Category: sports

  • Lolassonn Djouhan, ambitieux à Birmingham

    Lolassonn Djouhan, ambitieux à Birmingham

    Il est tout simplement l’athlète le plus expérimenté de l’équipe de France, en compagnie du marcheur Aurélien Quinion. Du haut de ses 35 ans, le lanceur de disque Lolassonn Djouhan a déjà 23 sélections avec les Bleus et va en compter une de plus dès la semaine prochaine. Sur le sol anglais, à Birmingham, le pensionnaire du Martigues Sport Athlétisme va vivre de nouveaux championnats d’Europe. Une énième compétition internationale avec des objectifs importants. « Je suis le 12e Européen de l’année en comptant Ramona [site de lancer aux États-Unis avec des conditions extrêmement favorables pour performer, ndlr], mais sans Ramona je suis 4e. Je me souhaite le meilleur, j’aimerais déjà passer les qualifs et une fois que je suis en finale, m’approcher le plus possible de la boîte. C’est vraiment l’objectif principal », énonce-t-il.

    Lolassonn Djouhan vit actuellement une saison pleine, de par la régularité de ses lancers lointains. Une année 2026 qui lui apporte de la confiance avant la principale échéance de son été. Pas moins de quatre jets à plus de 67 mètres recensés, dont un à 68m97, de quoi en faire un outsider à Birmingham. « Je pense que c’est la meilleure saison que je fais depuis très longtemps. Je suis régulier à plus de 66 mètres. J’ai appris plein de choses sur ma technique, sur ce que j’étais encore capable de faire. Après, j’ai eu des petits pépins physiques à la hanche et une double hernie discale, qui sont venus un peu me rattraper en fin de saison. J’ai fait une infiltration la semaine dernière et ça va beaucoup mieux. Maintenant, on croise les doigts pour que le corps se remette et qu’il soit en forme pour les Europe. »

    Un 11e titre de champion malgré la douleur

    Ces blessures arrivent de toute évidence au pire moment. L’hernie discale s’est déclarée il y a un mois, freinant la progression du discobole né à Montargis (Loiret). « Je vais à Alès, puis je relance à Cannes et là mon dos est mort, il ne veut rien savoir. J’ai fait les France comme ça, en serrant les dents. J’ai quand même gagné, c’était l’essentiel. » Une victoire avec un peu plus de 61 mètres mesurés, mais, en effet, l’essentiel était ailleurs puisque Lolassonn Djouhan s’est emparé d’un 11e titre national au lancer du disque. Une collection déjà bien remplie pour le recordman de France de la discipline (70m25).

    Ces performances de pointe, le lanceur les doit également à sa coach Magali Brisseault Waldet. Le duo s’entraîne au pôle France de Boulouris (Var) et l’athlète n’adresse que des louanges à son entraîneuse marseillaise. « On va dire que souvent, être coaché, c’est savoir entendre ce que la personne a à dire. Ce n’est pas juste choisir quelqu’un ou s’entraîner. Il faut que le cerveau de la personne en face soit réceptif. Ce que j’aime bien avec Magali, c’est que je suis très réceptif à ce qu’elle me dit. Techniquement parlant, elle est très forte. Elle arrive à me recentrer quand je commence à faire n’importe quoi dans mon plateau. C’est pour ça qu’elle m’apporte beaucoup d’un point de vue professionnel. » Les valises sont désormais prêtes pour Birmingham, avec le but qu’elles soient lourdes de quelques centaines de grammes au retour.

  • « Un éclairage exceptionnel pour notre région »

    « Un éclairage exceptionnel pour notre région »

    La Marseillaise : Le Tour féminin qui arrive au Ventoux, cela représente quoi pour vous ?

    Stéphane Garcia : les femmes s’attaquent enfin à un mythe que certains, jusque-là, estimaient réservé aux hommes. Mais qu’elles y viennent n’est pas une fin en soi. Car, au-delà de l’image d’une arrivée sur le toit de la Provence, c’est de voir le peloton féminin traverser le Vaucluse, passer par Sisteron et les Alpes-de-Haute-Provence pour une arrivée finale à Nice. Ce qui donne un éclairage exceptionnel pour notre région.

