Category: sports

  • La Dream Team intouchable

    La Dream Team intouchable

    Les grands joueurs ne meurent jamais. Ils sont toujours présents dans les moments décisifs. Laurent Matraglia, Henri Lacroix et Philippe Suchaud en sont l’exemple parfait. À l’agonie dans cette compétition de longue haleine il y a quelques semaines, ils ont mis les pendules à l’heure en deux coups de cuillère à pot, ou plutôt en deux étapes. C’est la race des très grands. Les voilà maintenant en ballottage favorable pour se glisser dans le finale tour à Île Rousse les 6 et 7 septembre avec une troisième place.

    Pour parvenir à ce résultat plus que positif ils ont débuté en mode diesel avec une défaite face à Doerr avant de mettre le turbo et s’imposer successivement contre l’Allemagne, Bonetto au Barrage, Rocher en demi-finale puis Doerr dans une finale à sens unique.

    Les trois hommes sont montés en régimes pour finir sur les chapeaux de roues et devenir intouchables. Suchaud a retrouvé son bras, Lacroix lui n’a pas d’égal et Matraglia excelle à l’appoint.

    Du coup Ligan Doerr, Baldwin Magny et Sébastien Rousseau n’ont pu contrarier une équipe qui a survolé les débats en finale.

    À ce jour, seule l’équipe des Étoiles du Sud est assurée de participer au final tour. Les autres places seront attribuées lors de l’ultime étape qui s’annonce très chaude à Nevers les 26 et 27 août.

    Résultats

    Poule A

    Doerr – Dream Team 13-10

    Allemagne – Bonetto 10-13

    Doerr – Bonetto 13-8

    Allemagne – Dream Team 7-13

    Barrage : Bonetto – Dream Team 2-13

    Qualifiés : Doerr, Dream Team

    Poule B

    Locale – Rocher 1-13

    Zigler – Étoiles du Sud 8-13

    Rocher – Étoiles du Sud 13-7

    Zigler – locale 13-1

    Barrage : Zigler – Étoiles du Sud 3-13

    Qualifiés : Rocher, Étoiles du Sud

    Demi-finales

    Dream Team – Rocher 13-3

    Doerr – Étoiles du Sud 13-11

    Finale

    Dream Team – Doerr 13 à 4

    Classement Général

    1 – Étoiles du Sud……………………………….46 points

    2 – Bonetto……………………………………………39 points

    3 – Dream Team…………………………………36 points

    4 – Rocher……………………………………………..36 points

    5 – Ziegler………………………………………………34 points

    6 – Doerr………………………………………………..29 points

    7 – Allemagne……………………………………..06 points

  • Romane Moulai ambitieuse aux Jeux méditerranéens

    Romane Moulai ambitieuse aux Jeux méditerranéens

    Tarente va accueillir les XXe Jeux méditerranéens, du 21 août au 3 septembre.

    Parmi les 26 pays engagés, la délégation française va nourrir des ambitions. Notamment en boxe, avec la Marseillaise Romane Moulai. La jeune femme a terminé sa préparation à l’INSEP. Et il lui tarde désormais d’être dans le vif du sujet.

    « Je suis à 100%, le moral gonflé à bloc. Maintenant, il n’y a plus qu’à ! », confiait-elle avant de s’envoler pour les Pouilles. La jeune femme a fait en sorte de regrouper plusieurs atouts majeurs dans son jeu. « J’ai fait une grosse préparation en Sierra Nevada, suivi un entraînement intense en Irlande et participé à deux coupes du Monde, au Brésil et en Chine. Il ne me reste plus qu’à me concentrer sur l’objectif et faire le taf ! »

    « Je ne me cache pas »

    Le taf, comme elle le dit, c’est tout simplement ramener la médaille d’or. En 2022, pour ses premiers Jeux à Oran, elle avait atteint la finale. « Mais maintenant, je ne me cache pas. J’ai mûri depuis cette première participation. Et si je ne reviens pas avec l’or, ce sera une contre-performance. »

    Avec ses entraîneurs Kamel Hasni et Abadila Alallab, elle a travaillé d’arrache pied. Pendant que ses amis profitaient de l’été, elle s’est donné à fond dans les salles. « Je passerai de bonnes vacances après les compétitions. J’ai consenti d’énormes sacrifices, quitté ma ville, mes amis. C’est le prix à payer. Mais quand tu es sur le podium, avec la médaille d’or autour du cou, le bonheur que cela procure efface tout », confesse-t-elle.

