Category: sports

  • Le Brésil se qualifie au forceps face au Japon

    Le Brésil se qualifie au forceps face au Japon

    Ils aiment se faire peur ces Brésiliens. Malgré une nette domination, les pensionnaires de la Seleçao ont dû s’employer jusqu’au bout d’un interminable temps additionnel pour repartir victorieux de leur 16e de finale face au Japon (2-1). Les Japonais, capables de surprendre à n’importe quel moment, ont trouvé le chemin des filets en premier durant cette rencontre. Le milieu de terrain Kaishu Sano a ouvert le score à la demi-heure de jeu et a permis aux siens de prendre les devants en rentrant aux vestiaires (0-1, 29’). Toujours aussi entreprenants, avec une multitude d’occasions non concluantes, les protégés de Carlo Ancelotti ont fini par voir leurs efforts être récompensés grâce à une égalisation signée Casemiro (1-1, 56’). Alors que le Brésil continuait de pousser pour prendre l’avantage au tableau d’affichage, le scénario du match semblait se diriger vers les prolongations. Mais Gabriel Martinelli, idéalement positionné dans la surface de réparation, est venu mettre un terme aux espoirs des Japonais, encore en échec dans un match à élimination directe (2-1, 90+5’).

    Sur le chemin des Éléphants ou des Vikings ?

    Qualifiés pour les 8es de finale, les Brésiliens retrouveront le vainqueur du duel entre la Côte d’Ivoire et la Norvège, ce mardi (19h). Leur quête d’un sixième sacre inédit se poursuit, mais face à des tels potentiels adversaires, la moindre faute coûtera cher.

  • Quand les boulistes misent désormais sur leur physique

    Quand les boulistes misent désormais sur leur physique

    S’il n’a jamais été nécessaire d’avoir un physique d’athlète pour exceller à la pétanque, l’adage « un esprit sain dans un corps sain » prend aujourd’hui tout son sens. Alors que la préparation mentale s’est imposée comme un pilier de la performance, notamment au plus haut niveau, où les joueurs doivent apprendre à maîtriser les moments de forte pression, la condition physique est devenue un levier tout aussi déterminant. Endurance, stabilité, récupération ou encore prévention des blessures : autant de paramètres qui contribuent désormais à faire la différence sur les terrains.

    Cette évolution est particulièrement visible chez les membres du Collectif France, soumis à des exigences de plus en plus élevées. Pour conserver leur place parmi l’élite, certains ont profondément revu leur hygiène de vie. « J’ai dû perdre du poids. Je fais attention à mon alimentation, je fais plus de sport aussi, notamment du gainage pour être plus endurant, surtout quand on arrive dans les dernières parties d’une compétition, où on s’est rendu compte qu’on était moins performant », confiait Mickaël Bonetto à la Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP), l’an dernier.

    Une transformation qui a porté ses fruits. Sacré au Mondial La Marseillaise en 2023, l’Istréen a récemment conquis le titre de champion d’Europe en tête-à-tête. En parallèle de sa préparation sportive, au cours de laquelle il s’entraîne deux à trois fois par semaine, il a arrêté de fumer, renforcé son travail musculaire et adopté une alimentation plus rigoureuse. « Je pense que c’est une bonne chose pour la pétanque. Ça montre que l’on est un vrai sport comme les autres », estimait-il, convaincu que ces changements lui permettent d’être plus performant et plus régulier tout au long des compétitions. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les écoles de pétanque sensibilisent de plus en plus les apprentis boulistes à l’importance de l’hygiène de vie et de la préparation physique dans une logique de performance globale.

    Une endurance

    à toute épreuve

    Parmi les précurseurs, Dylan Rocher suit depuis plusieurs années un programme d’entraînement bien établi. « Mon hygiène de vie, déjà, c’est zéro alcool. De temps en temps, j’aime bien, avec les copains, boire un verre de vin ou un truc comme ça, mais jamais en compétition. Je fais gaffe à ce que je mange et je me pèse tous les lundis. J’ai aussi une salle de sport à la maison, avec un vélo elliptique et un rameur. J’essaie d’en faire deux fois par semaine », expliquait le quadruple vainqueur de La Marseillaise dans un entretien accordé à L’Équipe.

    Affûté, le joueur du Fréjus International Pétanque n’hésite pas non plus à taper régulièrement dans le ballon rond au sein d’un club drômois. « Je m’impose cette condition physique, ce cardio, parce qu’il me fait du bien physiquement et me permet de penser à autre chose que la pétanque, de m’évader. […] Si tu n’es pas bien, que tu as mal aux jambes, tu perds en précision, c’est clair et net. Mais la chance qu’on a dans ce sport, c’est qu’on peut rester au haut niveau pendant trente ou quarante ans », ajoutait le canonnier varois aux treize titres de champion du monde.

