La Marseillaise : Comment fonctionne le Contrat de Ville ?
Karim Bentahar : C’est un dispositif de l’État, de travail entre plusieurs partenaires institutionnels : l’État, la préfète déléguée à l’égalité des chances, la Métropole, le Département et la Ville d’Aubagne. Il est basé sur trois piliers : la cohésion sociale, l’insertion socioprofessionnelle, et le cadre de vie. Nous travaillons dans le quartier prioritaire du Charrel, qui est le seul quartier prioritaire d’Aubagne, sur le quartier de la Tourtelle, qui rentre dans des poches de précarité, et sur le centre-ville.
Quel est votre rôle dans cet appel à projets ?
K.B. : C’est de représenter la ville d’Aubagne dans le cadre de la Politique de la ville, de mettre en place les subventions pour les associations du quartier prioritaire du Charrel, de la Tourtelle et du centre-ville. C’est vraiment un rôle de technicien d’ingénierie sociale et de terrain auprès des habitants et des associations. C’est aussi un rôle de bilan pour savoir qui on va subventionner, qui on ne renouvellera pas.
Comment se passe le lancement de l’appel à projets ?
K.B. : On va dans les quartiers avec les partenaires, avec l’État, le Département, la Métropole, et le Conseil citoyen du Charrel. On invite les habitants et on travaille avec eux toute la matinée, on fait remonter leurs besoins. Ensuite, on propose des actions et on demande à des associations de répondre à cet appel à projet pour que ces besoins puissent aboutir pour les habitants.
Quelle est la situation économique de ces quartiers ?
K.B. : On a de moins en moins de subventions. Donc, ce n’est pas facile de pouvoir financer, parce que l’objectif du Contrat de Ville, c’est la réduction des inégalités sociales entre les territoires. Avec la nouvelle majorité municipale, l’objectif est d’augmenter ces subventions aux associations pour justement réussir à réduire les inégalités sociales.
Quels sont les besoins que les habitants évoquent en priorité ?
K.B. : La santé mentale, l’emploi aussi, qui est un objectif qui ne change pas. Ces quartiers sont très précaires sur la cohésion sociale, donc une des priorités, c’est de travailler sur les fêtes de quartier. On veut que les habitants puissent bien vivre ensemble. On veut aussi permettre aux habitants du Charrel, de la Tourtelle, d’utiliser le tramway le soir pendant l’été pour pouvoir aller en centre-ville et participer aux activités, parce que le tramway s’arrête à 21h.

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