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  • Un nouvel appel contre les expulsions locatives à Avignon

    Un nouvel appel contre les expulsions locatives à Avignon

    « Avec la CNL, zéro expulsion en 2026. » Sur les grilles de la préfecture, la banderole de l’association est accrochée pour une année supplémentaire, le chiffre 6 recouvrant le 5, qui lui-même recouvrait le 4 etc. Ce lundi soir, la confédération nationale du logement en Vaucluse (CNL) organisait un nouveau rassemblement contre les expulsions locatives, quelques jours après la fin de la trêve hivernale. Et si les militants ne baissent pas la garde, c’est que, en France, « 2025 a été une année record ou plus de 30 500 familles ont été jetées à la rue, contre 24 000 en 2024 », chiffre Michel Mus, l’inoxydable président de la CNL 84.

    En Vaucluse, l’association déplore ne pas avoir eu de données de la part de la préfecture. « On a demandé une audience pour aujourd’hui [lundi], mais on n’a même pas eu de réponse », se désole Michel Mus. La CNL illustre la situation locale par le biais du bailleur social, Grand delta habitat, qui a « réalisé 64 expulsions en 2025 contre 25 l’an dernier » tout en procédant chaque année à des augmentations de loyer de plus de 3%. « La CNL le répète haut et fort, aucune expulsion ne doit avoir lieu sans solution de relogement », martèle Michel Mus.

    Et d’accuser l’État, par ces diverses récentes lois ou celle à venir sur « les impayés de loyer, un tour de vis sur les locataires qui va devenir un passage au karcher social », d’être « responsable de cette situation inacceptable ». Tout en appelant « à construire massivement du logement social partout », l’association remet sur la table « la création d’une sécurité sociale du logement pour prévenir les impayés, sécuriser les bailleurs et locataires ». Elle enjoint aussi les communes à mettre en place « l’encadrement des loyers, permis de louer et rénovation énergétique ».

  • Pays de Sorgues : le collectif amiante change de tête

    Pays de Sorgues : le collectif amiante change de tête

    C’est assurément une page qui se tourne au sein du collectif amiante Pays des Sorgues 84. Après 14 ans comme président, Christian Arena a passé la main à Guy de Zordi, jeudi dernier lors d’une assemblée générale au parc de la SEPR. « L’amiante n’est pas seulement un scandale du passé, c’est une injustice qui continue de tuer tous les jours », a rappelé le président sur le départ, après avoir fait respecter une minute de silence en hommage aux disparus. Le collectif continue d’alerter sur l’ampleur du fléau : près de 90 000 personnes meurent chaque année dans le monde de maladies liées à l’amiante, tandis que 125 millions de travailleurs restent exposés, dont 2 millions en France, où plus de 300 000 tonnes de déchets amiantés sont encore traitées chaque année. Face à cette situation, les associations de victimes réunies notamment au sein de la Cavam (coordination des associations de victimes de l’amiante et des maladies professionnelles), poursuivent leur mobilisation. Présent, Alain Guéret, président de la Cavam, a redéfendu la création d’un pôle public dédié à l’élimination de l’amiante, ainsi qu’une évolution des méthodes de traitement.

    Le Caps 84 est aussi soutenu par la Ville de Sorgues. « Depuis de nombreuses années, votre collectif agit avec constance, courage et détermination, vous êtes de véritables sentinelles de la santé publique », a salué Jean-François Laporte, adjoint à l’urbanisme, au nom du maire LR Thierry Lagneau, en assurant l’association « du soutien financier ou institutionnel » de la municipalité.

  • À Paris, Galzi et Tabarot déterrent la LEO

    À Paris, Galzi et Tabarot déterrent la LEO

    Il y a une semaine, à peine élu président du Grand Avignon, Olivier Galzi érigeait la résurrection de la liaison Est-Ouest (LEO) en priorité et annonçait « des rendez-vous à Paris la semaine prochaine » (notre édition de vendredi). Chose faite ce mardi, où le maire (DVD) a déjeuné avec Philippe Tabarot, ministre des Transports. « Il a été acté que le dossier est rouvert et tout sera fait pour récupérer les crédits », savoure Olivier Galzi.

