Tag: Aubagne

  • Pays d’Aubagne : pétition, manif, et actions citoyennes pour défendre la gratuité des transports

    Pays d’Aubagne : pétition, manif, et actions citoyennes pour défendre la gratuité des transports

    Cette première intervention, en l’occurrence un point presse samedi matin qui a rapidement tourné à un rassemblement d’une cinquantaine de personnes sur le cours Foch, à Aubagne, « c’est le premier acte de la résistance », lance Maurice Marsiglia, le président de l’association Se déplacer en liberté et l’une des chevilles ouvrières de ce long combat pour la « gratuité des transports en commun ».

    « Pas question de se laisser faire », « il faut s’organiser ! », « aller manifester », « signer la pétition lancée par la mairie ! », « et informer dans vos associations, tout le monde est concerné ! » Les échanges fusent entre les participants. Car l’heure est grave. « Cette gratuité a été mise en place par l’Agglo d’Aubagne, en 2009, c’est une réussite », résume Yves Mesnard, le maire honoraire (DVG) de Roquevaire. Ils sont aussi venus de La Bouilladisse, de Belcodène, d’autres communes environnantes directement touchées par ce séisme, dont l’épicentre est à… Salon-de-Provence. « C’est honteux d’avoir fait une telle déclaration sans même en avertir les élus du territoire », dénonce Maurice Marsiglia. Et sur le fond, rien ne tient. « Les prétendues économies réalisées correspondent à 0,9% des 144 millions d’euros de déficit de la branche transport de la Métropole… », tranche Christine, membre de l’association, armée d’un solide argumentaire. À Rolland Bourglan de pointer les coûts faramineux pour remettre le réseau en payant, ce qui devrait réduire à néant les dites « économies ». « Sur le plan social comme écologique, alors que la moitié des grands réseaux urbains passent ou sont passés à la gratuité, cela ne va pas dans le sens de l’histoire… », conclut-il. Puis l’élu écologiste Denis Grandjean, délégué à la mobilité, apporte le soutien de la Ville aux militants qui s’apprêtent à livrer une dure bataille. Bataille qui s’apparente à une course contre la montre, « il y aura un vote sur cette question en séance, le 15 octobre prochain », pose Maurice Marsiglia.

    « Nous allons aussi nous mobiliser, lance Erwann Bouisseren, de la CGT Métropole, la gratuité concerne l’ensemble des salariés et des entreprises de ce territoire ! » Tous les citoyens, sans exception.

  • À Aubagne, la fin de la gratuité suscite l’incompréhension des usagers

    À Aubagne, la fin de la gratuité suscite l’incompréhension des usagers

    Il est 13h passé, vendredi, et la foule se presse au pôle d’échanges intermodal d’Aubagne. Entre les collégiens et lycéens qui quittent leurs établissements, les voyageurs de la gare en transit, et les simples passants, les queues se font et se défont à l’ombre des abribus.

    Gilles habite Auriol. Il rentre de Marseille où il est descendu faire des papiers rue Grignan. Ce retraité a le temps, alors prendre les transports en commun est évident. D’autant que c’est gratuit. « En plus pour moi c’est sur tous les Bouches-du-Rhône », sourit-il avant de rapidement cacher ses gencives : « Maintenant… Samia Ghali (la présidente DVG de la RTM, ndlr), de gauche, bravo ! »

    L’annonce la veille par Nicolas Isnard, président (LR) de la Métropole, de la fin de la gratuité des transports en commun en vigueur depuis 2010 sur le pays d’Aubagne et de l’étoile, et depuis un an sur toute la métropole pour les moins de 11 ans et les plus de 65 ans, le met en colère. « Elle, ne veut pas supprimer la gratuité mais elle veut la diminuer en fonction des revenus. Je ne suis pas d’accord. Les retraités ne sont fortunés et on sait que la limite du tarif social sera très basse. »

    « On recule »

    Le sujet est dans les têtes, entre colère et fatalisme. Le « tous pourris » s’impose dans la discussion de Sandrine et Nourdine qui tancent ces élus jugés loin des préoccupations de leur quotidien et moins enclins à « faire des économies sur leurs gueuletons ». Assis sur un banc, en pleine lecture, Sébastien utilise les transports pour aller travailler sur Marseille.

