Category: sports

  • Marseille-Cassis, un semi-marathon d’enfer

    Marseille-Cassis, un semi-marathon d’enfer

    Du coureur du dimanche au champion d’athlétisme, toutes les strates sportives étaient présentes, dimanche, à l’occasion de la 46e édition du Marseille-Cassis. Un semi-marathon désormais connu du grand public pour mettre l’endurance de ses participants à rude épreuve. Même pour ceux qui parviennent à rejoindre Cassis en un peu plus d’une heure, ce qui n’est pas une mince affaire.

    « C’était un avantage de connaître le parcours, parce qu’il est très piégeux », souligne Igor Bougnot, champion de France en titre du 10 000 mètres. Ce Picard âgé de 33 ans, venu en repérage six ans auparavant, a réussi à prendre la 5e place du classement général, avec une minute de retard seulement sur le vainqueur du jour, Ilias Fifa (voir ci-dessous). « Je savais que la course était coupée en trois phases, avec cette grande côte de la Gineste au milieu. C’est ce qui fait le charme de cette Classique épique », poursuit le premier français de l’épreuve. Si Marseille-Cassis reste avant tout une course où le chronomètre fait loi, cet événement pensé en 1979 par l’ancien président de la SCO Sainte-Marguerite André Giraud est également une grande fête populaire ouverte à tous. « Il y a toujours une super ambiance au cœur de ce peloton où il y a des coureurs de tout niveau. C’est bien de pouvoir courir tous ensemble », estime la Tarnaise Mélody Julien, 10e du dernier Marathon de Chicago. « Je m’attendais à voir des gens vachement tunnelisé par la course, mais c’était bon enfant », complète Pierre-Ambroise Bosse, ancien champion du monde du 800m, qui s’amusait à jouer au jeu du chat et de la souris dans le peloton.

    Toujours dans le côté festif, les Marseillais et les Cassidains se sont levés aux aurores pour encourager à pleins poumons les 20 000 courageux. « Je n’ai jamais vu une aussi grande ferveur. On se croirait dans la descente du Tour de France », lance la Martégale Clémence Calvin, la première femme à avoir franchi la ligne d’arrivée l’année passée. « C’est quelque chose à vivre, si vous avez la chance d’avoir un dossard », ajoute-t-elle, consciente du nombre astronomique de déçus chaque année. « C’est une course emblématique à vivre au moins une fois dans sa vie », surenchérit Pierre-Ambroise Bosse. Alors, n’attendez pas l’année prochaine, mais foncez !

  • Du côté de l’OM, la bouteille est vue comme à moitié pleine

    Du côté de l’OM, la bouteille est vue comme à moitié pleine

    Que penser d’une équipe qui, à deux reprises hors de ses bases, ouvre le score, pour finalement s’incliner, tout en ayant nettement dominé son adversaire ?

    Après la défaite à Lisbonne (2-1), en Ligue des Champions mercredi, Roberto De Zerbi estimait avoir « assisté à la plus belle première mi-temps de mon équipe ». Après celle à Lens (2-1), c’est Medhi Benatia qui y est allé de ses louanges. « Quand je regardais les vingt premières minutes, c’est peut-être les vingt plus belles avec le ballon depuis que je suis au club », a confessé le directeur du football de l’OM, en zone mixte du stade Bollaert-Delélis.

    Toutefois, il a avant tout reconnu « un peu de frustration, un peu de déception, surtout pour les joueurs. Quand tu sors de ces derniers jours, avec le contenu que les joueurs ont été capables de mettre, aussi bien sur la première mi-temps contre le Sporting qu’aujourd’hui face à un bel adversaire… Les joueurs ont vraiment fait de belles choses. Et tu ressors avec deux défaites… c’est dur. C’est compliqué ».

    Battus à deux reprises sur le score de 2-1, les Olympiens n’ont pas retiré les marrons du feu dans des rencontres où ils ont été le plus souvent maîtres du jeu. « Perdre ce genre de match en jouant comme ça, ça laisse présager des jours meilleurs », estime Medhi Benatia.

