviance, c’est comme si ça allait chercher le côté le plus obscur de l’humanité », déplore la maire, qui n’a pas cherché à entrer en contact avec la famille de Zaïd.

    Ces dernières heures, de nombreux autres messages de soutien de personnalités et de partis politiques de gauche ont fleuri. Tel celui de la fédération de Vaucluse du PCF, qui dénonce dans un communiqué « des propos ignobles » qui « ne relèvent ni de la provocation isolée, ni de la liberté d’expression » et demande « une réaction ferme des pouvoirs publics, un renforcement ferme de la lutte contre les discours racistes en ligne et un travail de fond contre toutes les idéologies de haine ». Divers candidats aux élections municipales se sont également exprimés. David Fournier, candidat socialiste, s’est fendu d’un sobre « Bienvenue Zaïd, Avignon est ta maison. Longue et belle vie ». Tandis que Paul-Roger Gontard, candidat (La Convention), également issu de la majorité, dénonce dans une lettre « une haine violente, absurde et indigne » et lui souhaite de grandir « dans une Avignon fidèle à ses valeurs républicaines, attentive, protectrice, ouverte ».

  • La nouvelle cuisine centrale d’Avignon se précise

    La nouvelle cuisine centrale d’Avignon se précise

    La forte augmentation de la demande de repas issus de la cuisine centrale d’Avignon oblige, la municipalité a approuvé lors du dernier conseil municipal, le samedi 20 décembre dernier, une délibération votée à l’unanimité autour de la création d’une nouvelle cuisine centrale.

    En effet, le conseiller municipal délégué à la restauration scolaire, Christian Rocci, évoque un site actuel « dimensionné selon les standards de 1999 » et donc « vieillissant, sous-dimensionné (4 800 repas par jour, avec environ 3% d’augmentation par an) et inadapté aux évolutions actuelles (+ de 1 000 couverts par jour en 8 ans) ».

    Un nouveau bâtiment dont la construction est envisagée « sur un tènement foncier du MIN ». Une structure avec un étage et 2 164 mètres carrés de surface de plancher. Elle aura donc une « capacité de production totale de 7 300 repas/jour (6 000 scolaires, 900 petite enfance et 400 adultes/seniors) », précise la municipalité. Le conseiller municipal ajoute que les « enjeux de consommation énergétique sur ce type d’équipements et la maîtrise des coûts de fonctionnement sont si forts que l’opportunité de recourir à un marché de conception-réalisation pour réaliser l’opération sera à considérer ». Mais aussi qu’une délibération ultérieure sera nécessaire « pour la définition des jurys de candidature et d’analyse des offres afin d’acter notamment le montant des indemnités de participation à la consultation ». Le montant de l’opération est estimé à 17 945 000 euros. Un projet qui devra donc être porté par la prochaine municipalité.

    Un choix fort

    Une délibération votée avec « enthousiasme » par le conseiller municipal d’opposition écologiste Jean-Pierre Cervantès, qui y voyait lors de ce dernier conseil municipal « un choix politique fort » qui « démontre qu’il est possible d’allier exigence de qualité, justice sociale et durabilité ». Il avait alors appuyé son propos car elle « marque à bien des égards l’aboutissement d’un cycle de transformation qui a été engagé par la Ville. Celui d’un passage d’une gestion privée à une régie municipale de la restauration scolaire ».

  • À Avignon, les agriculteurs en veulent à l’Europe

    À Avignon, les agriculteurs en veulent à l’Europe

    Devant le portail orné de drapeaux européens de la préfecture de Vaucluse, ce mardi 6 janvier en début d’après-midi, un peu moins d’une centaine d’agriculteurs ont manifesté à l’appel de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs (JA). Des bannières bleues à douze étoiles dorées, prêtées par les maires du département, pour signifier leur soutien contre différentes mesures de l’Union européenne.