    « C’est une décision que je pourrais comprendre vu la situation financière de la Métropole mais je me demande si toutes les solutions ont été étudiées », s’interroge ce quinquagénaire pour qui seul le trajet Auriol – Aubagne est gratuit. « On n’est quand même pas sur du superflu. C’est une compétence de la Métropole, ça impacte les collégiens, les étudiants, ça risque de mettre la révolution. »

    Lena, 16 ans, habite aussi à Auriol. Elle arrive d’Aix où elle étudie. Son trajet sur sa partie non gratuite lui coûte 11 euros. « Ça fait déjà cher quand même » glisse timidement la jeune fille. Noa, 19 ans, vient lui de Saint-Maximin avec sa carte Zou à 90 euros par an pour effectuer son alternance à Aubagne. « La gratuité pour un étudiant ça compte. Mis bout à bout, les petits frais ça pique », sourit le jeune homme qui gagne moins de 1 000 euros par mois.

    Femme de ménage à la retraite, Nanou, 75 ans, habite Aubagne et entend conserver sa gratuité. « On s’est battu contre le maire sortant qui voulait nous faire payer. Il va falloir se battre encore », prévient la sexagénaire qui a connu le ticket à 1,20 euro avant 2010 et n’entend pas payer tous les jours pour se rendre au secours populaire où elle y est bénévole. « On a été les premiers à faire la gratuité et aujourd’hui on recule alors que d’autres s’y mettent je ne comprends pas. »

    ET AUSSI

    La ville d’Aubagne lance une pétition

    « La gratuité des transports est notre bouclier. Ne laissons personne le briser. Pour dire non à la décision de la Métropole et appuyer les démarches engagées par la ville, chaque signature compte ». La ville d’Aubagne a lancé dans la nuit de jeudi, sur son site internet une pétition pour la gratuité des transports. 2 000 signatures ont été recueillies dans la nuit. Vendredi soir, la barre des 5 000 était passée.

    La ferme opposition de Frédéric Szabo

    Frédéric Szabo, maire (DVD) de La Penne-sur-Huveaune, affirme dans un communiqué s’opposer fermement à la décision de la Métropole. « Dans le contexte actuel, la gratuité des transports est à la fois une mesure de pouvoir d’achat, une réponse aux difficultés quotidiennes de nos concitoyens et un engagement concret en faveur de la transition écologique et de la sécurité publique », explique-t-il après avoir rappelé la baisse significative des incivilités sur le réseau. Et d’en appeler aux maires du territoire : « Nous devons préserver ce dispositif et défendre les habitants ».

    LFI veut supprimer la Métropole

    La liste de La France insoumise aux élections sénatoriales, conduite par Michelle Blanchard-Svoboda, dénonce fermement la fin annoncée de la gratuité des transports. Les insoumis estiment qu’elle pénaliserait les ménages, sans garanties d’économies réelles, et défendent la gratuité comme un outil de justice sociale, écologique et de mobilité pour tous. « La gratuité des transports, comme les autres services publics, ne doit pas être sacrifiée au nom d’une pseudo-rentabilité », affirme la tête de liste qui entend « redonner leur pouvoir aux communes, concerter les citoyens et mettre fin à cette organisation métropolitaine responsable de nombreux maux de notre territoire ».

    Ch.C.

  • Jérémy Bacchi : « Colère et indignation »

    Jérémy Bacchi : « Colère et indignation »

    Jérémy Bacchi (PCF) est sorti de ses gonds à l’annonce de la volonté du président de la Métropole d’annuler toutes les gratuités dans les transports dont celle de l’ex-Pays d’Aubagne. « Je ressens beaucoup de colère et d’indignation », indique-t-il à La Marseillaise. Scandalisé sur le fond, il l’est aussi sur la forme : « Le maire d’Aubagne apprend cela par voie de presse, c’est totalement inacceptable et irrespectueux. Comment parler de Métropole des maires quand on a cette attitude ? »

    « On nous explique que c’est pour faire des économies sur la fin de l’exercice 2026 puisqu’il faut trouver 53 millions d’économies. Mais comment la Métropole va-t-elle installer toute la billettique et recruter des dizaines de contrôleurs dans ces conditions et à quel coût ? », interroge-t-il.

