Tag: Aubagne

  • Karim Bentahar : « On fait remonter les besoins des habitants d’Aubagne »

    Karim Bentahar : « On fait remonter les besoins des habitants d’Aubagne »

    La Marseillaise : Comment fonctionne le Contrat de Ville ?

    Karim Bentahar : C’est un dispositif de l’État, de travail entre plusieurs partenaires institutionnels : l’État, la préfète déléguée à l’égalité des chances, la Métropole, le Département et la Ville d’Aubagne. Il est basé sur trois piliers : la cohésion sociale, l’insertion socioprofessionnelle, et le cadre de vie. Nous travaillons dans le quartier prioritaire du Charrel, qui est le seul quartier prioritaire d’Aubagne, sur le quartier de la Tourtelle, qui rentre dans des poches de précarité, et sur le centre-ville.

    Quel est votre rôle dans cet appel à projets ?

    K.B. : C’est de représenter la ville d’Aubagne dans le cadre de la Politique de la ville, de mettre en place les subventions pour les associations du quartier prioritaire du Charrel, de la Tourtelle et du centre-ville. C’est vraiment un rôle de technicien d’ingénierie sociale et de terrain auprès des habitants et des associations. C’est aussi un rôle de bilan pour savoir qui on va subventionner, qui on ne renouvellera pas.

    Comment se passe le lancement de l’appel à projets ?

    K.B. : On va dans les quartiers avec les partenaires, avec l’État, le Département, la Métropole, et le Conseil citoyen du Charrel. On invite les habitants et on travaille avec eux toute la matinée, on fait remonter leurs besoins. Ensuite, on propose des actions et on demande à des associations de répondre à cet appel à projet pour que ces besoins puissent aboutir pour les habitants.

    Quelle est la situation économique de ces quartiers ?

    K.B. : On a de moins en moins de subventions. Donc, ce n’est pas facile de pouvoir financer, parce que l’objectif du Contrat de Ville, c’est la réduction des inégalités sociales entre les territoires. Avec la nouvelle majorité municipale, l’objectif est d’augmenter ces subventions aux associations pour justement réussir à réduire les inégalités sociales.

    Quels sont les besoins que les habitants évoquent en priorité ?

    K.B. : La santé mentale, l’emploi aussi, qui est un objectif qui ne change pas. Ces quartiers sont très précaires sur la cohésion sociale, donc une des priorités, c’est de travailler sur les fêtes de quartier. On veut que les habitants puissent bien vivre ensemble. On veut aussi permettre aux habitants du Charrel, de la Tourtelle, d’utiliser le tramway le soir pendant l’été pour pouvoir aller en centre-ville et participer aux activités, parce que le tramway s’arrête à 21h.

  • Face à la canicule, Aubagne renforce son dispositif

    Face à la canicule, Aubagne renforce son dispositif

    Face à l’épisode de fortes chaleurs qui touche les Bouches-du-Rhône depuis lundi, la ville d’Aubagne a activé le niveau 2 du Plan canicule, correspondant à la vigilance jaune de Météo France. L’alerte départementale doit se poursuivre jusqu’à ce samedi 27 juin.

    Pour accompagner les personnes les plus fragiles, la municipalité a renforcé son dispositif : des tournées d’hydratation sont organisées auprès des publics vulnérables, tandis que des maraudes sont menées auprès des personnes sans domicile. Le Centre communal d’action sociale (CCAS) et ses partenaires s’appuient par ailleurs sur un registre nominatif des personnes âgées ou handicapées isolées, qui peuvent s’y inscrire sur demande. En cas d’activation du plan, elles sont directement contactées pour vérifier que tout va bien et rappeler les gestes essentiels : bien s’hydrater et se rafraîchir le corps régulièrement.

    Côté lieux de fraîcheur, la maison du partage ouvre désormais ses portes tous les après-midi, et le parc Jean Moulin reste accessible jusqu’à 23h, afin d’offrir un espace rafraîchissant sur une plus large partie de la journée.

    Dans les écoles, où certaines salles dépassent les 30°C, le maire (DVG) Jean-Pierre Squillari, élu depuis six mois, a demandé aux familles de garder, « si possible », leurs enfants à la maison. Il a reconnu l’héritage de bâtiments vétustes et a promis qu’elles seraient toutes climatisées d’ici 2027. Conséquence de la chaleur, la fête de quartier de La Tourtelle, prévue samedi à 15h, a été décalée à 18h.