    Pour durer au plus haut niveau, il est donc difficile de faire l’impasse sur l’entretien physique. L’exemple le plus marquant reste celui de Christian Fazzino. Élu joueur du siècle par la Fédération internationale en 2000, le Bourbonnais continue d’écumer les terrains à 69 ans, avec une régularité toujours impressionnante. « Quand on est jeune, on a plus ou moins une bonne condition physique, mais quand on dépasse un certain âge, il faut s’entretenir », rappelle celui qui détient le record de participations aux championnats de France (94, ex æquo avec Michel Loy). Un conseil de vieux sage à prendre au pied de la lettre.

    Le bras de Baudino ne répond plus

    La dernière étape des Masters de pétanque a mis en lumière un phénomène rare au plus haut niveau : Mayron Baudino a récemment développé un tic gestuel qui l’a même empêché de jouer sa boule. En multipliant les mouvements de bras avant de lâcher sa boule – une habitude inexistante auparavant – le Martégal semble confronté à un véritable blocage mental. Certains joueurs parviennent à le transformer en atout, à l’image de Marc Cognard, dit « Fafou ». Mais dans tous les cas, ce type de mécanisme ne peut être apprivoisé qu’au prix d’un travail psychologique de fond.

  • Les Bleus passent aux choses sérieuses face à la Suède

    Les Bleus passent aux choses sérieuses face à la Suède

    Contrairement à plusieurs prétendants au titre mondial, comme l’Angleterre, le Portugal, l’Espagne ou encore l’Allemagne, les Bleus ont survolé leur phase de poules sans véritablement être inquiétés. Mais désormais, tout repart à zéro : la moindre contre-performance peut mettre fin à l’aventure des qualifiés. Pour une sélection qui vise une place en finale le 19 juillet au MetLife Stadium, où elle pourrait notamment croiser les Scandinaves, un tel scénario tiendrait du fiasco, au regard des attentes suscitées par ses premières sorties et de la puissance offensive affichée par les hommes de Didier Deschamps.

    Face à la Suède, adversaire largement à sa portée, l’équipe de France aborde son huitième de finale avec une solide dose de certitudes. « Vous avez la confiance, vous avez été capables de faire de très bonnes choses. Il faut se nourrir de cette confiance sans en avoir à l’excès parce que, plus on avance, plus on monte la montagne, et en face on aura de plus en plus de répondant. Pensons déjà aux Suédois, ça vient vite. Mais on a encore beaucoup de choses à aller chercher », a rappelé Didier Deschamps à ses joueurs samedi, dans une vidéo diffusée par la Fédération française de football. Avec quatre buts chacun, le capitaine Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé ont lancé leur tournoi tambour battant.

    Rééquilibrer le onze

    Le premier, fidèle à son terrain de jeu favori, tentera de maintenir le rythme infernal de Lionel Messi, déjà auteur de six réalisations et qui le devance de trois unités au classement des meilleurs buteurs en phase finale (19). Mais la star française a aussi montré une autre facette de son registre, plus tournée vers le collectif, avec deux passes décisives contre la Norvège, balayée 4-1 vendredi. Les Suédois, troisièmes du groupe F après un parcours en montagnes russes (large victoire 5-1 contre la Tunisie, lourde défaite 5-1 face aux Pays-Bas, nul 1-1 contre le Japon), mesurent l’ampleur du défi. « Nous avons beau être outsiders, nous croyons en nous. Il faudra être à notre meilleur niveau, avec une organisation défensive quasi parfaite, et savoir convertir les occasions que nous aurons », a estimé l’attaquant vedette suédois Viktor Gyökeres, référence offensive de sa sélection.

    Avec le schéma en 4-2-3-1 introduit en mars 2025 dans le sillage de l’émergence de Michael Olise, la défense française apparaît plus exposée et la question de l’équilibre collectif reste en suspens. Didier Deschamps ne semble toutefois pas prêt à renoncer à cette philosophie plus offensive, conscient de disposer d’un potentiel offensif hors-norme. Même si Dayot Upamecano s’est montré fébrile face à la Norvège, le retour de William Saliba permet au sélectionneur de reconstituer une charnière centrale parmi les plus solides du monde. Les latéraux, en revanche, inspirent encore davantage de prudence, notamment dans leur capacité à gérer les espaces dans leur dos en transition.

