Category: sports

  • [Coupe du monde] L’indécision est totale dans le groupe C

    [Coupe du monde] L’indécision est totale dans le groupe C

    Le groupe F est vraisemblablement le plus incertain à l’aube de cette dernière journée de la phase de poules. Si la Tunisie est d’ores et déjà éliminée, Pays-Bas, Japon et Suède vont se battre pour une place directe en seizièmes de finale. Les Néerlandais sont les mieux lotis puisqu’ils affrontent, dans la nuit de jeudi à vendredi (1h), des Tunisiens qui ont encaissé neuf buts en deux matches.

    Balayée par les Pays-Bas (1-5), la Suède est confrontée au même moment à une équipe japonaise joueuse et en ordre de marche dans la compétition. Les joueurs du sélectionneur Hajime Moriyasu ont montré de grandes qualités sur leurs deux premières sorties, allant même chercher le nul face aux Oranje (2-2). L’un des matches les plus emballants de ce début de Coupe du monde.

    Un hôte comme futur adversaire ?

    Quoi qu’il arrive, le défi sera énorme pour les équipes 2e et 3e de ce groupe F. Le deuxième affrontera forcément le vainqueur de la poule C, soit le Brésil ou le Maroc. Le cas de figure se présente également dans d’autres groupes et finir troisième ne serait pas forcément une mauvaise chose pour l’une de ses trois nations. Mexique, Canada et États-Unis sont des adversaires potentiels du 3e de la poule C. Cette dernière livre donc son verdict, le spectacle est garanti.

    Groupe C

    Pays-Bas (4 points)

    Japon (4 points)

    Suède (3 points)

    Tunisie (0 point)

    ET AUSSI

    Dernier rendez-vous pour les USA

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, le groupe D, celui des États-Unis, se conclut. Le pays hôte, déjà qualifié, affronte une équipe de Turquie (4h) qui a touché le fond sur ses deux premiers matches. Au même moment, le Paraguay et l’Australie vont tenter de se qualifier pour les 16e de finale de la compétition.

    Plus de souplesse pour l’Iran

    Les États-Unis mènent la vie dure à la sélection iranienne lors de ce Mondial. Obligés à rester sur le territoire américain juste pour leurs rencontres, les Iraniens voient leurs conditions s’améliorer. Ils pourront désormais arriver 48 heures avant le début des matches. Mais l’Iran sera toujours obligé de rentrer à son camp de base à Tijuana (Mexique) dès la fin de leurs rencontres.

    Neymar était apte

    La nuit dernière, le Brésil jouait contre l’Ecosse son dernier match de poules. L’information principale avant cette rencontre était que Neymar revenait dans le groupe et était disponible pour jouer. Le sélectionneur Carlo Ancelotti n’avait pas pu se passer de l’idole nationale pour cette Coupe du monde, bien que diminué et en manque de rythme ces derniers mois.

    Le PSG possède le plus de buteurs

    Cinq joueurs différents du PSG ont inscrit au moins un but depuis le début de la compétition. C’est le club le plus décisif depuis le match d’ouverture. Les Français Bradley Barcola et Ousmane Dembélé, le Sénégalais Ibrahim Mbaye et les Portugais Joao Neves et Nuno Mendes sont les joueurs concernés par cette statistique.

  • Le titre départemental à la Boule de Beaudinard

    Le titre départemental à la Boule de Beaudinard

    Après avoir épinglé la Boule d’Éguilles, chère à Danielle Caron, en demi-finales, l’équipe du président Daniel Julien s’est imposée en finale et au terme d’un long suspense, face à la Boule de l’Élysée. Tout s’est décidé au terme de la dernière mène.

    Les Frédéric Mille, Michel La Macchia, Christian Molina, Francis Garcia, Louis La Macchia, Martine Mansani, Alain Mariotti, Jean-Luc Cavallo, sont les artisans de ce succès.

