Category: sports

  • Jeu provençal : après un an d’absence, le grand rendez-vous approche

    Jeu provençal : après un an d’absence, le grand rendez-vous approche

    Le mythique et plus que centenaire est de retour. Quel soulagement pour les aficionados du Jeu Provençal pour qui ce magnifique sport ne peut se concevoir sans l’épreuve reine.

    Le Provençal a écrit les plus belles histoires de la longue distance et a permis à des joueurs de rentrer dans la légende à l’image de feu André Massoni recordman de l’épreuve (7 victoires) et véritable icône de la discipline.

    Beaucoup de nouveautés pour cette 108e édition organisée par notre confrère La Provence avec comme co-organisateur Joël Cantona et sa société « Joël Cantona compagnie ».

    Un pied dans le monde Bouliste pour l’ex-football qu’il connaît sur le bout des doigts compte tenu de ses origines.

    La tradition voulait que l’épreuve débute quinze jours après le Mondial La Marseillaise et un dimanche. Changement de stratégie pour les organisateurs. Ils l’ont fixé fin août et le jeudi.

    Un risque calculé d’après Gérard Poncié, directeur de l’événement.

    « Le jeudi est un choix stratégique qui tient compte des autres épisodes organisés en parallèle de l’événement majeur. Certes on sacrifie les joueurs du dimanche (de moins en moins nombreux). Certains pestent sur la date qui les oblige à poser des jours de congé mais la problématique était identique lorsque les débats commençaient le dimanche. Les passionnés pourront se rattraper avec le petit Provençal aujourd’hui devenu incontournable. »

    Deuxième innovation, un trophée des légendes verra le jour avec comme chef de file Éric Cantona. Un coup de maître pour Gérard Poncié. Gageons que les fans auront des yeux de chimères pour l’idole de Manchester United.

    D’autres initiatives verront le jour pour une édition qui se veut moderne.

    À ce jour, pratiquement 300 équipes sont engagées. « Le contexte économique n’est pas favorable à l’opulence dans les inscriptions. Dépasser les 1 000 équipes est aujourd’hui une époque révolue (le record date de 1983 avec 1 849 triplettes). La donne a changé depuis quelques années, poursuit Gérard Poncié. Aujourd’hui nous pouvons baser nos objectifs entre 550 et 600 équipes. » C’est en bonne voie pour cette édition 2026 New Look.

    Infos pratiques

    Du 27 au 30 août.

    S’inscrire en ligne dans les clubs partenaires :

    Cercle Bouliste du Grand Pavois ; Cercle Bouliste des Calanques ; Cercle Saint-Michel ; Plan de Cuques

    Amicale Bouliste de Saint Tronc ; Cercle Boulistique de Saint Barnabé.

    Au Parc Borély les 24 et 25 août. Trophée des légendes les 28 et 29 août. 8 équipes emmenées par Éric Cantona.

    Petit Provençal les 28 et 29 août limité à 64 équipes.

  • [C’est l’été] Les Nocturnes d’Aix attirent les jeunes

    [C’est l’été] Les Nocturnes d’Aix attirent les jeunes

    Jusqu’au 21 août, les mercredis, jeudis et vendredis de chaque semaine, les Nocturnes d’Aix proposent de nombreuses activités sportives pour plus d’un millier d’enfants. En plus de la Ville, des associations comme Fête le mur, créée par Yannick Noah, sont coorganisatrices de l’événement.

    BMX, football, rugby, tennis, boxe, escalade font partie des sports initiés durant ces soirées.

    L’accès aux Nocturnes est prévu de 18h à 21h30 au stade Maurice-David, au gymnase Yvan-Gros et
    à la salle 300.

  • Nicolas Rouger est prêt pour reprendre la Route du Rhum

    Nicolas Rouger est prêt pour reprendre la Route du Rhum

    Demain, c’est loin ! Derrière cette phrase, se cache la renaissance d’un projet fou.

    Celui de Nicolas Rouger, qui rêve d’être le premier Marseillais à s’aligner sur le Vendée globe. Sa présence au départ de la Route du Rhum aurait dû, logiquement, lui permettre d’enchaîner sur le tour du Monde sans assistance ni escale. « Mais il y a eu la poisse qui s’est mêlée à tout ça et j’ai dû laisser tomber », se souvient-il.

