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  • Orange, Carpentras, Apt… Le point sur les listes déposées dans les villes principales de Vaucluse

    Orange, Carpentras, Apt… Le point sur les listes déposées dans les villes principales de Vaucluse

    Apt

    Comme en 2020, il y aura 4 listes mais aucun des candidats ne briguait le fauteuil de maire. Si 3 noms étaient déjà connus : Jean Aillaud (DVD, 1er adjoint actuel qui aura en 2e de liste l’ex-maire et présidente du Département, Dominique Santoni), Christophe Carminati (SE) et Céline Celce (DVG), le RN a monté une liste au dernier moment conduite par Patrick Bonnet.

    Carpentras

    Après l’annonce cette semaine de LFI de renoncer à concourir faute de candidats, il y aura cinq listes sur la ligne de départ : Serge Andrieu, maire (DVG) sortant soutenu entre autres par le PCF, Francis Adolphe (DVG), ex-maire redevenu éligible après sa condamnation pour violences conjugales et 3 listes d’extrême droite : le député RN Hervé de Lépinau, investi à la hâte pour remplacer Christian Richaud après ses tweets racistes. Celui-ci sera candidat tout comme l’élu d’extrême droite sortant Bertrand de la Chesnais.

    Cavaillon

    Trois listes ont été enregistrées : celle du maire sortant LR Gérard Daudet, de la députée RN Bénédicte Auzanot et de Patrick Blanès (PS), pour l’union de la gauche, qui n’avait aucun candidat en 2020.

    Orange

    Pour succéder à Yann Bompard, condamné et inéligible, l’extrême droite sera encore bien représentée par son père Jacques, maire de 1995 à 2021, de retour d’inéligibilité raccourcie. Le RN de Jean-Dominique Artaud sera là. Trois listes sans partis précis concourent : Marc Martinet (DVD), Carole Normani (DVC) et Antoine Boudet, du collectif Tous orangeois, plutôt DVG.

    Bollène

    Cinq listes ont été déposées avec comme à Carpentras, trois issues d’extrême droite pour contrer le maire sortant Anthony Zilio (SE), issu lui de la gauche mais avec une large liste. Il est contesté par le communiste Daniel Barrière. Comme son mari à Orange, Marie-Claude Bompard ex-maire, se représente. Franck Marest (RN) et Sophie Lorenzo (extrême droite) complètent le tableau.

    L’Isle-sur-la-Sorgue

    En lice pour un 4e mandat, Pierre Gonzalvez (LR), président de l’association des maires de Vaucluse, se frottera à trois autres listes : le RN (Christian Montagard), un divers centre-droit Romain Dufaud, et la gauche citoyenne incarnée par Christophe Baudet.

    Entraigues-sur-la-Sorgue

    Plus ancien maire en cours, élu en 1984, Guy Moureau (PCF) ne se représente pas. Mais il espère passer le flambeau à l’un de ses adjoints depuis deux mandats, William Bouquet (DVG). Une seule liste en face, celle du RN de Catherine Chavrier.

    Le Pontet

    L’extrême droite sortante part divisée : le maire RN Joris Hébrard aura bien face à lui son ex-premier adjoint Patrick Suisse, éphémère maire quand Joris Hébrard avait été élu député avant de démissionner. Les espoirs républicains reposent sur Jean-Firmin Bardisa, qui a monté une liste allant de la gauche au centre droit.

    Morières

    Seconde commune du Grand Avignon sous bannière RN, Grégoire Souque se représente. En face, il n’y aura qu’une liste et qu’un tour avec l’union de la gauche porté par Annick Dubois (PS).

    Environ un tiers des communes à une seule liste

    Les 151 communes du département compteront bien toutes au moins une seule liste, qu’on soit à Saint-Léger-du-Ventoux et sa trentaine d’habitants et 7 élus, qu’Avignon, sa ville-centre et ses 6 listes. Selon notre décompte, près d’un tiers des communes ne présentent qu’une seule liste (53 villes). Un chiffre exponentiel par rapport à 2020 où, selon Ici Vaucluse, 14 communes étaient sans concurrence politique. En 2026, c’est très souvent la règle dans les petits villages (Crillon, Flassan, Entrechaux) mais également dans des communes plus touristiques comme Châteauneuf-du-Pape, où le maire Claude Avril se représente. Même cas de figure à Saumane-de-Vaucluse, avec Laurence Chabaud-Geva qui n’aura pas d’adversaire en vue d’un 3e mandat. Mais aussi dans des communes comme Velleron (3 100 habitants) ou Sainte-Cécile-les-Vignes (2 600 âmes).

