Category: sports

  • Football féminin : les Marseillaises gâchent une belle occasion

    Football féminin : les Marseillaises gâchent une belle occasion

    Sur la pelouse du Havre, dimanche, ces dernières avaient pris l’avantage par deux fois, grâce aux buts de Ninon Blanchard (18e) et de la meilleure buteuse marseillaise, Mathilde Bourdieu (57e). Mais les Normandes ont à chaque fois réussi à recoller au score, empêchant les protégées de Corinne Diacre de prendre les trois points de la victoire (2-2), avant de retrouver le Vélodrome, samedi (18h30), contre Montpellier.

  • Toulon corrigé et enfoncé à domicile par le Stade Français

    Toulon corrigé et enfoncé à domicile par le Stade Français

    On pouvait penser que le RC Toulon allait repartir de l’avant avec le match nul à Lyon, mais les Rouge et Noir ont replongé la tête la première dans les mauvaises habitudes, samedi après-midi à Mayol, lors de la réception du Stade Français. Cette 19e journée de Top 14 a largement tourné en la faveur des Franciliens, plus efficaces et réalistes en seconde période (27-46).

    « Il y a beaucoup de sentiments ce soir. C’est un match difficile », a souligné Pierre Mignoni, le manager du RCT. « J’ai l’impression que l’on domine cette équipe en première mi-temps. Mais malheureusement, un peu à l’image du match, on a donné beaucoup d’opportunité à Paris pour qu’ils reviennent au score. […] Dès qu’ils ont pris le large, on a paniqué. Les joueurs sont abattus. Mais comme je leur ai dit à chaud : il ne faut pas trop parler à chaud. C’est une défaite à domicile mais rien n’est perdu encore. Il nous reste sept matches. Il faut rester solidaire, rester ensemble », a-t-il insisté, conscient que le calendrier à venir s’annonce intense avec le 8e de finale de Champions Cup à domicile face aux Stormers, le vendredi 3 avril. Mais ses protégés en ont quand même gros sur le cœur.

    « Cette défaite fait beaucoup de mal à tout le monde. C’est dur. On ne mérite pas. C’est dur à avaler. On passe à côté du match, on est à côté de la plaque », a reconnu l’international français Charles Ollivon. « On ne travaille pas assez, on ne fait pas ce qu’il faut. Dans des moments comme ça, donner des explications c’est difficile. Dans des moments comme ça, il ne faut rien dire et accepter les critiques et c’est tout. Je suis là mais je n’ai rien à expliquer et rien à dire si ce n’est qu’on ne mérite pas de gagner ce match et qu’on est tombé contre meilleur que nous. Il n’y a pas d’excuse », a-t-il poursuivi, en tentant quand même de fournir quelques explications sur les manquements de leur défense. « On est moins connecté, on est moins tranchant, on est moins efficace. Mais donner la raison… Non, je ne l’ai pas. On travaille moins ensemble, on ouvre des portes, ils passent entre deux et on perd le momentum, puis on prend des essais », a analysé le deuxième ligne varois, touché moralement.

    Entre retard et blessures

    Mais pour le technicien du RC Toulon, il est encore bien trop tôt pour oublier le top 6 en championnat. Cette neuvième défaite de la saison a créé un écart de cinq points avec Bordeaux-Bègles, ce qui est donc encore largement rattrapable d’un point de vue comptable. « On a pris du retard sur le top 6, c’est évident, mais il reste sept matches. On fera les comptes à la fin. On va partir en stage mardi, ça va nous faire du bien. On va essayer de reconnecter tout le monde », ajoute Mignoni, qui va devoir composer avec deux nouveaux blessés majeurs dans son infirmerie : Teddy Baubigny et Baptiste Serin, sortis respectivement à la 6e et 47e minutes de jeu. « Teddy Baubigny souffre d’une commotion cérébrale. J’espère que ce n’est pas trop grave, mais c’est une commotion. Et pour Baptiste Serin, c’est l’épaule. Il va passer des examens médicaux », précise le manager toulonnais, qui n’a pas oublié que son demi de mêlée fétiche avait déjà subi une luxation de l’épaule droite lors de la saison 2023-2024. Ce qui lui avait valu plusieurs mois d’absence. Bis repetita ?