    Après avoir réussi la traversée de l’Atlantique et ramené son bateau au pays, « dans des conditions compliquées », un naufrage a eu raison de ses chances d’être au départ des Sables d’Olonne. Certains auraient renoncé. Pas lui. « C’est une course dans le Mont Blanc, avec un pote gendarme de haute montagne qui a trouvé les bons mots, que j’ai compris qu’il fallait repartir ».

    Nicolas s’est mis en quête d’un nouveau bateau, avec l’envie intacte de se surpasser. Et de faire de sa traversée à venir un événement hors normes. « Je me devais de trouver des partenaires, pour boucler le budget. Le premier à dire oui me suit depuis quarante ans. D’autres amis m’ont poussé. »

    Convention académique

    Parmi ceux qui ont rendu possible ce retour sur l’océan, il y en a deux que l’on n’attendait pas sur un tel terrain. « Les membres du groupe IAM et le graphiste Hervé Di Rosa m’ont rejoint. Leur présence va rendre un peu rock’n’roll ma participation à la Route du Rhum », clame Nicolas Rouger.

    D’autant plus que sa voile sera le support d’une œuvre originale réalisée par Hervé Di Rosa. Et dont les partenaires qui rejoindront l’aventure récupéreront un morceau, lorsque le skipper sera allé au bout de son projet sportif. L’occasion de s’offrir une authentique œuvre d’art pour 20 000 euros.

    Un autre partenaire surprise s’est manifesté. « Le Recteur de l’Académie Aix-Marseille m’a proposé une convention ». À chaque escale marseillaise, son Demain c’est loin sera ouvert aux élèves pour leur faire découvrir l’univers marin. « C’est une fierté de pouvoir leur montrer les capacités qu’offre la mer en matière de formation. »

    D’ici là, Nicolas Rouger va poursuivre sa préparation pour la Route du Rhum. « C’est Michel Desjoyeaux qui m’accueille pour préparer le bateau. Pour moi, c’est un rêve de travailler avec un tel marin ». La traversée Saint-Malo – Guadeloupe va lancer une dynamique qui doit l’amener, enfin, dans les mers du Sud.

  • Ligue Europa, les tours préliminaires vont révéler les clubs barragistes

    Ligue Europa, les tours préliminaires vont révéler les clubs barragistes

    Ibéria, club géorgien, est le premier à sortir des tours préliminaires.

    Les joueurs de Tbilissi ont éliminé, en match retour avancé du 3e tour préliminaire, les Nord Irlandais de Larne. En barrage, ils affronteront le vainqueur du duel Bial’ystok -Rangers.

    Onze clubs, éliminés de la Ligue des Champions, ont déjà leur billet pour ces mêmes barrages. À savoir les Turcs de Trabzon, les Arméniens d’Ararat, les Tchèques de Plzen, les Serbes de l’Étoile Rouge, les Norvégiens de Lilleström, les Suédois de Mjällby, les Kazakhes d’Almaty, les Lituaniens de Kaunas, les Grecs de Heraklion et les Danois d’Aarhus.

    Une affiche des barrages est connue entre l’Étoile Rouge à Plzen. Les rencontres se joueront les 20 et 27 août.

    Pour ce qui est de la composition des quatre chapeaux du tirage du tour principal, Leverkusen (Allemagne), la Juventus et Milan (Italie), Alkmaar (Pays-Bas) et Olympmiakos (Grèce), sont dans le 1. L’OM devrait y être.

    3e tour préliminaire

    Larne (IRN) – Iberia (GEO) 0-0 – 1 – 2

    Lincoln (GIB) – Omonia Nicosie (CHY) 1 – 1

    KuPS (FIN) – Craiova (ROU) 1 – 1

    Shamrock (EIR) – Rrogozhinë (ALB) 3 – 1

    Poznan (POL) – Klaksvik (FER) 1 – 0

    Thun (SUI) – Viking Reykjavik (ISL) 3 – 0

    Hradec-Kràlové (RTC)-Besiktas (TUR) 0 – 1

    Bial’ystok (POL) – Rangers (ECO) 2 – 1

    PAOK (GRE) – Anderlecht (BEL) 0 – 1

    Salzbourg (AUT) – Paphos (CHY) 1 – 0

    Benfica (POR) – Heart (ECO) 6 – 1

    M. Tel Aviv (ISR) – CSKA Sofia (BUL) 0 – 3

    Ferencvàros (HON) – Zabrze (POL) 1 – 0

  • [Entretien] Ulisses Garcia : « Porter le maillot de l’OM, c’est une grande responsabilité »

    [Entretien] Ulisses Garcia : « Porter le maillot de l’OM, c’est une grande responsabilité »

    La Marseillaise : Comment vous sentez-vous aujourd’hui, après cette reprise et cette préparation ?

