Category: sports

  • Bertille Cousson va plonger dans le grand bain avec les Bleus

    Bertille Cousson va plonger dans le grand bain avec les Bleus

    Un mois après son sacre national, elle n’en revient toujours pas d’être devenue la cinquième meilleure performeuse française sur 200m dos. Bertille Cousson, 23 ans, a marqué les esprits des derniers championnats de France organisés à Saint-Etienne. Grâce à sa victoire jugée « héroïque », acquise avec un chrono de 2 minutes, 8 secondes et 67 centièmes, meilleure performance européenne de la saison au passage, la pensionnaire du Cercle des nageurs de Marseille a validé sa qualification pour les championnats d’Europe. « Je ne m’y attendais pas du tout », confie celle qui s’apprête à vivre sa première sélection avec l’équipe de France. La jeune Picarde, née à Compiègne, a toutefois été déjà convoquée avec les Bleus dans les catégories juniors et U23. Elle a notamment été championne de France benjamine à l’âge de 13 ans, en battant le record de France du 200m quatre nages de Camille Muffat au même âge. Mais Bertille n’avait jamais réussi « à franchir le cap de l’équipe de France A ». « Je suis arrivée en septembre dernier au Cercle des nageurs de Marseille. Et souvent, on dit qu’il nous faut un an pour s’adapter. Honnêtement, j’avais l’impression que c’était le cas parce que les perfs étaient un peu loin de mes meilleurs temps de base », explique-t-elle. Un constat qui ne l’a pourtant jamais fait douter de ses capacités. « Mon corps a changé, j’avais beaucoup changé de choses dans la manière de vivre. Donc, je savais qu’il fallait que mon corps assume un petit peu tout ce qu’on a fait », poursuit l’étudiante qui vient de terminer sa licence de physique chimie à l’université Aix-Marseille.

    Le déclic marseillais

    Son transfert dans le club phare phocéen lui a permis de progresser sur de nombreux points, sous la supervision de l’entraîneur salonais Franck Esposito, qu’elle retrouvera dans la Capitale. « J’ai beaucoup travaillé sur ma nutrition. On a également mis l’accent sur la musculation, mais il y a aussi eu un important travail mental. J’ai gagné en force dans l’eau et énormément progressé sur les parties nagées, qui constituent l’une des grandes forces du Cercle des nageurs de Marseille », détaille Cousson. Elle estime qu’elle avait « l’impression de connaître le haut niveau », mais que son arrivée dans la cité phocéenne lui a permis de comprendre « ce qu’est le professionnalisme ». Dans le bassin qui a accueilli les Jeux olympiques deux ans plus tôt, elle aura à cœur d’être à la hauteur. « C’est la première fois où je vais plus être l’outsider, mais celle un peu la tête à abattre. Donc, il faut que j’assume pleinement cette place », souligne Bertille, sans être gagnée par le stress pour autant. « Je sais que je peux faire de grandes choses, mais le but, ça sera de passer le plus de paliers possible. Je n’ai pas envie de brûler les étapes en me voyant déjà en finale », prévient celle qui a rejoint Vichy, jeudi, pour une semaine de préparation collective avec l’équipe de France. Place aux choses sérieuses.

    Top départ

    Deux ans après les Jeux, Paris s’apprête à retrouver ses airs olympiques à l’occasion des Championnats d’Europe de natation, qui s’ouvrent ce vendredi pour deux semaines de compétition. Les premières épreuves mettront à l’honneur la natation artistique, avant le plongeon et les épreuves en eau libre, qui retrouveront la Seine comme écrin. Les héros des Jeux olympiques de Paris 2024, Léon Marchand en tête, accompagnés de Maxime Grousset et Yohann Ndoye-Brouard, entreront en scène à partir du 10 août au Centre aquatique olympique (CAO) de Saint-Denis.

