Category: sports

  • Le Vaucluse labellisé par le Tour de France

    Le Vaucluse labellisé par le Tour de France

    En lien avec ce double événement, mais pas que, Amaury sport organisation [organisateur du Tour de France] a labellisé « deux vélos » le Département. Ce prix, jusque-là réservé aux Villes, a été ouvert aux Départements cette année. « Cette distinction vient récompenser l’ensemble des politiques publiques vauclusiennes en matière de vélo menées de longue date », se félicite le Conseil départemental. Les 165 km cumulés des 3 vélos-routes ont ainsi été salués.

  • La Girolata pour apprendre la mer en toute confiance

    La Girolata pour apprendre la mer en toute confiance

    Marseillais de cœur, Emmanuel Witvœt a grandi sur le pont d’un bateau.

    Il a fait ses classes aux Glénan, avant que la voile devienne son métier. Et venir dans le Sud, sur les pas de l’un de ses arrière-grands-pères qui était marin à Marseille. Si naviguer est sa passion, transmettre son savoir est devenu une vocation. « Le côté partage et défi, ça me botte, je sentais que la mer m’appelait » confie-t-il.

    En petit comité

    Diplôme en poche, Marseille est donc devenue son port d’attache. Et s’il propose des formations classiques, avec mise en pratique dans la rade de Marseille sur son Grand Soleil 34.1, Emmanuel accueille à son bord d’autres apprentis marins.

    Il organise régulièrement des sorties en mer pour les minots du centre social de la Belle de Mai. « Ce sont de petits groupes de quatre, ce qui nous permet de bien appréhender les gestes et de progresser rapidement. Que ces jeunes deviennent des acteurs du port sur les rives duquel ils vivent » indique-t-il.

    C’est son passage aux Glénan qui a inspiré cette initiative, « car cette école est avant tout une école basée sur la solidarité, qui accueille des blessés de guerre et des personnes victimes de violences conjugales afin de les aider à se reconstruire ».

    Sur son Grand Soleil, Emmanuel Witvœt accueille également des migrants. « Le but est de leur montrer qu’un bateau peut aussi être un élément de plaisir. Généralement ils surmontent rapidement l’appréhension de revenir sur l’eau, qui pour eux est synonyme de danger absolu, pour qu’ils la voient comme un espace ludique. »

  • Le RC Toulon lance une nouvelle ère avec Azéma à la tête du projet

    Le RC Toulon lance une nouvelle ère avec Azéma à la tête du projet

    Après une saison décevante en championnat, la direction du Rugby Club Toulonnais a choisi de remanier son staff sportif. Pierre Mignoni, omniprésent dans l’encadrement la saison dernière, prend désormais du recul en endossant le rôle de directeur du rugby. De son côté, Franck Azéma retrouve le banc toulonnais, qu’il avait déjà occupé pendant deux saisons, entre 2021 et 2023.

    Le technicien haut-savoyard de 55 ans sera épaulé par deux « nouveaux » visages. L’Anglais Alex Codling succède à Sergio Parisse au poste d’entraîneur des avants, tandis que Cédric Beal, responsable du centre de formation, intègre le staff en tant qu’intervenant sur la touche et le secteur du jeu d’avants.

    « Je suis très heureux de retrouver le groupe. C’est rassurant, car je connais des gens. Je sais où je mets les pieds », confie Franck Azéma. « Il y a aussi des nouveaux que je dois apprendre à connaître. Il y a de l’excitation. Je connaissais des gens du staff. Il y a un mélange intéressant. Et puis, vous savez, je n’avais que de bons souvenirs de Toulon. Avec Pierre (Mignoni), nous avions toujours gardé des contacts. Ce n’est pas des retrouvailles, car on s’appelait souvent pour parler de rugby et pour prendre des nouvelles de la famille. Maintenant, on retrouve le quotidien. Pour moi, je dois retrouver des repères dans ce rôle. Je dois aider le plus possible. Je dois retrouver ce projet. Depuis mon départ, il a continué de grandir, avec l’ensemble du club. Je suis vraiment là pour aider le club », poursuit celui qui a entamé des discussions avec l’équipe nationale des Fidji durant l’intersaison.