    Ulisses Garcia : Je suis content d’être de retour à Marseille, je me sens bien physiquement et mentalement. On a eu de bons matches. Le plus important, c’est de bien se préparer physiquement. On travaille très bien avec le coach et avec tout le monde.

    Vous avez déjà pu échanger
    avec Bruno Genesio sur la saison à venir. Que vous demande-t-il aujourd’hui
     ?

    U.G. : C’est difficile de se projeter. Ce que le coach attend de moi, c’est simplement que je me donne à 100% à l’entraînement et que je sois impliqué mentalement et physiquement à 100%. C’est ce qui compte en ce moment. Il a une méthode de travail assez tranquille. On travaille bien, tout le monde pousse et ça se passe bien avec lui.

    La saison passée, vous étiez prêté à Sassuolo. Quel bilan tirez-vous de cette expérience en Italie ?

    U.G. : Personnellement, j’ai très bien vécu mon prêt à Sassuolo. J’ai eu beaucoup de temps de jeu, j’ai fait de bons matches et c’était une belle expérience. En parallèle, c’était difficile de suivre Marseille avec les résultats et tout ce qui s’est passé. J’ai pu garder contact avec deux ou trois joueurs, mais ce n’était pas facile. L’équipe a toutefois réussi à se qualifier pour une compétition européenne. J’ai donc suivi tout ça de loin et j’ai aussi été touché par ce qui se passait avec mes potes.

    Quel regard portez-vous sur
    la Serie
     A ?

    U.G. : J’ai trouvé que c’était un très bon championnat, mais surtout un championnat très tactique. Il y a moins de transitions et le jeu est vraiment basé sur la tactique.

    Comment décrirez-vous votre style de jeu ?

    U.G. : Ce que j’aime, c’est être un latéral gauche dans une position offensive, dédoubler et pouvoir centrer. J’aime aussi lire le jeu et anticiper. Ce sont mes principales qualités.

    Arrivé en janvier 2024, vous êtes désormaisun des joueurs les plus anciens de l’effectif. Quel est votre avis sur le parcours de l’OM ?

    U.G. : C’est vrai que ça ne fait que deux ans que je suis à l’OM, mais j’ai déjà vu pas mal de choses. À l’OM, tout va un peu plus vite. C’est aussi difficile de pouvoir construire quelque chose avec autant de va-et-vient, mais c’est comme ça. On s’adapte et on essaye de donner le maximum. Pour l’instant, je prends beaucoup de plaisir à être ici à Marseille. C’est une très bonne expérience.

    Qu’est-ce qui est le plus difficile quand on porte le maillot de l’OM ?

    U.G. : Il y a une très grande pression. On sait ce que représente l’OM en France. C’est une grande pression, mais aussi un grand devoir et une grande responsabilité. Je pense que tous les joueurs aiment cette pression et veulent cette pression. Ce qui peut être difficile, ce sont les grandes attentes. Mais on est tous des joueurs qui veulent évoluer au plus haut niveau. Il faut donc relever les défis qu’il y a à l’OM.

    Quel est votre meilleur souvenir depuis votre arrivée à Marseille ?

    U.G. : C’est sûr que c’est le match à Lyon. La victoire, c’était un truc de fou ! À chaque fois que j’y pense, j’ai des frissons. On commence vraiment mal le match, avec beaucoup d’obstacles, mais on revient. Et quand je pense au dernier but de Johnny (Rowe), c’est vraiment un sentiment très, très fort. Je pense que toutes les personnes qui étaient là n’oublieront jamais ce qui s’est passé. Ce match restera vraiment une référence.

    Avec quels joueurs avez-vous le plus d’affinités ?