    S’il sait que le tracé de la phase 2 (Rognonas / carrefour de l’Amandier), validé en 2003, est « loin d’être optimal », le maire préfère un contournement routier imparfait à rien du tout. « Cela reste un projet structurant pour désengorger le bassin de vie et réduire les problématiques sanitaires sur la rocade », martèle-t-il, arguant auprès du ministre « du consensus politique » local désormais.

    Ancien vice-président de la Région délégué aux transports, Philippe Tabarot connaît bien le dossier pour avoir, en novembre, réorienter les crédits ou, à la Région, les avoir inscrits dans le budget. « Il semble que les planètes soient de nouveau alignées, indiquait le ministre, lundi, à La Provence. Je ne dis pas que cela va être simple, parce qu’il y a des procédures qui ont dû s’arrêter, des financements qui sont partis. »

    D’après Olivier Galzi, décision a été prise pour pousser la LEO sur une ligne budgétaire du projet de loi de finances 2027. Il a aussi plaidé en ce sens, lundi soir, auprès d’un conseiller du président de la République « pour mettre toutes nos forces dans la bagarre pour que l’état prenne conscience que c’est quelque chose d’indispensable pour l’avenir du territoire », appuie-t-il.

    L’un des premiers signaux attendus est la prolongation de la déclaration d’utilité publique qui s’achève à la fin de l’année. Le financement restera le chantier majeur. Estimée à 150 millions d’euros en 2014, la tranche 2 coûterait près du double aujourd’hui, dont 40% assurés par l’État, mais aussi la Région, les Départements 84 et 13 et le Grand Avignon.

  • Fermeture du foyer à Avignon : Coallia dénonce un contrôle à charge, le Département assume

    Fermeture du foyer à Avignon : Coallia dénonce un contrôle à charge, le Département assume

    Cosignataire de l’arrêté suspendant l’activité de la Mecs Le Regain, le Département, contacté, estime avoir « marqué de très près » son délégataire qui « a manqué à toutes ses obligations ». En ce sens, « au regard des dysfonctionnements graves, il y avait une atteinte à la sécurité physique affective et psychique des mineurs », que justifie donc la fermeture du foyer pour une demi-année. « Depuis le début, il y a eu tout un travail de suivi collectif avec la PJJ, un accompagnement gradué et des mises en demeure régulières », décrit le conseil départemental. Néanmoins, « malgré les courriers, les injonctions et la surveillance, la situation s’est aggravée ». Dans le détail, le Département et la PJJ ont adressé 5 injonctions et 53 préconisations lors d’un plan d’actions l’an passé. En vain donc.

    Coallia, le gestionnaire, est un mastodonte associatif (5 000 salariés, plus de 700 établissements), spécialisé dans l’accompagnement de publics fragilisés. Il y a deux ans, la Cour des comptes épinglait « l’accumulation de nombreux dysfonctionnements en matière d’organisation » du groupe. Sollicitée, la direction régionale comprend l’émoi que suscite l’arrêté si l’on se fie « à une seule version ». « Si j’étais préfet ou présidente du Département, je prendrai peut-être la même décision, mais celle-ci se fonde sur un contrôle à charge, où on paye nos mauvaises relations avec la PJJ, avec une visite de 20 minutes d’un côté et d’une heure de l’autre », se défend le groupe qui emploie 14 éducateurs au Regain. « Nous considérons cette suspension comme une arme nucléaire totalement irraisonnée, nous sommes en train de constituer un dossier avec des éléments contradictoires sur tous les points évoqués », nous indique la direction, qui sans nier « des dysfonctionnements, conteste la mise en danger réelle des enfants qu’on a déraciné en 48 heures sans jamais les interroger. » Coallia doit rencontrer ce vendredi et lundi le Département et la PJJ et se réserve « la possibilité de saisir la justice ».

  • Un foyer pour enfants fermé suite à de graves dysfonctionnements

    Un foyer pour enfants fermé suite à de graves dysfonctionnements

    Il y a deux semaines en séance du conseil départemental, Dominique Santoni confiait : « Depuis que je suis sur les délégations de l’enfance, je vois des choses terribles. » La présidente LR évoquait aussi « le traumatisme profond » d’enfants placés par l’aide sociale à l’enfance (ASE), au moment où le Département actait la création d’un centre d’appui à l’enfance, pour avoir une « montée en gamme de la qualité de l’accompagnement proposé aux jeunes placés ». Une structure en devenir d’une brûlante actualité à la lecture d’un arrêté conjoint préfecture-Département du 9 avril.

