Category: sports

  • Le PSG fonce tout schuss vers un nouveau sacre

    Le PSG fonce tout schuss vers un nouveau sacre

    Mercredi, c’est un PSG au moral gonflé à bloc qui jouera son quart de finale aller de Ligue des Champions face à Liverpool, au Parc des Princes.

    Car, si le week-end pascal a comblé les tout-petits avec du chocolat à l’envi, les cloches ont offert aux Parisiens une série de résultats qui leur ouvre un peu plus les portes d’un nouveau sacre. Vendredi, ils ont fait le job face à Toulouse (3-1), avec un groupe remanié. Samedi, c’est Lille qui leur a donné un coup de pouce en surclassant Lens, dans le derby du Nord (3-0).

    Avec quatre longueurs d’avance, et un match en moins, sur les « sang et or », les Parisiens sont en ballottage plus que favorable pour se succéder au palmarès de la Ligue 1.

    Statu quo

    Du côté des relégables, le match de la peur entre Metz et Nantes s’est soldé sur un 0 – 0 qui rapproche un peu plus les deux protagonistes vers la Ligue 2. Dans cette course pour éviter la descente, Auxerre, barragiste, n’a pas profité de l’aubaine de la défaite de Nice à Strasbourg (3 – 1). Les Icaunais n’ont pu faire mieux qu’un nul au Havre (1-1). Ce qui donne un statu quo dans le bas du tableau.

    Dans la course à la troisième place, synonyme d’accès direct à la Ligue des Champions, Rennes et Lille ont fait une bonne opération. Notamment les Bretons, qui sont allés chercher la victoire à Brest, au terme d’un match riche en rebondissements (4-3). L’autre grand bénéficiaire de la 28e journée est donc Monaco, qui épingle l’OM à son tableau de chasse. Ce qui laisse augurer d’une fin de saison à couteaux tirés pour la troisième place.

  • Après Le Cap, le RCT se tourne vers Glasgow en quart

    Après Le Cap, le RCT se tourne vers Glasgow en quart

    L’annonce des quarts de finale de Champions Cup, survenue quelques instants après la victoire étriquée des Varois face aux Sud-Africains du Cap (28-27), a dû faire remonter de bons souvenirs aux supporters rouges et noirs. Les protégés de Pierre Mignoni se déplaceront en écosse, samedi prochain, pour y affronter les célèbres Glasgow Warriors.

    Ces derniers ont affronté six fois le RCT sur le plan européen depuis 2008, notamment lors de la finale de Challenge Cup en 2023, remportée par Baptiste Serin et ses coéquipiers. Plus récemment, ils ont pris le meilleur sur les Warriors, à l’occasion de la deuxième journée de Champions Cup en 2024, grâce à un doublé de Leicester Faingaanuku. Mais les pensionnaires de Glasgow, auteurs d’une excellente saison sous le statut de leader de l’United Rugby Championship (championnat qui réunit les équipes irlandaises, écossaises, galloises, italiennes et sud-africaines), n’ont pas dit leur dernier mot.

    Succès dans la douleur

    Le club écossais s’est imposé dans la douleur, samedi, contre les Blue Bulls de Pretoria (25-21). Les Sud-Africains menaient même à la pause (12-14). Mais les Warriors ont finalement pris les commandes en seconde période avec les essais du pilier Patrick Schieckerling (56e) et du centre Stafford McDowall (71e). Deux joueurs de l’effectif glaswégien ont connu une expérience en France : le pilier Rory Sutherland, passé par Oyonnax lors de la saison 2024-2025, et l’ouvreur Dan Lancaster, passé par le Racing 92 la saison passée.

  • À Marseille, une Snim qui restera dans les mémoires

    À Marseille, une Snim qui restera dans les mémoires

    Justine Mettraux a apporté un petit air de grand large sur la rade marseillaise.

    Première femme du dernier Vendée globe, elle a été une marraine inspirante pour la centaine d’équipages venus en découdre dans une soixantième édition de la Snim qui aura révélé, une fois encore, le potentiel exceptionnel de la rade de Marseille.

