Category: sports

  • La victoire à tout prix pour un Brésil en manque d’inspiration

    La victoire à tout prix pour un Brésil en manque d’inspiration

    Privé de son ailier brésilien Raphinha, le Brésil devra s’imposer face à l’Écosse pour valider son billet pour les huitièmes de finale du Mondial. Une rencontre également attendue comme un possible tournant, tant la Seleção est critiquée depuis le début de la compétition pour un jeu jugé terne et sans relief.

    Le match nul contre le Maroc (1-1) a mis en lumière une équipe brésilienne en manque d’inspiration collective, malgré l’éclat individuel de Vinicius Jr. L’ailier madrilène, auteur de l’égalisation face aux Lions de l’Atlas, demeure l’un des rares à surnager. La large victoire contre Haïti a certes permis de relancer la dynamique, mais elle n’a pas totalement dissipé les doutes sur la capacité du Brésil à maîtriser ses rencontres.

    « Nous pouvons rivaliser avec n’importe quelle équipe, que ce soit Haïti ou la France, nous avons la qualité pour le faire », a assuré Carlo Ancelotti après la rencontre. Dimanche, le sélectionneur a laissé au repos sept titulaires, dont Danilo, Douglas Santos, Marquinhos et Gabriel Magalhães, afin de préparer ce dernier match du groupe C. Mais l’absence de Raphinha, blessé face à Haïti et habituel dynamiteur du couloir droit, déséquilibre l’animation offensive, recentrée sur le côté gauche autour de Vinicius Jr.

    L’inconnue Neymar

    Ce troisième match de poule pourrait également marquer le retour de Neymar, appelé pour disputer sa quatrième et dernière Coupe du monde malgré une blessure au mollet droit qui l’a éloigné des terrains pendant plus d’un mois. À 34 ans, l’ancien numéro 10 du PSG a repris l’entraînement collectif en fin de semaine dernière, mais pourrait manquer de rythme pour débuter la rencontre. L’attaquant d’Arsenal Gabriel Martinelli s’est montré confiant : les joueurs sont prêts à consentir davantage d’efforts pour accompagner leurs leaders offensifs. « Nous pouvons courir 20, 30 fois plus pour mettre en valeur Ney ou Vini », a-t-il expliqué. « Nous avons cet objectif : gagner la Coupe du monde », lance le finaliste de la dernière Ligue des Champions.

    Parmi les options possibles pour remplacer Raphinha, Martinelli a souligné que Neymar avait retrouvé un « très haut niveau » malgré des blessures récurrentes qui l’ont écarté de la sélection depuis octobre 2023. « Nous avons fait un entraînement et nous avons pu voir sa qualité, on était cloués, a-t-il affirmé. Tout le monde connaît ses qualités mais aussi son intensité. Au vu de la manière dont il est revenu, nous voyons qu’il a très envie » de jouer.

    Pour le moment qualifiés pour les 16es de finale grâce à leur place de co-leaders du groupe, les Auriverde veulent assurer leur première place en s’imposant face aux Ecossais qu’ils affrontent pour la cinquième fois en Coupe du Monde.

    Victorieuse d’Haïti (1-0) puis battue par le Maroc sur le même score, l’Ecosse n’est pas assurée de faire partie des huit meilleurs troisièmes.

    1er : Brésil (4 points)

    2e : Maroc (4 points)

    3e : Ecosse (3 points)

    4e : Haïti (0 point)

    ET AUSSI

    Les Fennecs restent en course

    L’Algérie a renversé et éliminé la Jordanie (2-1) grâce à deux buts inscrits dans les vingt dernières minutes afin de se relancer dans le groupe J du Mondial-2026 lundi à Santa Clara près de San Francisco. La Jordanie, pour sa première Coupe du monde, était lancée vers un exploit grâce à Nizar Al-Rashdan (36e), mais l’Algérie, longtemps en panne d’efficacité, a finalement pu compter sur Nadhir Benbouali (69e) et Amine Gouiri (82e), pour un résultat qui offre la première place du groupe à l’Argentine.

    Truel entre serial-buteurs qualifiés

    La France, l’Argentine et la Norvège ont décroché lundi leur billet pour les 16es de finale du Mondial, à nouveau portées par le talent et les buts de Kylian Mbappé, Lionel Messi et Erling Haaland, tous auteurs d’un doublé. Au génie du capitaine argentin – désormais le seul meilleur goleador de l’histoire de la Coupe du monde avec 18 buts – la star du Real Madrid a répliqué en faisant deux fois trembler les filets pour sa centième sélection, lors d’un match qui restera dans les annales pour avoir été interrompu plus de deux heures en raison des orages grondant sur Philadelphie.

