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  • L’ex-patron d’Orange arrive aux manettes de l’OM

    L’ex-patron d’Orange arrive aux manettes de l’OM

    Ancien président-directeur général de France Télécom et d’Orange, président de GSM Association, directeur de cabinet du ministère de l’Économie et des Finances sous Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde, directeur adjoint de la Compagnie générale des Eaux, ex-numéro 4 du groupe Veolia et fondateur de la Compagnie générale d’immobilier et de services, devenue Nexity. Après toutes ces expériences, Stéphane Richard, 64 ans, se lance pour la première fois de sa grande et longue carrière dans une aventure sportive en devenant le 38e président de l’histoire de l’OM.

    « C’est la ville où j’ai grandi »

    Pourtant né à Caudéran, une ancienne commune girondine devenue un quartier de Bordeaux à partir de 1965, Stéphane Richard clame haut et fort son attachement pour la cité phocéenne, ville dans laquelle il a déménagé avec ses parents à l’âge de 10 ans. « C’est la ville où j’ai grandi et passé mon bac, avant de monter à Paris pour ma classe préparatoire », raconte le diplômé d’HEC Paris en 1983, puis de l’ENA en 1985. « Je me souviens des ricanements quand je disais que je venais de Marseille. J’ai gardé des liens très forts avec cette ville, j’ai eu une maison et la seule maison que je possède aujourd’hui est à Marseille, j’y ai beaucoup d’amis, c’est une ville que je connais intimement », poursuit-il, en martelant qu’il sait ce que représente l’OM dans cette ville. « Toute la ville pense et respire pour l’OM », insiste celui qui a été proche du club phocéen lorsqu’il était PDG d’Orange entre 2011 et 2022. Il a notamment ficelé un grand partenariat entre les deux institutions : l’entreprise de télécommunications est devenue sponsor principal sur les maillots de l’OM (entre 2017 et 2019) et a accroché son nom au stade Vélodrome. Depuis son départ d’Orange, il est resté proche de Marseille en étant nommé membre du conseil de surveillance du Grand Port maritime de Marseille.

    Proche du PDG de la CMA CGM Rodolphe Saadé, le Bordelais n’en présente pas moins un parcours marqué par une zone d’ombre. En juin 2025, la cour d’appel de Paris l’a condamné à six mois de prison avec sursis dans l’affaire de la sentence arbitrale controversée de 2008 entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais. Pour l’heure, il assure rechercher « l’apaisement », restera à obtenir, la saison prochaine, des performances.

    RÉACTIONS

    Benoit Payan Maire (DVG) de Marseille

    « Stéphane Richard est un homme qui porte Marseille dans son cœur et dans son histoire personnelle et professionnelle. Je me réjouis de le savoir aujourd’hui parmi nous pour assurer cette magnifique et exigeante mission, qui nécessitera toute son expérience, son savoir-faire au service de l’OM et des Marseillais. »

    Renaud Muselier Président (Ren.) de la Région Sud

    « Stéphane Richard est un très bon choix pour le club : un grand professionnel capable d’être un grand président. Il aime le sport, Marseille et l’OM ! Il a toutes les qualités pour réussir. Il peut compter, comme M. McCourt, sur mon soutien. »

    Laurent Lhardit Député (PS) des Bouches- du-Rhône

    « Mes très sincères félicitations à Stéphane Richard pour cette nomination. L’OM gagne un grand manager et je ne doute pas qu’il saura relever les défis pour notre club dans cette belle et si importante fonction. »

    Franck Kodjabachian Président du District de Provence de football

    « J’espère qu’il pourra apporter la stabilité dont a besoin l’OM. On a noué de bonnes collaborations avec eux. Ils ont compris que le football professionnel ne peut pas exister sans le football amateur sans le socle amateur. J’espère que ça perdurera. »

  • Stéphane Richard, nouveau président de l’OM

    Stéphane Richard, nouveau président de l’OM

    Il s’est présenté comme un Marseillaise de cœur. Stéphane Richard, ancien PDG d’Orange, a été nommé nouveau président de l’Olympique de Marseille, ce vendredi, par le propriétaire américain Frank McCourt. « Marseille a besoin d’un leader fort avec une forte expérience entrepreneuriale pour s’assurer que l’OM puisse être rentable et durable », souligne le milliardaire bostonien, qui voulait absolument un candidat qui connait bien la cité phocéenne afin d’apporter du calme et de la stabilité à ce club qu’il dirige depuis une décennie.