  • À Avignon, six listes se disputent la succession de Cécile Helle

    À Avignon, six listes se disputent la succession de Cécile Helle

    Quel est le point commun entre Stéphane Geslin (parti des travailleurs) et Anne-Sophie Rigault (RN) ? Outre le fait qu’ils soient classés aux extrêmes de l’échiquier politique, ce sont les seuls parmi les 6 candidats à la mairie à avoir déjà été têtes de liste. Pour le premier, dont la candidature était complètement hors des radars jusque-là, c’était en 2014 (1,41%). Pour la seconde, c’était il y a six ans, déjà en cheffe de file de l’extrême droite (2e, avec 30,06%).

    Ils seront donc six candidats à briguer la succession de Cécile Helle (PS), qui ne se représente pas après deux mandats. Comme révélé vendredi matin, le nom de Stéphane Geslin est apparu lors du tirage au sort à la préfecture. Ce professeur du lycée Mistral, qui avait mené campagne aussi aux législatives de 2022 (0,81%), ne s’était absolument pas fait connaître de la sphère médiatique et publique. Il conduira la « liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics ».

    Quelle stratégie à gauche au 2nd tour ?

    Pour les autres prétendants, le casting était déjà bien ancré. À gauche, David Fournier s’inscrit dans la poursuite du travail de Cécile Helle, dont il a fini par avoir le soutien. L’actuel adjoint (PS) mènera la liste Ensemble et solidaires, rassemblant autour de lui de nombreux élus sortants et partis de gauche (Les Écologistes, Génération écologie, l’Après, PRG, parti animaliste, Place publique). Il entend disputer le leadership à gauche à Mathilde Louvain (LFI, la Nouvelle Avignon populaire), soutenue aussi par le PCF et Génération.s, venus de la majorité sortante, et le mouvement citoyen Avignon collectif. De leur éventuelle entente le soir du premier tour dépendra en grande partie la victoire de la gauche. Pour l’heure, cette épineuse question n’a pas été tranchée et divise au sein des deux camps respectifs.

    En face, Olivier Galzi (Le bon sens pour Avignon), qui se revendique sans étiquette, mais avec le soutien officiel (UDI, Horizons) ou voilé de partis de droite et macronistes, sera le représentant de la droite. L’ex-journaliste TV a officialisé sa candidature à l’automne et a bénéficié du champ laissé libre par Julien Aubert (LR), qui a renoncé à la mi-novembre. Disruptif, il essaye de reprendre les codes du macronisme et joue une partition ancrée sur la sécurité-propreté-mobilités. Dans ce sillon divers droite, il est concurrencé par Stéphan Fiori (Entreprendre pour Avignon). Ce chef d’entreprise, éphémère LR, n’a aucun encarté avec lui sur sa liste très pro business. Enfin Anne-Sophie Rigault (RN, Avignon en avant) tentera de sortir du rôle de l’éternelle opposante en conseil municipal.

  • Municipales : à Avignon, une 6e liste déposée par Stéphane Geslin du parti des travailleurs

    Municipales : à Avignon, une 6e liste déposée par Stéphane Geslin du parti des travailleurs

    C’est la surprise de la matinée ce vendredi en préfecture au moment du tirage au sort désignant l’ordre d’apparition des listes. À Avignon, un 6e candidat, qui ne s’est jamais manifesté jusque-là, a déposé une liste : il s’agit de Stéphane Geslin (parti des travailleurs) au nom de la « liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics ».

    Une liste d’extrême gauche dont le chef de file n’est pas un inconnu puisqu’il a déjà été candidat aux municipales de 2014 (0,78%) et aux législatives de 2022 (0,83%). Stéphane Geslin est également professeur au lycée Mistral et adhérent FO. Il a été désigné candidat numéro 5.