    Des jours meilleurs à venir

    Il est clair que, si l’on compare les prestations de samedi à Lens et mercredi à Lisbonne aux défaites à Auxerre et Reims de la saison dernière, où il n’y avait rien à sauver des prestations marseillaises, le directeur du football et son entraîneur peuvent voir le verre à moitié plein dans les sorties au Portugal et dans le Pas-de-Calais.

    En règle générale, après une défaite, un entraîneur se montre rarement satisfait de sa soirée. Ce qui n’était pas le cas de Roberto De Zerbi. « Je suis content de ce qu’a fait mon équipe. » Il argumente son propos en reconnaissant que « c’est clair que, quand tu encaisses deux buts, notamment un contre ton camp, face à une équipe aussi physique et fermée, c’est difficile ».

    À Lisbonne, comme à Lens, son équipe a connu des passages à vide dont ont su profiter leurs adversaires. « Nous manquons un peu de fraîcheur parce que nous jouons beaucoup de matches. Nous devons garder l’équilibre, analyser avec calme », note l’Italien. Néanmoins, il voit des raisons d’espérer. « Si nous jouons tout le championnat comme la première mi-temps à Lisbonne, ou comme aujourd’hui, nous ferons une grande saison, même au-delà de ce que j’imaginais au début. »

    Son équipe doit apprendre à mieux gérer les enchaînements de match. Les variations dues à l’adversaire, au contexte d’une Ligue des Champions ou du championnat. Dans les deux semaines à venir, la cadence va rester la même. L’OM va enchaîner trois rencontres de Ligue 1 (Angers, Auxerre et Brest) et une de Ligue des Champions (Bergame). Trois auront pour cadre le Vélodrome. À commencer par la première, mercredi, avec la réception des Angevins.

    À la vue des derniers résultats, on pourrait croire qu’une certaine inquiétude est venue s’installer dans les têtes. Une situation qui n’inquiète pas (encore ?) Roberto De Zerbi, plus préoccupé par le coup reçu par Timothy Weah à Lens.

    « Il a pris un coup. Il va passer des examens et j’espère que ce n’est vraiment qu’un coup qui l’a obligé à sortir », a confessé l’Italien. L’entraîneur marseillais est conscient du rôle crucial de son homme à tout faire sur le terrain. Alors que son infirmerie est déjà copieusement garnie, le perdre « serait un très gros handicap pour nous », soupire-t-il.

    Roberto De Zerbi doit maintenant se pencher sur la meilleure manière de rebondir face à Angers, dès mercredi, pour le retour au Vélodrome d’un OM qui sera attendu au tournant.

  • L’OM perd la tête à Lens

    L’OM perd la tête à Lens

    Détrôné par la victoire du PSG à Brest (3 – 0) en fin d’après-midi, l’OM se rendait à Lens, avec l’espoir de reprendre le fauteuil de leader de la Ligue 1. Mais la rage de vaincre « sang et or » a eu raison de Marseillais qui se sont retrouvés dans le dur physiquement.

    Face à un adversaire bien mieux armé que Le Havre, la tâche olympienne était déjà plus compliquée. Cela même si, à la fin du premier quart d’heure, Mason Greenwood avait placé son équipe sur une orbite intéressante. L’OM menait au score, sans que rien ne soit à redire, tant les Marseillais maîtrisaient alors les débats.

    Néanmoins, les belles mécaniques restent toujours sous la menace d’un petit grain de sable capable de tout dérégler. Ce grain de sable, ce sera une intervention de l’assistance vidéo. Sur un télescopage entre Odsone Edouard et Benjamin Pavard, dans la surface marseillaise, Stéphanie Frapart a d’abord sanctionné l’attaquant Lensois. Avant d’être averti par la vidéo d’un éventuel penalty. L’arbitre se fiait finalement aux images, offrant au buteur « sang et or » une occasion d’égaliser dont il ne se privait pas.

    Jusque là, l’OM, dont le jeu était animé par le duo Vermeeren – O’Riley, avait su maîtriser les débats. L’égalisation artésienne devait laisser des traces. Notamment chez Benjamin Pavard, qui, au retour des vestiaires, trompait Geronimo Rulli, sur un corner où la confusion régnait devant le but marseillais.