    Pour la Ligue dont vous êtes le président, c’est une reconnaissance ?

    S.G. : C’est surtout un encouragement à poursuivre notre politique de féminisation de la pratique du vélo. Nous venons de créer une équipe, Dévoluy – Région Sud, qui augmente notre visibilité dans les pelotons. Une nouvelle étape est proche d’être bouclée, avec la création d’une seconde équipe espoirs et avenirs.

    Pourquoi cette initiative?

    S.G. : Nous avons dans notre Ligue de très bons clubs formateurs, mais, à partir de 14-15 ans, ils n’arrivent pas à garder les filles, car il y a un manque de structures pour leur permettre de continuer leur progression. Alors, les championnes vont voir ailleurs. Nous devons faire en sorte de les garder, en leur proposant des possibilités d’études. L’idée étant de ne plus voir les autres régions profiter de notre savoir-faire. Ce sont les clubs qui façonnent les moteurs. Nous devons faire en sorte de les accompagner en les aidant à créer les carrosseries.

  • Le département du Vaucluse fait la part belle au vélo

    Le département du Vaucluse fait la part belle au vélo

    Aux abords et sur le Mont Ventoux, mais aussi sur les véloroutes de la ViaRhôna, de la Via Venaissia et du Calavon, les cyclistes sont omniprésents dans le département de Vaucluse. Le résultat d’une politique en faveur de son développement au cours des dernières années.

    Preuve en est, le Vaucluse est le premier département de France labellisé « Département à vélo » par ASO, l’organisateur du Tour de France. Avec précisément deux « vélos » sur le baromètre de l’organisation. Une distinction qui « vient récompenser l’ensemble des politiques publiques vauclusiennes en matière de vélo menées de longue date », se réjouit la collectivité. Ce ne sont au total pas moins de 185 000 Vauclusiens, sur environ 570 000, qui utilisent leur vélo régulièrement.

    En ce qui concerne le Géant de Provence, ce ne sont pas moins de 125 000 cyclistes qui tentent de le gravir chaque année. Un chiffre qui monte même à 150 000 les années de passage du Tour de France, comme ce vendredi 7 juillet pour le Tour féminin (voir ci-contre). Aux alentours, les autres disciplines sont aussi mises en avant. Côté VTT, une « Grande Traversée » de 500 kilomètres a été créée en 2014, « avec de multiples variantes au départ de Bollène et de Savoillans, jusqu’à Cavaillon ou Mérindol », est-il précisé. Tandis que les sites du Ventoux et du Luberon totalisent à eux deux 1 000 kilomètres d’itinéraires. Sans oublier le BMX, dont la piste de Sarrians est l’une des capitales françaises, voire même européennes. Elle a notamment accueilli les coureurs français de la discipline en amont de leur triplé historique aux Jeux olympiques de Paris en 2024.

    Convergence des routes

    Comme évoqué précédemment, la convergence des trois véloroutes permet d’ouvrir l’horizon des dizaines de milliers de cyclotouristes qui arpentent notre région. La plus emblématique, la ViaRhôna, permet ainsi de relier le lac Léman à la mer Méditerranée sur 615 kilomètres. Tandis que la Via Venaissia relie, elle, L’Isle-sur-la-Sorgue à Orange sur les traces de l’ancienne voie ferrée. Enfin, la voie verte du Calavon, au cœur du parc naturel régional du Luberon, commence au village de Robion et se termine à Castellet, 45 kilomètres plus loin.

    Le territoire est également l’un des leaders en termes de points d’accueil des cyclistes. Avec 349 établissements certifiés Accueil Vélo, le Vaucluse est en tête des départements en la matière.