  • Fos Provence Basket passe à l’attaque sur le mercato

    Fos Provence Basket passe à l’attaque sur le mercato

    Nouveau look pour une nouvelle vie. Fos Provence Basket, défait en demi-finale d’accession au mois de juin face à Mulhouse, renouvelle ses troupes pour la saison à venir. Après l’annonce du départ de l’entraîneur suisse Emmanuel Schmitt, puis de cadres comme Mounir Bernaoui, Jaraun Burrows et Domnick Bridgewater, sans oublier Willan Marie-Anais, qui a rejoint Abilene Christian dans le championnat universitaire américain (NCAA), le club provençal est passé à l’offensive sur le mercato.

    Les petits d’abord

    Après avoir conservé Yannis Mendy, Seydou Diallo, Warren Bouraima et Mahrez Karabi, prêté à Lyonso, les BYers ont d’abord officialisé la présence d’Abgué Barakaou sur le banc fosséen. En provenance du C’Chartres MB, l’ex-meneur de la maison noire et jaune sera assisté par son ancien coéquipier Mamadou Dia. Le nouveau staff technique s’est penché en priorité sur les postes hauts. Après deux belles saisons du côté de Hyères-Toulon (en Elite 2), Mathis Keita sera en charge de la mène. Il sera épaulé par le « combo-guard » américain Raijon Kelly, joueur d’expérience passé par la Suisse, le Portugal et la Lituanie.

    Toujours dans le « back-court », l’arrivée de l’arrière Maydden N’nah-Ndong, fils de la légende du basket féminin français Géraldine Robert, viendra apporter de la polyvalence. La signature de Jacques Eyoum au poste d’ailier procure à Fos-sur-Mer un profil plus défensif. L’institution provençale est désormais focalisée sur les postes bas, où Melvyn Da Silva, passé par le Pôle Espoirs d’Aix-en-Provence, est déjà tombé dans les filets des BYers.

  • La Ronde d’Aix-en-Provence s’annonce palpitante

    La Ronde d’Aix-en-Provence s’annonce palpitante

    Pour l’AVC Aixoise, elle est la vitrine d’un savoir-faire reconnu en matière d’organisation. La Ronde d’Aix-en-Provence va donner un petit air de Grande Boucle au cœur historique de la cité du Roy René. S’il n’existe pas ici d’équivalent à la rue Lepic, le cours Mirabeau s’annonce tout aussi prestigieux que les Champs-Élysées pour faire vibrer les passionnés de la petite reine.

    Cette année, la 76e édition de la Ronde d’Aix aura une saveur particulière. Elle succède en effet à l’année du centenaire de l’AVCA, célébré comme il se doit en 2025. Pour marquer l’entrée de l’association dans son deuxième siècle d’existence, ce rendez-vous entre les deux Tours de France a été quelque peu dépoussiéré.

    Nouveautés et têtes d’affiche

    L’AVC a voulu faire de cette Ronde d’Aix 2026 « un événement du cyclisme régional autrement que par la présence des grands noms de la petite reine », note son président, Jean-Daniel Beurnier. Ainsi, parmi les nouveautés, le club propose, en ouverture, « des courses d’animation ouvertes aux jeunes du département et, plus tard dans la soirée, une parenthèse féminine, avant la finale des pros ». Le but pour l’AVC Aix étant de « renforcer le lien avec les clubs amis du département ».

    Entre la fin du Tour de France et le début du Tour de France Femmes, plusieurs coureurs de renom sont annoncés sur la ligne de départ, ce vendredi.

    Jean-Michel Bourgouin, le manager du club aixois, a su trouver les arguments pour convaincre des champions, très sollicités, à venir participer à la course. Ainsi, le public va pouvoir encourager plusieurs coureurs professionnels. à savoir Alexandre Delettre (TotalEnergies), le Vauclusien Nicolas Breuillard (TotalEnergies), Sandy Dujardin (TotalEnergies), Clément Russo (Groupama-FDJ), Carlos Verona (Lidl-Trek), Alex Baudin (EF Education-Easypost), Emmanuel Houcou (Pinnarelo-Q36.5) et le vétéran Steve Chainel (Cross Team Legendre).

