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  • Piège mortel visant un gay : les profils chaotiques des accusés

    Piège mortel visant un gay : les profils chaotiques des accusés

    C’est un enchevêtrement de deux affaires que la cour d’assises de Vaucluse doit démêler et juger jusqu’à lundi prochain. Avec, en fil rouge, des guets-apens conduisant à des vols avec violences et armes sur deux victimes homosexuelles, dont l’une est décédée le 5 mars 2023 dans son appartement de Sorgues. Six personnes, dont quatre actuellement détenues, sont jugées depuis ce lundi. Il est important de noter qu’à ce stade, le caractère homophobe n’a pas été retenu comme circonstance aggravante, mais ce point sera abordé lors du procès et pourra toutefois être ajouté.

    « Justice pour Micka », scande le pôle LGBT de Vaucluse, qui dénonce « un guet-apens homophobe » et organisait, lundi midi, un rassemblement devant le tribunal d’Avignon (lire ci-contre). Dans la même veine, trois associations de défense des homosexuels (Stop homophobie, Famille LGBT et Mousse) se sont portées partie civile. Comme dans l’affaire Pelicot, c’est par le site coco.fr que Intissar A., Aymène L. et Malek E. sont entrés en contact avec les victimes. Dont Mickael R., chef de salle de presque 31 ans, retrouvé mort sur sa mezzanine, la tête ensanglantée. L’autopsie conclura à un décès par étouffement causé par un coussin. La cour devra déterminer la responsabilité d’Intissar A. et Aymène L., poursuivis pour meurtre, vol avec arme et extorsion. Lundi, les deux ont reconnu les vols, mais se sont dédouanés du meurtre. À un degré bien moindre, leurs compagnes de l’époque Laurine C. et Marie-Sarah M., sont poursuivies pour complicité de vol.

    La seconde victime jette l’éponge

    Cette 1ère journée a permis à la présidente, Laurène Dorlhac, de dresser les premiers traits des personnalités. Laurine C., 26 ans, seule parmi les accusés à n’avoir aucun antécédent judiciaire ni connu la prison, semble avoir fréquenté la mauvaise personne, Intissar, Tunisien vagabond et délinquant, au mauvais moment. Ayant grandi « dans un contexte aimant », selon la présidente, Laurine était en couple avec Intissar depuis deux mois au moment du meurtre. « Je reconnais les faits, j’ai beaucoup de honte et de regrets et je présente mes excuses à la famille [du défunt] », lâche-t-elle. Laurine et Marie-Sarah auraient accompagné leurs compagnons chez Mickael. La victime pensait accueillir deux hommes pour un plan sexuel quand Intissar et Aymène voulaient la « carotter », autrement dit lui vendre du Doliprane à la place de la drogue. Divers objets (montre, tablette, téléphones…) ont aussi été dérobés.

    Laurine et Marie-Sarah auraient cependant quitté le domicile de la victime avant le meurtre, sans, à l’issue, que leurs compagnons d’alors ne leur en parlent. À l’inverse de Laurine, Marie-Sarah a un parcours beaucoup plus chaotique, « dans un contexte familial carencé et violent ». À presque 26 ans, elle est déjà mère de quatre enfants de trois pères différents, dont le 3e, issue de sa relation avec Aymène, est né lorsqu’elle était incarcérée jusqu’en décembre 2023. Mais le pivot central des affaires reste Intissar, déjà sorti de prison quelques mois avant le meurtre de Sorgues et décrit comme violent, infidèle et toxique dans sa relation avec Laurine. Ce que l’intéressé reconnaît du bout des lèvres.

    Il est aussi cité dans la seconde affaire. Un même mode opératoire mené le 14 mars à Avignon, ciblant Cyril C., lui aussi homosexuel. Dépouillé et violenté, ce dernier ne s’est finalement pas constitué partie civile. « Je veux laisser ça derrière », a-t-il confié en ouverture de l’audience. Il devrait toutefois témoigner jeudi. Outre Intissar, Malek E. est poursuivi pour extorsion et séquestration. Jordan V., actuellement détenu pour autre cause, doit aussi répondre de récidive de complicité.