  • L’Athletic Bilbao, adversaire de prestige des Olympiens

    L’Athletic Bilbao, adversaire de prestige des Olympiens

    Le 17 mai, c’était il y a près de trois mois. Trois mois que l’Olympique de Marseille n’a pas joué de match au stade Vélodrome. Ce dimanche, sur les coups de 17h30, les hommes de Bruno Genesio vont retrouver leur antre pour une rencontre amicale de gala. L’Athletic Bilbao se déplace sur le boulevard Michelet, pour ce qui sera un 4e rendez-vous de pré-saison pour les Phocéens. Après Nice (0-3), Nîmes (2-1) et Al-Shahania (3-0), l’adversaire monte encore d’un cran avec le club espagnol. Les Basques font partie des épouvantails de la Liga, bien qu’ils sortent d’une saison médiocre, bouclée à la 12e place.

    Leur préparation estivale est pour le moment sans défaite, avec six rencontres face à d’autres formations ibériques, dont trois professionnelles. Il y a eu Eibar (2-2), Santander (3-0) et plus récemment Burgos (3-0). Les pensionnaires de San Mames ont d’ailleurs pu compter sur le retour d’Inaki Williams, leur ailier star, présent à la Coupe du monde avec le Ghana.

    Genesio fait avec

    les moyens du bord

    La pré-saison marseillaise prend un autre virage avec ce match face à Bilbao. Après ce face-à-face, il ne restera plus que 12 jours avant l’ouverture du championnat, contre Strasbourg, toujours au stade Vélodrome. Même si l’équipe a encore du mal à se dessiner, certains joueurs ont obtenu beaucoup de minutes ces dernières semaines. C’est le cas des plus jeunes, comme Alexi Koum et Kelyann Bezahaf, mais aussi d’Igor Paixao, Jeffrey De Lange ou encore Angel Gomes.

    Aussi engagés dans « leur » Coupe du monde, l’Américain Timothy Weah et le Canadien Derek Cornelius sont revenus à l’entraînement et pourraient fouler la pelouse, ce dimanche.

    Match amical

    Stade Vélodrome (17h30)

    MARSEILLE : De Lange – Emerson, Koum, Balerdi, Weah – Hojbjerg, Gomes, Nnadi – Paixao, Abdallah, Maupay

    BILBAO : Padilla – Berchiche, Areso, Alvarez, Paredes, Rego – Jauregizar, Sancet, Sanchez – Berenguer, I.Williams

  • Nicollin, toujours maître du jeu

    Nicollin, toujours maître du jeu

    La famille Nicollin n’a pas écrit la fin. Pas encore. Fin juin, à l’aube d’une seconde saison en Ligue 2, elle surprend tout le monde. Elle suspend sa promesse de vente au groupement anglais d’investisseurs GSS et préserve son bien. Le club du Montpellier Hérault Sport Club, vitrine d’une famille et d’une entreprise de nettoiement.

    Quinze mois après l’ouverture du capital, premier pas vers la fin d’une histoire, le revirement de la famille Nicollin questionne. Laisse les pourquoi en suspens. Offre insuffisante, perte d’un outil précieux, report de la vente ? Dans un football français aux droits TV squelettiques, proie d’investisseurs étrangers, Laurent et Olivier Nicollin, à la gestion plutôt rationnelle, opèrent un revirement inédit.

    Laurent Nicollin (53 ans) est toujours président de Montpellier, son frère Olivier (56 ans) plus que jamais aux commandes d’une entreprise. Maître des finances et donc du jeu. La fin de règne d’une famille à la tête du club depuis plus cinquante ans, et maillon fort de la ville, attendra. « Il y aura peut-être plusieurs épisodes dans l’été ou l’automne. Le projet n’est pas structuré, l’idée pas peaufinée. Mais l’envie est d’avoir des forces vives de la région. Il y a plein de belles sociétés dans le secteur, il faut trouver le moyen avec eux de faire grandir encore le club » se projetait le 7 juillet Olivier Nicollin. Le patron de l’entreprise, présent pour la première fois sur la scène publique, ouvre une troisième voie.

