Category: sports

  • Un Mondial La Marseillaise à couper le souffle !

    Un Mondial La Marseillaise à couper le souffle !

    Comment ne pas s’émerveiller devant un tel événement ? Le Mondial La Marseillaise à pétanque a franchi une nouvelle étape. Où s’arrêtera-t-il ? Une seule explication à ce déferlement humain autour de ce monument de la pétanque : son caractère festif.

    Cette fête est devenue rare dans une société souvent aseptisée. L’amour que lui portent les passionnés est un véritable acte de fidélité. Une fidélité multipliée par 10, 100 ou 1 000 pour ces hommes, femmes et enfants venus de plus de 90 départements, sans autre ambition que d’être présents pour immortaliser cet instant, cette journée, ou davantage si affinités, dans une ambiance nulle autre pareille.

    Ce joyeux et long cortège déferle, tous les ans, à Marseille et son mythique parc Borély. C’est un peu Noël en été pour les participants. Ne nous y trompons pas : certains nourrissent l’ambition d’aller le plus loin possible, de se frotter à un ténor de la discipline afin de « mourir heureux ». Fanny, Alsacienne dont le prénom résonne comme un hymne à la pétanque, confiait il y a quelques jours : « J’ai offert à mes parents ce voyage à Marseille. Ils en rêvaient. Il fallait voir leur joie. » Colette et Olivier participent à leur premier Mondial, comme des centaines d’autres férus de pétanque.

    « Quand la boule roule, l’esprit s’envole »

    La popularité est l’ADN de cette Marseillaise qui n’a aucun équivalent dans le monde. La pétanque y retrouve son esprit jovial et détendu, sous le soleil des longues journées d’été. Comme le dit le dicton : « Quand la boule roule, l’esprit s’envole. »

    Et les ténors, me direz-vous ? Ils sont toujours plus nombreux et toujours plus forts. Une véritable pléiade de champions du monde, d’Europe et de France : Rocher, Robineau, Bonetto, Foyot, Fournié, Suchaud, Grandet, Loy, Chiapello. Cocciolo, Puccinelli, Malbec, « Tyson » Molinas, Durk, Rousseau, Madagascar et on en passe. Seuls manquent à l’appel Rizzi, Fazzino et Quintais. Hatchadourian, victime d’un accident, est absent, tout comme Jean « Moineau » Feltain.

    Tous savent combien la souffrance, l’abnégation et les capacités d’endurance sont indispensables, au-delà de leurs qualités intrinsèques, pour revêtir l’habit de lumière, mercredi.

    « Pour être performant dans une compétition de cette longueur il y a des critères à respecter, comme celui de s’économiser, se reposer entre les parties, boire beaucoup d’eau, marcher le moins possible », nous confiait récemment Jean-Michel Puccinelli, triple vainqueur. C’était la devise des anciens Albert Pisapia (recordman de victoires avec ses sept titres) ou Jean Kokoyan (six victoires). Car oui, le talent seul ne suffit pas.

    Le Mondial, c’est aussi les femmes et le Grand Prix féminin Paprec. Elles ont ouvert le bal ce vendredi et, là aussi, un nouveau record a été établi avec 186 équipes engagées. Quel bond en avant en seulement quelques années ! Chez les jeunes, 195 triplettes ont pris le départ du Trophée Crédit Mutuel des jeunes. L’avenir s’écrit déjà en lettres d’or.

    Le premier jour fait office de tour de chauffe, avec pour ambition d’éviter la sortie de route lors des premières parties. Les pièges peuvent rapidement se refermer sur les grands favoris dans un brouhaha indescriptible, face à des triplettes survoltées par la grandeur de l’événement.

    Le Mondial La Marseillaise à pétanque, c’est aussi une déferlante de pays étrangers, avec 30 nations présentes. Le premier de la classe reste Madagascar, qui a bouleversé la hiérarchie l’année dernière en signant une victoire historique. Les héros de l’île Rouge sont de retour. En ordre dispersé, certes, mais avec la même ambition : décrocher la lune une nouvelle fois. Ils ont ouvert la voie et pourraient faire des émules. De nombreuses nations progressent et parviennent désormais à franchir un, voire deux jours de compétition.