    « C’est un honneur et une grande émotion pour moi d’être là aujourd’hui », se réjouit Stéphane Richard, qui voit en l’OM la réunification de ses deux passions : Marseille et le football. «J’ai toujours gardé des liens forts avec cette ville. C’est une ville que je connais intimement. Je sais ce que représente l’OM. Toute la ville pense et respire pour l’OM. Pas seulement pour l’amour du foot, mais aussi pour l’institution en elle-même», poursuit l’ancien haut fonctionnaire de 64 ans, qui succède à Pablo Longoria, et plus précisément à Alban Juster, qui reste président intérimaire jusqu’au 2 juillet, date où Stéphane Richard entrera en fonction.

    D’ici là, l’OM bataillera en championnat pour la troisième place qualificative pour la Ligue des Champions. L’objectif sportif de la saison comme l’a rappelé Frank McCourt. « L’impact de Stéphane se ressentira davantage à partir de la saison prochaine », glisse l’homme d’affaire américain. Son nouveau protégé sera confronté à de nombreux défis, principalement économiques. le club phocéenne accuse en effet un déficit net dépassant les 100 millions d’euros. L’enjeu porte aussi sur les droits télévisuels, grande problématique du championnat français. Enfin, l’autre grand défi porte sur les relations avec les supporters où la nécessité d’un dialogue apaisé doit être réinventé. Un club à la croisée des chemins.

  • La Marseillaise des Femmes veut confirmer son succès au Prado

    La Marseillaise des Femmes veut confirmer son succès au Prado

    Après une édition record l’an dernier, avec plus de 10 000 participantes au départ, La Marseillaise des Femmes fera son grand retour le 10 mai sur les plages du Prado pour sa 16e édition. À un mois de l’événement, l’organisation reste toutefois prudente face à un calendrier peu favorable. « On est sur un pont de trois jours, on sait qu’on n’aura pas tout le monde. On vise toujours les 10 000 participantes, mais je ne sais pas si on va y arriver », confie Christine Rollais, présidente du Club des Marseillaises. Entre les vacances scolaires et la fête des mères, le week-end du 10 mai était pourtant le seul créneau viable pour organiser la course.

    Quatre nouveautés

    au programme

    Fidèle à son positionnement sport-santé, La Marseillaise des Femmes ne se place pas en concurrence directe avec d’autres rendez-vous plus compétitifs, comme Marseille-Cassis ou les 10 km de Marseille organisés par l’ASPTT. L’objectif reste avant tout de rassembler le plus grand nombre autour d’une pratique accessible. « C’est très important pour nous de rester sur cette distance, ça permet de réunir un maximum de personnes. C’est l’ADN même de La Marseillaise des Femmes », poursuit la présidente.

    Toujours en quête d’amélioration, l’événement a multiplié les initiatives ces derniers mois.

    La course s’est notamment engagée lors d’Octobre Rose en soutenant la Fondation pour la recherche médicale, avant de lancer l’opération « Résiste » en faveur d’Amnesty International en mars. « On a essayé de rassembler dans une ambiance chaleureuse et festive, pour faire du sport tout en soutenant des causes caritatives », souligne Christine Rollais.

    Parmi les nouveautés de cette 16e édition, un apéro « Frenchy » sera organisé au Parc Borély le vendredi 8 mai au soir. Une partie des bénéfices sera reversée à la Fondation pour la recherche médicale, dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein, ainsi qu’à Amnesty International pour la défense des droits des femmes.

    Enfin, un village santé viendra enrichir le village de la Marseillaise des Femmes, confirmant l’ambition de l’événement : allier sport, prévention et solidarité dans une atmosphère conviviale.

  • Provence Rugby souhaite se reprendre contre les Montois

    Provence Rugby souhaite se reprendre contre les Montois

    Raz-de-marée est devenu petite vague. Provence Rugby vit une année 2026 extrêmement inégale. Après cinq victoires consécutives entre janvier et février, les Aixois vivent un cauchemar depuis la Saint-Valentin. Le goût du succès, ils ne l’ont plus connu depuis près de deux mois et l’attente est interminable. Cinq défaites de rang, certaines d’un cheveu, mais d’autres beaucoup trop larges. Pas plus tard que la semaine dernière, les hommes de Philippe Saint-André en ont pris 50 sur la pelouse de Brive (53-13). Une prestation terne et des joueurs qui ont presque baissé les bras au fil de la rencontre. Même si l’équipe était remaniée, il a manqué de tout à Provence pour exister.

    Cinq victoires, cinq défaites et désormais cinq matches à jouer lors de la phase régulière, pour se hisser le plus haut possible au classement de cette Pro D2. Poser un garrot dès ce vendredi sur cette plaie serait une idée lumineuse de la part de Provence Rugby. Car les adversaires sentent l’odeur du sang. Valence-Romans a égalé le nombre de points des Aixois, Brive est revenu à deux longueurs, Oyonnax à quatre. L’objectif affiché par Rémi Ladauge, il y a une semaine, est désormais clair : conserver le top 4 pour jouer son quart de finale à domicile. Ce ne sera pas une mince affaire, à la vue de la forme des uns et des autres.