  • Pourquoi pas Austerlitz après Waterloo !

    Pourquoi pas Austerlitz après Waterloo !

    Deux binômes des Bouches-du-Rhône seront ce week-end
    dans la cité impériale, qui accueille le championnat de France doublette mixte. Mélissa Marsille associée à Michel Hatchadourian et Mégane Cacciatore équipée de John Darrigo s’étaient illustrés il y a quelques semaines sur les terres du Bassin Minier. Devenant respectivement champions et vice-Champions du comité départemental des Bouches-du-Rhône. Un titre qui conduit les deux couples ce week-end vers l’Île de Beauté.

    On notera que le joueur de la boule Aixoise et la joueuse des Boulomanes Ciotadens ont traversé en une semaine l’hexagone dans sa diagonale. En effet, ils étaient tous les deux à Douai dans le cadre du France par trois ; ils se retrouveront ce week-end à Ajaccio où va se dérouler le « France » de la spécialité. Michel Hatchadourian qui retrouvera le sol insulaire, accompagné de Mélissa Marsille, une jeune fille pétrie de qualité, tant dans l’exercice de l’appoint que du tir. Elle a déjà un palmarès chez les jeunes hors du commun. On peut se souvenir qu’elle avait remporté le « feu » National féminin de Martigues et qu’entrer de plain-pied dans la cour des grands, elle a déjà réalisé des performances qui imposent le respect.

    Mégane Cacciatore qui a déjà bien parcouru le pays, dans le cadre de participations à des compétitions nationales, aura pour partenaire son président John Darrigo, un « longuiste »  qu’elle a su ramener sur le plus court, avec un résultat payant. Nous pouvons le constater. Les premiers abordent l’épreuve face à la formation de l’Aude de Maéva Cazeneuve. Quant aux seconds, ils vont devoir entrer en matière face à l’équipe du Haut-Rhin de Justine Tassera.

    Des Varois ambitieux

    Après le Waterloo de Douai, souhaitons à ces treizistes un Austerlitz dans la cité impériale. Mais ils auront fort à faire. La doublette fréjussienne de Nelly Peyré et Frédéric Bauer fait figure d’épouvantail et pourrait prolonger l’euphorie varoise, après les deux titres décrochés dans le Nord la semaine passée. Ils devront se méfier des tandems étoffés, à l’image des Lyonnais Mouna Beji et Baldwin Magny, finaliste malheureux du récent championnat de France triplette, ou des Mosellans Frédéric Machnik et Camille Max, lauréats de l’épreuve mixte en 2024.

    Parmi les autres formations de notre territoire, les Vauclusiens Virginie Castor et Brandon Cano, moins médiatisés, pourraient jouer les troubles-fêtes. Les canonniers varois, Clément Duvernay et Frédéric Cazes, respectivement associés à Océane Tamen et Delphine Meschiatti, auront également leur carte à jouer.

  • Henri Lacroix l’extraterrestre

    Henri Lacroix l’extraterrestre

    Le Varois a dominé partenaires et adversaires avec une maestria remarquable. Ce n’est pas offense pour ses équipiers de dire qu’il a contribué grandement à la conservation d’un titre de champion de France. Certes Laurent Matraglia et Ligan Doerr ont tenu leur place mais Lacroix a donné un récital aussi bien à l’appoint qu’au tir en jouant toutes les boules importantes avec une facilité déconcertante.

    Au-delà de son talent, il est aussi un fin stratège. Les adversaires même les plus huppés semblent perdre de leur superbe face-à-face à lui.

    En quart de finale, dans ce que l’on pouvait considérer comme la finale avant la lettre, Rocher, Rizzi, Robineau ont été punis et ont souvent hésité sur la stratégie à employer. Lacroix lui a bien défini une ligne de conduite avec la réussite escomptée.

    Dans ces nombreux titres (23) de champion de France celui-ci est long des plus abouti qualitativement.