    « Nous avons bénéficié de conditions météo favorables, ce qui nous a permis de proposer des régates très affûtées », souligne Henri Escojido. Le président de la Société nautique de Marseille est satisfait de ces quatre jours « qui sont un peu le tremplin d’un autre temps fort qui nous attend l’année prochaine ». Il évoque ainsi les 140 ans à venir d’une association toujours dynamique.

    Nouvelle classe

    Ce que ses membres ont offert aux 118 équipages engagés en est la preuve. « Avec cette année une nouveauté, puisque nous avons accueilli des J-70, une classe qui permet aux jeunes talents de se révéler », relève Henri Escojido. Les participants de cette classe étaient en répétition générale, Marseille devant en accueillir prochainement les championnats de France.

    Concernant la Snim en elle-même, « elle a permis de mettre en valeur les atouts de la rade de Marseille. Voir tous ces bateaux va sans doute susciter des vocations auprès des Marseillais », estime le président. Un président tout heureux de remettre deux nouveaux trophées à l’issue de cette 60e Snim. Celui du meilleur jeune en J-70, et une récompense pour la meilleure féminine.

    Avant de donner rendez-vous pour la 61e édition, dans tout juste un an.

    Site internet : www.lanautique.com

    Facebook : SNM La Nautique

    Instagram : SNMMarseille

  • Istres chute à la dernière place

    Istres chute à la dernière place

    On devait s’attendre à un tel résultat final. Les pensionnaires d’Istres Provence Handball, avant-derniers de Starligue et potentiellement sous le coup d’une relégation en fin de saison, ont été défaits sur le parquet du Paris Saint-Germain (40-25), leader invaincu du championnat, dimanche après-midi, à l’occasion de la 22e journée. Cette 17e défaite de la saison, additionnée à la quatrième victoire des promus dijonnais, vainqueurs de Nîmes vendredi, a pour conséquence de voir les Taureaux descendre à la dernière place de Starligue, à ex æquo de Dijon avec neuf points. Mais leurs concurrents directs possèdent pour le moment un meilleur goal-average.

    Gaudin à l’aise

    Les Parisiens ont rapidement pris les rênes de cette rencontre. Ils ont progressivement creusé l’écart au score, jusqu’à compter douze buts d’avance à la mi-temps. L’ancien minot du Pauc, Noah Gaudin, et l’arrière gauche norvégien Simen Lyse, tous deux auteurs de six réalisations chacun, ont permis au PSG de rester leader invaincu en Starligue. Du côté istréen, Edmilson Araujo et Guilherme Borges Moraes Silva, ont tenté de maintenir le navire provençal à flot avec leurs cinq buts respectifs. Mais cela n’a largement pas été suffisant pour, a minima, faire trembler le cador francilien. Istres tentera de se rattraper dès vendredi prochain, lors du déplacement à Sélestat, pour quitter cette dernière place et, ainsi, sortir de la zone relégable. Un bol d’air inespéré.

  • Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    « Putain… » Tout juste arrivé en conférence de presse, essoufflé comme s’il avait lui-même disputé le match, Pierre Mignoni ne pouvait retenir un juron de soulagement. On peut le comprendre : la fin de match, hitchcockienne, aurait pu se révéler terriblement cruelle pour un RCT sur le fil, mais elle a surtout offert une formidable démonstration de courage.

    À 13 lors des dernières minutes qui ont paru être des heures, suite aux cartons jaunes reçus par Halagahu (74e) et Nonu (à 20 secondes du terme), ses hommes ont bien failli tout perdre sur la dernière phase de possession sud-africaine. Au terme d’une succession de rucks devant la ligne d’en-but, Smith croyait aplatir en force. Croyait seulement. L’héroïsme, parfois, se joue à la binarité d’une décision arbitrale. Faute de pouvoir confirmer à la vidéo que le ballon avait bien touché la pelouse, l’arbitre n’a pas accordé l’essai. Toulon héritait alors de la gloire de la résistance.