  • Le peuple du Vélodrome de l’union à la colère

    Le peuple du Vélodrome de l’union à la colère

    De ces échanges est sorti le constat qu’une union sacrée était nécessaire pour aider l’OM à réussir sa fin de saison. Avec en ligne de mire terminer sur le podium pour une qualification en Ligue des Champions. Ce gentlemen agreement a trouvé son illustration au coup d’envoi de la rencontre.

    Finis le silence et la bouderie des sorties à Toulouse et contre Auxerre. Dès l’échauffement des joueurs, le peuple du Vélodrome a fait entendre sa voix, avec des soutiens qui sont allés crescendo. Même lorsque les Dogues ont sorti les crocs, ils étaient toujours aussi intenses. Et lorsqu’Igor Paixão a délivré l’offrande du but d’Ethan Nwaneri, on devinait que l’union sacrée était bien effective.

    Malheureusement, l’acte II n’était pas du même tonneau. L’OM retombait dans ses travers défensifs, offrant deux buts aux Dogues. Et si le stade aura poussé jusqu’au bout, au coup de sifflet final, la colère reprenait le dessus.

  • OM : l’inquiétante rechute

    OM : l’inquiétante rechute

    Cet OM est vraiment incorrigible, avec une nouvelle défaite au Vélodrome, alors que les circonstances étaient favorables.

    Le succès de Monaco, vainqueur à Lyon (2-1) un peu plus tôt dans l’après-midi, offrait une belle perspective aux Marseillais. Encore fallait-il venir à bout de Lille. Des Lillois qui, comme les Lyonnais, espéraient effacer la frustration d’une élimination en 8e de finale de Ligue Europa, jeudi.

    Le premier quart d’heure donnait l’impression que l’OM allait avoir une promenade de santé. Poussant les Dogues dans leurs derniers retranchements, les hommes de Habib Beye avaient pris les clés du camion. Mais un grain de sable devait tout gripper. à savoir la sortie de Mason Greenwood.

    Au quart d’heure de jeu, l’Anglais, blessé, devait dire stop. Une sortie qui amenait une inversion des tendances. Avec des Lillois plus incisifs. Et des Olympiens visiblement plus fébriles lorsque les Nordistes s’approchaient de la surface de Gerónimo Rulli.

    Le milieu marseillais se montrait moins efficace. Tandis que la défense, avec l’axe Balerdi – Medina, faisait souffler le chaud et le froid dans les dos des supporters. Jusqu’à ce coup d’accélérateur d’Igor Paixão qui offrait à Ethan Nwaneri le ballon qui libérait son équipe.

    Virant en tête au repos, les Olympiens semblaient avoir retrouvé leur allant. Mais c’était sans compter sur la propension phocéenne à se tirer une balle dans le pied. En concédant un but casquette, dès la reprise, ils réveillaient leurs vieux démons.

    Les bonnes intentions entre-aperçues jusque-là étaient alors définitivement restées au vestiaire. Gerónimo Rulli fera ce qu’il pourra pour éviter le pire. Mais, une nouvelle fois trahi par ses deux défenseurs centraux, il voyait Olivier Giroud claquer un ballon hors de sa portée.

    Lille a donc su mieux rebondir que Lyon, après sa déconvenue européenne. Tandis que l’OM, qui pouvait être le bénéficiaire de la soirée, voit sa position sur le podium à nouveau menacée. Avec les retours de Lille, qu’ils ont facilité, et Monaco, chez qui ils iront pour une reprise la peur au ventre.

    OM 1 (1)

    Lille 2 (0)

    27e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (59 865 spectateurs)

    Arbitre : B. Bastien.

    Buts : Nwaneri (43) pour l’OM, Meunier (49), Giroud (85) pour Lille.

    Avertissements : Greenwood (13) à l’OM, Ngoy (2), Haraldsson (13), Verdonk (13) à Lille.

    OM : Rulli – Weah, Balerdi, Medina, Emerson – Kondogbia (Gouiri, 64), Timber (Naédir, 90), Höjbjerg ( c ) – Greenwood (Nwaneri, 17, Traoré, 77), Aubameyang, Paixão.

    Entraîneur : H. Beye.

    Lille : Özer (Bodart, 45+7) – Meunier, Ngoy, Mandi ( c ), Verdonk (Perraud, 78) – Bentaleb, Bouaddi – Mukau, Haraldsson (Mbemba, 90), Correia (Giroud, 78) – Fernandez-Pardo.

