Category: sports

  • L’heure de vérité pour le boxeur aixois Souleimane Mohammedi

    L’heure de vérité pour le boxeur aixois Souleimane Mohammedi

    Souleimane Mohammedi n’a pas peur et compte bien donner un gros coup de boost à sa carrière. Ce samedi, au Pasino d’Aix-en-Provence, il sera confronté à un boxeur plus âgé de 10 ans en la personne de Uisma Lima. Ex-champion IBO des super-welters, l’Angolais est un adversaire féroce, bien mieux classé que le Français, mais le défi n’est pas insurmontable. « C’est bien beau de dire que je veux être numéro 1, que je veux être champion du monde, mais si on ne le prouve pas, ça ne va pas le faire. Jusqu’à présent, j’ai toujours relevé les défis. Mais là, c’est vrai que je prends quelqu’un qui est peut-être, sur le papier, je dis bien sur le papier, qui est trois fois mieux classé que moi. Sur le ring, il ne sera pas meilleur que moi », conclut-il.

    Le bilan de Lima est attrayant avec 16 combats, 14 victoires et 2 défaites. Mais le natif de Luanda s’est fait corriger lors de sa dernière apparition. Il faisait face au numéro 1 mondial Jaron Ennis et n’a pas passé le premier round. Envoyé deux fois au sol en deux minutes, il a été arrêté par l’arbitre. Un lourd revers, qui pourrait avoir des conséquences, indirectement. « Je le prends en compte, car, lors d’un KO au 1er round, vous savez, le corps n’est pas fait pour prendre des coups comme ça. Croyez-moi que le corps s’en souvient, ça laisse des séquelles » raconte Mohammedi.

    Changement de catégorie

    Pour contrer les poings de son adversaire – « ce sont des marmites, il frappe très fort » – le jeune aixois (23 ans) s’est sérieusement préparé, même s’il y a eu des remises en question. Il explique : « Au début, ça a un peu mal commencé, parce qu’il y a eu des doutes, il y a eu de la fatigue, il y a eu de la perte de poids. C’est quand même un gros boxeur que je prends, ça veut dire qu’il y a eu beaucoup de personnes qui m’ont dit que j’étais un peu fou d’affronter un gros boxeur comme ça. Je n’ai pas lâché, j’ai cru en moi. Au final, je me sens plus que prêt. »

    Vous l’avez compris, Souleimane Mohammedi s’est offert un imposant défi, mais il est en fait double. Car le boxeur change de catégorie pour ce combat et la suite de sa carrière. Auparavant en poids moyens
    (-72,5 kg), il est désormais en super-welters (-69,8 kg). Un nouveau cap pour trouver une voie vers les sommets mondiaux. « Il y a beaucoup de portes qui vont s’ouvrir à moi, si tout se passe bien, si je gagne ce combat. Beaucoup d’adversaires seront à ma portée après ça, je me dis que c’est peut-être pas plus mal de descendre. C’est un point que mon père a toujours voulu que je fasse », appuie-t-il.

    Samedi, dans la soirée, l’Aixois en saura plus sur ses possibilités futures et le chemin que prend sa carrière. Ce combat peut tout faire basculer.

  • Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais ?

    Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais ?

    L’embellie s’est confirmée et ne demande qu’à se poursuivre. Vainqueur bonifié à Montauban samedi dernier, un succès attendu, voire exigé au vu de l’écart de niveau entre les Tarnais et le reste du Top 14, le RC Toulon a enchaîné une troisième victoire de rang, après deux grosses performances européennes. De quoi engranger de la confiance, mais encore loin d’être suffisant pour une équipe toujours reléguée à sept longueurs du top 6 et des phases finales.

    Face à Bayonne, ce samedi, la donne est limpide pour Pierre Mignoni : « Pas de calcul, 100% d’engagement. C’est le maître mot. Continuer nos progrès dans pas mal de secteurs, continuer à gagner, c’est aussi simple que ça. » Dans cette optique, « c’est sûr que sur les comportements, il y aura 0 tolérance ». Car la série ne doit pas s’interrompre, sous peine de voir tout espoir de qualification s’envoler et faire une mauvaise opération en vue du top 8, qui permettrait de sauver les meubles avec une place en Champion’s cup. « Je ne suis pas inquiet tant que chacun a conscience de ce qu’on joue. On a du retard, on n’est pas non plus largué », analyse l’entraîneur toulonnais.