    Il a reconnu lui-même après la finale remportée face à Fournier, Prud’homme et Baldwin après un ultime show.

    « Il y a 10 ans que je n’ai pas joué à ce niveau ». Il faudra attendre peut-être encore dix ans pour qu’ils remettent le couvert. Tout est possible avec lui. C’est son troisième doublé (2007/2008), 2017/2018).

    Laurent Matraglia que beaucoup ont découvert l’an dernier est un joueur complet, champion de jeu provençal avec des victoires prestigieuses pendant de longues années (champion de France, Le Provençal) il s’est consacré entièrement à la pétanque avec les succès que l’on connaît. Un véritable caméléon qui brille partout où il passe. Chapeau !

    Quant à Doerr il s’est révélé en gagnant La Marseillaise en 2022. Tireur pur, il a confirmé son talent et sa faculté à jouer avec les plus grands. Si Lacroix l’a pris sous sa coupe ce n’est pas innocent.

    Gregori, Cognard, Jimenez dans la cour des grands

    Il a fallu Henri Lacroix pour arrêter la course en avant de nos Marseillais.

    Sous les couleurs Corses Patrice Grégori, Marc Cognard, Jean Christophe Jimenez ont réalisé un parcours impressionnant. Tombeurs de Élie Winterstein, Adrien Delahaye et Mayron Baudino en 8e de finale, ils se sont payé le luxe de dominer Christophe Bacchin, Simon Cortes et Maison Durk en quart de finale. avant de tomber sur la triplette championne de France en demi-finale.

    C’est un nouveau pas de franchi pour ce trio redoutable qui a encore de belles batailles à livrer.

    La grosse déception est venue de l’équipe des Bouches-du-Rhône David Rivièra, Jérémy Fernandez et Michel Hatchadourian qui n’est pas parvenue à sortir des poules. Il est vrai que le premier combat perdu 12 à 13 face à Romain Fournié a été déterminant dans une poule relevée.

  • Dernière ligne droite pour les inscriptions au Mondial La Marseillaise

    Dernière ligne droite pour les inscriptions au Mondial La Marseillaise

    Le rythme ne faiblit pas. 3 607 équipes engagées mardi à 18h, 3 675 mercredi à midi… C’est 250 équipes de plus qu’en 2025 à même date. Alors que le bureau central ouvre ses portes ce jeudi à la salle des Rotatives au siège du journal La Marseillaise sur le cours d’Estienne-d’Orves, le record de participation, 4 784 équipes l’an dernier, commence à trembler.

    L’analyse des premiers 10 000 joueurs montre des signes encourageants avec plus de 40% des participants venus d’en dehors de la région Sud-Paca. Et certains de très loin puisqu’on compte cinq équipes ultramarines, venues de Guadeloupe, de Guyane et de La Réunion.

    26 pays étrangers

    à l’international, 26 pays sont d’ores et déjà représentés. Avec plus d’une centaine de joueurs, l’Allemagne qui a remporté GP Féminin Paprec en 2021, est de loin le pays le plus représenté et confirme son statut de nation montante de la pétanque après avoir été championne d’Europe 2025. Cette année sa sélection nationale juniors est inscrite sur le Trophée Crédit Mutuel des jeunes. Le continent américain, avec quatre équipes américaines et une mexicaine, l’Asie avec le Japon, et l’Afrique seront présents aussi. Un continent africain représenté par plusieurs triplettes venues d’Algérie qui n’avaient pas pu s’engager l’an passé sur fond de relations diplomatiques tendues, du Maroc, de Tunisie mais aussi du Togo, du Sénégal et de Madagascar évidemment.

    Beaucoup de joueurs malgaches expatriés sont engagés, dont l’un des vainqueurs 2025 (Yves Cédrick Rakotoarisoa) qui évolue désormais en France à Décines. Mais de dossard n°1, réservé aux tenants du titre, sera attribué à une des deux équipes de la sélection nationale dans laquelle évolueront Tiana et Lova qui l’avaient emporté avec lui l’an dernier.