    Mont-de-Marsan sur un nuage

    Justement, la dynamique du prochain opposant des Provençaux est éblouissante. Mont-de-Marsan était encore il y a peu dans les tréfonds du classement. L’appel de la Nationale, la troisième division, était pressant, mais la fin d’hiver des Montois a été brillante. Les destins sont opposés par rapport à Aix-en-Provence. Les Jaunes et Noirs sont sur une série de quatre victoires et se sont donnés de l’air sur la zone rouge.

    Jouer trois fois à domicile fut à leur avantage et ils l’ont parfaitement exploité. Une victoire serait un exploit, car les locaux alignent leurs meilleurs éléments, après les avoir reposés à Brive. Une bataille sous la forme de première des cinq étapes du sprint final. Celle-ci, Provence serait bien inspiré de la remporter.

    26e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (19h30)

    Provence : Portela – Bouhedjeur, Bituniyata, Lucas, Cellio-Zwiler – Muntz, Coville – Jalagonia, Zinzen, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Yemsi, Pifeleti, Vernet

    Stade Montois : Broeiro – De Nardi, Dupont, Wakaya, Sayerse – Lcalau, Canut – Iashagashvili, Darquier, Robic – Eames, Tuivaiti – Alves, Begic, Goginava

  • L’OM en quête de rebond

    L’OM en quête de rebond

    Lorsque Stéphanie Frappart donnera le coup d’envoi d’OM – Metz, les Olympiens sauront ce que Frank McCourt réserve pour l’avenir. Le boss de Boston sera en tribune et attendra de ses joueurs qu’ils se montrent plus efficaces que face à Lille, lors de la dernière sortie au Vélodrome, comme face à Monaco, où ils se sont fait sonner les cloches par les joueurs de la Principauté.

    Ces deux matches ont été autant de défaites. Des résultats qui fragilisent la situation sportive d’un OM qui se doit d’être en Ligue des Champions en septembre prochain, afin d’éviter une perte sèche financière, dont les conséquences seraient dramatiques.

    Après la frustration monégasque, Habib Beye estime que « c’est une très bonne chose de rejouer très vite ». Et si, jusqu’à présent, il avait refusé de parler de confrontation capitale lorsque son OM était opposé à Lille, puis Monaco, cette fois, il ose le qualificatif. « Il est capital, car nous sortons de deux défaites. »

    Néanmoins, si c’est un FC Metz pratiquement sûr de retrouver la Ligue 2 qui se présente sur le chemin de ses hoplites, l’entraîneur marseillais reste prudent. « Ce ne sera pas simple », reconnaît-il. Ce qu’il souhaite plus que tout, « c’est que nous ayons une volonté de conquérants, en étant capables de valider notre domination territoriale afin de mettre la pression sur nos rivaux », insiste-t-il. Son équipe a été le principal perdant dans la course à la troisième place lors de la précédente journée. Cette fois, l’OM espère bien reprendre la main, alors que Lille et Monaco seront en déplacement.

    Habib Beye exige que ses attaquants soient plus réalistes qu’à Monaco. « Pour aller chercher la victoire, il nous faudra faire mal et marquer quand les opportunités sont là. » Pour lui, le résultat de dimanche dernier est injuste. « Nous méritions plus qu’un but en notre faveur ! »

    Pour marquer, l’OM aura besoin de ses canonniers. Le retour de Mason Greenwood est une bonne chose. L’Anglais a manqué sur la pelouse du Stade Louis II. Alors que Igor Paixão, qui termine la saison en boulet de canon, voit dans la venue de Metz « la première des six finales pour la Ligue des Champions qui nous attendent ».

    Le Brésilien avait été le bourreau des Messins au match aller. « J’espère que cela va encore me sourire, même si c’est avant tout de gagner qui compte », souligne-t-il. Sa confiance devra être contagieuse pour tirer l’OM vers le haut.

    REPÈRES

    Metz cherche ses milieux

    Au moment de se rendre au Vélodrome, le club mosellan fait face à une pénurie de joueurs au milieu de terrain. Benoît Tavenot, le coach lorrain indique que six joueurs sont forfaits ou incertains.

    L’adieu à Jacques Bailly

    Une figure du banc de touche olympien a tiré sa révérence. Jacques Bailly, le kiné des heures de gloire, a rejoint le paradis des footballeurs. Il a été le confident des JPP, Basilou et autres Magis Waddle. un acteur majeur des trophées dans les années 1990.