    L’exaltante demi-finale à jouer dans la plus prestigieuse des compétitions européennes d’ici une semaine, sur le terrain du Leinster, n’aura pas d’incidence sur la concentration des joueurs, promet Mathis Ferté : « Dans nos têtes, c’est Bayonne à fond. On se prépare en conséquence, ce n’est pas compliqué. » Léo Ametlla est sur la même longueur d’onde : « Avec le retard qu’on a, il faut prendre tous les matches comme une finale. »

    « Pas d’économie »dans le XV de départ

    À l’instar du jeune pilier gauche, qui sera titulaire ce samedi, certains auront leur carte à jouer avec une infirmerie qui s’est à nouveau remplie (Villière, Tuicuvu, Ollivon, Ribbans, en plus de blessés de longue date). Mais « il n’y aura aucune économie », assure Pierre Mignoni. « Si on était 2e avec 15 points d’avance, j’aurais peut-être mis des jeunes morts de faim, mais ce n’est pas le cas. Tout le monde a intérêt à se bouger, faire ce qu’on fait depuis plusieurs semaines. » Sans galvauder l’apport de la jeunesse : « Heureusement qu’on les a, qu’un travail a été fait sur l’ensemble du club, c’est un projet qui nous tient à cœur et qu’on va accentuer la saison prochaine. Ça apporte un peu de forces vives. »

    S’il est un poste où elles ne manquent pas, c’est à la mêlée, avec Ben White et Baptiste Serin, tous deux en grande forme : « La concurrence est saine avec deux super joueurs aux profils différents. » Et complémentaires : « L’un commence, l’autre finit. Le quart face à Glasgow, on l’a gagné avec les deux, pas avec l’un ou l’autre. C’est ce qui va se passer ce week-end et celui d’après, j’espère. » Avec deux joueurs de classe internationale à ce niveau, c’est toujours plus facile.

    Ollivon et Ribbans sur le flanc

    Charles Ollivon et David Ribbans ne seront pas de la partie, ce samedi. S’il a évoqué une douleur au dos pour le second, Pierre Mignoni est resté évasif sur le cas du premier, évoquant « un petit truc ». De quoi interroger avant la demi-finale de Champion’s cup face au Leinster, samedi prochain.

    Azema, « pas un duo »

    Pierre Mignoni s’est refusé à commenter le retour de Franck Azema, indiquant simplement qu’il ne s’agirait « pas d’un duo. » De quoi accréditer la thèse d’une prise de hauteur de l’actuel manager, pour se consacrer entièrement à son seul poste de directeur du rugby.

    RC TOULON – BAYONNE -22e journée de TOP 14

    Samedi 25 avril, 16h35 au stade Mayol, ToulonArbitre : Adrien MarbotRC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Halagahu (C), Javakhia ; Mercer, Abadie, Shioshvili ; Serin, Garbisi ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; JaminetAviron Bayonnais : Cormenier, Martin, Tagi ; Johnson, Moon ; Traversier, Iturria (C), Capilla ; Jantjies, Spring ; Erbinategaray, Mori, Martocq, Levêque ; Orabé.

  • Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais

    Top 14, 4 à la suite pour le RC Toulon face à l’Aviron Bayonnais

    L’embellie s’est confirmée et ne demande qu’à se poursuivre. Vainqueur bonifié à Montauban samedi dernier, un succès attendu, voire exigé au vu de l’écart de niveau entre les Tarnais et le reste du Top 14, le RC Toulon a enchaîné une troisième victoire de rang, après deux grosses performances européennes. De quoi engranger de la confiance, mais encore loin d’être suffisant pour une équipe toujours reléguée à sept longueurs du top 6 et des phases finales.

    Face à Bayonne, ce samedi, la donne est limpide pour Pierre Mignoni : « Pas de calcul, 100% d’engagement. C’est le maître mot. Continuer nos progrès dans pas mal de secteurs, continuer à gagner, c’est aussi simple que ça. » Dans cette optique, « c’est sûr que sur les comportements, il y aura 0 tolérance ». Car la série ne doit pas s’interrompre, sous peine de voir tout espoir de qualification s’envoler et faire une mauvaise opération en vue du top 8, qui permettrait de sauver les meubles avec une place en Champion’s cup. « Je ne suis pas inquiet tant que chacun a conscience de ce qu’on joue. On a du retard, on n’est pas non plus largué », analyse l’entraîneur toulonnais.