    Les Lions de l’Atlas ont faim

    Quand le Maroc affrontera Haïti, mercredi à Atlanta, tous les regards seront braqués sur Ismael Saibari, milieu de terrain au parcours chaotique qui n’était pas prédestiné à devenir le héros des Lions de l’Atlas, et encore moins l’une des révélations du Mondial. Avec quatre points au moment d’affronter des Grenadiers déjà éliminés, les Marocains ont déjà un pied en 16es de finale et sont en concurrence pour la première place avec le Brésil, en tête du groupe C à la différence de buts.

  • L’Olympique de Marseille pas encore fixé sur son sort

    L’Olympique de Marseille pas encore fixé sur son sort

    L’attente a été longue et l’avenir de l’Olympique de Marseille n’est pas encore décidé. À 19 heures et pas une seconde de plus, la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), gendarme financier du football tricolore, a révélé que le club phocéen recevait un sursis après examen de son dossier. Cet organe de la Ligue de Football Professionnel a précisément partagé ce message : « Sursis à statuer dans l’attente d’éléments complémentaires demandés au club par la DNCG. »

    La DNCG s’est donc montrée patiente avec l’équipe encore dirigée par Habib Beye, à l’heure actuelle. Mercredi dernier, l’UEFA infligeait à l’OM une sanction au niveau européen, à cause de son lourd déficit (105 millions d’euros rien que sur l’exercice 2024-2025). 10 M d’amende et une obligation de réduire ce trou dans la banque, sous peine d’être exclu de toutes compétitions continentales dans 12 mois.

    Trop peu de mouvements pour statuer dès à présent

    Les Marseillais étaient représentés par leur futur président Stéphane Richard, ce mardi. L’homme doit prendre ses fonctions le 2 juillet, mais s’active, depuis sa nomination en avril, pour arriver dans les meilleures dispositions au club. L’ancien PDG d’Orange a débarqué seul, peu avant 10 heures, au 34 boulevard de Courcelles, siège de la DNCG. Une audience s’est tenue 60 minutes plus tard dans les bureaux situés dans le 17e arrondissement de Paris. Cette réunion devait à l’origine se tenir le 18 juin, mais la sentence de l’UEFA a rebattu les cartes.

    La demande d’informations complémentaires est actuellement on ne peut plus logique. Un remue-ménage était annoncé lors du mercato estival avec quasiment l’entièreté de l’effectif disponible à la vente. Mais au mois de juin, aucun mouvement dans le sens des départs ni du côté des arrivées. Concrètement, l’Olympique de Marseille ne peut pas encore présenter d’améliorations à propos de sa santé financière. Le dossier le plus chaud est celui de Mason Greenwood, plus que jamais en instance de départ [voir ci-contre]. Avec un salaire estimé à 350 000 euros brut par mois, la sortie a été désignée à Pierre-Emerick Aubameyang et les points de chute sont nombreux pour le Gabonais, sur tous les continents. D’après plusieurs médias français, Leonardo Balerdi a également refusé un transfert à Leverkusen, qui aurait rapporté 25 millions d’euros à son club.

    Comprenez que pas grand monde ne sera retenu, car le champion d’Europe 1993 est en cure et doit impérativement dégraisser. Qu’attendre des deux prochaines semaines  ? Des ventes, bien évidemment, pour rester dans les clous au moins au niveau national. Une nouvelle audition devrait avoir lieu début juillet et l’OM est toujours sous la menace d’un encadrement de la masse salariale, au minimum. La logique voudrait que le gendarme financier s’aligne sur la position de l’UEFA, mais d’ici là, les Olympiens auront peut-être envoyé plusieurs des leurs vers d’autres cieux contre des chèques importants.

    La Roma vers une grosse offre pour Greenwood ?

    Tout le monde est donc sur le marché des transferts à Marseille, mais un joueur fait plus parler de lui depuis le début de ce mercato. Mason Greenwood représente la plus grande ressource financière en cas de vente durant l’été. La Roma est, depuis quelque temps, le club le plus insistant pour s’offrir l’Anglais.

    D’après le journal italien la Corriere dello Sport, les dirigeants romains seraient prêts à envoyer entre 15 et 20 millions d’euros immédiatement pour Greenwood + 35 millions en plusieurs versements. L’OM continuerait de demander 55 millions pour son attaquant star, alors que le club est en quête de liquidités rapidement.

    P.G.

  • Le Mondial La Marseillaise entre en scène

    Le Mondial La Marseillaise entre en scène

    N’ayons pas peur des mots. Le Mondial La Marseillaise à pétanque, plus grand concours de la discipline au monde, fait son grand retour du 3 au 8 juillet dans les mythiques allées du Parc Borély.