    Face à une situation qui se compliquait, Roberto De Zerbi effectuait ses changements, redistribuant ses cartes tactiques. S’il semblait compliqué aux Phocéens d’aller chercher la victoire, leur entraîneur espérait au moins arracher l’égalisation, afin de sauver les apparences d’une semaines où rien n’a voulu sourire à son équipe. A l’image d’une seconde période où Mason Greenwood et Igor Paixão manquaient ce qu’ils réussissaient avant le repos.

    Lens – OM 2 – 1 (1 – 1).

    9è journée de Ligue 1

    Stade Bollaert – Delélis (38 223 spectateurs).

    Arbitre : S . Frappart.

    Buts : Edouard (24 sp), Pavard (53 csc), pour Lens, Greenwood (17) pour l’OM.

    Avertissements : Thomasson (34), Guilavogui (84), Sangaré (88) à Lens, Pavard (22), Balerdi (87) à l’OM.

    LENS : Risser – Gradit, Baïdoo, Sarr – Aguilar (Abdulhamid, 85), Sangaré, Thomasson ( c ), Udol – Thauvin (Sima, 81), Edouard (Fofana, 81), Saïd (Guilavogui, 69).

    Entraîneur : P. Sage.

    OM : Rulli – Pavard (Nadir, 61), Aguerd ( c ), Murillo (Gomes, 74) – Weah (Balerdi, 52), Vermeeren, O’Riley (Höjbjerg, 74), Emerson – Greenwood, Vaz (Aubameyang, 52), Paixão.

    Entraîneur : R. De Zerbi.

  • Marseille-Cassis, plus qu’une course

    Marseille-Cassis, plus qu’une course

    Ne vous méprenez pas, Marseille-Cassis n’est pas qu’une simple course entre deux villes voisines. Cet événement, pensé par la Société culturelle omnisports (SCO) Sainte-Marguerite et son ancien président André Giraud, en 1979, s’est imposé, au fil du temps, comme l’un des temps forts du calendrier sportif français. Chaque année, des milliers d’amateurs se mêlent aux professionnels, désireux d’inscrire leur nom au palmarès de ce semi-marathon inscrit dans le top 50 des courses mondiales.

    Marseille-Cassis n’est pas qu’un simple rendez-vous sportif. C’est également l’un des joyaux, l’une des vitrines principales de notre territoire. « Cette course a dépassé les frontières municipales », souligne Thierry Santelli, vice-président (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, conscient que 76 pays sont représentés dans le peloton. « C’est peut-être l’événement sportif le plus attendu de l’année et qui fait rayonner le plus notre territoire », surenchérit Cyprien Vincent (PM), adjoint au sport dans les 6e et 8e arrondissements de Marseille. « C’est incroyable de constater qu’il y a 20 000 personnes qui vont être sur la ligne de départ, mais qu’il y en a 21 000 qui n’ont pas pu s’inscrire, tellement la demande est importante », poursuit-il.

    Pour participer au Marseille-Cassis, les 19 000 premiers coureurs inscrits ont dû débourser 75 euros pour obtenir le précieux dossard, contre 85 euros pour les 1 000 derniers. Une somme conséquente pour disputer une course de 20 km, mais bien inférieur aux événements concurrents : le prix d’entrée du marathon de Valence et du marathon de Paris peut grimper jusqu’à 180 euros. Sur chaque inscription au Marseille-Cassis, 10 euros sont reversés au profit de l’association On’Tchao, qui accompagne les patients atteints de mucoviscidose et leurs familles.

    Socialement présent

    Dans sa volonté d’être un vecteur d’égalité, d’intégration et d’espoir, Marseille-Cassis fait partie des quatre événements sportifs du territoire affiliés à la première édition du Mois de l’inclusion. La course s’ouvre, pour la deuxième année consécutive, aux jeunes issus de quartiers prioritaires.