    L’exaltante demi-finale à jouer dans la plus prestigieuse des compétitions européennes d’ici une semaine, sur le terrain du Leinster, n’aura pas d’incidence sur la concentration des joueurs, promet Mathis Ferté : « Dans nos têtes, c’est Bayonne à fond. On se prépare en conséquence, ce n’est pas compliqué. » Léo Ametlla est sur la même longueur d’onde : « Avec le retard qu’on a, il faut prendre tous les matches comme une finale. »

    « Pas d’économie »

    dans le XV de départ

    À l’instar du jeune pilier gauche, qui sera titulaire ce samedi, certains auront leur carte à jouer avec une infirmerie qui s’est à nouveau remplie (Villière, Tuicuvu, Ollivon, Ribbans, en plus de blessés de longue date). Mais « il n’y aura aucune économie », assure Pierre Mignoni. « Si on était 2e avec 15 points d’avance, j’aurais peut-être mis des jeunes morts de faim, mais ce n’est pas le cas. Tout le monde a intérêt à se bouger, faire ce qu’on fait depuis plusieurs semaines. » Sans galvauder l’apport de la jeunesse : « Heureusement qu’on les a, qu’un travail a été fait sur l’ensemble du club, c’est un projet qui nous tient à cœur et qu’on va accentuer la saison prochaine. Ça apporte un peu de forces vives. »

    S’il est un poste où elles ne manquent pas, c’est à la mêlée, avec Ben White et Baptiste Serin, tous deux en grande forme : « La concurrence est saine avec deux super joueurs aux profils différents. » Et complémentaires : « L’un commence, l’autre finit. Le quart face à Glasgow, on l’a gagné avec les deux, pas avec l’un ou l’autre. C’est ce qui va se passer ce week-end et celui d’après, j’espère. » Avec deux joueurs de classe internationale à ce niveau, c’est toujours plus facile.

    Charles Ollivon et David Ribbans ne seront pas de la partie, ce samedi. S’il a évoqué une douleur au dos pour le second, Pierre Mignoni est resté évasif sur le cas du premier, évoquant « un petit truc ». De quoi interroger avant la demi-finale de Champion’s cup face au Leinster, samedi prochain.

    Azema,« pas un duo »

    Pierre Mignoni s’est refusé à commenter le retour de Franck Azema, indiquant simplement qu’il ne s’agirait « pas d’un duo. » De quoi accréditer la thèse d’une prise de hauteur de l’actuel manager, pour se consacrer entièrement à son seul poste de directeur du rugby.

    RC TOULON – BAYONNE22e journée de TOP 14

    Samedi 25 avril, 16h35 au stade Mayol, Toulon
    Arbitre : Adrien Marbot
    RC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Halagahu (C), Javakhia ; Mercer, Abadie, Shioshvili ; Serin, Garbisi ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; Jaminet
    Aviron Bayonnais : Cormenier, Martin, Tagi ; Johnson, Moon ; Traversier, Iturria (C), Capilla ; Jantjies, Spring ; Erbinategaray, Mori, Martocq, Levêque ; Orabé.

  • Montpellier : quand rien ne va, les jeunes sont là

    Montpellier : quand rien ne va, les jeunes sont là

    Quand les « grands » accumulent les erreurs, les jeunes écopent. Après une faillite à tous les étages la saison passée, bouclée par une relégation, Montpellier se reconstruit autour de son centre de formation. Un vieux réflexe qui remonte à la genèse d’un outil bâti en 1981 sur la terre en jachère de la Paillade.

    Le centre de formation irrigue l’équipe de Zoumana Camara, en course pour le play-off de la Ligue 2 avec un déplacement vendredi 24 avril (20h) à Amiens. Et il affiche sa vitalité à travers la réussite des partenaires du néo-professionnel Lacine Megnan-Pavé qui disputent samedi 25 avril (15h) à Rennes la demi-finale de la Coupe Gambardella, vitrine des centres de formation.

    « Dans le contexte du football français, le centre de formation est un peu la bouée de sauvetage », explique le directeur du centre de formation Bertrand Reuzeau, qui s’apprête à prendre sa retraite au terme de la saison. « La formation a toujours été dans l’ADN de Montpellier », renchérit Michel Rodriguez, à la tête de l’équipe U18 promise à un sérieux test face aux Bretons.

