Avec sept défaites sur leurs huit dernières journées de National, Aubagne devait changer quelque chose. Et comme souvent dans le monde du ballon rond, c’est l’entraîneur qui en fait les frais. Gabriel Santos, installé sur le banc aubagnais depuis mars 2025, au moment où Maxence Flachez a été évincé, a fait part à la direction de son souhait de se mettre en retrait, estimant qu’un nouveau souffle pouvait être bénéfique pour le groupe.
Le club provençal, qui a chuté à la douzième place du championnat avec neuf longueurs d’avance sur le premier relégable, a accepté cette décision d’un commun accord. « Le SC Aubagne Air Bel tient à saluer le professionnalisme, l’engagement et les qualités humaines de Gabriel Santos, très apprécié de tous au sein du club. Son investissement et son attachement aux valeurs du Scaab resteront dans les mémoires », pouvait-on lire dans le communiqué publié sur les réseaux sociaux.
L’entraîneur originaire d’Albufeira a fait ses adieux aux joueurs, lundi, non sans émotion. « Je retiens que de très bonnes choses avec Aubagne », confie-t-il, rappelant qu’il ne connaissait personne avant d’arriver. « C’est un club familial avec un gros potentiel. Le projet ne cesse de se développer, sachant qu’il possède le plus petit budget du championnat et qu’on a toujours réussi à faire quelque chose de positif. C’est une belle période de ma vie », ajoute Gabriel Santos, qui va prendre un peu de recul dans son Portugal natal avant de se mettre en quête d’un nouveau poste. « J’ai déjà quelques touches suite à la très bonne première partie de saison que j’ai faite avec Aubagne. Rien n’est signé pour l’instant, je suis ouvert à toutes les possibilités », souligne celui qui a été approché par des clubs de Ligue 2.
Désormais, la formation aubagnaise est placée entre les mains de Kassim Abdallah, adjoint du technicien portugais depuis le début de la saison. L’ancien défenseur droit de l’Olympique de Marseille, doublure de Rod Fanni entre 2012 et 2014, assure l’intérim en attendant que le club puisse trouver le candidat idéal. Il aura par ailleurs la lourde tâche d’affronter des équipes particulièrement en forme, comme Valenciennes (27 mars, à l’extérieur), Le Puy-en-Velay (10 avril, à l’extérieur) et Orléans (17 avril, à domicile). En formation pour devenir officiellement entraîneur, le Comorien de 38 ans n’a pas encore obtenu son diplôme et ne peut pas rester à la tête de l’équipe plus d’un mois. Son successeur est donc attendu dans les prochaines semaines. Et cela pourrait arriver plus vite que prévu, car le club a déjà ciblé quelques profils intéressants. Selon nos informations, l’un d’entre eux, qui possède une grosse expérience à l’étranger, serait en pole position. Patience.

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