Category: sports

  • Le coup de gueule de Medhi Benatia après Lorient – OM

    Le coup de gueule de Medhi Benatia après Lorient – OM

    C’est un Medhi Benatia dans une colère noire qui est venu s’exprimer en zone mixte du Moustoir. Lui qui s’était juré de ne plus prendre la parole n’a pas supporté ce qu’il a vu quelques minutes plus tôt. Avec des Olympiens sans réaction battus par une équipe de Lorient en pleine forme.

    Il a ainsi lâché ses quatre vérités. «Qu’on me dise que j’ai ramené un entraîneur sur un projet qui devait durer trois ans et qui est malheureusement parti, pas de problème. Qu’on me dise que les joueurs que nous avons ramenés, qui étaient très bons au mois de septembre, sont devenus très mauvais, je n’ai pas de problème encore. Que j’ai ramené un nouveau coach qui n’est pas bon non plus, je l’accepte. Mais quand je vois le match qu’il y a eu aujourd’hui, même si je n’ai plus envie de parler, je suis obligé de venir face à la presse. Parce que c’est un scandale, c’est un scandale.»

    Il évoque les attentes d’avant le déplacement à Lorient. «Tu joues normalement la première de tes cinq finales. On fait des stages. Cela nous coûte des sous, parce que tu veux bosser, tu veux te retrouver, tu veux créer du liant avec les mecs parce que c’est ce qu’il a manqué, et à votre avis, combien sont rentrés dans le vestiaire et ont retourné la table ? Zéro, personne. Tout est nickel, les bouteilles sont bien en place!» Avant de lancer un message à ses joueurs. « Rentrer sur le terrain, gagner les duels, ce n’est pas dans mes cordes. Mais comme j’ai une responsabilité, que j’ai promis au boss qui m’a demandé de revenir, de tout donner jusqu’au dernier jour, je leur ai dit de rien prévoir pour les quatre prochaines semaines. Nous allons passer un peu plus de temps ensemble, la Commanderie, … bosser je pense. Après, où est-ce qu’on va finir, je n’en sais rien».

  • L’OM coule à pic à Lorient

    L’OM coule à pic à Lorient

    Aligner les joueurs à vocation offensive est loin d’être une garantie d’efficacité.

    Habib Beye a pu le constater, dans une première période au Moustoir où son quinté d’attaque s’est montré bien inoffensif face à la défense à granit de Lorient. Lens s’y était déjà cassé les dents. L’OM en a fait de même. Car, même s’ils ont eu la maîtrise, les Marseillais ont semblé prendre un malin plaisir à gâcher leurs munitions. Ou faire briller Yvon Mvogo, le gardien des Merlus.

    Incapables de créer le moindre danger, les Phocéens ont, en revanche, montré une fois encore des signes inquiétants de fébrilité défensive. Ce dont a profité Panos Katseris pour ouvrir son compteur but en Ligue 1. Et placer Lorient sur une orbite victorieuse.

    Habib Beye aura beau revoir sa copie après la pause, la dynamique restait lorientaise. Avec à la clef un second but, signé Bamba Dieng. Pour l’OM, loin d’être d’agrément, la croisière se transformait en calvaire. Le soutien de la colonie de supporters venus au Moustoir prenant des airs d’orchestre du Titanic accompagnant le naufrage d’une galère phocéenne aux airs de radeau de la Méduse.

    Après quatorze échecs, Lorient s’offre enfin une victoire aux dépens d’un OM qui a donné le bâton pour se faire battre. Et risque d’être le grand perdant de la 30e journée.

    Lorient – OM 2 – 0 (1 – 0)

    30e journée de Ligue 1

    Stade du Moustoir, 16 585 spectateurs.

    Arbitre : E. Wattellier

    Buts : Katseris (27), Dieng (58)

    Avertissements : Pavard (57), Nadir (74), Weah (90) à l’OM.

    Lorient : Mvogo ( c ) – Meïté, Adjel, Faye – Katseris (Silva, 82), Avom, Cadiou, Yongwa – Makengo (Abergel, 69), Dieng (Tosin, 74), Pagis (Soumano, 82). Entraîneur : O. Pantaloni.

    OM : Rulli – Pavard, Balerdi, Emerson – Traoré, Abdelli (Nadir, 59), Höjbjerg ( c, Vermeeren, 76 ), Paixão (Weah, 46) – Greenwood, Aubameyang (Lamare, 76), Gouiri (Nwaneri, 59). Entraîneur : H. Beye.