    Dans sa progression, les Jeux méditerranéens, qui sont des Jeux olympiques en miniature, avec 26 nations représentées et 36 disciplines au programme, représentent une étape. Romane Moulai, qui vient de fêter son 27e anniversaire, peut prétendre à participer au Graal de la boxe amateur : les Jeux olympiques.

    Ceux de 2028 à Los Angeles sont à portée de gants. Mais elle ne se focalise pas encore sur cette échéance. Mais depuis son titre de championne d’Europe, en 2022, elle sait qu’elle a le niveau pour y aller.

    D’ici là, il y a ce rendez-vous à Tarente. Elle connaîtra vendredi son adversaire, et avec elle le tableau vers une potentielle finale que sa boxe imprévisible lui permet d’envisager sérieusement. Elle s’imagine déjà dans le défilé des athlètes, qui ouvrira le ban. « Chacun le vit à sa manière. Pour moi, je ressens avant tout de la fierté car je réalise un rêve de petite fille en portant le maillot de l’équipe de France. Je suis aussi la représentante de Marseille et ces mini JO sont hyper-excitants à vivre. »

    La Marseillaise qui aime également découvrir d’autres disciplines, croiser d’autres athlètes et s’ouvrir des horizons inattendus. Mais, elle regrette une chose. « Je serai une fois encore dans une région que je n’aurai pas le temps de découvrir. C’est la frustration du sport où tu passes tout ton temps à te préparer. Maintenant, j’avoue que je me suis habituée. »

    Les Jeux méditerranéens se dérouleront du 21 août au 3 septembre à Tarente.

    Les porte-drapeaux de délégation française l’escrimeuse Eloïse Vanryssel et le taekwondiste Souleimane Alaphilippe.

    La France a qualifié 330 athlètes, 152 femmes et 178 hommes.

  • Bruno Genesio en quête d’une charnière centrale

    Bruno Genesio en quête d’une charnière centrale

    L’OM va donner le coup d’envoi de la nouvelle saison, vendredi.

    Pour ce rendez-vous avec Strasbourg, Bruno Genesio doit faire face à plusieurs interrogations, qui s’ajoutent aux incertitudes liées au mercato. Car, s’il sait qu’il peut à tout moment perdre un, voire plusieurs cadres d’ici la clôture du marché estival des transferts, dans douze jours, l’entraîneur marseillais doit aussi faire face à des impondérables.

    Et après le dernier match de préparation, perdu (1-2) face à l’Atlético de Madrid, l’infirmerie a reçu du monde. Leo Balerdi y a pris ses quartiers alors que Geoffrey Kondogbia est resté en salle. Ainsi, c’est la charnière centrale du dernier match qui risque de rater l’ouverture.

    À ce sujet, Bruno Genesio a apporté des précisions. Pour Leo Balerdi, « il y a une incertitude liée à une douleur au mollet. Il a donc passé un examen ce matin. On verra cet après-midi et demain comment il est pour savoir s’il peut participer au match » a-t-il d’abord précisé au sujet de l’Argentin. Concernant Geoffrey Kondogbia, « c’est simplement de la précaution. Nous avons bien travaillé et, avec certains joueurs, nous avons parfois besoin de les ménager. Là, il est à deux jours du match, donc c’était davantage par précaution. Il a travaillé individuellement en salle ».

    Néanmoins, il n’a encore aucune certitude quant à la capacité des deux éléments à débuter face à Strasbourg. Quant à savoir si Nayef Aguerd, qui a participé aux exercices collectifs mercredi matin, peut-être appelé, Bruno Genesio a tenu à faire une mise au point. « Oui, il est opérationnel », avant de préciser qu’il « faut voir combien de temps il peut jouer ».

    Bruno Genesio

    a besoin de tout le monde

    Cela fait maintenant cinq mois que le Marocain n’a plus joué. d’après ses propos, c’est son protocole de retour à la compétition qui a fait capoter son prêt à la Réal Sociedad.

    Quant à savoir si le forfait probable de Leo Balerdi pouvait lui ôter une épine du pied, en lui évitant de titulariser l’Argentin, victime d’une bronca du Vélodrome lors du dernier match, Bruno Genesio a pris immédiatement la défense de son joueur.