    Sur le papier, toutefois, l’ensemble demeure largement supérieur à celui des Suédois. Encore faut-il le confirmer sur le terrain, dans un format où les certitudes accumulées en phase de groupes ne pèsent plus bien lourd face à l’exigence du très haut niveau.

    ET AUSSI

    Un mort dans une fanzone en Californie

    Une fusillade survenue samedi soir à San Jose, en Californie, a fait un mort et un blessé grave dans un secteur utilisé ces derniers jours comme une fan zone pour les supporters de la Coupe du Monde 2026. L’attaque s’est produite sur San Pedro Square, un quartier animé de la baie de San Francisco regroupant bars et restaurants et servant ponctuellement de fan zone durant le tournoi. La police de San Jose a précisé qu’aucun match n’était en cours au moment des faits.

    Une victime a été déclarée morte sur place tandis qu’une seconde a été transportée à l’hôpital dans un état critique.

    Les autorités ont immédiatement ouvert une enquête pour homicide.

    Démission du président Saoudien

    La seule équipe à avoir battu l’Argentine au Qatar est cette fois passée au travers de la Coupe du monde 2026, et Yasser al-Misehal a décidé d’en assumer les conséquences en démissionnant de son poste de président de la fédération saoudienne de football. « L’échec de l’équipe nationale à se qualifier pour le prochain tour de la Coupe du monde est un résultat en deçà de toutes nos ambitions, et j’en assume l’entière responsabilité. Je présente mes excuses à tous ceux qui espéraient voir notre équipe dans une meilleure position », a écrit M. Misehal sur X.

    France-Argentine en finale ?

    À l’issue de la phase de groupes de la Coupe du monde, les dynamiques de certaines nations ont changé en vue de la victoire finale. Selon les prédictions d’Opta, la France est désormais favorite pour remporter le trophée avec en adversaire principal l’Argentine.

  • Aux États-Unis aussi, la passion pétanque existe

    Aux États-Unis aussi, la passion pétanque existe

    Ils viennent d’Atlanta, New York, Los Angeles et seront les représentants américains lors du 65e Mondial La Marseillaise. Au total, quatre triplettes traverseront l’Atlantique pour vivre pleinement l’événement au parc Borély. Immense pays de sport, les États-Unis développent également la pétanque depuis maintenant plusieurs années. La FPUSA, Federation of Petanque USA, est affiliée à la Fédération internationale et compte 56 clubs, d’après des chiffres datant de 2022. 2 100 membres sont répartis à travers les quelque 9 millions de km² du territoire américain. Le nombre de personnes pratiquant la pétanque est estimé à 30 000.

    Cette année, au Mondial, Damien Hureau fera notamment équipe avec un joueur américain, Mark Greenberg. Le Français, qui a plusieurs fois voyagé chez l’Oncle Sam, détaille le profil type du bouliste made in USA. « Tout comme Mark, ce sont vraiment des acharnés. Ce sont des gens qui s’entraînent toutes les semaines, qui font un maximum de compétitions malgré la grandeur du pays. C’est un sport de gens qui ont un petit peu de moyens, mais qui, par contre, sont acharnés de ce sport. Je ne vais pas dire qu’ils s’entraînent plus que nous, mais pas loin. »

    « Captivés et studieux »

    Côté tricolore, l’emblématique Dylan Rocher reste un habitué des États-Unis. Le multiple champion du monde participe souvent à l’US Open, à New York, avec pas moins de 7 victoires à son compteur. Une autre personnalité bien connue du jeu de boules se la joue formateur aux USA : Marco Foyot. Le sextuple gagnant de La Marseillaise explique : « Ils sont captivés et studieux. Ils n’ont pas forcément l’adresse innée des familles du Sud mais ils ont une rigueur incroyable. Je leur fais faire des ateliers de tir. » De quoi voir des Américains rivaliser avec les stars de la discipline ? Cela reste à confirmer.

  • Des carreaux dans le métro avec les champions Bonetto

    Des carreaux dans le métro avec les champions Bonetto

    Une partie de pétanque en plein cœur d’une station de métro. L’idée peut surprendre, mais c’est bien le défi relevé, lundi, par la Régie des transports métropolitains (RTM), qui a transformé le hall de la station Joliette en boulodrome éphémère le temps d’une animation placée sous le signe de la convivialité. Pour l’occasion, Mickaël Bonetto, récent champion d’Europe en tête-à-tête, et son épouse Marine Bonetto, double championne de France en doublette mixte à ses côtés, ont échangé quelques carreaux sous le regard des voyageurs.