  • Rosmerta se met en fête pour mieux se faire connaître à Avignon

    Rosmerta se met en fête pour mieux se faire connaître à Avignon

    Depuis que Rosmerta a vu le jour en 2018, les épreuves sont dans l’ADN de l’association. Créée en réponse à l’abandon de nombreux mineurs isolés, Rosmerta a installé un squat pendant cinq ans rue Pasteur à Avignon avant d’acquérir sa propre maison destinée à héberger et accompagner une trentaine de jeunes migrants et familles en exil. Un combat de longue haleine que Rosmerta entend poursuivre dans la durée. Pour ce faire, elle organise ce dimanche 31 (16h-23h) une journée festive à la ferme de la Durette. « Cela permet de rencontrer les gens, expliquer notre action d’accueil et de solidarité, faire adhérer mais aussi se retrouver entre bénévoles », indique Giguou Chenevier, une des chevilles ouvrières de Rosmerta.

    L’association redoute une nouvelle épreuve politique en 2027 avec la présidentielle. « Il est essentiel de nous rassembler pour résister de toutes nos forces contre le racisme, la xénophobie et toutes les formes mortifères de l’idéologie de l’extrême droite », enjoint Rosmerta. Face à cela, Guigou Chenevier martèle : « Quand on s’occupe bien des exilés, cela se passe très bien, depuis 8 ans, la plupart des 300 personnes que l’on a accompagnées se sont intégrées comme elles ont pu malgré les difficultés étatiques des titres de séjour. » La journée de dimanche s’annonce donc politique avec des prises de parole (17h30 et 19h), notamment des anciens élus municipaux Julien de Benito et Catherine Gay. La partie festive démarrera à 18h par un concert apéritif (avec le trio Mr Henry & the Parrots), suivi d’un repas champêtre (8 euros)* et d’un DJ set (21h-22h30).

    * Réservations : evenements@rosmerta-avignon.fr

  • Les Compagnons des Côtes-du-Rhône préparent leur cuvée dans le Vaucluse

    Les Compagnons des Côtes-du-Rhône préparent leur cuvée dans le Vaucluse

    Ce vendredi midi, des préparatifs battent leur plein à proximité de la place du palais des Papes. On s’affaire à mettre sur pied la 5e édition du « Live des Côtes-du-Rhône », qui se tient ce samedi, et mêle dégustations de vins * – parmi 200 références – et concerts. Un peu plus haut au Rocher des Doms, les Compagnons des Côtes-du-Rhône reçoivent la presse au sein du clos de la vigne du Palais des papes. Ce n’est pourtant pas cette association qui organise le Live de samedi, mais Inter-Rhône, le syndicat interprofessionnel des vignobles de toute la vallée du Rhône.

    Comme en été devant un rayon d’une vingtaine de vins rosés différents, le profane peut vite se perdre parmi les syndicats et associations faisant la promotion de la filière viticole, poids lourd de l’économie locale (56% de l’agriculture vauclusienne provient de la viticulture). « On travaille ensemble, il n’y a pas de concurrence », assure David Bérard, promu délégué opérationnel et développement des Compagnons des Côtes-du-Rhône. Soit 72 bénévoles issus du milieu viticole ou pas qui organisent plusieurs événements destinés à valoriser les Côtes-du-Rhône, « une appellation qui touche 171 communes, 4 départements et 27 000 hectares », chiffre Pierre Saysset, directeur de la fédération des vignerons indépendants de Vaucluse et conseil du nouveau bureau des Compagnons, élu en avril dernier.

