Category: sports

  • L’Espagne renaît face à l’Arabie Saoudite

    L’Espagne renaît face à l’Arabie Saoudite

    Ils se devaient d’afficher un tout autre visage que celui montré la semaine passée face au Cap-Vert (0-0). Décevants contre les Requins bleus, pourtant classés 65 places derrière eux au classement FIFA, les Espagnols ont rapidement redressé la barre dimanche soir à Atlanta en s’imposant sans difficulté face à l’Arabie saoudite (4-0). Remplaçant lors de la première journée, le prodige du FC Barcelone Lamine Yamal, doté d’une technique et d’une vitesse d’exécution hors normes, a retrouvé sa place dans le onze de départ. Il n’a eu besoin que de dix minutes pour faire la différence et ouvrir le score (1-0, 10e). Maîtres du ballon grâce à une possession largement en leur faveur, les hommes de Luis de la Fuente ont rapidement cherché à se mettre à l’abri. Transparent face au Cap-Vert, l’attaquant de la Real Sociedad Mikel Oyarzabal s’est parfaitement racheté en trouvant le chemin des filets à deux reprises en l’espace de trois minutes (21e et 24e), permettant à la Roja de faire le break puis de prendre le large (2-0 puis 3-0). Avec cette avance confortable, les Espagnols ont ensuite pu gérer sereinement la suite de la rencontre. Mais leur festival offensif ne s’est pas arrêté là. En seconde période, un but contre son camp du défenseur central saoudien Hassan Al-Tambakti est venu alourdir davantage le score (4-0, 49e). Grâce à ce premier succès dans ce Mondial 2026, l’Espagne a provisoirement repris la tête du groupe H. Ses deux autres adversaires, l’Uruguay et le Cap-Vert, se sont affrontés dans la nuit de dimanche à lundi. Quoi qu’il en soit, le large succès de la Roja et son excellent goal-average devraient lui permettre de conserver la première place de la poule.

  • Les quatre infos principales du week-end autour de l’OM

    Les quatre infos principales du week-end autour de l’OM

    Arsenal et Tottenham s’intéressent à Greenwood

    L’ailier anglais Mason Greenwood attirait jusqu’ici principalement les convoitises de l’AS Rome. Mais des clubs anglais aux moyens financiers quasi illimités seraient désormais entrés dans la course pour s’attacher les services de la pierre angulaire de l’attaque olympienne.

    Les deux rivaux londoniens, Tottenham et Arsenal, s’intéresseraient de près à l’attaquant, dont la valeur est estimée à 55 millions d’euros. Une information à prendre toutefois avec précaution compte tenu du passé judiciaire de l’ancien prodige de Manchester United. Outre-Manche, la simple évocation de son nom demeure un sujet sensible.

    Un transfert vers la Premier League n’est néanmoins pas à exclure, notamment du côté des Spurs. L’arrivée de Roberto De Zerbi à la tête de l’équipe, lui qui a fait de Greenwood son principal atout offensif à l’OM, pourrait faciliter les discussions entre les deux parties.

    L’AS Rome pourrait cependant revenir rapidement à la charge pour tenter de recruter l’ailier anglais. En effet, le Borussia Dortmund s’intéresserait de près à Matías Soulé et préparerait une offre avoisinant les 30 millions d’euros. Une vente qui permettrait au club romain de disposer des liquidités nécessaires pour se rapprocher des 50 millions d’euros réclamés par l’OM.

    Accord verbal entre Traoré et le Genoa

    Recruté par l’Olympique de Marseille à Bournemouth pour un peu moins de 10 millions d’euros l’été dernier, Hamed Junior Traoré ne semble pas avoir convaincu la nouvelle direction de le garder. Selon Calciomercato, le Genoa aurait trouvé un accord verbal avec le milieu offensif ivoirien.

    Les négociations sont en cours entre le club italien et l’OM sur les modalités de ce transfert. Avec un salaire d’environ 320 000 euros par mois, l’OM va donc baisser un peu sa masse salariale, ce qui n’est pas négligeable compte tenu des finances actuelles.

    Grenier dans le futur staff de Genesio ?

    Alors que l’arrivée de Bruno Genesio sur le banc olympien semble se préciser, malgré les derniers obstacles administratifs et financiers, un nouveau nom circule avec insistance pour intégrer son futur staff technique : celui de Clément Grenier. Récemment diplômé de l’UEFA A, l’ancien international français est désormais habilité à intégrer un staff professionnel en Ligue 1 ou en Ligue 2. Mais l’OGC Nice serait également sur le coup.