    Pour le parlementaire, « c’est une mesure purement idéologique prise dans un contexte de flambée des prix du carburant. Mettre fin à la gratuité, c’est un non-sens économique, social et environnemental ».

    Jérémy Bacchi ne veut pas en rester là. « Ce qui a été annoncé peut être défait », affirme-t-il en appelant à la mobilisation des élus toutes couleurs politiques confondues et de la population.

    L.P.

  • [Entretien] Jean-Pierre Squillari : « Nous allons faire entendre la voix d’Aubagne dans la rue »

    [Entretien] Jean-Pierre Squillari : « Nous allons faire entendre la voix d’Aubagne dans la rue »

    La Marseillaise : Nicolas Isnard a annoncé ce matin la fin de la gratuité des transports en commun sur tout le territoire métropolitain. Êtiez-vous au courant de ce projet ?

    Jean-Pierre Squillari : C’est vous qui me l’avez appris.

    Quelle a été votre première réaction?

    J.-P. S. : Il y a le fond et la forme. Je suis maire d’Aubagne et président de la commission des transports. Apprendre par la presse qu’on supprime la gratuité des transports c’est une désinvolture de la part du président.

    Quelles suites comptez-vous donner ?

    J.-P. S. Nous ne sommes pas étonnés qu’il agisse comme cela. Depuis bientôt six mois, Aubagne a toujours été mise de côté. Lors du vote des vice-présidences, le président avait annoncé que les quatre premières villes de la Métropole auraient un poste. Nous sommes la quatrième ville, mais on a mis Istres, dont le maire a la même sensibilité politique que le président de la Métropole. Nous avons aussi été mis dehors de toutes les instances métropolitaines : l’Eau des collines, l’Epage HuCa [le syndicat de l’Huveaune, Ndlr], la Semagora [gestionnaire du centre des congrès d’Aubagne, Ndlr]… Pour masquer cet état de fait, Nicolas Isnard m’a donné la présidence de la commission des transports. Bien entendu, je vais démissionner. Je ne suis pas un homme de paille, je ne subis pas.

    Vous avez aussi annoncé porter ce combat en justice ?

    J.-P. S. : Nous allons étudier toutes les voies de recours. À Aubagne, les transports gratuits sont dans notre ADN. Mes petits-enfants n’ont jamais payé le bus de leur vie ! Et d’un coup on nous dit que l’on va faire payer les transports, au bout de dix-huit ans. Donc nous allons mobiliser. Nous l’avons déjà fait quand il a été question de supprimer la gratuité des transports il y a quelques années, et nous avions fait salle comble et une grande manifestation, avec plus de 600 personnes.

    Le président de la Métropole disait que le préfet avait alerté, qu’il n’était pas possible de maintenir cette gratuité parce qu’elle posait une question d’égalité entre les territoires…

    J.-P. S. : On nous mène en bateau ! Monsieur Isnard m’a dit que c’était la conséquence du rejet du budget de la Métropole [le 10 septembre dernier, Ndlr]. Ce qui veut dire que si j’avais voté pour le budget il n’y aurait pas eu d’inégalités ? Pour qui on nous prend ? Cela fait dix-huit ans que cela existe, et on se réveille juste maintenant ? Ils n’ont pas étudié les conséquences de faire payer les transports. On ne pense qu’aux économies, mais il faut penser aux dépenses. Il faut embaucher des contrôleurs, il faudra équiper tous les bus de distributeurs de billets. Cela a un coût ! Il faut y ajouter la dette grise : ce qu’on ne paie pas immédiatement mais que l’on paiera par les conséquences.

    Quelles conséquences aurait l’abandon de la gratuité ?

    J.-P. S. : Il y a surtout un manque à gagner moral et écologique. Lorsque nous avons mis en place les transports gratuits, nous avons multiplié par trois la fréquentation, on a diminué la circulation automobile. Lorsqu’on décide de faire payer, on multiplie la circulation automobile. Renoncer aux transports en commun gratuits va à l’encontre de ce qu’on entend depuis plusieurs semaines, quand le carburant augmente de façon extraordinaire. On nous dit de favoriser les transports en commun mais on les fait payer, c’est paradoxal ! C’est comme si pendant la canicule, au lieu de rendre gratuite la piscine comme nous l’avons fait on avait doublé les prix !