    « On est une association culturelle et de promotion de la vigne pour faire d’Avignon la capitale des Côtes-du-Rhône », souligne Brigitte Bouvier, la nouvelle présidente des Compagnons, par ailleurs directrice du lycée viticole d’Orange. Tout au long de l’année, l’association organise quelque 90 événements fréquentés par 15 000 personnes (dont 40% venus d’en dehors du territoire), parfois autour d’un public restreint de professionnels ou de touristes étrangers, mais avec toujours trois temps forts populaires : les Estivales du Rhône, le Ban des vendanges et le théâtre des sens.

    Raclette dans la vigne

    en janvier

    « Cet hiver, pour toucher un autre public et animer les ailes de saison, on a organisé une raclette dans la vigne autour de la Saint-Vincent, le patron des vignerons, les 200 places sont parties en 24h, on peut déjà donner rendez-vous en janvier prochain », annonce David Bérard. Mais avant cela, se préparent les Estivales, qui se tiendront le 6 juin. « Une balade patrimoniale et gourmande dans un lieu encore tenu secret à Avignon », promet-il. Un nouveau rendez-vous, encore en phase de validation, est prévu en juillet à destination de la jeunesse. Enfin, le point d’orgue pour les Compagnons reste le Ban des vendanges, lancé en 1995 et qui se revendique « comme la plus grande fête populaire gratuite » en Vaucluse. Il aura lieu le 29 août, sur la place du Palais des papes.

    * À consommer
    avec modération

  • À Avignon, la marche des fiertés veut continuer à aller de l’avant

    À Avignon, la marche des fiertés veut continuer à aller de l’avant

    « Toujours là, parce que c’est encore nécessaire. » Plus d’un demi-siècle après les émeutes de Stonewall aux États-Unis, qui ont lancé dans le monde les luttes pour les droits des homosexuels, bisexuelles et transgenres, le combat reste d’actualité. « Cela va l’être encore un moment car quand les idées d’extrême droite poussent et arrivent au pouvoir, les droits des minorités et des femmes sont attaqués en premier », constate Aurélie Créa, coordinatrice de la marche des fiertés pour le pôle LGBT de Vaucluse.

    Ce samedi 30 mai, la structure organise la 4e édition de la marche des fiertés à Avignon. « Elle est organisée à 100% par une quinzaine d’associations, cette année un gros travail a été mené sur les chars et tous les artistes sont nouveaux sur notre manifestation », synthétise la coordinatrice. Fini aussi les concerts dans l’espace public, direction le tiers-lieu la Scierie. Le démarrage est prévu à 15h avec les stands associatifs sur la place Pie avant la grande marche à 17h qui traversera les rues Carnot et Carreterie jusqu’à la place Saint-Lazare. Suivra donc la soirée, en entrée libre, à la Scierie jusqu’à 1h, où des stands seront également installés.

    Un moment festif et militant « pour diffuser le message à ceux qui n’ont pas conscience de l’impact de la poussée de l’extrême droite ». Tout dernièrement, suite à l’élection du RN ou de la droite extrême aux municipales à Faches-Thumesnil (Nord) et Elne (Pyrénées-Orientales), les maires ont fait enlever les drapeaux arc-en-ciel de l’Hôtel de ville, repeint en blanc un passage piéton arc-en-ciel, voire carrément annuler la marche des fiertés. « Cette levée des symboles pousse à légitimer ceux qui sont là pour casser du PD », déplore Aurélie Créa.

    À deux jours d’un procès attendu

    Les militants sont déterminés « à garder leurs droits » alors qu’en décembre le pôle LGBT avait une nouvelle fois été tagué sans, à ce stade, d’avancée d’enquête malgré un dépôt de plainte. Les associations suivront de près le procès aux assises d’Avignon, qui s’ouvre pour une semaine ce lundi 1er juin, de six individus soupçonnés d’avoir agressé des homosexuels dont l’un avait été tué, en mars 2023 à Sorgues. Mi-avril, deux frères avaient été condamnés à de la prison ferme à Avignon pour avoir organisé des guets-apens homophobes.

    LES RENDEZ-VOUS EN RÉGION

    Aix-en-Provence

    La marche des fiertés de l’association Aix Vanguard se déroulera samedi 6 juin. Le départ est prévu sur la place de l’Hôtel de Ville à 14h30.