    Cette rétractation a laissé sur le bord du chemin le directeur sportif, en charge du recrutement, Bruno Carotti. Ami de Laurent Nicollin, cet homme de l’ombre (53 ans) a démissionné après trente ans passés, dont la moitié comme dirigeant, au club. Une rupture tout en silence.

    Un an après sa rétrogradation en Ligue 2, et la fin d’un bail de seize ans au plus haut niveau, Montpellier repart donc sur les routes sinueuses de Ligue 2. Avec un budget de 20ME. Certes en baisse (29ME l’an passé), mais encore bien supérieur à la moyenne.

    Si Montpellier a presque fini de solder ses excès de Ligue 1, marqués par une politique salariale démesurée, il n’a pas fait de folie sur le marché des transferts. Il continue de renouveler son effectif à bas prix. Il se sépare de vieux routiers, et même d’une légende de La Mosson : Téji Savanier, et ne verse qu’une indemnité pour l’attaquant de Laval : Mamadou Camara et pour le défenseur de Pau : Daylam Meddah.

    Il mise par ailleurs sur un joueur libre : Florian Tardieu, (34 ans), cadre débusqué à Saint-Etienne, trois jeunes éléments prêtés par de grands clubs : le défenseur Naoufel El Hannach (Paris SG), déjà là l’an passé, le Lyonnais Daryll Benlahlou et l’attaquant rennais Nordan Mukiele. Et l’émergence d’une nouvelle génération, celle des finalistes de la Coupe Gambardella. Cinq d’entre eux intègrent l’effectif professionnel : Noah Vidal-Cartoux, Laciné Megnan, Tidiane Diallo, Hichem Abderrebi et Mathis Chambon, avec des espoirs de jeu divers.

    L’entraîneur Zoumana Camara, entouré du même staff, entame sa seconde saison à la tête d’une équipe recomposée à son goût. La seconde à la tête d’une équipe professionnelle après trois ans sur le banc des U19 parisiens.

    Après une saison à dissiper les effets d’une relégation, à recréer un groupe et à instaurer une nouvelle ligne de conduite, le technicien (47 ans) s’attaque à la saison d’après. Avec une indulgence moindre, avec le vent de face. Homme de dialogue, proche du président Laurent Nicollin, le Parisien aborde un moment important.

    Le défi consiste à faire mieux que sa première saison. À savoir participer pour le moins au play-off, promis aux cinq premiers d’un championnat très concurrentiel (Saint-Etienne, Nantes, Reims). Pour grimper dans la hiérarchie, et figurer dans le Top 5 selon l’objectif de Laurent Nicollin, Montpellier doit soigner son efficacité offensive. Meilleure défense de Ligue 2, il a besoin d’être d’attaque. D’aller de l’avant, de reconstruire un lendemain.

    Montpellier, nouvelle version

    Président : Laurent Nicollin

    Budget (20ME)

    Stade de la Mosson

    Arrivées

    Florian Tardieu (Saint-Etienne, libre), Daylam Meddah (Pau), Mamadou Camara (Laval), Grégory Ayem (Racing Club France), Daryll Benlahlou (Olympique Lyonnais, prêt), Naoufel El Hannach (Paris-Saint-Germain, prêt), Nordan Mukiele (Stade Rennais, prêt).

    Départs

    Téji Savanier (fin de contrat), Christopher Jullien (fc), Naoufel El Hannach (Paris-Saint-Germain, retour de prêt), Ayanda Sishuba (Rennes, rp), Nathanaël Mbuku (FC Augsburg, rp), Enzo Molebe (Olympique Lyonnais, rp), Alexandre Mendy (Al-Faisaly, SAU), Lucas Mincarelli (Estrela Da Amadora, POR).