    Ces derniers ont bénéficié d’un accompagnement avec un entraînement encadré pour se préparer à la course, et pourront ensuite participer à un job dating pour les aider dans leur insertion professionnelle. Ils se sont vus remettre, vendredi, leur dossard par Jimmy Gressier (lire ci-contre). Le champion du monde en titre du 10 000 m a accepté d’être le parrain de cette 46e édition. « Il sera là pour le plaisir et va prendre place dans le peloton, pour partager l’expérience avec les gens », confie l’organisation, également fière de pouvoir permettre à six jeunes adultes en rémission de cancer de relever ce défi.

  • L’OM paré au vent du Nord

    L’OM paré au vent du Nord

    Le voyage lisboète n’a pas été de tout repos pour les Olympiens, dont la belle série de cinq victoires consécutives s’est achevée amèrement. « C’est une défaite difficile contre le Sporting, on ne s’est pas vraiment rendu compte qu’on a perdu, avec le changement dû à l’expulsion, où ça a été le jour et la nuit. Malgré ça, on aurait pu rentrer avec des points. Je ne pense pas que la défaite soit méritée, c’est encore plus difficile à accepter. On aura besoin d’énergie et de fraîcheur face à Lens », souligne Roberto De Zerbi, entraîneur marseillais au haut niveau d’exigence.

    « Je m’attends à ce qu’on joue de la meilleure des manières. Les supporters ne doivent pas être tristes ou déçus du match contre le Sporting. Dans la défaite, ça nous a tous fait mal, on aurait pu faire mieux, mais les supporters doivent penser à la première période. La deuxième n’a pas été un match de foot », estime-t-il. « La première période a donné beaucoup de réponses positives. Il faut être concentré sur l’équilibre, que tout ne soit pas rose quand on gagne. Contre le PSG, la deuxième période a été dans la souffrance. On l’évalue de façon négative face au Sporting, mais ça ne change pas mon analyse du match », poursuit le technicien italien, persuadé que ses protégés seront en mesure de rebondir, dès ce samedi (21h05), avec le déplacement à Lens.

    « On savait que ça devait arriver. On a la possibilité de rejouer et de remettre les choses en place. On aurait voulu revenir avec un meilleur résultat, mais on peut tourner la page. Il y aura d’autres matches en C1 aussi. La deuxième période était difficile, même si on a très bien joué. C’est une leçon à apprendre », martèle CJ Egan-Riley (22 ans). Le défenseur international anglais, débarqué dans la cité phocéenne durant le mercato estival, n’a plus disputé la moindre minute avec les Olympiens depuis la réception triomphale de l’Ajax Amsterdam en Ligue des Champions (4-0). « Je pense que je vais jouer, j’ai eu un peu moins de temps de jeu, mais j’ai été remplaçant. C’est une longue saison, c’est impossible de tout jouer. Il y a beaucoup de compétitions, je vais avoir le temps de jeu et de donner le maximum », assure celui qui prétend à une titularisation avec l’enchaînement des matches rapprochés dans le temps. Peut-être pas directement face aux Lensois, quatrièmes du championnat et invaincus depuis la quatrième journée, mais probablement contre Angers, mercredi prochain (21h05) au stade Vélodrome.

    Ces deux journées vont permettre de savoir si l’Olympique de Marseille peut à nouveau se relever après une désillusion sur le plan européen. Comme ce fut le cas suite au déplacement à Madrid.

    « Je pense que je vais jouer, j’ai eu un peu moins de temps de jeu »

  • Les 20 000 coureurs récupèrent au compte-goutte leur dossard

    Les 20 000 coureurs récupèrent au compte-goutte leur dossard

    Dix heures du matin précises, ouverture des portes ! Pour les 20 000 coureurs attendus au départ, dimanche, de la 46e édition du Marseille-Cassis, un autre passage est obligatoire : la remise des dossards. Un moment symbolique, un premier petit bout de la course, mais qui fait entrer les participants dans le vif du sujet. Tous ont convergé vers le même lieu pour retirer leur petit rectangle floqué d’un numéro à 4 ou 5 chiffres. Dans l’immensité du Parc Chanot, le hall 8 est l’hôte d’un village éphémère.