    « C’est un honneur de me retrouver devant vous pour présenter cette 65e édition de La Marseillaise, une compétition que je connais bien. J’ai perdu en finale en 1988, j’ai passé huit ans perché en haut d’une tribune à commenter en moyenne 17 parties par édition. Je l’ai vue évoluer, grandir, de loin comme de près. J’ai touché le Graal sans jamais l’atteindre. En tout cas, je lui dois beaucoup », reconnaît Maryan Barthélémy, nouveau directeur des événements du journal La Marseillaise.

    Organisateur reconnu dans le monde de la pétanque, il a la lourde responsabilité de piloter, depuis plusieurs mois, la préparation de cette nouvelle édition. « Je n’ai qu’une seule envie : faire grandir l’événement, le moderniser tout en préservant ses valeurs, son ADN et en restant fidèle à son histoire populaire », poursuit le successeur de Pierre Guille. Ce dernier laisse derrière lui une édition 2025 qualifiée de « stratosphérique », marquée par tous les records : 4 784 équipes engagées, près de 16 000 joueurs répartis sur l’ensemble des concours et, fait historique, la victoire inédite d’une équipe étrangère sous les couleurs malgaches.

    Un Mondial populaire

    Avec plus de 3 675 équipes déjà inscrites à dix jours du coup d’envoi, soit 250 triplettes de plus qu’à la même période l’an dernier, tous les indicateurs sont au vert. « Tout laisse à penser que l’édition 2026 devrait battre un nouveau record de participation », glisse Léo Purguette, président du groupe La Marseillaise.

    Fier du pouvoir d’attraction d’un événement qu’il considère comme « le plus beau moment de l’année », il rappelle ce qui fait, selon lui, l’essence même du Mondial : son caractère profondément populaire et républicain. « La Marseillaise, c’est aussi une attention particulière portée à la culture et à la création », ajoute le directeur éditorial du journal La Marseillaise, en saluant l’artiste Claude Luca, auteur de l’affiche de cette 65e édition.

    « C’est une tradition populaire qui perdure : celle d’un artiste qui, avec son pinceau, donne une identité visuelle au tournoi. Tu es apprécié de tous les boulistes, qui te croisent sur les terrains en train de croquer leurs moments de victoire, parfois de défaite, et aussi de rigolade. Ton talent est proportionnel à ta modestie, c’est-à-dire très grand », souligne Léo Purguette. Une exposition des œuvres de Claude Luca, et de son fils Pierre-Marie, sera présentée dans l’espace VIP.

    Les célébrités également au rendez-vous

    Les célébrités auront aussi le droit à leur épreuve. Samedi 4 juillet, sur les coups de 20h30, quatre triplettes de stars se feront face lors d’un mini tournoi baptisé Mondial des célébrités, au Parc Borély. Elles seront accompagnées d’un entraîneur/champion qui tentera de les guider vers la victoire finale. Parmi les invités de cette première édition, nous retrouvons le nageur Florent Manaudou, Patrick Bosso, l’humoriste Julien Vinh, Bengous ou encore Paga et Cédric des « Marseillais ». Des footballeurs pourraient faire la surprise d’y participer aussi. Cet événement remet au goût du jour l’emblématique Trophée des artistes, habituel rendez-vous d’ouverture du Mondial La Marseillaise, qui avait été arrêté en 2020. Sous un nouveau format, cette compétition entre people se veut plus spectaculaire. Les 12 invités seront équipés de micros pour que chaque spectateur puisse se mettre dans l’ambiance du tournoi et entendre chaque parole des principaux intéressés. Ils seront coachés par un champion de la discipline. Un rendez-vous qui se veut remplit de bonne humeur, à quelques heures de lancer officiellement la 65e édition. Les différentes parties durant la soirée seront commentées par Guillaume Claret, accompagné du tennisman Benoît Paire, originaire du Vaucluse et grand fan de pétanque.

    P.G

    ILS ONT DIT

    Gilles Picard, Président délégué du groupe La Marseillaise

    « J’ai pu participer à de grands événements sportifs mais celui-ci, la Marseillaise, il est extraordinaire. Par l’adhésion qu’il suscite auprès du public, par son caractère mondial, festif et rassembleur. De ce point de vue, Marseille est bien la capitale mondiale de la pétanque. »

    Patrick Fara, Président du comité bouliste 13

    « Je pense que ça va être une édition exceptionnelle. Avec Maryan Barthélémy aux manettes, je pense que ce sera une belle année. Il a exprimé le besoin d’apporter des nouveautés et nous sommes là pour l’accompagner, au comité bouliste. On a tout mis en place pour que ce soit une belle réussite. »

    Romain Pastor, Conseiller municipal aux traditions et à la culture

    « La Marseillaise est une compétition qui dure car elle a conservé les traditions de ses pères fondateurs. Elle a su évoluer avec le temps en s’ouvrant aux féminines, aux jeunes, aux personnes handicapées. La Marseillaise continue également de lier le monde amateur et le professionnel avec brio. »