    L’effectif :

    Gardiens : 1. Mathieu Michel, 31. Simon Ngapandouetnbu, 50. Victor Dzodic, 60. Kevin Kamden ;

    Défenseurs : 3. Naoufel El Hannach, 6. Yael Mouanga, 15. Julien Laporte, 17. Théo Sainte-Luce, 25. Wilfried Ndollo, 27. Daylam Meddah, 29. Enzo Tchato, Tidiane Diallo, Mathis Chambon ;

    Milieux : 5. Florian Tardieu, 8. Nabil Homssa, 10. Khalil Fayad, 26. Yvan Djemba-Mbappé, 44. Théo Chennahi, 77. Junior Everson , 90. Grégory Ayem, Noah Vidal-Cartoux, Hichem Abderrebi.

    Attaquants : 7. Yanis Issoufou, 9. Laciné Megnan, 11. Mamadou Camara, 18. Nicolas Pays, 19. Nordan Mukiele, 20. Junior Ndiaye, 22. Axel Gueguin, 23. Daryll Benlalhou,.

    Sept premiers matchs :

    8 août : Montpellier – Dijon, 14/8 : Nancy – MHSC, 21/8 : Dunkerque – MHSC, 28/8 : MHSC – Boulogne, 5 septembre : Saint-Etienne – MHSC, 11/9 : MHSC – Pau, 18/9 : Reims – MHSC.

  • Sisteron fière d’accueillir l’étape du Tour de France Femmes ce samedi

    Sisteron fière d’accueillir l’étape du Tour de France Femmes ce samedi

    Ce samedi, les coureuses du Tour de France partiront de Sisteron à 13h40, avant d’emprunter le pont de la Baume, puis de longer la Durance. Elles parcourront ensuite l’historique route Napoléon, en passant par Malijai, Mallemoisson, Aiglun, Mézel… Le maire de Sisteron, Jean-Pierre Templier, espère des « retombées économiques et en termes d’image » et « faire connaître la ville de Sisteron ». « Faire parler de soi dans le monde entier, c’est l’avantage de cette épreuve », avance Philippe Dubernard, coordinateur de l’accueil du départ de l’étape pour la ville de Sisteron.

    De nombreuses perturbations et fermetures de routes sont prévues sur le parcours de la course, entre 11h et 15h. Pour certains endroits dans le centre-ville de Sisteron, la circulation sera interdite dès 4h du matin pour permettre la pose des barrières sur près de 2 km. Le pont de la Baume fermera lui à 11h pour laisser passer la caravane du Tour, vers 11h45. Les parkings du centre-ville étaient déjà vidés vendredi, pour laisser place à l’aménagement notamment de la fan zone. La place de la République accueillera le village VIP, réservé aux personnes accréditées, avec le podium signatures. Les coureuses monteront sur le podium, avant de se ranger sur la ligne de départ. « Il a fallu adapter le dispositif mis en place, d’autant plus que cette année, pour la première fois, le Tour propose des fan zones avec des stands », explique Philippe Dubernard. La Ville, la communauté de communes et le département ont dû débourser 60 000 euros pour accueillir cette étape.

  • Une géante s’offre le Géant de Provence

    Une géante s’offre le Géant de Provence

    Elles l’ont fait. Les coureuses du Tour Féminin se sont lancées à l’assaut du Mont Ventoux.

    Pour les recevoir, le comité d’accueil de centaines de fans s’était levé aux aurores, pour rejoindre le sommet. Certains y allant même à pied.

    À l’approche du sommet, alors que les derniers préparatifs de la ligne d’arrivée sont en cours, c’est un arc-en-ciel de maillots, de toutes les origines, qui tente de se frayer un chemin. Il y a même un porteur du maillot jaune, au nom de Bernard Hinault, qui parvient à atteindre la fameuse ligne.

    Un peu plus loin, Fred, retrouve Zdenek. Le Grenoblois est un fan absolu de Pauline Ferrand-Prévot. Le Suisse, originaire de Fribourg, l’est également en temps normal. « Mais avec une compatriote en jaune, je suis obligé de changer », confesse-t-il. Les deux hommes se sont connus sur le Tour 2025, à Châtel. Ils se sont retrouvés, par hasard, au sommet du Mont Ventoux. Ensemble, ils vont se mêler à ceux qui ont pu rejoindre les derniers hectomètres.