    Le niveau de veille saisonnière du Plan national canicule est activé chaque année du 1er juin au 31 août, afin de prévenir et de limiter les conséquences sanitaires des épisodes de chaleur intense sur la population, en particulier chez les personnes âgées, les nourrissons et les personnes souffrant de pathologies chroniques. Le passage au niveau 2, lui, correspond à la carte de vigilance jaune de Météo France, afin de protéger aussi les personnes isolées et les écoles.

  • La grande braderie prend place dimanche à Aubagne

    La grande braderie prend place dimanche à Aubagne

    Pour la première édition de la grande braderie d’Aubagne, les habitants sont au rendez-vous. « 92 exposants, qui sont des particuliers, ont répondu à l’appel. Une trentaine de commerçants ont aussi joué le jeu et une vingtaine d’associations seront présentes pour organiser les animations », affirme Gaëlle Rodeville, adjointe au maire (DVG) d’Aubagne en charge notamment de la redynamisation du centre-ville et de l’événementiel.

    Malgré la canicule, la ville indique maintenir ce rendez-vous. Dimanche 28 juin, les rues d’Aubagne se transformeront en espace commerçant à ciel ouvert. Les habitants pourront faire de bonnes affaires en profitant d’animations. Initialement prévue de 8h à 18h, la municipalité précise que les horaires de la braderie pourraient être ajustés si les fortes chaleurs persistent. Une annonce sera faite vendredi matin à ce propos. En cas d’alerte rouge canicule, la question de son maintien se reposera.

    Vers une redynamisation

    La braderie prévoit de s’étendre sur tout le centre-ville, répartie en quatre lieux proposant chacun une programmation spécifique. « Tout est fait pour qu’on ait du plaisir à être ensemble avec un panel d’activités qui permettent d’être bien à Aubagne et en centre-ville », ajoute l’adjointe. Parmi les animations prévues, il y aura notamment de la danse latine, du chant, des activités pour les enfants mais aussi des expositions de véhicules et des jeux de société.

    Ce moment de convivialité est aussi vu comme un levier d’attractivité par la municipalité. La braderie devrait permettre de prendre la mesure pour aller vers une redynamisation du centre-ville d’Aubagne, déserté par ses habitants, d’après Gaëlle Rodeville. L’objectif est donc de permettre aux Aubagnais et aux Aubagnaises de redécouvrir les commerces de proximité pour renforcer la fréquentation du centre. Si le succès est au rendez-vous, cette grande braderie pourrait s’inscrire durablement dans le calendrier des animations de la Ville.

    Grande Braderie d’Aubagne, dimanche 28 juin. Plus d’information sur site : https://www.aubagne.fr/

  • Les Nuits Flamencas entrent dans une nouvelle décennie

    Les Nuits Flamencas entrent dans une nouvelle décennie

    Même la danseuse sur l’affiche a le regard porté vers la modernité. « On tourne la page et on attaque la nouvelle décennie », résume Cendryne Roé, directrice de l’association Nomades Kultur. Voilà maintenant 11 ans que l’organisation collabore avec le guitariste Juan Carmona pour proposer, au cœur d’Aubagne, un festival célébrant la culture ibérique.

    « Pour beaucoup, le flamenco, c’est la paella et les fleurs rouges. Il y a quelque chose de plus profond, c’est pour ça que j’ai voulu faire ce festival », déclare Juan Carmona, qui est aussi le directeur artistique des Nuits Flamencas. Résolument tourné vers le futur, le pianiste Pablo Rubén Maldonado se produira au Théâtre Comoedia le premier soir. « Ce qui m’intéresse chez lui, c’est qu’il a cassé les codes du flamenco. Il joue en respectant la tradition et en amenant sa touche personnelle. »

    Le lendemain, la danseuse Sara Jiménez se produira sur cette même scène. « Elle est très portée sur la modernité, a étudié la danse contemporaine, le hip-hop. Elle va danser sur un solo d’électro flamenco. » Pour la première fois, les Nuits Flamencas se lancent dans une démarche de création avec un aperçu exclusif du nouveau spectacle de Juan Carmona. « Je serai en présence de musiciens cubains et de pianistes pour revisiter mes anciennes compositions », sourit le guitariste.