    29e journée

    Paris FC – Monaco . . . . . . 19h00

    OM – Metz . . . . . . . . . . . . . . . . 21h05

    Auxerre – Nantes . sam 19h00

    Rennes – Angers . . sam 21h00

    Toulouse – Lille . . . . . dim 17h15

    Nice – Le Havre . . . . . dim 17h17

    Lyon – Lorient . . . . . dim 20h45

    Brest – Strasbourg . . . . . . . 13 mai

    Lens – Paris SG . . . . . . . . . . 13 mai

    Frank McCourt… et Stéphane Richard ?

    Le big boss de l’OM a fait le voyage depuis Boston et sera présent vendredi au Vélodrome.

    Néanmoins, si Frank McCourt a effectué le déplacement à Marseille, ce n’est pas pour être un simple spectateur du duel opposant le quatrième à la lanterne rouge de la Ligue 1. Ce dernier va s’exprimer officiellement, à l’occasion d’une conférence de presse qui devrait lever le voile sur certaines décisions qu’il se prépare à prendre. L’OM est en difficulté sportive, n’ayant pas encore assuré sa place dans la prochaine Ligue des Champions. Côté finances, ces dernières sont dans le rouge vif. Seul Lyon est en plus mauvaise posture. Enfin, le club est actuellement présidé par Alban Juster, qui assure l’intérim depuis le départ de Pablo Longoria. Stéphane Richard, l’ex-PDG d’Orange pourrait prendre sa succession, selon nos confrères de la Provence. Et Medhi Benatia est également démissionnaire de son poste de directeur du football. Autant dire que les paroles de Frank McCourt sont attendues.

  • [Entretien exclusif] Bouna Sarr : « J’ai vécu les meilleurs moments de ma carrière à Marseille  »

    [Entretien exclusif] Bouna Sarr : « J’ai vécu les meilleurs moments de ma carrière à Marseille  »

    La Marseillaise : Vous vous apprêtez à faire votre grand retour au Vélodrome, six ans après avoir quitté l’OM. Comment vous sentez-vous actuellement avec le FC Metz et comment appréhendez-vous cette rencontre face aux Olympiens ?

    Bouna Sarr : D’un point de vue personnel, je me sens bien physiquement. Je suis content d’avoir réussi à reprendre des sensations après une longue période où je n’avais pas joué. Bien évidemment, j’aurais aimé et préféré avoir de meilleurs résultats et une meilleure position au classement avec Metz. Après, jouer contre un club comme Marseille, dans un stade comme le Vélodrome, ça reste un grand rendez-vous. Je suis très content de revenir, parce que c’est un club dans lequel j’ai évolué pendant cinq ans mine de rien. J’ai connu énormément de choses et j’ai de très bons souvenirs. Je suis très heureux de pouvoir revoir certains visages, de retrouver les supporters avec qui je pense que j’étais parti avec des très bons rapports. C’est un club que j’ai continué à suivre, que je porte dans mon cœur. Forcément, ce sera un match avec une saveur particulière. J’espère quand même qu’on repartira avec un beau résultat.

    Pourquoi avoir choisi de revenir en Ligue 1 avec votre club formateur ?

    B.S. : Je voulais revenir dans un environnement que je connais. J’ai toujours eu de très bons rapports avec le président (Bernard) Serin. Je pense que ça s’est fait naturellement et ça a facilité mon retour ici. Je pense que c’était la meilleure chose à faire pour moi et le meilleur choix que je pouvais faire à ce moment de ma carrière.

    Vous avez quitté le Bayern Munich il y a quelques mois. Que retenez-vous de ce passage dans
    le plus grand club allemand ?

    B.S. : Je n’ai pas connu l’aventure que je voulais connaître par rapport à mes pépins physiques. Là où c’est un peu dommage, c’est que jusqu’à ce que j’arrive là-bas, on a pu le voir sur mes années à Marseille, j’ai toujours eu cette capacité à répéter les matchs. Je n’ai pas spécialement eu de blessures ou été éloigné du terrain pendant de longues périodes. Maintenant, c’est la vie, c’est le football. On ne peut pas revenir en arrière. J’ai eu quand même une très belle expérience avec des très grands joueurs, des très grandes personnes, dans un club historique, une très grande institution. C’est une aventure unique.

    Qu’est-ce qui vous a le plus marqué en portant le maillot d’une institution comme
    le Bayern Munich ?

    B.S. : La rigueur et le professionnalisme. C’est une machine à gagner et qui ne va jamais se rassasier de victoire. Quand on voit leur façon de jouer, de fonctionner et de dominer, on sait très bien que c’est un club à part. Ça a été une très belle expérience pour moi à ce niveau-là, de créer de l’exigence et du professionnalisme dans ma carrière. C’est vraiment quelque chose qui m’a marqué et que je suis fier d’avoir connu.