    U.G. : Je m’entends très bien avec Geoffrey Kondogbia, Amine Harit, Faris Moumbagna et Pierre-Emile Højbjerg. Mais je dirais que je m’entends bien avec tout le monde. C’est vrai qu’avec certains, on passe un peu plus de temps ensemble. Et là, j’ai aussi découvert Himad Abdelli, c’est une belle personne.

    Vous avez connu cinq entraîneurs différents à l’OM. Lequel vous
    a le plus marqué
     ?

    U.G. : Je pense que tous les coaches que j’ai eus m’ont laissé une bonne impression. J’ai notamment beaucoup apprécié Jean-Louis Gasset, sa façon d’être serein et calme. Mais vraiment, tous les coaches que j’ai eus à l’OM – Gattuso, De Zerbi, Gasset et aujourd’hui Genesio – je ne peux que dire du bien d’eux. Après, je ne sais pas toujours ce qui s’est passé, il y a eu des défis… C’est comme ça, c’est le football. Mais j’ai aimé travailler avec tous ces coaches.

    Vous parlez justement de « défis ». Il y en a un qui se présente à votre poste, avec la concurrence d’Emerson Palmieri et d’Alexis Koum. Comment l’abordez-vous ?

    U.G. : On est habitués, il y a de la concurrence partout. Avec Emerson, on est aussi de bons potes, donc c’est une concurrence saine. S’il joue, je suis content. C’est normal. Ça va bien.

    Vos deux parents sont nés
    au Cap-Vert, pays qui a fait sensation lors du Mondial.

    U.G. : Je suis vraiment impressionné par ce qu’ils ont fait, sur le terrain comme en dehors. Il y a eu une grande euphorie au pays par rapport à ce qu’ils ont réalisé. C’est quelque chose d’historique pour eux. Je suis vraiment fier de ce qu’ils ont fait.

    Le mercato bat aussi son plein. Votre agent a-t-il reçu
    des sollicitations
     ?

    U.G. : Mon agent est en contact avec des clubs. Il y a toujours des demandes et des questions. Mais pour l’instant, je me concentre vraiment sur cette préparation. On verra comment ça va se passer ensuite. On sait que c’est le mercato, c’est pareil pour tous les clubs. Il y a des départs, des arrivées. Comme je l’ai dit, nous, on est tous concentrés ici et maintenant : qu’est-ce qu’on peut faire pour l’OM ? Et on verra la suite.

    Que ressentez-vous quand vous voyez un Vélodrome en fusion ?

    U.G. : À Marseille, on est tous conscients de la chance qu’on a d’avoir un stade comme le Vélodrome et des supporters comme les nôtres. La seule chose que j’ai à dire, c’est qu’on est fiers de porter le maillot de l’OM. On sait ce que ça représente et quel prestige c’est. Tous les joueurs sont conscients de ce que signifie porter le maillot de l’OM, ça, c’est sûr.

    Comment fait-on pour gérer la pression ici ?

    U.G. : C’est vrai qu’il y a une certaine pression. Mais je pense que dans les autres clubs aussi, il y a une pression, simplement différente. Elle ne vient pas forcément des supporters, elle peut venir d’autres choses. Chacun doit pouvoir gérer sa pression et se concentrer pleinement sur son travail, sur le terrain. Tout ce qui est autour vient après. Je pense qu’il faut vraiment se concentrer sur ce qu’on peut faire sur le terrain.

    Est-ce qu’il faut justement réussir à créer sa propre bulle pour
    se détacher du football ?

    U.G. : Personnellement, ma façon de me détacher, c’est de passer du temps avec ma famille, avec mes enfants et avec ma femme. C’est ce qui me permet de penser à autre chose qu’au football. C’est vrai que Pierre-Emile (Højbjerg) a raison : après les matches, l’adrénaline est encore haute et on pense encore beaucoup au match. Pour moi, ma façon de me détacher, c’est ma femme et mes enfants. Créer cette bulle est très important pour l’équilibre d’un footballeur. Pour moi, c’est ce qui me permet de souffler.

  • Geronimo Rulli a signé avec Manchester City

    Geronimo Rulli a signé avec Manchester City

    Après deux saisons passés à l’OM, Geronimo Rulli change d’air. Le club olympien avait trouvé un accord avec Manchester City, le 6 août dernier. Il restait quelques détails à peaufiner, comme le passage de la visite médicale. C’est chose faite. L’OM va toucher 3,5 millions d’euros d’indemnité de transfert.