    Dès ce vendredi, à 10h, le hall grouillait de runners impatients de récupérer leur sésame pour l’épreuve dominicale. À J-2, deux sentiments dominent, le stress et l’excitation. éric et Christophe, quadragénaires, étaient bien dans cet état d’esprit. « Il y a toujours un peu de stress, les nuits sont plutôt mauvaises. Elle nous travaille cette course… », disent en chœur les deux amis.

    Gressier, parrain de luxe

    L’anxiété est apparente, mais les sourires restent, car tous savent ce qui les attend. Y compris le champion du monde en titre du 10 000 m, Jimmy Gressier. Le parrain de cette 46e édition était présent pour remettre les dossards aux jeunes des quartiers prioritaires qui vont participer au Marseille-Cassis. « Quand on me parle d’insertion par le sport, ça me fait très plaisir, car je viens moi-même d’un quartier. J’ai connu les difficultés liées à la vie dans un quartier. Le sport m’a aidé à être l’homme et l’athlète que je suis aujourd’hui », souligne le natif de Boulogne-sur-Mer, comme un certain Franck Ribéry. « Ces jeunes vont vivre le premier 20 km de leur vie. Un parcours sous forme de montagnes russes qui rappelle ce qu’ils vivent au quotidien », ajoute la nouvelle coqueluche de l’athlétisme français.

    Parcours exigeant

    La célébrité du Marseille-Cassis est celle-ci, aussi, grâce à son parcours. Ce dernier est dans toutes les bouches. Philippine, 26 ans, sera physiquement sur le parcours, ainsi que sur la pancarte avec son visage, préparée par son copain. « Elle a plein d’excitation en elle ! », glisse ce dernier. Philippine reprend : « Je viens de Paris, ça fait 4 ans que je suis à Marseille et c’était un rêve de faire cette course. Bien sûr, autant de dénivelés, c’est un défi, mais si je peux faire Marseille-Cassis, je peux tout faire après. »

    Winlain est venue d’Espagne pour participer. « Si tu t’es assez entraîné, ce sera OK », confie-t-elle simplement. Les coureurs ont tous reçu un sac en retirant leur dossard, avec plusieurs cadeaux à l’intérieur, comme « des bonbons, de la lessive et le t-shirt officiel de la course ». Les inscrits ont jusqu’à samedi soir pour retirer leur dossard. Ensuite, place à la course !

  • Richomme se lance sur la route du Café

    Richomme se lance sur la route du Café

    Avec une deuxième place au dernier Vendée Globe et à la dernière édition de l’Ocean Race Europe, Yoann Richomme, associé à Corentin Horeau, fait forcément figure de favori. Les deux marins de l’IMOCA Paprec Arkéa, vainqueurs de la Solitaire du Figaro (deux fois pour le Varois en 2016 et 2019 et une fois pour le Breton en 2023), prendront le départ de la Transat Café L’Or, ce dimanche depuis Le Havre, afin de rejoindre Fort-de-France, capitale de la Martinique. « C’est une route plus sympa et moins engagée que dans l’Atlantique Nord comme lors de la Route du Rhum par exemple. Cela fait penser au parcours de la Transat Paprec. On va laisser tout l’archipel des Canaries à tribord. Ça favorise une route dans les alizés même si certains pourraient tenter une route plus Nord », souligne Yoann Richomme, conscient que les conditions météorologiques seront plutôt clémentes au départ. « Ce sera musclé mais navigable. La sortie de la Manche sera rapide et on devrait être à la pointe bretonne en milieu ou en fin de nuit entre dimanche et lundi. La traversée du golfe de Gascogne s’annonce rapide aussi. En tous cas, il ne devrait pas y avoir de gros coups de vent dans les premiers jours comme lors des éditions précédentes », ajoute le skipper de 42 ans, originaire du Var.

    Dernière pour Richomme chez Paprec-Arkéa

    Le tandem Richomme-Horeau participe à sa troisième course de la saison. Leur expérience en commun leur donne un avantage certain sur la concurrence. « Cette saison nous a permis de maîtriser encore un peu plus les phases de vol et c’est un avantage très conséquent par rapport aux autres. On sent collectivement qu’on devient de plus en plus compétitifs. Que ce soit Corentin qui reprendra ensuite le bateau ou moi qui dispute ma dernière course à bord de Paprec Arkéa, on a très envie d’aller chercher la victoire ! », martèle le Fréjusien.

