Category: sports

  • Léon Marchand et les Bleus débutent par un podium

    Léon Marchand et les Bleus débutent par un podium

    Les doutes sont complètement levés concernant l’état de santé de Léon Marchand. Le quadruple champion olympique de Paris retrouvait les bassins de la Capitale à l’occasion de l’ouverture des championnats d’Europe. Après avoir déclaré forfait en brasse et sur le 400m 4 nages, le talent français était aligné en finale du relais 4x200m nage libre avec la France. Et il n’a donc pas déçu. En ouvrant cette course, le Toulousain a signé un chrono de 1:43.76, soit le plus rapide de la planète en 2026.

    Une manière parfaite de lancer le relais tricolore. Pierre Largeron, 20 ans, a ensuite assuré puis Sauveur Cristofini a plongé dans la piscine. Le prodige (16 ans) s’entraînant au Cercle des Nageurs de Marseille a placé les Bleus sur le podium, avant le passage de Roman Fuchs. Le plus expérimenté des quatre a sorti 200 mètres de très grande qualité pour même aller chercher l’Allemagne. Les Bleus sont vice-champions d’Europe avec un temps de 7:02.23, record national à la clé, quatre centièmes devant les Allemands. La Grande-Bretagne, double championne du monde, a pris le titre en 7:01.52, record des championnats.

    7e lors des séries, sans Léon Marchand, les Bleus ont mis un sérieux coup de boost pour atteindre la 2e place de cette finale. Le chef de file était bien heureux en sortant de la piscine. « On a fait un relais incroyable, je pense. Chacun a tenu son rôle jusqu’au bout. J’avais pas mal de pression à partir premier comme ça, je fais une super course et après ça suit. Roman finit comme un fou, c’était vraiment cool », décrit Léon Marchand, dont le programme est encore incertain à Paris.

  • Isaiah Sy, un sniper phocéen parti à la conquête du rêve américain

    Isaiah Sy, un sniper phocéen parti à la conquête du rêve américain

    Chez Isaiah Sy, le basket est avant tout une affaire de famille. Son père n’est autre que Mohamed Sy, ancien professionnel originaire du quartier La Castellane à Marseille. « Je suis né avec un ballon entre les mains », sourit le Rémois de naissance, ville dans laquelle son paternel a évolué entre 2002 et 2006. « Voir mon père jouer quand j’étais petit, c’est quelque chose qui m’a vraiment apporté cette passion pour le basket », poursuit-il.

    Aujourd’hui, Isaiah a tracé sa propre route, loin de l’ombre paternelle. Formé à Fos-sur-Mer, puis à Roanne au cours de son parcours junior dans l’Hexagone, le minot Sy a fait le choix de traverser l’Atlantique afin de poursuivre sa progression et y faire ses études. « Je n’ai pas réussi à trouver un endroit en France, on m’a dit que je n’avais pas le niveau. Partir aux États-Unis était un pari au départ. C’était un investissement, mais dans le pire des cas, je me disais que je reviendrais en France en étant bilingue et avec une expérience à l’étranger notable », détaille celui qui s’est exilé en 2022, à 18 ans, dans une « prep school » en Caroline du Nord.

    Un monde nouveau

    Après une première année à la Combine Academy, puis une saison en Junior College à Cloud County dans le Kansas, le nom d’Isaiah Sy était sur les bouches de tous les recruteurs de Division 1. Ses qualités de sniper, avec un exercice à 47,1 % de réussite à 3-points, lui ont ouvert les portes d’Oregon State. « C’est la meilleure décision de ma vie », martèle le Phocéen.

    Les premiers mois de son aventure américaine n’ont toutefois pas été de tout repos. « Je parlais un petit peu anglais, mais il y a une différence entre parler anglais et devoir l’utiliser tous les jours avec les gens, les coachs, etc. », raconte-t-il. Une adaptation parfois compliquée durant les premiers mois, avant que tout ne rentre dans l’ordre. « Que ce soit les gens qui m’ont accueilli, les coachs ou les personnes de la communauté, ils m’ont tous super bien reçu », apprécie le jeune basketteur.