    La Ciotat

    C’est à 19h que la marche organisée par l’association collégiale l’Éventail débutera. Départ prévu à la Chaudronnerie samedi 6 juin.

    Toulon

    La marche du collectif Fiertés Toulon se déroulera samedi 13 juin. Le départ est prévu pour 17h, à la place d’armes. L’itinéraire au cœur du centre-ville reste le même que l’année précédente. Le cortège comptera 3 chars dont deux avec DJ sets. Un arrêt avec un sitting et une minute de silence se fera devant la mairie en mémoire à toutes les victimes des LGBT phobies.

    Marseille

    Fierté Marseille Organisation prévoit, samedi 4 juillet, sa marche LGBTQIA+ intitulée « Aucune marche arrière ». Le circuit débutera à 16h30, Place Castellane, et se poursuivra sur la rue de Rome jusqu’à la Canebière. Le cortège continuera ensuite vers le Quai de la fraternité, puis sur le Quai du Port, pour enfin, se terminer devant l’Hôtel de Ville.

    Calypso Sadousty

  • Avec Memento, le Vaucluse met en valeur sa mémoire

    Avec Memento, le Vaucluse met en valeur sa mémoire

    C’est l’aboutissement d’un projet de dix ans, quand, en mars 2016, le Conseil départemental de Vaucluse a voté le principe d’un nouveau bâtiment afin d’abriter les archives départementales. Une décennie plus tard, voici Memento, un pôle des patrimoines présenté comme une maison commune, abritant donc les archives départementales de Vaucluse, le service départemental d’archéologie (notre édition du 18/04), le centre de conservation et d’étude de l’État, les réserves des musées départementaux, le service de valorisation patrimoniale et culturelle, mais aussi les archives du Grand Avignon.

    Un bâtiment de 11 000 m2 -sur 80m de long et 70m de large- situé à Agroparc et qui a été inauguré ce jeudi après-midi devant 600 personnes. Dès ce vendredi, le public est invité à découvrir ce site. Un week-end festif d’ouverture * est prévu, avec visites guidées, ambiance musicale et découverte d’une exposition, Mon trésor, qui présente une cinquantaine d’objets significatifs de l’histoire vauclusienne. « Memento est plus qu’un bâtiment public, c’est l’un des équipements patrimoniaux les plus ambitieux réalisés en France », applaudit Dominique Santoni, présidente LR du Département, qui a rendu hommage à son prédécesseur, Maurice Chabert, présent jeudi et instigateur du projet.

    « Coffre-fort ouvert à tous »

    De couleur ocre, en tuiles inversées, ce pôle des patrimoines est « un coffre-fort ouvert à tous, car l’ambition de Memento n’est pas seulement de conserver et restaurer la mémoire, mais de la montrer », rappelle Dominique Santoni. Depuis près d’un an, les services des archives et de l’archéologie ont investi les lieux. Si côté archives le palais des Papes, où étaient stockés quelque 26km linéaires de documents, pouvait avoir un côté majestueux, les conditions de conservation -et de travail des agents- étaient loin d’être optimales. « C’est une réussite, on dispose d’une réserve de 40 km », relève Cédric Lelièvre, chef du bureau des publics.

    Un chantier à près de 33 millions d’euros, financé pour moitié par le Département mais aussi l’État, la Région et le Grand Avignon. Que ce soit le préfet Thierry Suquet, la vice-présidente DVD de la Région Bénédicte Martin, ou le maire et président (DVD) du Grand Avignon Olivier Galzi, tous ont eu peu ou prou la même formule : « Une société n’a un avenir que si elle connaît son passé ».

    * Réservation au 04.90.86.16.18 ou à valorisation.memento
    @vaucluse.fr.