  • Top 14 : Face au Stade Toulousain, le RC Toulon au pied de la montagne

    Top 14 : Face au Stade Toulousain, le RC Toulon au pied de la montagne

    Les trois confrontations de la saison passée ont tourné au cauchemar pour les Toulonnais. La première (défaite 57-5 à Wallon), avait démontré un écart abyssal avec les champions d’Europe et de France en titre de l’époque. La deuxième, en quart de finale de Champion’s Cup, fut cruelle, avec une défaite – la seule de la saison à Mayol – sur pénalité dans les ultimes secondes (18-21). La troisième, au Vélodrome, fut largement précipitée par l’exclusion de Baptiste Serin, dans un match d’abord équilibré qui prit ensuite une tournure humiliante (16-50).

    Alors, à l’heure de retrouver celle que nombre d’observateurs qualifient comme « la meilleure équipe du monde », imprenable à domicile, l’humilité est de mise dans le camp rouge et noir : « On a beaucoup analysé ces matches. C’est une équipe qui aime avoir la possession, qui impose son rythme, son jeu debout, mais aussi son jeu d’avants. Elle met les choses dans l’ordre et quand elle met 50 ou 60 points aux équipes, c’est par là qu’elle commence », prévient un Pierre Mignoni, qui n’a pas pour autant invoqué l’esprit de revanche de ses joueurs : « Chacun fait appel à ce qu’il veut. Je ne suis pas amnésique, je sais ce qui est dur, mais aussi ce qui est possible. Ça relève peut-être d’un exploit, mais quelles conditions met-on pour le créer ? Ce sont les joueurs qui ont la recette. »

    Domon à l’ouverture

    Premier ingrédient, l’abord de la rencontre : « C’est la grosse interrogation qu’on doit avoir. Si on n’est pas aligné les uns avec les autres, ça donne les scores qu’on connaît. L’an dernier, on a pris deux raclées », se souvient l’entraîneur varois. Cependant, « quand tu repars sur la saison, les compteurs sont remis à zéro », relativise Jérémy Sinzelle. Faut-il, dès lors, se libérer de la pression, face à des champions de France largement favoris malgré leur défaite à Pau, samedi dernier (30-26) ? « Je ne sais pas. Chaque match, c’est la guerre, encore plus contre Toulouse. Allons-y avec fierté. »

    Sur le plan technique, après un match référence face au Racing, la donne semble plus simple : « Avant de penser au jeu d’attaque, pensons à ce qu’on doit faire pour avoir des ballons rapides, tenir le ballon… Il faut gagner ces duels. C’est la base du rugby, pour créer un exploit, sinon tu ne peux pas exister », martèle Pierre Mignoni. « Il faut être constant sur ce qu’on veut mettre en place. Si on commence à rendre des ballons, à faire des en-avant, on va prendre la marée », prévient Jérémy Sinzelle.

    Et c’est une charnière inédite White-Domon, titularisé en 10 à Vannes l’an dernier, qui devrait être responsable de l’animation du jeu : « Marius a cette polyvalence. Il a fait de bonnes entrées. Il avait déçu à Vannes, mais comme les 23 présents ce jour-là. Ce n’est pas forcément le match le plus facile pour jouer à ce poste. Mais avec les entrées qu’il fait, il faut avoir des garanties et le lancer dans un tel match. Il a tous les atouts pour jouer à ce poste, le courage, le jeu au pied, l’intelligence », affirme Pierre Mignoni.

    TOULOUSE – TOULON

    8e journée de Top 14

    Dimanche 26 octobre, à 21h05. Lieu : Stadium de Toulouse Arbitre : Ludovic Cayre

    TOULOUSE : Ramos – Kinghorn, Gourgues, Chocobares, Mallia – R. Ntamack, Graou – Jelonch, Roumat, Willis – Meafou, Flament – Aldegheri, Marchand (cap.), Neti. Remplaçants : Cramont, Ainu’u, Elias, T. Ntamack, Saito, Costes, Thomas, Colombe.