    Pas de surprise pour le reste du panorama avec les 5 autres candidats déjà connus : Mathilde Louvain (LFI, la Nouvelle Avignon populaire), panneau 1 ; Stéphan Fiori (DVD, Entreprendre pour Avignon) panneau 2 ; Anne-Sophie Rigault (RN, Avignon en avant), panneau 3 ; David Fournier (PS, Ensemble et solidaires), panneau 4 ; Olivier Galzi (DVD, Le bon sens pour Avignon), panneau 6.

  • À Avignon, David Fournier mise sur l’exemple de Montpellier

    À Avignon, David Fournier mise sur l’exemple de Montpellier

    Le temps d’une matinée ce jeudi, Michael Delafosse, maire (PS) de Montpellier en course pour un second mandat, a mis « entre parenthèses » sa propre campagne pour venir soutenir David Fournier (PS) qui espère prendre la relève de Cécile Helle. « Je tiens à la saluer pour son travail colossal », pose Michaël Delafosse, voyant en l’actuel adjoint sortant « le candidat le plus sérieux, ancré, qui fédère et qui ne tient pas des propos blessants ou des mesures populistes ».

    « Il est déjà maire dans sa tête, parle comme s’il portait le costume », confie Michaël Delafosse, qui a déambulé en ville avec David Fournier, ce dernier lui délivrant moult réalisations, projets ou anecdotes. Ce court déplacement n’est pas qu’un simple accompagnement amical. « Je prends beaucoup exemple sur ce qu’il a fait à Montpellier, notamment sur le volet social ou la gratuité des transports », souligne David Fournier. Le candidat porte l’ambition de rendre les transports gratuits « par étapes » en commençant par les moins de 25 ans et plus de 65 ans. La mise en place d’une régie publique de l’eau est aussi défendue par David Fournier, alors que l’actuelle délégation de service public, s’achève fin 2028. « À Montpellier, grâce à cela [depuis 2015], on est passé de 24% de fuites sur le réseau à 13%, on promet d’être à 10% », vante le maire héraultais.

    « Dans cette campagne, on n’entend pas beaucoup parler de justice sociale alors que la pauvreté touche 60% de la population dans certains quartiers », constate David Fournier. Un reproche adressé à Olivier Galzi (DVD) qui a tenté de se rattraper depuis. Le candidat socialiste parle de sécurité sociale de l’alimentation ou d’un office du pouvoir d’achat en vigueur à Montpellier qui permet aux habitants d’accéder « aux meilleurs tarifs » pour installer pompes à chaleurs, alarmes ou ventilateurs de plafond. Et si à Montpellier la gauche peut a priori se permettre le luxe d’être divisée pour l’emporter malgré tout, ce n’est pas le cas à Avignon. Michael Delafosse inciterait-il David Fournier à une alliance avec LFI ? « Je n’ai pas de conseils à lui donner, je dis aux électeurs choisissez la gauche la plus rassemblée, fédératrice et pas dans l’outrance », conclut le premier magistrat.

  • À Morières, Annick Dubois veut remettre le RN à la porte

    À Morières, Annick Dubois veut remettre le RN à la porte

    Le déficit de notoriété ? Annick Dubois ne connaît pas. « On se rend compte à chaque fois que c’est quelqu’un de très connue et appréciée », commentent de concert Salima Ouannai et Carinne Serrat. Ce mercredi en fin de journée, les deux colistières accompagnent Annick Dubois dans une séquence de porte-à-porte. La candidate (PS), qui mène une large liste d’union de la gauche, est loin d’être étrangère. Installée à Morières depuis plus de 40 ans, l’actuelle élue d’opposition a longtemps été impliquée dans la vie associative avant d’être élue dans l’ex-majorité en 2001 puis 2008, en charge des affaires sociales puis des festivités.