    « Les joueurs n’avaient

    pas envie de craquer »

    Le signe que, ce samedi, le vent a enfin changé de cap : « À 13, il faut le faire. On a beaucoup souffert ces dernières semaines sur des rentrées de but sur lesquelles on n’arrivait pas à marquer. Et là, sur un coup du sort, ça tourne pour nous », souriait l’entraîneur varois. Et si la différence n’a tenu qu’à un point, dans les têtes, il semblait y avoir un monde entre l’équipe en souffrances des dernières semaines et ces Rouge et Noir qui n’ont « pas été parfaits », mais qui « n’avaient pas envie de craquer aujourd’hui. Ils en ont marre. » Cet orgueil, couplé à « des séquences de jeu très intéressantes », a permis au RCT de ne pas voir ses démons le rattraper quand il n’a pas réussi à concrétiser, ou quand il s’est retrouvé mené par deux fois.

    Grâce, aussi, à des leaders retrouvés, à l’image de David Ribbans, élu homme du match, victime de « pépins physiques qui ne lui ont pas permis de faire des performances comme celle-ci. Ce n’était pas faute de vouloir. » Mais aussi Charles Ollivon, qui « a fait un grand match », ou Ben White et Thomas Albornoz, au sein d’une « charnière (qui) a été exceptionnelle ».

    Ce succès, Antoine Frisch veut « s’en servir pour repartir sur une dynamique positive ». « Un nouveau défi arrive, il faut reproduire cette performance », soutenait Junior Kpoku. Un élan dans lequel doit s’inscrire un peuple toulonnais en liesse samedi. Pierre Mignoni l’a rappelé : le club a besoin d’un public « toujours solidaire dans les moments difficiles. Sans ça, tu ne peux pas survivre. » Car si certains l’ont trop vite enterré ces dernières semaines, Toulon n’est pas mort.

    Toulon perd Priso

    Coup dur pour le RCT. Le club va devoir se passer de Dany Priso pour une très longue période. Le pilier international français s’est blessé en fin de rencontre face aux Stormers. Il souffre d’une rupture totale d’un tendon d’Achille. Sa saison est terminée et la prochaine fortement compromise.

  • L’OM entame le sprint final sans le moindre joker

    L’OM entame le sprint final sans le moindre joker

    Que peut penser un entraîneur après que son équipe a perdu deux matches importants ?

    Habib Beye se montre résolument optimiste. Voyant le verre à moitié plein, alors que son OM vient de baisser pavillon face à Lille, au Vélodrome avant la trêve, puis à Monaco, lors de la reprise, dimanche. Dans les deux cas, le score est le même (2-1) et le sentiment d’inachevé reste en tête.

    « Pour moi, ce que je ressens, c’est de la frustration, estime l’entraîneur marseillais. Défensivement, nous avons trop donné, en étant passifs sur le premier but et en commettant une erreur payée cash sur le second », regrette-t-il. D’autant plus qu’avant les deux buts monégasques, qui ont été autant de coups de poignard dans le dos, son équipe a eu les munitions pour prendre le contrôle.

    « Nous avons eu les opportunités de passer devant. Et même de revenir », souligne Habib Beye.Mais ce constat, même s’il se veut rassurant pour la suite, ne masque pas la perte sèche de dimanche, où l’OM a abandonné a minima un point et a perdu sa place sur le podium.

    « Nous redevenons chasseur »

    Avec 49 points, les Phocéens reculent à la 4e place, un point derrière Lille. Mais Monaco revient à hauteur. « Perdre deux fois de suite, je ne peux pas m’en satisfaire. Surtout dans ce match à Monaco, qui fait que nous redevenons chasseur », note Habib Beye. S’il a vu du positif, malgré le résultat, il sait en son for intérieur que cela ne suffit pas à rétablir la confiance de supporters qui, au stade Louis II, ont encore une fois manifesté leur colère en restant muets durant la première demi-heure.

    L’entraîneur a également conscience que les victoires que ses ouailles ont pu obtenir « ne sont pas suffisantes dans leur contenu » pour ramener une certaine sérénité dans les virages. Habib Beye se projette sur le rendez-vous de vendredi avec la réception de Metz. « Nous pouvons encore aller chercher la troisième place, malgré notre dynamique négative », estime-t-il.

    Mais pour cela, la marge de manœuvre est de plus en plus ténue. L’OM abordant ses six derniers matches sans droit à l’erreur.