    Malang Sarr ciblé

    L’Olympique de Marseille continue d’explorer plusieurs pistes pour renforcer sa défense cet été. Parmi les noms qui circulent ces dernières semaines figure celui de Malang Sarr, auteur d’une saison convaincante sous les couleurs du RC Lens.

    Benoît Payan fixe ses exigences à la nouvelle direction

    Une nouvelle page de l’histoire de l’OM s’apprête à se tourner avec la future nomination officielle de Stéphane Richard comme président du club phocéen. Celle-ci surviendra le 3 juillet. Invité sur le plateau de BFM Marseille Provence, le maire de Marseille (PM), Benoît Payan, s’est exprimé sur la prise de fonction de l’ancien PDG d’Orange. « Il prend la présidence de l’OM dans un moment très compliqué. C’est très courageux de sa part. Il va falloir avoir une équipe rapidement performante et qui ne nous fasse plus honte. Qu’elle soit constante », a-t-il lancé. Le maire en a également profité pour exprimer son souhait de voir le logo actuel être revu et a réaffirmé son attachement au nom du stade Vélodrome.

  • Michel Loy : « Le seul grand monument qui me manque »

    Michel Loy : « Le seul grand monument qui me manque »

    La Marseillaise : Vous venez d’obtenir votre qualification pour votre 94e championnat de France, égalant ainsi Christian Fazzino. Vous avez également remporté très récemment les Nationaux
    de Bourbon-Lancy et de Firminy. Comment jugez-vous votre saison actuelle ?

    Michel Loy : Déjà, au niveau des championnats, quand tu arrives à en gagner quelques-uns, ça te met forcément en confiance pour la suite. Et puis, quand tu joues le triplette mixte avec un Yohan Cousin en grande forme au milieu, ça donne envie de reprendre le tir. Les résultats suivent, notamment à Firminy où l’on bat l’équipe de France, puis les Espoirs, avant de s’imposer contre Dylan Rocher en finale. Donc pour l’instant, je ne peux pas me plaindre : j’arrive encore à tenir un bon niveau au tir. Pourvu que ça dure le plus longtemps possible.

    Le Mondial La Marseillaise
    n’est pas votre concours de prédilection, mais y avez-vous retrouvé du plaisir lors de votre retour il y a deux ans dans
    les allées du parc Borély ?

    M.L. : J’ai pris du plaisir, oui, mais je suis surtout resté avec un petit goût d’inachevé. Roby [Stéphane Robineau] et [Mayron] Baudino, tenant du titre, m’avaient appelé la veille pour que je sois pointeur avec eux. Forcément, quand tu joues avec deux phénomènes comme ça, et sur un concours qu’ils maîtrisent parfaitement, ça change tout. En huitième, j’avais vraiment bien joué, avec de très bonnes sensations au point. À ce moment-là, je me suis mis à rêver un peu, parce que, sans prétention, c’est probablement le seul grand monument qui me manque. Je n’y ai participé que huit fois. Je l’ai découvert jeune, j’ai perdu deux fois en quart, et j’ai mis du temps à y revenir. Et puis, quand on te propose ce type d’équipe, tu ne refuses pas. En huitième, on perd 13 à 10… mais c’est le jeu.

    Comment expliquez-vous cette absence de 22 ans au Mondial ?

    M.L. : Je me souviens notamment d’une année où on avait battu Marco Foyot et Passo au championnat de France, à Melun, pas loin de chez moi. Et eux, le dimanche, ils avaient déjà pris la route pour aller jouer La Marseillaise. À cette époque, avec Didier, on s’était qualifiés treize ans de suite en doublette. Donc forcément, quand ça tombait sur la doublette, ça nous empêchait d’y participer. Il y avait aussi les terrains. Ce n’étaient pas forcément ceux que je préférais. Tirer dans les cailloux, ce n’est pas la même chose que jouer sur les terrains de La Marseillaise. Honnêtement, je ne saurais même pas dire précisément pourquoi, mais ce n’était pas une compétition vers laquelle j’allais naturellement. Cela dit, les premières fois où j’y suis allé, j’ai pris beaucoup de plaisir. Même si j’étais tireur à l’époque, aujourd’hui on me perçoit différemment. Alors que j’ai commencé comme tireur de tête. Et c’est vrai que ce ne sont pas des terrains où l’on se dit spontanément : « Tiens, Michel Loy va être à l’aise là-dessus. »

    Vous évoluerez lors de cette 65e édition de La Marseillaise
    à pétanque avec votre partenaire habituel Yohan Cousin et le double vainqueur du Mondial, Patrick Messonnier. Comment s’est formée cette triplette ?