    L’Allemagne championne d’Europe à la surprise générale participe aux Masters. Elle est le chef de file des pays en pleine expansion, avec 34 équipes présentes. Au total, 130 équipes étrangères prendront le départ, dont de nouveaux venus comme le Mexique, la Bulgarie, l’Autriche ou la Slovénie. L’Afrique s’implante de plus en plus, encouragée, encouragée par les succès de ses représentants. Ces pays souhaitent se distinguer dans une compétition où la médiatisation joue un rôle essentiel. Le Togo rejoint ainsi le Sénégal, l’Algérie, le Maroc et Madagascar.

    À l’heure où le monde sportif a les yeux braqués sur un autre Mondial à l’échelle financière pharaonique, le Mondial La Marseillaise poursuit son envol avec une dimension plus humaine, mais un point commun demeure : une notoriété toujours plus grandissante et une ferveur à vous couper le souffle.

  • [Résultats] Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes

    [Résultats] Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes

    8ème de finale

    CADETS: LAMOTTE Tom bat Ethan AUBIN 13-0

    CORTES Ezekiel bat ASCUDE-MORGAN Ephraim 13-0

    TERRYN Mylan bat D’AMORE Andria 13-1

    SALAZAR GIMENEZ Diego bat MONJO Thibault 13-7

    BONTOUX Estéban bat GASSIN Nolhan 13-1

    HUSSET Djemisson bat JULIA Ugo 13-6

    SLUGA Noah bat Patrac Franki 13-4

    RENARD Messon bat LANDAT Alban 13-6

    Tirage 1/4 CADETS:

    TERRYN Mylan contre SLUGA Noah

    RENARD Messon contre BONTOUX Estéban

    CORTES Ezekiel contre SALAZAR-GIMENEZ Diego

    HUSSET Djemisson contre LAMOTTE Tom

    Tirage 1/4 de finale MINIMES:

    DUBOIS Franzy contre FRANCESCU GUAZZINI Lisandru

    CORTES Esaie contre CALLUHEDEN Robin

    LLINARES Vincent contre HERLEMANN Meysson

    WINTERSTEIN Kaylon contre RAVUNG-WILLIAMS Théo

    8ème de finale JUNIORS:

    GUINTRAND Mathis bat CANTARELL Dylan 13-12

    DANIEL Nolann bat NIOULON Enzo 13-7

    GARNERO Louis bat BERKANE Yamine 13-12

    ARRAMON Reda bat THERY David 13-3

    DELATTRE SACHA bat RODRIGUES PINTO Leonel 13-6

    DEL RIO Ilan bat DEMOL Sydney 13-5

    BAILLEUL Maelys bat GIAQUINTO Alessio 13-5

    GIBELIN Lucas bat MASTRAPASQUA Tom

    Tirage 1/4 de finale JUNIORS:

    GARNERO Louis contre GUINTRAND Mathis

    DEL RIO Ilan contre DANIEL Nolann

    DELATTRE Sasha contre BAILLEUL Maelys

    GIBELIN Lucas contre ARRAMON Reda

  • [Entretien] Marine Bonetto : « La Marseillaise est un concours qu’on rêve toutes de gagner »

    [Entretien] Marine Bonetto : « La Marseillaise est un concours qu’on rêve toutes de gagner »

    La Marseillaise : Comment s’est passée votre première journée au Grand Prix féminin Paprec vendredi ?

    Marine Bonetto : On a passé un très bon moment. Il fait très chaud, mais on est dans un magnifique parc, à l’ombre. On ne pouvait pas rêver mieux. C’est un beau concours, on est heureuses d’être là et contentes d’avoir déjà franchi quelques tours.

    Pour quelles raisons participez-vous chaque année au Mondial ?

    M.B. : Moi, je suis attachée aux valeurs de La Marseillaise. J’aime cette ambiance : les passants qui traversent, les bébés qui pleurent, les chiens qui aboient, les cigales… Tout ça fait partie du jeu ici. Et c’est surtout ce qui en fait son charme de l’épreuve.

    Vous vous êtes inclinée en finale de l’édition 2023. Quel souvenir en gardez-vous de cette partie ?