  • Lolassonn Djouhan verra la finale, Wilkes l’espère aussi

    Lolassonn Djouhan verra la finale, Wilkes l’espère aussi

    La France et même les Bouches-du-Rhône seront représentés lors de la finale du lancer du disque des championnats d’Europe d’athlétisme. Lolassonn Djouhan, 35 ans désormais, a réussi à s’extirper des qualifications ressemblant fortement à un bourbier.

    « Enfin ! » a dû se dire Lolassonn Djouhan après la qualification du lancer du disque. Le discobole licencié à Martigues avait buté à ce stade de la compétition lors des derniers événements internationaux et voulait briser cette malédiction. Peu en confort avec ces épreuves souvent disputées le matin, « trop tôt pour pouvoir réveiller le corps d’un lanceur », nous avait-il dit la semaine passée. Cette fois, il a également tremblé mais a assuré sa place en finale avec un dernier jet à 63m10 et la 2e place du groupe de qualifications A. Seul l’ancien champion du monde suédois Daniel Stahl est allé plus loin dans la matinée de mardi.

    « J’espérais que tout se passe bien et grâce à Dieu, ç’a été le cas. Il fallait être combatif jusqu’au bout et surtout je voudrais dire merci à ma coach et toute l’équipe autour de moi. C’est la première fois que j’arrive dans un concours serein, à tête reposé donc ça donne de belles choses », a-t-il témoigné au micro de France Télévisions. L’homme semblait apaisé, sur son petit nuage et a même eu l’opportunité de saluer son fils, Jules. Après son dernier lancer, il a serré les poings et levé les bras, satisfait d’enfin passer ce cap important. Tout est possible lors d’une finale, où il faut entrer dans le top 8 pour obtenir six essais.

    Pour cette édition 2026 des championnats d’Europe, la finale du lancer du disque se dispute non pas le lendemain, mais deux jours après les qualifications. Le natif de Montargis jouera les médailles, ce jeudi, à partir de 21h45. Ce sera seulement 16 minutes après le départ de la finale du 3 000 m steeple féminin. La jeune Vauclusienne Clara Entresangle, 21 ans, en sera, tout comme deux autres Françaises : la championne d’Europe en titre Alice Finot et Flavie Renouard.

    Wilkes, prochain provençal en piste

    Entresangle s’est fait peur lors du premier tour avec une chute en franchissant une rivière. Le rythme moyennement élevé lui a permis de recoller directement au groupe de tête et de terminer dans les 8 premières places (5e), synonyme de qualification.

    Ce mercredi, c’est un autre membre du Martigues Sport Athlétisme qui entre en piste. Thomas Wilkes débute directement en demi-finales, étant top 12 européen sur sa discipline de prédilection, le 110 m haies. Sa première aventure avec l’équipe de France élites, à tout juste 22 ans, se lancera à 20h55, heure française. Avant une potentielle finale à 22h47, clou de la 3e soirée du rendez-vous en terres anglaises.

  • Gianni Infantino toujours fragilisé à la tête de la FIFA

    Gianni Infantino toujours fragilisé à la tête de la FIFA

    Début de la fin ou simples secousses pour Gianni Infantino ? Depuis son idée, au mieux atypique, de vendre la Coupe du monde au plus offrant, le président de la FIFA subit la fronde de plusieurs fédérations continentales. L’UEFA (Europe), l’AFC (Asie) et la Concacaf (Amérique centrale et du Nord) ont publié une lettre ouverte, ce lundi matin, pour s’opposer au big boss du football mondial. Le boycott de la prochaine Coupe du monde est toujours sur la table et les trois confédérations se battent pour que l’homme de 56 ans retire sa candidature pour un nouveau mandat à la tête de l’entité. L’élection aura lieu en mars prochain et le Suisse est, à l’heure actuelle, le seul candidat.