    Maryan Barthélémy, Président des événements du groupe La Marseillaise

    « Le Mondial La Marseillaise est accessible à tous, mais en même temps, elle reste un rêve inaccessible pour la majorité des gens. C’est un Himalaya car tout le monde peut y participer, mais il faut se rendre à l’évidence que peu atteindront le sommet. »

    David Galtier, Conseiller régional

    « La Région est fière d’être partenaire de ce Mondial, sous l’impulsion du président Renaud Muselier. Nous l’accompagnons car il porte véritablement des valeurs auxquels nous croyons. Nous félicitons aussi les 350 bénévoles, tous ceux qui rendent cette aventure possible. »

    Recueilli par Pierre Gorge

  • Lionel Messi un peu plus dans l’histoire

    Lionel Messi un peu plus dans l’histoire

    Lionel Messi réalise un début de Coupe du monde digne de Lionel Messi. Le légendaire argentin n’avait besoin que d’un but face à l’Autriche pour dépasser Miroslav Klose et devenir le meilleur buteur de l’histoire de la compétition. Le joueur de l’Inter Miami ne s’est pas fait prier pour briser cette barre, malgré un accroc pour débuter. L’attaquant de 38 ans (39 mercredi) avait l’occasion d’effacer l’Allemand sur un penalty, mais a tiré à côté, piégé par le gardien Alexander Schlager.

    Une vingtaine de minutes plus tard, à la suite d’un centre du Marseillais Facundo Medina, l’octuple Ballon d’Or a placé son plat du pied le long du poteau autrichien. C’était fait, un 17e but pour faire valser un énième record dans une carrière déjà extrêmement remplie.

    La passe de deux pour un 18e but

    Les Argentins ont eu quelques occasions suite à ce but, mais le nombre de tirs a été assez maigre globalement (12 à 5 pour l’Argentine). Plusieurs opportunités de chaque côté, plus en faveur de Leo Messi et ses coéquipiers, car le bloc argentin était très structuré. Finalement, dans le temps additionnel, l’emblématique joueur du FC Barcelone a inscrit un nouveau but, au milieu d’une forêt de jambes. 2-0, score final, 5 buts argentins en deux matches, les 5 pour Lionel Messi. Les champions du monde en titre sont plus que lancés dans cette édition 2026.

  • Un succès retentissant pour le Marseille-Cassis Solidaire

    Un succès retentissant pour le Marseille-Cassis Solidaire

    Dans sa volonté permanente de faire de l’événement bien plus qu’une simple course, Marseille-Cassis AG2R La Mondiale franchit un nouveau cap à l’occasion de sa 47e édition, qui se déroulera le 25 octobre. L’organisation lance en effet un dispositif inédit : « Marseille-Cassis Solidaire », une initiative qui associe défi sportif et engagement citoyen.

    Grâce à cette nouvelle formule, la course devient une opportunité de vivre l’expérience autrement, en donnant une dimension sociale, environnementale ou inclusive à sa participation. Pour cette première édition, quatre associations engagées sur le territoire provençal ont été retenues, chacune incarnant une grande cause et les valeurs de l’événement.

    La Maison des Femmes Marseille Provence accompagne les femmes victimes de violences grâce à une prise en charge globale destinée à les protéger et à les aider à se reconstruire. Sauvage Méditerranée œuvre pour la préservation de la biodiversité marine en Méditerranée, en associant recherche scientifique, sensibilisation et actions de terrain. Sport dans la Ville accompagne des jeunes issus des quartiers prioritaires vers l’insertion professionnelle grâce au sport. Enfin, la Fondation Ambroise Paré / Hôpital Européen soutient des projets visant à améliorer la prise en charge des patients ainsi que les conditions de travail des soignants marseillais.

    90 ambassadeurs investis

    Chaque association dispose de 250 dossards. Pour obtenir le sien, chaque participant doit s’engager à collecter au minimum 200 euros de dons au profit de l’une des quatre structures sélectionnées. « On a lancé un appel à projets et reçu plus de 50 candidatures. Mais on a voulu embarquer un nombre limité d’associations pour voir comment le dispositif allait fonctionner », explique Loïc Yviquel, initiateur du projet aux côtés d’André Giraud, créateur de Marseille-Cassis et ancien président de la Fédération française d’athlétisme (FFA).

    « Nous avons choisi des associations ni trop importantes, afin que les sommes récoltées aient un véritable impact pour elles, ni trop petites, pour qu’elles puissent absorber la charge de gestion », poursuit-il. Et les premiers résultats dépassent déjà les attentes.