    Autour de la résidence de la Bastide des Cépages, Annick Dubois connaît bon nombre d’habitants derrière les portes ou portails. « Pas besoin ici, il est déjà avec nous », glisse-t-elle régulièrement, prenant le soin aussi d’éviter la demeure de l’ancien maire Joël Granier (DVG), qui s’était présenté contre elle en 2020, contribuant notamment à voir le RN de Grégoire Souque accéder à la mairie. « Il a gagné par défaut », aime à rappeler Annick Dubois. Sa liste, Engagés et solidaires pour Morières, compte bien faire mentir le maire sortant qui lors de son lancement de campagne s’imaginait déjà réélu avec 70% des voix. « On ne le voit pas ou peu sur le terrain, par contre, il nous attaque fort sur les réseaux sociaux, nous accusant d’être de la gauche qui tue », déplore Salima Ouannai. « C’est un signe de fébrilité, veut croire Annick Dubois. On a beaucoup de retours de déçus qui ont essayé Souque et qui s’aperçoivent bien que la ville ne s’est pas améliorée même sur la sécurité. »

    Un tract sur les promesses non tenues

    C’est donc par le terrain que celle qui est aussi conseillère départementale entend reconquérir la mairie. « Il n’y a que deux listes, donc il n’y aura qu’un tour », prévient-elle à l’adresse d’une dame âgée que la candidate… reconnaît. « Ne vous trompez pas [de vote] », « Ah ben ça, non ! », réplique l’habitante, inquiète le soir face à l’absence d’éclairage public. « C’est prévu dans notre programme de le remettre, le maire le dit aussi alors que c’est lui qui l’a coupé », ironise Annick Dubois. La petite délégation fait face à plusieurs portes closes ou résidents grincheux qui rejettent tous les politiques.

    « On nous parle beaucoup du manque de festivités et d’animations dans le centre-ville », note Carinne Serat qui, si elle est élue, sera en charge de ce volet qui vise à remettre « du lien social », un des fils rouges du programme. L’équipe d’Annick Dubois prévoit la diffusion prochaine d’un tract sur les promesses non tenues du maire RN. « Il sera épais ! », prévient-on déjà.

  • À Avignon, sur le marché, la gauche creuse ses sillons

    À Avignon, sur le marché, la gauche creuse ses sillons

    Mercredi matin, c’est jour de marché sur la Rocade, à Avignon. Depuis plusieurs semaines, les candidats viennent aussi y faire leur marché. On s’épie, on discute parfois, on s’invective aussi. Un panneau d’affichage met côte à côte David Fournier (PS) et Mathilde Louvain (LFI). « Tiens, ils se sont déjà accordés pour le 2e tour », ricane-t-on dans les rangs d’Olivier Galzi (DVD), où on est certain que les deux listes de gauche s’allieront après le 15 mars. « Ils ont plus d’infos que nous », sourit Méliades Bay, militant de l’Après, soutien de David Fournier. « Amis de gauche, bonjour », salue Fatima Ouhaibi, de Génération.s, qui, comme le PCF avignonnais, milite pour Mathilde Louvain. « Tu viens tracter avec nous ? », ironise Méliades Bay, alors que les deux partis s’affichaient encore ensemble à l’automne pour appeler au rassemblement à gauche avant, ensuite, d’opérer des choix différents.

    Si entre certains à gauche, les relations demeurent, les ponts sont bien plus coupés pour d’autres. « Je ne suis pas fâché sur le fond, mais sur les méthodes, ce que j’ai dénoncé sur la mainmise de Raphaël Arnault sur LFI reste d’actualité », note l’ex-insoumis Farid Faryssy, passé avec fracas chez David Fournier. À titre personnel, il s’opposera à un rapprochement avec LFI au second tour, mais se pliera au choix majoritaire. David Fournier renvoie inlassablement à « une décision collégiale » au sein de sa liste, au soir du premier tour. Place publique ou le PRG ont déjà fait d’un rapprochement avec LFI un casus belli.

    « J’ai grandi ici, la proximité ça compte »

    Mais, avant de trancher l’épineuse question, chacun mène campagne avec l’espoir de devancer largement la liste de gauche concurrente. « On entre dans la dernière ligne gauche », glisse avec malice David Fournier. On sent l’actuel adjoint bien plus à son aise dans ce genre d’exercice que sur un débat TV. Il multiplie les accolades, les souvenirs avec certains. « J’ai grandi ici, la proximité ça compte beaucoup », note-t-il. On lui parle souvent de sa maman, l’ex-députée Michèle Fournier-Armand. Qui arrive sur place faire son marché. « Vous savez, on souffre plus quand son fils est en campagne que quand on mène soi-même campagne, confie-t-elle. Je crois beaucoup en lui, il fera du bien pour cette ville et les habitants. »