    Ce pacte est d’autant plus inquiétant pour Infantino que ces trois fédérations pèsent lourd au niveau mondial. Même s’il y a quelques frondeurs (Qatar et Mexique en tête), UEFA, AFC et Concacaf rassemblent 136 fédés sur les 211 affiliées à la FIFA. Suffisant pour faire tomber le président, élu 10 ans en arrière, à la fin de l’hiver. Dans cette lettre conjointement publiée, les associations fustigent : « Il ne s’agit pas davantage de revenir sur l’élargissement des compétitions, l’attribution des Coupes du monde ou toute autre décision prise collectivement. Ces décisions doivent être maintenues. Il s’agit de quelque chose de bien plus fondamental : l’intégrité du football et l’intégrité de ceux qui ont été élus pour le diriger, appuient les présidents Ceferin, Montagliani et le cheikh Salman. La direction du football n’est pas une possession. Lorsque cette confiance est brisée par la tromperie, lorsqu’un individu se place au-dessus du collectif qui lui a confié son autorité, ce devoir a été abandonné ».

    Fragilisé, l’ancien secrétaire général de l’UEFA affiche toujours sa sérénité en public. Mais jusqu’à quand ?

  • [Entretien] Rémi Giuitta, président des BYers : « Nous avons perdu cette capacité à être un groupe de combattants »

    [Entretien] Rémi Giuitta, président des BYers : « Nous avons perdu cette capacité à être un groupe de combattants »

    La Marseillaise : Vous sortez d’une saison réussie sur le plan sportif, avec une deuxième place en championnat, même si l’aventure s’est arrêtée en demi-finale d’accession à l’Elite 2. Quel bilan tirez-vous de cette saison ?

    Rémi Giuitta : Je pense qu’on avait le talent, une équipe équilibrée et les moyens d’atteindre notre objectif, même si certaines blessures importantes, notamment celle de Sadio Doucouré, ont pesé sur notre équilibre. Mais au-delà de l’aspect individuel, ce qui nous a manqué, c’est surtout la dimension collective. En Nationale 1, le talent ne suffit pas : l’engagement, la cohésion, la solidarité et la dureté défensive sont des éléments déterminants. Nous avons parfois su retrouver ces valeurs, mais nous nous sommes aussi trop appuyés sur nos qualités individuelles au détriment de notre force collective. Cette combativité et cette envie de faire les efforts ensemble, font pourtant partie de l’identité du club. Par moments, nous avons perdu cette capacité à être un vrai groupe de « fighters ». Avec plus de constance dans cet état d’esprit, je pense qu’on aurait pu atteindre notre objectif.

    Votre aventure vers la montée
    a été stoppée par Mulhouse. C’était, selon vous, une marche encore trop haute à gravir
     ?

    R.G. : Sans manquer de respect à Mulhouse, qui reste une très belle équipe, la marche était haute en termes de valeur collective. En revanche, sur le papier, nous avions un effectif plus riche, avec davantage de profondeur et de qualités individuelles. Mais la différence ne s’est pas faite uniquement sur le talent. Elle s’est faite sur la cohésion, l’envie, la dureté et la force mentale. C’est justement dans ces domaines que Mulhouse a su se démarquer, en affichant une vraie identité collective. À mes yeux, c’est ce qui leur a permis d’être au-dessus de nous et de prendre l’ascendant sur d’autres équipes.

    La construction de cette nouvelle saison a pris un peu plus de temps que prévu. Quelles ont été les principales étapes avant de pouvoir véritablement lancer
    le projet sportif
     ?

    R.G. : La construction de la nouvelle saison s’inscrit dans un contexte particulier. Il a d’abord fallu attendre la mise en place de la nouvelle collectivité à Fos-sur-Mer afin de définir une nouvelle feuille de route et partager une vision commune autour du club. Cette période nous a permis de clarifier notre budget, nos ambitions et notre stratégie avec l’ensemble de nos partenaires publics et privés, tout en consolidant l’écosystème autour du club. Ce travail de fond explique aussi pourquoi la construction sportive a débuté plus tardivement. Après une fin de saison en play-offs, le temps était limité, et il était nécessaire de poser des bases solides avant d’écrire un nouveau chapitre sportif. Je connaissais bien sûr les rouages du club, puisque j’avais déjà occupé des fonctions très larges par le passé aux côtés de Jean-Pierre Barnès. Mais malgré cette connaissance de l’environnement, certaines choses demandent du temps à être maîtrisées. William Raffa et Guy Christophe, qui étaient déjà présents les saisons précédentes, avaient également un rôle important dans le fonctionnement quotidien du club. Il a donc fallu assurer une transition, prendre le relais progressivement et s’inscrire dans une continuité.