    M.L. : C’est une équipe Toro. Je suis ambassadeur Team Toro MS, donc avec Patrick et Yohan, ça fait une très belle formation. Patrick va nous apporter son expérience du très haut niveau et nous aider à gérer ce genre de compétition, qui reste un concours à part. Moi, quand je commence un concours, j’ai toujours des ambitions. Peut-être que je l’ai fait moins souvent que d’autres, mais quand j’étais tireur, j’ai joué La Marseillaise trois ou quatre années de suite. Ensuite, je suis passé un peu au milieu, et je n’ai pas spécialement insisté pour monter des équipes, parce que ce concours fonctionne souvent avec des formations construites comme ça, un peu sur le moment. Mais aujourd’hui, si on vient, c’est pour jouer quelque chose.

    Avec Yohan Cousin, vous formez une doublette très performante. Comment est-elle née cette association ?

    M.L. : Je venais de quitter mon club de Décines. J’avais eu un désaccord qui m’avait vexé, et je m’étais dit que j’avais passé l’âge de ces histoires-là. Je suis donc parti sans équipe, sans savoir où j’allais atterrir. Dans mon esprit, j’avais repéré Yohan comme un joueur très intéressant, très fort, mais surtout avec une bonne mentalité. Je ne le connaissais pas vraiment, mais il m’avait fait cette impression. Et, une semaine, on se retrouve tous les deux en équipe de France à l’Europétanque de Nice. À l’époque, David [Le Dantec] m’avait demandé d’être parrain pour encadrer les jeunes après mon titre de champion de France en tête-à-tête. Avant le concours, Yohan m’apprend que son partenaire allait partir la saison suivante et qu’il se retrouvait donc sans solution. Je me dis qu’on va voir comment ça se passe. On joue ensemble, on fait une bonne Europétanque, on perd en demi-finale dans une partie qu’on pouvait gagner, avec Christophe Sarrio contre l’équipe de Patrick Laur, Lucas Desport et Sony Even. Et c’est comme ça que l’équipe s’est créée. L’année suivante, on est champions de France. J’ai toujours eu un peu de chance dans les rencontres et les joueurs qui se sont greffés à mon parcours.

    Vous avez récemment remporté
    le National de Firminy avec deux jeunes prodiges malgaches, Zigle, champion du monde en titre du tir de précision, et Yves, l’un
    des tenants en titre au Mondial La Marseillaise à pétanque. Quel regard portez-vous sur eux ?

    M.L. : Dans le jeu, ils sont naturels. Ma génération de Malgaches était un peu plus « vicieuse », dans le bon sens du terme. Ça permettait des confrontations où il fallait aussi s’imposer mentalement, pas seulement techniquement. Ils étaient moins « cool », mais pas moins forts à l’adresse, loin de là. Quand tu jouais contre Jacky [Randrianandrasana], avec Christian [Andriantseheno] et d’autres, tu comprenais vite le niveau. Et quand tu vois encore aujourd’hui des joueurs de ce niveau qui ne seront peut-être pas sélectionnés alors que ce sont des phénomènes, tu imagines le vivier qu’il y a à Madagascar. On les connaît peu ici, mais là-bas ils jouent en permanence sur des terrains durs, tout le temps.

    Vous avez été le sélectionneur qui a apporté la première médaille
    de l’histoire du Danemark lors des championnats du monde, à Karlslunde en 2022. Un retour comme sélectionneur, mais cette fois-ci avec les Bleus,
    vous intéresserait ?

    M.L. : Quand Didier [Choupay] a repris l’équipe de France, alors qu’il était sélectionneur de la Suisse, il m’a proposé de le remplacer. J’ai été très honnête avec lui : je ne me sentais pas capable d’assurer une telle charge, ni de passer autant de week-ends à gérer une équipe. Moi, ce qui m’intéresserait, c’est un autre rôle : une dizaine de week-ends par an pour suivre des joueurs, les observer, les accompagner, puis les coacher sur une grande compétition. Et forcément, si je dois choisir, je préférerais coacher la France plutôt qu’une autre sélection. Peut-être qu’un jour cela se présentera. Mais aujourd’hui, passer 30 week-ends sur 52 à suivre des joueurs et être en permanence sur une chaise… non. Je suis encore joueur, et j’aime ça. Mais le coaching, j’ai aimé l’expérience.

  • L’OM contraint de vendre pour assainir ses finances

    L’OM contraint de vendre pour assainir ses finances

    On ne cesse de le répéter depuis plusieurs semaines : l’OM doit vendre pour rééquilibrer ses comptes.