    Cosignée par Dominique Santoni, la décision vient suspendre pour six mois l’activité de la maison d’enfants à caractère social (Mecs) Le Regain, à Avignon, dont la gestion a été confiée en 2023 par le conseil départemental à l’immense groupe associatif Coallia, qui récuse la gravité des faits reprochés (lire ci-dessous). Cette suspension totale concerne les dix places d’internat, où des filles et garçons de 10 à 21 ans sont susceptibles d’être accueillis. L’arrêté précise que la seconde activité, de 19 appartements diffus, est « conservée dans l’attente d’un contrôle à venir ». Bien souvent ces enfants placés en Mecs ont été victimes de lourdes violences familiales et peuvent eux-mêmes avoir des problèmes comportementaux.

    Nourriture insuffisante et partage de lit entre mineurs

    Au Regain, ce ne serait visiblement pas là qu’ils ont trouvé le cadre idéal pour se (re)construire. Ce lundi, le lieu était bien désert en tout cas, avec aucun signe d’activité. Les premières alertes, remontées il y a deux ans, « mettent en évidence une désorganisation structurelle, une défaillance de pilotage de l’opérateur, un climat social délétère, des atteintes à la qualité de la prise en charge et des non-conformités réglementaires multiples ». La fermeture a été motivée par « un contrôle inopiné », mené le 2 avril, par la direction territoriale de la protection de la jeunesse (PJJ). Le rapport qui en a suivi, le 7 avril, fait froid dans le dos quant aux multiples dysfonctionnements, « révélant une persistance évidente de la gravité de la situation et de nouveaux constats alarmants ». Y sont notamment dénoncés, pêle-mêle : une absence totale d’encadrement, un turn-over massif des équipes avec un recours important à l’intérim, des activités éducatives limitées voire inexistantes, une inadéquation des moyens humains, des conditions matérielles d’accueil dégradées (accumulation de déchets et de linge sale, odeurs d’urine), présence d’objets dangereux (débris de verre), d’alcool et de produits stupéfiants dans certaines chambres. Mais encore « des manquements dans les besoins alimentaires ». Le rapport fait état d’une « une cohabitation dans une même chambre entre une mineure de 15 ans [16 d’après Coallia] et un mineur de 17 ans avec partage du même lit ».

    Cet état des lieux vient donc conclure deux ans de chaotiques procédures et d’échanges entre Coallia et les services du Département et de la PJJ. L’arrêté mentionne que « l’association n’a jamais répondu sur l’intégralité des sujets ». Et ils sont nombreux, au-delà déjà des faits évoqués. L’année 2025 a été émaillée « d’alertes récurrentes issues du voisinage révélant des agitations et des violences fréquentes au sein de la structure » ou « des sollicitations directes des voisins par des mineurs en difficulté ». Pire, des mineurs ont relayé aux services de l’ASE « des violences éducatives et des propos injurieux et à connotation sexuelle ». Cela signifie donc que si les faits sont avérés, le lieu censé protéger les enfants des violences les pratique aussi. Fin janvier, un incident est signalé pour des « faits allégués de maltraitance à l’égard d’une jeune fille » par une professionnelle. Le Département déclenchant derrière un signalement à la justice.

    Contactée, la collectivité (lire aussi ci-dessous) indique que les jeunes des foyers ont été relogés et suivis par leur référent ou éducateur. Dix mineurs « ont tous été réorientés vers d’autres opérateurs [dont 5 au centre enfance-famille 84] » quand « 2 autres faisant l’objet d’une mesure de placement pénale ont été accueillis sur une autre structure de la PJJ ». « Cela montre que quand on confie la gestion à un groupe privé lucratif, ça ne fonctionne pas », grince un agent des services de l’enfance, syndiqué CGT. À l’heure où la présidente du Département érige ce sujet en priorité, les futurs choix de gestion et moyens déployés seront scrutés de près.

  • En Vaucluse, la carte scolaire revue ne passe toujours pas

    En Vaucluse, la carte scolaire revue ne passe toujours pas

    La trêve de deux semaines qui démarre avec les vacances risque d’être provisoire sur le front de la carte scolaire de septembre. Car, ce jeudi, après un comité social d’administration puis un comité départemental de l’Éducation nationale (CDEN), l’insatisfaction domine toujours au sein des syndicats. « 43 fermetures de classes, seulement 21 ouvertures, aucun poste de remplaçant créé alors qu’il en faudrait 50 a minima…, c’est toujours inacceptable », peste FO Éducation dans un communiqué. Le CDEN a massivement rejeté la nouvelle mouture de carte scolaire par 10 voix contre (représentants du personnel) et 3 abstentions (2 conseillers départementaux et la Ligue de l’enseignement).

