Tag: Aubagne

  • Montée de fièvre autour du futur hôpital

    Montée de fièvre autour du futur hôpital

    « Il y a besoin d’associer la population », s’agace Denis Grandjean, conseiller municipal d’opposition (écologistes) à Aubagne, ce jeudi soir, à l’Espace des Libertés. « Il y a des citoyens très engagés sur ce territoire pour leur hôpital, il y avait moyen de leur donner des infos. Même nous, au conseil municipal, nous n’avons jamais eu d’informations sur le terrain choisi. Ce n’est pas normal qu’au XXIe siècle, on agisse comme ça. Il faut qu’on avance là-dessus », insiste-t-il.

    Même colère du côté de Jean-Pierre Squillari, tête de liste d’Aubagne en commun (liste de gauche, citoyenne et écologiste) pour les prochaines municipales : « Il y a un problème de sémantique, vous parlez de concertation, je parlerais plutôt de présentation. »

    Ce qui est en débat ce jeudi 11 septembre, a précisé quelques instants plus tôt Stéphanie Luquet, « c’est la déclaration d’utilité publique (DUP). Le dossier a été déposé en préfecture le 9 juillet, la phase de concertation a débuté fin juillet et s’achèvera le 26 septembre. » À ce jour, seules 25 contributions ont été enregistrées dans le cadre de cette concertation, a confirmé Didier Michel, ingénieur en charge du projet. du nouvel hôpital.

    200 lits et places

    Autre critique, cette fois de Daniel Fontaine, ancien maire PCF d’Aubagne : « On constate qu’il n’y a aucune ambition nouvelle. On maintient ce que l’on fait. On conserve des activités peu rentables et on sollicite l’Agence régionale de santé pour boucher les trous. » La directrice de l’hôpital réplique : « Entendre que ce projet n’a pas d’ambition, c’est dur à entendre. On va permettre une meilleure prise en charge des patients. »

    Dans la première partie de cette réunion publique, Stéphanie Luquet présente les grandes lignes du projet de nouvel hôpital, conçu pour un territoire de 19 communes.

    Comme déjà annoncé, le site des Gargues a été préféré à celui du Camp de Sarlier. Sur un terrain de 32 hectares au total, l’emprise de l’hôpital, du parking et des voiries sera de 5,3 hectares. « C’est au bout de la DUP, lancée le 9 juillet, qu’on saura si ce terrain est disponible pour l’hôpital d’Aubagne », précise Stéphanie Luquet. Le terrain sera acquis par la Ville d’Aubagne pour l’hôpital.

    Le futur équipement, qui pourrait voir le jour à l’horizon 2030 si le projet suit son cours, occupera « 28 000m² sur cinq niveaux, sera modulable et évolutif. Il y a une possibilité d’extension au sol et sur les étages supérieurs, avec une adaptabilité du bâtiment face à une épidémie. L’hôpital disposera de 200 lits et places », indique la directrice. Quant au financement des 140 millions nécessaires, 102 sont accordés par l’ARS, 10 par la Métropole Aix-Marseille, 6 par le Département des Bouches-du-Rhône, 3 par la Région Sud. « Il manque encore des sous, reconnaît Stéphanie Luquet. 19 millions d’euros, montant à emprunter pour financer le projet global. C’est cet aspect qui est actuellement instruit au niveau national : est-ce que le scénario est réaliste ? Plus on réduira l’emprunt, plus on garantira la sécurité financière de l’hôpital », a-t-elle conclu.

  • À Aubagne, première grève à La Gauthière

    À Aubagne, première grève à La Gauthière

    « Pour la première fois de l’histoire de la Gauthière, les travailleurs en situations de handicap de l’Esat se mettent en grève, à plus de 40 % », annonce Bernard Cresta, délégué syndical central CGT de l’Association régionale d’aide aux infirmes moteurs, cérébraux et aux polyhandicapés (Araimc) et délégué syndical de l’Esat. Les raisons de leur colère : « une politique budgétaire qui va impacter leurs conditions de travail », dans un Esat sous tension.

    Le secteur médicosocial, déjà au bord de la rupture, n’est pas épargné par les coupes budgétaires du gouvernement. Dans l’établissement aubagnais, les travailleurs craignent de voir s’amplifier leur malaise. « Les restrictions annoncées vont encore plus nous atteindre, cela aura inévitablement des conséquences sur nos conditions de travail et sur les embauches à La Gauthière, où l’on souffre déjà d’un problème de renouvellement et de remplacement des postes » note le délégué CGT.