    M.B. : Bien sûr, cette finale perdue me trotte encore dans la tête. J’aimerais franchir un nouveau cap et tenter de revivre ce moment. Mais l’essentiel reste de profiter, de prendre les parties les unes après les autres et d’aller le plus loin possible.

    Quels souvenirs avez-vous du Mondial dans votre jeunesse ?

    M.B. : Je n’ai pas connu La Marseillaise d’avant, mais mon père m’en a beaucoup parlé. Mickaël aussi, qui venait déjà tout petit, tout comme plusieurs membres de sa famille. Ils racontent qu’il y avait une foule immense, que les gens regardaient les parties depuis les hauteurs. C’étaient des rencontres jouées avec la voix, avec le cœur, « avec le sang », comme on dit à Marseille.

    Comment la pétanque est-elle entrée dans votre vie ?

    M.B. : J’ai commencé la pétanque vers 17 ans avec mon père. J’ai pris ma première licence à la Boule de Pélissanne. Au début, je faisais les mêlées avec les copains, surtout avec les anciens qui m’appréciaient beaucoup et que j’adorais. C’est comme ça que tout a commencé. Ensuite, j’ai disputé quelques concours plus importants. Puis j’ai rencontré Mickaël, à Saint-Rémy-de-Provence, un mercredi, lors d’un concours en triplette. Il m’a proposé de l’accompagner sur un National. On a passé un week-end, puis deux, puis trois ensemble… et on est finalement tombés amoureux.

    Justement, comment vivez-vous le fait de jouer avec votre mari, Mickaël Bonetto ?

    M.B. : Entre nous, ça fonctionne très bien parce que Mickaël est quelqu’un de patient. Il respecte toujours ses adversaires, mais aussi ses partenaires, que ce soit moi ou quelqu’un d’autre. Il ne hausse jamais le ton et n’a jamais un mot de travers. Forcément, ça met en confiance, surtout quand on est une joueuse. Et puis, comme je suis sa femme, c’est encore plus naturel. On se fait confiance mutuellement. Je le laisse tenter des coups qu’il n’oserait peut-être pas avec d’autres partenaires. On se régale ensemble et j’espère que ça continuera longtemps.

    Selon vous, quelles qualités faut-il posséder pour réussir à La Marseillaise ?

    M.B. : Pour moi, il faut savoir tout faire. Être capable de tirer au fer, de tirer à la rafle, de jouer à demi-boule, debout, de faire une refonte, de pointer assis… Il faut aussi savoir faire rouler les boules avec les pieds plutôt que de les lancer. Surtout, il ne faut pas se priver de tenter ces coups-là, parce que c’est tout le charme de La Marseillaise et de ses terrains.

    Le Mondial s’internationalise de plus en plus. ça hausse le niveau selon vous ?

    M.B. : Je suis vraiment heureuse de voir autant de nations représentées. C’est génial de pouvoir affronter des Allemandes, des Thaïlandaises, des Cambodgiennes, des Belges… Cette diversité est très enrichissante. Et puis le niveau est de base déjà très relevé : il y a des joueuses de l’équipe de France, de très belles équipes de Marseille et des environs. C’est un grand concours, et forcément, un concours qu’on rêve toutes de gagner.

  • 16ème de finale Grand Prix Féminin PAPREC

    16ème de finale Grand Prix Féminin PAPREC

    :

    COULANGE Marie France bat MATTEI Corinne 13-9

    RATTANAWONG Kanittha bat BEN HOCINE Muriel 13-10

    MAILLARD Anna bat MIZONY Adeline 13-4

    PICARD Camille bat DUCROIS Lolita 13-9

    MORDENTI Mélissa bat NIOULON Liviana 13-5

    MARSILLE Mélissa bat SARHAN Marie France 13-7

    BERTRAND Maelle bat DIERCKX Chloé 13-8

    MAHE Manon bat TANIDI Sophie 13-6

    JULLIEN Mélanie bat BERDOYES Fabienne 13-11

    GUITKI Joscya bat SIEBER Ludivine 13-4

    VICTOOR-DEMETER Kaylie bat MANNIA Corinne 13-12

    ROMUALD Amélie bat BAILLY Virginie 13-5

    CARATINI Coralie bat AGOUNI Nadia 13-11

    TRINCI Eliane bat STUDER Annette 13-9

    FARA Sabine bat ESTEVE Elodie 13-4

    LOVET Ludivine bat RAHELISON Lanja 13-2

    8ème de finale Grand Prix Féminin PAPREC:

