Category: sports

  • En Vaucluse, les services au taquet pour le Tour de France Femmes

    En Vaucluse, les services au taquet pour le Tour de France Femmes

    Une grande première, ça se prépare ! Le Tour de France Femmes passera pour la première fois par le mont Ventoux ce vendredi 7 août. Pour l’occasion, les services de la préfecture et du Département de Vaucluse s’activent afin que tout se déroule sans accroc.

    Une mission similaire à celle menée lors du passage du Tour masculin, déjà passé une vingtaine de fois sur les pentes du Mont Chauve. Sur le bord des routes, les agents en jaune des Routes de Vaucluse sont d’ailleurs à l’œuvre depuis la semaine du 20 juillet. « Nous sommes en train de préparer la mise en place d’éléments de sécurité. À savoir des ballots de paille, de façon à ce que, quand les coureuses passent, dans les giratoires, quand il y a des croisements, des choses comme ça, ils soient prévenus visuellement des éventuels risques de chute », précise Stéphane Boudier, chef du centre routier de Vaison-la-Romaine. Entre 150 et 200 ballots de paille seront installés d’ici le début de l’épreuve.

    Cette préparation a en réalité débuté il y a plusieurs mois Depuis que le parcours a été validé, les organisateurs s’entretiennent régulièrement avec les services routiers. « On voit ensemble les points singuliers. On voit même des endroits où il faut refaire des chaussées ou des choses comme ça, parce qu’il y a des risques, il y a des problèmes », poursuit le responsable.

    Sécurisation

    De son côté, la préfecture de Vaucluse rappelle aussi avoir mis en place de nombreuses mesures de sécurisation autour du parcours. À commencer par le déploiement de plus de 200 gendarmes du groupement vauclusien, qui viennent « en complément du dispositif permanent du ministère de l’Intérieur inséré au sein du Tour de France, mobilisant des forces de l’ordre et de sécurité attachées au Tour », précise la préfecture, dans un communiqué de presse. Les 6 et 7 août, 224 sapeurs-pompiers et 60 véhicules seront aussi mobilisés le long du parcours et en garde casernée. « Si l’attention des services portera sur l’intégralité des massifs forestiers, dans un contexte très sensible à l’éclosion d’incendies, une vigilance particulière s’appliquera autour du massif du mont Ventoux et de celui des Dentelles de Montmirail », est-il précisé. L’accès au massif des Dentelles de Montmirail sera d’ailleurs interdit au grand public durant les deux jours.

    Une cyclosportive est organisée au départ de Vaison-la-Romaine, le jeudi 6 août, la veille de l’épreuve, jusqu’au sommet du Ventoux. Pas moins de 12 000 cyclistes amateurs sont attendus. Sur ces deux journées, des mesures temporaires de circulation sont d’ailleurs mises en place. Tandis que, proche du sommet, trois grandes zones de stationnement seront autorisées. À savoir les Ermitants dès le 4 août, la Frâche uniquement le 7 août et celle du Mont-Serein, où des restrictions seront mises en place les 6 et 7 août.

    Tout en espérant voir une coureuse française lever les bras au sommet.

  • OM : le pragmatique Genesio court après du concret

    OM : le pragmatique Genesio court après du concret

    Sous le cagnard marseillais, Bruno Genesio est resté fidèle à lui-même : pragmatique. Le nouvel entraîneur de l’Olympique de Marseille a joué la carte de la transparence, mardi matin, avant la séance du jour, encore privée des internationaux. À ce stade, seul Quinten Timber a déjà réintégré le groupe phocéen.

    Amine Gouiri, Derek Cornelius et Timothy Weah retrouveront les terrains cette semaine, tandis que les finalistes de la Coupe du monde, Gerónimo Rulli et Facundo Medina, sont attendus le 12 août, quelques jours après le stage aux Pays-Bas.

    Le technicien phocéen de 59 ans doit néanmoins composer avec de nombreuses absences dans le secteur défensif. Leonardo Balerdi « est revenu » et « participera au match contre Nîmes », jeudi. De son côté, Nayef Aguerd est « sur le bon chemin au niveau de sa réathlétisation ». Bruno Genesio nourrit même « bon espoir » de le voir « reprendre l’entraînement avec le groupe lors du stage aux Pays-Bas », prévu du 3 au 8 août, dans la région d’Utrecht.