    28e journée

    PSG – Toulouse 3 – 1

    Strasbourg – Nice 3 – 1

    Brest – Rennes 3 – 4

    Lille – Lens 3 – 0

    Angers – Lyon 0 – 0

    Lorient – Paris FC 1 – 1

    Le Havre – Auxerre 1 – 1

    Metz – Nantes 0 – 0

    Monaco – OM 2 – 1

    Classement

    Pts J G N P bp bc dif

    1. PSG 63 27 20 3 4 61 23 38

    2. Lens 59 28 19 2 7 54 27 27

    3. Lille 50 28 15 5 8 45 34 11

    4. OM 49 28 15 4 9 55 37 18

    5. Monaco 49 28 15 4 9 49 39 10

    6. Lyon 48 28 14 6 8 41 29 12

    7. Rennes 47 28 13 8 7 47 40 7

    8. Strasbourg 43 28 12 7 9 46 34 12

    9. Toulouse 37 28 10 7 11 39 35 4

    10. Lorient 37 27 9 10 8 37 41 -4

    11. Brest 36 28 10 6 12 37 43 -6

    12. Angers 32 27 9 5 13 24 37 -13

    13. Paris FC 31 27 7 10 10 32 43 -11

    14. Le Havre 27 27 6 9 12 22 35 -13

    15. Nice 27 28 7 6 15 33 55 -22

    16. Auxerre 22 27 5 7 15 22 36 -14

    17. Nantes 17 26 4 5 17 24 45 -21

    18. Metz 14 27 3 5 19 25 60 -35

    L’OM perd Egan-Riley

    Au-delà de la défaite, le déplacement à Monaco a coûté cher aux Marseillais. CJ Egan-Riley a dû quitter prématurément le terrain, victime d’une blessure musculaire sur le second but monégasque. Son indisponibilité n’est pas encore connue. Himad Abdelli a lui aussi rejoint l’infirmerie, se plaignant d’un coup à la cheville.

  • L’OM abdique à Monaco

    L’OM abdique à Monaco

    Les deux roues de vélo au tableau d’affichage à la pause étaient le reflet du spectacle montré sur le terrain dans une première période qui a laissé tout le monde sur sa faim. Monégasques et Marseillais n’avaient pas donné le sentiment de lutter pour revenir dans la course au podium concernant les premiers, et récupérer la troisième place pour les seconds.

    Certes, le statu quoi pouvait suffire au bonheur d’un OM toujours en quête d’une identité de jeu et d’une série dynamique dans ses résultats. Mais prendre trois points en Principauté aurait été la meilleure option possible, afin de s’offrir un peu de confort par rapport à la meute.

    Durant la première demi-heure, les Olympiens ont été comme leurs supporters : invisibles. Mais, lorsqu’à la demi-heure de jeu, les bâches sont ressorties, et que le parcage s’est remis à donner de la voix, le jeu phocéen a été plus percutant. Avec deux occasions, pour Hamed Traoré puis Igor Paixão, qui auraient pu permettre aux hommes de Habib Beye de virer en tête à la pause.

    L’OM allait regretter ce manque de réalisme et les autres actes manqués face à Lukas Hradecky en seconde période. Car les Monégasques, allaient, eux, jusqu’au bout de leurs intentions. Avec un premier but signé Alexandr Golovin au tournant de l’heure, avant que Folarin Balogun n’assoit définitivement l’emprise de son équipe sur la soirée. La réduction du score d’Amine Gouiri ne faisant qu’aviver les regrets chez des Olympiens qui chutent du podium.

    Monaco-OM : 2-1 (0-0)
    2e journée de Ligue 1
    Stade Louis II (15 000 spectateurs environ)
    Arbitre : C. Turpin.
    Buts : Golovin (59), Balogun (74) pour Monaco, Gouiri (85) pour l’OM.
    Avertissements : Camara (8), Kehrer (70) à Monaco, Medina (34), Balerdi (87) à l’OM.

    MONACO : Hradecki – Kehrer, Zakaria ( c ), Faes – Tézé, Camara, Coulibaly (Bamba, 65), Mawissa (Diatta, 65) – Akliouche (Adingra, 84), Balogun (Biereth, 84), Golovin (Fati, 75).
    Entraîneur : S. Pocognoli.

    OM : Rulli – Pavard, Egan-Riley (Balerdi, 77), Medina – Weah (Emerson, 89), Höjbjerg ( c, Abdelli, 89 ), Timber, Paixão – Traoré (Nawneri, 73)– Gouiri, Aubameyang.
    Entraîneur : H. Beye.