    Mais le projet présenté par le président Lemaître l’a visiblement convaincu. « Je veux que l’équipe fonctionne, être au service de l’équipe. Vous savez, ça fait quelques années que j’entraîne. Ce qui m’intéresse, ça reste le terrain, le collectif, l’état d’esprit. Oui, les rôles ont un peu changé, mais c’est aussi parce que le projet a grossi. Pierre a mené ça, et je n’ai aucun souci avec cela. Les standards ont aussi grimpé, avec un bâtiment de plus au Campus. C’est vraiment un outil formidable. Maintenant, avec l’exigence du Top 14, nous devons être alignés, au service de l’équipe. (…) La pression est partout, encore plus à Toulon. On veut vivre les moments de la fin de saison. Pour l’instant, il ne faut pas trop se projeter. Il y a un temps pour tout. On doit construire une nouvelle saison et partager les bonnes choses. Il y aura aussi des moments difficiles, et il faudra, alors, être costaud et compact », prévient le nouveau manager principal du RCT.

    Identité à faire évoluer

    « On veut essayer de poser des soucis à l’adversaire, le mettre sous pression avec et sans le ballon », explique Franck Azéma, reprenant les principes défendus par son adjoint Alex Codling. « Bien évidemment, il faut dominer l’engagement pour produire. Par rapport à l’effectif que l’on a, on doit avoir de l’alternance dans les formes de jeu avec pour but de toucher les espaces. C’est le rugby, c’est simple sur le papier, mais ce n’est pas le plus facile à proposer. Ça demande beaucoup plus de lecture. On va beaucoup insister sur la lecture de jeu et sur l’intensité que l’on va mettre. (…) Bien évidemment, on ne pourra pas être à contre-courant de l’ADN du club. Toulon, ça reste du rugby rugueux, de combat, avec du jeu d’avants. Maintenant : comment trouver l’équilibre et surprendre ? Il faut un mélange. On croit en ça, c’est même un passage obligé pour réussir. À Toulon, pour du jeu direct, on n’aura pas besoin de forcer le trait. Ça plaît, et il faut respecter ça et l’état d’esprit que l’on veut. Quand je parle d’état d’esprit, ça fait partie de comment se comporter à la maison et à l’extérieur », ajoute l’ancien entraîneur de Perpignan, encore « en colère » et frustré après cette aventure compliquée chez les Sang et Or. De quoi le rebooster pour cette nouvelle saison.

  • [Tour de France] Richard Carapaz le plus fort dans les Hautes-Alpes

    [Tour de France] Richard Carapaz le plus fort dans les Hautes-Alpes

    Un maillot de leader a failli changer d’épaules après l’arrivée à Orcières- Merlette.

    Ce n’est pas le jaune, qui reste solidement sur celles de Tadej Pogacar. Mais après l’avoir virtuellement cédé définitivement au sommet d’Orcières-Merlette, le Slovène l’a finalement conservé, bénéficiant d’une défaillance de Valentin Paret-Peintre dans les deux derniers kilomètres.

    Le Français était parti chasser les points, après avoir pris le bon wagon en suivant Richard Carapaz. L’Équatorien était le mieux classé des six qui ont attaqué. Mais sa douzième place, à plus de 25 minutes du maillot jaune, ne constituait pas un grand danger pour Tadej Pogacar.

    La chasse aux pois rouges

    Accompagné des coureurs du top 10, le champion du Monde a géré sa course, gardant un œil sur Remco Evenepoel, son dauphin, et secondé par Isaak del Toro, à la lutte avec Paul Seixas pour le maillot blanc et la troisième place sur le podium.

    Entre la tête de course et les leaders, deux autres groupes s’étaient intercalés. Celui d’Egan Bernal restait en embuscade, ses sept membres, dont le local Nicolas Breuillard, naviguait à une minute trente derrière. Alors que le groupe du maillot vert Mads Pedersen pointait à plus de quatre.

    Devant Valentin Paret-Peintre continuait sa chasse aux points. Comptant sur les deux derniers cols du jour et les douze points à aller chercher, notamment la montée d’Orcières-Merlette classée première catégorie, pour combler ses sept unités de retard sur Tadej Pogacar.