    Paul Magnier et une surprise en tête d’affiche

    La tête d’affiche sera sans nul doute Paul Magnier. Le Français de la Quick Step n’était pas au départ du dernier Tour. Mais il s’est distingué sur les routes du Giro, où il a remporté trois étapes. Il aura l’occasion de se rappeler aux bons souvenirs des amateurs de sprint.

    à suivre également, Rémi Cavagna. Le champion de France du contre-la-montre vient sur le cours Mirabeau avec des ambitions. La présence de rivaux de très haut niveau, et celle d’un coureur surprise, ne feront que galvaniser ses forces.

    Si le programme de la soirée a quelque peu évolué, la formule des courses reste quant à elle inchangée. Elle est composée de séries qualificatives (dix tours de circuit de 800 mètres). Les premiers de chaque série sont qualifiés pour les demi-finales, ainsi de suite jusqu’à la petite et la grande finale.

    De quoi tenir en haleine un public qui s’y connaît en matière de cyclisme.

    Le programme en détail de la Ronde

    La 76e Ronde d’Aix-en-Provence va donner un coup de projecteur sur le cyclisme régional, avec des courses de jeunes et une série réservée aux femmes.

    18h : Courses d’ouverture réservées aux jeunes cyclistes du département.

    19h : Présentation des coureurs participant à la Ronde d’Aix.

    20h15 : Demi-finales, courses sur dix tours.

    20h45 : Finale C, classement des places 21 à 32, sur dix tours.

    21h : Finale B, classement des places 13 à 20, sur dix tours.

    21h15 : Critérium féminin, sur dix tours.

    21h40 : Finale de la Ronde d’Aix Finale principale de la 76e édition.

  • L’OM passe la troisième face à Nîmes

    L’OM passe la troisième face à Nîmes

    Avec ce jeudi, encore à huis clos, une nouvelle rencontre de préparation, cette fois contre Nîmes à partir de 18 heures, à suivre en direct sur Ligue 1+ pour les abonnés.

    Après ce match, les Olympiens vont changer d’air. Comme la saison dernière, le groupe va s’installer à Zeist, aux Pays-Bas. Une semaine de préparation à laquelle ne prendront pas part Facundo Medina et Geronimo Rulli. Les deux Argentins sont toujours au repos et ne reprendront qu’à compter du 12 août. S’ils sont toujours Olympiens. Car le club discute d’un transfert.

  • La belle campagne des frères Popov en Asie

    La belle campagne des frères Popov en Asie

    En deux semaines, les frères Popov ont montré qu’il fallait désormais compter avec eux sur le circuit mondial.

    Christo a été le premier à dégainer. Le cadet de la fratrie est allé chercher son premier succès dans un Open 750, au Japon. Au passage, il s’est offert des succès contre deux des meilleurs mondiaux. « C’est un titre qui me revient mais qui revient aussi à toute l’équipe qui m’entoure et aussi à la France. C’était top de recevoir autant d’encouragements, ça me fait chaud au cœur. C’est top pour la France, je suis très content. »

    La semaine suivante, en Chine, alors que Christo était éliminé en quart de finale, son frère aîné a pris le relais. à Shangzhou, Toma junior a sorti le grand jeu, devenant le premier badiste tricolore à se hisser en finale d’un Open 1000, équivalent d’un tournoi du Grand chelem en tennis.