    Six semaines après l’ouverture des cagnottes solidaires, le 4 mai, plus de 110 000 euros ont été récoltés. « Nous avons déjà atteint plus de 50% de notre objectif initial, fixé à 200 000 euros au total, soit 50 000 euros pour chaque association », détaille l’ancien responsable marketing de la FFA, qui souligne que certains participants ont déjà recueilli individuellement plus de 1 000 euros.

    Parmi les 250 représentants de chaque association, 90 auront le statut d’ambassadeur. Leur mission : mobiliser leur entourage et leur communauté afin de maximiser la collecte de dons. Parmi eux figure notamment la triple championne du monde de karaté Laurence Fischer, engagée aux côtés de La Maison des Femmes Marseille Provence. Le groupe d’électropop aixois Deluxe soutiendra quant à lui Sauvage Méditerranée, avec l’un de ses membres au départ de la course.

    « La somme récoltée sera investie dans les ateliers d’estime de soi que nous proposons aux femmes suivies chez nous. En complément de leurs consultations, elles peuvent pratiquer le karaté, la danse, le jardinage, participer à des ateliers d’écriture ou encore suivre des cours de cuisine. Cela leur permet de recréer du lien social », souligne Fanny, chargée de développement à La Maison des Femmes. Pour l’association, atteindre les 50 000 euros représenterait un précieux soutien.

  • Le Portugal souffre-t-il d’un problème Cristiano Ronaldo ?

    Le Portugal souffre-t-il d’un problème Cristiano Ronaldo ?

    La réponse est oui, de toute évidence, mais le problème ne date pas d’hier. Avant son match contre l’Ouzbékistan, ce mardi à 19h, le Portugal se trouve dans la tourmente. Le match nul face à la République démocratique du Congo (1-1) a mis le feu aux poudres, remettant en cause la présence de Cristiano Ronaldo dans le 11 de départ. La légende portugaise, aujourd’hui âgée de 41 ans, a difficilement traversé cette rencontre. Les reproches sont venus de toutes parts et notamment de la presse nationale et internationale. « Pitoyable », un joueur « écrasé par la pression » et le réputé quotidien Publico finit par écrire que la sélection « reste otage de sa foi en Ronaldo, mais la foi ne suffit pas – et encore moins en l’actuel Ronaldo ».

    Ces échos terribles pour le quintuple Ballon d’Or étaient déjà apparus lors de l’Euro 2024. La star semblait sur le déclin alors qu’il joue désormais sur les pelouses saoudiennes avec Al-Nassr. Surtout que le Portugal compte un effectif emballant, paraissant prêt à franchir le cap et enfin décrocher sa première étoile, le rêve de CR7 avec sa nation. Les critiques ne sont pas non plus totalement tournées vers Cristiano Ronaldo, même s’il est le symbole de cette première partie manquée.

    Tactiquement, le sélectionneur Roberto Martinez n’a rien proposé et a accumulé les non-sens, alors qu’une pelletée de grands noms (Bruno Fernandes, Joao Neves, Vitinha, etc.) étaient sur le terrain. Plusieurs situations ubuesques se sont déroulées contre les joueurs de Kinshasa. L’une était plus marquante, avec ce moment où aucun joueur portugais ne figurait dans l’axe sur une phase offensive.

    Joao Neves attaqué

    Même en dehors du terrain, la sélection portugaise a fait parler d’elle de manière négative. Suite à une phrase sortie de son contexte de Joao Neves – « Cristiano est un joueur comme les autres » -, le milieu du PSG et sa compagne Madalena Aragao (qui n’a pourtant rien à voir dans cette histoire) ont subi une vague de haine sur les réseaux sociaux. Quelque 100 000 messages recensés sous leurs publications, venant de fans du joueur formé au Sporting.

    Le capitaine-attaquant a voulu calmer le jeu avec un post qui se veut rassembleur, montrant son équipe unie à l’entraînement. Le Portugal en a bien besoin, éteindre l’incendie alors qu’il est encore en temps est la priorité. Envoyé au casse-pipe, en conférence de presse, Francisco Conceicao a défendu ses coéquipiers et s’est montré optimiste devant les journalistes. Le jeune ailier de la Juventus a accentué le « Cristiano est un joueur comme les autres » et a ajouté : « Nous ne ressentons pas le besoin de lui passer le ballon. Je fais la passe à celui qui, selon moi, est le mieux placé et démarqué. Cristiano est un exemple en raison de sa carrière et de la volonté dont il fait toujours preuve à 41 ans… Un exemple de leadership et par les buts qu’il marque », a poursuivi le fils du coach Sergio Conceicao.

    Face à des Ouzbeks novices en Coupe du monde, les Portugais ont l’occasion de redorer leur blason et se remettre la tête à l’endroit pour la suite de la compétition.