    LOVET Ludivine bat MAHE Manon 13-5

    COULANGE Marie France bat RATTANAWONG Kanittha 13-9

    FARA Sabine bat MARSILLE Mélissa 13-5

    MAILLARD Anna bat CARATINI Coralie 13-3

    JULLIEN Mélanie bat GUITKI Joscya 13-6

    ROMUALD Amélie bat TRINCI Eliane 13-8

    MORDENTI Mélissa bat BERTRAND Maelle 13-8

    PICARD Camille bat VICTOOR-DEMETER Kaylie 13-10

    Tirage 1/4 de finale Grand Prix Féminin PAPREC

    ROMUALD Amélie contre LOVET Ludivine

    JULLIEN Mélanie contre MAILLARD Anna

    MORDENTI Mélissa contre COULANGE Marie France

    FARA Sabine contre PICARD Camille

  • La famille Nicollin garde la main

    La famille Nicollin garde la main

    Ils ont fixé un rendez-vous au mardi 7 juillet. Laurent et Olivier Nicollin, respectivement président du Montpellier Hérault et patron de l’entreprise éponyme de nettoiement, s’expliqueront sur l’avenir du club et la vente avortée.

    Les deux successeurs de Louis Nicollin, président-fondateur de la Paillade, restent pour l’heure aux commandes d’un club dont ils ont ouvert le capital en mars 2025 afin de s’en séparer pour tout ou partie.

    Lundi 29 juin, quelques jours après la reprise de l’entraînement, ils ont éclairci leur position auprès du staff sportif, des joueurs et de l’environnement du club pour prolonger leur bail à la tête du MHSC, entamé en 1974. « Après des mois de réflexion, une conviction s’est imposée à nous. Notre histoire avec le MHSC n’était pas terminée », ont-ils indiqué dans un long communiqué. « Depuis cinquante-deux ans, le MHSC est bien plus qu’un club de football pour notre famille. C’est une histoire de travail, d’engagement et de responsabilité commencée en 1974 par notre père, Louis Nicollin », ont-ils poursuivi.

    La famille Nicollin n’a pas abouti dans les négociations de vente avec un fonds d’investissement anglais, GSS, qui avait comme figure de proue l’ancien international allemand : Ilkay Gündogan. Depuis septembre, elle avait accéléré dans son processus de vente en confiant ce projet à une banque d’affaires. Trois ou quatre repreneurs étrangers avaient alors fait part de leur intérêt pour racheter le club héraultais classé à la 8e place de la Ligue 2 et finaliste de la Coupe Gambardella.

    Est-ce un échec dans le processus de vente ? Ou est-ce seulement une suspension actée à l’aube de la reprise de la saison afin de rassurer les divers acteurs sportifs ? Leur possible retrait, qui a provoqué un réel émoi, a-t-il généré une prise de conscience à Montpellier et la région ? Tout est possible au regard de leur réflexion. « Nous croyons profondément que l’identité du MHSC est indissociable de celle de notre Ville. C’est cette conviction qui nous conduit aujourd’hui à poursuivre notre engagement. Nous savons les efforts que cette décision exigera. Nous connaissons les défis qui nous attendent. Nous les assumons avec lucidité et détermination », estiment-ils.

    « Cette ambition ne pourra se construire qu’en rassemblant. Le football moderne impose de savoir fédérer des compétences, des énergies et des partenaires autour d’un projet commun. Le moment venu, nous serons ouverts à accueillir à nos côtés des femmes et des hommes qui partageront notre vision, nos valeurs et notre attachement au territoire, dans le respect de l’identité du MHSC », précisent-ils, laissant la porte ouverte à l’ouverture du capital de leur club.

    Mardi 7 juillet, le patron du sportif et celui de l’entreprise seront en mesure de lever certaines ambiguïtés. Ou pas. L’entraîneur Zoumana Camara, qui désire disposer « d’une équipe compétitive » en Ligue 2, sera attentif aux mots des deux frangins.

