Category: sports

  • Aix-en-Provence avance ses pions

    Aix-en-Provence avance ses pions

    Avec Étienne Bacrot, huit fois champion de France et ancien neuvième joueur mondial au classement FIDE, ainsi que Marc’Andria Maurizzi, plus jeune grand maître français de l’histoire à 14 ans, champion du monde junior en 2023 et champion de France en 2025, l’Échiquier du Roy René possède deux représentants parmi les cinq meilleurs joueurs français. Des atouts de poids qui permettent à la formation aixoise de s’imposer parmi les références nationales, aux côtés de Marseille-Échecs et de C’Chartres Échecs, vainqueur du Top 16 lors des trois dernières saisons. En plus de ses cadres tricolores, parmi lesquels figurent également Yannick Gozzoli (12e joueur français) et Mahel Boyer (23e), l’Échiquier du Roy René a renforcé son effectif avec trois internationaux de renom. Parmi eux, le Néerlandais Jorden Van Foreest, classé parmi les 25 meilleurs joueurs mondiaux. Une armada qui a permis au club aixois de terminer cette saison à la deuxième place du championnat, derrière l’incontournable C’Chartres Échecs.

    Tournoi international

    En se faisant un nom dans l’Hexagone, le club aixois parvient chaque année à attirer certains des meilleurs joueurs au travers du trophée Dole, un Open international réservé aux joueurs qui comptabilisent plus de 2 100 points ELO. Parmi les prétendants au titre lors de cette édition 2025, de grands champions comme le Russe Ian Nepomniachtchi ou l’Iranien Parham Maghsoodloo seront de la partie.

  • [Coupe du Monde] Une mi-temps interminable

    [Coupe du Monde] Une mi-temps interminable

    C’est ainsi qu’au lieu de se disputer en deux mi-temps, les matches se sont joués en quatre quart-temps, afin de permettre la diffusion de plus de spots publicitaires.

    Pour la finale, les organisateurs ont ainsi imposé un concert, comme c’est la tradition à l’occasion du super bowl.

    Mais pour le mettre en pratique, il a fallu allonger le temps de repos. Habituellement de 11 minutes dans le vestiaire, plus les quatre minutes nécessaires pour quitter et revenir sur la pelouse, ce temps a finalement été d’une demi-heure, afin que Madonna et consort puissent faire leur show sur la pelouse du stade de New York.

  • [Coupe du Monde] Miramas était à fond derrière l’équipe d’Espagne

    [Coupe du Monde] Miramas était à fond derrière l’équipe d’Espagne

    Nouvelles Activités Footballistiques et Sportives League, derrière ce nom se cache un groupe de lycéens qui veut proposer des animations autour du sport.

    Leur premier rendez-vous, dimanche, pour la finale de la Coupe du Monde Espagne – Argentine, a été une belle réussite. Jeunes et moins jeunes se sont donné rendez-vous sur la plaine des sports de Saint-Suspi pour partager l’événement.

    Pour patienter jusqu’au coup d’envoi, donné à 21 heures, Mathieu, Kaya, Simon et Lena avaient organisé quiz géant et concours de pronostics pour faire monter l’ambiance.

    Plus fort que Barthez

    Avant même les hymnes, l’Espagne avait la cote à Miramas. Il suffisait de compter les maillots et écouter les commentaires. « Yamal il va leur faire la misère », « Messi, il est trop vieux », « Simon, il est plus fort que Barthez » pouvait-on entendre, alors que la pénombre tombait sur le site.

    Au milieu de cet océan en faveur de la Roja, quelques voix, timides, ont osé miser sur les champions du Monde en titre. « Ils vont y aller à l’usure, et puis, Messi peut aussi aller chercher le Ballon d’or », se risque ce père de famille, qui se souvient de Diego Maradona.

    Pour un coup d’essai, il est réussi. « Nous saluons cette initiative, que nous avons intégrée à nos soirées du Lac, car elle entrait en plein dans la thématique. Ce que font Mathieu Roux et ses amis est très bien. Ils ont de beaux projets plein la tête qui sensibilisent les jeunes à diverses thématiques. Il faut les encourager » souligne Christophe Caillault, adjoint à l’éducation et à la jeunesse.