    À vélos ou à pied, ils sont partis de bonne heure. Bien plus tôt que le peloton, qui a quitté La Voulte peu après midi pour traverser la Drôme et le Vaucluse, avant d’attaquer les lacets à l’assaut du Mont Chauve et son sommet minéral.

    Parmi les spectateurs anonymes, Jeannie Longo a fait le voyage depuis Sanary où la Haute-Savoyarde est désormais résidente. Pour celle qui a gagné trois fois le Tour féminin, dans sa version initiale, « c’est un bonheur d’être ici. Cela l’est encore plus de voir que le peloton féminin y revient enfin. » Pour elle, « le Ventoux est idéal sur une course comme le Tour. Il permet aux vraies grimpeuses de se montrer. Sur le Tour de cette année, ces 20 kilomètres ont été le seul tronçon où elles ont pu s’exprimer ».

    Pour la championne, « voir le peloton féminin revenir ici, c’est un très beau symbole, comme j’apprécie qu’il y ait de plus en plus de femmes à courir. Et que ce serait bien de leur proposer des structures adaptées, en ne misant pas que sur le très haut niveau ». Elle rappelle au passage que le Tour, dans sa première version, y était déjà venu. Quant à la course du jour, elle estimait avant le départ que « cette étape ne sera pas décisive, mais elle devrait peut-être redistribuer les cartes du côté des favorites ».

    Reusser craque à son tour

    Côté course, le peloton a cheminé jusqu’à l’approche du juge de paix. C’est là que le maillot jaune Marlen Reusser a porté son attaque, suivie par ses deux plus dangereuses rivales, Demi Vollering et Kasia Niewiadowa. Les trois championnes creusaient l’écart, tandis que la française Pauline Ferrand-Prévot était rapidement lâchée par le peloton.

    Devant, les trois leaders se détachaient. À neuf kilomètres de l’arrivée, Kasia Niewiadoma, troisième au général, plaçait une accélération à laquelle ses compagnes tardaient à réagir. La Polonaise, victorieuse du Tour en 2024, finissait en véritable géante, augmentant son avance à chaque jalon kilométrique. À quatre kilomètres, elle était virtuellement maillot jaune. Tunique qu’elle endossera au final, après s’être adjugé l’étape, une première pour elle. Avec les bonifications, Kasia Niewiadoma compte quinze secondes d’avance sur Demi Vollering, qui reste dauphine. Marlen Reusser ayant craqué dans les derniers hectomètres.

    Jeannie Longo l’avait prédit, les favorites ont répondu à ses attentes. Il lui reste maintenant deux étapes pour défendre un maillot jaune, qu’elle a déjà conquis en 2024. Mais cette fois, la Polonaise est allée chercher une victoire, sa première dans le Tour. Et quelle victoire. Puisqu’elle l’a fait entrer dans la légende.

    « Cette étape
    ne devrait pas être décisive mais pourrait redistribuer
    les cartes
    des favorites »

  • Plus de 10 000 cyclistes à l’assaut du Ventoux

    Plus de 10 000 cyclistes à l’assaut du Ventoux

    « Allez, de l’énergie, il reste deux cents mètres. Tire, pousse ! » lance Michèle, la soixantaine, à la centaine de premiers cyclistes qui arrivent au sommet du mont Ventoux ce jeudi 6 août à l’occasion de « L’Étape du Tour » dédiée aux amateurs. La veille, donc, de l’épreuve du Tour de France Femmes.

    Ils étaient 10 422 à s’élancer pour une boucle de 111,7 kilomètres depuis Vaison-la-Romaine dès 7h du matin. L’occasion de se surpasser pour la plupart. « C’était rude car il commençait vraiment à faire chaud. Mais je suis tellement contente de l’avoir terminé », se réjouit, médaille autour du cou, Maelle, la trentaine, qui vient de Nîmes. Et de passer un moment convivial surtout. Michèle, Savoyarde, est venue passer une semaine en Vaucluse pour soutenir son époux et sa fille. « C’est un superbe moment en famille. En tant que fan de vélo, il n’y a pas mieux », s’exclame-t-elle avant de s’égosiller au passage de ses proches.