    « Je pense que Leonardo Balerdi a beaucoup souffert de ce qui lui est arrivé, mais je suis là pour l’aider » a d’abord indiqué son entraîneur. « J’échange avec lui régulièrement pour le soutenir », enchaîne-t-il. Avant de rappeler la situation dans laquelle se trouve l’OM. « Nous sommes aussi en début de saison, dans une situation assez incertaine, notamment dans ce secteur de jeu. Aujourd’hui, compte tenu des blessures des uns, des départs ou non des autres, il y a quand même très, très peu de solutions. »

    C’est pourquoi il rappelle que « mon job, c’est de constituer la meilleure équipe possible, le meilleur onze possible pour le match de vendredi, en tenant compte, bien sûr, de certains événements, mais aussi en me disant que ça fait partie du métier de joueur et d’entraîneur de surmonter ces difficultés-là. Mais il ne peut pas les surmonter tout seul. Il a besoin de nous ».

  • [C’est l’été] Concours de boules à Ribeyret

    [C’est l’été] Concours de boules à Ribeyret

    La compétition se joue en doublette. Il y a un snack et une buvette sur place. Les inscriptions se font à 18h30 et le tirage des parties est à 19h.

    G.C.

    L’inscription est à 10 euros par équipe.

  • Voile : la relève en quête de sacre à la base de Martigues

    Voile : la relève en quête de sacre à la base de Martigues

    Alors que Brest est le cadre des championnats de France de planche à voile, Martigues renoue avec ceux des dériveurs et habitables.

    Sur l’Étang de Berre, les jeunes de 12 à 25 ans régateront sur 12 séries. Cette année, les épreuves en dériveurs et catamarans pour les minimes s’intègrent au championnat de France jeunes solitaire équipage. Avec 950 compétiteurs attendus sur le site de Tholon, ce choix permet aux jeunes talents de bénéficier d’une expérience de compétition plus riche, dans un moment fort de partage entre les générations.

    La grande majorité des engagés sont d’ores et déjà pied d’œuvre. Mardi, la base de vie du CVM était une véritable ruche. Passage devant les juges arbitres, inspection des bateaux et des licences, première sortie sur l’eau pour vérifier que tout est ok sur le bateau, ils avaient déjà la tête aux championnats de France.

    Métropole et outre-mer

    « Les Ligues ont envoyé du monde. Et nous avons des participants qui viennent de Guadeloupe, Martinique, Réunion et Nouvelle-Calédonie. Cela nous annonce de très belles régates », confie Bertille Beurel. La chargée de communication de la Fédération française de voile et son équipe étaient également en répétition générale, mardi matin.

    Si les compétiteurs devaient vérifier que tout était ok sur leur bateau, côté terre, il fallait également voir les connexions radios, les liaisons et autres postes de juge arbitre, afin que les épreuves, puissent se dérouler sans souci.

    « Nous devrions avoir de bonnes conditions météo », estime Bertille Beurel. Si le vent était un peu fort, mardi matin, « les prévisions avec 11 à 15 nœuds nous permettent d’envisager de belles courses ».

    L’Étang de Berre va être, jusqu’au 27 août, le terrain de jeu des engagés. Ils seront 450 sur la ligne de départ, pour la première semaine, dès ce mercredi à 13 heures, coup d’envoi des premières manches. Ce sont les Optimist, 29er, 420, ILCA 4, 6 et 7, Open 570 qui vont se mesurer, sur les quatre sites de course, jusqu’au 22 août. Du 23 au 27, ce seront les Nacra 15, Open Skiff, RS Feva, Tyka, Flotte Partagée qui prendront le relais.

    Si le Cercle de voile de Martigues apprécie d’être à nouveau sous les feux de l’actualité, du côté de la Fédération française de voile, ce retour à Tholon est également apprécié. « Nous avons de très bonnes conditions de travail. Il y a une véritable symbiose qui s’est créée et cela se ressent à tous les niveaux », souligne Bertille Beurel.

    L’autre atout majeur du site martégal est l’Étang de Berre. « Pour de jeunes compétiteurs, c’est un endroit parfait. Il est sûr et offre néanmoins de bonnes conditions de navigation. » Un plan d’eau parfait pour apprendre à naviguer notamment pour les plus jeunes, sur leur Optimists.