  • En Vaucluse, la Banque alimentaire croule sous les demandes

    En Vaucluse, la Banque alimentaire croule sous les demandes

    Face à l’épuisement des stocks, la banque alimentaire des Bouches-du-Rhône lance, ce vendredi et samedi, une collecte d’urgence (lire ci-dessous). Chez son homologue vauclusienne, la situation n’est pas aussi alarmante, du moins côté denrées. Mais elle organise aussi de son côté, une collecte ciblée de produits d’hygiène. « Ce sera uniquement dans les hypermarchés Leclerc, mais pas ceux d’Avignon et Morières », regrette Pascale Hémard, présidente de la banque alimentaire de Vaucluse (BA 84). Les bénévoles donnent rendez-vous à Carpentras, Bollène et Valréas. « Celui d’Apt était partant, mais nous n’avons pas assez de bénévoles », confie-t-elle, lançant un appel aux bonnes volontés.

    Car les coups de main, même épisodiques, ne sont jamais de trop pour faire face aux besoins criants de la population. « En 2025, nous avons distribué 1 680 tonnes de denrées, soit l’équivalent de 3 millions de repas à destination de 63 500 bénéficiaires », chiffre Pascale Hémard, alors que l’association tenait mardi son assemblée générale à Cavaillon, au sein du Village, une des 70 associations partenaires. La Banque alimentaire sert de plateforme logistique dans l’aide alimentaire, achetant ou collectant des denrées, distribuées ensuite aux épiceries sociales ou centres communaux d’action sociale. La traduction humaine de ces chiffres, c’est un doublement du nombre de bénéficiaires depuis le Covid. Plus d’un Vauclusien sur dix bénéficie de la Banque alimentaire : « On progresse de 10% chaque année, c’est énorme », s’alarme la présidente.

    Bientôt une épicerie mobile pour les étudiants

    D’autant que les écueils s’additionnent, entre coût des denrées qui grimpe et baisse des dons des grandes surfaces. « C’est en chute libre, -50% en deux ans, car elles vendent de plus en plus leurs produits en antigaspi », constate Pascale Hémard. Lors de l’AG, un fort accent a été mis sur la nécessité d’avoir un soutien fort et pérenne des collectivités. « On a calculé qu’on reçoit 4 euros par bénéficiaire quand cela va de 10 à 15 euros pour les autres départements de la région », souligne la présidente, qui attend davantage aussi des municipalités comme Avignon (8 000 euros d’aides pour 32 000 habitants aidés) et Carpentras (1 000 euros de subsides pour 6 200 habitants).

    « Les pouvoirs publics doivent comprendre que nous apportons une sorte de paix sociale, nous sommes un levier d’inclusion : comment voulez-vous retrouver un travail, réussir à l’école ou ses études, bien vieillir quand la faim vous tenaille », fait valoir la présidente pour (r)éveiller la conscience des décideurs politiques. Le Département octroie 40 000 euros par an, or « il en faudrait le double », estime-t-elle, sachant que le Vaucluse figure parmi les dix départements les plus pauvres de France. Cette année, le Grand Avignon va verser 10 000 euros (somme habituellement consacrée à la cérémonie de vœux que l’agglo n’organise plus). « On est très content mais on ne peut pas se contenter que de one shot, cela n’offre pas de visibilité », poursuit Pascale Hémard.

    Parmi les projets en cours, la mise en place d’une épicerie mobile, à la rentrée, à destination des étudiants, cinq soirs par semaine. « En complémentarité d’autres associations, on a ciblé les étudiants de BTS et de soins infirmiers », précise-t-elle. Reste toutefois encore en friche, l’impérieuse quête de nouveaux locaux. À l’étroit, et difficilement accessible pour les poids lourds, dans son hangar agricole de la ceinture verte, la Banque alimentaire espère tripler sa capacité de stockage (notre édition du 29 novembre). Le Conseil départemental a voté une subvention de 20 000 euros spécifique pour ce projet de relocalisation. Des pistes sur l’emprise du Marché d’intérêt national ou au parc des expositions avaient été mises sur la table mais n’ont pu aboutir. « Il faut tout repenser, on attend que M. Galzi [maire DVD] puisse nous recevoir », conclut Pascale Hémard.