    Nicolas Isnard invoque la situation financière de la Métropole, vous le comprenez ?

    J.-P. S. : C’est une goutte d’eau dans la piscine de la Métropole les transports en commun à Aubagne. On ne nous a donné aucun chiffre officiel, on lance des chiffres comme ça. Il faut être sérieux.

    Le président Nicolas Isnard n’avait jamais masqué son opposition à la gratuité…

    J.-P. S. : La politique de Monsieur Isnard, c’est de faire payer. Mais peut-être qu’il faut trouver d’autres sources. Il faut se pencher sur le versement mobilité. Peut-être que le patronat n’est pas d’accord, mais l’augmenter permet de desservir correctement les entreprises qui sont enclavées, je pense à Rousset par exemple.

    Comment comptez-vous faire davantage entendre la voix d’Aubagne à la Métropole désormais ?

    J.-P. S. : Dans la rue ! Il n’y a plus que ça puisqu’on a tout essayé ! Je ne vais pas rester les bras croisés, ce n’est plus possible. Le président de la Métropole a franchi le Rubicon et nous allons nous battre avec les maires du pays aubagnais.

    ET LES AUTRES MAIRES

    Roland Giberti, maire (DVD) Gémenos

    « C’est quelque chose qui tombe trop brutalement. C’était peut-être à prévoir mais je ne sais pas si y a eu concertation, si la commission présidée par M. Squillari a débattu. En tout cas ça tombe et ça va faire des dégâts sur le pouvoir d’achat. Je suis quelqu’un qui sait prendre ses responsabilités. Mais même si c’est la seule solution, je pense qu’une telle décision doit être débattue. »

    Michel Lan, maire (DVC) La Destrousse

    « Avec le gasoil à 3 euros, les gens se serrent la ceinture, on tente de mettre le repas des étudiants à 1 euro et nous on supprime la gratuité… Elle a fait ses preuves, on a fait toutes les simulations, elle fonctionne si on met le versement mobilité où il doit aller. Qu’on dise le ticket à 1 euro c’est une chose mais là on est au bord du conflit social et on tape sur les petites économies. Ça ne va pas. »

    Frédéric Gibelot, maire (DVD) Peypin

    « C’est dommage que le budget n’ait pas été voté en juin, on n’en serait pas là. L’exécutif a peut-être une pression de la préfecture, on parle du budget de 2026, le temps est compté. Ça ne fait plaisir à personne mais j’ai cru comprendre qu’il allait y avoir un tarif social et il y aura des débats en conseil métropolitain, c’est une situation que je déplore mais qui ne concerne qu’une quinzaine de communes. J’attends quand même de voir pour l’heure je réserve mon vote »

    Ch. C.

    « Un énorme recul »

    « Cette décision politique est un énorme recul qui arrive au pire moment pour les ménages avec l’inflation des prix des carburants », déplore Yves Mesnard, maire honoraire de Roquevaire. L’apparenté communiste était à l’origine avec son groupe en 2009 de la gratuité en pays aubagnais. « À trois mois de la mise en service du Val’ Tram… Partout on avance et nous on régresse », note celui qui a porté la gratuité partielle (-11 ans et +65 ans) en place depuis 2025 sur la Métropole. Ch. C.

  • AMP Métropole : la gratuité des transports bientôt sabrée

    AMP Métropole : la gratuité des transports bientôt sabrée

    Cette fois, la gratuité des transports ne devrait pas échapper à la hache des coupes budgétaires. Ce jeudi, c’est depuis son fief salonais que le président (LR) de la Métropole Aix-Marseille, Nicolas Isnard, a annoncé qu’il allait soumettre au vote le 15 octobre la suppression de la gratuité des transports sur l’ensemble du territoire. Pour qu’elle devienne effective « le plus vite possible ».