    Il s’est pleinement épanoui dans ce système éducatif axé particulièrement sur le sport. « Tout est orienté autour de ton emploi du temps par rapport au sport. On avait entraînement de 7h à 11h, puis ils vont mettre les classes l’après-midi ou entre les entraînements pour ne pas gêner sur ton évolution », ajoute l’ailier qui a gagné sa place dans le cinq de départ d’Oregon State à l’aube de sa deuxième saison.

    Il a terminé deuxième marqueur de son équipe avec une moyenne de 10 points, 4,6 rebonds et 1,7 passe décisive en 28 minutes de jeu. « Je suis un leader et un shooter capable de bien défendre vu ma taille », souligne le sniper de 2m01, conscient que 68,6 % de ses tirs tentés l’an dernier l’étaient derrière l’arc des trois points.

    Dans les pas de Kawhi

    Son profil de « 3&D » a tapé dans l’œil de San Diego State, une université réputée en Californie par laquelle sont passés pas moins de 17 joueurs NBA, dont le double MVP des finales Kawhi Leonard. « J’ai eu plusieurs contacts, dont des écoles réputées comme Gonzaga, mais j’attendais la bonne opportunité », glisse Isaiah, futur ambassadeur du jumelage entre les villes de Marseille et San Diego. L’université californienne a recruté en avril Nick Anderson au poste de « guard », mais le Texan a été victime d’une rupture des ligaments croisés avant d’intégrer le campus. « Ils m’ont directement appelé pour le remplacer et m’ont dit qu’ils ne comprenaient pas pourquoi j’étais toujours disponible », confie Sy, destiné à avoir un temps de jeu conséquent dans une des meilleures universités du pays, finaliste NCAA en 2023. La voie royale vers la NBA. « C’était un rêve quand j’étais en France, mais maintenant que j’en suis là, je sens que c’est un objectif atteignable », partage Isaiah. Il pourrait bien devenir le premier provençal à rejoindre la Grande Ligue.

  • Clara Entresangle, néophyte dans la cour des grandes

    Clara Entresangle, néophyte dans la cour des grandes

    Le demi-fond français est en train d’entrer dans une nouvelle dimension. Du 800m au 5 000m, les Tricolores brillent et se font une place de choix sur la scène internationale. L’année 2026 ne déroge pas à la règle et un nouveau phénomène a fait son apparition au sommet des bilans. Son nom ? Clara Entresangle. Son âge ? 21 ans. L’athlète de Cavaillon est spécialiste du 3 000m steeple, mais elle ne se contente pas de répéter ses gammes sur cette seule discipline.

    Cette saison est, pour la Vauclusienne, celle de l’explosion. Championne du monde universitaire de cross, recordwoman de France U23 du 10km et du 3 000m steeple, elle a également réalisé deux fois les minima français sur cette dernière distance. Des performances de choix et une participation à sa première compétition élites avec l’équipe de France : les championnats d’Europe de Birmingham. La principale intéressée explique ce qui lui a fait gagner 30 secondes sur son record personnel. « On a changé des choses dans l’entraînement avec Papa. On a fait plus de volume, donc ça m’a fait énormément progresser sur le fond et ça, on s’en est rendu compte avant cet été, sur les saisons de cross et de route. Quand on a vu ma progression sur le 10km et le 5km, on savait déjà que la progression allait suivre. »

    « Papa », c’est Nicolas Entresangle. Le duo père/fille est également un duo athlète/entraîneur. Une association saine et une construction de saison qui a permis cette hausse des performances. « Cette saison est très riche, dans la mesure où chaque fois qu’on a pointé un objectif, ça s’est soldé par une belle réussite. Ça ne fait que nous encourager là-dedans, tout en étant quand même mesuré car le corps humain n’est pas une machine. Elle a vécu une petite blessure il y a deux ans avec des fractures de fatigue, donc on ne veut pas retomber là-dedans », détaille le paternel.