    Celui que personne n’attendait à ce niveau-là, a su hausser son niveau. Et faire douter le Taïwanais Chou Tien Chen en finale. Il a même pris la deuxième manche, mais a craqué dans la troisième. « Je suis content de ma prestation, quand même… J’aurais aimé pousser un peu plus loin, car c’était une finale. »

    Le Fosséen retient « la très belle semaine » et sa manière de maîtriser « des conditions de jeu très, très compliquées, que j’ai su gérer en m’adaptant dans les moments clef ». Il rappelle « j’ai battu deux adversaires qui, d’habitude, étaient plus forts que moi. Et dans la finale, je pense ne pas avoir démérité. Je regrette mon premier set, où je suis très mal entré dans la partie ».

    Christo et Toma junior Popov ont fait le plein de confiance. Ils peuvent désormais se focaliser sur leur prochaine, échéance. Les championnats du Monde seront le point d’orgue du calendrier. Et les résultats des Fosséens vont booster la délégation française. Rendez-vous du 17 au 23 août, à Dehli, en Inde.

  • Finaliste du champion de France tête à tête : Sébastien Batista, la force tranquille

    Finaliste du champion de France tête à tête : Sébastien Batista, la force tranquille

    On le savait talentueux, appliqué, solide, mais le week-end dernier, dans le cadre du championnat de France à Bergerac, Sébastien Batista a étonné tout le monde en produisant une prestation XXL pour échouer à quelques longueurs du titre national.

    Il a démontré à la France entière qu’il avait atteint un niveau exceptionnel aussi bien par son talent mais également de par son mental à l’image de cette demi-finale arrachée dans la douleur à Yohan Cousin, l’homme en forme du moment.

    Il nous avait confié lors de son titre départemental acquis en avril qu’il adorait le tête à tête : « C’est une épreuve où l’on est seul avec soi-même, où la stratégie de jeu doit être pointue ».

    Son parcours est dans la lignée de tous ces jeunes formés par Yves Fouque pourvoyeur de pépites, à la Floride et à la Batarelle. Le petit Batista brillait de mille feux. Quatre titres de ligue, sept départementaux dans les catégories jeunes.

    Perdu en 8e au Mondial La Marseillaise

    « J’ai commencé assez tard la pétanque [14 ans, Ndlr]. Mes années d’adolescence ont été riches puis j’ai arrêté pour des raisons familiales. J’ai des responsabilités et la cellule familiale est prioritaire. Il y a quatre j’ai repris la compétition avec une envie décuplée. »

    Aujourd’hui Sébastien Batista est dans une période faste. On le sent bien dans sa peau, calme. Dans ces conditions, il peut exprimer pleinement son talent. Il a accompli un excellent Mondial la Marseillaise avec ses partenaires Stéphane Pagni et Philippe Roux, stoppés en 8e de finale par les futurs vainqueurs et un certain Cousin.

    Pendant deux jours, il a confirmé son énorme potentiel donnant la réplique aux meilleurs joueurs de France voire du Monde avec un aplomb et un sang froid incroyable.

    En Finale contre le champion du monde Christophe Sarrio la barre était-elle trop haute ? Pas obligatoirement, c’est tout simplement Christophe Sarrio qui a été exceptionnel. D’ailleurs en pleine partie Sébastien Batista a lâché. « Je joue bien mais lui, il joue super bien. »

    Dès la première mène, Sébastien Batista a planté un carreau sec à dix mètres montrant qu’il avait laissé les complexes à la maison. La suite fut à l’image de ses prestations précédentes avec une boule manquée au tir et trois à l’appoint. Presque parfait. Mais en face, on avait mis le turbo notamment au tir. Sarrio a été à la hauteur de sa réputation et surtout, il est enfin récompensé après quatre finales perdues lors de championnats de France précédents. Chapeau !

    À noter également l’honorable performance de l’autre Bucco- Rhodanien, Jean Antoine Cano battu par l’alpin Thierry Lacroix au stade des 16e de finale.