    Avec Facundo Medina, attendu à la mi-août, ces trois défenseurs figurent parmi les dix plus gros salaires de l’effectif marseillais. Une donnée qui pourrait en faire des candidats à un départ d’ici la fin du mercato estival, alors que l’OM cherche à réduire sa masse salariale pour donner davantage de latitude à son directeur sportif, Grégory Lorenzi, sur le marché des transferts.

    Priorité à un ailier droit

    Les besoins se concentrent notamment dans le secteur offensif, affaibli par les départs récents de Mason Greenwood, Pierre-Emerick Aubameyang et Hamed Junior Traoré.

    Bruno Genesio a ainsi affiché son souhait de conserver Amine Gouiri et Igor Paixão, tout en reconnaissant que ces dossiers restent conditionnés aux impératifs économiques du club.

    « Il est important de garder une stabilité au niveau sportif et de s’appuyer sur des joueurs qui connaissent le club, le contexte marseillais, la Ligue 1 et qui ont de l’expérience. On parle souvent de colonne vertébrale », explique l’ancien entraîneur de l’Olympique Lyonnais. Conscient que le poste d’ailier droit, laissé vacant par Mason Greenwood, constitue une priorité, Bruno Genesio n’écarte toutefois aucune piste. Il pourrait envisager de repositionner Timothy Weah plus haut sur le terrain et de se tourner vers le marché pour recruter un latéral, un profil plus accessible et moins coûteux.

    L’ancien milieu martégal maîtrise l’art de composer avec les moyens du bord. Il l’a démontré à Lyon, mais surtout à Lille, où les départs de plusieurs cadres – Jonathan David, Edon Zhegrova, Bafodé Diakité ou encore Lucas Chevalier – ne l’ont pas empêché de hisser son équipe sur le podium la saison dernière. « En cultivant des valeurs de solidarité, de cohésion, d’abnégation, et en réalisant aussi un mercato malin, on peut y arriver », estime celui qui s’est fixé pour objectif de permettre à Marseille d’être « européen » à l’issue de la saison.

    Les intérêts se multiplient pour les cadres olympiens

    Soucieuse de valoriser au mieux son effectif, en privilégiant des ventes au meilleur prix ou des départs permettant d’alléger sa masse salariale, la direction de l’OM continue de recevoir des marques d’intérêt pour plusieurs de ses cadres. Les discussions entre Facundo Medina et le Bayer Leverkusen se seraient intensifiées ces derniers jours. Pour laisser partir son défenseur, le club marseillais réclamerait une indemnité de transfert avoisinant les 20 millions d’euros. Par ailleurs, Pierre-Emile Højbjerg suscite également l’intérêt de plusieurs formations. En Italie, le Milan AC et l’Atalanta Bergame auraient pris des renseignements, tandis que des clubs turcs, dont le Besiktas, pourraient prochainement passer à l’offensive.

  • La nouvelle aventure istréenne de Matthieu Ong, légende d’Aix

    La nouvelle aventure istréenne de Matthieu Ong, légende d’Aix

    Une page se tourne. Formé au Pauc et professionnel depuis 2013, Matthieu Ong, 34 ans, a signé pour deux ans à Istres (ProLigue). Le club aixois ne souhaitant « pas prolonger » l’aventure, selon l’ancien capitaine, Istres s’est positionné « assez tôt » sur le joueur. « J’ai discuté avec le président et l’entraîneur. Ce qu’ils m’ont proposé me convenait parfaitement », raconte l’ailier gauche de formation, séduit par le recrutement et le projet de jeu du club. D’autres propositions lui ont été faites, mais « pas au point d’avoir un contrat sur la table ».

    Cette signature marque un « retour aux sources » pour Matthieu Ong, passé au pôle espoirs d’Istres : « Je connais un peu l’environnement. Mon lycée était juste en face de la salle où on s’entraîne. » Chez les Taureaux, il retrouvera Léo Martinez, son coéquipier au pôle espoirs, et Louis Despreaux, avec qui il a évolué deux saisons au Pauc, qu’il « connaît très bien ».