    Qualifié pour la prochaine édition de la Ligue Europa, le club phocéen a obtenu mercredi un sursis de la part de l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) de l’UEFA. Mais cette décision ne règle pas les difficultés économiques de l’institution marseillaise. L’UEFA a en effet infligé à l’OM une amende de 10 millions d’euros pour non-respect des règles du fair-play financier. Pour réduire un déficit toujours important, la direction olympienne, désormais portée par le tandem Stéphane Richard – Grégory Lorenzi, va devoir générer des liquidités.

    La solution la plus rapide passe par la vente de plusieurs joueurs disposant d’une forte valeur marchande. Dans cette optique, le dossier Mason Greenwood (24 ans) apparaît comme l’un des plus stratégiques. Auteur de 48 buts et 16 passes décisives en 81 matches sous les couleurs marseillaises, l’attaquant anglais suscite un intérêt grandissant sur le marché des transferts, notamment du côté de l’AS Rome.

    Selon plusieurs sources, le club italien a récemment transmis une première proposition comprenant un prêt payant de 5 millions d’euros, assorti d’une option d’achat de 25M d’euros et de 10M d’euros de bonus potentiels, soit un package global pouvant atteindre 40M d’euros. Une offre jugée insuffisante par les dirigeants marseillais, qui espèrent récupérer environ 55M d’euros pour leur joueur. L’OM devra également composer avec une clause négociée lors de l’arrivée de Greenwood en provenance de Manchester United.

    Le club anglais conserve en effet 40% de la plus-value réalisée sur un futur transfert. En cas de vente au montant espéré par les dirigeants olympiens, les Red Devils pourraient ainsi récupérer une somme avoisinant les 22M d’euros.

    Quid des autres ?

    Parmi les autres joueurs susceptibles de générer des revenus importants, Igor Paixão (estimé à 35 millions d’euros), Amine Gouiri (25M) et Quinten Timber (28M) figurent en bonne position sur la liste des actifs valorisables. Le club phocéen devra toutefois trouver le bon équilibre entre des ventes nécessaires pour rétablir sa santé financière et la préservation d’une ossature compétitive, indispensable pour exister sur la scène nationale comme européenne. D’autres cadres ne sont pas à l’abri d’un départ. Leonardo Balerdi (18M), Timothy Weah (20M) et Pierre-Emile Højbjerg (15M) disposent d’une valeur marchande conséquente, tandis que Nayef Aguerd attire particulièrement l’attention grâce à une clause de sortie fixée à 15 millions d’euros. Le dossier du Marocain s’annonce toutefois plus complexe : en cas de refus de transfert malgré une offre jugée suffisante, le club marseillais serait contraint de lui proposer le double de son salaire actuel. Loin d’être une aubaine.

  • Montpellier à une marche de la finale du Top 14

    Montpellier à une marche de la finale du Top 14

    Le stade Vélodrome va accueillir, ce samedi soir (21h05), ce qui s’apparente à l’une des rencontres les plus dantesques de la saison. Bien sûr, la volonté de gagner cette demi-finale est immense pour les deux équipes, mais le duel risque d’être épique. Montpellier et le Stade Français, soit les meilleures formations du Top 14 en 2026. Des clubs quasiment invincibles, avec une confiance extrêmement élevée avant de jouer pour retrouver la finale du championnat. Le MHR est un récent finaliste, et même champion (2022), alors que les Parisiens patientent depuis 2015.

    Les deux entités se sont surtout relevées de la plus belle des manières après deux derniers exercices plus que compliqués. En 2024, Montpellier s’est retrouvé à une minute de tomber en Pro D2, lors d’un barrage renversant à Grenoble (20-18). L’an passé, les Héraultais ont terminé 9e, manquant les phases finales, alors que les pensionnaires du stade Jean-Bouin se sont sauvés pour un point. 12e juste devant Perpignan, ce qui leur a permis d’éviter le stress de l’access match.

    Depuis, le soleil brille de Montpellier à Paris. Le club propriété du milliardaire Mohed Altrad n’a connu la défaite qu’à deux reprises en 2026. Deux revers contre Toulon et Toulouse et pour le reste, une pluie de victoires, de Montauban à Lyon en passant par les provinces irlandaises. Car le MHR a survolé la Challenge Cup, éparpillant en finale l’Ulster, à Bilbao (59-26).