    Résultats

    Quart de finale

    Sébastien Batista (13) bat Raphaël Rebecchi (42) 13 à 5

    Yohan Cousin (76) bat Adrien Delahaye (06) 13 à 11

    Ludovic Montoro (Paca 06) bat Jérémy Guiquero (44) 13 à 5

    Christophe Sarrio ( Auvergne Rhône Alpes 69) bat Dawson Miclo (77) 13 à 11

    Demi-finale

    Batista bat Cousin 13 à 12

    Sarrio bat Montoro 13 à 3

    Finale

    Sarrio bat Batista 13 à 8

    Championnat de France doublette femme : Bandiera- Peyre binôme gagnant

    Toujours à Bergerac le championnat doublette féminin a délivré un verdict implacable avec pratiquement les quatre grandes favorites présentes dans le dernier carré. Après avoir battu les tenantes du titre Anna Maillard et Cindy Peyrot en demi-finale au bout d’un suspense à toute épreuve, Audrey Bandiera et Nelly Peyre ont dominé Nadège Baussian-Protat et Mouna Beji en finale.

    À noter l’excellente performance des représentantes des Bouches du Rhône, Manon Sauzer et Manon Mahé. Elles ont baissé pavillon au stade des quarts de finale face à Charlotte Darodes.

    RÉSULTATS

    Quarts de finale

    Charlotte Darodes / Torea Tairio (Gironde 33) bat Manon Sauzer / Manon Mahe (PACA 13) — 13 à 6 Nadège Baussian-Protat / Mouna Beji(Rhône 69) bat Debbie Hemery / Nadège Biau(Occitanie 31) 13 à 6 Anna Maillard / Cindy Peyrot (PACA 83) bat Delphine Meschiatti / Stéphanie Jullien(PACA 83) — 13 à 4 Audrey Bandiera/ Nelly Peyre (Var 83) bat Anne Gelis / Laure Legrelle-Vedrines (Occitanie 12) — 13 à 7

    Demi-finales

    Audrey Bandiera / Nelly Peyre bat Anna Maillard/ Cindy Peyrot 13 à 12

    Nadège Baussian-Protat / Mouna Beji Bat Charlotte Darodes/ Torea Tairio 13 à 7

    Finale

    Audrey Bandiera/ Nelly Peyre bat Nadège Baussian-Protat/Beji Mouna 13 à 8

  • Mert Erdogdu, le grand maître des échecs qui façonne les rois de demain

    Mert Erdogdu, le grand maître des échecs qui façonne les rois de demain

    Derrière chaque grand joueur se tient souvent un grand entraîneur.

    Petit par la taille, mais immense par le talent, le grand maître international Mert Erdogdu endosse cette fonction avec brio sous les couleurs de Marseille-Échecs depuis 2024.

    Dans le rôle de directeur technique, il supervise notamment la progression des deux pépites du club : Luca Protopopescu (10 ans), plus jeune joueur de l’histoire des échecs à avoir dépassé la barre des 2 200 points Elo, et Marc Llari (12 ans), triple champion du monde. « J’ai rencontré Luca dès mon premier jour à Marseille », se souvient Mert Erdogdu. « J’avais directement perdu contre un de mes élèves, puis fais partie nulle contre un autre, et Luca m’a achevé. C’était si difficile contre lui ! Quand j’ai appris qu’il n’avait que huit ans, je n’en revenais pas », poursuit-il en souriant.

    Il tient toutefois à préciser qu’il n’a pas rejoint le club marseillais à cause du jeune prodige. Mais le minot de la cité phocéenne n’est pas le premier talent précoce à suivre les conseils du maître turc. Né à Izmit, près d’Istanbul, Mert Erdogdu a longtemps consacré son énergie à la formation des jeunes joueurs de son pays natal. Plus de dix d’entre eux ont décroché un titre de champion de Turquie dans leur catégorie d’âge sous sa houlette.