    Intrigués, de nombreux usagers se sont arrêtés autour du tapis rouge installé pour l’événement afin d’admirer les deux champions à l’œuvre. « C’est très impressionnant de les voir d’aussi près », sourit Laetitia, passionnée de pétanque, venue avec ses trois enfants. Tous licenciés au club des Amis de Saint-Julien, les jeunes boulistes n’ont pas laissé passer l’occasion de défier le couple star lors d’une partie de pétanque indoor, une variante disputée avec des boules souples en plastique.

    Jeunes invités de marque

    Une parenthèse conviviale, certes, mais où l’esprit de compétition n’a jamais vraiment disparu. « Je vais faire un carreau », annonce Mickaël Bonetto avant de joindre le geste à la parole. Le champion istréen a prouvé que son adresse ne dépendait pas du métal de ses boules, se montrant tout aussi précis avec les sphères en plastique utilisées pour cette version indoor. Si les plus jeunes avaient des étoiles plein les yeux, plusieurs adolescents se sont également prêtés au jeu. Parmi eux, Farid et Ryan ont particulièrement tapé dans l’œil de Maryan Barthélémy, directeur des événements du groupe La Marseillaise. Séduit par leur enthousiasme et leur aisance, le nouveau patron du Mondial leur a offert une inscription pour participer au prestigieux tournoi, dimanche matin, au parc Borély. Une récompense inespérée pour les deux néophytes, qui ont peut-être vécu, dans les couloirs du métro marseillais, le début d’une belle aventure. « Je n’arrive pas à réaliser que je vais participer au plus grand concours de pétanque au monde », s’enthousiasme Farid, convaincu, avec son acolyte, d’avoir les moyens de franchir le premier tour.

    Fascinées par la précision de Marine Bonetto à l’appoint, deux jeunes filles se sont, elles aussi, illustrées sur le tapis rouge. « Je n’avais jamais joué à la pétanque », confie Myriam, pourtant étonnamment à l’aise dans ses premières tentatives. Au point de donner du fil à retordre à Mickaël Bonetto, véritable métronome au tir. Comme Farid et Ryan, les deux adolescentes ont été récompensées de leurs performances par une invitation à participer, vendredi matin, au Grand Prix féminin Paprec.

  • Une « réforme de façade » sur le sport professionnel

    Une « réforme de façade » sur le sport professionnel

    Présentée comme une refonte destinée à moderniser la gouvernance du sport professionnel français, cette réforme, adoptée au Sénat il y a un an, divise entre promesses de compétitivité accrue et critiques d’un modèle jugé à bout de souffle.

    Cette proposition de loi, portée par les sénateurs Laurent Lafon (Union centriste) et Michel Savin (LR), a été adoptée en première lecture lundi à l’Assemblée nationale avec 75 votes pour et 2 votes contre.

    Elle vise notamment à adapter l’organisation du sport professionnel en lui donnant les outils nécessaires pour gagner en compétitivité dans un environnement de plus en plus concurrentiel.

    Cette réforme entend également renforcer le rôle du ministère des Sports dans ses relations avec les Fédérations et les Ligues, et s’articule autour de quatre grands axes présentés, lundi matin, par la ministre Marina Ferrari : la lutte contre le piratage, la réaffirmation de l’architecture du modèle sportif français, le soutien au développement du sport professionnel féminin, ainsi que la réforme de la gouvernance du football professionnel.

    Sur le papier, le programme apparaît structuré et comporte plusieurs pistes jugées sérieuses à explorer. Mais pour Soumya Bourouaha, députée communiste de la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis et membre du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, le constat est bien plus réaliste. « Ce texte ne réforme rien de fondamental. Il y avait pourtant à faire, tant le modèle du sport professionnel est un échec », a-t-elle réagi.

    Chute de 80% en six ans

    Elle dénonce notamment une stratégie qu’elle qualifie de « locomotive », consistant, au sujet du football, à concentrer toujours davantage de ressources sur un seul club, le PSG. « Elle est inefficiente. Nous avons tout sacrifié : la solidarité entre les clubs, les liens entre le football professionnel et amateur, le sport féminin, les intérêts des supporters, au nom d’une prétendue compétitivité économique », ajoute Soumya Bourouaha.

    Pour quel résultat ? « Les inégalités ont explosé, l’aléa sportif a quasiment disparu, une partie des clubs professionnels est au bord de la faillite et les droits télévisuels sont revenus à leur niveau d’il y a trente ans. La théorie du ruissellement n’existe pas, le tout business n’a construit aucun business », affirme-t-elle. Des villes comme Auxerre, Sochaux ou Guingamp n’existent souvent plus qu’au rythme des fermetures d’usines ou des exploits de leurs clubs. L’élue francilienne revient également sur la crise profonde que traverse le football professionnel, malgré « l’apport d’oxygène » amené par le fonds CVC, en 2022. Selon elle, la baisse des droits télévisés et les conflits entre diffuseurs ont mis en lumière les limites du modèle économique actuel et les difficultés structurelles de gouvernance.