    Quant au champion du Monde, il a été sacré au bout de la nuit.

  • Le Tennis club de Rognac accueille l’antichambre de l’élite mondiale

    Le Tennis club de Rognac accueille l’antichambre de l’élite mondiale

    Après une première édition remarquée en 2024, le TC Rognac accueille pour la seconde fois un tournoi Master 15.

    Dotée de 15 000 dollars de dotation, cette épreuve internationale réunira 64 joueurs professionnels venus de France et de l’étranger. Les inscriptions sont réalisées directement via la plateforme de l’International Tennis Fédération (ITF), garantissant la présence de compétiteurs évoluant sur le circuit professionnel mondial.

    Le tournoi accueillera notamment des joueurs classés entre la 350e et la 850e place mondiale ATP ainsi que plusieurs jeunes espoirs du tennis international en quête de points ATP pour poursuivre leur progression vers les plus grands tournois du monde.

    Durant une semaine, les rencontres de simple et de double se dérouleront sur les installations du Tennis Club de Rognac, dans un cadre naturel exceptionnel au cœur de la pinède. Le public pourra assister gratuitement à des matchs de très haut niveau et découvrir les futures générations du tennis professionnel.

    Soutenu par la Ville de Rognac, la Ligue Provence-Alpes-Côte d’Azur de Tennis et ses partenaires institutionnels et privés, le Master 15 confirme son ambition de devenir un rendez-vous incontournable du tennis professionnel dans le sud de la France.

    Les finales du simple et du double se disputeront le dimanche 26 juillet.

    Master 15 Rognac 2026

    du 20 au 26 juillet, Tennis Club de Rognac, Montée du Belvédère 13340 Rognac

    Entrée gratuite.

  • Paul Seixas sort les griffes et se rapproche du podium

    Paul Seixas sort les griffes et se rapproche du podium

    Inaccessible, intouchable, impitoyable, Tadej Pogacar écrase encore et toujours la concurrence.

    Samedi comme dimanche, le porteur du maillot a de nouveau fait preuve d’une maîtrise absolue. En s’offrant une quatrième victoire d’étape au sommet du Markstein puis en terminant deuxième à Solaison – Brison, qui lui permet de se rapprocher un peu plus d’un cinquième succès final, dimanche prochain à Paris.

    Dans la partie finale du col du Haag, à 7,5 km de l’arrivée, dans les pentes les plus sévères de cet ancien chemin forestier transformé en piste cyclable, au menu du peloton pour la première fois, le champion du Monde a façonné une vraie merveille.

    Cette fois encore personne n’a réussi à le suivre. Néanmoins, le spectacle a été total derrière. Avec dans le rôle phare Paul Seixas, qui compte plus que jamais se mêler à l’affaire après une nouvelle démonstration de force absolument bluffante.

    Le coureur de la CMA/CGM bascule dans le top 5 du général et décroche le maillot blanc de meilleur jeune. De quoi entamer la dernière semaine dans les meilleures conditions possibles.

    Lourde chute

    de Vingegaard

    Dimanche, l’étape devant amener le peloton dans les Alpes a débuté très tôt. Avec des contrôles antidopage dès 2 heures du matin pour Jonas Vingegaard, et 5 heures pour Tadej Pogacar. « Comme je me couche toujours tard, ça a été un vrai choc pour moi de n’avoir dormi que quatre heures » a confessé le leader du général au quotidien L’équipe. « J’ai quand même passé une matinée plutôt sympa. Impossible de me rendormir, alors je me suis posé tranquillement, j’ai écouté quelques vieux classiques d’Eminem et je me suis préparé plusieurs cafés. Résultat, j’ai abusé de la caféine et je suis prêt à attaquer la journée. Ce n’était vraiment pas agréable d’être réveillé en plein milieu d’un beau rêve. »

    Sur la route, si l’états-unien Quinn Simmons s’est montré dans le Salève, c’est avant tout les malheurs de Jonas Vingegaard qui ont marqué les esprits. Le Danois a lourdement chuté à l’approche de la dernière difficulté du jour, le plateau de Solaison – Brison, alors que son équipe venait de lancer une attaque massive. Le dauphin de Tadej Pogacar n’a pas pu reprendre la route, contraint à l’abandon. Il est monté dans l’ambulance, le bras droit en écharpe, à 15 kilomètres de l’arrivée.