    Parmi ses plus brillants élèves figure Yagız Kaan Erdogmus, quatrième plus jeune grand maître international de l’histoire des échecs et plus jeune joueur à avoir franchi la barre symbolique des 2 700 points Elo. Un prodige que le directeur technique de Marseille-Échecs continue d’accompagner aujourd’hui encore, puisqu’il porte lui aussi les couleurs du club phocéen, même s’il s’entraîne également avec le grand maître international azerbaïdjanais Shakhriyar Mamedyarov.

    Marseille-échecs,

    sa deuxième famille

    En décrochant une première norme de maître international en 2003, puis en devenant champion de Méditerranée l’année suivante, Mert Erdogdu se consacre d’abord à sa carrière de joueur. En janvier 2010, il franchit la barre des 2 500 points Elo, avant de devenir, six ans plus tard, champion de Turquie pour la première fois. Un sacre qui lui permet d’obtenir le titre de grand maître international en 2017. Il devient alors le treizième joueur turc de l’histoire à accéder à cette distinction. Mais, conscient d’avoir atteint un plafond qui n’était malheureusement pas assez élevé pour vivre exclusivement de sa passion, il se tourne progressivement vers l’enseignement des échecs dès 2011. « Il fallait que je travaille pour gagner ma vie », confie-t-il. Il a d’ailleurs réinvesti une partie de ses revenus dans sa propre progression en prenant des cours auprès du grand maître bulgare Aleksander Delchev, afin de décrocher le prestigieux titre de GMI. Mert Erdogdu se consacre ensuite principalement à sa carrière d’entraîneur.

    Sous sa direction, l’équipe nationale féminine du Salvador décroche sa première médaille d’or lors de la 43e Olympiade d’échecs, dans la catégorie des joueuses classées entre 1 600 et 1 800 Elo. Il prend ensuite les rênes de la sélection masculine de la Namibie, puis de celle des Émirats arabes unis. Désireux de retrouver le Vieux Continent, il contacte plusieurs clubs français dans l’espoir d’y exercer comme entraîneur, sans succès. « Ils n’ont pas compris que j’étais sérieux », sourit-il.

    Le destin finit pourtant par le conduire jusqu’à Marseille-Échecs. « Un ami m’a dit qu’ils cherchaient un entraîneur. J’ai tout de suite adhéré à la vision du club », révèle celui qui a effectué sa scolarité au prestigieux lycée de Galatasaray, seul établissement public francophone de Turquie. Aujourd’hui, il ne cache pas son attachement au club phocéen. « Je suis si heureux d’être ici. Je ne pouvais pas rêver meilleur club, car j’y ai trouvé une deuxième famille. »

  • La privatisation de la Coupe du Monde ne passe pas

    La privatisation de la Coupe du Monde ne passe pas

    Toujours plus ! Le titre de l’essai de François de Closets, publié en 1982, est sans doute le livre de chevet de Gianni Infantino.

    Quelques jours après une Coupe du Monde gâchée par de petits arrangements afin de satisfaire certains intérêts, notamment ceux de Donald Trump et ses proches, le patron de la Fifa ne trouve pas mieux que mettre sur la table la création d’une société chargée de gérer deux compétitions : la Coupe du Monde et la Coupe du Monde des clubs.

    Sous prétexte de faire entrer plus de 10 milliards de dollars (890 millions d’euros) dans les caisses de l’instance, qui est censée être une association à but non lucratif, il s’agit ni plus ni moins que d’une privatisation partielle de la Fifa.

    Pour réaliser ce projet de société commerciale, l’instance travaille avec la banque d’affaires J.P. Morgan et le fonds d’investissement Thrive Eternal, qui devrait prendre la tête du groupe d’investisseurs potentiels. Ce fonds d’investissement a été créé par Joshua Kushner, le frère de Jared, gendre de Donald Trump, actuel président des États-Unis.

    Le monde du football est unanime dans la dénonciation. Notamment l’UEFA, qui regroupe les fédérations européennes. « Ça franchit une ligne que les institutions gouvernant le football ne devraient jamais franchir », a-t-elle écrit.