    Au sein de l’équipe de Camara, Théo Chennahi, Yanis Issoufou, Axel Guéguin, Viktor Dzodic…, tous âgé de 20 ans, incarnent l’émergence d’une nouvelle génération appelée à la rescousse à l’heure du renouvellement de l’effectif et du transfert l’été dernier d’une pléiade d’éléments expérimentés (Khazri, Ferri, Lecomte…). Ils prennent peu à peu toute leur place.

    À l’étage inférieur, plusieurs gamins, âgés de 18 ans, veulent frapper un grand coup à l’occasion de la demi-finale de la Gambardella et tapent à la porte de l’équipe professionnelle à l’image de Noah Vidal-Cartoux ou Lacine Megnan-Pavé, plus jeune joueur (16 ans) à signer un contrat pro.

    Ils veulent s’inscrire dans le sillage de prestigieuses générations qui ont gagné la Gambardella ou pour la moins participer à la finale, qui se jouera en prélude à la finale de la Coupe de France le 22 mai au Stade de France.

    Un nouveau

    profil de joueurs

    Au lendemain de la première relégation en seconde division (1981), les pionniers de la jeunesse montpelliéraine n’étaient autres que Laurent Blanc, futur champion du monde, Pascal Baills, Kader Ferhaoui… Une décennie plus tard, après les excès de la folie des grandeurs de « Loulou » Nicollin, ancien président décédé en 2017, la seconde génération a permis l’éclosion de Carotti, Lefèvre, Bonnissel… suivis de Delaye, Rouvière…

    En 2009, dans la foulée de la remontée, une autre génération, emmenée par Belhanda, Cabella, Stambouli… remportera la seconde des trois victoires en Gambardella (1996, 2009, 2017), avant d’apporter leur talent à la bande de René Girard, sacrée champion de France pour la première fois dans l’histoire du club (2012).

    Ce renouveau se confond peut-être avec l’épopée actuelle même si Montpellier traverse une grande tempête née de la possible cession du club par la famille Nicollin à un investisseur étranger, probablement américain ou anglais. Cela crée une incertitude sur l’avenir du club et tout en premier lieu au centre de formation. Pour l’heure, cela gèle quelque peu la passation de pouvoir à sa tête. Bertrand Reuzeau devrait être remplacé par un duo formé de Fabien Lefèvre, de retour au MHSC, et de Bernard Maraval, en charge du recrutement des jeunes. Les deux techniciens partagent depuis longtemps une certaine complicité et une vision commune de la formation.

    Reuzeau, qui a dirigé durant onze saisons le centre de formation du Paris SG et ensuite celui de Monaco, a mis en place depuis 2022 et le remplacement de Francis de De Taddeo, une philosophie nouvelle. L’ancien champion d’Europe Espoir (1988) privilégie un nouveau profil de joueurs. Il met l’accent sur la technique, la vitesse, l’intelligence de jeu aux dépens du physique, préconisé dans de nombreux clubs. « Face à des adversaires, qui sont pour la plupart plus costauds sur le plan physique que nous, nos joueurs, qui s’appuient sur ces qualités de vitesse et technique, vont continuer à progresser au gré de leur maturité », synthétise Bertrand Reuzeau.

    Samedi à Rennes, voire un mois plus tard devant le Paris SG ou Nantes qui s’opposent dans l’autre demi-finale, Vidal-Cartoux, Megnan-Pave, Chambon, Mohamed, Thiland-Herard… tenteront de mettre en pratique les nouveaux principes de Montpellier. Pour être à la hauteur d’une jeunesse qui a souvent écopé par le passé. Et peut-être marqué de leur empreinte le début d’une ère.

  • Top 14 : Attendu à Mayol, l’Aviron Bayonnais est rentré dans le rang

    Top 14 : Attendu à Mayol, l’Aviron Bayonnais est rentré dans le rang

    Forteresse imprenable la saison passée, Jean-Dauger, l’antre de l’Aviron Bayonnais, est beaucoup plus perméable cette année. Les Basques s’y sont déjà inclinés à trois reprises sur leurs quatre dernières réceptions, dont la dernière, il y a une semaine, corrigés par la Section Paloise (22-54). Peu en verve hors de ses bases (12e équipe du championnat, deux victoires), leur qualification historique pour les demi-finales du Top 14 semble désormais loin, au regard de leur 11e place.