    Pour rappel, la première version du projet présentée par l’inspection académique prévoyait la fermeture de 44 classes dans le département contre 19 ouvertures. Mercredi, une soixantaine de personnes avaient manifesté devant la direction académique à Avignon. Parmi les avancées saluées, l’annulation de la fermeture à l’école primaire du village de Rasteau, l’ouverture d’une classe à l’école élémentaire Saint-Saturnin-lès-Avignon mais aussi la non-fermeture d’une classe à l’école Pierre-de-Coubertin à Avignon. L’inspection académique « propose une mesure neutre l’ouverture d’1 CE1 dédoublé et une fermeture d’un CP dédoublé. L’école gardera donc le même nombre de classes à la rentrée prochaine », précise FO.

    Unsa Éducation juge aussi que « les moyens attribués restent insuffisants face aux besoins réels des élèves et des équipes », bien que le Vaucluse perde à la rentrée 1 260 élèves. FO prévient déjà que « ce n’est pas la fin de la mobilisation » et enjoint à signer une pétition ayant recueilli quelque 500 signatures.

  • Comment Olivier Galzi prend ses marques et le fait savoir

    Comment Olivier Galzi prend ses marques et le fait savoir

    « On n’arrive pas ici pour faire comme avant », confiait, dans nos colonnes, Olivier Galzi la veille d’être officiellement installé maire (DVD) d’Avignon, le 28 mars. En deux semaines, le « désir de changement » issu des urnes est évidemment encore peu palpable. Mais après avoir mis la barre très haut en termes d’attente, Olivier Galzi doit donner des premiers gages.

    D’emblée, le néo premier magistrat fait part de son intention de mettre les mains dans le cambouis : « Nous n’avons pas de baguette magique, et tout ne se fera pas en un jour, mais le travail, lui, commence ce jour », assure-t-il dans son discours d’installation, qu’il conclut même par « au travail ». Et comme tout travail mérite salaire, les adjoints ont été augmentés de 35% (1 726 euros bruts mensuels), quand l’indemnité de maire a baissé de 14% (5 631 euros bruts, cumulable avec l’indemnité de président du Grand Avignon).

    Les premiers jours du mandat ont beaucoup été consacrés à la préparation du 3e tour, l’élection au Grand Avignon avec de nombreuses rencontres de tous les maires. La défection il y a une semaine du président sortant, Joël Guin, lui a offert un boulevard : Olivier Galzi a été élu mercredi avec 87% des suffrages, dont 100% des voix des élus RN à qui il a confié deux vice-présidences. Un score qu’il brandit comme totem « d’un territoire uni » lui conférant « légitimité » pour parler au nom de toute l’agglomération auprès des partenaires.

    Attendu au tournant sur

    le dossier de la LEO

    À commencer par le dossier de la Liaison Est-Ouest (notre édition de vendredi) qu’Olivier Galzi veut relancer. Un des symboles de son triptyque programmatique sécurité-propreté-circulation. S’enorgueillissant d’être un homme de réseaux, il dit avoir « pris des rendez-vous lundi à Paris » sur cet épineux dossier. À la fois maire et président du Grand Avignon, l’ex-journaliste a les coudées franches pour mener à bien son projet. Il a aussi l’appui bienveillant du Département, sa présidente LR Dominique Santoni saluant « l’incarnation du renouveau », et de la Région. « Mes relations avec Olivier Galzi seront plus faciles qu’avec Cécile Helle, nous confie Renaud Muselier, président (Ren) de la Région. On va travailler sur la LEO, et je le verrai vite, on a déjà échangé dessus. »

    Autre attente programmatique, la sécurité. Dès le surlendemain de son élection, Olivier Galzi a rencontré le préfet avec des échanges en priorité sur ce thème-là, mettant en avant « une coopération renforcée » et « la participation de la mairie au comité de pilotage concernant les épiceries de nuit ». Deux jours plus tard, maire et préfet se sont retrouvés aux côtés d’une patrouille de l’opération sentinelle. Ce mardi, quelques jours après avoir délivré aux agents municipaux sa feuille de route à l’hôtel de ville, c’est auprès des agents de la police municipale que le maire s’est rendu. Il s’est engagé « à investir dans la sécurité et à recruter des policiers ». D’un effectif de 106 aujourd’hui, le candidat Galzi avait promis le recrutement de 60 policiers.