    « Il y a une envie de renouveau »

    Le rythme de fin de campagne s’intensifie. « Je fais deux réunions d’appartement par jour, y compris chez certains qui ont reçu Olivier Galzi », fait valoir David Fournier. L’ex-journaliste TV, donné en tête d’un récent sondage contesté par David Fournier, est dans le viseur du candidat et d’adjoints sortants, lui reprochant son amateurisme comme sur le commerce ou le logement social (notre édition du week-end). « Dans les réunions, on a 4-5 demandes de stages pour les jeunes, ça conditionne la poursuite de leurs études. On prévoit des rencontres avec des chefs d’entreprise qui ont des besoins », projette le candidat, qui constate « des urgences sociales ». « On a la connaissance du terrain, on souhaite mettre en place une sécurité sociale de l’alimentation en s’appuyant sur la municipalisation des cantines ou les corbeilles solidaires », développe David Fournier. Après avoir échangé à l’automne, David Fournier et Mathilde Louvain restent à distance.

    Sur le marché, la candidate LFI n’a pas la même notoriété que son concurrent. « Mais, c’est un atout, car il y a une envie de renouveau, de renouvellement par la base, on ne porte pas le poids du bilan et beaucoup ont l’impression que les choses se font sans eux », défend Mathilde Louvain, qui reste focalisée sur le débat local et pas sur l’agitation médiatique nationale, où son parti est accusé d’être associé à la mort du militant identitaire lyonnais. « On continue notre travail, Zohran Mamdani [maire de New York] n’a pas été élu sur les réseaux sociaux, compare-t-elle. Quand on va sur du porte-à-porte, on est sur les attentes concrètes du logement, de l’école, de la gestion de l’eau… On souhaite mettre en place des votations citoyennes sans condition de nationalité. » Autour d’elle, ses soutiens et colistiers assurent que son « côté apaisant [aperçu lors du débat TV] aide » à déminer. Sur le marché, on n’observe pas de réaction épidermique de rejet de LFI. « Ça peut être moins le cas place Pie [en centre-ville] , sourit Mathilde Louvain, mais un peu comme nous si on nous tend un tract du RN ». Qui demeure le véritable adversaire de la gauche.

  • Un nombre de passages limités dans les déchetteries du Grand Avignon

    Un nombre de passages limités dans les déchetteries du Grand Avignon

    La dernière version du règlement des déchetteries remontait à 10 ans. En ce début d’année, le Grand Avignon a revu le fonctionnement de ses dix déchetteries communautaires, qui inclut désormais les sites de Caumont et Sauveterre. « Les principales modifications proposées visent à améliorer l’accueil, la fluidité et l’équité d’accès aux équipements », liste l’Agglo dans la délibération votée en février, lors d’une séance du bureau.

    Pour les particuliers, qui doivent être titulaires d’une carte gratuite *, les principaux changements viennent dans l’instauration d’un nombre de passages annuels maximum, fixés à 18. En contrepartie, « le volume autorisé par jour a été augmenté à 3 m³, contre 2 m³ auparavant, offrant ainsi aux usagers la possibilité de déposer plus de déchets », précise le Grand Avignon à La Marseillaise. « Le seuil fixé à 18 passages annuels a été déterminé comme largement suffisant pour couvrir les besoins ordinaires d’un foyer, tout en encourageant une meilleure organisation des apports et une limitation des déplacements inutiles », peut-on lire dans la délibération. Le Grand Avignon voit aussi dans cette limitation « un moyen efficace de lutter contre les dépôts abusifs ou d’origine professionnelle réalisés sous couvert d’apports ménagers, garantissant ainsi une utilisation conforme du service public ».