    Dans la côte de Saint-Léger-les-Mélèzes, Brandon McNulty mettait pied à terre. Le lieutenant de Tadej Pogacar ne s’était pas remis de son accident dans le contre-la-montre de mardi. Classée en troisième catégorie, cette difficulté voyait le groupe maillot jaune accélérer et grignoter un peu de son retard, revenant sur celui du maillot vert. Tout comme les groupes intermédiaires pouvaient espérer revenir se mêler à la lutte pour la victoire.

    Au sommet de Saint-Léger-les-Mélèzes, Valentin Paret-Peintre passait encore le premier. Le maillot à pois était à portée de main. Il lui fallait résister encore 19 kilomètres et terminer sur le podium pour cela. Le Français et ses compères d’échappée avaient encore cinq minutes d’avance à l’attaque de la montée d’Orcières-Merlette. Alors que le peloton avalait Mads Pedersen et ses compagnons.

    À quatre kilomètres de la ligne Valentin Paret-Peintre et Richard Carapaz lançaient l’attaque finale. L’Equatorien en gardait sous la pédale pour une nouvelle accélération, à trois kilomètres d’Orcières-Merlette, alors que Valetin Paret-Peintre montrait des signes de fatigue.

    Richard Carapaz passe sous la flamme rouge du dernier kilomètre avec trente-six secondes d’avance. Avant de franchir en solitaire la ligne. Valentin Paret-Peintre, après avoir tout donné, termine quatrième, et laisse la tête du classement de la Montagne à Tadej Pogacar pour un point.

    La Grande boucle revient à l’Alpe d’Huez

    Les rescapés s’élanceront de Gap pour rejoindre, après 127,9 kilomètres de haute montagne, une arrivée mythique.

    Les derniers 13,8 kilomètres de la 19e étape seront sur la fameuse route départementale 211, célèbre pour ses 21 lacets et une montée à 7,9% de moyenne. Les fans auront reconnu la côte finale menant à l’Alpe d’Huez.

    Depuis 2022, le peloton n’y était pas revenu. Mais pour cette édition, les coureurs auront droit à deux arrivées. Fausto Coppi fut le premier à s’y imposer. Tout comme Joop Zoetemelk, Bernard Hinault ou encore Lucho Herrera.

    Tadej Pogacar sait ce qu’il lui faut faire pour les rejoindre dans la légende du site.

  • [C’est l’été] Arrivée du Tour de France à Orcières

    [C’est l’été] Arrivée du Tour de France à Orcières

    Cet espace sera dédié à l’animation, au partage et à la célébration du cyclisme. Au programme : diffusion de l’étape en direct sur écran géant, animations grand public et ambiance festive.

    Tout au long de la journée.
    Gratuit.

  • Barrillot et Layrac sélectionnés pour le Tour de l’Ain

    Barrillot et Layrac sélectionnés pour le Tour de l’Ain

    Bohémond Barrillot et Gabriel Layrac ont en effet été retenus pour intégrer l’équipe de France U23 qui disputera l’épreuve du 28 au 30 juillet prochain. Une belle récompense pour les deux coureurs aixois, qui perpétuent ainsi la tradition du club de voir ses talents accéder aux sélections nationales.

    Piliers de la formation dirigée cette saison par Sébastien Cottier, les deux Espoirs réalisent un exercice 2026 particulièrement remarqué. Leur convocation en équipe de France vient récompenser des performances de haut niveau et confirme leur progression au sein du peloton national.

    Gabriel Layrac s’est notamment illustré, cette année, en prenant la troisième place des Championnats Sud Paca. Il avait également créé la sensation au printemps en remportant la première étape du Tour professionnel des Asturies, signant ainsi l’une des plus belles victoires de sa jeune carrière.

    De son côté, Bohémond Barrillot est tout simplement en train de réaliser sa meilleure saison. Actuellement sixième au classement des meilleurs Espoirs Continentaux, il affiche des statistiques impressionnantes avec cinq podiums, dont trois victoires, ainsi que quatorze Top 10 depuis le début de l’année. Une régularité qui lui vaut aujourd’hui cette première sélection sous le maillot bleu.

    Cette double convocation constitue une grande fierté pour l’AVCA Provence Dole et vient récompenser le travail accompli par les coureurs comme par l’encadrement du club. Tous les regards seront désormais tournés vers le Tour de l’Ain, où Bohémond Barrillot et Gabriel Layrac tenteront de briller sous les couleurs de l’équipe de France U23, aux côtés d’Arthur Blaise (Aarco), Thimotée Coudière-Cantin (Vendée-U), Corentin Lequet (Atria) et Jules Vaugrenard (Mayanne).