    Le Stade Français confiant après son barrage gagnant

    L’entraîneur Joan Caudullo évoquait ces six premiers mois de l’année hors-norme. « Je crois au fait que, quand on met un projet en place, il marche. Et quand il y a une continuité, il marche, quel que soit celui qui est à la barre. Là, on a de la stabilité, obligatoirement, ça marche, mais je ne pensais pas que ça allait marcher aussi vite. »

    Le duel s’annonce exceptionnel face au Stade Français, les soldats roses sortant d’un quart de finale de premier plan face à la Rochelle. 45-5, les hommes de Ronan O’Gara ont pris la leçon. Le deuxième ligne Paul Gabrillagues cite le changement d’état d’esprit du groupe cette saison. « Nous avons beaucoup de confiance en nous depuis quelque temps. On a réussi à créer ça tout au long de la saison, match après match. C’est ce qui permet ensuite d’être plus serein. On l’avait déjà vu sur certains matchs pendant la saison. Il faut être honnête, ce n’est pas le même visage que l’an dernier. » Le Vélodrome s’apprête à vivre une demi-finale bouillante et indécise.

    Demi-finale de Top 14

    Stade Vélodrome (21h05)

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Montpellier : Banks – Ngandebe, Vincent, Cadot, Taofifenua – Miotti, Price – Vunipola, Bécognée, Nouchi – Duguid, Verhaeghe – Haouas, Uelese, Erdocio

    Stade Français : Barré – Dakuwaqa, Ward, Nene, Marchand – Carbonel, Kerr Barlow – Tanga, Briatte, Halaifonua – Pesenti, Gabrillagues – Alo, Nicotera, Iscaro

  • Au boulodrome Carli, la pétanque fait battre les cœurs

    Au boulodrome Carli, la pétanque fait battre les cœurs

    Le claquement sec des boules résonne sous les arbres du conservatoire Pierre-Barbizet. Un instant, tout se suspend. Puis les voix reprennent, mêlées au tintement des verres, aux rires et à l’odeur de barbecue qui flotte entre les terrains. « T’as le point ou c’est moi ? ». Sur le sable ocre, les pas crissent. Les regards se concentrent. Puis se relâchent. Les mains se serrent, les épaules se tapent. Ici, l’entrée dans le cercle est immédiate. Le boulodrome Carli est un lieu emblématique de rassemblement pour les Marseillais.

    Treize terrains en libre accès, ouverts tous les jours de 14h à 21h. Et une règle simple : chacun participe à faire vivre l’endroit. « On les entretient nous-mêmes », explique Valérie Patissier, vice-présidente de l’association Carli, la Boule des Trois Mages. Un terrain public, tenu à bout de bras par ses joueurs. « Contrairement aux terrains de village, celui-ci s’inscrit dans un environnement très urbain, ce qui reste rare », souligne Romain Pastor, adjoint en charge des traditions, cultures et pratiques sportives provençales à la Ville.

    Tous âges et cosmopolite

    Mais ici, ce n’est pas seulement le jeu qui retient. C’est l’ambiance « très conviviale. Il y a tous les âges, femmes, hommes. C’est très cosmopolite… On est vite adopté », sourit Valérie en suivant les parties qui s’enchaînent. Les accents se croisent, les générations se répondent. Les trajectoires aussi. « Le facteur d’attraction, c’est l’ambiance : tous les pays du monde sont représentés. » Au fil de la journée, le décor évolue. L’après-midi appartient aux retraités. Les gestes sont lents, précis, presque rituels. Puis, à mesure que le soleil décline, les actifs arrivent. Le rythme change. Le bruit aussi.

    « La pétanque devient une pratique d’afterwork », observe Romain Pastor. « Pour rencontrer des gens ou s’intégrer, il suffit souvent de prendre ses boules. » Un noyau d’habitués occupe les lieux, mais le terrain reste ouvert. Accessible. Vivant.

    Une place de village

    en plein centre

    Le week-end, les concours organisés par l’association deviennent même des portes d’entrée pour les nouveaux venus. À Marseille, « ville des 111 villages », rappelle Romain Pastor, le terrain de boules fait figure de place publique. À Carli, cette logique se glisse en plein centre. La poussière s’élève à chaque lancer. Les boules brillent dans la lumière qui tombe.

    Les conversations se superposent sans jamais s’annuler. « Je venais juste en divertissement au début puis j’ai accroché aux gens, puis à la pétanque », confie Valérie Patissier. Ici, on ne fait pas que jouer. On revient. On s’attarde. Et souvent, sans vraiment s’en rendre compte, on finit par y trouver sa place.

    « Je venais juste en divertissement au début, puis j’ai accroché aux gens puis
    à la pétanque »

  • Force trois pour les treizistes au France

    Force trois pour les treizistes au France

    Il va faire chaud dans le Nord de la France et plus précisément sur le boulodrome du Douaisi, cadre du championnat de France triplette féminin 2026. À moins de deux semaines du coup d’envoi du GP féminin Paprec, dans les allées du parc Borély, les meilleures joueuses tricolores sont en répétition générale ce week-end. Le Comité bouliste des Bouches-du-Rhône aura pour la circonstance trois fers au feu, depuis que les joueuses de Saint-Barnabé ont rejoint par le chemin de la ligue, les championnes départementales ciotadennes et leurs dauphines, les Salonaises des Canourgues.