    Le Top 5 à Birmingham ?

    Cette multitude de distances où s’aventure Clara Entresangle, quelque chose qui plaît à la jeune athlète fraîchement signée par Nike. « J’aime bien pouvoir toucher à tout, faire des efforts un peu différents et varier », dit-elle simplement. Cette dernière débute au niveau continental dès ce lundi, avec les séries du 3 000m steeple. Son père explique la difficulté de performer en championnat : « Elle est 5e européenne mais le problème d’un championnat, c’est que ça ne se court jamais au train. On ne peut pas se dire, tu cours à telle allure et tu fais cinquième. Ce serait trop beau. Top 5, ce serait déjà exceptionnel vu son âge. »

    L’athlète, elle, « n’appréhende pas trop » et espère « déjà passer en finale et, forcément, aller chercher la meilleure place possible ».

  • [Tour de France] Demi Vollering s’offre un second sacre à Nice

    [Tour de France] Demi Vollering s’offre un second sacre à Nice

    Vendredi, sa nouvelle défaillance dans l’ascension du Ventoux a été celle de trop.

    Reléguée à plus d’un quart d’heure du podium, exténuée et démoralisée, Pauline Ferrand-Prévot, victorieuse en 2025, n’était pas au départ de Sisteron, samedi, pour l’avant-dernière étape du Tour féminin. « Pauline ne se sentait pas bien ce matin. Après consultation avec l’équipe médicale, il a été décidé qu’elle ne s’élancerait pas aujourd’hui. Nous souhaitons à Pauline un prompt rétablissement ! », avait annoncé son équipe Team Visma-Lease a Bike Women dans un message publié sur son compte X.

    Sans elle, le peloton a donc rallié Nice samedi, à l’occasion d’une avant-dernière étape qui aurait pu sourire à Maëva Squiban. La Française a été une des principales animatrices de la journée. Mais une lourde chute dans la descente de la côte de Colomars a annihilé ses ambitions. Elle a pu terminer l’étape, gagnée par Demi Vollering, mais a été admise à l’hôpital de Nice.

    Au général, en s’imposant samedi, la championne d’Europe Demi Vollering a pris le maillot jaune à Kasia Niewiadoma. La Néerlandaise a attaqué la dernière étape, une boucle autour de Nice et quatre ascensions du col d’Eze, avec 8 secondes d’avance sur la Polonaise. Promesse d’une ultime journée à couteaux tirés entre les deux leaders du général. Alors qu’à 1 minute 12 secondes, Marlen Reusser pouvait encore espérer les coiffer au poteau.

    Reusser, la chute fatale

    Mais en chutant dans les premiers kilomètres de la boucle autour de Nice, la Suissesse a abandonné ses derniers espoirs, laissant, Kasia Niewiadoma et Demi Vollering s’expliquer pour la victoire finale. La Néerlandaise ne devait pas faire dans la dentelle.

    Après avoir contrôlé la course dès les premiers kilomètres. Avant de placer une attaque dans la quatrième ascension du col d’Eze. Kasia Niewiadoma, qui avait tenu bon jusque-là, ne pouvait pas prendre la roue de la porteuse du maillot jaune. Cette dernière lui rendait la monnaie de la pièce de l’étape du Mont Ventoux, augmentant son avantage à chaque chronométrage de contrôle. L’avantage de Demi Vollering dépassera finalement la minute, une fois franchie la ligne à Nice. Mais sa dauphine du jour n’était pas la Polonaise, devancée par l’Italienne Paula Biais. Les deux pointant à une minute quatre secondes de la gagnante du jour, qui fait ainsi un coup double.

    Demi Vollering s’offre sa seconde victoire dans la Grande boucle. La Néerlandaise montrant une belle régularité, avec trois deuxième place (2022, 2024, 2025) et désormais deux succès (2023, 2026), en cinq participations. Kasia Niewiadoma et l’Italienne Elisa Longo-Borghini complètent le podium.