  • Le RC Toulon enchaîne à Montauban

    Le RC Toulon enchaîne à Montauban

    Un succès net dans la continuité de la qualification des Varois pour les demi‑finales de Champions Cup. Portés par cet élan européen, les hommes de Pierre Mignoni n’ont pas laissé passer l’occasion de capitaliser en championnat.

    Sérieux et dominateurs, les Varois ont rapidement pris le contrôle de la rencontre pour ne jamais être inquiétés. Toulon a inscrit sept essais, signés Gabin Villière, Beka Gigashvili, Esteban Abadie, Oliver Cowie (doublé), Shioshvili et Melvyn Jaminet, également précis au pied pour accompagner le large succès rouge et noir.

    Montauban a résisté par séquences, mais a payé trop cher les temps faibles face à l’efficacité toulonnaise. Grâce à cette victoire bonifiée à l’extérieur, le RCT remonte à la 8ᵉ place du classement, avec 50 points, restant au contact de la zone qualificative pour les phases finales, à quelques longueurs du top 6 après 21 journées.

    Montauban, lanterne rouge, est d’ores et déjà condamné à la relégation

  • À Montauban, le RC Toulon veut surfer sur sa dynamique européenne

    À Montauban, le RC Toulon veut surfer sur sa dynamique européenne

    Ils espéraient se rassurer. Ils se sont offert une parenthèse enchantée. Avec envie et une qualité de jeu qu’on n’avait plus vue depuis des mois, les Rouge et Noir, qualifiés pour les demi-finales de Champions Cup pour la première fois depuis leur dernier sacre en 2015, ont retrouvé « un peu de sourire et de confiance », souligne l’entraîneur adjoint, Sergio Parisse. « On est revenu de nulle part, on avait très peu d’espoirs à Glasgow parce qu’on n’était pas favoris. Les joueurs se sont payés pour les efforts qu’ils font depuis un moment. »

    Mais le temps n’est déjà plus aux célébrations. « On est ravi de pouvoir jouer cette demi-finale, mais on bascule vite sur le Top 14 », assure l’entraîneur de la touche. Pour Matthias Halagahu, ce ne sera « pas dur du tout, vu notre classement et nos récentes prestations en championnat. Si on veut aller chercher ce qu’on veut, il faut de bonnes performances rapidement ». 11e à 7 points du 6e, Clermont, le RCT n’a en effet plus vraiment le choix et doit engranger un maximum de points, à six matches de la fin du championnat, pour continuer à y croire.

    Premier rendez-vous ce samedi sur la pelouse de la lanterne rouge montalbanaise, déjà quasiment condamnée à retrouver la Pro D2. Un match « important pour garder la dynamique », et à ne surtout pas galvauder pour l’entraîneur italien, qui a confirmé son départ en fin de saison pour intégrer le staff de la Nazionale : « On n’est pas en situation de fanfaronner. On ne pense pas qu’aller à Montauban, ça va être une promenade, loin de là. »

    Turnover en vue

    Ce sera l’occasion de confirmer les progrès entrevus dans le jeu, sur l’aspect défensif et les mauls portés. Une conséquence de l’apport de Cédric Béal, directeur du centre de formation, qui a intégré le staff depuis quelques semaines. « On a travaillé cet aspect. Sur les touches, quand tu ne sautes pas, tu t’exposes moins et tu es davantage prêt en bas pour défendre. Ce n’est pas une révolution, mais un changement d’approche », lié au besoin « de retrouver de la solidité. »

    Il faudra aussi réussir à réintégrer des joueurs qui ont moins joué ces derniers temps, Pierre Mignoni et son staff ayant fait le choix d’apporter de la fraîcheur. Ce n’est pas facile quand on ne joue pas. Mais il n’y a rien à dire sur leur investissement au quotidien. Ils ont eux aussi aidé l’équipe à performer en coupe d’Europe », martèle Sergio Parisse. Parmi eux, Matéo Garcia, qui va retrouver le terrain quatre mois après son dernier match, à Gloucester, en Champions Cup : « En signant au RCT, je savais où je mettais les pieds. Heureusement, on a un super groupe et c’est toujours le collectif qui prime. J’essaie de garde la tête haute et je suis très content de revenir ce week-end. »

  • Une Semaine olympique très compétitive à Hyères

    Une Semaine olympique très compétitive à Hyères

    Du 18 au 25 avril, la Semaine olympique française de Hyères réunira les dix classes olympiques.