    Presque logique pour leur manager, Laurent Travers, qui s’est exprimé cette semaine dans les colonnes de Sud Ouest : « Le club est ambitieux, mais ce n’est pas parce qu’on a réussi à être une fois dans les six en 40 ans qu’on va y être tous les ans. Il faut être lucide sur nos capacités. » Et s’il dit « ne pas croire au top 8 », il promet une réaction d’orgueil : « On est content d’aller à Mayol, on va faire ce qu’il faut. »

    Cette nouvelle fragilité à domicile a de quoi rappeler celle du RCT, défait lors de ses deux dernières réceptions en championnat. « Ce sont deux contextes complètement différents », réfute Pierre Mignoni, qui voit en l’adversaire du jour « une équipe blessée. On est passé par là, il n’y aura aucune surprise. Ce sera un match extrêmement difficile. » Il faudra donc être sur ses gardes et bien rentrer dans le match : « C’est une équipe qu’on connaît, qui va venir avec beaucoup de détermination. Dans les 20 premières minutes, notre comportement, notre jeu sans ballon, notre attitude au contact vont être très importants. »

  • OM, le derby de toutes les peurs

    OM, le derby de toutes les peurs

    En temps normal, le face-à-face OM-Nice est toujours à enjeu.

    Cette année, chaque protagoniste aura une raison différente pour aller chercher un succès. Car si la conquête d’une place européenne est souvent disputée entre les faux frères de la côte, cette fois, seul l’OM aura dans sa ligne de mire une qualification pour une nouvelle campagne continentale.

    Car les Aiglons, eux, sont dans une situation plus compliquée. Ils n’ont cessé de dégringoler dans la hiérarchie de la Ligue 1. Le retour de Claude Puel à leur chevet n’a pas stoppé leur descente aux enfers. Malgré la bouffée d’oxygène d’une qualification pour la finale de la Coupe de France, le « Gym » n’est toujours pas assuré de rester en Ligue 1 en juin.

    Certes, avec neuf points d’avance sur Nantes, ils sont quasiment assurés d’éviter une relégation directe. Mais ils sont sous la menace d’Auxerre, l’actuel barragiste, en embuscade au classement.

    Côté marseillais, le bail est prolongé en Ligue 1. Mais c’est une autre cible que visent les hommes de Habib Beye. Ils ont toujours en tête l’objectif d’aller chercher la troisième place du podium. Liée à une qualification directe pour la prochaine Ligue des Champions. Malheureusement, alors qu’ils étaient dans le coup après avoir surclassé Metz, l’humiliation vécue à Lorient a redistribué les cartes dans la course. Avec un OM renvoyé à la sixième place et à deux longueurs de Lyon.

    Pour se préparer à affronter la colère des supporters et la réaction niçoise, l’entraîneur marseillais a placé ses hoplites en conclave à la Commanderie. Avec une semaine mise à profit « pour faire redescendre la tension négative et travailler sur l’aspect psychologique », explique Habib Beye. Sans trop livrer de secrets, il a indiqué que « plein de choses ont été remises en cause et nous aurons un plan de jeu clair ».

    En tenant compte d’une liste impressionnante de joueurs qui se retrouvent à l’infirmerie et en faisant abstraction de ce qui a pu se dire tout au long de la semaine, après le fiasco de Lorient. « Je dis le minimum, en espérant le maximum sur le terrain dimanche », a concédé le stratège olympien.

    Il pourra compter dans sa quête sur Quinten Timber. Le Néerlandais était absent à Lorient, pour cause de blessure. Il reconnaît que le conclave décrété cette semaine « a été une bonne chose pour que nous nous concentrions en vue du match de dimanche ». Et de promettre, « nous serons prêts pour gagner dimanche ! »

  • Paris entre en piste pour le hockey en cas d’impasse à Nice

    Paris entre en piste pour le hockey en cas d’impasse à Nice

    Paris Entertainment Company, exploitant de l’Accor Arena et de l’Adidas Arena, société majoritairement détenue par la Ville de Paris, met en avant son expérience des grands événements sportifs et son implication dans Paris 2024. Cette initiative intervient dans un contexte d’incertitude autour du pôle de glace de Nice, fragilisé par l’arrivée du nouveau maire (UDR), Éric Ciotti, et son refus de certains aménagements prévus. Et trois semaines après la proposition du maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, d’accueillir des compétitions de glace au cas où Nice serait écartée des sites olympiques.