  • Le club d’escrime du Pays d’Aix a bouclé son stage de niveau mondial

    Le club d’escrime du Pays d’Aix a bouclé son stage de niveau mondial

    Ils sont venus de Chine, Allemagne, Corée du Sud ou encore des États-Unis.

    Au total, ils étaient un contingent de 80 tireurs, attirés à Aix-en-Provence par la même passion : l’escrime. Ou plutôt le fleuret, arme qui est enseignée au sein du club d’Escrime Pays d’Aix. Et dont le savoir-faire en matière de formation a largement dépassé les frontières de l’hexagone. D’où ce stage international qui a permis à ses participants de goûter au haut niveau.

    Car les maîtres d’armes qui ont assuré les séances avaient chacun un sacré palmarès. Étaient présents, lors de cette semaine d’exception, Aymeric Clos, entraîneur de l’équipe de France, Armand Spichiger (champion de France en titre), Maximilien Chastanet (médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Paris), Amir Shabakehsaz (ancien entraîneur de l’équipe de France) ou encore Chiara Cini, vice-championne du monde de fleuret.

    Les jeunes tireurs qui avaient fait le voyage auront vécu une belle expérience d’excellence et d’opposition internationale.

    Retour du Licciardi

    À noter : club formateur par excellence, l’Escrime Pays d’Aix prépare aussi le retour du Challenge Licciardi. Disparu depuis 2 ans, il reviendra début novembre au Val de l’Arc à l’occasion d’une Coupe du monde junior et cadette féminine.

    En attendant la rentrée, le club propose des leçons d’initiation gratuites tout le mois de septembre, pour tous de 4 à 77 ans.

  • L’OM plus athlétique que Bilbao

    L’OM plus athlétique que Bilbao

    Bruno Genesio était serein, lorsqu’il s’est présenté en zone mixte.

    Son équipe venait de lui offrir une victoire nette et presque sans bavure, pour sa première au Vélodrome, « du bon côté, c’est encore plus plaisant » a-t-il même plaisanté. Même si le jardin des Phocéens n’était pas à sa jauge maximale, ils étaient néanmoins environ 45 000 à être venus, par curiosité sans doute, assister à ce qui s’est transformé en démonstration marseillaise.

    « Nous avons affronté un adversaire supérieur à ceux que nous avons croisés jusque-là. Et j’ai pu voir que les joueurs ont enregistré ce que j’attends d’eux », a confessé le nouvel entraîneur olympien. Grâce à Angel Gomes, l’OM a rapidement concrétisé sa bonne entame, et aurait même pu virer avec un avantage plus important, sans la main ferme d’Alex Padilla. La doublure du champion du Monde Unaï Simon a retardé l’échéance d’un succès marseillais qui se dessinait.

    Et que des buts signés Igor Paixão avant la pause, et Tajidine Mmadi en fin de match, ont permis de matérialiser. « J’ai apprécié l’état d’esprit des joueurs qui ont débuté, et le fait que ceux qui sont entrés en jeu ont su conserver le niveau vu en première période », souligne Bruno Genesio.

    Son onze de départ, malgré la cascade de départs déjà actés et ceux à venir, avaient de quoi séduire. Avec Amine Harit positionné dans le couloir droit de l’attaque, et un axe défensif Balerdi – Cornélius plutôt bien inspiré. Toutefois, malgré ses airs d’équipe type, il n’est pas certain que ce soit celui que le stratège olympien alignera le 21 août contre Strasbourg.

    « Je ne vais pas monter

    au plafond »

    « J’ai pu mettre certaines choses en place. Et je compterai sur tous ceux qui seront encore là le 1er septembre. » Ceux qu’il avait choisis pour débuter face à l’Athletic Bilbao ont en tout cas joué le jeu à fond. Ils ont mordu dans le match et n’ont pas fait de cadeau à une formation basque qui n’a existé que par intermittence.