    Deuxième étape du Sailing Grand Slam après Palma, l’épreuve française s’annonce comme un rendez-vous clé pour les athlètes engagés. Avec 136 inscrits, la flotte des ILCA 7 (dériveur solitaire hommes) s’impose une nouvelle fois comme la plus dense de cette Semaine olympique française. Elle devance les ILCA 6 (83 engagées) et les iQFOiL hommes (66 concurrents).

    Au moins quatre grandes chances de médailles

    Du côté des Françaises, on retrouve la championne du monde Louise Cervera et la Hyéroise Marie Barue chez les ILCA 6. En iQFOiL hommes, tous les regards seront tournés vers le Français Nicolas Goyard, récent vainqueur du Trofeo SAR Princesa Sofia 2026, qui arrive en grande forme. Hélène Noesmoen, 8e du Trofeo SAR Princesa Sofia 2026, fera son retour sur la SOF. Lauriane Nolot, vice-championne olympique et vainqueure à Palma, arrive en grande favorite dans la catégorie Formula Kite. Matisse Pacaud et Lucie de Gennes, troisièmes de la dernière Semaine olympique française, auront à cœur de jouer les premiers rôles en 470.

    Et chez les Nacra 17, Tim Mourniac et Aloïse Retornaz devront se frayer un chemin dans un plateau ultra-relevé, avec les Italiens Ruggero Tita et Caterina Banti, doubles champions olympiques (Tokyo 2020 et Paris 2024) et les Argentins Mateo Majdalani / Eugenia Bosco, médaillés d’argent à Paris 2024 et 2e du Trofeo SAR Princesa Sofia 2026.

  • Mikaël Mergui se prépare à un retour sur la Route du Rhum

    Mikaël Mergui se prépare à un retour sur la Route du Rhum

    Après une première tentative lors de la précédente édition, Mikaël Mergui se lance, à nouveau, dans une des transats les plus exigeantes : la Route du Rhum.

    « C’est pour moi la course mythique, celle que je regardais à la télévision en famille. J’ai déjà eu la chance d’être au départ… Mais c’est une épreuve à part. Avant même de s’élancer, il faut se qualifier, accumuler des milles, mériter sa place », explique-t-il. Mais, avant de prendre le départ, il a mis le cap de son Centrakor vers l’Atlantique, qui sera le champ de jeu des skippers au départ.

    « Gagner sa place à la Route du Rhum est déjà un défi en soi, j’ai tout mis en œuvre pour en être », précise-t-il. Avec le retour à la navigation en solitaire. « Le solo est encore une autre dimension. J’aime le double, j’aime la coopération, me dépasser avec mon co-skipper. Mais là, il faut aussi se battre contre soi-même : le mental, la fatigue, la gestion du sommeil, la nutrition. »

    Néanmoins, s’il sera seul à la barre lorsque l’épreuve se déroulera, c’est un travail d’équipe qui va permettre au Hyérois de décrocher son billet pour la Martinique.

    Un travail d’équipe

    Derrière le marin se cache une formation solide, fidèle et engagée. Son partenaire historique : Centrakor, l’enseigne de décoration, et Hirsch, spécialiste de la sécurité informatique, qui a rejoint l’aventure l’année dernière.

    Deux piliers qui accompagnent l’objectif sportif, humain et ambitieux de Mikaël : « C’est incroyable de voir l’émulation autour de ce projet. Chaque année, c’est une nouvelle histoire que nous tissons, avec toujours plus de personnes embarquées et de nouvelles rencontres. »

    Ce soutien pluriel est sa force lorsqu’il est à la barre : « J’ai toujours autant de plaisir à faire rayonner la course au large, à intervenir chez mes partenaires, faire découvrir ma passion et voir comment une entreprise peut se mobiliser autour d’un projet de cette envergure. »

    Après un hiver à terre, où la saison se joue souvent bien avant les départs. « L’hiver est toujours bien spécial. Tu t’enfermes dans le hangar avec ton bateau, en vase clos. Tu contrôles tout, tu vérifies tout. Tu cherches à gagner en confort, en vitesse, avec des modifications… Chaque détail devient stratégique : optimisation, fiabilité, performance. Rien n’est laissé au hasard. C’est un moment très introspectif », explique Mikaël Mergui.