    Fête engagée

    Le célèbre Nuevo Ballet Español jouera son spectacle « Fronteras en el aire » le 3 juillet. « C’est une première en France. C’est un spectacle qui parle d’immigration, chanté par des voix africaines », détaille Juan Carmona. « Le titre est évocateur, ça veut dire sans frontières. Dans ces moments où le contexte géopolitique est un peu compliqué, des spectacles comme ça, ça fait du bien », ajoute Cendryne Roé. Le 4 juillet, le Ballet Flamenco de Barcelone présentera une revisite de l’œuvre Carmen. « C’est le combat de la femme, une Carmen libre qui n’a pas peur. La parité, c’est depuis toujours dans notre festival. »

    Avant que les festivités s’achèvent le 5 juillet, les Nuits Flamencas proposeront une initiation à la sévillane, danse folklorique de la feria de Séville, un bal de rumba, ou encore des ateliers pour enfants. « Dans cette édition, j’ai voulu proposer un flamenco axé sur le futur et des plus accessibles », se félicite Juan Carmona.

    À Aubagne, le spectateur devient véritable acteur de la fête, et peut même participer à des master class aux côtés de grands noms de la culture flamenca, une des seules activités payantes du festival. « Par les temps qui courent la gratuité c’est un don du ciel, il faut le préserver », martèle Cendryne Roé.

    Programme complet sur https://www.lesnuitsflamencas.fr

  • L’été arrive et les festivités sont lancées dans la cité de Pagnol

    L’été arrive et les festivités sont lancées dans la cité de Pagnol

    Entre deux lancés de hache, l’office de tourisme d’Aubagne, élus et acteurs locaux du tourisme se sont réunis, ce vendredi, à l’Entre 2 Lames à Aubagne. L’occasion de lancer les différentes festivités de l’été.

    Pascal Coudurier, directeur de l’office de tourisme d’Aubagne, a présenté quelques-unes des 300 animations qui sont proposées jusqu’au 15 septembre. Entre cinéma en plein air, concerts, sport en extérieur, ou activités familiales, « l’objectif est d’aider les communes à renforcer leurs programmes d’animations et d’événementiel », explique le directeur. Un total de 6 000 euros de prestations a été versé à chacune des communes du territoire.

    Parmi les activités proposées, un parcours guidé qui relie Aubagne à La Treille, avec une visite de l’intérieur de la Bastide Neuve, lieu emblématique de l’enfance de Marcel Pagnol. « Elle permet de marcher dans les pas de la famille Pagnol. Beaucoup d’écoles viennent, mais aussi des personnes âgées. C’est un sujet qui plaît et qui est indémodable, un peu comme Tintin », sourit Olivier Cheneau, responsable des guides à l’office de tourisme d’Aubagne.

    À ses côtés, Philippe Escoffier, également guide, est passionné par l’œuvre de Marcel Pagnol. « Je fais le plus beau métier du monde. Je suis avec des enfants, dans la nature, c’est une véritable transmission. C’est très interactif », témoigne-t-il. La semaine prochaine, Philippe Escoffier accueillera des personnes venant des États-Unis. Plus qu’une simple visite, l’activité permet de montrer que « le patrimoine provençal est toujours vivant », ajoute Olivier Cheneau. « Quoi de mieux si on sait d’où on vient ! »

    Des événements gratuits accessibles à tous

    Pascal Coudurier l’affirme, la saison estivale va être compliquée. « Les ménages disposent de 200 euros de moins pour partir en vacances. On passe de 1 900 à 1 700 euros de budget pour les familles françaises », développe le directeur.

    Alors pour faire face à cette baisse de budget, la plupart des activités proposées sont gratuites, l’objectif étant de s’adresser au plus grand nombre. « Toute personne peut assister à certaines pièces de théâtre où elle ne serait pas allée d’habitude. Et les bus sont gratuits pour tous dans l’agglomération, donc ça permet de se déplacer sans frais », explique Virginie Trapuni, conseillère municipale à Saint-Zacharie.

    Des événements qui profitent également aux acteurs du tourisme. « Ça divertit les vacanciers et ça les invite à réserver. Donc forcément, il y a plus de monde l’été », affirme Jean-Luc Decamps, hébergeur à Aubagne.