    « Cette victoire valide nos cinq semaines de travail », admet Bruno Genesio. En reconnaissant « avoir vu sur le terrain ce qui a été travaillé à l’entraînement ». Reconnaissance toutefois qu’il n’allait « pas monter au plafond, car il y a encore du travail ». Et qu’en fonction des départs qui risquent encore de venir, il sait qu’il devra reprendre certains fondamentaux travaillés notamment aux Pays-Bas. Surtout lorsque d’éventuelles recrues vont arriver.

    La victoire face à Bilbao est en tout cas une bonne opération, dans une préparation où l’OM monte en régime. Dès vendredi, un autre adversaire, l’Atlético de Madrid, d’un niveau nettement supérieur, va se présenter aux Olympiens pour ce qui sera sans doute la répétition générale avant la réception de Strasbourg, pour lancer la Ligue 1, le 21 août.

    D’ici là, Bruno Genesio va poursuivre son travail, dans des conditions qui ne sont pas idéales. « Je le savais, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit à ce point-là », soupire-t-il. Conscient que, dans l’attente de nouvelles têtes, « je vais devoir tirer 100% du groupe qui sera à ma disposition ». Notamment les jeunes, dont il reconnaît « qu’ils travaillent bien et ont un bon esprit ».

    Keyliann Bézahaf est celui qui a bénéficié du plus long temps de jeu, dimanche. Il s’est bien intégré dans une défense finalement moins mise sous pression, mais qui a néanmoins dû se montrer vigilante sur les rares coups d’accélérateur basque.

    Alexi Koum, Keyliane Abdallah, Mohamed Baradji ont aussi montré de belles choses durant leur présence. Mais le minot qui a eu la plus belle des récompenses est Tajidine Mmadi. Rentré au poste d’Igor Paixão, auteur du deuxième but marseillais, il s’est montré efficace et appliqué. Pour finalement inscrire le but qui a assis définitivement le succès marseillais.

    Du côté du Vélodrome, vacances obligent, c’est une petite chambrée qui a accompagné les Olympiens. Néanmoins, s’il n’y a pas eu l’ambiance habituelle, les présents ont poussé avec leur équipe et apprécié le jeu développé.

    OM 3 (2)

    ATHLETIC BILBAO 1 (1)

    Match amical

    Stade Vélodrome (43 000 spectateurs environ)

    Arbitre : M. Bollengier.

    Buts : Gomes (10), Paixão (40), Mmadi, 86) pour l’OM, Sancet (38) pour Bilbao.

    Avertissements : Weah (39) à l’OM, Guruzeta (17), Paredes (43), Berchiche (55) à Bilbao.

    OM : de Lange – Weah (Timber, 64), Balerdi (Bézahaf, 64), Cornélius (Kondogbia, 46), Emerson (Koum, 70) – Abdelli (Nnadi, 46), Höjbjerg (Baradji, 82), Gomes (Garcia, 70) – Harit (Abdallah,70), Gouiri (Maupay, 46), Paixão (MMadi, 70).

    Entraîneur : B. Genesio.

    BILBAO : Padilla -Rincon, Yeray, Paredes, Berchiche – Jaurezizar, Canales, Sancet – Williams, Navarro, Guruzeta. Sont entrés en jeu : de la Galarereta, Areso, Santos, Maroan, Berenguer, Johaneko, Rego, Selton, Gere.

    Entraîneur : E. Terzic.

  • Les départs s’enchaînent à l’OM, mais pas les arrivées

    Les départs s’enchaînent à l’OM, mais pas les arrivées

    Depuis l’ouverture du mercato, l’OM s’est contenté de laisser partir les gros salaires.

    La liste des départs n’a cessé de se gonfler, ressemblant à un véritable inventaire à la Jacques Prévert. Une liste qui, après les officialisations et les accords de principe, continue d’accueillir de nouveaux noms. Le dernier en date étant celui d’Amine Gouiri.