    Parmi les mesures décriées, le projet d’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, sur lequel les pays membres seront potentiellement appelés à se prononcer ce vendredi 9 janvier. « C’est tout simplement de la concurrence déloyale. Ces pays ne sont pas soumis à la même réglementation que nous. C’est comme si on envoyait l’équipe de France de foot en finale de Coupe du monde sans que les joueurs ne portent de crampons », image ainsi Sylvain Bernard, secrétaire général de la FDSEA de Vaucluse. Pour le responsable syndical, c’est une « mise à mort » de « la première économie du département ». Tout en concédant que c’est surtout « l’agriculture qui nourrit », comprenez les moyennes à grandes exploitations, qui seront les plus touchées par ces mesures. Mais que celle-ci « permet aux gens qui n’ont pas les moyens de se nourrir correctement ». Quant à la promesse du Premier ministre Sébastien Lecornu de contrôles des résidus de produits phytosanitaires interdits en Europe, Sylvain Bernard estime que l’État « n’a pas les moyens » de mettre cela en œuvre.

    À quelques mètres de là, un cercueil avec écrit en lettres rouge sang « Paysans » est accroché à l’arrière d’un tracteur. « Si ça continue comme ça, on va tous finir dedans », lâche un membre des Jeunes agriculteurs. Une délégation de représentants du syndicat a été reçue dans la soirée ce lundi 5 janvier. C’était laborieux », regrette Guillaume Greter, vice-président des JA de Vaucluse. « Cela devient très compliqué de tirer des revenus avec toutes ces taxes », poursuit-il. Il vise notamment la taxe carbone, officiellement nommée Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF). Celle-ci taxe les engrais importés. « Cela représente 80 euros supplémentaires par tonne d’engrais. La période néfaste va continuer. Il faut continuer notre mobilisation et ne pas baisser les bras », lâche de son côté Sophie Vache, présidente de la chambre d’agriculture de Vaucluse et ex-présidente de la FDSEA 84.

    Délégation inhabituelle

    Une délégation d’une dizaine d’agriculteurs a été reçue par le préfet de Vaucluse. Mais le seul élu dans l’un des syndicats était le président des JA, Jordan Charansol. « On veut que le message soit donné par d’autres personnes que ceux qui ont l’habitude. Avec leurs mots et leurs ressentis », précise Sylvain Bernard. À l’image de Sébastien Mazoyer, céréalier à Uchaux et membre de la FDSEA. « On va finir par crever, mais on ne crèvera pas tout seuls. Là, on est bien gentils. Mais on va finir par s’énerver. Si on est obligés de partir car ce n’est plus viable, il restera quoi dans nos communes ? C’est aussi nos paysages de champs qui ramènent des touristes. Mais ils vont finir en friche », confie-t-il quelques minutes avant de s’engouffrer dans la préfecture. Jean-Philippe Bres, également céréalier et affilié à la FDSEA, évoque des « trésoreries à sec » après avoir subi des taxes sur les engrais et estime qu’avec « le cours très bas des céréales, un paquet d’exploitations de la région vont déposer le bilan cette année ».

  • Cécile Helle dresse le portrait chinois de son successeur

    Cécile Helle dresse le portrait chinois de son successeur

    À l’inverse des séances du conseil municipal, ce genre de rendez-vous de début d’année dans les quartiers manqueront à Cécile Helle dans trois mois quand elle aura quitté l’Hôtel de ville. La maire (PS) affectionne ces cérémonies de vœux, permettant d’être au plus près des habitants « pour nourrir ma réflexion et projets », redit-elle, ce mardi soir à la maison commune Nord, théâtre du coup d’envoi de ce « marathon » *. Une année « dans un contexte singulier », puisque des municipales auront lieu dans deux mois (15-22 mars), interdisant au maire de faire l’éloge de son action et projets, et « parce que j’ai fait le choix de ne pas solliciter de 3e mandat ».