    Entraîneur : B. Genesio.

    Double peine

    Mason Greenwood a été le héros malheureux du match. Sur un contre, il se fait découper par Camil Verdonk. Mais il se fait justice sur le milieu Indonésien. Ce qui lui vaut un avertissement, synonyme de suspension à Monaco.

    L’Anglais ne pourra malheureusement pas reprendre sa place, touché au mollet, il l’a cédée à Ethan Nwaneri.

  • Appel à l’union sacrée avant OM – Lille

    Appel à l’union sacrée avant OM – Lille

    D’un côté, Habib Beye, entouré de Medhi Benatia et Alban Juster. De l’autre, les représentants des groupes de supporters. Ce sont les acteurs de la rencontre qui s’est tenue à la Commanderie, samedi, en amont du match OM – Lille, comme indiqué par nos confrères de RMC Sport. Cette prise de contact était programmée avant la réception d’Auxerre, mais les clubs de supporters n’avaient pas souhaité y prendre part.

    Cette fois, l’entraîneur, le directeur du football et le président par intérim de l’OM ont pu donner leurs points de vue sur les besoins d’un soutien sans faille du peuple du Vélodrome, tandis que les portes paroles des supporters ont exprimé leurs inquiétudes et frustrations. Ces derniers attendent de connaître les intentions réelles de Frank McCourt, qui devrait rvenir à Marseille en fin de saison.

    Quant à Habib Beye, il a lancé un appel à l’union sacrée pour aider ses joueurs dans leur quête de qualification en Ligue des Champions.

    L’OM reçoit Lille, dimanche à 17h15, pour le compte de la 27e journée de Ligue 1

  • L’OM doit tracer son chemin

    L’OM doit tracer son chemin

    Au moment d’aborder la réception de Lille, dimanche, Pierre-Emile Höjbjerg résume les enjeux du duel à venir : « Nous sommes revenus sur le bon chemin. Le moment est venu de garder cette sérénité… Faire en sorte que dimanche, cela tourne en notre faveur. » Celui qui a été promu capitaine par Habib Beye souligne l’apport de l’ancien défenseur sur le collectif olympien : « Il a pris les choses en main. Il a apporté sa vision du jeu et nous montre le chemin à suivre ! »

    L’OM, grâce à trois succès consécutifs (Lyon, Toulouse, Auxerre), chemine donc avec une certaine confiance. Après avoir montré sa capacité à renverser une situation qui semblait compromise. « Il y a trois semaines, à quinze minutes de la fin du match contre Lyon, nous étions à 8 points du podium. Aujourd’hui, nous y sommes, avec 2 points d’avance », relève le Danois.

    Cette inversion des courbes, les Marseillais ont su la provoquer. Malgré une désillusion en Coupe de France. Et la fronde des supporters qui leur a fait prendre conscience qu’une remise en question était vitale. Les Olympiens ont fait en sorte de reprendre le contrôle de leur destin sportif en Ligue 1. Il leur reste à présent à prolonger la dynamique.

    Pour y parvenir, Habib Beye a eu du temps. « J’ai eu dix jours pour préparer Lille », une aubaine pour lui. Et recevoir les Dogues, juste avant la trêve internationale, est vu comme une opportunité de passer deux semaines avec une avance encore plus confortable sur leurs poursuivants.

    L’ancien défenseur a mis à profit ce laps de temps inédit « pour établir un socle de travail athlétique et bien aborder le match de Lille qui doit servir d’élan pour la suite de la saison ». Il a rythmé ses séances en montant le régime au fur et à mesure qu’approche l’échéance lilloise. Avec un constat. « L’équipe renvoie une énergie positive, aidée par les résultats. »

    Quant au duel contre les Nordistes, il est qualifié de « primordial » par Pierre-Emile Höjbjerg. « Après notre série de trois victoires, il ressemble à un tournant, sans être pour autant décisif », admet Habib Beye.

    L’entraîneur reconnaît que « le match contre Lyon nous a permis de nous accrocher au bon wagon. Celui de Lille peut nous offrir l’occasion de créer une distance supplémentaire par rapport à nous poursuivants. Ainsi qu’entretenir notre confiance. » Pour l’entraîneur phocéen, ce qui va se passer dimanche, en fin d’après-midi au Vélodrome, « peut changer beaucoup de choses ».