    Dans les derniers lacets, les attaques ont fusé. Le duo Pogacar – Seixas ne se lâchait pas d’un centimètre, tandis que Mauro Schmid faisait, seul, la course en tête. Derrière, Tadej Pogacar lançait la poursuite, au pied du col hors catégorie, aux côtés de Remco Evenepœl et toujours Paul Seixas.

    L’homme du jour, Quinn Simons, lançait un dernier baroud d’honneur, revenant sur le Suisse et le déposant à 9 kilomètres de l’arrivée. Néanmoins, l’attaque finale de Tadej Pogacar, que seuls deux équipiers du maillot jaune et Remco Evenepoel suivaient, lui était fatale. Le Belge qui s’offrait la victoire au sprint, devant Tadej Pogacar.

    Dernière journée de repos

    Les rescapés du peloton vont avoir droit à leur seconde journée de repos.

    Sur les bords du Leman, ils pourront de nouveau recharger les batteries, soigner les plaies et bosses d’une semaine éprouvante, et se projeter sur la dernière semaine, avant la grande arrivée, dimanche à Paris.

    Le rendez-vous de reprise sera un contre-la-montre individuel entre Evian et Thonon-les-Bains. Les coureurs serpenteront entre Leman et Dranse, sur un parcours de 26,1 kilomètres, dont la seule difficulté sera la Côte de Larringes, col de deuxième catégorie culminant à 799 mètres, au pied duquel ils franchiront le Pont de la Douceur. Les choses sérieuses débuteront mercredi.

  • Didier Deschamps s’efface, Zinédine Zidane en approche

    Didier Deschamps s’efface, Zinédine Zidane en approche

    Et une petite finale de Coupe du Monde qui fait 185.

    Après quatorze ans sur le banc de l’équipe de France, Didier Deschamps a dit au revoir à une sélection qui lui a permis de tout gagner et de tout vivre, y compris cette petite finale au scénario improbable. « Pour la première fois, je me suis dit : c’est la dernière fois que tu fais ça ». a-t-il confié, après le duel des frustrés contre l’Angleterre, perdu 6 –  4.

    En tant que joueur, capitaine puis sélectionneur, le Basque aura écrit les plus belles pages de l’histoire des Bleus. Sacré en 1998 en tant que capitaine, puis en 2018 en tant que sélectionneur, il a permis également au football français de retrouver des couleurs, après la période compliquée qui a suivi la finale mondiale perdue en 2006.

    Deux traversées du désert

    à chacun de ses passages, Didier Deschamps a redressé la barre. En tant que joueur, il était de la génération de la première étoile, puis du sacre néerlandais à l’Euro, à la sortie d’une première traversée du désert sportif, de 1986 à 1998.

    En tant que sélectionneur, il a pris le relais de Laurent Blanc, lessivé par un Euro 2012 raté, deux ans après l’humiliation de Knysna en Coupe du Monde. Didier Deschamps avait la recette pour faire gagner ses équipes.

    Il a conduit Monaco en finale de la Ligue des Champions. Permis à l’OM de regagner des trophées, six en trois ans, dont le onzième titre de champion de France en 2010. Il était logique qu’il soit appelé au chevet de l’équipe de France.

    Après un coup d’essai, lors du Mondial brésilien, en 2014, où l’aventure s’est achevée en quart de finale face à l’Allemagne, le rendement est allé crescendo. Une finale d’Euro 2016, perdue contre le cours du jeu face au Portugal (0 – 1) au Stade de France. Suivie d’une Coupe du Monde exceptionnelle, où vingt ans après, il a permis aux Bleus de broder leur seconde étoile dans la nuit russe en surclassant la Croatie (4 – 2). Dans la foulée, viendra une victoire en Ligue des Nations (2021).

    DD et les Bleus étaient alors au zénith. Malgré les reproches pour son jeu trop prudent, le groupe a tracé sa route. Flirtant même avec une troisième étoile que l’Argentine récoltera finalement.