    Autre avancée, la possibilité de venir déposer ses déchets avec son utilitaire, véhicule habituel des professionnels pas soumis aux mêmes règles : « Le règlement autorise désormais l’accès aux utilitaires ne dépassant pas 2 tonnes, tels que Renault Kangoo, Ford Transit, Peugeot Partner, Volkswagen Caddy [y compris en configuration deux places, Ndlr.], représentant un véritable assouplissement par rapport aux règles précédentes, qui avaient été prises pour se prémunir d’éventuels dépôts abusifs par les professionnels, pour lesquels la collecte en déchetteries est payante ». Enfin, autre nouveauté, « une dérogation a également été formalisée pour les situations exceptionnelles, comme les décès ou les sinistres, afin de répondre à des besoins ponctuels spécifiques et générateurs de gros volumes à écouler en déchetteries pour les particuliers ».

  • Handicap : quelle place dans la campagne en Vaucluse ?

    Handicap : quelle place dans la campagne en Vaucluse ?

    Comme en 2014 et 2020, le collectif handicap Vaucluse (CHV), qui regroupe une vingtaine d’associations, se mobilise sur les municipales. En étoffant et modifiant sa démarche *. « Jusque-là, on avait sollicité que les candidats à Avignon en leur demandant leur programme qui restait général en plein de bons sentiments, cette année on a sondé les principales villes en leur soumettant nous-mêmes un questionnaire plus précis », expose Sophie Mercatant, présidente du CHV.

    Sur 34 listes sondées entre début janvier et début février, 50% ont répondu (plus 3 hors délais, non comptabilisées dans la synthèse), avec des disparités (zéro retour à Cavaillon, 100% à Avignon). « Le taux de participations est plutôt bon », juge tout de même Sophie Mercatant. Avant d’être potentiellement élus, les candidats rendent accessibles à 80% leurs réunions publiques mais 60% pour leurs documents de campagne. « 94 % des listes (16 sur 17) indiquent la présence d’au moins une personne en situation de handicap, visible ou invisible, sur leur liste », apprécie la présidente du CHV.

    Les résultats ne donnent pas d’enseignements généraux, montrant un bord politique pas plus sensible à la question qu’un autre. « Il n’y a pas de résultats similaires entre candidats d’une même carte politique », note Arnaud Roudière, du Riad [relais pour intervenants à domicile]. Le CHV se félicite aussi de voir que les candidats ne raisonnent plus qu’en handicap physique en termes d’accessibilité « mais évoque aussi les handicaps sensoriels ou mentaux ».

  • À Entraigues, William Bouquet dans les pas de Guy Moureau

    À Entraigues, William Bouquet dans les pas de Guy Moureau

    Guy Moureau l’avait annoncé en 2020 : son 8e mandat de maire (PCF) d’Entraigues-sur-la-Sorgue sera le dernier. Un choix confirmé début janvier, lors de ses vœux à la population, où il avait intronisé celui qu’il espère voir lui succéder, William Bouquet. « Je serai présent durant la campagne à ses côtés pour continuer à porter une voie originale, de respect, d’écoute et d’humanisme », promettait Guy Moureau, présent notamment à la tribune le 12 février dernier lors d’une réunion publique.

    À 57 ans, William Bouquet, « jamais encarté » est « un natif du village ». Adjoint depuis deux mandats aux sports et aux associations, il est responsable de formation après avoir été directeur d’un réseau de transport logistique. « J’avais 100 salariés, un chiffre d’affaires annuel entre 12 et 14 millions d’euros, qui est presque l’équivalent du budget de la commune, fait valoir William Bouquet. Je ne dis pas que je compte gérer la mairie comme une société même si ça commence à devenir de plus en plus le cas, avec les baisses de dotations, et faire en sorte qu’on puisse continuer à investir avec un budget serré. »

    « Quand je m’investis, c’est à 100% »

    Très investi dans la vie associative sportive, « à 19 ans j’ai été président du club de tennis », il s’est engagé en 2014 pour « rendre ce que la ville m’avait donné ». « J’ai mis en place des choses qui manquaient, comme une journée des associations ou relancer une course pédestre », retrace-t-il. Si William Bouquet pense avoir retenu l’attention de Guy Moureau, c’est que « quand je m’investis, c’est à 100% et les gens le remarquent ». « Je souhaite être dans la continuité, qu’Entraigues garde son esprit village avec du lien social, que les gens se disent bonjour dans la rue et ne pas se développer à outrance et devenir une ville-dortoir », brosse le candidat.