    Mais dans un communiqué jeudi soir, la Région Paca a indiqué que « les études menées démontrent la faisabilité technique du projet » dit « des Arboras », du nom du stade privilégié par Eric Ciotti pour accueillir le hockey masculin. « Il convient désormais de poursuivre le travail sur sa faisabilité calendaire et financière » avec une nouvelle réunion prévue lundi, poursuit la Région.

  • L’élite mondiale retrouve les eaux aixoises avec plaisir

    L’élite mondiale retrouve les eaux aixoises avec plaisir

    Après une étape en Italie, la Coupe du monde de nage avec palmes revient à Aix-en-Provence pour la troisième fois.

    « Les conditions sont excellentes. Le club est dynamique avec des bénévoles actifs et un site fonctionnel. Pour la Fédération et le Comité mondial, c’est primordial », justifie Antoine Fauveau, président de la commission nage avec palmes de la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM).

    Le bassin de la piscine Yves Blanc va accueillir l’élite mondiale de la nage avec palmes, discipline spectaculaire, combinant puissance et technique et permettant aux athlètes d’atteindre des vitesses impressionnantes grâce à leurs palmes.

    Quatre types de compétition sont au programme des 500 nageurs qui ont effectué le déplacement. Monopalme, bipalme, nage en surface ou en immersion, en apnée ou avec bouteilles. « Les catégories débutent avec des épreuves de sprint, sur 50 mètres, jusqu’au demi-fond avec 1 500 mètres », détaille Antoine Fauveau.

    Les nageurs présents à Aix-en-Provence vont représenter 86 clubs et 20 pays. « Il y a des Colombiens, des Africains et une forte délégation de nations européennes », détaille le dirigeant national. Face à cette concurrence, « dans ce qui est une étape clé de la saison » poursuit-il, « les nageurs Français ont une carte intéressante à jouer ».

    Plusieurs locaux sont

    à suivre

    Cette manche de la Coupe du monde fait suite à celle de Lignano. En Italie, l’Aixois Anthelme Robisson a récolté deux médailles d’or lors de la première manche. Tandis que la Ciotadenne Camille Julien est revenue avec une médaille d’argent dans sa catégorie.

    Ces deux Provençaux auront donc à cœur de poursuivre leur belle série. Et d’autres locaux seront à surveiller. À l’image de la championne d’Europe du 100 mètres en immersion Maïwenn Hamon. L’Aixoise sera dans son bassin fétiche et tentera de transformer l’essai. Elle sera en quelque sorte la locomotive de ses coéquipiers, Kallisté Fourton-Bellini et Colas Zugmeyer. À suivre également, la prestation du Ciotaden Antonin Lebeau.

    « Les Français auront l’étiquette de favoris, car les meilleurs sont au rendez-vous d’Aix-en-Provence », note Antoine Fauveau. La délégation tricolore qui compte utiliser cette manche de la Coupe du monde pour lancer la course aux qualifications des championnats du monde, en Corée du Sud.

    « Nos Français auront une belle opposition, car les meilleurs Allemands et Colombiens sont là. Ce sont deux nations phares de la nage avec palmes », insiste Antoine Fauveau. « Il y a aussi d’importantes délégations italienne et espagnole qui peuvent aussi créer la surprise. »

    Pour Frédéric di Meglio, président de la FFESSM. « Accueillir cette compétition répond à notre volonté de mise en avant de notre fédération, de sa diversité et sa capacité de contribuer au rayonnement de la France en organisant des événements d’envergure. Cette troisième édition organisée à Aix-en-Provence témoigne de cette volonté d’asseoir notre influence mondiale. »

    « Avec l’aide de toute l’équipe organisatrice fidèle et de la FFESSM nous espérons que cette manche de Coupe du monde sera encore plus belle que les précédentes et servira les objectifs de nos nageurs vers les échéances internationales », confie Colomba Fourton-Bellini, président du PAN.

  • Nina Perret comme à la maison à Plan-de-Cuques

    Nina Perret comme à la maison à Plan-de-Cuques

    Une recrue ambitieuse, qui arrangeait toutes les parties concernées. Il y a un an jour pour jour, le HBPC et Dijon annonçaient le prêt de la jeune arrière gauche Nina Perret. Une saison dans les Bouches-du-Rhône était prévue pour l’espoir française. Mais récemment, les deux clubs se sont mis d’accord pour que la joueuse née en 2004 poursuive sa carrière à Plan-de-Cuques.