    L’international Algérien est, avec Igor Paixão, le dernier rescapé d’une ligne d’attaque qui a permis à l’équipe marseillaise d’être une des plus efficaces d’Europe. Néanmoins, alors qu’il se réjouissait de retrouver Bruno Genesio, qui l’a lancé en Ligue 1 à Lyon et lui a permis de changer de dimension à Rennes, la tournure du mercato olympien l’inquiète. Et il semble, à son tour, tenté d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte.

    Un air de déjà-vu

    Quant à Bruno Genesio, qui va perdre la majorité de sa défense, il va devoir repartir de zéro dans les derniers jours de préparation, alors que la venue de Strasbourg est déjà dans la ligne de mire, le 21 août. Le nouvel entraîneur olympien sera dans une situation toute aussi inconfortable que Roberto De Zerbi.

    La saison dernière, l’Italien avait dû tout reconstruire après les deux premières journées, et les recrutements en urgence pour pallier les départs de Jonathan Rowe et Adrien Rabiot.

    Cette fois, c’est avant même le premier match que la situation est tendue. S’il a une sœur, elle pourrait s’appeler Anne et faire comme la princesse de Barbe bleue, lancer un « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? ». Au lendemain du duel face à l’Athletic, la réponse revient, de manière lancinante. « Je ne vois que le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie. »

    En attendant, Facundo Medina est attendu à Leverkusen ce lundi, où il passera la visite médicale avant de signer au Bayer. Tandis que Geronimo Rulli va étrenner son nouveau maillot aux couleurs de Manchester City. Alors que pour la somme de 4 millions d’euros, Nayef Aguerd est prêté, avec option d’achat, à la Réal Sociedad.

  • L’OM va prêter Nayef Aguerd

    L’OM va prêter Nayef Aguerd

    Alors que les départs de Geronimo Rulli à Manchester City et Facundo Medina au Bayer Leverkusen sont en cours de concrétisation, l’OM est en passe de trouver une porte de sortie pour un autre gros salaire, Nayef Aguerd.

    Un accord de principe a été trouvé avec la Réal Sociedad, que le club phocéen pourrait croiser en Ligue Europa, sur la base d’un prêt avec option d’achat.

  • « Mon bateau est devenu mon meilleur ami »

    « Mon bateau est devenu mon meilleur ami »

    La Marseillaise : Depuis votre qualification, comment vous préparez-vous ?

    Mikaël Mergui : Après le rush en mars et avril, c’est la période creuse. Le bateau est à La Trinité-sur-Mer, où mon équipe est en train de travailler pour optimiser ce qui peut encore l’être. Et moi, je me ressource à Puy-Saint-Vincent.

    Cela fait quatre ans que vous naviguez sur Hirsch – Centrakor, qu’est-ce qu’il représente pour vous ?

    M.M. : Nous avons passé beaucoup de temps ensemble, partagé de belles aventures. Je peux dire qu’il est mon meilleur ami. Avec le temps, je commence à bien connaître ses qualités, ainsi que ses défauts.

    Quelles sont vos ambitions sur cette Route du Rhum ?

    M.M. : Aller au bout celle fois ! Lors de ma première, en 2022, j’ai cassé le bateau après six jours de course. Depuis, j’ai acquis une certaine expérience, grâce à trois Transat notamment. Je suis mieux préparé pour cet événement qui est hors-norme.

    Qu’elle est la différence entre Route du Rhum et transat du Café ?

    M.M. : Sur le « Rhum », vous êtes seul à bord. La part d’aventure est plus présente. Tu dois lutter contre les éléments, mais aussi contre toi-même, apprendre à gérer la fatigue. Alors que sur le « Café », nous sommes deux, ce qui permet de pousser le bateau. Il est possible de vraiment prendre du repos, alors que seul à bord, il faut de temps en temps s’en remettre au bateau. Et croiser les doigts pour que les éléments ne se déchaînent pas au mauvais moment. La « Route » est donc plus dure, car tu dois tout maîtriser, tout chapeauter à bord. Tu dois te battre contre les éléments, contre le bateau, mais surtout contre toi-même. Les arrivées sont également différentes. Pour le « Café », c’est direct au port, alors que le « Rhum » demande de faire le tour de la Guadeloupe, et cela peut changer beaucoup de choses. Car la mer à l’approche de l’archipel réserve pas mal de pièges. Il y a d’ailleurs souvent des rebondissements à ce moment de la course. C’est pourquoi je suis allé en repérage, en février dernier. J’ai fait le tour des îles pour prendre mes marques. Cela peut être utile. Si je devais faire une comparaison, c’est comme passer du rugby à XV au rugby à VII. En fait, la Transat du Café, c’est une épreuve sportive, alors que la Route du Rhum, c’est une aventure humaine. Toutefois, pouvoir courir les deux, c’est chouette.