    Les habitants bénéficient, au premier plan, de ces nombreuses festivités. « Elles leur permettent de se réapproprier la ville, car le centre est désertique. L’objectif est aussi de favoriser le vivre-ensemble et de faire de l’accompagnement social pour ceux qui ne peuvent pas partir en vacances », explique Gaëlle Rodeville, adjointe au maire d’Aubagne (DVG) sur la partie événementiel. Gérard Canavese, président de l’office de tourisme d’Aubagne, partage cet avis et défend un tourisme respectueux de l’environnement : « Nous souhaitons un tourisme raisonnable et raisonné qui se construit avec et pour les habitants », conclut-il.

    Programme à retrouver sur tourisme-paysdaubagne.fr

  • Une enquête ouverte à Aubagne après la destruction d’archives municipales

    Une enquête ouverte à Aubagne après la destruction d’archives municipales

    Trois mois après la destruction d’archives municipales dans les couloirs de la mairie d’Aubagne, au soir du second tour, le parquet de Marseille a indiqué ce vendredi matin à La Marseillaise avoir ouvert une enquête pour destruction ou dégradation de biens, confirmant une information de nos confrères de La Provence. Ces investigations font suite à un signalement adressé le 20 mai dernier au parquet par le maire (DVG) d’Aubagne Jean-Pierre Squillari, après avoir été alerté par la préfecture de ces destructions de documents au lendemain de la défaite de la droite aux municipales.

    Ce 24 mars, vers 17h, la directrice des archives départementales s’était rendue en toute urgence à la mairie d’Aubagne suite à un signalement, décrivait le secrétaire général de la préfecture de région au maire nouvellement élu. Au rez-de-chaussée, à proximité immédiate de l’accueil, douze sacs-poubelles et un conteneur à déchets, remplis de documents. Sept sacs contenaient ainsi des papiers déchiquetés par une broyeuse électrique, « de manière irrémédiable », explique le préfet. Dans un autre, des dossiers d’archives publics, avec le tampon de la municipalité, ont été « grossièrement déchirés à la main ». Dans trois autres sacs, celles-ci étaient encore intactes, mélangées à de la documentation, et ont pu être récupérées pour être analysées. De même, trois autres conteneurs remplis de documents intacts ont été retrouvés derrière l’accueil, un dernier dans le couloir du service patrimoine. « Ces documents semblent provenir du cabinet du maire ou d’élus dans l’exercice de leurs fonctions », indiquait la préfecture. Et leur destruction doit donc être approuvée par le directeur des archives départementales, sans quoi les contrevenants risquent jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. De quoi faire des vagues en ouverture du conseil municipal ce mercredi, lors duquel le maire sortant (LR) Gérard Gazay s’est défaussé de toute responsabilité, renvoyant au témoignage de ses secrétaires, tandis que son ancien premier adjoint décrivait une opération habituelle. « On ne broie pas l’histoire d’une ville parce qu’on perd le pouvoir. Ce n’est pas une simple péripétie administrative, c’est un délit pénal », réagit Jean-Pierre Squillari, promettant d’ouvrir la page, « ambitieuse, de la transparence à Aubagne ».

  • [Entretien] Gaëlle Rodeville : « Renforcer la vie du centre-ville d’Aubagne »

    [Entretien] Gaëlle Rodeville : « Renforcer la vie du centre-ville d’Aubagne »

    La Marseillaise : Quel est l’objectif principal de la braderie prévue à la fin du mois ?

    Gaëlle Rodeville : Il y a plusieurs buts. Le premier, c’est de revitaliser le centre-ville et de trouver un événement qui permet aux Aubagnais et aux Aubagnaises de se réapproprier à la fois les commerces, leurs rues et le centre-ville, déserté depuis plusieurs années par les habitants. Le deuxième objectif, c’est de faire de cette braderie un moment de fête et de convivialité, puisqu’il y aura notamment des animations culturelles comme de la danse, du théâtre et du chant. Tout sera fait pour que les gens aient plaisir à rester à la braderie et y passer la journée.

    Quelles sont les raisons qui expliquent la désertion progressive du centre-ville par ses habitants ?