    « Si nous n’avions pas été pris à la gorge, nous aurions décalé dans le temps cette mise en œuvre », justifie l’édile. Après avoir échoué à une voix près à tailler dans la dotation de solidarité communautaire (DSC) lors du dernier conseil le 10 septembre, le président de l’intercommunalité compte en effet présenter une nouvelle modification du budget à l’hémicycle. « Nous avons obtenu que le préfet ne saisisse pas les magistrats de la chambre régionale des comptes si nous votons un budget à l’équilibre le 15 octobre », explique-t-il. Soit la veille de la date butoir de la saisine. Et d’annoncer que dans cette nouvelle copie, les différents versements aux communes ne seront pas touchés. Il reste donc pour la Métropole à trouver 53 millions d’euros d’ici deux semaines.

    Pour cela, la Métropole va encore sabrer dans son fonctionnement, renégocier des emprunts, repousser des investissements. La présidente (DVG) de la RTM, Samia Ghali, alertait justement mercredi dans La Provence sur les risques qui pèsent sur le tramway de la Belle de Mai si les études ne sont pas lancées d’ici une semaine. « C’est un sujet en discussion qui n’est pas tranché », répond Nicolas Isnard.

    Promesse enterrée

    « Mais à un moment, la Métropole peut enlever tout ce qu’elle veut, on va arriver à l’os, il faut des recettes supplémentaires », défend-il. De quoi motiver l’accélération pour appliquer la nouvelle tarification de la RTM, qui de toute façon devait être votée ce 15 octobre. « Les tarifs de nos transports n’ont pas bougé depuis 2017 », argumente Nicolas Isnard, qui assume « un système plus juste ». Il espère récupérer au moins 3 millions d’euros d’ici la fin de l’année, sans entrer dans les détails des grilles. Tout juste évoque-t-il un tarif minimum « symbolique ». « Il est inacceptable que des populations ne participent pas à un service public qui est rendu », tempête-t-il. De quoi mettre fin à la gratuité étendue par sa prédécesseure Martine Vassal (DVD) en septembre 2025 aux retraités imposables et aux moins de 11 ans. Un coup porté à la promesse de campagne du Printemps marseillais qui promettait des transports gratuits aux moins de 26 ans, qu’assumait Samia Ghali. « Cela va dans le sens de la justice », estime-t-on aussi dans les couloirs de l’hôtel de ville de Marseille, face à cette nouvelle tarification sociale. Mais dans l’entourage du maire, on n’en déplore pas moins « des annonces brutales et inattendues ». « L’avenir d’un service public local ne peut être décidé puis annoncé de cette manière », appuie le groupe de la gauche métropolitaine.

    Le président de la Métropole assume en effet de mettre un coup d’arrêt à dix-sept ans de gratuité des transports pour les 110 000 habitants du pays d’Aubagne et de l’Étoile. « Nous ne pouvions pas avoir dans un même territoire des tarifications différentes », jure-t-il, se défendant de toute sanction politique contre le maire (DVG) d’Aubagne Jean-Pierre Squillari qui avait voté contre les coupes dans la dotation de solidarité. Il ne l’en a pas moins informé, avec le reste de la gauche métropolitaine, que lors d’une réunion organisée à l’issue de sa conférence de presse. Reste qu’il faudra encore du temps, au moins un an, pour faire payer les Aubagnais : aucune installation de paiement n’est pour l’instant déployée sur le réseau.

  • Zéro pointé

    Zéro pointé

    Abandonner. Renoncer. Supprimer. Ces verbes signent le renoncement, la capitulation. En annonçant, jeudi, son intention d’abandonner la gratuité des transports publics pour les habitants des 12 communes de ce qui fut jusqu’en 2015 la communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, le tout frais président de la Métropole Aix-Marseille Provence, Nicolas Isnard, commet une quadruple faute.

    En premier lieu, la gratuité des transports – celle pour les plus de 65 ans et les moins de 11 ans serait aussi supprimée sur l’ensemble du territoire métropolitain (92 communes) – est désormais une conquête sociale pour un droit au transport effectif. Le retour en arrière est donc une régression totale.

    Zéro pointé.

    Et le respect des maires ?

    Deuxièmement, affirmer que supprimer la gratuité permettrait à la Métropole de réaliser des économies est faux. C’est en effet réintroduire des systèmes de paiement extrêmement coûteux. Laisser croire aussi que les recettes voyageurs supplémentaires sortiront l’intercommunalité de l’ornière financière, est une grossière contre-vérité. Zéro pointé.