    Pourquoi avoir accepté de « relever ce défi » qui s’apparente à un sacerdoce ? « Je n’ai pas envie qu’Entraigues tombe aux mains de personnes qui sont parachutées, qui ne connaissent même pas les rues de ma ville et sont là pour un parti national et pouvoir élire des sénateurs », pique-t-il, à l’adresse de Catherine Chavrier (RN), qui avait notamment été candidate Reconquête en 2022 loin d’Entraigues. Parmi les propositions de la majorité sortante, renouvelée d’un tiers, « développement du photovoltaïque, qui a un impact positif sur l’environnement et les finances de la ville, l’achèvement du quartier gare avec 250 logements ou rebâtir une salle des fêtes ». Le tout, « sans augmentation d’impôts ».

  • Avignon : sans soutien de liste, Renaissance règle ses comptes

    Avignon : sans soutien de liste, Renaissance règle ses comptes

    Il y a neuf mois, Julien Paudoie était désigné pilote Renaissance pour les municipales avec l’objectif d’un rassemblement visant à « fédérer les énergies citoyennes pour redonner espoir et ambition à notre ville ». L’atterrissage se fera finalement hors piste électorale. « Renaissance ne soutiendra personne », confirme l’intéressé, ce lundi.

    Un épilogue sans surprise, tant les discussions avec Olivier Galzi, candidat (DVD) qui semblait pourtant le plus à même de trouver un terrain d’entente avec le bloc macroniste, n’ont jamais abouti. « Je ne suis pas soutenu par Renaissance et je ne demande pas ce soutien, avait clarifié, fin janvier, Olivier Galzi [soutenu pourtant par l’UDI et Horizons]. Leur chef de file n’est pas dans mes équipes et il ne sera pas sur ma liste. » Sur les réseaux sociaux, Julien Paudoie avait alors fait l’analogie entre le film Gourou et l’ex-journaliste TV.

    Ce lundi, dans une lettre aux habitants qui avaient notamment participé l’été dernier à la consultation en ligne du collectif Voix d’Avignon – regroupant les partis de centre droit –, Julien Paudoie estime qu’« Avignon mérite mieux que des calculs personnels ». « Un rassemblement ne se résume pas à un accord de circonstances. Il suppose une méthode claire, une parole stable et une loyauté réciproque », juge celui qui était jusque-là conseiller municipal depuis deux mandats à Rochefort-du-Gard et élu au Grand Avignon.

    En clair, là où Renaissance proposait un deal clair en forme d’union avec des garanties sur le projet et le nombre de places, comme l’ont fait par exemple David Fournier (PS) ses soutiens, Olivier Galzi a opposé une fin de non-recevoir. « Je ne crois pas aux partis pour relever notre ville ; en revanche, je crois aux hommes et aux femmes de bonne volonté, indiquait Olivier Galzi lors de la présentation de son programme. Ceux-là sont les bienvenus, quelle que soit leur préférence politique. Pourvu qu’ils laissent leurs étiquettes au vestiaire. »

    « Cacher les étiquettes ne dispense pas de s’assumer »

    On pourrait retrouver certains militants Renaissance sur la liste, comme pour LR, sans donc qu’ils soient présentés comme tels. Une vision que ne partage pas Julien Paudoie, qui aurait aimé « sincérité et vérité » : « Dépasser les clivages ne peut pas signifier les masquer. Cacher les étiquettes ne dispense pas d’assumer ce que l’on est. Le combat contre les extrêmes ne se mène ni par des récits arrangés, ni par le mépris des électeurs tentés par ces partis, ni par des effacements opportunistes. »

    Julien Paudoie devrait être bien embêté au moment de se rendre dans l’isoloir dans moins de trois semaines. Il a été aperçu, « pour écouter », aux côtés de l’élu d’opposition DVD Michel Bissière, lors de la présentation de la liste de Stéphan Fiori. « Je ne reviendrai pas à Rochefort, je resterai à Avignon et continuerai à agir », assure celui qui a œuvré dans plusieurs cabinets (Renaud Muselier à la Région ou les ministres Sabrina Agresti-Roubache et Françoise Gatel). En faisant du sur-Macron sur le dépassement des partis, Olivier Galzi a donc fini par piéger les macronistes eux-mêmes.