    Travail à flux tendu

    Ainsi, ils ont décidé de venir participer à la manifestation marseillaise, à partir de 10 heures. Mais, pour porter des revendications auprès de la direction de leur Esat, ils seront préalablement rassemblés devant La Gauthière. La CGT liste : « La remise en place des séances de kiné et d’orthophonie pendant le temps de travail, la signature d’un accord sur la non prise en compte des journées non travaillées dans la pose de congés, des embauches, le remplacement systématique poste pour poste pour toutes les absences, l’augmentation des salaires… »

  • Du sport mais avec moins de bras à Aubagne

    Du sport mais avec moins de bras à Aubagne

    Les gens ne se rendent pas forcément compte des difficultés qu’on a », assure Sébastien Rouillé. L’ex-athlète de décathlon et président « d’une des plus grosses associations sportives d’Aubagne », l’Union athlétique de la vallée de l’Huveaune (UAHV), fait un implacable constat : « Nos activités sont encadrées par des professionnels, mais nous avons aussi besoin de bénévoles. Malheureusement aujourd’hui, il y a beaucoup de travail, comme prendre les licences, gérer les stocks d’équipements, il est supporté par peu de personnes. » Le club, né en 1931, compte une trentaine de bénévoles. Même son de cloche du côté du Vélo club aubagnais, selon François-Xavier, son trésorier : « On refuse des inscriptions car on n’a pas assez de bénévoles. Il faut en effet 2 adultes pour encadrer 12 enfants. »

    Quant au financement, pour l’UAHV, plus de la moitié de son budget, de 140 000 euros par an, provient du produit des licences, tandis que la Ville donne 40 000 euros, le Département 6 000 euros pour soutenir l’activité. D’autres s’en sortent mieux. À l’Escandeou, plus gros club de spéléologie et canyon de France, avec 156 adhérents, il n’y a pas de crise de bénévolat. « Tout est basé sur le faire-ensemble », souligne la présidente, Odile Silvy. En revanche, l’asso, qui demande une adhésion de 30 euros par an et une licence de 81 euros, reçoit en tout 6 000 euros de subventions par an. Et elle fait avec.

  • À Aubagne, plus de 200 structures sur le pont

    À Aubagne, plus de 200 structures sur le pont

    « On a souvent du mal à circuler dans les allées », remarque, d’expérience, Marc Zanarini, conseiller municipal délégué à la vie associative.

    Dans cette ville où « un Aubagnais sur trois est licencié en sport », soit 16 000 habitants précise l’élu, la Fête des associations est aussi celle du sport. Dans l’allée du Bras d’Or, près de 200 associations seront rassemblées de 9h30 à 17h30. Sur la scène à proximité, des démonstrations auront lieu. Cette année, une nouvelle scène a été installée aux abords du gymnase du Bras d’Or. À l’intérieur, le public pourra s’essayer à l’escalade, au tir sportif par exemple. Sur les tatamis, des sportifs présenteront des arts martiaux. Une journée dédiée au yoga se tiendra le lendemain dimanche 7 septembre au stade de Lattre de Tassigny, avec un cours collectif de 9h30 à 10h30, et des démonstrations de yoga par 9 associations, de 10h45 à 13h (gratuit, adultes et enfants).

    La recette du vivre-ensemble

    « C’est autour de ce monde associatif que tout s’articule. On compte 665 associations à Aubagne ! C’est grâce à elles que le vivre-ensemble existe », s’enthousiasme Marc Zanarini. Interrogé sur le montant des subventions allouées par la Ville aux associations, il n’a pas le chiffre en tête. « La Ville les accompagne d’un point de vue économique, mais aussi en mettant des salles et du matériel à disposition. On a une vraie volonté de les aider », déclare-t-il. Dans les allées samedi, la fête des associations et du sport va faire se côtoyer 67 assos sportives, 48 liées
    à la culture, l’expression artistique, le patrimoine, 38 liées à la santé, la citoyenneté, l’humanitaire, la solidarité et 11 liées aux loisirs et au tourisme.