    Elles feront partie des prétendants au titre avec une quarantaine d’équipes dont les teams Eldera Bonetto – Robineau – Rocher et Baudino – Delahaye – Riviera, ou celle du Marseillais Puccinelli associé à la pépite Dawson Herlemann (15 ans).

    Du côté du GP Féminin Paprec, plus de 160 triplettes sont inscrites. Elles sont 165 sur les trois concours du Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes. 32 équipes, enfin, sont attendues sur le Handi Mondial. Trois premières étapes qualificatives ont été organisées à Arles, Salon et Marseille (Boule Vallier). Elles ont réuni une cinquantaine de participants. La prochainea lieu à Septèmes, samedi, et la dernière à Borély, le 7 juillet. On devrait y retrouver deux équipes ukrainiennes issues du programme de réhabilitation des soldats blessés au front, pour lequel la Fédération ukrainienne a reçu la Boule d’or en 2025. Ils s’engagent cette fois dans le Handi après avoir organisé un tournoi qualificatif chez eux.

    À noter car ce tournoi est mixte, que Patrick Bosso, vainqueur 2024, y participera à nouveau en tant que valide, espérant se qualifier pour le tournoi final du 8 juillet. La finale sera retransmise sur France TV.

  • Decathlon – CMA CGM en route vers le Tour de France

    Decathlon – CMA CGM en route vers le Tour de France

    Plus que neuf jours avant l’un des plus grands événements sportifs planétaires. Le Tour de France est un incontournable de l’été, rendez-vous extrêmement populaire rythmant le mois de juillet des Français et des fans de bicyclette. Pour la première fois depuis 2019 et les exploits de Julian Alaphilippe et Thibaut Pinot, un Tricolore est attendu au sommet du classement général. Son nom : Paul Seixas. Son âge : 19 ans. Le jeune prodige de l’équipe Decathlon – CMA CGM a évolué de manière folle en l’espace de 12 mois, au point de devenir un candidat crédible au podium final.

    Vainqueur du Tour du Pays basque, de la Flèche wallonne et de la Faun-Ardèche Classic, il a également terminé deuxième de Liège-Bastogne-Liège et des Strade Bianche, derrière l’intouchable Tadej Pogacar. Un début d’année 2026 idéal, sans accroc par rapport au plan préparé par la formation mi-lilloise, mi-marseillaise. Jusqu’au Tour Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Criterium du Dauphiné). Lors de la 7e et avant-dernière étape, le jeune Français chute et se retrouve diminué. Il abandonne finalement le lendemain, à quelques heures de l’arrivée de cette édition 2026.

    Une sélection pas

    encore fixée

    Ce coup d’arrêt a permis au Lyonnais de relativiser et d’apprendre car il sait que cet incident est de sa faute. « Je le méritais parce que j’ai fait une connerie », avait-il lâché à l’issue de la 7e étape. Depuis, place au repos, à des séances sur home trainer, avant d’effectuer un dernier stage en altitude, aux Arcs (Savoie).

    Ce mardi, l’équipe Decathlon – CMA CGM a repoussé ses annonces liées au Tour de France. Une inquiétude pour Paul Seixas ? Non, puisque l’encadrement sportif a directement assuré qu’il serait présent lors du Grand départ, à Barcelone. Une conférence de presse prévue mercredi, en Savoie, a été annulée. Le jeune coureur et ses coéquipiers devaient parler aux journalistes avant de débuter la Grande Boucle.

    Ces incertitudes concernent donc la composition de l’équipe autour du Lyonnais. Certains des hommes prévus pour l’accompagner seraient malades, à commencer par Daan Hoole. Le Néerlandais, précieux élément sur le plat, a dû déclarer forfait pour le contre-la-monte du championnat des Pays-Bas.