    Championnes des Bouches-du-Rhône, Cassandra Dumas, Mégane Cacciatore et Sandra Herrero, aborderont leur France (poule 25), face aux joueuses d’Isabelle Lanneau (Loiret). Véronique Randrianarizafy, Ghislaine Faralli et Valérie Fornelli, les vice-championnes, entameront (poule 12) face à Cyrielle Bonnard et ses partenaires des Pyrénées-Orientales. Enfin, les trois « S », Sabine Fara, Stéphanie Fournier et Séverine Roche, ouvriront dans la poule 16, face à un trio de la Nouvelle-Aquitaine conduit par Karine Soroca.

    Pour les représentantes du 13 on attendra une belle compétition et pourquoi pas de les voir ramener le Graal le 3 juillet au parc Borély, pour un tour d’honneur qui saluerait ce succès au rythme de l’hymne national.

  • Montpellier, l’histoire recommencée

    Montpellier, l’histoire recommencée

    On a eu peur que les joueurs soient éblouis. Ils l’ont été durant les premières minutes », raconte Eric Béchu peu après la demi-finale du Top 14 au stade Vélodrome entre Montpellier et le Racing 92 le 28 mai 2011. Une première demi-finale pour le MHR, une déflagration de sentiments rivée à la mémoire.

    Eric Béchu est alors l’entraîneur adjoint de Fabien Galthié. Le mentor humaniste du futur sélectionneur de l’équipe de France au style plus abrasif. Un homme au crépuscule de sa vie, que l’on voudrait encore entendre à la veille de la demi-finale samedi 20 juin entre Montpellier et le Stade français. Un homme disparu en janvier 2013 d’un cancer fulgurant.

    L’après-midi incandescent du mythique Vélodrome éblouit les joueurs de Montpellier. Le virage Sud, celui des Ultras de l’OM, se drape dans ses couleurs préférées : le bleu et blanc. Au moins 25 000 Montpelliérains ont pris la route vers Marseille dans une procession populaire. Avec une station dans les bistrots qui longent le boulevard Michelet.

    « C’est mon meilleur souvenir sous le maillot de Montpellier. Cette année-là était assez particulière et folle », souffle l’ancien capitaine emblématique Fulgence Ouedraogo. « Je ne me souviens pas forcément du match, mais des à-côtés. Je me souviens de notre arrivée en bus. On avait dormi dans un château à côté de Marseille. On était au vert et au calme. Et puis, il y a ce virage vers le stade. Et là, tous les gens sortent des bars et commencent à taper contre le bus. Cette marée de personnes et leurs drapeaux bleus, l’entrée dans le stade avant l’échauffement, tout ce monde dans les gradins… Je me suis dit, mais on est où ? » raconte-t-il, le souvenir vibrant et vivant.

    Ce jour-là, Montpellier bascule dans un autre monde. En un seul jour, un seul coup. Tout ce que les gamins du Pic Saint-Loup : Ouedraogo, François Trinh-Duc, Kélian Galletier, Geoffrey Doumayrou… ou d’autres comme Julien Tomas voulaient vivre, ils le vivent là. Ils vivent le moment d’une vie avec leur club formateur. Eux, mais aussi le Géorgien Mamuka Gorgodze ou Benoît Paillaugue portent ce club balbutiant en finale du championnat face au Stade toulousain. Au bout d’une demi-finale indécise face au Racing 92 de Chabal, Nallet, Steyn… ou Pierre Berbizier.

    « C’est l’acte de naissance du MHR au plus haut niveau. C’est là où on a vraiment franchi un cap et joué nos premières phases finales », juge Fulgence Ouedraogo.

    À Marseille, Montpellier est au bout de la saison des premières fois. D’une première campagne en phase finale, d’un premier barrage arraché à Castres sur une pénalité ratée par le buteur tarnais Romain Teulet. Un échec qui efface tout, qui ne s’efface pas. Après cette première victoire en phase finale, les joueurs de Montpellier n’écoutent que leur joie. Et s’arrêtent au bar en bord de route à Saint-Pons de Thomières.

    Une semaine plus tôt, au stade Du Manoir, ils avaient arraché leur place en phase finale face à l’équipe de Toulon de Philippe Saint-André, Mourad Boudjellal et Jonny Wilkinson. Au bout d’un match de feu, d’une passe d’armes entre Boudjellal et Galthié, au bout d’une saison débutée par un succès face au Racing 92, où les prémices de sa révélation étaient là. Galthié, l’éternel insatisfait, soufflera : « des matchs comme ça, on n’en fait pas deux ».