    Après une première journée où chacun a pris ses repères, avec en point d’orgue une cérémonie d’ouverture qui avait des airs de défilés des athlètes aux Jeux olympiques, les choses sérieuses sont donc au rendez-vous en début d’après-midi. Jusqu’à dimanche, pour la première vague.

    La reconnaissance du savoir-faire martégal

    Pierre Caste est un homme heureux.

    Le président du Cercle de voile de Martigues apprécie le retour des championnats de France jeunes sur la base de Tholon, avec à la clé deux semaines de compétition. « La Fédération nous a même annoncé que nous accueillerons également la prochaine édition, en 2027. Pour nous, c’est la reconnaissance du savoir-faire martégal. »

    Le site est le cadre régulier de grandes manifestations. Et avait déjà vu l’épreuve s’y dérouler en 2001, 2003 et 2005. « Les conditions sont idéales. La mise à l’eau est juste à côté des lieux de vie, c’est fortement apprécié par les participants. Et cela donne une belle carte postale de Martigues », souligne-t-il.

    M.Ga.

  • Jeffrey de Lange est prêt à relever le gant avec l’OM

    Jeffrey de Lange est prêt à relever le gant avec l’OM

    Il y a deux ans, Jeffrey de Lange arrivait à l’OM, dans le sillage de Geronimo Rulli.

    Tous les deux quittaient les Pays-Bas, avec en tête l’idée de prendre un nouvel envol. Geronimo Rulli avait perdu sa place de numéro 1 dans le but de l’Ajax. Alors que Jeffrey de Lange était aux portes de la sélection « Oranje », après une saison pleine avec Deventer.

    Lorsqu’il a parlé d’eux, Roberto de Zerbi refusait de faire un choix, entre deux éléments qu’il estimait « de valeur et de qualités égales. C’est le terrain qui dictera mes choix » disait alors celui qui découvrait également l’OM. Néanmoins, Geronimo Rulli avait une cote supérieure. Du fait d’avoir été dans l’équipe d’Argentine championne du Monde au Qatar.

    Le coup d’arrêt au Parc

    C’est donc lui qui a débuté la saison dans le but marseillais. Et à Brest, sa première prestation, avec notamment un penalty arrêté, a rapidement fermé la porte à Jeffrey de Lange. Le Néerlandais devant se contenter de la coupe de France pour montrer ses qualités.

    La saison suivante, avec un Geronimo Rulli moins décisif, sa doublure a bénéficié d’un peu plus d’exposition. Mais le choix de Roberto De Zerbi de le titulariser au Parc des Princes face au PSG a brisé son élan. Avec une défaite 5-0, une semaine après un échec face au Paris FC, où Geronimo Rulli était passé à côté de son match.

    L’idée de l’entraîneur marseillais de l’époque était de faire souffler l’Argentin et montrer au Néerlandais qu’il pouvait être une alternative efficace. Le contraire c’est produit, avec deux joueurs qui ont fini la saison le moral dans les chaussettes. Peut-être aurait-il plus judicieux pour Roberto De Zerbi de titulariser Jeffrey de Lange face au Paris FC ? L’histoire ne peut hélas pas se réécrire.

    Jusqu’à ce funeste 8 février, les prestations de l’ancien gardien des Go Ehead Eagles avaient été au niveau des attentes. En neuf titularisations, cinq en coupe de France et quatre en Ligue 1, il avait livré cinq « clean sheet ». Mais la rouste infligée par le PSG est venue ternir cette statistique. Et il n’a plus joué jusqu’à la fin de la saison, malgré l’arrivée de Habib Beye au chevet des Marseillais.

    Avec le départ de Geronimo Rulli à Manchester City, Bruno Genesio a besoin d’un nouveau numéro 1. Logiquement, Jeffrey de Lange a hérité du statut. Dans un effectif où tout est en perpétuel mouvement, avec des départs en cascade, qu’aucune arrivée n’est encore venue compenser.

    Dans un groupe de rescapés, où tout le monde est encore susceptible de quitter la galère phocéenne, son retour aux Pays-Bas a même été un temps envisagé. Lorsque stage à Zeist, des discussions ont été menées avec Twente. Mais finalement, le club d’Enschede n’a pas pu le récupérer.