    Vous avez nommé Abgué Barakaou pour succéder à Emmanuel Schmitt sur le banc de votre équipe fanion. Qu’est-ce qui a motivé votre choix, alors que le technicien suisse a eu de bons résultats
    la saison passée
     ?

    R.G. :Manu (Schmitt) n’était plus sous contrat, il ne s’agit donc pas d’une séparation à proprement parler. Le seul joueur encore engagé était Mounir Bernaoui, dont le départ s’est fait à sa demande. L’ensemble de l’effectif était donc en fin de contrat. Après le constat dressé sur la saison, nous avons choisi de replacer « l’identité BYers » au cœur du projet avec Abgué, qui connaît parfaitement le club et incarne cette culture collective. Ce n’est pas une volonté de changer d’équipe chaque année, car la stabilité reste une valeur forte du club. Mais le contexte nous a amenés à insuffler une nouvelle dynamique, certains joueurs ayant aussi souhaité relever de nouveaux défis. Ce choix relève donc davantage d’une orientation stratégique liée aux exigences de la Nationale 1 que d’une remise en cause du travail de Manu, dont les qualités sportives et humaines ne sont pas en question. Finir deuxième et perdre en demi-finale des play-offs relève davantage de la déception que de l’échec.

    Et concernant les joueurs ?

    R.G. : Nous avons intégré trois jeunes au groupe professionnel élargi et recruté des joueurs expérimentés comme Mathis Keïta et Rajon Kelly, capables d’être de vrais relais pour Abgué. L’idée est de construire une équipe moderne, avec beaucoup de polyvalence, de création et une forte identité défensive. Des jeunes profils comme Maydden N’nah-Ndong, Jacques Eyoum ou Melvyn Da Silva viennent apporter du talent, de l’énergie et un potentiel de progression, tandis que Yannis Mendy, l’un des rares rescapés de la saison dernière, conservera son rôle de joueur de devoir et de collectif. L’objectif est clair : bâtir un groupe complémentaire, capable de retrouver la Pro B tout en faisant progresser chacun de ses éléments. Il nous reste encore quelques ajustements à finaliser pour compléter l’effectif.

    Vous avez bouclé votre première année comme président, après avoir été pendant près de vingt ans au poste d’entraîneur. Comment avez-vous vécu le fait d’être éloigné des parquets ?

    R.G. : C’était un choix de ma part de ne pas trop m’impliquer dans le sportif au départ, notamment en m’appuyant sur Manu, un entraîneur expérimenté, afin de me concentrer sur la situation financière et structurelle du club. Le chantier était plus important que prévu, avec de nombreux ajustements à mener après la descente de Pro A : organisation, fonctionnement interne et nouvelle dynamique à construire. Cette transition a donc demandé plus de temps et d’investissement sur les aspects extra-sportifs. Même si ce n’est pas mon rôle premier d’être uniquement dans la gestion administrative et financière, cette étape était nécessaire pour remettre le club sur de bonnes bases. Mon ambition reste d’impulser des projets, d’accompagner les équipes et de créer une dynamique collective, aussi bien sur le plan sportif qu’humain.

    Fos Provence Basket a toujours eu l’habitude de délocaliser certaines rencontres au Palais des Sports de Marseille. Cela ne s’est produit qu’à une seule reprise la saison passée. Est-ce que vous comptez poursuivre ce rendez-vous avec davantage de dates ?

    R.G. : L’objectif est de continuer à délocaliser certains matchs à Marseille. C’est une démarche engagée depuis une douzaine d’années, avec la volonté de faire rayonner le club au-delà de Fos et de renforcer notre statut de club de référence en Provence. Cette saison encore, le succès était au rendez-vous avec près de 3 500 spectateurs pour un match de Nationale 1, preuve qu’il existe une réelle attente autour des BYers. Nous poursuivrons donc dans cette direction, même si le nombre de délocalisations dépendra du calendrier, de l’attractivité des affiches et de la disponibilité du Palais des Sports. Notre volonté est intacte.

    Quels sont les objectifs fixés pour la saison à venir ?