    ET AUSSI

    L’Uruguay bute encore

    Rien en va pour l’équipe menée par Marcelo Bielsa. Dans la nuit de dimanche à lundi, l’Uruguay a de nouveau partagé les points. Un match nul 2-2 face au Petit poucet cap-verdien, après le 1-1 face aux Saoudiens. Avant d’affronter l’Espagne, les Uruguayens sont donc au bord de l’élimination.

    L’Angleterre vers la qualification

    Epatante en ouverture contre la Croatie (4-2), l’équipe d’Angleterre peut d’ores et déjà valider sa qualification. Ce mardi soir à 22 heures, les hommes de Thomas Tuchel affrontent le Ghana et pourraient se retrouver à six points sur six.

    Lionel Scaloni s’oppose aux pauses fraîcheurs

    Le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a évoqué les pauses fraîcheurs systématiques lors des matches de cette Coupe du monde. Et il n’en est pas vraiment satisfait. « La phase de groupes a toujours été difficile. Ici il y a en plus la chaleur. Le fait qu’on arrête sans cesse les matches, cela aide l’équipe la plus faible car ça l’aide à récupérer. Cette histoire de quart-temps nous paraît un peu irréelle, à nous. » Il met aussi en avant le fait que le plan d’une équipe peut être modifié durant ces 3 minutes de pause et non plus à la mi-temps, comme avant.

    Clément Turpin de retour au sifflet

    L’arbitre français Clément Turpin dirigera son 2e match de la Coupe du monde. Après le spectaculaire Angleterre – Croatie (4-2), mercredi dernier, le Tricolore arbitrera le Paraguay et l’Australie. Ses assistants seront Nicolas Danos et Benjamin Pagès. La rencontre doit se disputer ce vendredi 26 juin à 4h du matin, heure française.

  • Les Marseillais vibrent toujours pour leur Mondial

    Les Marseillais vibrent toujours pour leur Mondial

    Huitième édition du Ricard La Marseillaise, juillet 1969. Un jeune titi parisien, Marcy Marceau, éclabousse l’épreuve de sa classe dans un récital au tir hallucinant, mais échoue en finale face aux rois Besse, Bacciardi et Charly de Gémenos. Ce garçon surdoué plongé dans les méandres de l’embrouille, n’est qu’une étoile filante. L’hégémonie Marseillaise peut durer. Mais pas longtemps.

    En 1974, un autre jeune parisien bouscule la hiérarchie. La légende Foyot vient de naître. Marco remporte trois Marseillaise consécutives avec Authieu et Mélis. Depuis, la pétanque n’est plus la panacée du sud. Et La Marseillaise est devenue mondiale. Des équipes venues des cinq continents y participent, de plus en plus nombreuses. Surtout Madagascar, ce pays pourvoyeur de pépites, est entré dans la légende en 2025 avec la victoire de Lova et Yves Cedrick Rakotoarisoa, associés Tiana Laurens Razanadrakoto.

    La Marseillaise les rend fou

    Mais les Marseillais restent attachés à leur Marseillaise. Ils le crient haut et fort. Cette soif de victoire dans leur concours, « le plus beau concours du monde », jaillit sur le terrain. Le folklore est là. La grinta aussi. Le succès moins. Éric Bartoli, le prince de Marseille, plus grand joueur de sa génération, est maudit. Comme ce soir de demi-finale 1997 où il s’incline après avoir mené 12 à rien.

    En 2001, Michel Adam, dépité après une nouvelle défaite en demie, en jette ses boules dans le Vieux-Port. Pas de quoi conjurer le sort. L’année suivante, il est battu au même stade. Cette fois, c’est Puccinelli, son équipier, qui balance le micro du speaker dans l’eau. La Marseillaise les rend fous. Les deux Marseillais auront pourtant leur jour de gloire.

    Le troisième larron, du soir, Gilles Gayraud, plus posé, remportera aussi l’épreuve. Deux fois. « La Marseillaise, c’est spécial pour un Marseillais, loin devant un championnat de France et d’autres compétitions », souligne-t-il. Massoni, Lovino ou Deluy illustrent parfaitement cet esprit. Idoles de tout un peuple, ils échouent en 1995 en finale sur le Vieux-Port dans un stade d’honneur archi-comble et tout acquis à leur cause. Et qui a oublié « les minots de Saint-Louis » ? Barthelemy (aujourd’hui directeur du Mondial), Santiago et Ferrazzola sont soutenus par un quartier et une ville. Ils ont 16 ans. Sublimés, ils tombent Passo puis Foyot, avant de chuter en finale…

    C’est qu’au fil des ans, les victoires marseillaises sont devenues rares. Le jeune Bonetto est une des exceptions qui confirme la règle. Il en rêvait. Il l’avait crié haut et fort : « Je préfère gagner La Marseillaise qu’un championnat de France », au grand dam des instances nationales. Il l’a fait en 2023. Et le voilà depuis dimanche champion d’Europe sous le maillot de l’équipe de France…

    La victoire Malgache de 2025 change-t-elle la donne ? D’autres équipes étrangères peuvent-elles toucher au but ? Le débat est ouvert, même si la tendance penche vers l’exceptionnel. Gagner la Marseillaise est un véritable parcours du combattant avec d’autres paramètres à maîtriser, comme la longueur du concours, la chaleur, le contexte très spécial.