  • Un fauteuil pour deux au Souvenir Maurice-Tailleu

    Un fauteuil pour deux au Souvenir Maurice-Tailleu

    C’est une tradition longue de presque deux décennies. Tous les ans, en cette période riche en concours, on honore Maurice Tailleu qui fut durant 18 ans maire de Revest-du-Bion. Sous la houlette de son fils Michel, aujourd’hui ancré sur Les Pennes-Mirabeau, l’épreuve disputée au Jeu provençal en doublette a encore connu un vif succès.

    48 doublettes étaient présentes dont 14 venues de la Boule Plate au plan des Pennes.

    Un échange amical qui perdure avec la Boule du Revest. Après un petit-déjeuner à l’accent corse offert, les 92 protagonistes pouvaient en découdre sous une chaleur accablante.

    Le parcours long, entrecoupé d’un magnifique buffet campagnard, n’a jamais pu délivrer son verdict compte tenu de l’heure tardive de la fin des demi-finales (2h du matin) de toute beauté avec un spectacle de qualité.

    Les deux équipes finalistes étaient composées de Étienne Gazagnes-Jeremy Vargas (Montbrun-les-Bains) et Alexandre Dauberte- Jacques Kévin (NH) (photo) Tom, arrière- petit-fils de Maurice, pose pour la photo souvenir.

    Il faut remercier les anciens de Revest-du-Bion qui se sont mobilisés pour faire de cette journée une grande fête du Jeu provençal. Jean Leonetti, président de la Boule Plate. Michel Tailleu, vice-président et tous les joueurs qui ont joué le jeu dans une ambiance festive qui a aujourd’hui hélas tendance à disparaître.

  • Promenade niçoise de qualité pour le championnat de France triplette mixte

    Promenade niçoise de qualité pour le championnat de France triplette mixte

    C’était un de ces jours de gloire à Nice, lieu de ce championnat de France.

    Dylan Rocher a été le héros de ce championnat en obtenant une victoire qui lui permet d’être le premier joueur à gagner les cinq titres majeurs (tête à tête, doublette, doublette mixte, triplette mixte, tête à tête). Au-delà de ce record il faut mettre en avant la prestation haut de gamme du champion. Notamment lors d’une finale de toute beauté face à un autre monstre sacré, Michel Loy, associé au nouveau cannibale Yohan Cousin (il vient d’aligner Marseillaise et Valréas) et la jeune Clarys Dumesnil.

    Une finale où Cathy Jeanroy a joué un rôle prépondérant (pendant tout le championnat) et un Diego Rizzi parfait pendant de Rocher.

    À 9 à 5, Dylan Rocher a sorti un carreau de derrière des fagots à 12 mètres, permettant aux siens de creuser l’écart et de conclure un peu plus tard. C’est le fait marquant de cette magnifique finale où Dylan Rocher, gagné par l’émotion, tombe dans les bras de son adversaire Michel Loy après la victoire. Quelle belle image !

    Émotion quand tu nous tiens

    Bien en amont, l’autre icône de la pétanque Philippe Suchaud a eu aussi sa séquence émotion. Nous l’avions rencontré lors du Mondial La Marseillaise et avions parlé de sa qualification au France avec sa fille Axelle et Lahatra Randriamanantany. « Elle ne joue pratiquement pas, on va essayer de faire de notre mieux », confiait le champion du monde.

    Dans un coin secret de sa tête il devait rêver de plus. Eh bien le coup passa si près. Après la qualification en demi-finale lui aussi a été gagné par l’émotion, cette joie intense. Cette fierté d’emmener sa progéniture dans le dernier carré. Hélas pour lui, la demi-finale s’est peut-être jouée à deux tirs manqués, c’est tellement rare de sa part, alors que la victoire pouvait être proche. Le destin en a voulu autrement mais cette image restera gravée.