    « Aix, c’est ma maison »

    Arrivé à Aix-en-Provence en petite section de maternelle avec sa famille, le natif de Clichy a passé toute son enfance dans les Bouches-du-Rhône. « J’avais à cœur de rester dans ma région. J’y suis très attaché, confie-t-il. Je suis aussi attaché à ma mer. Ma deuxième passion, c’est l’apnée et la chasse sous-marine. C’est une activité que je peux aussi faire en étant à Istres. C’est quelque chose d’essentiel pour mon équilibre. Ça me permet de couper dans des semaines qui sont parfois un peu compliquées. » Ses parents et sa sœur, volleyeuse internationale, habitent toujours la région. « Toute ma famille est proche de moi, ça joue aussi. Ma vie est dans les Bouches-du-Rhône », exprime celui qui est papa d’une petite fille de deux ans.

    Pur produit aixois, avec un détour au centre de formation du HBC Nantes de 2010 à 2012, Matthieu Ong a joué 25 saisons au Pauc. « Aix, c’est ma maison. J’y ai passé des moments extraordinaires. Aujourd’hui, j’ai tourné la page. Aix est derrière moi et j’en garde que de bons souvenirs. » Comme cette première victoire d’Aix à Montpellier. « C’était quelque chose, se souvient-il. Ce n’était pas arrivé depuis un moment et très peu d’équipes y parviennent. C’est un point d’orgue dans une carrière. » Sans oublier son premier match de Coupe d’Europe. « En commençant ma carrière, je n’aurais jamais imaginé que je jouerai la Coupe d’Europe. Pouvoir la jouer quatre saisons avec Aix, c’était très sympa. »

    Le fils de l’ancien handballeur et agent, Bhakti Ong, ne cache pas sa déception face à l’arrêt de son aventure aixoise cette année : « J’aurais bien fini ma carrière à Aix, mais ce ne sont pas des choses qu’on décide et qu’on contrôle. » À Istres, Matthieu Ong découvrira la deuxième division. L’objectif du club étant de remonter en première division. « Je suis très content d’aller à Istres. C’est un challenge sympa de jouer la montée. Ce que j’attends, c’est que tout le monde donne le meilleur de soi-même. J’ai hâte de montrer ce que je sais faire à mon nouveau club, j’ai envie de les aider le mieux possible. »

  • L’heure est à la reprise pour les Provençaux

    L’heure est à la reprise pour les Provençaux

    Deux salles, deux ambiances. Le Pays d’Aix (Pauc) et Istres ont repris cette semaine le chemin de l’entraînement pour préparer leurs saisons respectives. Sous la houlette de son nouvel entraîneur, Eduard Fernandez Roura – déjà adjoint de Jérôme Fernandez lors de la saison 2019-2020 –, le Pauc a vécu une intersaison assez calme. Seuls l’arrière droit norvégien Magnus Sondena et l’ailier gauche serbe Vanja Ilic ont signé au club. Avant le retour de la compétition en Starligue, les Aixois participeront à l’Internationaler Heide Cup 2026, en Allemagne (du 7 au 9 août), avant de recevoir Saint-Raphaël Var Handball en match amical. Ils mettront ensuite le cap sur l’Espagne pour disputer le Trofeo Ciudad de Santander 2026, puis affronteront le club japonais de Toyoda Gosei en lever de rideau du Trophée des champions. Le Pauc se déplacera enfin à Pau Billère pour le 1er tour de la Coupe de France.

    Chassé-croisé de Taureaux

    À l’inverse, l’été a été plus mouvementé du côté d’Istres. Relégué en Proligue, le club a déjà opéré plusieurs changements dans son effectif et son staff. Le gardien Romain Mathias a rejoint Sélestat, le défenseur Aurélien Padolus s’est engagé avec le SL Benfica et l’adjoint Thomas Cauwenberghs a également quitté les Taureaux. Ces départs ont été compensés par plusieurs arrivées notables, à commencer par celle des Aixois Matthieu Ong (voir ci-dessus), Louis Despreaux et Adrian Casqueiro, de l’arrière gauche espagnol Pau Oliveras, formé au FC Barcelone, et du gardien Arnaud Tabarand, de retour sous les couleurs istréennes. Responsable du centre de formation, Lucas Auguste a quant à lui été promu entraîneur adjoint de Bastien Cismondo.