  • Un déplacement à Bourg-en-Bresse pour relancer la machine aubagnaise

    Un déplacement à Bourg-en-Bresse pour relancer la machine aubagnaise

    Avec quatre points enregistrés sur leurs trois premières journées, les Aubagnais effectuent un début de saison correct. Les hommes de Gabriel Santos ont pu toutefois nourrir quelques regrets lors de la dernière journée, qui s’est produite vendredi dernier à domicile, où ils auraient pu décrocher un meilleur résultat qu’un match nul face à Concarneau (1-1). Mais les Jaune et Bleu ont manqué « d’efficacité offensive », comme l’a rappelé le technicien portugais. « Je suis content que l’on ait eu la possession et que l’on ait eu des occasions, mais on doit améliorer notre façon d’attaquer », poursuit-il, conscient que ses recrues estivales doivent encore trouver leurs marques dans cette jeune équipe d’Aubagne. Une situation identique à celle de Bourg-en-Bresse, leur adversaire ce vendredi (à 18h30), qui a également procédé à un important remaniement de son effectif, à l’instar de l’ancien milieu de terrain martégal Francis Kembolo. « On va devoir être vigilant défensivement », insiste Gabriel Santos. Si Bourg-en-Bresse n’a pas encore été victorieux sur ce début de saison, la formation aindinoise a quand même inscrit trois buts. Alors méfiance.

    5e journée – National

    À 18h30, au stade Marcel-Verchère, à Bourg-en-Bresse.

    Arbitre : M. Della Tomasina

    AUBAGNE : Gil, Nouichi – Chibani, Nehari (cap), Abdallah, Mimb Baheng, Rocchia, Hamidou Ali – Diaby, El Kaddouri, A.Tafni, Hamek – Boudraa, Chaban, Mayilla, Doukara.

    BOURG-EN-BRESSE : Boulhendi, Mazuy – Do Marcolino, Lacour (cap), Vitré, Bodmer, Kelvin, Conté – Bodmer, Kembolo, Magassouba, Meyer, Tankiev – Besic, Boumaaoui, Guel, Cissé.

  • Le 10 septembre, premier acte pour dire « non au budget »

    Le 10 septembre, premier acte pour dire « non au budget »

    « C’est toujours les mêmes qui crachent au bassinet », épingle Maurice Marsiglia. Retraité, syndiqué à la CGT, il compte parmi ceux qui ont décidé d’emboîter le pas à l’appel du 10 septembre sur les réseaux sociaux, sous le mot d’ordre « Bloquons tout ». « Le mouvement est très informel. On ne sait pas trop d’où c’est parti. Mais il me semble important d’envoyer un message pour dire qu’on n’est pas d’accord avec les orientations politiques du gouvernement », poursuit-il.

    « Ne pas laisser passer le train »

    Alors que le Premier ministre François Bayrou veut mettre la France au régime sec et économiser 44 milliards d’euros sur le budget 2026, le cégétiste relève : « La quasi-totalité des mesures pèsent sur les gens qui n’ont déjà pas les moyens de vivre correctement… Par exemple les chômeurs, qui vont encore voir leur assurance chômage se dégrader. François Bayrou annonce qu’il va geler les pensions de retraite. S’en prendre aux services publics, alors que ce sont les gens les moins aisés qui en ont besoin… »

    Pour Clémentine Fardoux, insoumise suspendue de son parti pour avoir rallié le mouvement Aubagne en commun pour les municipales, qui relaie et participe elle aussi à la préparation du 10 septembre, « le gouvernement met en avant les fraudes sociales, or si le budget est déséquilibré, c’est parce que des milliards d’euros sont donnés aux grandes entreprises sans contrepartie. Il faudrait qu’il y ait une justice fiscale. Le mécontentement est grand dans la société et la population, le 10 septembre, veut dire ça suffit ! » Sur le 10 septembre, la conseillère municipale d’opposition (RGE) explique : « Les gens de sensibilité de gauche n’ont pas envie de laisser passer le train. Bien sûr, on sera attentif à ce que ce mouvement ne soit pas réactionnaire, comme a pu l’être parfois celui des Gilets jaunes. » Elle embraye : « Je rêve d’un 10 septembre où il y ait un rassemblement sur chaque place de village. » Mais le 10 a sa place auprès du 18 septembre, date décidée par l’intersyndicale pour grève et manifs, exposent Maurice Marsiglia et Clémentine Fardoux. « C’est le foisonnement des initiatives, citoyennes, syndicales, politiques qui peuvent faire entendre nos revendications », lance Clémentine Fardoux. Quant à l’interview donnée par le Premier ministre Bayrou dimanche, Maurice Marsiglia réagit : « Il est toujours dans sa position de faire peur aux gens. Il a ouvert très peu de portes pour la négociation. Sauf sur les jours fériés. Pour moi, c’est un hochet. C’est la seule proposition sur laquelle il pourrait bouger… »

  • Aubagne retrouve la compétition, après quinze jours de pause « bénéfiques »

    Aubagne retrouve la compétition, après quinze jours de pause « bénéfiques »

    Aubagne retrouve son terrain quinze jours après son dernier match à domicile. Après une victoire 3-1 contre Villefranche, le Scaab s’attaque, ce vendredi, à Concarneau, pour le compte de la 4e journée de National 1. Le coach Gabriel Santos a eu du temps pour préparer cette nouvelle rencontre à domicile.