    La pression est un sujet constant, que ce soit au Bayern ou à l’OM. On a beaucoup dit cette saison que tout le monde n’est pas fait pour jouer à Marseille. Vous êtes d’accord avec cela ?

    B.S. : Tout le monde ne peut supporter la pression de Marseille, c’est une certitude. Parce que la pression est plus grande dans ce club que dans beaucoup d’autres. C’est d’ailleurs ce qui m’a permis de grandir en tant que homme. J’ai eu des périodes où j’étais pas mal critiqué. Je sais qu’il y a pas mal de joueurs qui auraient baissé les bras, qui auraient été impactés par ça. Je ne peux pas dire non plus que j’étais indifférent. Mais à un moment donné, j’ai su passer au-dessus. Surtout en performant sur le terrain, malgré la pression et malgré les critiques.

    Avant d’évoluer à l’OM, vous occupiez un poste offensif.
    C’est Rudi Garcia qui vous repositionne comme latéral droit. Comment l’avez-vous vécu à cette époque ?

    B.S. : Je vous avouerais qu’au début, je n’étais pas enchanté. Mais j’ai voulu lui faire confiance. Et petit à petit, j’ai compris ce qu’il attendait de moi et j’ai pris du plaisir dans ce changement de poste. Après, un des arguments qui a réussi à me convaincre, c’est qu’il avait fait la même chose avec Alessandro Florenzi à l’AS Rome. Je me suis dit pourquoi pas. Aujourd’hui, je pense que quand on voit le football moderne, on se rend compte que les latéraux sont de plus en plus offensifs. Davantage comme des « contre-attaquants ». Il y a pas mal de latéraux aujourd’hui qui ont ce profil à pouvoir se projeter vers l’avant tout en assurant ce qui se passe dans leur dos et en répétant les efforts. Je pense qu’il a pu voir en moi ces qualités.

    Quel est l’entraîneur qui vous a le plus marqué à l’OM ?

    B.S. : (André) Villas-Boas. De par sa personnalité, de par la relation qu’on avait, de par cette confiance qu’il m’a donnée, que ce soit envers moi-même mais aussi au sein du groupe. Il m’a donné des responsabilités en me nommant troisième capitaine derrière des leaders comme (Steve) Mandanda et (Dimitri) Payet. C’est une personne qui a beaucoup fait pour moi pendant mes années à Marseille. Il est à l’origine, je pense, de mon départ au Bayern. Parce que sous ces ordres, j’ai réussi à être vraiment à l’aise et vraiment performant. C’est ça qui m’a permis de franchir un cap dans ma carrière.

    Les supporters olympiens retiennent particulièrement votre but contre le RB Leipzig, en quart de finale retour de la Ligue Europa 2018.

    B.S. : C’était magnifique. En termes de décibel, je ne pense pas qu’il y ait eu autant de bruit sur un but. Mais c’est aussi l’action qui fait ça. Il y a eu une double tentative de Morgan Sanson. Et j’arrive un peu de nulle part, là où on peut penser que l’action est finie. J’ai mis ce but qui est très important. Il a permis de nous redonner la confiance pour atteindre la qualification. Et qui nous a permis surtout d’y croire. Il y a même eu un film sur ce match. Je pense que ça veut dire que ce n’était pas n’importe quel match. Que ce soit le contexte, l’ambiance, les buts qu’on a pu mettre. C’était vraiment une soirée inoubliable.

    Vous avez eu la chance de jouer dans de nombreux grands stades européens durant votre carrière. Est-ce que le Vélodrome reste le plus impressionnant ?

    B.S. : J’ai connu vraiment des très très belles ambiances. Mais forcément, j’ai plus été marqué par celle du Vélodrome. Quand tu portes ce maillot, quand tu es porté par les supporters. Je n’ai pas connu d’autres stades qui m’ont donné ces sensations-là. En tout cas, autant. Clairement, j’ai vécu les meilleurs moments de ma carrière à Marseille.

    Vous disiez au début de l’entretien que vous gardez toujours un œil sur les performances de l’OM. Quel est votre regard sur leur saison ?

    B.S. : Je pense que c’est un peu dommage par rapport à leur parcours en Ligue des Champions, parce que forcément, chaque année, tu commences la saison déjà pour te qualifier. Mais quand, en plus de ça, tu y es, t’aspires à faire le meilleur parcours possible, parce que c’est un peu l’attente des supporters. Après, en championnat, ils sont largement en capacité d’assurer leur place en Ligue des Champions. S’ils y vont, on ne peut pas dire que c’est une saison ratée. C’est sûr que tu peux mieux faire, mais il n’y aura pas tout à jeter.