    G.R. : Aujourd’hui, on a une ville qui est nue, si je puis dire. Il n’y a plus d’animation ou d’événement qui permettent à la population de se retrouver dans le centre-ville. En fait, la ville d’Aubagne n’a pas la chance d’avoir ni la mer, ni une activité particulière. Elle a donc besoin d’activités culturelles ou commerciales de façon à ce que les gens se réapproprient le centre-ville. Aujourd’hui, on a un centre-ville qui est finalement un peu dénué d’espaces agréables. Il n’y a pas de zone ombragée, par exemple.

    Souhaitez-vous inscrire la braderie dans la durée et en faire un rendez-vous pérenne ?

    G.R. : Oui, absolument, c’est plus qu’un objectif. Nous souhaitons effectivement inscrire l’événement dans la durée et le renouveler de façon consécutive, au moins trois ou quatre fois dans l’année. Au fur et à mesure, nous aimerions pouvoir le déployer sur plusieurs jours. La braderie sera une manière de renouveler la qualité de vie, mais aussi de renforcer l’activité culturelle de la ville. À long terme, l’idée est qu’elle amène aussi des touristes ou des gens venus d’autres communes qui ont envie de participer à cette journée-là.

    Constatez-vous un engouement de la population autour de cette future braderie ?

    G.R. : Oui, le signe positif, c’est qu’il y a énormément de participants. Nous avons pu constater l’enthousiasme des habitants, mais aussi celui des associations et des commerçants. Il y a une envie commune de renforcer la vie du centre-ville.

    La redynamisation du centre-ville constitue-t-elle une priorité de votre action ?

    G.R. : La problématique et le regard sont complètement différents je pense. C’est-à-dire que le vivre ensemble et le croisement des publics sont une priorité. Nous souhaitons que toutes les propositions, qu’elles soient culturelles, commerciales ou sociales, soient pour toutes et tous, pour garantir l’accessibilité. Nous voyons bien, aujourd’hui, l’état de notre centre-ville et nous déplorons qu’un tas de choses aient été retirées, comme les porches qui permettaient d’avoir de l’ombre sur la place principale. Cela dénature la ville et c’est ce qui explique aussi qu’il y a eu finalement très peu d’activités, ces dernières années. Il y a tout un programme à revoir en tenant compte de ce que souhaitent aussi les Aubagnais.

    Grande braderie d’Aubagne, le 28 juin 2026, de 8h à 18h.

  • [Entretien] « L’avancée du nouvel hôpital d’Aubagne dépend du préfet »

    [Entretien] « L’avancée du nouvel hôpital d’Aubagne dépend du préfet »

    La Marseillaise : Vous attendiez-vous à cette nomination en tant que délégué spécial ?

    Mohammed Salem : Oui, complètement. Je discute avec le maire actuel depuis deux ans et nous avons de bonnes relations, malgré le fait que je me sois présenté aux élections municipales [d’Aubgane, Ndlr.]. On est en phase sur ce projet qui est plus que nécessaire pour Aubagne et pour le territoire dans sa globalité. Je discute avec tous les maires du territoire, au-delà des étiquettes partisanes. Aujourd’hui, c’est une nécessité d’avoir un hôpital qui répond aux normes modernes et qui s’inscrit dans l’évolution de la médecine publique.

    Concrètement, quel est votre rôle ?

    M.S. : Ce projet a 7 ans et nous n’avons toujours pas réussi à en sortir quelque chose de complet et cohérent. Il s’agit d’un dossier avec beaucoup de protagonistes : l’ARS [Agence régionale de santé, Ndlr.] Paca, l’État, l’hôpital qui porte le projet, mais aussi la Ville d’Aubagne, la Métropole, pour l’aménagement et la mobilité, puis la Région et le Département. Tout cela nécessite beaucoup de travail de coordination. Aujourd’hui, une version du projet, retravaillée par les équipes de l’hôpital après avoir été retoquée par l’ARS, a été approuvée par le cabinet du Premier ministre, même si plusieurs recommandations ont été faites.

    Quelle est la prochaine étape ?

    M.S. : La question du foncier pose aujourd’hui quelques problèmes. Le terrain où est envisagée la construction, celui des Gargues, n’appartient pas à Aubagne, mais à des propriétaires privés. Nous avons donc fait une demande de DUP [Déclaration d’utilité publique, procédure administrative permettant de réaliser une opération d’aménagement sur des terrains privés en les expropriant, précisément pour cause d’utilité publique, Ndlr.]. Elle a été validée par le commissaire-enquêteur et attend aujourd’hui la signature du préfet. Une fois cette signature obtenue, tout le reste devrait découler. C’est une priorité. Même si, bien sûr, nous comptons aussi sur le bon sens des propriétaires et ne souhaitons pas forcément passer par une procédure d’expropriation.