    Si Nicolas Prodhomme, Aurélien Paret-Peintre et Stefan Bissegger semblent assurés de figurer dans l’équipe, quatre autres tickets sont encore à attribuer. Léo Bisiaux a notamment abattu un travail monstrueux durant l’automne pour mettre sur orbite Paul Seixas. Ensuite, Decathlon – CMA CGM devra choisir le all-in sur son meilleur talent ou s’il joue la carte du sprint. Olav Kooij est arrivé cet hiver chez les Français dans le but de participer au grand rendez-vous de l’été. Longtemps absent cette saison, il a débuté 2026 au mois de juin. Avec réussite, puisque le sprinteur de 24 ans a empoché trois victoires dans un laps de temps réduit. Si ses directeurs sportifs lui font confiance, Tiesj Benoot devrait aussi être de la partie. Le Belge est le poisson-pilote, dernier lanceur de Kooij.

    La sélection sera dévoilée en début de semaine. Il sera ensuite temps de préparer le voyage vers la Catalogne.

    Deux équipes ont dévoilé leur composition

    Les formations Visma – Lease a bike et Uno-X Mobility ont déjà révélé le nom des huit coureurs qui seront au départ du Tour de France. Visma aura pour leader Jonas Vingegaard et, même sans Wout Van Aert blessé, l’équipe a fière allure. Matteo Jorgenson, Sepp Kuss, Davide Piganzoli et le Français Bruno Armirail seront notamment de la partie.

    Formation 100% scandinave, Uno-X Mobility aligne des coureurs danois et norvégiens au départ à Barcelone. Tobias Halland Johannessen sera la carte classement général de l’équipe, Jonas Abrahamsen, Magnus Cort, Anthon Charmig et Soren Waerenskjold sont des candidats à une victoire d’étape.

  • Babacar Dondé, l’étoile montante venue du Sénégal

    Babacar Dondé, l’étoile montante venue du Sénégal

    Derrière sa discrétion naturelle se cache l’un des jeunes talents les plus prometteurs du département. Quart-de-finaliste du championnat des Bouches-du-Rhône en doublette avec Michel Adam, puis demi-finaliste en triplette aux côtés de Jean-Pierre Garibian et Michel Adam, Babacar Dondé (21 ans) commence à se faire un nom. Originaire du Sénégal, il vit à Marseille depuis près de deux ans grâce au soutien de Jean-Pierre Garibian, qui l’a pris sous son aile et l’accompagne dans son intégration, sur et en dehors des terrains.

    Une rencontre décisive

    « Je l’ai connu lors d’un voyage humanitaire au Sénégal lorsqu’il avait 15 ans », raconte le co-gérant d’une société immobilière marseillaise. « Nous avons joué ensemble là-bas et j’ai tout de suite remarqué ses qualités au tir. Quelques années plus tard, il m’a appelé pour me demander de l’aide afin de trouver du travail en France. »

    Avant de s’installer dans les Bouches-du-Rhône, Babacar Dondé avait vécu en Belgique, pays dont il possède également la nationalité. Une période compliquée selon Jean-Pierre Garibian qu’il surnomme affectueusement « papa ». « Il avait du mal à construire sa vie. Aujourd’hui, il commence à trouver son équilibre, et c’est essentiel pour lui. Il aspire à une situation stable, tant sur le plan professionnel que familial. »

    Très proche du jeune joueur, Garibian le conseille jusque dans ses choix sportifs et la composition de ses équipes. Il l’accompagnera logiquement dans sa première Marseillaise. Le tandem sera complété par son compatriote Fara N’Diaye, vice-champion du monde de tir de précision en 2001 et figure du circuit français depuis près de deux décennies.