    Des messages que le maire ne manque pas de relayer sur ses réseaux sociaux, là où Cécile Helle en était complètement absente. Manière de soigner sa communication et occuper le terrain numérique dans l’attente de nouvelles mesures. Le prochain conseil municipal, prévu à la fin du mois, devrait être éclairant en ce sens.

  • Le centre hospitalier d’Avignon modernise son laboratoire d’analyses

    Le centre hospitalier d’Avignon modernise son laboratoire d’analyses

    C’est un service de l’hôpital d’Avignon invisible du grand public et qui tourne pourtant à plein tube : le laboratoire d’analyses, qui traite quelque 2,45 millions de tests par an. Il fonctionne H24 et 7 jours sur 7, grâce à une équipe de 6 secrétaires, 8 agents de service hospitalier, 12 biologistes et 59 techniciens. Du personnel qui bénéficie depuis peu d’un nouvel outil, une chaîne d’automates de dernière génération, visant à moderniser les analyses en bio-chimie et immuno-analyse.

    Un équipement inauguré ce jeudi, qui permet « d’augmenter la cadence d’analyse afin de répondre à l’augmentation d’activité, de réduire le délai de rendu de résultats aux prescripteurs, d’optimiser les temps de maintenances et de réaliser un panel plus important de tests avec une sous-traitance réduite », synthétise l’hôpital. Ces nouveaux automates concernent la principale spécialité de biologie du laboratoire, à savoir la biochimie (1,7 million d’analyses par an, soit 2 200 tubes par jour en moyenne). La microbiologie (245 000 analyses) et l’hématologie (400 000 analyses) y sont aussi réalisées. Cette modernisation a été conjointe avec l’hôpital de Cavaillon et « a suivi celle réalisée précédemment sur celui d’Orange en 2023 », visant « à l’harmonisation de l’analyse sur l’ensemble des établissements de Vaucluse ».

  • En « pèlerin », Olivier Galzi espère ressusciter la LEO

    En « pèlerin », Olivier Galzi espère ressusciter la LEO

    En décembre dernier, à l’heure où le préfet de Vaucluse annonçait enclencher la clôture du dossier de la LEO (Liaison Est-Ouest), Olivier Galzi en appelait « à la responsabilité du ministre des transports Philippe Tabarot » demandant « un moratoire en attendant l’élection d’un nouveau maire ». Désormais premier magistrat (DVD) d’Avignon et, depuis ce mercredi président du Grand Avignon, l’ex-journaliste fait du contournement routier sud d’Avignon son « dossier numéro 1 ».

    Avec d’abord, tout faire pour que la déclaration d’utilité publique du projet, actée en 2003 et qui s’achève au 31 décembre prochain soit prolongée. Rappelons que seule la tranche 1 sur 3 a été réalisée il y a plus de 15 ans (3,8km entre Courtine et Rognonas). Depuis, entre coûts ayant explosé et remise en cause d’un tracé jugé caduc par Cécile Helle et Joël Guin, désormais ex-maire d’Avignon et ancien président du Grand Avignon, la LEO était en voie d’extinction. À tel point qu’en novembre, le ministre des Transports a transféré les crédits prévus vers d’autres projets.

    « J’ai déjà pris quelques rendez-vous à Paris »

    Ce mercredi, Olivier Galzi a redémarré la LEO. Interrogé par l’écologiste Mouloud Rezouali qui l’enjoignait à « ne pas reprendre ce projet écocide et mortifère », le maire d’Avignon assume l’inverse : « Comme je l’ai dit lors de la campagne, je ferai tout pour la relancer, pas parce que c’est une lubie mais par nécessité. » Lors de la période électorale, il avait vanté son entregent et relais politiques qu’il comptait bien utiliser une fois élu. « J’ai déjà pris quelques rendez-vous à Paris dès lundi prochain pour évoquer ce sujet », se targue-t-il sans vouloir préciser avec qui. Mais il est fort à parier que ce soit auprès du ministère des Transports, après avoir déjà abordé le dossier avec le préfet.