    Au cours de l’été 2010, celui de son arrivée, Fabien Galthié avait failli tout plaquer. Eric Béchu, son ancien éducateur à l’école de rugby de Colomiers, l’en avait dissuadé. L’ex-consultant des Pumas (2008-10) et entraîneur du Stade français (2004-08) était au cœur d’un imbroglio politique et d’une bataille souterraine. Entre Georges Frêche, patron de l’Agglo et André Vézinhet, président du Département et beau-père du président du MHR, Thierry Pérez.

    Montpellier brûlait de mille feux. Et de contre-feux. L’histoire du MHR était en marche sur cette poudrière. Avec, comme étincelle ultime, la demi-finale à Marseille, inscrite à jamais dans les souvenirs des uns et des autres. « C’est le plus beau souvenir de ma carrière », avouera aussi Joan Caudullo, remplaçant entré en cours de jeu au Vélodrome. Ouedraogo et Caudullo vivront pourtant la finale au Stade de France face à Toulouse. Une finale qui leur a échappé d’un doigt. Celui de Ouedraogo fracturé au Vélodrome.

  • Draguignan propulsé dans le monde professionnel

    Draguignan propulsé dans le monde professionnel

    Les performances réalisées sur le terrain suffisent bien souvent pour sécuriser une promotion vers la division supérieure. Mais, au handball, l’accès au monde professionnel se dispute également à coups de dossiers et de rendez-vous avec la Ligue nationale (LNH). C’est ce qu’a vécu le Draguignan Var Handball (DVHB), ces dernières semaines.

    Après un léger temps d’attente, la LNH a validé la montée au deuxième échelon français des Varois. Pour la première fois de leur histoire, ils participeront à la Proligue, l’antichambre de l’élite. « Bien sûr, c’est un soulagement », lance Sébastien Mercère, manager général du club. Il poursuit : « On a beau croire en notre projet, tant qu’on n’a pas l’aval de nos pairs, la LNH, on reste toujours un peu en suspens et on remet forcément un peu notre projet en question. Donc, le coup de téléphone du vendredi matin de la part de la LNH, pour me prévenir que dans la journée je vais recevoir le mail, c’était super émouvant. On retrace un peu le chemin parcouru et toutes ces aventures qu’on a vécues tous ensemble. C’est un peu une consécration. »

    La Ligue et la CNACG, le gendarme financier du handball tricolore, ont mis en avant « un dossier cohérent et ambitieux », avec l’arrivée de, non pas un, mais deux nouveaux clubs. Elite Val-d’Oise, tout comme le DVHB, a obtenu gain de cause et évoluera en D2 dès la saison prochaine. Un vent de fraîcheur, avec deux formations ayant joué le haut de tableau de Nationale 1 Fédérale en 2025-2026. Pour valider cette promotion, les efforts ont été financiers et matériels. Chaque club doit se munir d’un budget d’au moins 1,1 million d’euros. « On tournera certainement autour d’un budget de 1,4 million », affirme le patron du sportif.

    Au-delà de la trésorerie, la salle devait être aux normes imposées, cette fois, par la Fédération française de handball (FFHB). Avec l’aide de la municipalité, la Maison des sports et de la jeunesse sera opérationnelle dès la première journée de championnat. « La salle avait été, grâce à la mairie principalement, remise au goût du jour pour qu’elle puisse passer le cap de la LNH. Maintenant, on peut jouer et recevoir des matchs de 2e et de
    1
    ère division sur les cinq prochaines années. »

    Apprendre à perdre

    après avoir tant gagné

    Pour espérer se maintenir et ensuite se pérenniser au niveau professionnel, Draguignan s’apprête à annoncer cinq recrues : trois arrières, un pivot et un gardien. Des renforts essentiels avant de plonger dans l’inconnu. « C’est avant tout de l’apprentissage, de la découverte, de la compréhension du niveau et rapidement, parce que les défaites coûtent très cher à ce niveau-là. Il va falloir que le staff et les joueurs apprennent à perdre », explique Sébastien Mercère.

    Le DVHB aura fort à faire, en Proligue, face à des historiques comme Créteil, Ivry, Valence, Dijon ou encore Istres. L’apprentissage sera grandeur nature pour les Dracénois, à l’aube de leur entrée dans le grand monde.

  • Le fragile rêve de la sélection des États-Unis

    Le fragile rêve de la sélection des États-Unis

    Versés dans un groupe D abordable et portés par une génération dite « dorée » qui doit certes encore confirmer son potentiel, les États-Unis tentent de se convaincre qu’un long parcours est possible lors du Mondial 2026 disputé en grande partie à domicile.