    Roger Gatti

    Résultats

    Finale

    Rocher bat Loy. 13 à 5

    Demi-finale

    Clarys Dumesnil, Michel Loy, Yohan Cousin bat Axelle Suchaud, Philippe Suchaud, Lahatra Randriamanantany. 13 à 10

    Catherine Jeanroy, Dylan Rocher, Diego Rizzi bat Caroline Bauduin, Thierry Fouillard, Kévin Delahaye 13 à 0

    Quart de finale

    Dumesnil bat Sonia Goutte, Paul Villette, Julien Renault (50).13 à 8

    Bauduin bat Marine Bonetto, Mickaël Bonetto, Christophe Sarrio (69) 13 à Suchaud bat Alexandra Bornes, Sébastien Da Cunha, Lucas Foulhac (46). 13 à 7

    Jeanroy bat Maeva Tairelil, Jason Chareyre, Kévin Claudi (38). 13 à 6.

  • [Tour de France] Jasper Philipsen retrouve la lumière du Dauphiné

    [Tour de France] Jasper Philipsen retrouve la lumière du Dauphiné

    Parfaitement lancé par Mathieu Van der Poel, le sprinteur belge d’Alpecin Jasper Philipsen a devancé le Suisse Mauro Schmid et le Néerlandais Olav Kooij mercredi pour décrocher sa 11e victoire sur le Tour de France, la première de son édition 2025.

    Très ému à l’arrivée, Philipsen a laissé éclater son soulagement après une première partie de Grande Boucle particulièrement difficile.

    « Après de telles montagnes russes d’émotions sur ce Tour de France, j’ai dû attendre la 17e étape, souffle-t-il. Je m’étais bien préparé, mais je n’étais pas dans la forme de ma vie. Les premières étapes ont été horribles. Je n’arrivais pas à retrouver les sensations que j’espérais. Gagner après 17 étapes, c’est vraiment important pour l’équipe, qui a continué à croire en moi. J’étais déçu et frustré de ne pas avoir réussi à m’imposer jusque-là. »

    Les principaux favoris du classement général, à commencer par le maillot jaune Tadej Pogacar, ont franchi la ligne dans un deuxième groupe, tranquillement arrivé avec près de neuf minutes de retard.

    Cette victoire constitue le deuxième succès d’Alpecin-Deceuninck dans cette 113e édition du Tour, après celui de Mathieu Van der Poel à Ussel. Elle porte également à six le nombre de victoires belges sur cette Grande Boucle, en comptant les trois succès au sprint de Tim Merlier – depuis contraint à l’abandon – et les deux victoires de Remco Evenepoel.

    Pour Philipsen, ce succès représente un immense soulagement après avoir accumulé les places d’honneur depuis le départ du Tour. Le Belge est resté de longues secondes allongé sur le sol à l’arrivée, savourant pleinement son triomphe.

    « Cette victoire m’a coûté quelques années de vie. Je me suis battu entre les deux groupes. À un moment, je pensais que l’étape était perdue, mais l’équipe a continué d’y croire et a construit un plan. Les gars ont été incroyables et m’ont parfaitement amené jusqu’à la ligne d’arrivée », sourit-il.

    Grâce à cette victoire, Philipsen réalise également une excellente opération au classement du maillot vert. Il revient à seulement sept points du leader Mads Pedersen, lui aussi présent dans le groupe de tête et huitième de l’étape.

    Une étape débridée

    La journée avait été particulièrement mouvementée, marquée par une succession d’attaques qui ont rapidement morcelé le peloton. Même Isaac Del Toro, troisième du classement général, a été momentanément piégé.

    Un groupe de seize coureurs, parmi lesquels Mathieu Van der Poel et l’infatigable Quinn Simmons, a longtemps semblé pouvoir aller au bout. Mais il a finalement été repris par un groupe de six coureurs comprenant notamment Mads Pedersen et Jasper Stuyven.

    Ce dernier a tenté sa chance en solitaire dans le final, avant d’être repris à un peu plus de trois kilomètres de l’arrivée, dans la côte de la Commanderie.

    Dans les derniers kilomètres, Van der Poel a une nouvelle fois joué son rôle de poisson-pilote de luxe. Le Néerlandais a neutralisé les différentes offensives avant de placer Philipsen dans les meilleures conditions. Sur la dernière ligne droite, le Belge a jailli avec puissance pour s’imposer largement, les deux poings levés. Désormais, Philipsen vise le classement par points : « Les prochaines étapes seront difficiles, mais je vais me battre jusqu’à Paris pour le maillot vert. »

    Au classement général, Tadej Pogacar conserve son maillot jaune avec 4’32’’ d’avance sur Remco Evenepoel. Le Slovène devance toujours Isaac Del Toro et le Français Paul Seixas avant la première des trois étapes alpestres, prévue jeudi.