    En troisième lieu on peut se demander sur quelle planète vit monsieur Isnard ? Comment peut-il faire cette annonce alors que les Français sont étranglés par la flambée des prix ? Dans le pire, on ne peut faire mieux.

    Zéro Pointé.

    Enfin, est-ce une manière de traiter les élus ? Monsieur Isnard veut une Métropole « des maires. » faudrait-il encore qu’il commence par les respecter.

    Zéro pointé et copie à revoir de fond en comble.

  • [Exclusif] Le maire d’Aubagne va démissionner de la présidence de la commission des transports

    [Exclusif] Le maire d’Aubagne va démissionner de la présidence de la commission des transports

    Dans un entretien à paraître dans La Marseillaise ce vendredi, le maire (DVG) d’Aubagne Jean-Pierre Squillari annonce qu’il va démissionner de la présidence de la commission des transports de la Métropole. Une décision prise après avoir appris, par voie de presse, que le président (LR) de l’intercommunalité, Nicolas Isnard, allait soumettre au vote le 15 octobre prochain la suppression de la gratuité des transports sur l’ensemble du territoire métropolitain. De quoi mettre fin à dix-sept ans de gratuité pour les 110 000 habitants du pays d’Aubagne.

    « Je ne suis pas un homme de paille, je ne subis pas », tacle le maire d’Aubagne, pour qui le président de la Métropole « a franchi le Rubicon ». La municipalité aubagnaise va étudier « toutes les voies de recours » et compte mobiliser sa population, ainsi que les autres maires concernés, pour défendre cette gratuité.

  • Ils marchent ensemble pour faire avancer la paix

    Ils marchent ensemble pour faire avancer la paix

    Palestine, Ukraine, Iran, Liban, Soudan… Selon l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo (Prio), 65 conflits ont été recensés dans 35 pays en 2025, soit le nombre le plus élevé depuis 1946. Un contexte qui ne peut que renforcer l’importance de la marche qui s’est tenue ce lundi sur la Canebière, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, instaurée par l’ONU en 1981.

    « Si nous occupons la rue aujourd’hui, ce n’est pas pour une simple condamnation morale. C’est pour exiger la rupture définitive avec ce monde de barbares, s’est indigné Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix, en ouverture des discours. Nous devons arracher l’humanité à l’ère de la force, de l’exploitation et de la domination pour la faire entrer dans celle de la parole, de la coopération, de la solidarité et de la justice. »

    Au-delà d’un appel à un « cessez-le-feu général » et au respect systématique du droit international, c’est autour des piliers de la culture de la paix que se sont ensuite structurées les prises de parole, à commencer par l’éducation. « La culture de la paix (…) c’est aussi s’opposer aux discours de celles et ceux qui pensent que la guerre est inéluctable et que nous devons préparer nos enfants à aller sur le front, a rappelé en ce sens Nicolas, représentant de la SNUipp-FSU. C’est aussi promouvoir dans nos classes des pratiques pédagogiques coopératives (…), des espaces démocratiques qui permettent aux élèves de développer les compétences psychosociales nécessaires au comportement non violent. » L’égalité homme-femme, 5e des 8 piliers de la culture de paix, a elle aussi été abordée, le Collectif 13 Droits des femmes prenant soin de rappeler que « les femmes sont en première ligne de toutes les guerres ».

    Le budget de l’État français, qui prévoit pour l’heure une importante augmentation du montant alloué à la défense, a également été dénoncé. « Le projet de loi de finances pour 2027 du gouvernement prévoit une cure d’austérité d’une violence historique, s’est indigné la Fédération du Parti communiste des Bouches-du-Rhône. Mais l’argent public ne manque pas pour tout le monde. L’augmentation du budget des armées est maintenue ».

    Reste l’extrême droite, qui contribue à « l’escalade d’une violence toujours plus mortifère », et contre laquelle les participants appellent à se lever.

    ET AUSSI

    À Aubagne, défilé pour la paix

    Habitants, acteurs associatifs et élus se sont rassemblés dimanche matin à Aubagne pour défendre la paix, à la veille de la journée internationale lui étant dédiée. « Dans un contexte mondial complexe, ce rassemblement citoyen rappelle que la paix se bâtit chaque jour, au plus près du terrain, par le dialogue et la cohésion sociale », a noté la Ville. Un moment « fort d’échange et de mobilisation », s’est-elle félicitée.