    Jeffrey de Lange a donc terminé la préparation avec l’OM. Il était titulaire lors des six matches amicaux, et n’a cédé sa place à Théo Vermot que sur trois. Il sera donc dans le but olympien pour le coup d’envoi de la saison. D’autant plus que Lucas Perri s’apprête à s’engager avec le Torino.

    Franck McCourt a remis 50 millions au pot

    La situation financière de l’OM est loin d’être au beau fixe.

    Elle a même poussé la DNCG et l’UEFA à taper du poing sur la table pour exiger son assainissement, avec un encadrement de la masse salariale prononcé par la première, et la menace d’une exclusion des coupes d’Europe brandie par la seconde.

    Une situation qui oblige le club à faire des coupes franches dans sa masse salariale, en se séparant des plus gros salaires et en vendant ses cadres. Néanmoins, ces économies ne suffisent pas. De fait, Franck McCourt a dû effectuer une ouverture du capital de 50 millions d’euros, venue s’ajouter aux 120 millions injectés en janvier dernier.

  • [Athlétisme] Entresangle, Djouhan et Wilkes finalistes européens

    [Athlétisme] Entresangle, Djouhan et Wilkes finalistes européens

    Quatre-vingts Tricolores aux championnats d’Europe, trois étaient originaires des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse. Lolassonn Djouhan, Thomas Wilkes et Clara Entresangle se sont respectivement qualifiés pour les finales du lancer du disque, du 110 m haies et du 3 000 m steeple. Tous les trois sont revenus sur leur vécu durant cette compétition à Birmingham.

    Thomas Wilkes,

    4e du 110 m haies

    Finir 4e, à une seule place de la médaille, peut ressembler à une énorme frustration, un échec parfois. Dans le cas de Thomas Wilkes, c’est la récompense d’un travail de plusieurs saisons. 4e en 13.36, à 22 ans, une position inespérée il y a quelques mois pour le hurdleur martégal. « C’était un mélange d’émotions, parce que j’avais un peu de frustration quand j’ai vu 4e s’afficher. Mais après quand j’ai vu l’écart qu’il y avait avec le 3e, j’étais à ma place et je n’ai aucun regret », racontait-il le lendemain de sa finale.

    Les haies françaises ont tenu leur réputation avec également la médaille d’argent de Just Kwaou-Mathey et la 6e place de Théo Pedre. Place au prestigieux meeting de Zürich pour Thomas Wilkes avant de terminer sur les Jeux Méditerranéens, fin août.

    Lolassonn Djouhan,

    11e du lancer du disque

    Tout d’abord, Lolassonn Djouhan a poussé un ouf de soulagement. Le lanceur lui aussi licencié à Martigues a franchi le cap des qualifs, ce qu’il n’avait pas réussi à faire ces dernières années, en championnats. « L’exercice des qualifications est toujours difficile, mais je me suis vite tourné vers la finale parce que ça allait être costaud », explique-t-il. En effet, la finale fut l’une des plus denses de l’histoire. Il fallait faire 69m53 pour être médaillé et s’approcher à 3 mètres du record du monde pour l’emporter (72m51).

    « Les championnats d’Europe, ce sont nos Mondiaux », s’amuse le Martégal. Finalement, il terminera 11e avec 62m28, sans être réellement satisfait de sa production. Sa saison est terminée, mais les entraînements se poursuivent pour celui qui arrêtera sa carrière après les JO de Los Angeles, en 2028.

    Clara Entresangle,

    6e du 3 000 m steeple

    Clara Entresangle était, elle, en pleine découverte. Une première en élites, malgré un statut déjà élevé de 5e Européenne avant ces championnats. L’athlète de Cavaillon s’est fait peur en séries avec une chute, mais elle ne s’est pas affolée pour assurer sa qualification. En finale, elle a toujours été bien placée avant de subir légèrement l’accélération des favorites. Les Allemandes et Alice Finot (2e) se sont envolées et la demi-fondeuse de 21 ans a pris la 6e place (9:21.07), restant à quatre secondes de son record.

    « Je me suis régalée sur cette course, j’ai donné tout ce que j’avais malgré le manque de fraîcheur, et c’était bien cool », a décrit la jeune prodige.