  • Contre les rodéos urbains, l’État met « un coup de projecteur »

    Contre les rodéos urbains, l’État met « un coup de projecteur »

    Le 8 mai dernier, Ahmed, 79 ans, perdait la vie en traversant la Rocade, fauché sur un passage piéton par un motard-chauffard en roue arrière. Un accident tragique, qui a suscité colère et émotion, lors notamment d’une marche blanche organisée par la famille d’Ahmed, une semaine après le drame. « Les rodéos tuent. Agissons maintenant ! », implorait la banderole en tête de cortège. Un message dont essayent de s’emparer les autorités. Ce mardi soir se tenait une opération anti-rodéos, à l’angle de la Rocade et de l’avenue de la Barbière, menée par la police nationale, en lien avec la préfecture et la Ville.

    « Le problème du rodéo, c’est le refus d’obtempérer, pose Emmanuel Desjars, directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN). On essaie de les arrêter, mais à un moment, il faut s’arrêter, parce qu’il ne faut pas créer d’accident pour le motard, pour la population ou pour les policiers, pour eux, leur sécurité juridique et leur sécurité personnelle. » Ce mardi, l’opération consiste en un banal contrôle routier. « La plupart du temps, on agit discrètement parce qu’évidemment, on a assez peu de chances aujourd’hui de tomber sur quelqu’un qui fasse un rodéo juste devant nous », reconnaît le patron des policiers vauclusiens, confronté chaque soir à Avignon « à 1 ou 2 refus d’obtempérer ».

    Un appel à libérer la parole des habitants

    Au moment de démarrer le point presse, un habitant interrompt le préfet. « J’habite là et c’est la première fois que je vois un contrôle, il y a des rodéos souvent, on les voit passer, on les connaît, là c’est de la com’ », dénonce, posément, le riverain. « C’est exactement ça l’enjeu, mettre un coup de projecteur sur ce fléau alors que d’habitude on agit discrètement à des heures plus tardives », répond Thierry Suquet. Depuis le début de l’année, 20 motos ont ainsi été saisies à Avignon. L’État espère que le projet de loi Ripost, adopté ce mardi soir au Sénat, soit rapidement mis en place. Il prévoit notamment de renforcer les sanctions contre ces rodéos.

    Invité lors de la marche blanche en hommage à Ahmed, Olivier Galzi était aussi présent mardi. Des actions de sensibilisation ? Pas vraiment au goût du maire. « On est presque face à un homicide volontaire, avec un multirécidiviste qui fuit des voitures de police, ce n’est pas de la sensibilisation qu’il faut faire mais de la répression », estime le maire (DVD), pour qui ce type d’opération est « une forme de sensibilisation ». Si le levier municipal est minime (veiller à l’éclairage public, marquage au sol), Olivier Galzi appelle la population à collaborer malgré l’omerta : « Beaucoup de gens savent, ce serait intéressant qu’ils nous parlent et aident à retrouver ceux qui commettent ces délits. »

  • Le Vaucluse récompense ses sportifs

    Le Vaucluse récompense ses sportifs

    « L’objectif était
    de récompenser l’engagement de tous ceux qui œuvrent au développement de la pratique sportive et de ses valeurs positives
     », indique
    la collectivité, qui avait confié la co-animation à Éric Di Meco, ex-footballeur international
    et vauclusien. Au total, 74 lauréats dans 6 catégories, dont 59 bénévoles, ont été récompensés. Les premiers prix ont été remis à Arnaud Gamaleri, tir sportif pistolet, club de tir de Pertuis, meilleur sportif ; Union sportive Valréas (rugby), meilleure équipe ; Union treiziste rugby XIII U19, Union Treiziste Vauclusienne, à Avignon et Carpentras, meilleur espoir ; Sylvain Giannotti (haltérophilie) à EEAR Haltérophilie Monteux, meilleur entraîneur ; Cloé Corbin (200 mètres et saut en longueur) au Club Handisport Comtat Venaissin, à Carpentras, parasport.