  • Tirages du trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes

    Tirages du trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes

    8ème de finale CADETS:

    LAMOTTE Tom bat Ethan AUBIN 13-0

    CORTES Ezekiel bat ASCUDE-MORGAN Ephraim 13-0

    TERRYN Mylan bat D’AMORE Andria 13-1

    SALAZAR GIMENEZ Diego bat MONJO Thibault 13-7

    BONTOUX Estéban bat GASSIN Nolhan 13-1

    HUSSET Djemisson bat JULIA Ugo 13-6

    SLUGA Noah bat Patrac Franki 13-4

    RENARD Messon bat LANDAT Alban 13-6

    Tirage 1/4 CADETS:

    TERRYN Mylan contre SLUGA Noah

    RENARD Messon contre BONTOUX Estéban

    CORTES Ezekiel contre SALAZAR-GIMENEZ Diego

    HUSSET Djemisson contre LAMOTTE Tom

    Tirage 1/4 de finale MINIMES:

    DUBOIS Franzy contre FRANCESCU GUAZZINI Lisandru

    CORTES Esaie contre CALLUHEDEN Robin

    LLINARES Vincent contre HERLEMANN Meysson

    WINTERSTEIN Kaylon contre RAVUNG-WILLIAMS Théo

    8ème de finale JUNIORS:

    GUINTRAND Mathis bat CANTARELL Dylan 13-12

    DANIEL Nolann bat NIOULON Enzo 13-7

    GARNERO Louis bat BERKANE Yamine 13-12

    ARRAMON Reda bat THERY David 13-3

    DELATTRE SACHA bat RODRIGUES PINTO Leonel 13-6

    DEL RIO Ilan bat DEMOL Sydney 13-5

    BAILLEUL Maelys bat GIAQUINTO Alessio 13-5

    GIBELIN Lucas bat MASTRAPASQUA Tom

    Tirage 1/4 de finale JUNIORS:

    GARNERO Louis contre GUINTRAND Mathis

    DEL RIO Ilan contre DANIEL Nolann

    DELATTRE Sasha contre BAILLEUL Maelys

    GIBELIN Lucas contre ARRAMON Reda

  • Au Mondial, la jeunesse en quête d’élan

    Au Mondial, la jeunesse en quête d’élan

    Au parc Borély, la pétanque se joue aussi sur un autre terrain. Celui de la relève. Avant le concours principal, près de 195 triplettes de jeunes avaient déjà lancé leur Mondial, un record pour ce 38e Trophée Crédit Mutuel. Sous un platane, Michel Garrigos observe l’agitation entre interrogation et crainte. Membre du comité régional Paca, il accompagne cette semaine plusieurs jeunes de la région.

    « Le vivier n’est pas énorme »

    Une présence qui donne du sens à l’événement, mais qui ne suffit pas à masquer les difficultés rencontrées par les écoles de boules. « C’est de plus en plus dur de les faire venir dans la discipline. Ils font beaucoup d’autres activités, entre le rugby et le football », explique celui qui est engagé depuis plus de trente ans. Dans le Var, Michel Garrigos estime à environ 350 le nombre de licenciés jeunes. La relève existe, mais elle reste fragile. « On a du mal à faire arriver des benjamins et des minimes derrière les cadets et les juniors. Le vivier n’est pas énorme », estime-t-il.

    Le constat est rude, mais révélateur d’une image tenace. « On est considéré comme un jeu de détente, de loisirs, malgré les efforts », regrette l’éducateur. Le Mondial offre alors une vitrine précieuse. Reste à transformer cette exposition en envie durable, dans une discipline où la partie de la transmission se joue surtout toute l’année. Lorenzo Ciampi

  • Douze célébrités débarquent au Mondial

    Douze célébrités débarquent au Mondial

    Une grande nouveauté. Pour sa 65e édition, le Mondial La Marseillaise lance son tournoi des célébrités. Douze stars seront sur le carré d’honneur du parc Borély ce samedi soir à 20h30. Parmi eux, le nageur et champion olympique Florent Manaudou, l’acteur et humoriste marseillais Patrick Bosso, les influenceurs Bengous et Paga ou encore le rappeur d’IAM, Freeman.