    « Je suis ici parce que je pense que nous pouvons gagner. Pourquoi pas nous ? », a déclaré fin mars le sélectionneur du Team USA Mauricio Pochettino.

    Avec confiance en soi et optimisme, un trait culturel très américain adopté par le réputé technicien argentin, les États-Unis espèrent réaliser une performance historique, eux qui n’ont jamais dépassé les quarts de finale dans l’ère moderne (en 2002, éliminés par l’Allemagne), après une troisième place lors du tournoi inaugural en 1930.

    Superpuissance mondiale du sport, à l’intérêt historiquement faible pour le « soccer » masculin, les États-Unis s’appuient sur une génération talentueuse, qui avait atteint les huitièmes de finale au Qatar en 2022 avec le deuxième effectif le plus jeune du tournoi.

    Plusieurs membres du Team USA jouent désormais dans de solides clubs européens : Christian Pulisic à l’AC Milan, Weston McKennie à la Juventus Turin et le capitaine Tyler Adams à Bournemouth, épatant 6e de Premier League.

    Une emballante entrée

    en lice

    Après des succès convaincants en amical contre l’Australie, le Paraguay et l’Uruguay fin 2025, la bande à Pochettino reste sur deux défaites alarmantes en mars, contre la Belgique (5-2) et le Portugal (2-0), comme un rappel de l’écart qui subsiste avec les nations fortes du foot mondial.

    Les prestations du mois de juin contre le Sénégal (3-2) et l’Allemagne (1-2) ont déjà été plus convaincantes. Une tendance qui s’est confirmée dès l’entrée en lice américaine dans son Mondial. Leur victoire 4-1 face au Paraguay a été un feu d’artifice, face à une nation plus faible que celle rencontrée en matches amicaux. Le pressing insistant et les très nombreux sprints des hommes de Pocchetino ont fait que l’adversaire sud-américain a pris l’eau. Les Paraguayens ont montré de l’envie, mais aussi leurs qualités, assez limitées.

    Ce vendredi soir à 21h, la sélection états-unienne va sans doute devoir monter l’intensité d’un cran. Autre pays emballant lors de son match d’ouverture (contre la Turquie, victoire 2-0), l’Australie se dresse face à Sergino Dest et ses coéquipiers. L’impact physique sera d’un tout autre calibre, tant les Socceroos ont dominé une équipe turque à la peine dans ce domaine. Avec leurs trois défenseurs centraux culminant à plus d’1,90 m, les Australiens seront efficaces en plus d’être rugueux dans les duels.

    Comme écrit précédemment, Team USA voit loin au niveau de ses objectifs. Peut-être pas au point de gagner, comme l’espère Mauricio Pochettino, mais les hôtes de la Coupe du monde peuvent légitimement viser un Top 16 lors de leur tournoi. Ils y verront plus clairs, ce vendredi à 23h, à l’issue de leur deuxième match.

    ET AUSSI

    Elye Wahi finalement présent face à l’Allemagne

    L’ancien joueur de l’Olympique de Marseille Elye Wahi ne devait pas être sur le terrain pour le 2e match de poule face à l’Allemagne. L’Ivoirien n’avait pas pu entrer au Canada pour des raisons administratives, mais le joueur a finalement reçu l’aval. Ces derniers jours, l’attaquant, actuellement à Nice, est sous pression après des accusations de corruption sportive.

    Konaté est Madrilène

    Le défenseur de l’équipe de France Ibrahima Konaté est un nouveau joueur du Real Madrid. En fin de contrat avec Liverpool ce mois de juin, le joueur formé à Sochaux s’est engagé libre avec la Maison Blanche.

    Une Coupe du monde prolifique

    Cette Coupe du monde aux États-Unis, au Mexique et au Canada part sur des bases élevées offensivement. Lors des 24 premières rencontres de la compétition, 75 buts ont été inscrits. La moyenne est donc de 3,1 réalisations par match. Un chiffre jamais vu depuis le Mondial 1958 en Suède. Avec cette Coupe du monde à 48 pays, le record total de buts jusqu’à la finale devrait être aisément battu. Un seul 0-0 est à déplorer, avec Espagne – Cap-Vert.

    Neymar retarde son retour

    Absent contre le Maroc, Neymar ne sera pas non plus du voyage, à Philadelphie, pour la deuxième rencontre du Brésil face à Haïti. La star brésilienne reste au camp de base « pour optimiser sa phase finale de récupération, en profitant des excellentes installations à l’hôtel et au centre d’entraînement », d’après un communiqué par la sélection brésilienne. L’ex-joueur du PSG pourrait bien être présent face à l’Écosse.