    Vous pouvez aller chercher la victoire ?

    M.M. : Je suis accompagné d’une petite équipe. Avec Mylène, mon épouse, Sophie Claudon et Richard Aubin, nous sommes un peu David contre Goliath. Mais j’ai envie de montrer que les Méditerranéens sont capables de relever le défi. De plus j’ai des partenaires qui m’ont renouvelé leur confiance, comme Hirsch et Centrakor. C’est une aide précieuse pour moi.

    En parlant de Méditerranée, vous êtes en première ligne pour constater les changements climatiques qui l’impactent ?

    M.M. : La canicule maritime est un fait. Je vois son évolution depuis quelques années. L’eau est plus chaude, ce qui a un impact fort sur la faune, mais également sur les conditions météorologiques. Les houles sont plus marquées, les orages plus violents, les changements de vent également. D’ailleurs, j’ai constaté la disparition du ponant. C’était un vent d’après-midi thermique qui soufflait alors que l’eau se réchauffait en début d’après-midi. Cela a changé la façon de naviguer. Il est désormais nécessaire d’être plus vigilant, car les vents médians ont quasiment disparu. Cela commence à se sentir en Atlantique, où l’on constate souvent un manque de vent d’ouest dominant et une recrudescence des algues vertes. Je suis allé naviguer là-bas en mai et juin. J’ai trouvé des conditions inhabituelles, avec du grand soleil et très peu de vent. Alors qu’avant, c’était une période où les conditions de mer étaient plus musclées.

    Outre la course au large, vous avez aussi un programme qui est à destination des enfants ?

    M.M. : J’ai choisi d’utiliser mon expérience de marin pour sensibiliser les enfants à la mer, leur montrer qu’elle était un véritable trésor à portée de main. En collaboration avec la Métropole Toulon Provence Méditerranée, je propose des ateliers dans une quarantaine de classes. Je suis allé rencontrer les élèves en amont de la Route du Rhum. Cela a donné de belles discussions. Nous avons parlé des métiers qui étaient liés à la mer. Pendant la course, je vais faire un film, qui sera projeté à mon retour. Eux-mêmes pourront me lancer des défis, via la Virtual regatta. Près de 1 800 enfants se sont portés volontaires pour me suivre. La majorité de Toulon et sa région. Mais il y a aussi des classes d’autres départements qui ont rejoint le programme.

    Pourquoi cette ouverture vers
    les enfants
     ?

    M.M. : J’ai pris conscience que dans mon département, même lorsqu’ils en sont à proximité immédiate, peu d’enfants connaissent la mer. J’ai senti une certaine appréhension vis-à-vis de cet élément. En utilisant la voile et les métiers de la mer, c’est une manière de désacraliser l’élément et ramener chez eux une certaine curiosité.

    Vous êtes maintenant un habitué des courses transatlantique, n’êtes-vous pas attiré par un autre challenge après la Route du Rhum ?

    M.M. : Certains me demandent si l’idée d’aller sur le Vendée globe me trotte dans la tête. C’est vrai que pour la course au large, c’est le mythe absolu, l’Everest des marins. Mais y aller implique énormément de choses, et je ne veux pas me mettre de pression inutile. Pour moi, naviguer, c’est rêver. Si je devais me lancer dans une course autour du monde, je serais plus dans la philosophie d’une Whitbread.