    Quatre triplettes seront opposées dans une compétition plus que jamais immersive. Les joueurs seront équipés de micros et pourront réagir en direct avec le public. Ils seront également épaulés par des champions de pétanque : Tanguy Penin, David Le Dantec, Axelle Bernard et Aimé Courtois.

    « Cela apporte une belle visibilité, c’est une belle vitrine », se réjouit Tanguy Penin, nommé sélectionneur de la Roumanie en janvier dernier. « C’est un sport disponible pour tous. Il y a beaucoup de Marseillais, des gars qui savent jouer aux boules, donc le niveau sera présent. On peut s’attendre à de jolis coups. »

    « On ne verrait pas ça dans d’autres sports »

    L’influenceur et freestyler aveyronnais, aux 950 millions de vidéos vues sur ses réseaux (480 000 abonnés), anticipe une pression du côté des joueurs. Il tentera de les rassurer quand ils en auront besoin : « On ne va pas leur apprendre des coups mais plutôt des stratégies de jeu, savoir quand pointer, quand tirer. Et surtout de la confiance quand il y aura de la tension. »

    La pression, Axelle Bernard la connaît bien. Vainqueure du Grand Prix féminin Paprec en 2020, elle saura insuffler son esprit de compétition. « Je vais les aider sur cet aspect-là. Nous avons de sacrées personnalités, il y aura de la hargne. Je m’attends à ce qu’ils se mettent un peu à plat ventre pour gagner les parties », assure la joueuse tricolore. « Pratiquer la pétanque avec beaucoup de public, c’est une certaine pression. Il faut qu’ils arrivent à faire le vide. Ça va être drôle et très sérieux à la fois. Je suis persuadée que ça va plaire aux gens. »

    Il faudra du sérieux pour espérer remporter ce tournoi, surtout avec un sportif de haut niveau dans le casting. « Ils sont adroits et ont cette gagne en eux », estime David Le Dantec, double champion du monde en triplette et ancien sélectionneur de l’équipe de France. « À travers le rire, notre rôle sera de les guider, prendre du plaisir, ne pas les brider et obtenir des résultats. On ne va pas les coacher comme des joueurs professionnels. »

    Avec une tactique claire : refaire jouer tout de suite l’adversaire. « Faire tomber les boules de ses concurrents le plus tôt possible », conseille Le Dantec. Dans un esprit propre au Mondial et à la pétanque : « Proposer un moment de convivialité de la sorte, on ne verrait pas ça dans d’autres sports. » L’entrée sera gratuite pour tous. La compétition sera également commentée sur les antennes numériques de France Télévisions par Guillaume Claret et le tennisman professionnel Benoît Paire. Le Mondial La Marseillaise débutera dimanche à 9h.

  • Saint-Barth’ est présent au rendez-vous

    Saint-Barth’ est présent au rendez-vous

    Les palmiers dessinés sur le côté gauche de leurs maillots blancs ne laissaient guère de place au doute. Deux cadets engagés au Trophée Crédit Mutuel Mondial des Jeunes ont traversé l’Atlantique depuis Saint-Barthélemy et Saint-Martin pour prendre part à la fête. Ce vendredi après-midi, aux alentours de 14h30, ils ont entamé leur tournoi par une victoire 13-10 face à une équipe de Vitrolles.

    Les Îles du Nord sont les dernières arrivées dans le paysage français de la pétanque. Émilie Aubin accompagne ces jeunes de moins de 15 ans et explique comment la discipline est structurée dans cette collectivité d’outre-mer : « Nous sommes le dernier comité créé par la fédération donc on est le CD 989. Il y a trois clubs, deux à Saint-Barth’ et un à Saint-Martin. La seule école de pétanque a été ouverte il y a seulement six ans et une autre est en développement à Saint-Martin. »

    Le comité compte environ 300 membres, dont 20 jeunes placés dans ladite école de pétanque. Les tournois sont peu nombreux dans ce coin des Caraïbes. « Nous avons un Grand Prix sur chaque île, Saint-Martin en juin et Saint-Barthélemy en octobre. Ce sont des nationaux. Ensuite, on a régulièrement des concours, des championnats de France. On y envoie plusieurs catégories, dont les doublettes et triplettes mixtes et hommes, ainsi que des jeunes en cadets », éclaire Emilie Aubin.