    Après un mois de mars mis à profit pour remettre en route la machine, avec des premières sorties. « Chaque mille parcouru, chaque réglage, chaque choix technique construit l’objectif final : être prêt pour l’un des rendez-vous les plus mythiques de la course au large, la Route du Rhum. Faire briller les couleurs de la Team Centrakor-Hirsch, porter haut les valeurs du projet, et continuer à faire rayonner la Méditerranée sur toutes les mers. »

    Avec une hâte pour Mikaël Mergui : « Revoir le bateau à l’eau avec son nouveau visuel, ses pavois ajoutés sur les côtés, et deux portes d’entrée. »

    Programme 2026

    – Trin40 (première édition) – départ de La Trinité-sur-Mer

    – Armen Race

    – Normandy Channel Race

    – DREAHM Cup

    – Malouine 40

    Et bien sûr, en ligne de mire : la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, départ le 1er novembre

    depuis Saint-Malo.

  • Un premier pas vers le grand projet du basket marseillais

    Un premier pas vers le grand projet du basket marseillais

    Pour une fois, les Marseillais n’ont pas besoin de se déplacer jusqu’au Technosport de Luminy pour voir évoluer l’équipe fanion de la section basket du Stade marseillais université club (Smuc). Cette dernière dispute, ce samedi, le premier match de son histoire au Palais des Sports de Marseille, à l’occasion de la 24e journée de Nationale 2 face à l’USO Rognonas. Une délocalisation inédite qui s’inscrit comme la première pierre du grand projet, officiellement présenté le mois dernier, destiné à doter la cité phocéenne d’un grand club.

    « C’est un premier pas, un test et un risque doit montrer le chemin que doit prendre notre projet », souligne Alexandre Fassi, vice-président de la société Marseille Basketball. Cette nouvelle marque va toutefois se baser sur le vécu du Smuc Basket comme point de départ du projet. « La section a toujours fourni un travail de qualité, voire d’excellence, dans la formation des jeunes. Aujourd’hui, on veut se servir de toutes les bonnes forces marseillaises du basket pour permettre aux jeunes attachés à notre ville d’y rester », lance l’entrepreneur local, conscient que les prodiges du territoire, à l’instar de Bastien Grasshoff (voir ci-dessous), s’envolent rapidement vers de nouveaux horizons dans l’espoir de devenir professionnel.

    Bascule entre le monde amateur et professionnel

    En bénéficiant des droits du Smuc, Marseille Basketball débutera son aventure en Nationale 2 la saison prochaine. Avec l’ambition d’arriver dès l’année suivante en Nationale 1. « C’est cette bascule-là qu’il faut savoir bien gérer, et c’est une étape fondamentale. Elle n’est pas simple, on le voit à tous les niveaux, parce qu’il faut aligner les compteurs à tous les niveaux. Au niveau sportif, organisationnel, marketing, économique et de l’image qu’on va renvoyer », détaille Alexandre Fassi, persuadé qu’une ville comme Marseille, et par extension sa métropole, possède trop d’atouts pour ne pas se lancer.

    Si l’objectif, d’un point de vue sportif, est d’atteindre la Betclic Elite d’ici 2031, le projet Marseille Basketball cherche avant tout à réunir le territoire métropolitain autour de la pratique de balle orange. Surtout chez les plus jeunes. « On veut aller à la rencontre des jeunes du 8e arrondissement comme des jeunes des quartiers Nord. Des gamins qui sont à la fac comme ceux qui sont à l’école de la seconde chance », indique le dirigeant phocéen. Ce dernier insiste sur le fait que le projet appartient à tous les Marseillais.

    Cela s’illustre notamment par la campagne de « Socios Capital », où les supporters auront la possibilité de devenir actionnaire du club. Une grande première dans le sport professionnel français dont le lancement opérationnel aura lieu ce samedi au Palais des Sports.

  • Bastien Grasshoff est passé pro au Mans

    Bastien Grasshoff est passé pro au Mans

    Dans la lignée des Kylian Michée, Maxime Galin, Ladji Kanté ou encore Ilias Kamardine, pour ne citer qu’eux, Bastien Grasshoff fait à son tour le saut dans la cour des grands. L’arrière marseillais de 18 ans, formé au Smuc Basket en compagnie de son grand frère Loïs, champion du monde U18 de basket 3×3 en 2022, a signé au début du mois d’avril son premier contrat professionnel avec Le Mans Sarthe Basket, club de Betclic Elite qu’il a rejoint en 2022.