    UEFA : réunion de crise

    « L’âme et la gouvernance du football ne sont pas des capitaux sur lesquels faire de la spéculation, surtout sans aucune transparence sur la destination des bénéfices financiers. Aucun d’entre nous n’est le propriétaire du football. Ce n’est pas à la Fifa de le vendre », ajoute-t-elle. Avant d’évoquer un boycott possible de la Coupe du Monde féminine 2027. L’UEFA avait fait reculer la Fifa en 2021, lors de son projet de Coupe du Monde tous les deux ans, avec déjà la menace du boycott. Une réunion d’urgence de ses fédérations a été décidée par son président, Aleksander Ceferin.

    Du côté des pays d’Amérique du nord et centrale, la Concacaf se dit « profondément préoccupée par le manque de processus dû. Nous partageons la déception de nombreux acteurs de notre région et du football que ce niveau de détail ait été conçu et partagé publiquement avant toute discussion avec les organismes de gouvernance compétents et les parties prenantes ».

    Les réactions négatives ont également gagné la sphère politique, Andy Burnham, le nouveau Premier ministre britannique, estimant que « le football n’appartient pas aux investisseurs » mais à ceux « qui remplissent les tribunes et qui se tiennent au bord du terrain semaine après semaine, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau ».

    Côté français, le président de la FFF Philippe Diallo, sur les ondes de France Inter, s’est étonné de l’absence de communication. « Nous avons découvert à travers un communiqué de presse un projet très important sur lequel nous n’avons aucun détail et qui, par rapport à son orientation soulève beaucoup d’interrogations. »

  • Les Spartiates affichent de grandes ambitions

    Les Spartiates affichent de grandes ambitions

    Après plusieurs semaines de réflexion et de négociations, le recrutement des Spartiates de Marseille est bouclé. Le club a officialisé les 23 joueurs qui porteront le maillot phocéen la saison prochaine. « On a fait ce que l’on voulait », se félicite Jonathan Zwikel, manager général des Spartiates. Le dirigeant marseillais se réjouit notamment d’avoir attiré plusieurs « Français de qualité », un marché particulièrement difficile en raison du faible nombre de joueurs disponibles et de la forte concurrence entre clubs. Chaque équipe de Ligue Magnus doit en effet compter au moins neuf joueurs formés localement (JFL), ainsi qu’un gardien.

    Le gros coup Koudri

    Parmi ces recrues, l’arrivée de l’international tricolore Adel Koudri est la plus marquante. Après plusieurs saisons à Grenoble dans des effectifs ambitieux, le centre arrive à Marseille pour « prendre plus de responsabilités ». Zwikel voit en lui « un gros coup sur le marché des JFL ». Il correspond au profil des joueurs recrutés : « On veut des joueurs qui ne trichent pas, qui jouent des deux côtés de la patinoire, avec de l’intensité et de la vitesse dans les transitions. » Du côté des étrangers, seuls Libor Kasik, Jan Dufek et Bobbo Petersson ont été conservés. La prolongation du défenseur suédois a suscité des réactions chez certains supporters, mais le manager général défend son choix : « Bobbo n’est pas un joueur spectaculaire, mais on avait besoin de stabilité et d’expérience. Il faut regarder tout ce qu’il apporte. »

    Avec près de 300 matches en Ligue suédoise (SHL), l’une des meilleures ligues au monde, Petersson reste un élément jugé précieux dans l’équilibre des Spartiates. Ces derniers visent une quatrième qualification d’affilée pour les play-offs. « Ça ne peut pas être autre chose, surtout par rapport à notre budget et à notre expérience », lance le dirigeant marseillais. « Et ce n’est pas parce qu’on l’a fait trois fois en trois ans que c’est quelque chose de banal. »

  • Zidane couronné à la tête des Bleus

    Zidane couronné à la tête des Bleus

    Monument du football français, Zinédine Zidane a été officiellement nommé mardi sélectionneur de l’équipe de France. Une consécration attendue pour l’ancien numéro 10 des Bleus, dont la carrière d’entraîneur est déjà jalonnée de succès, mais qui devra désormais relever le défi immense de succéder à son ancien coéquipier Didier Deschamps. Depuis le siège de la Fédération française de football, où plus d’une centaine de supporters s’étaient rassemblés, certains vêtus du maillot bleu, le président de la FFF, Philippe Diallo, a officialisé ce qui apparaissait depuis longtemps comme une évidence.