    Est-ce qu’un retour à l’OM serait un jour envisageable ?

    B.S. : Tout le monde connaît mon attachement à l’OM. C’est un club que je ne serais jamais en mesure de refuser.

  • Pierre Alain Coucourde, la jeunesse éternelle

    Pierre Alain Coucourde, la jeunesse éternelle

    Pierre-Alain Coucourde est un véritable phénomène et comme le bon vin il se bonifie avec l’âge.

    Sa passion pour le jeu provençal ne date pas d’hier. « J’avais 18 ans quand j’ai commencé à jouer en suivant les traces de mon grand-père. » Par la suite Albert Bellon, président de la Boule printanière d’Arles, le prend sous sa coupe et en 1980 cet Arlésien bon teint dispute son premier championnat de France à Béziers avec un quart de finale à la clé en compagnie d’Albert Bellon et Roger Laplanche.

    C’est le début d’une longue aventure et d’une histoire d’amour avec le Jeu Provençal.

    « J’ai commencé au poste de pointeur puis je suis passé au milieu avant de finir tireur depuis 8 ans maintenant. »

    Incroyable Coucourde qui prend du galon au fil des ans.

    « Le jeu provençal m’a procuré de grandes joies avec de belles victoires [Martigues, La Valette, finaliste du Provençal 2017, demi-finalistes du Midi Libre], j’ai disputé cinq championnats de France. Au-delà de la compétition c’est un vecteur social où l’on fait de belles rencontres. »

    Jeu Provençal et Kinésithérapie

    C’est aussi un peu un lien avec son métier de kinésithérapeute qu’il exerce depuis 51 ans.

    « Mon boulot a un point commun avec le Jeu Provençal, je le pratique avec la même passion. Pendant de longues années j’ai été au service du club de football d’Arles et Arles-Avignon qui a évolué en Première Division sous la houlette de Michel Estevan excellent pétanqueur. Il y a une similitude dans l’approche, dans les rapports humains D’ailleurs je continue d’exercer le lundi et le vendredi. C’est un gage de rester dans le coup, jeune (rire). »

    Justement lorsqu’on lui pose la question sur sa longévité dans tous les domaines Pierre-Alain répond instantanément. « Être toujours actif, faire du sport c’est la clé de la réussite. »

    Une réussite qu’il a connue lundi avec ses deux partenaires Antoine Ferrer et Joseph Bianco champion de France en 2012.

    « C’est la première année que je signe dans le club de Beauvoisin avec deux copains très expérimentés et talentueux. 180 équipes étaient au départ de la compétition. Il a fallu faire neuf parties pour atteindre la finale, je ne pensais pas y arriver, en plus la veille de mes 78 ans. C’ est un vrai bonheur. À nous trois nous comptabilisons plus de 220 ans. Vous vous rendez compte. »

    Une joie non dissimulée qu’il partage avec ses partenaires. L’avenir leur appartient.

  • [Pétanque] Pour l’heure seule une poignée

    [Pétanque] Pour l’heure seule une poignée

    Les clubs ont jusqu’au 10 mai pour effectuer leur rencontre, à un mois de cette date butoir seuls cinq qualifiés sont connus. Ce week-end La Boule Saintoise – voir ci-dessous – la Boule de Cassis vainqueur de B. Brets Barjaquets, 18 à 13 et la Boule Doria qui a largement dominé l’Entente Bouliste Tarasconnaise 16 à 5, ont rejoint les deux qui étaient déjà connus, à savoir le Cercle St-Barnabé et la Boule Communale de St-Chamas. Voilà pour l’heure la poignée de qualifiés…

    Dans les prévisions, sont programmées les rencontres : B.de Beauregard – Orgon face à B. Ovale Maussane le 10 avril 19h ; et la B. Beaudinard contre Velaux le 17 avril à 18h. Après avoir disputé leur primaire, les Amis de St-Julien se rendront à Jules-Lenoir La Ciotat le 17 avril à 18h.

    Leï Petouliers – La Boule Saintoise des Saintes Maries

    C’est en présence de Julien Amoruso du Crédit Mutuel, partenaire du groupe Leï Pétouliers que l’arbitre Christine Garguillo donne le coup d’envoi de cette rencontre. Ces visiteurs vont prendre un bel avantage au terme de la phase des individuels.