    Une décision en adéquation avec les ambitions du HBPC et parce que l’arrière formée à la JDA Dijon est épanouie au club. « J’ai été super bien accueillie au club, on était beaucoup de filles à arriver cette année dans l’équipe, donc c’est vrai que ça m’a permis de prendre mes marques petit à petit dans le groupe. C’est la première fois que je changeais de club, mais ça s’est bien passé. »

    Surtout que Nina Perret a rapidement eu des responsabilités en match, la confiance de l’entraîneur Angélique Spincer étant rapidement arrivée. Une confiance qui lui a permis de poursuivre son développement. « J’ai de plus en plus de temps de jeu dans l’équipe et même individuellement, on travaille aussi, avec Angélique et Christophe [Medjber, coach adjoint] à l’entraînement et ça me permet vraiment de progresser techniquement », appuie l’arrière gauche.

    Une expérience internationale

    Du haut de ses 21 ans, la Bourguignonne a pourtant une certaine expérience du haut niveau. En club, bien sûr, où elle a eu l’opportunité de jouer la Coupe d’Europe avec Dijon, mais aussi en sélection nationale. Passée par les équipes de France jeunes, elle a même été championne du monde U20 en 2024 avec les sœurs jumelles Borg ou encore d’autres Dijonnaises comme Lilou Pintat et Nina Dury. « J’ai eu la chance de faire les équipes de France jeunes et c’est vrai que c’est un autre contexte que le club, on peut se regrouper avec d’autres filles, d’autres entraîneurs et dans un cadre international, donc ça aussi ça m’avait permis d’avoir de l’expérience et de connaître un peu autre chose », dit-elle simplement.

    Sur le terrain, son apport est non négligeable, avec un contre un explosif et sa relation privilégiée avec Nele Antonissen, buteuse hors pair. Ses qualités pourront apporter à son équipe, dans ce choc du vendredi soir contre Nice. Un match important pour la suite d’une saison déjà prometteuse. « Mine de rien, Nice est devant nous au classement et c’est l’occasion de prendre des points. On est encore dans l’objectif de faire mieux que la saison dernière où on avait fini 7e. »

    21e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis (20h)

    Plan-de-Cuques : Novellan, Schüpbach – Martel, Loquay, Berrais, Kromoska, Naal, Antonissen, L.Dembélé, A.Dembélé, Perret, Mathon

    Nice : Colic, Errin – Abdelmalek, Ahlen, Benezeth, Dupuis, Fall, Le Blevec, Pontoppidan, Rouly, Sajka, Sy, Semedo Monteiro

  • Provence Rugby pour une 3e victoire consécutive

    Provence Rugby pour une 3e victoire consécutive

    Il s’en est passé des choses depuis la première confrontation cette saison entre Soyaux et Provence Rugby. 29 août, première journée de Pro D2, les Aixois s’étaient inclinés 25-28 en Charente. Trois défaites sur les quatre premières rencontres, la saison ne débutait pas idéalement, mais le club allait ensuite élever son niveau pour retrouver le sommet du classement.

    Cette fois, c’est Soyaux-Angoulême qui débarque en Provence pour cette 28e journée du championnat. Les Violets n’ont plus rien à jouer sur cette fin d’exercice puisque les barrages sont trop loin pour eux. Ce qui ne les a pas empêchés de battre Vannes, intouchable leader, la semaine dernière (28-25). Un adversaire à ne pas prendre à la légère donc, alors que les Provençaux se battent toujours pour rester dans le top 4 et accueillir en quarts de finale.

    Du renfort pour la fin

    de saison

    Quelques bonnes nouvelles sont arrivées du côté de Maurice-David cette semaine. Quatre joueurs ont retrouvé les terrains et ont dépeuplé l’infirmerie, au meilleur des moments. Le capitaine Teimana Harrison, Charly Gambini, Yannick Youyoutte et Inga Finau sont de retour avec le groupe pour les derniers moments du championnat. Avec ces renforts, battre Angoulême serait une belle idée avant d’affronter Vannes et Valence pour clore la saison régulière.

    28e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (19h30)

    Provence : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Finau, Tui – Muntz, Coville – Jalagonia, Okuya, Zinzen – Tuisue, Van Eerten – Francis, Piefeleti, Nostadt

    Angoulême : Brosset – Farissier, Tilsley, Niusalelekitoga, Gratien – Botica, Levron – Nollet, Sentubery, Grimart – Lemardelet, Morand – Boutemmani, Meité, Balakrev