    « Nous avons appuyé sur certains détails comme nous avions plus de temps. Tout le groupe voulait jouer après la victoire contre Villefranche, mais ce n’était pas possible » raconte le Portugais. En effet, Aubagne-Air Bel devait affronter l’AC Ajaccio, mais le club corse a été exclu des championnats nationaux par la DNCG. Un mal pour un bien, finalement. Mohamed Nehari, capitaine cette saison, met en avant une poursuite de la préparation physique durant cette petite période sans match. « Nous avons fait du travail physique ces dernières semaines, pour aussi se remettre à niveau. Je pense que cette pause a été bénéfique pour tout le groupe. »

    Concarneau déjà en place

    Les Bretons de Concarneau débarquent donc dans les Bouches-du-Rhône. Ils restent sur quatre points gagnés en deux matches et débutent bien leur saison. Une formation dont il faut se méfier, possédant encore le statut pro. Mohamed Nehari décrit ses futurs adversaires : « Ils ont l’habitude et l’expérience du National. Ils savent gérer les temps forts et faibles et sauront patienter pour nous punir à chaque faux pas. » Un affrontement intéressant à venir, pour y voir plus clair dans ce début d’exercice 2025-2026.

  • Jean-Pierre Squillari a dévoilé sa vision pour la ville

    Jean-Pierre Squillari a dévoilé sa vision pour la ville

    Au quartier La Tourtelle, le Parc des Trois Diamants n’a pas été choisi par hasard pour l’apéro de rentrée de Jean-Pierre Squillari.

    Alors que le maire (LR) Gérard Gazay « veut céder dans des conditions très spéciales (…)» ce lieu, « pour une fois de plus supprimer un espace de respiration et faire couler le béton » ; « ici même, nous affirmons une autre vision pour notre ville », a amorcé la tête de liste d’Aubagne en commun. Dans le public, pas mal de visages des collectifs de l’Aubagne béton tour, qui, depuis janvier 2024, dénoncent chaque mois les programmes immobiliers qui selon eux défigurent la ville au profit de gens aisés.

    Peu après, et pour la première fois depuis qu’Aubagne en commun est né, il y a six mois, Jean-Pierre Squillari, qui a depuis sillonné les quartiers de la ville à la rencontre de ses habitants ; a lancé : « Réparer, respirer, protéger : voilà le fil rouge de notre programme municipal. Une ville qui s’adapte enfin au changement climatique, qui protège ses habitants des risques climatiques qui nous menacent, une ville dotée d’une véritable police municipale de proximité, une ville où il fait bon vivre grâce à des services publics efficaces, et où chacun, quelle que soit son origine, ou son quartier, peut accéder aux services publics, au sport, à la culture et aux loisirs. » Il a dévoilé quelques mesures phares qui seront, jusqu’en novembre, mises en débat avec la population : par exemple, la création « d’un grand parc urbain au Bras d’Or, reliant le parc de la Botte, avec une piscine de plein air rénovée. Un vrai poumon vert, un lieu de loisirs et de fraîcheur pour toute la ville ». Mais aussi « une halle de vie et de marchés de producteurs, pour redonner vie à notre centre-ville et servir de locomotive au commerce local ». Sans oublier « des écoles publiques où il fait bon apprendre ».

    « La force du collectif »

    L’ex-chef du centre de secours d’Aubagne, lui-même enfant d’Aubagne, a exprimé pourquoi selon lui, « nous avons la responsabilité de transformer l’espoir », né avec Aubagne en commun, « en victoire ». « Nous avons besoin de ce rassemblement pour mettre fin à la longue période de déclin sous Gazay, et pour empêcher le poison de l’extrême droite de s’installer dans notre ville. Car eux ne feraient qu’attiser les divisions, opposer les Aubagnais entre eux, quartier contre quartier. Nous voulons tout l’inverse : une ville qui rassemble, qui protège, qui accompagne », a-t-il revendiqué. Il a également salué les partis politiques qui ont rallié Aubagne en commun : le PS, le PCF, Place Publique, Génération. s, les Écologistes. « Je n’ai jamais adhéré à un parti politique », a reconnu Jean-Pierre Squillari. « Mais je sais, pour le vivre depuis trois ans, la force de l’action collective citoyenne. Je sais qu’à Aubagne, les mobilisations citoyennes ont déjà fait reculer le maire sur ses projets les plus nuisibles. Et je sais que ce rassemblement inédit peut changer l’histoire de notre ville », a-t-il appuyé, avant d’être généreusement applaudi.