    Par la suite, lors des binômes, Castillo-Carrio entretiennent l’espoir. Largement dominés en entame (2-6) ils vont retourner la situation grâce à une frappe au but de Castillo qui permet aux locaux de revenir… Sur ce coup les visiteurs ne s’en remettent pas et malgré un remplacement ils ne parviendront pas à s’imposer…

    Après la pause repas ! Il est bon de mettre en avant l’accueil et la belle organisation du groupe marseillais, avec comme maître d’œuvre son président Robert Allilèche bien épaulé par de dévoués bénévoles.

    Avant le dernier acte, celui des triplettes, la donne est simple, les locaux ne doivent plus concéder de terrain pour obtenir la qualification… Ils vont échouer par deux fois et dès lors laisser cette équipe venue des Saintes-Maries poursuivre son chemin dans cette coupe de France….

    Leï Petouliers : Christiane Llovet – Alain De Felice – Patrick Carrio – Gregory Castillo Perez – Damien Digne – Lucas Pechekerian – Franck Risi – Yves Villani – Capitaine : Robert Allileche

    La Boule Saintoise Ste Marie : Nathalie Bonneau – Hervé Herbin Contamin – Nicolas Vidal – François Baud – JeanHenry Boulogne – Vincent Rouzaud – Anthony Ahmed – Gregory Bonneau – Capitaine : Laurence Saloff

    Fiche Technique

    Individuels

    Llovet – Bonneau 10 -13 // Risi – Rouzaud 6 -13 // Castillo – Boulogne 13 – 2 // Pechekerian – Herbin Contamin 7 – 13

    De Felice – Vidal 11 – 13 // Villani – Ayme 6 – 13

    Score : Leï Petouliers : 2 – Ste Marie 10

    Doublettes

    Llovet – Risi (puis Digne). – Bonneau – Herbin (puis Contanmin) 0 – 13

    Castillo / Carrio – Rouzaud / Baud (puis Boulogne) 13 à 6

    Pechekerian / De Felice – Vidal / Aymes 13 à 1

    Score : Leï Petouliers 8 – B. Saintoise 13

    Triplettes

    Llovet – De Felice – Pechekerian / Bonneau – Rouzaud – Contamin. 5 à 13

    Castillo – Carrio – Figne / Vidal – Baud – Ahmes 11 à 13

    Score final : Leï Petouliers 8 – B. Saintoise Ste Marie 23

  • [Jeu provençal] Le titre ne change que de mains !

    [Jeu provençal] Le titre ne change que de mains !

    Après la première journée programmée la veille, avec 156 triplettes réparties sur 4 sites, la compétition s’est poursuivie dimanche sur le boulodrome de Vitrolles.

    Il y avait donc ce dimanche matin à Vitrolles quarante formations qui avaient franchi le cap de la première journée.

    Avec Christiane Calenzo la déléguée et les arbitrages de Mmes Yasmine Manessour et Roselyne Etienne.

    On note qu’en fin de matinée après la défaite des tenants à savoir la Lombardi « Family » face à la triplette de la Boule Peyrollaise de Thomas Chazeau, Nabil Smati et Sophien Pattier sur le score de 13 à 7 le titre est vacant.

    Autre défaite de taille celle des Calanquais de la famille Brandello Serge et Dylan avec Pierre Guida battus à 10 par les Aixois de Stéphane Pagni.

    Ne passons pas sous silence la belle victoire des « Étoilés » septèmois sous les yeux du « Gourou » alias Nicolas Lavaly leur directeur technique. Les frères Guerrero Alain et Gérard associés à Herbin Sillou vont s’imposer face à d’autres Calanquais les « Franck » Canovas et Ferrari conduit par Jean-Luc Garcia 13 à 8… Ces ex-footeux qui ont toujours fait preuve de plus de dextérité avec un ballon dans les pieds que boules en mains…

    Les Amis de St Julien avec Christian Landi aux commandes épaulé de Yoann son fils et Tom Alleman s’imposent 13 à 10 face à la formation de La Fare Ste Rosalie, du capitaine Enzo Hueso accompagné de la famille Corbeil Florian et Nicolas…

    Autres vainqueurs de la 1ère de ce dimanche Pascal la formation de Plan-de-Cuques composée de Jean-Pierre Masia Francis Conte et Stéphane Girardet, ils ont battu Robert Garrau, Luc Fantini et Morad Amraoui de la Dorée de Port-de-Bouc.

    Parmi les victimes du. cadrage la formation du Cercle St Barnabé composée de Kamel Abdelghani, Jean-Louis Sainati et Christian Mannino. Eux qui avaient jusqu’alors fait forte impression vont s’incliner face aux futurs champions.