  • « Zizou », de la Castellane au banc de l’équipe de France

    « Zizou », de la Castellane au banc de l’équipe de France

    Attendu comme le successeur naturel de Didier Deschamps depuis plusieurs années, Zinédine Zidane va enfin réaliser le vœu d’une grande partie du peuple tricolore en prenant les commandes de l’équipe de France. Le président de la FFF, Philippe Diallo, présentera le nouveau sélectionneur de l’Équipe de France, ce mardi, lors d’une conférence de presse.

    Il n’est plus nécessaire de présenter « Zizou ». Né en 1972 dans le quartier de La Castellane, à Marseille, le technicien hors pair a d’abord fait ses armes à l’AS Cannes, où son talent précoce n’a pas tardé à éclore. Révélé au plus haut niveau sous les couleurs des Girondins de Bordeaux, il s’est ensuite imposé comme une référence mondiale à la Juventus Turin, avant d’entrer définitivement dans la légende au Real Madrid, au sein de la mythique génération des Galactiques.

    Considéré comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football, le Ballon d’Or 1998 a marqué son époque par son élégance balle au pied, sa vision du jeu et son palmarès exceptionnel. Avec les Bleus, son aventure ne sera toutefois pas un long fleuve tranquille. À 22 ans, après un parcours mitigé avec les Espoirs, Zidane honore sa première sélection avec l’équipe de France en 1994 face à la République tchèque sous les ordres d’Aimé Jacquet. Le sélectionneur l’accompagnera jusqu’au titre suprême lors de la Coupe du monde 1998, remportée au Stade de France grâce, notamment, à son inoubliable doublé de la tête inscrit en finale face au Brésil. Deux ans plus tard, le Marseillais ajoute un titre de champion d’Europe à son immense palmarès avant de prendre sa retraite internationale à l’été 2004. Mais l’histoire entre Zidane et les Bleus n’était pas terminée.

    Rappelé en 2005 pour sortir une sélection française en perdition des qualifications pour la Coupe du monde 2006, « Zizou » offre au peuple français une dernière danse inoubliable. Étincelant tout au long du tournoi, notamment lors du quart de finale face à la Seleçao, il se rapproche d’un second sacre mondial. Le 9 juillet 2006, à Berlin, Zinédine Zidane écrit sans doute la page la plus romanesque de sa carrière. Une panenka audacieuse face à Gianluigi Buffon fait d’abord de lui un héros avant qu’un geste de sang-froid perdu ne le fasse basculer dans une autre dimension de sa légende. Son coup de tête sur Marco Materazzi lui vaut une expulsion à quelques minutes de la séance des tirs au but et précipite la défaite des Bleus face à l’Italie. Une fin de carrière paradoxale, mêlant génie et tragédie, restée gravée dans la mémoire collective des Français. Car malgré cette ultime image, Zidane demeure plus que jamais un héros national.

    Reconversion dorée

    Avec une telle intelligence du jeu et une vision hors-norme du football, le maestro ne pouvait que tenter une reconversion sur le banc. Si le passage de joueur à entraîneur s’avère souvent délicat – une immense carrière ne constituant jamais une garantie de réussite – celle de Zinédine Zidane se transforme vite en une véritable épopée. Après deux saisons passées à la tête de la Castilla, l’équipe réserve du Real Madrid, il est propulsé en janvier 2016 aux commandes de l’équipe première. En 263 rencontres toutes compétitions confondues, Zidane affiche un bilan exceptionnel de 172 victoires, soit près de 65% de succès. Un règne marqué par deux titres de champion d’Espagne, deux Supercoupes d’Espagne, deux Coupes du monde des clubs et surtout trois Ligues des champions consécutives. Avec un tel CV, « Zizou » est le candidat idéal pour diriger une équipe de France à l’avenir si prometteur.