    « Ce match ressemble à un tournant, sans être pour autant décisif »

  • Toulon en quête de victoire

    Toulon en quête de victoire

    Après une courte trêve, le Rugby club toulonnais foulera ce samedi après-midi (16h35) la pelouse de Mayol. Les Parisiens du Stade français débarquent dans le Var pour un affrontement de milieu de tableau en Top 14. Un match important dans la quête des phases finales pour les deux formations.

    « Il y a beaucoup d’excitation avant cette rencontre, nous avons des joueurs qui reviennent du Tournoi des VI Nations [voir par ailleurs]. On a travaillé avec beaucoup d’énergie ces deux dernières semaines et on a hâte », décrivait en conférence de presse Andrea Masi, entraîneur de l’attaque. Setariki Tuicuvu confiait, dans un sourire, que « tout le monde est dans un bon état d’esprit. On a bien profité de nos vacances, de nos familles ».

    Les Toulonnais ont en effet des choses à se faire pardonner auprès de leur public. Le 14 février, l’ambiance de la Saint-Valentin ne flottait pas vraiment au-dessus de Mayol. Défait 14-34 par Clermont, le RCT souhaite se racheter après une performance en deçà des attentes. « Oui, on a clairement l’envie de se faire pardonner. C’était un match compliqué contre Clermont, notamment sur notre défense, notre jeu au pied et notre conquête. On veut être présent sur ces trois points, samedi », racontait Andrea Masi.

    Match à double tranchant pour les barrages

    Toulon veut retrouver le droit chemin alors qu’il ne reste plus que huit matches avant la fin de la saison régulière de Top 14. Actuellement 7e, juste derrière les Roses du stade Jean-Bouin, une victoire serait précieuse face à une formation redoutable. D’autant que le retour de la Coupe d’Europe approche à grands pas pour les hommes de Pierre Mignoni : la franchise sud-africaine des Stormers fera le voyage jusqu’à Toulon pour disputer son huitième de finale de Champions Cup, le 4 avril. Une rencontre indécise face à une équipe également irrégulière.

    Mais, après trois matches sans victoire, le RC Toulon a l’opportunité de redorer son blason, dès ce week-end, face au Stade français. La prestation à Lyon, il y a trois semaines, n’a pas été plus convaincante que celle livrée contre Clermont quinze jours plus tôt. Grand soleil annoncé sur Toulon ce samedi après-midi. Le ciel ne s’assombrira que si les rugbymen locaux ne parviennent pas à s’imposer face à leurs homologues venus de la région parisienne. Une rencontre capitale, donc, pour cette reprise tant attendue du championnat après un Tournoi des VI Nations ramené sur le sol français pour la deuxième fois consécutive.

  • Les Marseillaises au Havre pour un nouveau pas vers le maintien

    Les Marseillaises au Havre pour un nouveau pas vers le maintien

    Match plus que crucial à venir pour les Marseillaises, ce dimanche (15h). C’est un déplacement au Havre qu’attendent les joueuses de Corinne Diacre durant le week-end. Une rencontre clé pour la suite de la saison puisqu’un seul point sépare les deux équipes. Le vainqueur s’éloignera inexorablement de la zone rouge, peut-être pour de bon, dans ce sprint final d’Arkema Première Ligue.

    Surtout que l’OM a amélioré son jeu ces dernières semaines. Le match sur le terrain du Paris Saint-Germain n’a pas tourné en leur faveur (2-1), mais le pressing, les sorties de balles, l’alignement défensif sont tant de points positifs qu’il faut cultiver pour la fin de saison. « Je suis très fière des filles et déçue pour elles, car elles ne sont pas récompensées. Mais la marche se réduit », décrivait la coach olympienne, à l’issue de la rencontre.

    Les Havraises doivent aussi être heureuses d’affronter une formation plus à leur portée. Après OL Lyonnes (3-0 et 7-0) puis le Paris FC (4-0), faire face aux Marseillaises peut leur permettre de prendre au moins un point. Mais le jeu de l’OM est en pleine évolution et contre une équipe rivale en championnat, l’envie de succès est débordante. Une victoire approcherait les Phocéennes d’un maintien, mission prioritaire pour stabiliser et développer le club. 9 points d’avance serait une avancée considérable. Valider cet objectif passe donc par un voyage en Normandie.