  • Le Paprec 2028 de Yoann Richomme prend forme

    Le Paprec 2028 de Yoann Richomme prend forme

    C’est un véritable travail d’orchestre, nécessitant l’investissement total de toute l’équipe, actuellement à l’œuvre à Vannes.

    Au pays de Saint Émilion, Yoann Richomme supervise avec une extrême attention la nouvelle phase dans laquelle est entré le chantier de son futur Paprec. Il s’agit d’un immense et enthousiasmant puzzle qui s’assemble patiemment à l’abri des regards, au sein du chantier Multiplast. Progressivement, l’Imoca Paprec prend forme. Les moules de coque ont été façonnés en août dernier, tandis que la coque a été drapée durant l’hiver et est sortie de son moule début juin

    « Maintenant, ça ressemble à un bateau qui se construit ! » résume Yoann Richomme, sourire aux lèvres. « Nous avançons en termes d’assemblage, les cloisons sont quasiment toutes en place », précise Jean-Charles Monnet, directeur technique du projet. « Ce qui est intéressant, c’est que la phase actuelle est très visuelle, plus ça avance, plus le bateau ressemble à la vue 3D ! »

    Un processus long

    Actuellement, ce sont les puits de foils qui focalisent l’attention de l’équipe technique. « On les a descendus dans le bateau, puis alignés grâce à un scanner », explique Jean-Charles. « Pendant les semaines à venir, Multiplast va assurer tout l’assemblage autour de cette zone, c’est une partie importante du chantier. » Yoann évoque également « un processus long où il convient de respecter avec précision l’ordre d’installation et qu’au chantier, chacun veille au moindre de ses gestes ».

    À la rentrée, viendra alors le tour du cockpit d’être installé, puis tous les systèmes de winches en novembre et la casquette en décembre, avant une longue phase consacrée à la peinture pour arborer les couleurs de Paprec.

    En parallèle de la construction, Yoann Richomme retrouvera la compétition en prenant part à trois matchs du circuit 52 Super Series avec la Paprec Sailing Team. « C’est une classe que j’aime beaucoup », confie-t-il. « Pour moi, c’est le summum en termes de régate en baie et en équipage. » Le TP52 (52 pieds, soit 15,85 mètres) est en effet réputé être un monocoque très agile et réactif, qui oblige à une sacrée débauche d’énergie et un fin sens tactique pour s’illustrer.

    Canaries et Méditerranée

    Des valeurs à forte résonance avec l’esprit Paprec, qui ont poussé en 2012 le PDG d’alors, et grand passionné de voile, Jean-Luc Petithuguenin, à lancer une équipe sur la série, s’évertuant à ce qu’elle en devienne l’une des grandes animatrices, et rivalise avec les meilleurs.

    « J’ai vraiment hâte de les rejoindre, assure Yoann Richomme. Ce sont des bateaux très différents, avec des régates à la journée, mais ça reste les mêmes problématiques et le même niveau d’exigence. »

    Le marin retrouvera l’équipe pour les deux manches de l’été, jusqu’au 25 juillet puis du 21 au 30 août. Deux courses à Lanzarote, l’île située le plus à l’est de l’archipel des Canaries, puis en octobre, à Valence.

    Vendée globe, comment se qualifier?

    Le dimanche 12 novembre 2028, quarante skippers au maximum quitteront les Sables-d’Olonne pour s’élancer autour du monde, en solitaire, sans escale et sans assistance.

    Désormais, c’est le championnat IMOCA Globe Series qui sert de fil rouge pour décrocher son billet. L’objectif est clair : valoriser l’expérience acquise tout au long du cycle. Chaque départ, chaque classement et chaque point marqué contribuent à construire une campagne dont le point culminant se situe sur la ligne de départ des Sables-d’Olonne.

    Le championnat rassemble dix-huit épreuves disputées en solitaire, en double ou en équipage. Parmi elles figurent notamment la Vendée Arctique, la Route du Rhum, la Transat Café L’Or et la New York Vendée.

    M.Ga.