    Ensuite, un comité de pilotage avec toutes les parties prenantes est prévu le 26 juin. C’est l’occasion de commencer à piloter ce projet qui nécessite vraiment d’être centralisé. Je pense qu’il faut vraiment que nous parlions d’une seule voix avec toutes les communes concernées [le conseil municipal d’Aubagne a appelé, vendredi 5 juin, à la création d’un « front commun territorial » avec les 19 communes directement touchées par l’arrivée du nouvel hôpital, Ndlr.].

    Un plan d’efficience, impliquant une potentielle réduction de la masse salariale de l’hôpital pour réduire son déficit, a été évoqué par l’ARS. Quelle est votre position ?

    M.S. : Moi, j’ai l’intention de mener ce projet sans toucher, bien sûr, à la masse salariale de l’hôpital. Le service pédiatrie d’Aubagne est le seul à l’est de Marseille jusqu’à Toulon. Il est très reconnu au niveau de la région. Nous avons également un service d’urgences ultra-performant. L’été, on donne souvent un coup de main à l’hôpital d’Aix-en-Provence ou de La Ciotat. Il y a le déficit, d’accord, mais il y a aussi tout cela à mettre sur la balance. Si on s’engage à faire un projet de nouvel hôpital avec moins de personnel, ce n’est même pas la peine.

  • Aubagne se lève pour la gratuité des transports

    Aubagne se lève pour la gratuité des transports

    On veut envoyer un message : la gratuité n’y touchez pas ! ». Devant la gare d’Aubagne, Maurice Marsiglia, président de l’Association se déplacer en liberté (Asdel), résume l’état d’esprit des plusieurs centaines d’habitants du Pays d’Aubagne qui manifestent pour le maintien de la gratuité des transports en commun, ce samedi matin.

    Il faut dire que les inquiétudes grandissent autour de ce conquis social en place depuis 2009 sur le territoire aubagnais. Après l’absence de vote du budget de la Métropole Aix-Marseille Provence face à un trou financier de 144 millions, la Chambre régionale des comptes recommande de « réinterroger » ce modèle. « Sa remise en cause serait catastrophique d’un point de vue écologique et social ! », dénonce Maurice Marsiglia, pointant un « triplement de la fréquentation » des transports en commun depuis la mise en place de la gratuité. « Ce n’est pas un symbole, c’est un combat », martèle Jean Pugens, membre du bureau de l’USR CGT 13 (lire ci-contre) et secrétaire de l’Asdel.

    Preuve de l’importance accordée à la gratuité, de nombreux élus de communes environnantes ont fait le déplacement mais aussi Jean-Pierre Squillari (DVG), le maire d’Aubagne.

    « Ce n’est pas une utopie »

    « Les transports en commun gratuits, c’est l’ADN du Pays aubagnais. Bien sûr que les recommandations de la CRC nous inquiètent, mais c’est le préfet qui va prendre la décision finale », explique l’édile. Avant de développer : « S’il se rend compte que nous luttons, que nous nous mobilisons pour conserver ces transports gratuits, on pourra orienter sa décision ». Marina Mesure, députée européenne insoumise va dans le même sens : « Depuis 2009, la gratuité des transports en commun est notre fierté en Pays d’Aubagne et de l’Étoile. Ce n’est pas une utopie, c’est un quotidien. » Pour elle, plus qu’une question financière, c’est surtout un choix de société : « C’est une conquête sociale et écologique indispensable. Au moment où la planète brûle, c’est le sens de l’histoire. »

    Les retraités CGT devant la préfecture

    L’Union syndicale des retraités CGT des Bouches-du-Rhône (USR CGT 13) organise, ce mardi 16 juin, une mobilisation pour défendre la gratuité des transports en commun pour les plus de 65 ans. Laquelle « a été obtenue en septembre 2025 après de nombreuses années de luttes », rappelle l’organisation, qui juge « qu’elle a fait la preuve de son utilité ». Le rendez-vous est fixé à 10h, devant la préfecture des Bouches-du-Rhône à Marseille.

    A.B.