    Aix-en-Provence, des rameaux pour la paix

    À l’entrée des Allées Provençales, la section locale du Parti Communiste s’est attelée à distribuer des rameaux d’olivier, symbole de paix et un tract rappelant sa solidarité avec le peuple palestinien, pour lequel il demande un cessez-le-feu « immédiat et durable ». Le parti a également rappelé sa solidarité avec Cuba. De façon plus globale, « la justice sociale », selon Sophie Rothon, secrétaire de la section locale.

    Le Rove et Septèmes Mairies pavoisées

    Le drapeau de la paix flotte sur le parvis de la mairie du Rove, « symbole de notre attachement à ces valeurs universelles » souligne le maire PCF Paul Sabatino. Ainsi que sur le fronton de la mairie de Septèmes.

    LES RENDEZ-VOUS

    Port-de-Bouc

    Rassemblement le mercredi 23 septembre à la pyramide de la paix, à 14h pour une exposition de dessins d’enfants, puis à 18h pour un meeting.

    Martigues

    Journée de clôture de nombreuses festivités dédiées au sujet en début de semaine le mercredi 23 septembre au jardin de Ferrières de 13h30 à 18h.

  • À Marseille : rassemblement en soutien à la CGT Éduc’Action 13

    À Marseille : rassemblement en soutien à la CGT Éduc’Action 13

    Rassemblement à l’appel de la CGT Éduc’Action 13 mais aussi de la CGT 13, avec le soutien d’autres organisations syndicales enseignantes comme le Snudi-FO ou la FSU-SNUipp. En cause ? La suspension de quatre enseignants d’Aubagne et de La Ciotat, militants CGT, le jour de la prérentrée, qui est qualifiée de « répression syndicale » par le syndicat.

  • À Aubagne, le promoteur du Pin Vert veut repasser en force

    À Aubagne, le promoteur du Pin Vert veut repasser en force

    Ce mardi a été déposée la demande d’autorisation environnementale pour la construction de 142 logements dans le quartier du Pin Vert, à Aubagne, par le promoteur Les Nouveaux constructeurs. Un projet déjà connu des habitants, mobilisés contre depuis plus d’un an. Jusqu’à ce que le promoteur n’en vienne, au mois de septembre 2025, à menacer de poursuites les riverains qui avaient déposé un recours contre le projet.

    Mais passée la suppression d’une partie de l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP), ordonnée le 2 juillet 2025 par le tribunal administratif de Marseille pour préserver un corridor écologique, et surtout passées les municipales, le promoteur revient à la charge, avec un permis modificatif, déposé en juin. Ainsi, les huit bâtiments de logements collectifs sont-ils regroupés en quatre bâtiments distincts de 127 appartements (au lieu de 119), auxquels s’ajoutent 15 logements individuels « en continuité avec le tissu pavillonnaire existant ». Une partie du stationnement en sous-sol est également supprimée au profit de parkings en surface avec 265 places. Face aux 10 000 m² de surface de plancher prévus, ils proposent de planter 118 arbres supplémentaires pour atteindre 259 arbres plantés, quand 42 seront abattus.

    Pas de quoi satisfaire la municipalité, qui a refusé la demande le 4 juillet dernier. « Il n’y avait absolument rien sur les déplacements à vélo, des problèmes sur les cheminements piétons et la circulation en voiture, sur le ruissellement », énumère l’adjointe (DVG) à l’urbanisme, Clémentine Fardoux. L’unique sortie aboutit ainsi sur un rond-point déjà congestionné. « Nous sommes sur un dossier qui était emblématique de la politique de Gérard Gazay sur l’urbanisme », rappelle l’élue. Sans même dialoguer avec la municipalité, le promoteur a décidé de contester ce refus en justice. Alors la Ville presse l’intercommunalité d’accélérer la troisième modification du plan local d’urbanisme pour supprimer au plus tôt cette OAP. « C’est une position que nous tenons depuis deux ans », insiste Clémentine Fardoux. Sollicité, le promoteur n’a pas donné suite.