    Les droits audiovisuels, qui s’élevaient à 1,153 milliard d’euros en 2021, pourraient chuter à environ 205 millions d’euros en 2026, soit une baisse estimée de plus de 80% en six ans. Un effondrement qui, selon elle, illustre les fragilités d’un système arrivé à bout de souffle.

    Mais que contient réellement cette proposition de loi ? Un renforcement du contrôle exercé par les Fédérations sur les Ligues ? « Une mesure bienvenue, mais d’une portée limitée tant les Fédérations restent soumises aux mêmes logiques de marché », estime-t-elle. Un encadrement des droits télévisuels ? « Minimaliste et largement vidé de sa substance par de nombreuses exceptions. » Un renforcement des pouvoirs de la DNCG, le gendarme du football français ? « Souhaitable, mais fragilisé par le manque d’indépendance de cette instance. » Des engagements en faveur de la visibilité des compétitions sportives féminines ? « Nécessaires, mais insuffisants pour consolider durablement leur modèle économique », poursuit la députée communiste, en indiquant que ce texte « fait le choix de la répression ».

  • Une rentrée de l’OM qui s’annonce très chaude

    Une rentrée de l’OM qui s’annonce très chaude

    Plus le mois de juillet approche, plus les événements vont s’accélérer pour l’Olympique de Marseille. La seconde vitesse a été passée récemment avec le naming du stade, la DNCG, l’arrivée imminente de Stéphane Richard et un mercato qui est dans l’obligation de se décanter. Les prochains jours vont être décisifs pour le club ayant enfin annoncé sa date de reprise d’entraînement.

    Quelle destination pour Mason Greenwood ?

    Les dirigeants marseillais sont fermes à ce sujet, ce sera 55 millions d’euros ou rien pour l’Anglais. Ces derniers jours, Fenerbahce est arrivé avec une offre bien faible, à 30 millions. L’avocat du joueur formé à Manchester United continue de pousser pour trouver un point de chute à son client. Le principal intéressé, lui, espère toujours que l’Atletico Madrid revienne à la charge. Après Getafe, Greenwood se verrait bien rejoindre l’équipe de Diego Simeone. Outre les Madrilènes, l’attrait de l’AS Roma ne lui déplaît pas et la destination est plausible. Les Romains pourraient atteindre le montant demandé, même si eux aussi sont dans l’obligation de vendre, après avoir été sanctionnés par l’UEFA. Malgré tout, ce dossier pourrait être le premier à avoir une issue positive.

    Stéphane Richard arrive

    Alban Juster va quitter ses fonctions. Président intérimaire depuis le départ, cet hiver, de Pablo Longoria, Juster s’apprête désormais à laisser sa place. Cette semaine, le 2 juillet précisément, Stéphane Richard sera officiellement le nouveau président de l’Olympique de Marseille. L’ex-PDG d’Orange a déjà pris ses marques depuis l’annonce de sa nomination le 10 avril dernier. Un impératif, tant le club qu’il va diriger est instable.

    Apparu souvent dans les médias, il a également assisté à l’audience de l’OM au siège de la DNCG. Le 23 juin, un sursis a été donné aux Olympiens avant que, trois jours plus tard, un encadrement de la masse salariale soit prononcé. Pas d’interdiction de transferts, mais le communiqué de la LFP précisait que Marseille devra régler des indemnités de mutation. Par ailleurs, ce même 2 juillet, une conférence de presse sera donnée au CEPAC Vélodrome, à propos du nouveau naming du stade.

    En pré-saison, ce sera

    la Côte d’Ivoire

    Surprise pour la reprise. Le retour à l’entraînement se fera entre le 5 et le 7 juillet pour l’OM. Les Phocéens sont les derniers, en Ligue 1, à avoir annoncé leur redémarrage. Après quelques jours passés à la Commanderie, le club s’envolera pour l’Afrique. Un stage de pré-saison sera organisé en Côte d’Ivoire pour lancer les joueurs vers la saison 2026-2027. C’est la première fois que les Marseillais choisissent cette destination, leur base de supporters est notamment importante dans la patrie de Didier Drogba.

    Avec les décisions DNCG et le début de contrat de Stéphane Richard, il ne fait maintenant plus aucun doute que Bruno Genesio dirigera ce stage de pré-saison en Côte d’Ivoire. Il ne manque plus que l’officialisation.