    18e journée de Première Ligue

    Stade Océane (dimanche, 15h)

    Le Havre : Philippe – Boisard, Nankya, Baron, Kouache – Kassi, Enguehard – Rossi, Gavory, Roth – Mbakem-Niaro

    OM : Shore – Carro, Blanchard, Laplacette – Kbida, Bourgoin, Bamenga, Elisor – Cabezas, Perret, Bourdieu

  • Aubagne 1 (0)

    Aubagne 1 (0)

    Jouer une heure avec un milieu de terrain dans la cage, c’est ce qu’a vécu Aubagne, ce vendredi soir, face à Sochaux. Incontestablement le fait du match puisque le portier titulaire Jordan Gil s’est malheureusement blessé au genou droit à la demi-heure de jeu. Sans solution de remplacement sur le banc, Ousseynou Ndiaye a fait son apparition, gants sur les mains. Dans cette configuration inédite pour eux, le SCAAB s’est incliné face au FCSM sur le score de 4-1 et prolonge sa série de défaites pour la porter à 5.

    Dès l’entame de partie, Sochaux a maîtrisé le ballon et a apporté du danger avec de nombreux dédoublements. Les possessions locales étaient beaucoup plus courtes et Aubagne Air-Bel a tenté d’aller vite vers l’avant avec notamment Karim Chaban sur l’aile gauche. À la 20e minute, Boutoutaou a converti le bon début de rencontre des Sochaliens en marquant de la tête, suite à un excellent centre de Gomel. Ce n’est que quelques instants plus tard que Gil s’est blessé, sur un dégagement. Le match a été arrêté 8 minutes à cause de la torsion du gardien du SCAAB. Incapable de continuer, c’est donc un milieu de terrain qui a terminé dans le but, sans être sollicité jusqu’à la pause. Le rythme a largement baissé et le score est resté à 1-0.

    Aubagne concède deux fois en deux minutes

    La seconde période s’ouvre de la plus mauvaise des manières pour les Provençaux. L’arbitre central a accordé un penalty loin d’être évident pour une faute sur Kapit Djoco. Baghdadi l’a transformé pour réaliser le break. Nohim Chibani est venu réduire l’écart suite à un coup-franc parfaitement tiré. Sa tête croisée à tromper Alexandre Pierre. Les Lionceaux ont fini par enfoncer le clou avec deux buts marqués au gardien/milieu du SCAAB, un score lourd par rapport au scénario du match.

    26e journée de National

    Stade de Lattre-de-Tassigny

    Buts : Boutoutaou (20e), Baghdadi (50e, sp), Bayanginisa (83e), Sidibé (85e) pour Sochaux, Chibani (69e)

    Aubagne : Gil – Nehari, Chibani, Oudjani – El Kaddouri, M’Dahoma, Diaby, Daou – Chaban, Bentoumi, Mayilla

    Entraîneur : Gabriel Santos

    Sochaux : Pierre – Youssouf, Gomis, Peybernes, Vitelli – Masson, Mexique – Gomel, Baghdadi, Boutoutaou – Djoco

    Entraîneur : Vincent Hognon

  • Montpellier, en ballottage favorable

    Montpellier, en ballottage favorable

    De Clermont à Clermont. Le 1er novembre 2025, jour de la fête les morts, Montpellier plie à nouveau chez lui. Et enterre ses illusions. Tout au moins après neuf journées, deux défaites à domicile et un nul à Montauban, il fait fausse route. S’installe alors un climat délétère, où germent une crise de pouvoir venue de l’intérieur et un renversement possible du manager Joan Caudullo.

    Plus de quatre mois plus tard, à l’orée du dernier tiers du championnat, une aube nouvelle pointe à l’horizon. Celle de la renaissance de Montpellier, en lambeaux depuis le titre conquis en 2022.

    La métamorphose est spectaculaire. Sept victoires en neuf journées, quatre bonus offensifs, deux bonus défensifs à Pau et Toulon projettent le MHR à la troisième place du Top 14 avant son déplacement samedi 21 mars au stade Marcel-Michelin de Clermont du médiatique Héraultais Christophe Urios. Pour un choc au sommet entre deux clubs en plein renouveau. Et une même question pour l’un et l’autre : peuvent-ils arracher leur billet pour la phase finale dans un championnat très dense ?