    La vice-présidente du Département de Vaucluse, Christelle Jablonski-Castanier, témoigne « d’une belle fête populaire », et se réjouit d’un bel impact économique, « car tout était plein dans les villages aux alentours ».

    Enjeu sportif

    Il y avait tout de même un aspect compétitif de l’épreuve. Notamment pour les quelques dizaines de premiers qui se disputaient la gagne. Ce sera finalement Thibaut Clément, vainqueur l’an dernier et donc affublé de son dossard numéro 1, qui aura avalé les 2 950 mètres de dénivelé positif en seulement 3h13. « C’est le mythe, quoi. Il y avait beaucoup de monde dans tous les villages », glisse le vainqueur du jour. Du côté des femmes, c’est la Britannique Victoria Stansfield qui est arrivée en tête.

  • [Tour de France] Kim Lacourt retrouve le chemin du succès

    [Tour de France] Kim Lacourt retrouve le chemin du succès

    Tournon-sur-Rhône a été le point d’orgue d’une journée marquée par une échappée à trois.

    Après la Côte de Périgueux, qui a permis à Puck Pieterse d’engranger deux points de plus pour asseoir son maillot à pois de meilleure grimpeuse, un trio s’est détaché du peloton. La Néerlandaise Lœs Adegeest a donné le ton, suivie de la Tchèque Nikola Noskovà et la Norvégienne Katrin Aalerud en lançant une attaque dans la Côte de la Prunerie.

    Ce trio allait petit à petit creuser l’écart, sur un peloton qui se contentait de gérer tranquillement la situation, sous la barre de la minute de retard. Clélia Géry, la régionale de l’étape, tentait une contre-attaque à l’approche de la troisième côte du jour. Mais la championne de France était rapidement reprise. Le trio de tête accentuait son avance.

    Les championnes attaquent

    Dans la descente du col d’Aurec, au sommet duquel Nikola Noskovà virait en tête, elle passait au-delà de la minute, pour dépasser la minute trente et se stabiliser finalement à deux minutes vingt. Derrière, le peloton récupérait un groupe un temps distancé, avec les Néerlandaises Anna van der Breggen et Mariane Vos qui avaient été piégées.

    Le peloton comblait petit à petit son retard, sur des échappées qui n’étaient plus que deux à l’amorce des routes de l’Ardéchoise, Nikola Noskovà ayant lâché prise dans le col de Lalouvesc, avant-dernière difficulté du jour, dans laquelle le duo de tête était repris par un peloton emmené par Magdeleine Vallières et qui ne comptait plus qu’une trentaine unités à 40 kilomètres de Tournon-sur-Rhône.

    Emmenée par Pauline Ferrant-Prévot et ses coéquipières, le groupe de tête fonçait vers la dernière difficulté avant l’arrivée sur les rives du Rhône. Dans le col de Boucieu-le-Roi, un groupe de six, avec la championne de France Clélia Géry, partait à son tour à l’attaque, suivie notamment par la championne d’Italie Elisa Longo-Borghini.

    Dans un dernier kilomètre débridé, c’est la Mauricienne Kim Lecourt, un temps en difficulté dans l’après-midi, qui s’impose, devant la Française Cédrine Kerbaol. Troisième, la Néerlandaise Puck Pieterse devrait assurer son maillot à pois. Marlen Reusser reste en jaune.

    Comment accéder au Mont Ventoux

    La montée vers le Mont Ventoux sera ouverte au public. Les véhicules pourront rejoindre l’une des trois zones de stationnement jusqu’à 10 heures le vendredi 7 août (les Ermitants, la Frâche et le mont Serein). L’accès pour les cyclistes sera ouvert jusqu’à 12 heures sur le côté sud du Ventoux, et 13 heures côté nord. En revanche, les Dentelles de Montmirail sont interdites d’accès.