    Cécile Helle estime avoir fait le job : « Je crois en l’action par la preuve, la transformation de la ville est suffisamment tangible pour ne pas avoir à le dire », revendique la première magistrate qui se permet « deux pas de côté » en citant deux exemples concrets sur le quartier, le démarrage de la rénovation urbaine à la Reine-Jeanne et la Grange d’Orel ou le rôle de l’épicerie sociale et solidaire. Son discours d’une vingtaine de minutes a aussi été l’occasion de s’épancher sur la façon de concevoir son rôle de maire et de dresser un portrait chinois de son successeur possible à gauche. Au sein de la majorité, le renoncement la veille de Joël Peyre – absent mardi soir – a rebattu les cartes. Les deux adjoints candidats déclarés, David Fournier (PS) et Paul-Roger Gontard (La Convention) étaient présents tout comme Zinèbe Haddaoui (ex-PS), membre d’Avignon citoyen, collectif pas vraiment en phase avec la méthode Fournier et qui pourrait pencher vers Mathilde Louvain (LFI).

    « Être maire a été un engagement exclusif, on n’imagine pas le don de soi et l’énergie que cela demande, quand un drame survient dans la ville, cela nous touche directement au cœur », prévient Cécile Helle. Dans l’assistance, David Fournier, semble acquiescer. Encore plus quand la maire parle de « proximité et d’humanité » et « souhaite la continuité par rapport à 2014 ». « Je souhaite le meilleur pour Avignon et je ne doute pas que c’est ce qu’il se passera », conclut-elle.

    « Je suis membre du PS, il n’y aura pas de surprise »

    En aparté avec la presse, elle accepte de se livrer un peu plus. En décembre, avant son ultime conseil municipal, Cécile Helle nous confiait avoir « une préférence ». S’est-elle évaporée avec Joël Peyre ? « J’ai toujours dit que ma préférence était celle du candidat du rassemblement à gauche », détourne-t-elle en reconnaissant que « Joël Peyre avait des qualités » pour être maire. Difficile désormais de l’imaginer ne pas se tourner « avant la fin du mois » vers David Fournier. « Je suis membre du PS, il n’y aura pas de surprise dans la manière de me positionner », lâche Cécile Helle. Le candidat inaugure ce samedi son local de campagne. Des échanges entre les intéressés ont lieu pour formaliser ou pas la présence, et donc le soutien, de la maire ce jour là. « Je n’ai pas encore décidé », conclut-elle.

    * Huit autres cérémonies
    sont encore prévues jusqu’au 28
     janvier à Montfavet en clôture. Dont la suivante dès ce mercredi pour la Barthelasse (18h30, société nautique).

  • Le 1er bébé de l’année à Avignon victime d’un déferlement raciste

    Le 1er bébé de l’année à Avignon victime d’un déferlement raciste

    C’est une histoire glaçante et à peine croyable que connaît Zaïd, petit avignonnais de même pas une semaine. Né le 1er janvier à l’hôpital d’Avignon, vers 1h30, il est présenté comme le premier bébé 2026 par un article dans La Provence. Une information classique du 1er janvier mais qui a pris depuis une tournure nauséabonde. La publication sur les réseaux sociaux de nos confrères a été la cible d’un déversoir haineux et raciste en raison de la consonance du prénom de l’enfant.

    Sur X (ex-Twitter), la publication a été vue plus de 1,7 millions de fois poussant ensuite La Provence à retirer son tweet. Sur Facebook, plus de 11 400 commentaires restent actifs, bien que le journal ait bloqué les réactions. Ce mardi, Olivier Biscaye, directeur de la rédaction a fini par réagir dans un édito : « Notre vigilance a un temps permis de les réguler [les « écrits extrémistes »] mais la violence a repris de plus belle ». Et d’indiquer qu’il « était hors de question de supprimer l’article au nom d’un principe qui nous semble évident, l’extrémisme ne peut pas gagner, supprimer cet article, signifiait notre renoncement à des valeurs de respect et d’ouverture auxquelles nous croyons ». Difficile d’être exhaustif face au déferlement abject subi par Zaïd. Mais citons pêle-mêle, « on aurait du l’avorter », « les nuisibles d’Allah ne sont pas Français […], il faut les remettre dans leurs réserves naturelles africaines », « Erreur de pays ! C’est Marcel ou Germaine en France… », ou « Le premier migrant terroriste de 2026 ».