  • Quatre amis, du futsal, des maillots et une belle initiative à Miramas

    Quatre amis, du futsal, des maillots et une belle initiative à Miramas

    Comme les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas, ils sont quatre.

    Mathieu Roux, Kaya Ozusen, Simon Lucan et Léa Lindo se sont connus sur les bancs du lycée Jean Cocteau de Miramas. Ensemble, ils ont eu l’idée de créer un tournoi de futsal, dont la seconde édition a eu lieu l’hiver dernier. De cette complicité est né un projet plus vaste.

    « Ce tournoi, qui a pris de l’ampleur car plusieurs établissements de la région y ont participé, c’est un peu notre laboratoire. Il nous a donné envie de proposer d’autres rendez-vous, toucher à d’autres sports », indique Mathieu. D’où la création de la NAFS League, dont le but « est de pérenniser le tournoi de futsal et s’ouvrir à d’autres organisations ».

    Une vitrine avec le futsal

    Les quatre amis ont saisi l’opportunité de la Coupe du Monde de football. Le soir de la finale, ils ont mis en place un atelier d’animations et de débats autour de la compétition. Un premier rendez-vous qui a attiré plus d’une centaine de curieux. Curieux qui se sont pris au jeu des questions et ont passé une soirée agréable, malgré le triste spectacle de l’affiche Espagne – Argentine.

    Cette première va servir de tremplin. « Nous avons plein d’idée pour des manifestations sportives », assure Kaya. Si le tournoi de futsal va rester la vitrine du savoir-faire de la NAFS League, cette dernière compte bien proposer d’autres rendez-vous autour de la pétanque, du handball, de la natation ou encore du MMA.

    Tous les quatre réfléchissent depuis un an et demi avant de se lancer dans le grand bain. Ils vont bientôt quitter leur lycée, appelés par les études supérieures, et comptent bien trouver la relève au sein de l’établissement. « Car ce tournoi, nous aimerions qu’il aille au-delà de la troisième édition en préparation », poursuit Mathieu.

    Les quatre compères ont des idées pour que s’étende la zone d’influence de leur association. « Nous aimerions proposer des rendez-vous autour des matches de l’OM. Je pense que ce que nous avons fait pour la finale de la Coupe du Monde peut se refaire à l’occasion des grands matches du club marseillais » estime-t-il.

    Outre l’événementiel, les quatre amis ont également créé une entreprise d’équipements sportifs. Lors du dernier tournoi interlycées, les deux équipes aux couleurs de Jean Cocteau arboraient des tenues entièrement conçues par Kaya et ses associés. « Le tournoi nous a permis de nous faire connaître. Les maillots que nous avons désignés pour l’occasion sont en quelque sorte devenus l’image de marque de notre association. Nous avons réussi à rester dans les clous financièrement et nous aimerions que la marque se développe. »

    Du côté de la Ville de Miramas, on salue cette belle initiative. « Ils ont de beaux projets pour sensibiliser les jeunes à la pratique sportive, organiser des ateliers d’initiation aux gestes de premier secours en collaboration avec les pompiers. Ce qu’ils proposent va au-delà du simple événementiel et ils ont besoin d’être encouragés et soutenus », confie Christophe Caillault, adjoint à l’éducation et à la jeunesse.

    Ceux qui souhaitent rejoindre l’aventure d’un groupe qui indique « avoir besoin de musiciens pour assurer notre musicalité » peuvent les retrouver sur les réseaux sociaux.

  • [C’est l’été] Patrick Fustier, l’homme qui a refusé d’enterrer le Nîmes Olympique

    [C’est l’été] Patrick Fustier, l’homme qui a refusé d’enterrer le Nîmes Olympique

    Il y a un an, Patrick Fustier n’avait « pas le temps de stresser ». De la mi-juin à la mi-juillet 2025, le co-président du collectif « Sauvons le Nîmes olympique » enchaînait les réunions et les démarches pour empêcher le club gardois de sombrer. Menacé d’une rétrogradation jusqu’en Régionale 1, le NO avait finalement obtenu son maintien au quatrième échelon national devant la DNCG. « Franchement, nous y avons toujours cru. C’est l’ADN du collectif », assure-t-il aujourd’hui.