  • Aubagne s’apprête à faire son entrée historique en Ligue 3

    Aubagne s’apprête à faire son entrée historique en Ligue 3

    Jamais deux sans trois. Le Sporting club Aubagne Air-Bel (Scaab) va entamer sa troisième saison consécutive en troisième division française. Avec un changement majeur cette année, la professionnalisation du championnat et la création de la Ligue 3. Sur le banc du club aubagnais, Karim Masmoudi, qui est arrivé la saison dernière au mois d’avril après le départ de son homologue portugais Gabriel Santos. Les résultats ne suivant pas, le précédent entraîneur de 43 ans a quitté le club d’un commun accord avec la direction, après treize mois sur le banc. Pour la première saison en troisième division, Gabriel Santos avait emmené son collectif à la sixième place du championnat, au terme d’une saison exceptionnelle. La deuxième saison a été plus compliquée, avec un bilan de 9 victoires et 13 défaites. Les Aubagnais sont finalement arrivés onzièmes avec 37 points, avec Karim Masmoudi sur le banc pour les deux dernières rencontres du championnat. Cette saison, l’objectif du club est de se maintenir. « Se maintenir et avoir 38 points le plus rapidement possible », soutient Karim Masmoudi. Et il peut compter sur ses joueurs, de retour à l’entraînement depuis le 26 juin. « On sait que l’objectif principal du club c’est de se maintenir. Mais si on peut aller chercher plus haut, on n’hésitera pas », assure Soiyir Ahmada. Le club a prolongé certains de ses joueurs cadres, à l’image du défenseur central Mohamed Nehari et de son gardien, Jordan Gil, toujours blessé. Mais le mercato estival a aussi provoqué le départ de treize joueurs et l’arrivée de seize recrues.

    L’effectif en mouvement

    Parmi les petits nouveaux, Adame Faïze, 21 ans, attaquant de l’équipe réserve du Losc la saison dernière, acteur de plusieurs apparitions avec le groupe professionnel, Karim Cissé, 22 ans, milieu offensif et international guinéen en provenance de l’ASSE et Yoan Zemoura, 25 ans, ancien attaquant du FC Versailles. Mais aussi de jeunes talents du club : Nohan Parmentier, 17 ans, défenseur en U17 la saison dernière, et Tiago Moreira, 21 ans, ex-gardien de l’équipe réserve. Soiyir Ahmada, 19 ans, arrivé au Scaab l’été dernier en provenance de l’OM, jonglait l’année dernière entre les U19 et le groupe N1 et intègre pleinement l’effectif cette saison. Avec une moyenne d’âge de 23,5 ans, le Scaab est le deuxième effectif le plus jeune du championnat, à ce stade du mercato qui prendra fin le 1er septembre. « J’ai envie de construire une équipe marseillaise. Une équipe à la mentalité sudiste, qui ne lâche rien », insiste l’ex bras droit de Majdid Bougherra, ancien sélectionneur de l’Algérie. Il sera aidé de ses deux adjoints, Kassim Abdellah et Hippolyte Catella. Avec la professionnalisation de la troisième division, le Scaab obtient pour la première fois de son histoire le statut professionnel. « C’est un beau coup de projecteur pour tout le monde. Pour les joueurs, le staff, le club », observe Karim Masmoudi. Premier test à domicile vendredi 7 août à 20h45 face à Thionville pour le Scaab.

    Fanny Velay

    Le challenge, inédit en France

    La Fédération Française de Football a instauré le challenge en Ligue 3, une première pour un championnat en France. Les coaches auront deux possibilités par match de demander le changement d’une décision arbitrale. L’action doit entrer dans l’un des 4 cas : but marqué ou non, penalty ou non, carton rouge ou identité erronée d’un joueur sur un carton. Chaque challenge remporté sera conservé par l’entraîneur.

    P.G.