    Des propos tous susceptibles d’être condamnés par la justice, reposant aussi la question des réseaux sociaux et de leur régulation. Cette campagne de haine a même trouvé un écho en Algérie, où le média en ligne TSA parle de Zaïd comme de « la plus jeune victime de haine au monde ». Quelques autres commentaires indignés ont réagi en souhaitant la bienvenue à Zaïd. « La France, ce n’est pas un prénom. La France, c’est aussi des valeurs : respect, humanité, dignité et elles commencent par la façon dont on parle d’un enfant », écrit une internaute. Localement, le député (LFI-NFP) Raphaël Arnault s’est rapidement ému : « Le racisme s’est tellement banalisé qu’aujourd’hui ils s’en prennent même à un bébé qui vient de naître. Bienvenue à Zaïd. Déjà tellement plus beau que les immondes racistes ». Le 4 janvier, le collectif No Pasaran jeunes a réalisé plusieurs collages de soutiens à Montfavet, où vit sa famille, souhaitant la « bienvenue à Zaïd, Avignon est ta maison, Montfavet est anti raciste ».

  • Renoncement de Joël Peyre aux municipales à Avignon : l’impact de cette décision fait réagir parmi la majorité

    Renoncement de Joël Peyre aux municipales à Avignon : l’impact de cette décision fait réagir parmi la majorité

    À un peu plus de deux mois du premier tour des municipales, le renoncement de Joël Peyre donne un coup d’accélérateur de la campagne à gauche. « Je salue le travail effectué par Joël au cours des mandats passés ensemble, je mesure que ce n’est pas une situation facile pour lui et continue à œuvrer pour un rassemblement le plus large à gauche », réagit David Fournier (PS), adjoint au maire, aujourd’hui le mieux placé dans la majorité, porté par le sondage de La Provence (18%) et le soutien de plusieurs partis (Les Écologistes, Génération écologie, le Parti animaliste, l’Après) ou de l’ex-insoumis Farid Faryssy. La semaine dernière, Benoît Belvalette (Place publique) s’est aussi rapproché de David Fournier. « Les négociations sont très avancées, on peaufine les derniers détails », confie le chef de file socialiste, qui promet de nouveaux soutiens samedi matin lors de l’inauguration de son local de campagne.

    Peu de chance d’y croiser, Zinèbe Haddaoui (ex-PS) ou Julien De Benito (PCF), tous deux adjoints, et membres d’Avignon collectif, un mouvement citoyen qui ne se retrouve pas pour l’heure dans les candidatures de gauche, et que soutient aussi Génération.s. « On peut comprendre le retrait de Joël qui a pris acte que la dynamique ne prenait pas », observe Zinèbe Haddaoui, créditée à 3,5% dans le sondage sans être candidate. « Malgré ses qualités, son caractère austère n’a pas permis d’implanter Joël dans la campagne », constate Julien De Benito, aussi co-chef de file des communistes pour les municipales. Samedi dernier, la section PCF d’Avignon a acté un choix, qui reste suspendu à l’aval du conseil national de ce samedi. Quant à Avignon collectif, une réunion était prévue ce lundi soir puis ce mardi. « L’idéal reste une union, là où le collectif va se pencher, ça va gagner », estime Zinèbe Haddaoui alors que l’option d’un rapprochement avec Mathilde Louvain (LFI) reste d’actualité. Bien moins que l’hypothèse de rejoindre Paul-Roger Gontard (La Convention), adjoint à l’urbanisme et l’un des moins à gauche dans la majorité actuelle. Ce dernier (4,5% dans le sondage) ne semble pas prêt à renoncer. Dans un communiqué de son mouvement Confluences citoyennes, il « poursuit son action avec clarté et détermination » estimant « porter la seule candidature à gauche capable de rassembler et de fédérer, au-delà des frontières partisanes, un spectre politique républicain large ».