    « Depuis quelques années, nous sommes entrés dans une autre ère, poursuit Gayraud. J’ai eu la chance de le remporter, mais force est de reconnaître qu’aujourd’hui, accéder au graal est bien plus difficile. Oui, le succès des Malgaches peut faire boule de neige, mais pour l’heure, je ne vois qu’eux se positionner en potentiels vainqueurs. »

    Et les Marseillais, ont-ils toujours cette fibre pour leur Mondial ? « Absolument », affirme Aimé Courtois. Le plus frustré des Phocéens, avec trois finales perdues, continue de vibrer. « C’est incomparable. On dit que les Marseillais exagèrent, mais lors d’une finale disputée avec Da Cunha, dont c’était la première participation, il m’avait confié n’avoir jamais connu une telle ambiance. Le carré d’honneur de La Marseillaise, c’est un petit Vélodrome et gagner chez soi, c’est comme un peu battre le PSG. » Sacré Marseillais.

  • Une qualification à portée de main pour les Bleus face à l’Irak

    Une qualification à portée de main pour les Bleus face à l’Irak

    Grâce à une deuxième mi-temps pleinement maîtrisée, les Bleus ont débuté leur campagne du Mondial-2026 par un valeureux succès face aux Lions de la Teranga, mardi à East Rutherford (New Jersey). De quoi idéalement lancer leur phase de poule dans le sillage de leur vedette madrilène, Kylian Mbappé, auteur d’un doublé. Maintenant, les protégés de Didier Deschamps vont devoir tenir ce même cap, ce lundi, face à l’Irak, avec en jeu une qualification pour le prochain tour.

    Histoire de s’éviter un match décisif contre la Norvège d’Erling Haaland, quatre jours plus tard à Foxborough (Massachusetts). Sur le papier, l’Irak reste l’adversaire le plus faible de la poule. La tâche devrait être théoriquement une formalité pour les Tricolores, qui font partie des principaux prétendants au titre suprême.

    Mais pas question de se faire piéger par une formation qui a certes été écrasée par les Norvégiens (4-1) mais qui avait tout de même réussi à tenir en échec rien de moins que l’Espagne en match de préparation (1-1), le 4 juin à La Corogne. La vigilance est donc de mise et Deschamps n’a cessé d’insister sur ce message à ses hommes durant la semaine précédant la rencontre.

    Nouveau record en vue

    « Ne les considérez pas comme une petite équipe parce que ce n’est pas le cas, je peux vous l’assurer », leur a dit le sélectionneur juste avant la séance d’entraînement de vendredi, selon une vidéo diffusée par la FFF, rappelant le succès des Lions de la Mésopotamie lors du barrage intercontinental face à la Bolivie (2-1), fin mars au Mexique. La consigne a visiblement été retenue par les Bleus. « Cela va être un match très intense. Ils vont jouer pour rester dans la compétition. Ce sera très physique et on sait dans quel système ils jouent avec leur 4-4-2 et leurs deux attaquants. Je pense que ce sera un match assez direct et il faudra être prêt pour ça », a prévenu samedi le défenseur Lucas Digne, qui devrait suppléer à gauche Théo Hernandez, guère à son aise contre le Sénégal. Le défenseur William Saliba, passé par l’Olympique de Marseille avant de faire désormais les beaux jours d’Arsenal, récent finaliste déchu de la Ligue des Champions, s’attend « à une grande bataille ». Pour éviter toute mauvaise surprise, Didier Deschamps a décidé de ne pas trop bouleverser son onze de départ et de mobiliser ses cadres. Mis à part Digne, le milieu Manu Koné et l’attaquant Bradley Barcola devraient être les seuls non-titularisés contre le Sénégal à gagner d’entrée de jeu leurs places. En cas de doublé face à l’Irak, Kylian Mbappé, devenu mardi le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France avec 58 réalisations, égalerait le record de Miroslav Klose et de Lionel Messi en Coupe du monde (16). Ce qui ferait également de lui le héros des Bleus.

    ET AUSSI

    L’Allemagne survit enfin à une phase de poule

    Après deux échecs conséquents en 2018 et 2022, l’Allemagne est enfin parvenue à sortir de son groupe pour avancer en 16es de finale du Mondial, en battant difficilement (2-1) la Côte d’Ivoire qui menait pourtant au score, samedi à Toronto. À Houston, les Pays-Bas se sont rapprochés d’une qualification, grâce à leur attaque débridée qui a saccagé la défense suédoise samedi (5-1).