    Cinq Olympiens encore à la Coupe du monde

    Cinq Marseillais avec 4 nations différentes disputeront les 16es de finale de la Coupe du monde. Facundo Medina et Geronimo Rulli se sont aisément qualifiés avec l’Argentine et affronteront le Petit Poucet cap-verdien. L’Algérie d’Amine Gouiri est aussi monté dans le train et jouera un match ouvert face à la Suisse.

    Quinten Timber aura le droit à l’un des grands chocs de ce deuxième tour. Les Pays-Bas seront opposés au Maroc, demi-finaliste 2022. Le perdant repartira à la maison. Timothy Weah et les États-Unis ont la possibilité de passer un tour supplémentaire avec cette rencontre face à la Bosnie-Herzégovine. Le 8e de finale pourrait être face au Sénégal ou à la Belgique.

  • Fabienne Berdoyes : « L’épreuve incontournable de l’été »

    Fabienne Berdoyes : « L’épreuve incontournable de l’été »

    La Marseillaise : Vous allez faire votre retour à La Marseillaise après trois ans d’absence. Comment abordez-vous
    cette saison ?

    Fabienne Berdoyes : J’ai repris la compétition il y a un peu moins de deux ans. Pendant un temps, j’avais mis la pétanque entre parenthèses : j’ai 56 ans et une fille de 13 ans, à laquelle j’ai consacré beaucoup de temps. Elle pratique elle aussi beaucoup de sport, ce qui a naturellement occupé une grande partie de mon quotidien. Ce retour à la compétition m’amène aussi à retrouver La Marseillaise, que je n’avais plus disputée depuis deux ou trois ans. Cette saison, nous avons été championnes de Vendée et j’ai participé au Championnat de France la semaine dernière. J’essaie donc de retrouver mon meilleur niveau. La Marseillaise reste pour moi l’épreuve incontournable de l’été. Quand on la remporte, tout le monde le sait. Sur le plan médiatique, c’est l’un des plus beaux tournois qui existent.

    À quel point est-il difficile
    de reprendre après une pause ?

    F.B. : Les gestes sont plus compliqués aujourd’hui, car j’ai subi entre-temps des opérations du poignet. Cela m’a forcément un peu handicapée. Je retrouve mon geste progressivement, petit à petit, même si cela reste difficile. Mais cela ne m’empêche pas de jouer correctement. Je dois simplement faire preuve de davantage de concentration dans ma manière de lancer les boules. J’y prête plus d’attention qu’auparavant. L’envie est toujours là : je suis compétitive et déterminée à gagner.

    Vous êtes la recordwoman
    du Grand Prix féminin avec
    six victoires. Laquelle a le plus compté pour vous ?

    F.B. : Elles se valent presque toutes, car elles ont été remportées sur une période de trois ans avec les mêmes partenaires. Nous avons enchaîné trois victoires consécutives, parfois à un an ou deux d’intervalle, mais toujours avec les mêmes joueuses. C’était quelque chose de fabuleux. Il y en a toutefois une qui me tient particulièrement à cœur : celle de 2012 avec Sylvette Innocenti. C’était notre première association et cette victoire avait une saveur particulière, car elle n’avait plus gagné La Marseillaise depuis dix ans. Rejouer ensemble et remporter le titre après une si longue attente a rendu ce moment très fort émotionnellement. C’était vraiment magique. Il n’y a pas d’autres mots pour décrire cela.

    Quelle est, selon vous, la recette pour performer au Mondial ?

    F.B. : Je ne sais pas s’il existe une recette particulière. Je pense surtout que Marseille me réussit bien. L’envie joue beaucoup, avant tout. J’ai remporté ces titres dans mes meilleures années, lorsque j’étais en pleine forme et bien entourée, ce qui aide forcément. Mais La Marseillaise reste une épreuve extrêmement difficile. Les conditions de jeu sont particulières, entre les allées, les passages de mobylettes ou de vélos, et la nécessité de rester concentré en permanence. Le mental y est essentiel. Sur beaucoup de parties, c’est lui qui nous a permis de nous en sortir.

    Vous êtes-vous toujours sentie
    à l’aise dans cette compétition ?

    F.B. : Moi, j’adore. J’aime beaucoup cette compétition féminine. Je ne maîtrise pas toujours tout ce qui se passe dans le circuit masculin, qui me paraît d’ailleurs assez complexe. À Marseille, il y a parfois des parties tendues, tout le monde le sait. Mais chez les féminines, j’apprécie particulièrement l’ambiance, plus conviviale, presque folklorique, qui rappelle la pétanque d’origine, plus libre. On retrouve un esprit de jeu comme à ses débuts, lorsque l’on jouait sans terrains délimités, avec simplement trois boules, dans une forme plus spontanée. Et c’est surtout à Marseille que l’on retrouve cette atmosphère, nulle part ailleurs. C’est aussi pour cela que j’aime autant cette compétition.