  • Champions Cup : Au courage, Toulon arrache sa qualification pour les quarts de finale

    Champions Cup : Au courage, Toulon arrache sa qualification pour les quarts de finale

    S’il a encore montré quelques maladresses balle en main et parfois souffert face à la vitesse et au jeu de passes sud-africain, le RC Toulon a retrouvé des couleurs ce samedi après‑midi, et en a par la même occasion redonné au stade Mayol, qui en avait bien besoin. Joueurs et solidaires, notamment lors d’une fin de match où ils ont vaillamment défendu leur point d’avance, les hommes de Mignoni ont retrouvé un état d’esprit qu’ils semblaient avoir perdu depuis de longues semaines..

    Dominateurs dans les premières minutes, les Rouge et Noir ont été récompensés. Après un ruck au milieu du terrain, le ballon parvenait jusqu’à l’aile droite vers Dréan, qui prenait l’espace et servait White pour le quatrième essai du meilleur marqueur toulonnais en Champions Cup (10e, 7‑0).

    S’ils ont ensuite souffert pendant un quart d’heure — concrétisé par une pénalité de Matthee et un essai de Smith (7‑10, 24e) — les Toulonnais ont rapidement réagi grâce à Dréan, encore trouvé à droite, qui, cette fois, concluait seul et redonnait l’avantage aux siens (14‑10, 31e). Un avantage réduit juste avant la pause par une nouvelle pénalité de Matthee (14‑13), que les Varois conservaient grâce à un sauvetage in extremis de Ribbans devant l’ouvreur sud‑africain, à cinq mètres de l’en‑but, après la sirène.

    Une fin de match sous respirateur

    Toujours solidaires et animés par la volonté de jouer à l’entame du second acte, les Varois se faisaient surprendre sur un essai de Roos (14-20, 54e). Mais ils réagissaient une nouvelle fois très rapidement. Ferté, entré en fin de première mi-temps à la place de Domon, blessé, était trouvé à gauche suite à une longue phase de possession et aplatissait (21-20, 59e).

    L’arrière toulonnais, souvent sorti du banc ces dernières semaines, était bien décidé à se montrer. Sur une nouvelle course, il servait Ollivon, qui décalait Tuicuvu. L’ailier fidjien finissait sa course dans l’en-but et permettait aux siens de prendre huit longueurs d’avance (28-20, 67e).

    Mais le danger guettait toujours. Et après avoir défendu sa ligne pendant de longue minute, le RCT, réduit à 13 dans les six dernières minutes après les carton jaunes d’Halagahu et Nonu, finissait par céder, sur un essai de Khan consécutif à une percée du prodige Feinberg-Mngomezulu (28-27, 78e).

    L’atmosphère devenait irrespirable. Et alors que les Sud-Africains espéraient avoir arraché leur qualification sur un ultime essai sur la ligne alors que la sirène avait retenti depuis trois minutes, M. Ridley, après de longues minutes de vérification, estimait que le ballon n’avait pas été aplati, libérant un stade Mayol qui pouvait enfin exulter.

    Au courage, le RC Toulon valide son billet pour les quarts, et ira défier le vainqueur du match entre Glasgow et les Bulls de Pretoria le week-end prochain.

    TOULON 28 – 27 STORMERS (MT : 14-13)
    8e de finale de Champions Cup
    Samedi 4 avril, 16h
    Stade Mayol, Toulon
    Arbitre : Christophe Ridley (ANG)

    Points Toulon : 4E White (9e), Dréan (31e), Ferté (58e), Tuicuvu (67e) ; 4T Domon (10e), Albornoz (31e, 59e, 67e)

    Points Stormers : 2E Smith (24e), Roos (54e) ; 2T Mathhee (24e), Feinberg-Mngomezulu (54e) ; 2P Matthee (20e, 35e)

    Cartons Jaunes : Halagahu (74e), Nonu (80e)