    Ses dernières années à la tête de l’équipe de France rappelle ses derniers mois d’entraîneur à l’OM. Avec une lente rentrée dans le rang, marquée par deux Euros en demi-teinte, malgré une demi-finale, perdue, contre l’Espagne lors du tournoi en Allemagne (2024).

    Il espérait vivre une troisième finale mondiale consécutive. Il s’est contenté d’une quatrième place pour sa dernière.

    Reste maintenant à son successeur, Zinédine Zidane qui prendra ses fonctions le 1er septembre, à tourner la page et démarrer une autre histoire.

  • L’OM en pleine préparation de la prochaine saison

    L’OM en pleine préparation de la prochaine saison

    La première étape de la reprise olympienne est terminée.

    Bruno Genesio, une semaine après sa prise de fonction, avait emmené un groupe de 23 éléments pour un séjour éclair en Côte d’Ivoire, ponctué par un premier match de préparation. Si partir à l’étranger n’est pas une surprise, les Marseillais sont habitués à se préparer loin de la Commanderie en période de reprise. Et même en cours de saison, avec les fameuses « retirada » mise en place par Roberto De Zerbi.

    La surprise était plutôt la durée du séjour. À savoir 72 heures chrono, ce qui est peu pour un véritable stage, compte tenu du temps de voyage et du décalage horaire entre Marseille et la Côte d’Ivoire.

    Relancer le partenariat

    Cette parenthèse a plus été vue comme une reprise de contact avec un partenaire qu’une véritable séance de préparation. Il y a trois ans, l’OM avait signé un contrat liant le club à Sublime Côte d’Ivoire, le programme national de promotion touristique du pays de l’ouest africain. Mais si les aides financières sont venues côté ivoirien, la contrepartie marseillaise a tardé. L’échange prévoyait en effet que chaque année, l’OM se rende en Côte d’Ivoire pour assurer des échanges et participer à un match amical.

    En répondant, enfin, à cet appel, le club olympien a ainsi remis en route une dynamique qui risquait de s’arrêter. Le groupe emmené par Bruno Genesio a donc passé trois jours sur place. Participé à des rencontres avec les supporters locaux, découvert la culture locale, en prenant part à des animations et en visitant une fabrique de chocolat, une des richesses ivoiriennes.

    L’OM a surtout disputé son premier match de préparation. Face à Yamoussokro, équipe de la capitale évoluant en Ligue 2 locale. Un premier galop qui a permis à Bruno Genesio de tester quelques jeunes, et voir à l’œuvre les joueurs revenant de prêt (Neal Maupay, Angel Gomes ou encore Faris Moumbagna) afin de se faire une idée sur ceux qui pourraient rester.

    Au final, l’OM s’est imposé 3 – 0, avec des buts de Neal Maupay, Ange Lago et Faris Moumbagna.

    Les Marseillais sont rentrés au pays et vont enchaîner. Avant un autre séjour à l’étranger, du côté de Zeist aux Pays-Bas, un match amical, à huis clos à la Commanderie, est annoncé face à Nice, samedi 25 juillet. L’OM qui jouera ensuite un match au Vélodrome, contre l’Athlétic Bilbao, le 9 août. Quant au mercato, il est en cours, avec trois départs : Hamed Traoré, Mason Greenwood et Pierre-Emerick Aubaméyang.

  • Les échecs passent à la vitesse supérieure

    Les échecs passent à la vitesse supérieure

    Au numéro 7 de la rue Papety, dans le 7e arrondissement de Marseille, le siège de Marseille-Échecs a des allures de ruche. Le club vient d’achever la meilleure saison de son histoire. Troisième du Top 16, l’équivalent de la Ligue 1 des échecs, il a tenu tête à des structures disposant parfois d’un budget « deux fois supérieur » au sien. Dans le même temps, ses jeunes licenciés ont enchaîné les performances de prestige, décrochant des titres de champions de France, d’Europe et du monde. Ils ont également remporté le Top Jeunes, la compétition de référence en matière de formation. « On a réalisé une saison exceptionnelle en termes de résultats », se réjouit Laurie Delorme, présidente de Marseille-Échecs et vice-présidente de la Fédération française d’échecs. Ancienne joueuse professionnelle formée à Créteil, elle a rejoint le club phocéen en 2006 comme animatrice et entraîneuse, avant d’en prendre la présidence en 2018.