  • [Sénatoriales] Vers un chamboulement des forces politiques en Vaucluse?

    [Sénatoriales] Vers un chamboulement des forces politiques en Vaucluse?

    Le 27 septembre, quelque 1 300 grands électeurs vauclusiens sont appelés à élire les trois sénateurs auquel le Vaucluse a droit. Pour être élu, entre 280 et 300 voix sont nécessaires. Il y a presque six ans, la droite, qui avait conduit deux listes distinctes, avait obtenu deux sièges : Jean-Baptiste Blanc (LR) et Alain Milon (LR). À la tête d’une liste d’union de la gauche, Lucien Stanzione (PS) avait glané le 3e siège.

    Dans quatre mois, un chamboulement des forces politiques de la Haute assemblée reste plausible à la lecture du résultat des municipales. Avec plusieurs données : la droite est ressortie confortée voire en progrès, la gauche en net retrait et l’extrême droite en hausse. Reste l’inconnue Olivier Galzi. Le nouveau maire (DVD) d’Avignon a déjà assuré qu’il faudrait compter sur lui et plus largement son « mouvement large sans étiquette, qui s’est levé pour faire bouger les lignes ». « Nous devons continuer à avoir notre mot à dire d’une manière ou une autre dans les échéances qui arriveront », précisait-il il y a deux semaines.

    À gauche, Stanzione repart

    Entre les lignes, on devine que rien n’est encore acté : liste autonome ou bien volonté d’être représenté en bonne position sur une autre liste. L’hypothèse qu’Anaïs Hausmann incarne ce mouvement pour les sénatoriales est une option sérieuse. L’adjointe au maire et compagne d’Olivier Galzi, a assuré une présence remarquée à l’assemblée générale des maires de Vaucluse en début de mois.

    Si chez les sénateurs sortants à droite Alain Milon est encore dans l’expectative, Jean-Baptiste Blanc est lui officiellement candidat. « Je suis pour une liste d’union la plus totale et parfaite, qui pourrait rêver de plusieurs sièges car si on multiplie les listes, on va favoriser le RN », prophétise-t-il. Le sénateur sortant devait rencontrer en fin de semaine Olivier Galzi pour mettre sur la table ses sujets là. En attendant, il s’est lancé dans une campagne active défendant son bilan et rencontrant de nombreux maires, dont quelques-uns de 50 nouveaux élus lors des municipales. Toujours à droite, la présidente du Département Dominique Santoni suit de près les tractations. Seconde de la liste Blanc en 2020, une candidature n’est pas à exclure bien qu’elle reste très attachée à l’ancrage local.

    À gauche, un espoir de conserver un sénateur existe même si arithmétiquement, Lucien Stanzione est en difficulté par rapport à 2020, avec les pertes à gauche d’Avignon et de Carpentras. Le sénateur pourrait avoir le soutien de l’ensemble de la gauche -sauf LFI qui songe aussi à monter une liste- et compte sur son bilan et le réseau tissé auprès des maires au-delà des étiquettes politiques pour rempiler. Ce 3e siège sera aussi disputé par l’extrême droite. En termes de grands électeurs, le RN, avec a priori son délégué départemental Thierry D’Aigrement en tête de liste, n’aurait pas l’étiage suffisant pour être assuré d’un poste. Mais la théorie ne se traduit pas toujours dans la pratique.

  • Vibrant hommage à Roger Martin

    Vibrant hommage à Roger Martin

    Prof de français à Pernes, militant communiste
    et écrivain, il est brutalement décédé en janvier
    . « Une perte énorme loin d’être cicatrisée », s’émeut Antoine Blocier, lui aussi auteur, tout comme Philippe Pivion
    et Philippe Paternolli, témoins de cet hommage. « Nous poursuivrons
    aussi son combat contre l’extrême droite
     », promet Philippe Pivion.