    TOULON : Gros (Priso, 52e), Baubigny (Lucchesi, 59e), Sinckler (Gigaschvili, 52e) – Mézou (Halagahu, 46e), Ribbans (C) (Javakhia, 72e) – Kpoku (Mercer, 65e), Ollivon (Gros, 80e), Shioshvili – White, Albornoz – Tuicuvu, Frisch (Nonu, 72e), Brex, Dréan – Domon (Ferté, 35e)

    STORMERS : Kebble (Theunissen, 52e), Venter, Fouché (Mchunu, 52e) – Smith (Schikerling, 32e), Evans (Porthen, 52e) – De Villiers (Fourie, 64e), Dayimani, Roos – Reinach (Khan, 59e), Mathee (Feinberg-Mngomezulu, 52e) – Zas, Du Plessis (Simelane, 65e), Nel (C), Willemse – Gelant

  • Des Istréens sans complexe se déplacent chez les Invincibles

    Des Istréens sans complexe se déplacent chez les Invincibles

    Affronter le cador parisien constitue toujours un rendez-vous à part dans une saison.

    Si les joueurs istréens se préparent avec enthousiasme à défier certains des meilleurs éléments de la planète, leur entraîneur adopte une approche plus pragmatique. « C’est l’un des matches les plus simples à préparer », lance Bastien Cismondo, le technicien du Istres Provence Handball. « C’est le plus gros budget du championnat avec une équipe qui n’a pas encore perdu », poursuit-il, conscient de l’ampleur de la tâche qui attend ses hommes dimanche dans l’antre francilien.

    Face au PSG, assuré d’être écarté de la course à la Coupe d’Europe suite à sa défaite mercredi chez les Hongrois de Veszprem (32-24), l’objectif sera avant tout de « se comparer collectivement à ce qui se fait de mieux ». « On va se focaliser sur nos points forts et sur ce que l’on maîtrise. On est capables d’être solides défensivement avec des bons gardiens, tout en ayant la capacité de se projeter rapidement. Il faudra mettre du rythme et ne pas chercher à faire des attaques placées, car ils sont capables d’éteindre leurs adversaires », développe-t-il.

    Des rendez-vous décisifs

    à venir pour le maintien

    Avant-derniers de Starligue, les Istréens (9 points) ne comptent qu’une unité de retard sur Chartres et Sélestat. Leur situation s’est toutefois nettement améliorée ces dernières semaines, avec deux victoires lors des trois dernières journées, face à Tremblay (36-30) et Saint-Raphaël (35-32), à domicile. « On est dans une dynamique positive », se réjouit l’entraîneur des Taureaux. « On est toujours à la recherche de points pour un maintien en fin de saison. Des matches capitaux nous attendent à l’avenir », ajoute Cismondo, déjà tourné vers l’après-PSG. « C’est un plaisir de les affronter, les joueurs sont motivés, mais ce n’est pas le plus grand événement de notre fin de saison. La vraie adrénaline surviendra lorsque nous allons devoir batailler face à des concurrents directs pour éviter la descente », insiste-t-il.

    Parmi les derniers matches de la saison, les réceptions des voisins nîmois et aixois, sans oublier celle des Dijonnais, actuels derniers du championnat, s’annoncent déterminantes pour leur survie en Starligue. « On a quatre, voire cinq matches à notre portée. On va tout faire pour les gagner », lâche l’entraîneur istréen, qui n’a pas encore digéré la lourde défaite subie à Dijon (39-31) en première partie de saison. « Sur les neuf matches qu’il nous reste à jouer, je pense qu’il faut en gagner au moins trois pour se maintenir », estime Bastien Cismondo, lucide alors que ses protégés ne se sont imposés qu’une seule fois à l’extérieur en dix déplacements. Autant dire qu’ils n’auront pas le droit à l’erreur devant leur public.

    22e journée de Starligue

    À 16h, au Stade Pierre de Coubertin.

    Arbitre : MM. Artes et Bolla

    PARIS : Lovkvist, Green – Fathy Omar, Steins, Konan, Karlsson, Sole, Grebille, Syprzak, Karabatic, Lyse, Heldal, Peleka, Gaudin, Prandi, Loredon.

    ISTRES : Mathias, Deekens – Araujo, Camara, Laufray, Gensoulen, Boilesen, Dourte, Padolus, Kammenhed, Dujic, Bogusevicius, Gaillard, Borges Moraes Silva, Martinon, Sanad.