    Comment analysez-vous l’évolution de la pétanque féminine depuis votre première victoire en 2003 ?

    F.B. : La discipline a énormément évolué. Aujourd’hui, le niveau est beaucoup plus élevé. Au départ, la pétanque féminine était parfois moins considérée que celle des hommes, avec encore certains clichés. Mais les choses ont changé. Il y a eu un vrai travail d’accompagnement, avec des sélections et l’organisation de nombreuses compétitions importantes. La médiatisation a également joué un rôle essentiel. Des joueuses de très haut niveau ont émergé et se sont maintenues au sommet, comme Cindy Peyrot ou Angélique Colombet, qui ont toujours été au plus haut niveau. Elles ont bénéficié d’un encadrement solide et d’un suivi de qualité. Le niveau est donc clairement plus élevé aujourd’hui qu’à mes débuts.

    Mais ce constat s’applique notamment à la France et moins aux autres pays…

    F.B. : Avec Nancy Barzin, nous nous sommes fait connaître en participant à de nombreux nationaux en France, en nous déplaçant par nos propres moyens. Nous allions chercher les compétitions et c’est ainsi que nous nous sommes fait un nom. Par la suite, nous sommes devenues championnes du monde, ce qui a renforcé notre visibilité. Mais la Belgique ne nous a pas particulièrement accompagnées ni mises en avant à ce moment-là. Aujourd’hui encore, je pense que ce qui manque en Belgique, ce sont des moyens et une véritable structuration pour accompagner les talents. En France, les joueuses sont regroupées, encadrées, suivies dans des collectifs. En Belgique, cela reste plus dispersé. C’est, selon moi, ce qui freine encore leur progression.

    À quel point les mentalités ont évolué concernant les femmes dans la pétanque ?

    F.B. : À une époque, perdre contre une joueuse pouvait être mal vécu par certains hommes, car cela heurtait encore certaines représentations et stéréotypes. Aujourd’hui, cette perception a totalement évolué. Une bonne joueuse est considérée au même titre qu’un joueur, car elle est capable d’obtenir les mêmes résultats et de réaliser les mêmes gestes techniques. Cette évolution des mentalités a fait tomber beaucoup de barrières et a permis aux joueuses de progresser et de s’imposer plus facilement.

    Comment parvient-on à s’habituer aux terrains variés
    et compliqués du Mondial
     ?

    F.B. : C’est très difficile, mais aussi très intéressant. Lorsqu’on atteint un certain niveau, on s’adapte plus facilement à différents types de jeu. Je trouve que les terrains dans les carrés d’honneur, notamment ceux utilisés pour la télévision, sont plus cadrés et parfois aménagés pour le spectacle. Mais, à mes yeux, la pétanque est encore plus belle dans les allées, où le jeu devient réellement complexe. Dans les allées, il faut composer avec les irrégularités et les bordures, ce qui n’existe pas dans les carrés d’honneur. C’est ce qui rend l’adaptation difficile, mais aussi ce qui fait toute la richesse de la discipline. Au final, ces conditions peuvent totalement redistribuer les cartes. Les grandes équipes ne font pas toujours la différence, car les parties restent ouvertes. À l’inverse, des équipes moins expérimentées mais régulières peuvent poser énormément de problèmes. C’est ce qui rend ces parties particulièrement indécises et exigeantes. Et ça fait tout le charme de La Marseillaise.

  • L’ombre de Philippe Quintais planera sur le Mondial

    L’ombre de Philippe Quintais planera sur le Mondial

    Ce n’est pas la première fois que le Chartrais va manquer La Marseillaise. Son histoire avec le Mondial n’a pas toujours été une « love story ». Après avoir dompté l’épreuve en 1997 avec Robert et Farré, il avait pourtant marqué de son empreinte de géant cette Marseillaise avec quatre autres succès 2004, 2005, 2009 (Suchaud et Pecoul) puis 2024 (Suchaud et Jouffre).

    Une première pour Suchaud

    Pourtant, un jour après quelques déboires avec un public minoritairement hostile, il avait crié et juré qu’il ne reviendrait plus à Marseille. Mais le champion est revenu trois ans plus tard avec à la clé un quart de finale (2023), une victoire (2024) et une finale (2025). Le Mondial a définitivement séduit Philippe Quintais. Comment pourrait-il en être autrement lui qui est adulé par le public marseillais.