  • Le parc Borély a entamé sa mue en temple de la pétanque

    Le parc Borély a entamé sa mue en temple de la pétanque

    Les géomètres sont passés vendredi, sous l’œil de Maryan Barthélémy, le directeur des événements de La Marseillaise, pour délimiter l’espace qui va accueillir les 2 000m² d’infrastructures à Borély. « Lundi, la société Colas a démarré la préparation du terrain qui sera recouvert d’un nouveau revêtement », explique Maurice Caumel, directeur technique du Mondial qui supervise l’avancée du chantier et s’assure de sa bonne tenue.

    À Borély, l’équipe mobilisée pour la mise en place, menée par Kader, s’est présentée dès 9 heures. « On a balayé tous les nids-de-poule, on les a recouverts d’enrobés à froid pour faire une surface homogène et propre », détaille le chef de chantier. « Ensuite, on a posé le gravier et, enfin, on a entouré et fermé la structure par des poutres en bois. »

    En cette période de canicule, les horaires des quatre agents sont aménagés et des bouteilles d’eau sont stockées afin de s’hydrater et supporter la chaleur.

    Objectif lundi

    C’est l’entreprise Colas qui a cette année été chargée d’assurer la confection du terrain du stade d’honneur. Fini la grosse dalle. Pour répondre aux demandes des champions souvent sollicités pour disputer les parties télévisées, le nouveau revêtement se rapproche de la surface des allées de Borély. « C’était un peu comme si on participait à Roland-Garros et que l’on faisait la finale à Wimbledon », nous avait confié l’un d’eux l’an passé. Le message a été entendu et l’organisation attend avec impatience l’avis des futurs joueurs.

    À partir de jeudi, la mise en place de « toutes les infrastructures du parc Borély, le restaurant, l’espace VIP et surtout la construction des tribunes du stade qui fera plus de 3 000 places » est soigneusement planifiée par Maurice Caumel. Objectif ? Que tout soit en place « lundi 29 juin, jour où l’équipe technique du Mondial doit débarquer pour la fin du montage des infrastructures, la sécurisation des espaces et la préparation des terrains ».

    L’accent est mis sur la prévention avec « plus de 80 agents de sécurité » sur l’ensemble des sites pour « un maximum de soin à prendre pour éviter tout problème qui pourrait se passer pendant le concours ».

    Avec un gros changement à gérer cette année. « La première partie du dimanche matin se jouera en deux sessions. Cela permettra d’éviter d’avoir 2 400 terrains à tracer ; 1 290 suffiront », rappelle Maurice Caumel. Si cela allège la surface de terrains à tracer puisqu’ils ne seront plus répartis que sur seize aires de jeu, la nouveauté inquiète. Forcément.

    Le concours se déroulera principalement au parc Borély, sur les hippodromes de Borély (13008) et de Pont-de-Vivaux (13010) mais aussi dans des clubs boulistes dont certains comme la Boule Phocéenne, ont été labellisés « Club Mondial ».

  • Jean-Michel Puccinelli : « La première victoire reste particulière »

    Jean-Michel Puccinelli : « La première victoire reste particulière »

    Parmi les grands seigneurs du poste de milieu, Jean-Michel Puccinelli a aisément sa place autour de la table ronde. Capable d’une redoutable efficacité, aussi bien à l’appoint qu’au tir, le triple vainqueur du Mondial La Marseillaise à pétanque n’a jamais cessé de fréquenter les allées du parc Borély, entre fascination et respect. Ces jeux si singuliers, si exigeants à apprivoiser, où même les plus grands finissent par y laisser des certitudes. Mais en Salonais d’origine et Marseillais de cœur, Puccinelli porte le Mondial dans le sang. Une histoire de famille, d’abord faite de tribunes et de parties observées enfant aux côtés de son père, avant de devenir l’un des visages majeurs de l’histoire moderne du concours. Aujourd’hui, il n’a plus rien à prouver sur ses terres.

    La Marseillaise : Comment jugez-vous votre début de saison ?