    Huit ans plus tard, la dirigeante estime que la structure est arrivée à un tournant de son développement. « On a un besoin de plus en plus important en matière d’accueil et d’accompagnement des jeunes, qu’ils soient dans une pratique de haut niveau ou d’initiation », explique-t-elle. L’association compte aujourd’hui près de 650 adhérents, auxquels s’ajoutent les 1 200 écoliers accueillis chaque année dans le cadre de ses actions sociales et éducatives.

    Cette montée en puissance s’inscrit dans un engouement plus large pour les échecs, amorcé pendant la pandémie de Covid-19. Les parties en ligne se sont multipliées sur les plateformes spécialisées, tandis que les retransmissions de grands maîtres ont cumulé des millions de vues sur les sites de streaming. Dans le même temps, le succès de la série Le Jeu de la dame a également contribué à démocratiser la discipline et à susciter des vocations à travers le monde.

    Porté par cette dynamique, Marseille-Échecs connaît une croissance supérieure à la moyenne nationale. En quelques années, son nombre de licenciés a été multiplié par quatre et les femmes représentent désormais 33 % de ses effectifs. « Aujourd’hui, on commence à avoir des difficultés à répondre à la demande », constate Laurie Delorme. La principale limite est désormais matérielle : le club manque d’espace pour poursuivre son développement. Faute de place, il loue le centre municipal d’animation Saint-Georges, situé quelques rues plus haut, afin d’accueillir son stage Excellence.

    Deux ovnis au quotidien

    Dans cette autre petite salle, le silence règne autour des échiquiers de Luca Protopopescu et Marc Llari, âgés respectivement de 10 et 12 ans. Mais derrière leur jeune âge se cachent déjà des palmarès qui feraient pâlir nombre de joueurs confirmés. Luca est devenu le plus jeune joueur de l’histoire à franchir la barre des 2 200 points Elo, à l’âge de 9 ans et 5 jours.

    En 2025, il a décroché les titres de champion d’Europe (-10 ans) et de champion du monde (-9 ans), tandis que Marc est déjà triple champion du monde, avec des sacres obtenus en 2022, 2025 et 2026. « Ce sont des enfants spéciaux », résume Mert Erdodgu, grand maître international turc qui travaille chaque semaine avec eux. Il est l’un des trois seuls entraîneurs en France à détenir la certification de la Fédération internationale des échecs.

    « Ils savent que c’est en travaillant qu’on réussit. Ils n’hésitent pas à fournir les efforts nécessaires. Comme ils sont encore jeunes, il y a forcément parfois des moments plus compliqués. Mais, au final, ils font ce qu’il faut pour progresser. C’est comme ça qu’ils ont réussi. Je vous assure que ce n’est pas un hasard : ils consacrent énormément de temps à leur passion », poursuit le Smyrniote, très impliqué dans la formation des jeunes talents aux côtés du grand maître international Pierre Laurent-Paoli. « Il faut beaucoup réfléchir et il y a toujours des choses à apprendre », souligne Marc avec son accent du Sud-Ouest, hérité de ses origines paloises. Très loquace, à côté d’un Luca très discret, le jeune Llari affiche déjà une ambition claire : devenir un jour grand maître international.

    CHIFFRES

    91 000

    La Fédération française des échecs (FFE) connaît une croissance historique : elle comptait plus de 91 000 licenciés au cours de la saison 2025-2026, contre environ 70 000 un an plus tôt, soit une progression de plus de 30 % en un an.

    31 %

    Près d’un tiers des licenciés de la Fédération française des échecs sont des enfants de moins de 10 ans (28 000).

    5 millions

    Selon la Fédération, près de 5 millions de Français savent jouer aux échecs, sans être inscrit dans un club pour autant. Un succès survenu lors du Covid et à la sortie de la série « Le Jeu de la Dame ».