    « Il a prouvé qu’il était quelqu’un de professionnel dans le comportement, dans le quotidien de l’entraînement, dans les habitudes de travail, dans le travail individuel et dans sa concentration à l’entraînement. Petit à petit, il a su montrer qu’il avait les capacités pour jouer avec nous », développe Guillaume Vizade, entraîneur principal du Mans, en décrivant le benjamin de la famille Grasshoff comme « un garçon intelligent, mature et doté d’une palette offensive assez large ». Ce qui lui a permis de rapidement gravir les échelons au sein du club sarthois. Jusqu’à même gagner sa place dans le cinq majeur durant l’hiver.

    Pépite de la génération dorée

    Né en 2007, comme Dylan Hernandez et Loric Imbert, Bastien Grasshoff fait partie de la génération dorée du Smuc Basket. « C’est quelqu’un qui n’a jamais eu peur de rien », lance Carlos Cardoso, co-président du club universitaire, en se souvenant du jeune arrière comme un « casse-cou dans le bon sens du terme ». « Le Mans a réalisé un vrai projet autour de lui et il s’est donné les moyens de réussir », souligne le dirigeant marseillais.

  • L’OM doit remplir le chalut

    L’OM doit remplir le chalut

    Malgré les vicissitudes, l’OM est toujours dans la course au podium. Avec les trois points récoltés face à Metz, lors de la dernière journée au Vélodrome, les hommes de Habib Beye ont fait ce qu’il fallait. De plus, ils ont assorti une certaine manière à la victoire, ce qui leur a permis de se rapprocher de leurs supporters. Avant le voyage en Bretagne, l’entraîneur marseillais revient sur cet aspect, qui sera capital pour une fin de saison réussie : « Ce que nous avons vécu contre Metz nous amène à penser que si cette équipe donne ce qu’elle doit donner, si elle montre de l’envie, de l’ambition dans ses matches, les supporters seront avec nous. »

    Il a encore en tête la dernière sortie : « Ils ont été là lors du déplacement contre Monaco. Il y a eu de la déception, mais ils ont été là pour nous. Ils seront encore à Lorient, pour nous. Il faudra que nous soyons capables de leur donner ce qu’ils veulent voir, c’est-à-dire une équipe conquérante qui gagne des matches. Et je suis sûr que ce soutien va continuer à grandir d’ici la fin de saison. »

    La sortie au Moustoir, samedi à 17h, apparaît donc comme un instant charnière. Celui qui peut permettre à l’OM de faire la bonne bascule et mettre la pression sur Lille. Les Dogues devancent les Olympiens d’un point. Ils joueront dans leur stade et connaîtront le résultat des Marseillais à Lorient au coup d’envoi de leur duel face à Nice, à 21h05.

    L’OM doit donc prolonger sa série positive en Morbihan (invaincu sur les cinq dernières visites) pour montrer aux Nordistes qu’ils sont toujours accrochés à leurs basques. Et prêts à les doubler au moindre faux pas de leur part.

    Habib Beye reste optimiste sur la possibilité de renverser la situation sur les cinq dernières journées. « Lorsque j’arrive au club, Nous sommes à cinq points de la troisième place. Aujourd’hui, nous sommes à un point », souligne-t-il. Tout en reconnaissant que tout n’a pas été parfait dans la gestion sportive ces derniers temps : « Nous avons eu des contre-performances qui nous ont coûté dans les résultats et qui nous auraient peut-être permis d’être déjà installés à cette troisième place. Mais je considère que c’est un long marathon. Et ce marathon se finira le 16 mai. »

    Pour réussir dans la quête de la troisième place, il va compter sur la dynamique retrouvée du fait d’une nouvelle organisation offensive. L’association Gouiri-Aubameyang a fait des étincelles face à Metz, alors qu’Igor Paixão apparaît comme l’Olympien en forme de cette fin de saison. à Lorient, il faudra réussir une belle pêche pour maintenir cette efficacité retrouvée.