    Depuis, le club a repris des couleurs. Derrière une nouvelle direction constituée autour d’entrepreneurs locaux, les Crocos ont joué la montée jusqu’au bout, échouant à seulement un point de la première place. Dans les tribunes, le public est également revenu : près de 5 000 spectateurs de moyenne, selon Fustier, et jusqu’à 7 000 ou 8 000 personnes lors des dernières rencontres à enjeu. « Le bilan est vraiment positif quand on se retourne sur le chemin parcouru », estime-t-il. Avec, tout de même, « un petit goût d’inachevé ». Car pour celui qui considère que la place du NO demeure dans le football professionnel, la renaissance ne sera complète qu’avec une remontée sportive.

    Le modèle local constitue néanmoins une première victoire. Face à un football français où les clubs passent sous pavillon étranger et se fondent dans des systèmes de multipropriété, Patrick Fustier défend un autre chemin. « Nîmes est un club populaire, dans une ville populaire. Il s’est toujours bâti sur un ancrage local. »

    De supporters à garde-fous

    Créé en 2023 dans l’urgence, Sauvons le Nîmes olympique n’a pas disparu avec le danger. L’association revendique désormais 2 100 adhérents, dont environ 750 socios ayant participé financièrement au sauvetage. Elle est également entrée au capital du club et dispose d’une voix au conseil d’administration. « Il y a Bastia, Sochaux et nous. Quand on y réfléchit à tête reposée, c’est quand même pas mal », sourit Patrick Fustier. La proximité avec la direction ne doit pourtant pas faire taire les critiques. Le collectif entend servir de « courroie de transmission » entre les tribunes et les dirigeants, mais aussi de « garde-fou » en cas de nouvelle dérive, une possibilité inenvisageable du temps de Rani Assaf.

    Sa mission est donc loin d’être achevée. « Le club est encore en quatrième division et joue dans un stade provisoire. On pourra peut-être souffler quand il sera revenu en Ligue 2 et dans un stade des Costières de nouveau en usage. » Sur ce dossier, Patrick Fustier affiche son optimisme. Après avoir interpellé tous les candidats aux municipales, le collectif peut désormais compter sur plusieurs relais à la mairie : son ancien co-président Dimitri Pialat, délégué aux équipements sportifs, l’adjoint Bruno Ferrier et le maire Vincent Bouget, tous des amoureux du club. La visite organisée aux Costières à la fin du mois de juin a conforté ses espoirs.

    Pour le retour du football, Patrick Fustier vise l’été 2028. « Si, dans deux ans, nous étions de retour aux Costières, ce serait super. En termes d’émotion, je pense que cela déborderait dans le stade. » Peu importeraient alors l’adversaire ou le niveau : « Les gens reviendraient simplement pour dire que nous sommes de retour dans le vrai stade. » Car les Antonins n’ont jamais remplacé les Costières dans son cœur. « Au gré de ma vie, j’ai fréquenté les quatre tribunes. Je me suis quelque part approprié ce stade, je m’y sens un peu chez moi. »

    Il se souvient des derbies, de la demi-finale de Coupe de France face à Montpellier et des soirées européennes contre Budapest ou Stockholm. Autant de souvenirs qui lui rappellent que le destin d’un club n’est jamais écrit. Après avoir maintenu la flamme lorsque le NO vacillait, les supporters rêvent désormais de la rallumer aux Costières. « Impossible n’est pas Nîmois. »

  • Des skieurs sur le Tour de France

    Des skieurs sur le Tour de France

    Une trentaine de personnes s’est élancée depuis Saint-Léger-les-Mélèzes pour une ascension d’une quinzaine de kilomètres. Parmi les participants, quelques skieurs connus, comme Alizée Baron, Jade Grillet-Aubert et Terence Tchiknavorian. « Une immense fierté », explique Sébastien Rouit, maire de la commune et moniteur de l’ESF, présent dans le peloton. Ils incarnent, selon lui, « l’esprit de nos montagnes : le partage, l’engagement et la passion ».