    TOULON : Jaminet – Tuicuvu, Smaïli, Sinzelle, Ferté – Domon, White – Coulon, Ollivon (cap.), Quere-Karaba – S. Rebbadj, Ribbans – Sinckler, Damond, Gros. Remplaçants : Baubigny, Brennan, Mézou, Alainu’uese, Ludlam, R. Rebbadj, Nonu, Priso.

  • Rugby : la légende Toulonnaise André Herrero tire sa révérence

    Rugby : la légende Toulonnaise André Herrero tire sa révérence

    Avec ses frères Daniel, Francis et Bernard, ils formaient un quatuor redoutable au sein du Rugby Club Toulonnais. André Herrero, l’aîné, s’est éteint dans la nuit de jeudi à vendredi. L’ancien roc du pack varois avait 87 ans.

    Fils d’une famille de républicains espagnols chassée de son pays par la dictature de Franco, c’est à La Seyne-sur-Mer, après un passage dans l’Hérault, qu’André et ses frères ont grandi et se sont imprégné des valeurs du rugby chères à leur père, lui même joueur à l’époque.

    André Herrero a pris sa première licence au club de l’Arsenal de Toulon, avant de rejoindre le RCT à l’âge de 19 ans. Il participera à deux finales, perdues face à Lourdes puis Béziers, du championnat de France et portera à 22 reprises le maillot de l’équipe de France. Après une pige à Nice, il reviendra chez les rouge et noir pour en être entraîneur (1981 – 1983), puis président (saison 1991/92). Il sera également manager de l’équipe de France de 1992 à 1995, avant de poursuivre dans la commission de sélection, jusqu’en 2000.

  • Un plateau « sympathique » pour concurrencer les cadors

    Un plateau « sympathique » pour concurrencer les cadors

    Difficile de ne pas compter sur les meilleurs coureurs au monde pour être au départ de l’une des plus belles courses au monde. Le plateau de cette 46e édition n’y fait pas exception, pour le plus grand plaisir de Laurent Manneveau, chargé d’attirer les stars du running. « Ça va être une course sympathique », note le directeur sportif de la SCO Sainte-Marguerite, qui a dû, comme chaque année, faire face à quelques forfaits de dernière minute, suite à des « problèmes de visa habituels ». « Je voulais faire revenir l’Ougandais Samuel Kibet, vainqueur en 2023 sous un fort Mistral », explique-t-il, conscient que le duel avec Muhitira aurait tenu le public en haleine jusqu’au bout.

    Une « petite bille » sur Bougnot

    Laurent Manneveau s’est donc employé à trouver des concurrents de taille pour le Rwandais en quête d’un doublé, comme Ilias Fifa, recordman d’Espagne du 10 kilomètres en 27’41’’, et son compatriote Chakib Lachgar, vainqueur du semi-marathon des Crêtes en 2024. « Il y a de quoi nous donner une victoire sous l’heure », espère le responsable du plateau élite. Le dernier à avoir réalisé cette performance reste l’Éthiopien Jémal Mekkonen, avec un temps de 59’16’’ en 2017. « Je pense qu’on n’aura pas un homme tout seul qui finira La Gineste en tête », estime Manneveau, qui mettrait bien une « petite bille » sur Igor Bougnot, champion de France en titre du 10 000 mètres. « Je pense qu’il est capable de s’adapter un petit peu à tout type de circuit, parce qu’en cross, il est solide. Il a un profil à pouvoir supporter cette montée-descente de La Gineste », ajoute le directeur sportif marseillais, persuadé que le top niveau français chez les hommes préfère s’économiser pour le marathon de Valence ou se rendre sur les 20 km de Paris. Ce qui n’est pas le cas pour les meilleures coureuses françaises. Clémence Calvin, tenante en titre du Marseille-Cassis, devra se méfier de ses jeunes compatriotes, à l’instar de l’athlète olympique Manon Trapp. Attention également à la Kazakhe Daisy Jepkemei, championne d’Asie du 10 km et l’Ukrainienne Maryna Nemchenko, championne d’Ukraine du 10 km.