    Très confortablement élu au Grand Avignon, Olivier Galzi se prévaut de sa « légitimité » et espère entraîner dans son sillage l’agglo voisine Terre de Provence du nord des Bouches-du-Rhône mais aussi les Départements 13 et 84 et la Région pour « avoir une communication officielle qui puisse dire que ce dossier n’est pas fermé » et, dans un second temps, « récupérer les crédits » initiaux. Le « bâton de pèlerin » nécessitera aussi de traverser le Rhône et de solliciter le Gard et la Région Occitanie, qui ne se sont jamais engagés sur le sujet.

    Le maire d’Avignon a conscience que le projet est imparfait mais s’en accommode. « Je sais bien que le tracé actuel n’est pas optimal et qu’on pourrait aujourd’hui faire mieux mais on n’a pas le choix que d’être pragmatique. Si on veut améliorer le tracé, il faut repartir sur des études et validations que nous n’aurions pas avant 20 ou 30 ans », prévient-il. L’avenir dira si cette tentative de résurrection virera ou pas au chemin de croix.

  • Cette fois, le RN est représenté dans les vice-présidences du Grand Avignon

    Cette fois, le RN est représenté dans les vice-présidences du Grand Avignon

    Pas de coup de Trafalgar cette fois dans l’élection des 15 vice-présidents du Grand Avignon. En 2020, puis en 2022 lorsque le Pontet avait changé de premier magistrat, les deux maires RN de l’agglo avaient été mis au ban de l’exécutif, permettant à Annick Dubois (PS) et Jean-Firmin Bardisa (DVD), respectivement élus d’opposition à Morières et au Pontet, de damer le pion à Grégoire Souque et Patrick Suisse, éphémère maire du Pontet.

    Ce mercredi, les deux vice-présidents sortants, battus aux municipales par le RN, ont de nouveau candidaté, offrant une alternative aux votes RN. Mais en vain. « Aucune ambition ne justifie une alliance avec l’extrême droite », plaide Jean-Firmin Bardisa, rappelant son bilan et se posant en candidat de « la responsabilité » quand, par exemple il y a deux ans lors du fiasco du nouveau délégataire des déchets, Joris Hébrard, maire du Pontet, « avait joué sur les peurs » plutôt que d’être constructif. Même tonalité un peu plus tard pour Annick Dubois, sollicitant à nouveau « la confiance » de ses pairs les appelant à un « choix clair pour faire barrage à l’extrême droite ». Joris Hébrard moque un adversaire « désavoué par les urnes » qui « s’acharne ». Quant à Grégoire Souque, il ne veut plus « d’une combine qui ne respecterait pas la démocratie ». Messages entendus puisque les maires RN ont largement été élus 2e et 4e vice-présidents, leurs opposants ne récoltant que 11 et 15 voix sur 73.

    « La question de rupture démocratique est résolue »

    « Je me réjouis de cette unité du territoire, cela dénote une conscience aiguë pour avancer », applaudit Olivier Galzi, à l’issue de l’élection des 15 vice-présidents. « La question de rupture démocratique est résolue, à partir du moment où les habitants d’une commune ont voté pour un maire, parfois même au premier tour, je ne vois pas quelle serait la légitimité d’une assemblée communautaire à expliquer que celui qui doit siéger à la vice-présidence sera celui qui a perdu les élections », assume le nouveau président, visiblement très suivi par l’ensemble de l’assemblée communautaire. Pour le reste, tous les autres candidats proposés, venus des 13 autres communes, ont été élus à la quasi-unanimité : Pascale Bories (Villeneuve les Avignon), Martine Durieu (1ère adjointe de Vedène), William Bouquet (Entraigues), Paul Mély (Les Angles), Patrick Sandevoir (adjoint Rochefort), Philippe Inderbitzin (adjoint Roquemaure), Claude Morel (Caumont), Lionel Fischer (adjoint Saint-Saturnin), Sandrine Soulier (Pujaut), Philippe Armengol (Velleron), Yvan Bourelly (Saze), Jacques Demanse (Sauveterre) et Dominique Ancey (Jonquerettes). Leurs délégations sont en cours d’attribution, des arbitrages seront nécessaires entre ceux souhaitant garder leurs missions du mandat précédent et ceux désirant en changer.