  • Municipales à Aubagne : Jean-Pierre Squillari veut rassembler la gauche contre le bétonnage de la ville

    Municipales à Aubagne : Jean-Pierre Squillari veut rassembler la gauche contre le bétonnage de la ville

    La Marseillaise : Vous organisez, ce 27 août, un apéro de rentrée. Ce rendez-vous marque-t-il une accélération dans votre campagne pour les municipales ?

    Jean-Pierre Squillari : Cet apéro convivial, à partir de 17h au Parc des Trois Diamants à La Tourtelle, où chacun amène ce qu’il veut, va marquer la reprise de ce que nous avons entrepris depuis mes vœux. Bien entendu, je vais dire deux mots, peut-être trois en préambule, pour remobiliser les gens après les deux mois de congé, bien que, pendant ces vacances, je n’ai pas été inactif. L’autre réunion importante aura lieu à l’occasion de l’assemblée plénière d’Aubagne en commun, le 9 septembre à 18h au Cercle de l’Harmonie, cours Beaumond. Il est sûr qu’il y aura une accélération, étant donné que nous sommes à huit mois de l’échéance électorale.

    Pouvez-vous rappeler quelles forces politiques ont rejoint Aubagne en commun ?

    J-P S : En dehors de l’équipe citoyenne qui compose 50% de la liste globale, nous avons les écologistes depuis le début, Place publique avec Christophe Albertini, le PCF depuis juillet, le PS, puisqu’Arthur Salone, délégué départemental, nous rejoint dans le projet.

    LFI, par contre, a fait savoir qu’elle n’en serait pas. Un commentaire ?

    J-P S : Chacun est libre de faire ce qu’il veut. Mais il y a des Insoumis à Aubagne en commun. Ils ont été mis de côté de leur parti pour cela.

    Depuis mars, vous sillonnez les quartiers. Où êtes-vous allé ?

    J-P S : J’ai sillonné la campagne aubagnaise et le centre-ville d’Aubagne. Je suis allé dans toutes les écoles élémentaires des quartiers et j’ai rencontré les parents.

    Quelles sont les principales préoccupations des habitants d’Aubagne concernant leur vie quotidienne ?

    J-P S : Dans toutes les écoles, les mamans ou les papas se plaignent de ne pas pouvoir amener leur enfant dans des parcs ou dans des jardins, qui diminuent comme peau de chagrin. Ils sont obligés d’aller à Gémenos, à Carnoux, à La Ciotat ou à Marseille. Le square Henri-Barbusse, par exemple, n’existe plus. On construit des bâtiments à la place… Aux Défensions, il y avait un square, maintenant le tram y passe… Ensuite, les gens se plaignent de la culture, qui est abandonnée. Les festivals ont disparu. Alors, c’est vrai que ces deux derniers mois d’été, juste avant les élections, la municipalité a fait des manifestations tous les vendredis soir. Mais, pendant des années, il y en a eu très peu. Les gens se plaignent aussi beaucoup de la désertification du centre-ville, de la fermeturedes commerces. De la spéculation foncière, du béton. Ils voient leur ville se bétoniser, vendue au privé par le maire (LR) Gérard Gazay, comme le stade Mouren pour faire des stades de padel et des petits bassins de nage. Moi, je dis : on vend les bijoux de famille !

    Vous parle-t-on des problèmes de logement ?

    J-P S : Oui. Parce que les opérations de bétonnage, c’est surtout pour des personnes aisées. Et puis on se rend compte que deux logements sur trois sont achetés ou loués par des non-Aubagnais. J’ai rencontré pas mal de gens qui me disent : « On n’a pas les moyens de se loger ». C’est un problème qu’on doit prendre à bras-le-corps. On s’y attelle.

    Quel a été le déclic pour vous investir dans cette campagne ?

    J-P S : L’amour de ma ville. Avant de construire, il va falloir réparer. Ce qui me meurtrit le plus, c’est que je m’aperçois qu’Aubagne devient une ville-dortoir. On est le 17e arrondissement de Marseille pratiquement, et ça fait mal.