    Jean-Michel Puccinelli : Je me sens bien. Le championnat du Var était très relevé, avec de nombreuses belles équipes. J’ai réalisé de bonnes parties, mais cela n’a malheureusement pas suffi pour me qualifier. En revanche, j’ai remporté le National de Draguignan le mois dernier. Cette victoire m’a permis d’arriver en confiance et bien préparé pour cette nouvelle édition de La Marseillaise.

    Vous évoluez dans le Var depuis plusieurs saisons maintenant. Quel regard portez-vous sur ce département, devenu une référence de la pétanque ?

    J.-M.P. : C’est presque un championnat de France à lui seul. Le niveau est extrêmement élevé et, dès les phases finales, on ne rencontre pratiquement que de grandes équipes. Bien sûr, le tirage joue aussi un rôle important dans ce genre de compétition.

    Vous avez remporté à trois reprises le Mondial La Marseillaise. Que représente ce concours pour vous ?

    J.-M.P. : C’est le concours dont je rêvais depuis mon enfance. Je suivais mon père lorsqu’il y participait et, très tôt, je me suis fixé l’objectif de le gagner un jour. Mais le chemin a été long : j’ai perdu trois demi-finales puis une finale avant de décrocher enfin mon premier sacre en 2018. J’ai ensuite gagné en 2020 puis en 2021. On ne se lasse jamais de remporter La Marseillaise. C’est un concours unique, avec une atmosphère et une émotion incomparables.

    Comment avez-vous vu évoluer cette compétition au fil des années ?

    J.-M.P. : Je me souviens des éditions auxquelles j’assistais dans les années 1980 avec mon père. C’était déjà un très beau concours, mais il y avait moins de densité au niveau des équipes. À l’époque, une formation plus modeste pouvait encore créer la surprise. Aujourd’hui, avec le niveau général des participants, gagner La Marseillaise est devenu beaucoup plus difficile.

    Parmi vos trois victoires, laquelle vous a le plus marqué ?

    J.-M.P. : La première, sans hésiter. Toutes les victoires sont belles à La Marseillaise, mais la première avec Vigo (Dubois) et Tyson (Molinas) reste forcément particulière. C’était un moment exceptionnel. J’ai disputé de très belles parties au cours de ce parcours. J’ai également vécu quelque chose de spécial avec Benji (Renaud) et Ludo (Montoro). Il y avait une alchimie difficile à expliquer, mais elle était bien réelle.

    Justement, qu’est-ce qui faisait la force de votre équipe ?

    J.-M.P. : Tout semblait naturel. Chacun connaissait parfaitement son rôle et ce qu’il avait à faire. Nous avons formé un collectif très homogène pendant deux saisons et cela s’est ressenti dans les résultats. Nous avons remporté de grandes parties, notamment en quarts de finale. Nous restions concentrés sur notre jeu sans nous préoccuper du reste. Peut-être que certains adversaires nous craignaient après nous avoir vus évoluer dans les tours précédents, mais nous étions surtout très solides collectivement. Après, à La Marseillaise, le tirage reste un élément déterminant. Lorsqu’on arrive dans les derniers tours, il n’y a quasiment plus que des favoris.

    Vous allez participer à cette 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque aux côtés de Romain Fournié et Dawson Herlemann. Comment s’est montée cette triplette ?

    J.-M.P. : J’avais gagné à Ajaccio avec le petit Dawson en septembre dernier et, quelques mois plus tard, nous avons commencé à discuter d’un projet pour La Marseillaise. Il était partant. Il nous fallait ensuite un pointeur. Avec Romain, j’avais déjà réalisé un beau parcours auparavant jusqu’en quart-de-finale en 2014. Il possédait une expérience importante de cette compétition, notamment avec Benji. J’ai donc naturellement pensé à lui pour compléter l’équipe.

    Quel regard portez-vous sur le talent de Dawson Herlemann, déjà vainqueur de plusieurs Nationaux à seulement 15 ans ?