    Des tables publiques à Marseille

    Pratique urbaine largement répandue aux États-Unis, où les parcs sont souvent équipés de nombreuses tables d’échecs, ce jeu ne bénéficie pas de la même visibilité en France. Marseille ne fait pas exception : la cité phocéenne ne compte que quelques tables publiques. Pourtant, les Marseillais manifestent un réel intérêt pour cette discipline, comme en témoignent les nombreuses propositions déposées dans le cadre du budget participatif de la Ville. Soumis au vote, un projet d’installation de nouvelles tables d’échecs est ainsi prévu dans le secteur des 1er et 7e arrondissements d’ici à 2027. Par ailleurs, la Ville de Marseille, consciente de l’engouement, fête ce lundi (de 17h à 21h) la journée mondiale du jeu d’échecs et propose, pour cette septième édition, un événement ludique, gratuit et ouvert à tous sur la place du Général-de-Gaulle.

  • Yamal, le digne successeur du grand Messi

    Yamal, le digne successeur du grand Messi

    On ne peut pas en être encore sûr, mais Lamine Yamal marche sur les pas de Leo Messi. Talent précoce comme la Pulga, le jeune catalan de 19 ans impressionne par sa vitesse d’exécution, sa technicité et sa pointe de vitesse. « Il fait la fierté de La Masia », a déclaré Laporta à la radio espagnole RAC1. « Messi, c’est le passé et le présent, tandis que Lamine, c’est le présent et l’avenir. Nous sommes très heureux de disposer de ce qui constitue le véritable style de jeu du Barça. En tant que président, je suis fier d’avoir formé ces deux joueurs chez nous, et si l’on ajoute Joan Garcia, Eric Garcia, [Pau] Cubarsi, qui réalise une Coupe du monde spectaculaire, [Dani] Olmo, Gavi, Pedri, Ferran [Torres]… C’est spectaculaire », ajoute-t-il. D’ailleurs, 25 des 52 joueurs qui fouleront la pelouse avant le coup d’envoi de la finale sont sous contrat avec un club de Liga. Deuxième plus représenté, le Barça comptera huit joueurs – tous espagnols – dans cet ultime match.

    Incertain à cause d’une blessure

    Comme son compatriote Pedro Porro, Lamine Yamal a manqué l’entraînement et a été aperçu avec un bandage autour de la cuisse. L’attaquant du FC Barcelone avait déjà été touché à cet endroit en avril dernier, alimentant les interrogations à quelques jours de la finale. Sa présence face à l’Argentine ne semble toutefois pas remise en cause à ce stade, même si son état physique sera suivi de près par le staff.

  • [Coupe du Monde] Une petite finale sans intérêt selon Tuchel

    [Coupe du Monde] Une petite finale sans intérêt selon Tuchel

    Thomas Tuchel, le sélectionneur de l’équipe nationale d’Angleterre, s’est montré catégorique en ce qui concerne le match de la troisième place, samedi (à 23h) au Hard Rock Stadium, à Miami, face à l’équipe de France. « Aucun de nos joueurs ni aucun des joueurs français ne souhaite disputer ce match », a déclaré le coach anglais. « Ils veulent jouer la finale. Nous avons tout donné pour y parvenir. Tout le monde joue pour gagner la Coupe du monde, mais c’est ainsi. Nous avons un jour de récupération de moins que la France, mais nous le ferons avec professionnalisme », a-t-il ajouté. Championne du monde en 1966, l’Angleterre n’a depuis jamais retrouvé la finale de l’épreuve. Depuis 2018, elle se retrouve à chaque fois au minimum jusqu’au stade des quarts de finale. C’est d’ailleurs à ce tour fatidique que les Bleus leur avaient barré la route du dernier carré en 2022, où Olivier Giroud avait anéanti leurs espoirs de sacre.

    Mbappé vise un trophée individuel

    Si les hommes de Didier Deschamps peuvent encore repartir d’Amérique avec une médaille de bronze, Kylian Mbappé a, lui aussi, un objectif personnel. Le capitaine tricolore est en tête du classement des buteurs, à égalité avec le génie argentin Lionel Messi. Le Madrilène pourrait ainsi devenir le premier joueur, depuis le roi Pelé, à remporter deux éditions consécutives du Soulier d’or au Mondial.