    Son attitude, sa classe, son aura en font un joueur unique et exceptionnel et son absence cette année est un coup dur pour les spectateurs et téléspectateurs et partenaires… En premier lieu, Philippe Suchaud, son alter-ego qui a fait soulever la foule en 2024 sur un incroyable carreau en finale qui jouera pour la première fois La Marseillaise sans son pote*.

    Philippe (Pecoul) ne peut être qu’admiratif d’un joueur avec qui il a gagné trois Mondial : « L’absence de Philippe ne peut être qu’un manque pour tout le monde. Sa réputation, son immense talent, sa gentillesse font déplacer les foules. J’ai joué avec d’autres La Marseillaise mais lui, c’est une autre planète », glisse le Vitrollais. « Il a cette intelligence de mener le jeu en fonction des qualités et défauts de ses partenaires et ce n’est pas donné à tout le monde ». Philippe Pécoul se souvient ainsi d’une partie contre « Kaket » Fayot, Bartoli et Passo. « Nous sommes 11 à 11. Le jeu est incontestablement de tirer mais lui décide de me faire pointer avec un devant de boule qui a condamné l’adversaire. La race des très grands. »

    Sa seule présence donne à un concours une autre dimension. Jean-Claude Jouffre a côtoyé le champion trois années consécutives avec un quart de finale, une victoire et une finale. « Je ne pouvais pas espérer mieux », explique ce denier. « Ce que j’ai vécu avec les deux Philippe est inimaginable. Non seulement ils sont très forts sur le terrain mais aussi en dehors ils ont cette gentillesse, cette force tranquille et ce don de te mettre à l’aise dans n’importe quelle situation. Quintais va beaucoup manquer dans cette Marseillaise. Il est incontournable et irremplaçable ».

    Le Roi Quintais porte bien son surnom et dans une discipline où le plus difficile est de durer, il est dans le livre des records. Comme un symbole ce week-end il était à Ajaccio pour le championnat de France doublette mixte avec sa fille. Une bouffée d’oxygène pour ce joueur hors-norme qui prouve malgré la maladie que la passion et le talent sont encore plus forts. À bientôt champion.

    * Suchaud et Jouffre devraient faire équipe avec Henri Lacroix ou Laurent Dumont

  • Un Carreau du cœur pour la Maison Dacor

    Un Carreau du cœur pour la Maison Dacor

    Cette association qui lutte depuis 2014 contre l’isolement des personnes en situation de handicap a ouvert en janvier 2025 la Maison Dacor, lieu d’accueil à Aubagne. Elle répartit ses initiatives en « trois types d’actions », comme nous l’explique Jean-Marc Elbhar, président de l’association : « à Aubagne, nous organisons des activités culturelles, sportives, bien-être, mais aussi de la vidéo et du montage ». Des activités « particulièrement appréciées » par le public. On peut également retrouver des « ateliers de comédie musicale » ayant pour objectif la préparation de « grands spectacles » dont le prochain est prévu pour en avril 2027. Enfin, tous les mois sont organisées des soirées « boom », avec notamment un DJ autiste présent pour l’occasion.

    Un impact attendu

    Cet espace recherche le lien entre ses membres et l’épanouissement de chacun. Une grande aide espérée dans ce but par le Mondial comme nous le révèle le président : « On a été extrêmement touché d’être invité. On va présenter notre spectacle, notre association, on s’est organisé pour avoir toujours du monde au parc. Évidemment, ça va nous donner de la visibilité, de la lisibilité, c’est pour nous quelque chose qui tombe du ciel ». Ce dernier compte bien saisir la chance de profiter de la médiatisation du concours.

    « Réseaux sociaux, conférence de presse, dossier de presse » sont mobilisés pour les événements, et particulièrement dirigés vers les entreprises et les centres sociaux, représentant plus de 30% du public aux spectacles. « Toujours à la recherche d’une tête d’affiche », Jean-Marc Elbhar avait réussi à toucher Jean-Jacques Goldman qui aurait parrainé il y a quatre ans la ligne « Regarde-moi » et accordé la diffusion de sa célèbre musique « Envole-moi ». Le président de la Maison Dacor s’attriste tout de même de la difficulté de toucher des « personnalités » avec parfois un manque de « réseau » face aux producteurs ou agents des célébrités. En attente d’un retour d’Arthus qui aurait été touché par l’association et la proximité de ses idées avec son film, l’espoir est de mise pour rencontrer de potentielles icônes au sein de La Marseillaise.