  • [Tour de France] Tadej Pogacar se rapproche d’une cinquième couronne

    [Tour de France] Tadej Pogacar se rapproche d’une cinquième couronne

    Personne ne peut rivaliser avec lui lorsqu’il évolue au sommet de son art. Au cœur d’une foule immense, Tadej Pogacar a effacé un retard de 3 min 30 au pied de l’ultime ascension pour avaler ses adversaires un à un et décrocher sa 26e victoire d’étape sur le Tour de France, la première de sa carrière à l’Alpe d’Huez.

    « C’est vraiment cool de gagner ici », lance-t-il. « L’atmosphère était folle pendant toute la montée et c’est grâce à toute l’équipe que j’ai pu la pousser au fond à l’arrivée. Je courais pour mes coéquipiers aujourd’hui, je suis vraiment content de gagner. Quand j’ai entendu que certains coureurs lâchaient au moment où Felix (Grosschartner) imprimait un gros rythme au pied de la montée, je savais qu’on allait y aller à fond pendant toute l’ascension parce que l’échappée était super forte. Au pied, dans les premiers kilomètres, j’avais de bonnes jambes et il ne restait pas beaucoup de gars qui auraient pu suivre donc j’y suis allé. J’y suis allé à fond jusqu’au sommet, avec Adam (Yates) au milieu qui m’a donné du boost, je suis très heureux qu’il soit de retour. »

    Le Slovène a devancé le Français Lenny Martinez et l’Équatorien Richard Carapaz de 6 et 9 secondes grâce à une accélération foudroyante à la flamme rouge. Les deux hommes ont payé leur excès de prudence, s’étant trop observés dans les derniers kilomètres de l’ascension.

    Derrière, Remco Evenepoel a conforté sa place de dauphin au classement général en se détachant dans le final du groupe des prétendants au podium. Le Belge a terminé à 2 min 29 du vainqueur, reprenant quelques secondes à Isaac del Toro (2 min 41) et à Paul Seixas (2 min 45).

    Au classement général, Pogacar possède désormais 7 min 11 d’avance sur Evenepoel, 9 min 42 sur Del Toro et 10 min 06 sur Seixas, à la veille de l’étape-reine qui se conclura, elle aussi, à l’Alpe d’Huez, cette fois après le passage par le col de Sarenne.

    Lenny Martinez profite quant à lui de son échappée et de la défaillance de Juan Ayuso, distancé dès les premières pentes de l’Alpe d’Huez, pour gagner deux places et grimper au cinquième rang du classement général, à treize minutes du maillot jaune.

    Le grimpeur français pourra toutefois nourrir quelques regrets. Plus entreprenant dans l’ascension finale, il aurait sans doute pu offrir à la France sa première victoire d’étape de cette 113e édition. Trop attentiste, Martinez s’est contenté de répondre aux offensives de Richard Carapaz sans jamais prendre l’initiative.

    Les deux hommes ont longtemps joué au chat et à la souris, en compagnie de Sepp Kuss, auteur d’une montée parfaitement maîtrisée. Le trio constituait la pointe d’une échappée de 42 coureurs partie sous un soleil radieux et portée par un public venu en masse sur les pentes mythiques de l’Alpe d’Huez, en Isère.

    Au pied de la montée finale, une douzaine d’échappées disposaient encore de 3 min 30 d’avance sur le petit peloton du maillot jaune. Déterminé à inscrire son nom au palmarès de l’étape, Pogacar est passé à l’offensive à 12 kilomètres de l’arrivée. Le Slovène a alors commencé à dévorer les coureurs partis à l’avant, tel un Pac-Man jaune insatiable.

    Il s’est d’abord appuyé sur son coéquipier Adam Yates, présent dans l’échappée et visiblement remis de sa gastro-entérite, avant de poursuivre son effort en solitaire au milieu d’une foule compacte pour aller chercher sa cinquième victoire d’étape dans ce Tour de France 2026.

    « J’ai dû me battre contre de très bons coureurs mais ils se couraient après à la fin, ça m’a permis de revenir et de remporter l’étape. Nous y allons étape après étape, [samedi], c’est l’étape reine du Tour et j’espère que la dernière étape à Paris sera une belle journée ensoleillée. [Samedi] c’est la journée la plus dure du Tour », prévient Pogacar, décidé à garder son maillot jaune jusqu’au bout, et ainsi, décrocher sa cinquième étoile.