    « On est très contents de s’installer aux six premières places. On est intraitables à domicile, où l’on réussit de belles performances en termes de contenu, et cela est très positif. Cela peut faire de belles choses en fin de saison. Vu d’où l’on vient, si on me donne la 6e place, je signe de suite. L’an passé, on n’a pas réussi à être parmi les huit premiers, être parmi les six ce serait donc très positif. Les joueurs, dont certains ont connu 2022 [année du titre, Ndlr] et 2024 [année du barrage pour le maintien], ont envie de vivre de belles choses. On a pour objectif d’être dans les six premiers, on a que cela en tête », éclairait le jeune entraîneur Joan Caudullo, intronisé à l’été 2024 et néophyte à ce poste.

    Reconquête d’une image brouillée après tant de dérives mercantiles, restauration d’une identité de jeu, remise en valeur d’un attachement au club : Caudullo, et ses adjoints estampillés MHR, fédèrent autour d’une ligne de conduite claire et y donnent du crédit à travers des résultats époustouflants après avoir essuyé les plâtres d’un apprentissage accéléré.

    « Avec mon jeune âge, l’an passé, j’ai voulu faire enchaîner les matchs à Billy Vunipola. Je me suis trompé. Il faut le mettre au repos de temps en temps. En mai et juin dernier, Billy était sur les rotules. Aujourd’hui, il a 20 ans », confesse le jeune manager, coupable d’avoir trop tiré sur la corde du 3e ligne centre anglais (33 ans). « On avait fini la saison à bout de souffle faute d’un effectif plus complet », abondait Didier Bès, en charge de la mêlée.

    « Il est costaud et les gens aiment jouer avec lui »

    L’ancien numéro 8 des Saracens et de l’Angleterre (75 sélections) aspire dans son sillage un paquet d’avant surpuissant, conquérant et dominateur dans tous les secteurs : mêlée, touche, rucks et défense. « Il est costaud et les gens aiment jouer avec lui », précise Caudullo. Grâce au travail méticuleux, et très vite reconnu de Geoffrey Doumayrou, Montpellier possède la défense la plus hermétique du Top 14 avec le Stade toulousain, champion et leader.

    Dans le chamboule-tout de l’hiver, Montpellier s’est peu à peu doté d’armes nouvelles. À savoir un jeu d’attaque, encore perfectible mais bénéfique avec sept bonus offensif, une alternance dans le jeu et une paire de demis autour du demi de mêlée écossais Ali Price et de l’ouvreur argentin Domingo Miotti, sur le point d’être prolongé. « cette charnière met en place ce que l’on a envie de mettre en place », savoure Caudullo.

    Après une première saison presque blanche, le Puma (10 sélections) s’est imposé tout à la fois comme un bon animateur et surtout comme un buteur fiable. Miotti (29 ans) semble mettre fin à la malédiction des numéros 10 depuis le départ de François Trinh-Duc, gamin du Pic Saint-Loup magnifié par le passage fondateur de Fabien Galthié (2010-14). Avec Harry Plummer, l’ouvreur néo-zélandais de Clermont, l’international argentin, arrivé d’Oyonnax en 2024, est le meilleur buteur du championnat. Le rendez-vous face à une équipe auvergnate, qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, promet d’être révélateur de l’état de forme et de l’ambition de Montpellier. Portés par un élan hivernal rédempteur, les partenaires du 3e ligne international Lenni Nouchi ne manquent pas d’obstacle sur la voie d’une qualification pour la phase finale. Ils ne comptent que huit points d’avance sur Toulon (7e) et Le Racing (8e). Et s’avancent vers un calendrier compliqué par cinq déplacements (Toulouse, Bordeaux, Castres, Lyon) pour seulement trois réceptions (Perpignan, Montauban et Pau).

    À défaut d’avoir fait le nécessaire à Montauban, en début de saison (22-22), le MHR est quasiment contraint d’obtenir un troisième succès à l’extérieur.

    Autres obstacles : la réintégration de Lenni Nouchi au terme d’un Tournoi frustrant et l’effet de contacts de Joan Caudullo avec Toulon. Garant d’un projet à moyen terme, le manager de Montpellier a été approché par le club varois pour succéder à Pierre Mignoni, promis à prendre du recul après son burn-out. L’avenir de Caudullo, a priori engagé à moyen terme, peut-il froisser la belle dynamique de Montpellier ?