    L’éloignement de la métropole, sur des territoires de seulement 25 et 53 km², engendre certaines contraintes spécifiques. Les îles du Nord ne possèdent que des équipes cadettes puisqu’il est tout simplement impossible d’avoir des juniors. Saint-Barthélemy ne possède pas de lycée et les adolescents de 15-18 ans sont donc très peu nombreux, voire absents de l’île.

    En préparation pour

    les championnats de France

    Celian et Ethan sont associés durant la Marseillaise à Gianni, venu de l’Hérault, car leur troisième équipier n’a pas vu venir. « Ethan et Celian vont participer à leur troisième championnat de France et La Marseillaise est un peu une mise en bouche à une semaine de l’échéance », souffle Emilie Aubin.

    Ces compétitions en métropole leur permettent d’affronter des jeunes de leur catégorie puisque, outre-Atlantique, ils sont parfois obligés de se confronter à des adultes pour s’entraîner. Le Mondial prend tout son sens lorsqu’une petite bande parcourt près de 7 000 km pour jouer à la pétanque.

  • Les apprentis boulistes rayonnent par leur talent

    Les apprentis boulistes rayonnent par leur talent

    La Roseraie du Parc Borély a fait le plein avec 537 joueurs au coup d’envoi de ce Mondial des Jeunes. Comme l’an dernier, la chaleur était au rendez-vous. Coaches, parents et amis veillaient avec attention sur leurs protégés : glacières et boissons fraîches étaient de rigueur pour affronter cette journée caniculaire. Malgré les températures élevées, personne ne voulait manquer ce rendez-vous devenu incontournable du début de l’été marseillais.

    Commençons par les plus grands, les juniors. Ceux qui sont aux portes du très haut niveau et qui rêvent peut-être de suivre les traces de leurs glorieux aînés : Rocher, Bonetto, Lacroix, Quintais et tant d’autres, qui ont eux aussi débuté leur aventure sur ces terrains.

    L’unique tenant du titre encore en lice est Tylan Kapfer. Ses deux partenaires de l’an dernier étant désormais passés chez les seniors, il est aujourd’hui associé à Ilan Del Rio et Mathys Calderon. Un nouveau défi pour le jeune champion local, qui tentera de réaliser un magnifique doublé et de conserver une couronne chèrement acquise l’an passé.

    Entre exploits sportifs

    et convivialité

    Chez les cadets, les favoris et tenants du titre, Mylan Terryn et Loni Szczotkowski, sont toujours au rendez-vous. Seul changement dans l’équipe : Fabio Marco a laissé sa place à Liam Conti. Les trois garçons seront bien présents en huitièmes de finale avec la ferme intention de défendre leur bien et de poursuivre leur formidable aventure.

    Les minimes ont également le vent en poupe. Comme l’année dernière, Kaylon Vinterstein, Railey Lafleur et Taylor Ladam remettront leur titre en jeu avec l’ambition de conserver leur suprématie dans une catégorie particulièrement relevée. De nombreuses formations des Bouches-du-Rhône forment annuellement de petits prodiges de cette tranche d’âge.

    Tout au long de la journée, l’ambiance a été à la hauteur de l’événement. Entre les encouragements des parents, les conseils avisés des éducateurs et les applaudissements du public, la Roseraie a vibré au rythme des exploits de cette jeunesse passionnée. À l’ombre des arbres ou au bord des terrains, chacun partageait un moment de convivialité où le plaisir du jeu l’emportait sur l’enjeu.

    Car, au-delà de la compétition, le Mondial des Jeunes demeure avant tout une formidable école de vie. Respect de l’adversaire, solidarité entre partenaires, maîtrise de soi et transmission des valeurs de la pétanque provençale constituent l’ADN de cette manifestation unique. Ici se forgent les champions de demain, mais, surtout, les hommes et les femmes qui feront vivre notre sport dans les années, voire les décennies à venir.

    Rendez-vous ce samedi une nouvelle fois à la Roseraie avec, dans toutes les têtes, le même objectif : décrocher une place dans le stade d’honneur et avoir l’immense privilège d’y disputer une finale. Sous un soleil de plomb, la jeunesse de la pétanque va une nouvelle fois démontrer sa passion, son courage et son immense talent. Ils vont briller de mille feux.