    Premier point historique pour Curaçao

    Curaçao, petite île des Antilles néerlandaises, a décroché son premier point pour sa première participation à la Coupe du monde de foot, en tenant tête à l’Équateur (0-0) samedi à Kansas City. L’Équateur, qui a tiré 27 fois au but, en vain, se retrouve en grande difficulté avec un seul petit point, comme son adversaire du jour, avant un dernier match contre l’Allemagne, désormais assurée d’être leader du groupe E.

    Le Sénégal doit se relancer face à la Norvège

    Le Sénégal, nettement battu par la France pour ses débuts au Mondial-2026 et miné par des polémiques extra-sportives, doit se relancer lundi dans un match déjà crucial contre la Norvège d’Haaland, qui voudra assurer sa qualification après son large succès face à l’Irak.

    Le Japon corrige et élimine la Tunisie

    Le Japon a infligé une nouvelle déconvenue à la Tunisie (4-0), déjà éliminée du Mondial-2026 après deux matches seulement, sans avoir bénéficié de l’arrivée d’Hervé Renard, sur le banc samedi à Monterrey (Mexique). Giflée 5-1 par la Suède pour son entrée en lice, la Tunisie n’a pas trouvé le moyen d’exister, à l’heure où les pays africains progressent.

  • Le Cercle des nageurs en route vers un 43e sacre

    Le Cercle des nageurs en route vers un 43e sacre

    Rien n’est jamais joué d’avance dans le sport, où les exploits les plus improbables restent toujours possibles. Pourtant, le Cercle des nageurs de Marseille n’a sans doute jamais été aussi proche d’un 43e sacre national.

    Grâce à leur large victoire samedi dans le bassin de Strasbourg (20-7), les poloïstes phocéens abordent le match retour de cette finale avec treize buts d’avance. La rencontre se disputera le samedi 27 juin
    au bassin Pierre-Garsau, à Marseille.

    Sauf improbable retournement de situation, les hommes de Milos Scepanovic, déjà vainqueurs cette saison de l’Euro Cup pour la deuxième fois de leur histoire, devraient soulever le trophée de champion de France. Le Cercle des nageurs de Marseille décrocherait ainsi un sixième titre consécutif.

    Le PSG du water-polo français

    Cette finale, dont le suspense semble déjà largement dissipé, illustre une nouvelle fois la domination du club marseillais sur le water-polo français. À l’image du Paris Saint-Germain en Ligue 1, le CNM s’appuie sur un effectif composé de certains des meilleurs joueurs de la planète et paraît aujourd’hui intouchable sur la scène nationale.

    Des formations comme Strasbourg ou Aix-en-Provence parviennent certes à réduire progressivement l’écart, mais la différence de niveau demeure encore trop importante pour véritablement menacer l’hégémonie phocéenne.

  • L’Aquarelais 50 km, un relais nage aux Sablettes inédit en France

    L’Aquarelais 50 km, un relais nage aux Sablettes inédit en France

    Il n’a pas son pareil dans l’Hexagone. Porté depuis trois ans dans la baie
    des Sablettes par le Club seynois multisports (CSMS), l’Aquarelais 50 km est une épreuve de nage en mer, avec palmes, qui se déroule par équipes mixtes de cinq. Objectif : parcourir 50 km le plus rapidement possible, avec des relais
    de 2 km par nageur.

    Une compétition imaginée dans la lignée du Kanathon, autre compétition de nage avec palmes (2, 5 et 10 km) organisée depuis 2016 par le CSMS entre les Sablettes et les rochers des Deux Frères. Après deux éditions internes au CSMS avec une seule équipe en lice, trois étaient sur la ligne de départ de l’Aquarelais, samedi à 18h.

    « L’objectif, chaque année, c’est de battre le record », affirme Serge Supersac, organisateur de l’événement et lui-même nageur. Un record double : de l’épreuve et donc de France. Et peut-être même du monde ? « J’ai demandé au Guinness, ils ne m’ont pas encore répondu », s’amuse-t-il. Car derrière, il y a la volonté « d’attirer des nageurs de haut niveau d’ici quelques années, et de monter en gamme petit à petit, comme la Montecristo, devenue une course célèbre à Marseille ».

    Jusqu’à cette année, Sylvie faisait partie des détenteurs du record (établi en 2025, 16h22). « J’ai eu la folie de recommencer cette année », rit-elle. « C’est un très beau concept, ça soude l’équipe, et on vit la mer de différentes façons, au soleil, de nuit. Je trouve ça très poétique. » Et comme elle s’en doutait, le record a été pulvérisé par l’équipe « Pas coulés pas couchés », qui a parcouru les 50 km en 13h44.