    St Martin et St Michel avec deux fers au feu…

    Ce lundi, avec toujours Christiane Calenzo dans le rôle de déléguée, avec à l’arbitrage Yasmine Manessour et Patrick Paul ils ne seront plus que 24 longuistes à venir chercher un titre de champion départemental…

    Après deux tours et un cadrage on retrouve les 8 derniers assaillants en route pour la conquête du titre de champion départemental, celui qui aura pour effet de conduire les titrés au France de la spécialité les 3, 4 et 5 juillet à Blaye-les-Mines (81). Ils seront, pour la circonstance, accompagnés par leurs dauphins.

    Par ailleurs, les demi-finalistes et le meilleur des défunts en quarts, auront une possibilité de rejoindre le Tarn en réalisant une belle performance au championnat régional qui se déroulera les 30 et 31 mai à Pierrefeu dans le Var.

    Dans cette « Der » décisive, la partie la plus intensive oppose les Aixois de Pagni aux Calanquais du président Puglièse. Les deux équipes vont se rendre coup pour coup à l’image de ces deux tirs au but dans un premier temps de Porreca, puis d’une réplique de Pagni avec dans les deux cas, 4 points dans les escarcelles. On note qu’avec la défaite de Bertran face à Nicolas Vincensini le cercle entre dans le dernier carré en position de force. Toutefois, Armitano et les siens vengent leurs partenaires de club et se hissent en finale. Dans le même temps, Masia et Pagni vont longtemps être roue dans roue, avant que les Aixois pas très heureux sur le coup soient obligés de prendre la route de Pierrefeu.

    C’est la déléguée Christiane Calenzo qui lance le but de la finale en présence du président du Comité Patrick Fara. Au terme d’une partie à deux vitesses, avec les joueurs du C. St Michel qui vont prendre le meilleur départ, avant de voir la formation de St Martin revenir timidement. Trop timidement même, au point de ne pouvoir empêcher Masia, Girardet et Conte de permettre au cercle St Michel de Plan-de-Cuques de garder un titre qui aura seulement changé de mains.

    Fiche technique

    Quarts de finale :

    1) Batista bat Porreca – Pugliese – Gallo ( B.des Calanques) à 12

    2) Armitano bat Massimelli – Ghilardi – Groubon (B. Modérée) à 8

    3) Vincensini bat Bertran – Muller – Decanis ( B. Com. St Martin de Crau).à 3

    4) Masia bat Salcioli – Pétrini – Aguero ( B. Bassin Minier Peypin) à 11

    Demi-finales

    1) Armitano bat N. Vincensini – S. Santiago – Gomez (C. St Michel PdC) à 2

    2) Masia bat Batista – Pagni – Szczotkowski ( B. Aixoise ) à 11

    Finale

    Masia – Conte – Girardet (C.St Michel PdC) battent Armitano – Disset – Massini (Com. St Martin de Crau) 13 à 6

    Evol.du Score :

    3-0 // 4-0 // 7-0 // 7-2 // 7-3 // 8-3 // 8-5 // 8-6 // 10-6 // 13-6

    Meilleurs Quarts de finale

    1) Prorreca – Massimelli 13 – 8

    2) Bertran – Salcioli 13 – 7

    Qualification pour le Régional

    Prorreca bat Bertran 13 – 9

  • À la découverte du rugby fauteuil à la Duranne

    À la découverte du rugby fauteuil à la Duranne

    L’association Aix’Tra Sports a proposé, le week-end dernier, une initiation au rugby fauteuil, dans le cadre de son pôle inclusion santé. L’activité s’est déroulée à la Duranne, sur le complexe sportif Henri-Michel. Une dizaine de participants ont pu tester ce sport en intérieur, inscrit au programme des Jeux paralympiques. Une discipline « dynamique, qui demande à la fois de la coordination, de la stratégie et un vrai esprit d’équipe », d’après Boris Bernard, directeur de l’association.

    Ouverture prochaine

    à différents sports

    Ce moment découverte allait au-delà du sportif, incitant à se mettre à la place de la personne handicapée, comme le rappelle Boris Bernard. « Cette séance avait surtout pour objectif de sensibiliser à l’inclusion. En se mettant en situation, les participants prennent conscience des adaptations possibles et changent leur regard sur le handicap. »

    Le directeur a souligné « l’ambiance conviviale et motivante » autour du rendez-vous, ainsi que « la bonne humeur » des participants. Cet événement en appelle d’autres puisque Aix’Tra Sports a annoncé, par la même occasion, la création d’un pôle handisport.

    En plus du rugby, le handball fauteuil, l’ultimate fauteuil, le basket fauteuil et le biathlon fauteuil seront proposés aux adhérents dès la saison prochaine. Le para-escalade pourrait être l’autre discipline intégrée à cette section, pour toucher un large panel de personnes.

    Pour plus d’informations, contactez l’association : contact@aixtrasports.com