  • Le plein de médailles pour Léon Marchand à Paris

    Le plein de médailles pour Léon Marchand à Paris

    Son programme réduit par sa blessure à l’adducteur, les apparitions de Léon Marchand dans la piscine de Saint-Denis sont devenues de réels événements. Après l’or du 200 m papillon et l’argent 4×100 m 4 nages mixte, le Toulousain s’est créé deux nouvelles opportunités de titre, dimanche soir. En lice sur le 400 m nage libre et le 4×100 m 4 nages masculin, le quadruple champion olympique a encore une fois garni sa collection de breloques. Il a obtenu le plus beau métal avant de recevoir le bronze, en clôture de championnats d’Europe parisiens réussis pour lui et les Bleus.

    Marchand s’est rassuré

    Peu avant 19h30, Marchand plongeait dans l’inconnu sur 400 m. Mais en partant vite, le Tricolore s’est finalement mis à l’abri du retour de ses adversaires. Médaille d’or, record de France et un succès avec plus d’une seconde d’avance sur son dauphin. La perfection, avant de marcher sur l’eau une heure plus tard avec ses potes du relais 4×100 m.

    La concurrence était rude dans cette finale par équipes. Athlètes neutres de Russie, Italie, Allemagne, Grande-Bretagne, il y avait du beau monde pour gâcher la fête à l’équipe de France Aligné sur le papillon, Léon Marchand a été le plus rapide en 49.64 et a parfaitement lancé Maxime Grousset. Les Russes étaient trop forts, les Italiens ont répondu présents, mais Grousset a réussi à devancer les Britanniques pour neuf centièmes. Une 11e et dernière médaille pour les Bleus, un bilan forcément bon, avec la découverte de très jeunes talents comme Sauveur Cristofini, Mary-Ambre Moluh ou encore Albane Cachot. Léon Marchand quitte Paris avec 4 podiums, dont deux titres individuels.

  • OM : après une préparation encourageante, place au jeu

    OM : après une préparation encourageante, place au jeu

    De Yamoussoukro au stade Vélodrome, l’OM a étalé sa préparation estivale sur un mois. Bruno Genesio a dû faire avec les forces en présence pour construire une équipe tenant debout, avec une certaine philosophie de jeu. Durant un mercato pour l’heure bien calme, l’ancien coach lillois s’est appliqué et a imposé sa patte dans un environnement spécial et incertain. La pré-saison en est maintenant à son crépuscule et la lumière est au bout du tunnel.

    La Ligue 1 arrive à grands pas puisque les Phocéens joueront le match d’ouverture de l’exercice 2026-2027. Ce sera dès ce vendredi 21 août, au Vélodrome, face à un Racing Club Strasbourg sortant d’une phase de matches amicaux catastrophique. Bruno Genesio s’est longuement étendu à la suite de la rencontre face à l’Atletico Madrid (1-2). Le Lyonnais a réalisé un premier bilan, depuis son arrivée début juillet à la tête du club. « On a repris depuis six semaines, il y a divers degrés de forme, puisque ceux qui sont rentrés un peu plus tard ont forcément un peu de retard dans la préparation. Je trouve qu’on est monté en puissance dans ces matchs de préparation, notamment les deux derniers, contre deux bonnes équipes. Ce soir [vendredi], c’était une très bonne équipe qui fait partie des 8-10 meilleures équipes européennes. Après, il y a plein de choses positives dans ces deux matchs, notamment dans ce que je souhaite voir de mon équipe, à savoir du pressing, du contre-pressing. Un jeu avec ballon où il y a beaucoup de combinaisons, beaucoup de mouvements. Là où on doit s’améliorer, ce sont les petits détails qui font la différence entre eux et nous. Par exemple, ce soir, être capable de gommer ces petites erreurs, à la fois sur le premier but et sur le deuxième but. »