  • L’Europe pour respirer ?

    L’Europe pour respirer ?

    Les semaines se suivent et se ressemblent sur la Rade. Encore défait sur la pelouse de l’avant-dernier Perpignan samedi dernier
    (36-20)
    , le RCT vient d’enchaîner cinq matches sans victoire. Et donne l’impression de ne pas trouver les ressorts qui lui permettraient d’inverser la tendance, après une nouvelle tentative d’électrochoc incarnée par un stage dans les Pyrénées-Orientales la semaine dernière. Dès lors, quels leviers peuvent encore être activés ? « Il nous en reste », veut encore croire Pierre Mignoni, à qui on ne saurait reprocher la combativité en ces temps difficiles. « On continue à travailler dans l’ombre, à se taire et à essayer de trouver des solutions, l’énergie. On en a besoin. C’est contradictoire, avec, malheureusement, l’image qu’on donne en ce moment. »

    Dans cette voie de garage, la Coupe d’Europe peut-elle apporter la fraîcheur mentale qui fait cruellement défaut aux Rouge et Noir ? « On a un matelas de confiance qui est faible. Quand on loupe, on peut vite se recroqueviller, tenter moins de choses. Ça peut nous faire du bien, mais il faut gagner face à un très bel adversaire », acquiesce leur homme fort. « C’est une autre compétition, tout est différent. C’est une bonne opportunité de retrouver de la confiance », pousse aussi en ce sens le capitaine David Ribbans.

    « Besoin d’être soutenus »

    Une rencontre qui symbolise aussi le fait que tout n’est pas à jeter dans cette saison à la tournure décevante, positive Pierre Mignoni : « Il ne reste pas beaucoup d’équipes dans la compétition, ça montre qu’on a fait le boulot. On a fini deuxième de notre groupe. Ça nous donne la possibilité, et c’est génial, de recevoir un huitième de finale, pour la deuxième fois de rang. »

    Ce sera également l’occasion de redonner du baume au cœur à un public gagné par la morosité ambiante : « Je comprends leur inquiétude. L’avenir, je le prépare à court, moyen et long termes. Il faut garder espoir, changer des choses, et je vais en changer », promet-il, demandant, en attendant, de l’unité : « On a besoin de se sentir soutenu, même si on ne le mérite pas toujours. Le but est de revibrer tous ensemble, à travers ce match. Mais derrière, il restera des matches. »

    Et pour remettre un peu de soleil dans les têtes, l’entraîneur toulonnais pourra compter sur le retour des internationaux, au repos – en décalé – après le tournoi des VI Nations : « On a besoin de Charles Ollivon, de sa fraîcheur. Je l’ai senti très impliqué. J.-B. (Gros) aussi. C’est l’un des plus grands piliers du club. Il fait partie de ces grands joueurs. On a besoin du niveau qu’il a montré durant le Tournoi des VI Nations. » Avec ses leaders en forme, Toulon pourra croire en ses chances.

    Villière et Jaminet pas retenus

    Pierre Mignoni a fait le choix de se passer des services de deux internationaux, Gabin Villière et Melvyn Jaminet, pourtant disponibles. De même pour Mateo Garcia, plus apparu depuis le 17 janvier, lors du dernier match européen à Gloucester.

    Saison terminée pour Ludlam

    Coup dur pour le RCT. Sérieusement blessé à l’épaule gauche sur son essai marqué samedi dernier à Perpignan, Lewis Ludlam va être opéré la semaine prochaine. L’international anglais sera indisponible deux à trois mois et manquera la fin de saison.

    TOULON – LE CAP

    8e de finale de Champions Cup

    Samedi 4 avril, à 16h.

    Lieu : Stade Mayol, à Toulon

    Arbitre : Christophe Ridley (ANG)

    TOULON : Domon – Dréan, Brex, Frisch, Tuicuvu – Albornoz, White – Shioshvili, Ollivon (cap), Kpoku – Ribbans, Mézou – Sinckler, Baubigny, Gros.

    LE CAP : Gelant – Willemse, Nel (cap), Du Plessus, Zas – Matthee, Reinach – Roos, Dayimani, De Villiers – Evans, Smith – Fouché, Venter, Kebble.