    L’ancien meneur de jeu et capitaine des Bleus, dont la candidature s’était imposée naturellement, prend ainsi les rênes de la sélection nationale. À 54 ans, « Zizou » accède enfin à la fonction qu’il convoite depuis des années. Son prestige repose autant sur son parcours de joueur – champion du monde en 1998 et champion d’Europe en 2000 – que sur son exceptionnelle réussite sur le banc du Real Madrid, avec notamment trois Ligues des champions remportées consécutivement entre 2016 et 2018. « Dès février 2025, j’ai rencontré Zinédine Zidane pour lui proposer le poste », a révélé Philippe Diallo.

    Visiblement ému, Zidane a évoqué « une continuité » et « quelque part un rêve » avant d’adresser un hommage appuyé « aux pompiers, au monde agricole et à toutes les personnes mobilisées » face aux incendies qui touchent actuellement plusieurs régions françaises, notamment la Gironde. Sans club depuis la fin de son second passage au Real Madrid (2019-2021), le Marseillais succède à deux autres champions du monde 1998 devenus sélectionneurs : Laurent Blanc (2010-2012) puis Didier Deschamps (2012-2026).

    « Le sens de l’histoire »

    Dès le mois de mars, Philippe Diallo avait laissé entrevoir son choix dans les colonnes du Figaro, sans jamais citer directement Zidane. « Il n’y a pas énormément de profils capables de diriger l’une des plus grandes sélections du monde. Il faut quelqu’un qui coche beaucoup de cases et qui puisse susciter l’adhésion des Français », expliquait alors le dirigeant. Difficile, à travers ce portrait-robot, de ne pas reconnaître l’enfant de la Castellane, à Marseille, entré dans la légende du sport français le 12 juillet 1998 grâce à son doublé en finale de la Coupe du monde face au Brésil (3-0).

    Discret dans l’espace médiatique et peu enclin aux déclarations publiques, Zidane a conservé au fil des années une popularité intacte. Même son célèbre coup de tête sur Marco Materazzi lors de la finale du Mondial 2006, conclue par une défaite contre l’Italie après les tirs au but, n’a jamais réellement terni son aura auprès du public français. Son nom circule avec insistance depuis plusieurs années pour prendre la succession de Deschamps.

    Dès 2018, l’hypothèse apparaît. Elle prend de l’ampleur en 2022, alors que le contrat du sélectionneur arrive à échéance après la Coupe du monde au Qatar. À l’époque, le président de la FFF, Noël Le Graët, reconnaissait déjà que cette nomination irait « dans le sens de l’histoire ». « L’équipe de France, c’est la seule chose que je voulais faire », a-t-il confié. « J’ai reçu plusieurs propositions pour entraîner en club ces quatre ou cinq dernières années, mais je les ai toutes refusées pour l’équipe de France », a-t-il ajouté. Son contrat débutera officiellement le 1er août pour une durée de quatre ans. Le nouveau sélectionneur présentera son staff au début du mois de septembre. « Il est déjà quasiment constitué. C’est pratiquement celui qui m’a accompagné pendant toutes mes années au Real Madrid », a précisé Zidane.

    Selon L’Équipe, il devrait notamment retrouver son fidèle adjoint David Bettoni. Deux autres champions du monde 1998 pourraient également intégrer l’encadrement : l’ancien gardien Fabien Barthez, ainsi que Bernard Diomède.