    Une préparation positive

    S’il y a déjà des remous avec la direction (voir ci-contre) et de l’impatience vis-à-vis des arrivées, l’entraîneur marseillais a été bluffé par l’attitude de ses joueurs. En donnant sa chance à tout le monde, y compris les plus jeunes, Genesio a placé son groupe dans les meilleures conditions pour progresser. Tout le monde est à vendre, personne n’est placé dans le loft et chacun a une opportunité. « C’est pour ça que je souligne l’engagement et l’investissement. Je le vois tous les jours à l’entraînement depuis que je suis arrivé. Je sens des joueurs à l’écoute qui ont envie de bien faire. Forcément, ce n’est pas tout le temps bien réalisé, mais dans l’ensemble, en six semaines, je trouve qu’il y a beaucoup de bonnes choses qui sont réalisées par les joueurs. Globalement, c’est vraiment une préparation qui reste positive pour moi, pour le staff », a justifié le coach qui aura 60 ans le 1er septembre. Le prochain adversaire des Marseillais sera donc Strasbourg. Les hommes du stade de la Meinau ont eux aussi vécu une intersaison mouvementée avec de très nombreux départs. Nouvel entraîneur, nouveau gardien, des changements sur toutes les lignes et une préparation très compliquée pour les Alsaciens. 0-7, 0-2, 3-4, 2-5, 0-2, 0-2 : pas même un match nul sur six matches amicaux et beaucoup de doutes à l’heure d’affronter l’OM. Le Racing est peut-être encore plus mal en point que Leo Balerdi et consorts.

    Pierre-Emile Højbjerg perd le capitanat

    Le capitanat de Timothy Weah face à l’Atletico pouvait paraître surprenant, vu que Balerdi et Højbjerg étaient sur le terrain. En conférence de presse d’après-match, Bruno Genesio a expliqué que ce choix venait d’en haut. « C’est une décision qui m’a été dictée par la direction du club. Si je suis complètement franc et je vais l’être, ce n’est pas une décision que je partage. Mais je suis salarié et je dois me soumettre à certaines obligations », a-t-il simplement dit.

    Frank McCourt a décidé de sanctionner l’international danois puisque ce dernier avait refusé son transfert à Newcastle alors que tout était bouclé. Un retournement de situation qui avait passablement énervé le propriétaire américain.

  • L’OM s’incline face à l’Atlético

    L’OM s’incline face à l’Atlético

    Marseillais et Madrilènes disputaient ce vendredi 14 août leur ultime match de préparation, avant la reprise de leur championnat respectif. L’OM recevra Strasbourg le 21 août, alors que l’Atlético débutera le 19, avec la réception de Malaga.

    Cette proximité, alliée à une température tropicale, explique sans doute pourquoi les deux équipes ont donné le sentiment de gérer les affaires courantes après la pause. Alors que la première période était partie sur un bon rythme, insufflé par des Olympiens dans la dynamique de leur succès contre l’Athletic (3 – 1), le 9 août.

    Avec un scénario similaire, l’OM ouvrant le score, cette fois par Igor Paixão, et les Colchoneros égalisant peu avant le repos, par Rodrigo Mendoza. Ensuite, le jeu a sombré dans une certaine torpeur. Avec comme seules réactions un Vélodrome qui jouait contre son camp chaque fois que Leo Balerdi touchait le ballon.

    Les deux entraîneurs multipliaient les changements, ce qui modifiait quelque peu les équilibres. Dans les dernières minutes, l’Atlético se montrait plus efficace dans la zone de vérité, avec un second but, signé Carlos Martin. L’OM se retrouvait mené et s’inclinait, après avoir eu plusieurs opportunités de repasser devant au tableau d’affichage.

    OM – Atlético de Madrid 1 – 2 (1 – 1)

    Match amical

    Stade Vélodrome (47 273 spectateurs).

    Arbitre : A. Petit.

    But : Paixão (22) pour l’OM, Mendoza (39), Martin (79) pour l’Atlético.

    Avertissements : Paixão (41), Balerdi (48), Kondogbia (62) à l’OM, G. Simeone (6), Le Normand (17) à l’Atlético.

    OM : de Lange- Weah ( c, Bézahaf, 87 ), Balerdi (Maupay, 82), Kondogbia (Koum, 82), Emerson (Garcia, 87) – Höjbjerg, Gomes (Nnani, 76), Abdelli (Timber, 76)– Harit (Abdallah, 87), Gouiri, Paixão (Mmadi, 82). Entraîneur : B. Genesio.

    ATLETICO : Oblak – G. Simeone (Mendoza, 36), Dominguez (Pubill, 69), Le Normand (Gimenez, 69), Hancko, Grimaldo (Martinez, 36) – Barrios (Ortiz, 45), Koke ( c , Vargas, 56), Cardoso (Hjulmand, 56) – Kan-Lee (Martin, 36), Lookman (Castillo, 69). Entraîneur : D. Simeone.