    R.G. : L’accession à la Pro B reste l’objectif sportif principal. Mais elle doit s’inscrire dans un projet plus large, avec la volonté de continuer à développer nos valeurs club, nos actions sur le territoire et notre engagement autour du basket. La formation reste également un axe fort, avec de vrais progrès réalisés ces dernières années, notamment chez les plus jeunes.

  • Tadjidine Mmadi continue de gratter du temps de jeu

    Tadjidine Mmadi continue de gratter du temps de jeu

    Visage souriant, détendu dans son survêtement de l’OM, Tadjidine Mmadi est le joueur apparu en zone mixte à l’issue de la rencontre remportée, ce dimanche, face à l’Athletic Bilbao (3-1). Le jeune homme de 19 ans a réalisé une sortie de banc de belle facture face aux Basques, allant même assurer le succès des siens suite à un mouvement en solo. Un but bon pour la confiance – « franchement, c’est le même qu’en Coupe de France » [contre Bourg-en-Bresse, en décembre 2025, ndlr] -, surtout dans cette période incertaine pour n’importe quel joueur au club. Le mot-clé sorti à moult reprises par le gamin de Malpassé : « bosser ». Le travail et l’état d’esprit pourraient lui permettre d’engranger les minutes. « Les jeunes, on travaille beaucoup, on est là à l’entraînement. Après, le coach fera ses choix. Si on mérite, on va jouer, je pense. C’est à nous de tout donner. »

    Justement, l’ailier gauche brillant en Youth League la saison dernière, est entré en lieu et place d’Igor Paixao, face à Bilbao. Remuant et lui aussi buteur, le Brésilien aux dents blanches a montré l’exemple à son jeune coéquipier. « Oui, c’est un ailier comme moi. C’est quelqu’un qui a un gros potentiel. C’est quelqu’un qui est mature, qui a beaucoup de minutes en professionnel. À l’entraînement, il me donne des conseils. Maintenant, c’est à moi de les mettre en place », commente simplement le principal intéressé.

    Bruno Genesio a lui aussi fait un passage devant les journalistes, dimanche. Après une demi-douzaine de minutes à évoquer son équipe, le nouveau coach a également lâché un mot sur ces jeunes, qu’il voit au quotidien depuis son arrivée à la Commanderie. « Ils sont depuis le début de la préparation avec nous, ils travaillent bien. Forcément, ils ont des choses à améliorer, mais ils ont un bon esprit. Ça s’est vu ce soir parce que Tadj’ a marqué, il a été décisif. Keyliane aurait pu aussi scorer. Ce sont des garçons en apprentissage qui ont des qualités et qui doivent encore beaucoup travailler. Mais ça montre qu’on peut certainement compter sur certains d’entre eux au cours de cette saison », a décrit l’entraîneur.

    Être dans l’intensité

    du plus haut niveau

    Tadjidine Mmadi découvre encore le plus haut niveau et il s’est fixé un axe de progression pour les semaines et mois à venir : « La bascule entre la réserve et le monde professionnel, c’est surtout sur l’intensité. Il y a beaucoup plus d’intensité, ça va plus vite, c’est plus technique. Il faut être concentré constamment pendant les 90 minutes. Je pense que je dois bosser sur ça ». Retour au travail en ce début de semaine car une autre échéance arrive rapidement : l’Atletico Madrid (voir ci-contre). Quand on lui demande s’il va jouer contre cette grande équipe, l’attaquant répond : « Qui sait ? » En attendant vendredi, Tadj’ a marqué des points dans l’esprit de son coach. De quoi conserver sa décontraction et se pencher sur l’avenir avec sérénité.

    L’Atletico Madrid au menu de la fin de semaine

    Après l’Athletic, l’Atletico. Vendredi à 17h30, ce sont les joueurs de Diego Simeone qui débarquent au stade Vélodrome pour un match de gala. Une dernière échéance amicale à 7 jours de la reprise du championnat contre Strasbourg. « Je pense qu’on va encore affronter l’une des meilleures équipes européennes, avec un entraîneur qui est là-bas depuis très, très longtemps. Pour moi, il y a une dizaine de top coachs dans le monde et il en fait partie. Avec son équipe, ce sera encore une fois un bon test et une bonne manière de nous évaluer », décrivait Bruno Génésio, dimanche, après Bilbao.

    Un test grandeur nature avant un début de Ligue 1 XXL avec Strasbourg, Monaco, le Paris FC, Rennes et le PSG.