    « Je considère que c’est un long marathon qui se finira
    le 16 mai »

  • [Volley-ball] Un derby important à plus d’un titre

    [Volley-ball] Un derby important à plus d’un titre

    Le derby ressuscite. Et réveille un peu plus le volley d’ici. Jusque-là, Montpellier, construit sur les vestiges du MUC, suivait une trajectoire ascendante depuis une décennie et sortait enfin de l’ombre. Sète avançait par à-coups au gré de fortunes et de choix plus ou moins pertinents.

    Pour la première fois de leur histoire parallèle, et commune, Montpellier HSC-Volley, sous contrôle de la famille Nicollin, et l’Arago Sète, emblème sportif du port méditerranéen, se défient en demi-finale du championnat de France. Au cœur du dernier carré, l’un et l’autre ravivent une rivalité, quelque peu éteinte ces derniers temps, et alimentent leur propre renouveau à la pointe d’un volley français, aspiré depuis une décennie par l’équipe de France. Double championne olympique.

    Vendredi 17 avril (20 h), les Sétois accueilleront les Montpelliérains dans leur salle reconstruite du Barrou. La semaine suivante, les deux équipes se retrouveront le vendredi 24 à Castelnau-le-Lez, voire le dimanche 26 dans cette même salle en cas d’égalité.

    Sète revient de loin. Et revient chez lui. Depuis le 16 janvier, l’Arago joue à nouveau dans son chaudron à taille humaine du Barrou. Pendant dix-huit mois, cette salle de 1 600 fauteuils a été rasée et reconstruite sur le même site. Avec l’étang de Thau dans son dos.

    Tout comme le Covid, en son temps, le Barrou définit presque à lui l’avantage d’un match à domicile. Pendant que les Sétois ont évolué d’une salle de repli à l’autre, comme sur le canapé du voisin biterrois ou montpelliérain, ils n’ont gagné qu’un match.

    Depuis le retour à la maison, ils enchaînent les victoires, grimpent au classement pour assurer une place en play-off. Et leur meilleur classement depuis quatre ans.

    Appâté par ce nouveau toit, le public sétois, sevré de sport de haut niveau, est revenu comme un seul homme.

    L’Arago Sète, qui vit au plus haut niveau depuis 1947, remonte à la surface. Et rattrape les années Duflos. L’ancien passeur international a dirigé à trois reprises le club sétois (2004-07, 2009-16, 2019-22). La présence de ce manager moderne a coïncidé avec une permanence au plus haut niveau. Et deux finales en 2005 et 2016.

    Le technicien italien Fulvio Bertini, qui a succédé cet été à Luc Marquet, est-il l’homme de la situation ? Sa jeune équipe, entourée de quelques vieux briscards, crève le plafond et éclaire l’horizon d’un jour nouveau. Dépourvue de complexes et portée par le Barrou, elle réussit sa crémaillère pour décrocher une 6e place. Et surtout écarter en deux manches en quart de finale Tourcoing, longtemps à la lutte aux premières places avec Tours et Montpellier.

    Tourcoing, 3e de la phase régulière au tapis, et Tours, champion en titre aussi au tapis, déroulent un boulevard à Montpellier pour conquérir le 9e titre de son histoire. Le second en quatre ans. Et l’enveloppent de l’habit de favori qu’il porte plus ou moins bien ces derniers temps.

    Si ses principaux concurrents ont fait fausse route, le MHSC-Volley est là où l’on attendait. Au bout d’une saison plutôt intéressante jusque-là à l’image de son 8e de finale de la Ligue des champions. Classée à la seconde place de la phase régulière, l’équipe de Loïc Le Marrec s’avance en force dans ce sprint. Il peut miser sur le retour de Nicolas Le Goff, le double mètre et double champion olympique. Remis d’une opération à une épaule, l’international (34 ans, ) peut diffuser son expérience dans ces matchs à enjeu.

    Le Goff ne marche pas seul. Et, surtout, Montpellier part de loin. Depuis 2016, et le passage fondateur d’Olivier Lecat (2016-23) au poste de manager, il replace le volley sur la carte de la Métropole languedocienne saturée de clubs de haut niveau. Et surtout au sommet du volley français. Champion en 2022, double finaliste de la Coupe de France, il a réappris à vivre sur des hauteurs presque oubliées.

    Quand ce Montpellier nouveau croise l’Arago en plein renouveau tout en haut de l’élite, cela donne envie de visiter le Barrou. Et revenir sur les hauts de Castelnau quelques jours plus tard. Pour voir l’épopée de ces deux équipes. Et la résurrection du derby.