    J.-M.P. : Il a une adresse phénoménale pour son âge. Il a déjà fait de grosses parties contre de belles équipes de haut niveau. Il a tenu sa place. On dirait qu’il n’a pas de pression pour son âge. L’avenir lui appartient, à condition qu’il continue à travailler et à faire les bons choix. S’il poursuit sur cette voie, il ira loin.

    Peut-on le comparer à Dylan Rocher au même âge ?

    J.-M.P. : Je pense qu’il faut éviter les comparaisons. Dylan, c’est Dylan. Devenir champion du monde à 18 ans reste quelque chose d’exceptionnel. Je ne sais pas si quelqu’un reproduira un tel exploit un jour. Aujourd’hui, les jeunes sont plus mûrs qu’avant, mais le plus difficile reste toujours de confirmer sur la durée. Cela dit, certains sont très bien partis et pourraient, à terme, devenir des piliers de l’équipe de France.

    Quels sont les ingrédients pour réussir à La Marseillaise ?

    J.-M.P. : La récupération est essentielle. C’est un concours très éprouvant physiquement : on marche énormément et les journées sont longues. Il faut bien s’hydrater, se reposer entre les parties et avancer étape par étape sans se projeter trop loin. Sur le plan du jeu, je pense que le point est primordial à Marseille. Bien sûr, il faut aussi très bien tirer, surtout dans certaines conditions difficiles, mais à mes yeux, le point reste encore plus déterminant.

    Le fait d’avoir enfin remporté le concours vous a-t-il libéré mentalement ?

    J.-M.P. : Complètement. Après avoir perdu trois demi-finales et une finale, je me mettais beaucoup de pression dans les moments importants. Cela me faisait parfois déjouer. Gagner en 2018 m’a totalement libéré. Je comprends parfaitement la frustration de ceux qui courent après ce titre, car je l’ai vécue. Aujourd’hui, je joue beaucoup plus détendu. Dans les parties finales, j’arrive à jouer comme si j’étais dans mon jardin. C’est sans doute l’avantage de ceux qui ont déjà gagné : ils abordent l’événement avec davantage de sérénité.

    Quels sont désormais vos objectifs dans cette compétition ?

    J.-M.P. : J’aimerais encore en gagner quelques-unes. Mais mon principal objectif est simple : j’ai 48 ans et d’ici mes 50 ans, je voudrais ajouter au moins une nouvelle Marseillaise à mon palmarès. Si j’arrive à quatre titres avant cet âge-là, je serai déjà très heureux.

  • Le Portugal a bien réagi face à l’Ouzbékistan

    Le Portugal a bien réagi face à l’Ouzbékistan

    Avec un seul point d’encaissé lors du premier match la semaine passée face à la République démocratique du Congo, la Seleção devait absolument faire le plein contre l’Ouzbékistan, mardi, à Houston (aux états-Unis). Il n’aura fallu qu’attendre six petites minutes pour voir la star portugaise Cristiano Ronaldo ouvrir le score (1-0, 6’). Le latéral gauche parisien Nuno Mendes a doublé la mise quelques minutes avant la première pause fraîcheur de la partie (2-0, 17’). Puis, le quintuple lauréat du Ballon d’Or voulait absolument marquer le coup et a inscrit un doublé avant la mi-temps (3-0, 39’).

    Qualification presque assurée

    Un but contre-son-camp à l’heure de jeu (4-0, 60’) et une frappe imparable de Rafael Leão (5-0, 87’) en toute fin de match ont définitivement scellé le sort de l’Ouzbékistan. Grâce à ce premier succès au Mondial-2026, les hommes de Roberto Martinez reprennent provisoirement la tête du groupe K, avant le résultat de la Colombie, dans la nuit de mardi à mercredi, face à la République démocratique du Congo. De quoi quasiment assurer leur qualification pour les 16es de finale.

    1er : Portugal (4 points)

    2e : Colombie (3 points)

    3e : RD Congo (1 point)

    4e : Ouzbékistan (0 point)