  • L’OM poursuit sa mise en route et cherche ses hoplites

    L’OM poursuit sa mise en route et cherche ses hoplites

    Lorsqu’ils ont accepté leur contrat avec l’OM, Gregory Lorenzi et Bruno Genesio savaient à quoi s’en tenir. Les nouveaux directeur sportif et entraîneur allaient avoir à composer une équipe en tenant compte de contraintes financières draconiennes, avec une épée de Damoclès placée sur la tête de l’institution par l’UEFA, à savoir une exclusion des compétitions européennes pour non-respect des engagements vis-à-vis du fair-play financier.

    Ainsi, avant de songer à faire venir de nouveaux éléments, la priorité est de réduire la masse salariale actuelle, en vendant certains joueurs à fort potentiel, et proposer à ceux qui resteraient dans la galère phocéenne de renégocier certains termes de leur contrat. Notamment celui ayant trait au salaire.

    Car l’OM doit faire des économies. Les départs de Mason Greenwood, Pierre-Emerick Aubameyang, Hamed Traoré et, dans une moindre mesure Bilal Nadir, qui est officiellement hambourgeois, ont permis de faire une première coupe de 15 millions d’euros. Néanmoins, cela n’est pas suffisant car, avec encore 100 millions d’euros (il s’agit d’une estimation), le club dépense toujours trop en salaires de joueurs.

    Néanmoins, Gregory Lorenzi travaille d’arrache-pied pour trouver des solutions. Des discussions ont été lancées avec les plus gros salaires afin que ces derniers, si d’aventure ils ne trouvaient pas de porte de sortie, acceptent de toucher moins. L’échec sportif de la saison dernière peut être un argument à mettre en balance pour y parvenir. Reste à savoir si les intéressés seront d’accord avec ce principe.

    Double impératif

    Côté renforts, les premiers ont été enregistrés. Mais il s’agit avant tout de jeunes éléments, venus pour étoffer le centre de formation. Même si certains peuvent prétendre à intégrer le groupe de Bruno Genesio, il n’est pas certains qu’ils fassent la maille sur le long terme, pour un OM dont l’impératif sera de retourner en Ligue des Champions en 2027 et d’être dans les clous financiers.

    Un OM qui se rend compte également que sa situation ne va pas faciliter la tâche. Le cas de Mason Greenwood en est l’illustration. Pour trouver preneur, il a fallu baisser le prix de vente de l’Anglais, pour lequel le club n’a d’ailleurs pas eu énormément de demande.

    D’autres éléments à salaire conséquent, au-delà des 300 000 euros mensuels, ne seront pas retenus en cas d’offre. Mais encore en faudrait-il. Pierre-Emile Højbjerg, Facundo Medina ou encore Geoffrey Kondogbia ont le profil.

    Une chose est sûre, l’OM ne pourra recruter qu’une fois terminées ses ventes. Dans ce contexte, Gregory Lorenzi s’est lancé dans une prospection tous azimuts, ciblant des joueurs libres, ou évoluant en Ligue 2. Mais avec l’étiquette OM, il sait que personne n’est prêt à faire de cadeau. Car nombreux sont les clubs, comme Marseille, en quête de liquidités.

    OM-Nice, ce samedi à huis clos à la Commanderie

    Après un premier galop d’essai en Côte d’Ivoire face à Yamoussoukro, gagné 3-0, l’OM va enchaîner sur son deuxième match de préparation.

    Samedi, c’est face à Nice que les hommes de Bruno Genesio vont se tester. Une rencontre qui se jouera à la Commanderie, à huis clos. Mais que les abonnés de Ligue 1+, diffuseur du football en France, pourront suivre à partir de 18h.

    Trois autres matches vont suivre. Le 30 juillet contre Nîmes, également à la Commanderie et à huis clos (18h). Puis deux rendez-vous de gala face à l’Athletic Bilbao, le 9 août (17h45), puis l’Atlético de Madrid, le 14 août, cette fois au Vélodrome (17h30).