    Qu’est-ce que cette Whitbread ?

    M.M. : Cette course existait quand j’étais gamin, et je rêvais en lisant les récits qui en étaient faits. Si elle n’existe plus, je pense qu’avec l’Ocean race, je pourrais trouver mon compte. C’est une épreuve qui est plus dans ma vision de la navigation et de la compétition. C’est un tour du monde, en équipage, avec escale. Il y a donc autant de départs et d’arrivées, avec cette adrénaline spécifique. Et puis, il y a surtout la possibilité de mettre pied à terre. Dans le Vendée globe, ce qui me frustrerait, c’est passer au large de sites et de ports magnifiques, sans pouvoir y accoster, et partager avec les locaux ma passion. Vivre, même quelques heures seulement, une expérience hors-norme. Le Vendée globe va trop vite pour moi. Je suis adepte du partage, des rencontres avec le grand public. Et puis, quand tu navigues en équipage, tu peux mieux profiter du bateau. Le pousser au maximum. Faire également d’autres choix stratégiques.

  • Bruno Genesio poursuit sa prise de marques à l’OM

    Bruno Genesio poursuit sa prise de marques à l’OM

    Lundi dernier, l’Olympique de Marseille a retrouvé le KNVB Campus, le Clairefontaine néerlandais,
    basé dans la localité de Zeist. Comme l’été précédent, les Olympiens ont pris leur quartier dans ce centre moderne, avec plus de fraîcheur que sur les bords de la Méditerranée. Un stage qui permet à Bruno Genesio de poursuivre la préparation de son équipe. L’ancien coach du Losc s’applique, avec son staff, à développer tous les joueurs sous ses ordres. « Pour l’instant, j’ai un groupe à ma disposition, que j’entraîne, que je prépare, comme si ce groupe allait être présent au 31 août ou au 21 août, pour débuter contre Strasbourg. C’est le plus important pour nous, le staff, pour eux aussi, parce que, comme je leur ai dit, quelle que soit leur situation, c’est important de se préparer et d’être prêt à tout », analyse le Lyonnais.

    Genesio a passé la barre du mois franchi à la tête de l’OM. Dans ce laps de temps, ce dernier a découvert l’environnement dans lequel il allait évoluer, ainsi que les joueurs disponibles. Une période d’analyse. « Ça fait maintenant 4 ou 5 semaines qu’on est présent, nous, le staff. J’ai beaucoup observé depuis mon arrivée. Maintenant, je suis un peu plus en capacité d’évaluer le niveau des jeunes joueurs, le niveau global de l’équipe. On prendra les décisions les mieux adaptées pour avoir un groupe compétitif. »

    Une efficacité à travailler

    Globalement, c’est la participation et l’envie de tous qui est en train de satisfaire le néocoach olympien. L’effectif avance dans le bon sens, d’après lui : « Honnêtement, je suis très agréablement surpris de l’investissement et de l’engagement de tous les joueurs qui sont présents ici. Que ce soit ceux qui peuvent être amenés à nous quitter, les jeunes, les moins jeunes. On a retrouvé un groupe vraiment qui adhère à ce qu’on demande. » L’entraîneur compte également s’appuyer sur des cadres, des leaders, mais « une fois que l’effectif sera définitif, au 1er septembre ».

    Bien entendu, les axes de progression sont encore nombreux, à deux semaines de la reprise de la Ligue 1. « Je trouve qu’on aurait dû être beaucoup plus efficaces sur ces premiers matches de préparation, y compris celui contre Nice, où, même si le score a été lourd, je pense qu’on aurait pu ouvrir le score. Je pense aussi que l’on doit être plus vigilants sur les transitions attaque-défense, avec la gestion de la profondeur », soulignait Bruno Genesio.

    Ce dernier dit comprendre l’inquiétude des supporters sur le mercato et espère des arrivées rapidement. En attendant, le retour en France s’est fait ce samedi, avant de recevoir, dimanche, Bilbao, puis l’Atletico Madrid, vendredi prochain.