Category: sports

  • Les Dragons catalans ont été plus forts que les Bisons du SO Avignon

    Les Dragons catalans ont été plus forts que les Bisons du SO Avignon

    Le rêve avignonnais aura duré tout au long de la première période.

    Face aux Dragons catalans, favoris de la compétition, les Bisons du SOA ont fait mieux que se défendre. Ils ont pris l’initiative. Avec une entame tonitruante, sur le parquet de Vitrolles. Menant 12-0, sur deux essais signés Zittel, ils faisaient douter les Perpignanais. Mais ces derniers avaient de la ressource. Après avoir laissé passer l’orage, ils revenaient petit à petit dans le match. Pour finalement atteindre la pause sur un score de parité (20-20).

    Les Dragons prenaient pour la première fois l’avantage dès la reprise, grâce à Guttadoro. La réplique vauclusienne était immédiate par l’intermédiaire de Vargas. La muraille avignonnaise finissait par céder, avec trois essais rapides des Dragons. L’écart devenait trop conséquent pour des Bisons toujours aussi vaillants, mais désormais sans solution face à la tactique bien huilée des Dragons qui s’imposent au final 42-27.

    Engagement, intensité et suspense, cette finale de Coupe de France confirme la montée en puissance du pararugby à XIII. Si le SOA a longtemps rivalisé, les Dragons Catalans ont su faire parler leur expérience pour aller chercher le titre.

    Une rencontre aboutie, symbole du niveau et du spectacle offert par la discipline.

    À noter que les Dragons ont fait coup double, gagnant également le trophée Paly Moovin aux dépens de Décines sur le score de 78-34.

  • Une refonte dans l’intérêt du handball féminin français

    Une refonte dans l’intérêt du handball féminin français

    Tout chambouler pour repartir sur de nouvelles bases ambitieuses. Décidée en juin 2025, la refonte du championnat de France féminin de handball a dévoilé toutes ses modifications, il y a quelques jours. Passage à 13 clubs (au lieu de 14), plus de spectacle et surtout plus de suspense à tous les étages. Lutte pour le titre et pour les places européennes, bataille du maintien, chaque équipe aura quelque chose à jouer à l’issue de la saison régulière.

    Pour détailler la nouvelle formule, les phases finales seront partagées en trois morceaux, selon le classement après les 24 journées de championnat. Les quatre premiers se disputeront le titre, le 1er affrontant le 4e en matches aller-retour, alors que les 2e et 3e feront de même. Les deux vainqueurs batailleront pour remporter le championnat, également sur deux rencontres.

    Le principe est le même pour les places 5-8. Même système, mais, à la clé, une 5e place donnant accès à la Ligue européenne, la 2e des Coupes d’Europe. Ensuite, les quatre dernières équipes joueront les matches de la peur. La formation perdante sera assurée de retourner en D2F, échangeant sa place avec le champion de cette même ligue.

    Une formule propice

    aux surprises

    Présidente de la Ligue féminine de handball (LFH) et ancienne joueuse, Nodjialem Myaro justifie cette refonte qui se veut une évolution de la formule actuelle : « Avec ce nouveau format, chaque match comptera davantage et chaque équipe aura un rôle à jouer jusqu’au bout de la saison. Nous avons voulu construire une compétition plus lisible, plus intense et plus engageante, qui valorise à la fois la performance et la régularité. C’est une étape importante dans la structuration et le développement du handball féminin français, avec une ambition claire : renforcer l’attractivité de la Ligue Butagaz Énergie et continuer à élever son niveau sur la scène européenne. »

    Les phases finales ne sont pas une totale nouveauté dans ce championnat. Jusqu’à la saison 2022-2023, le top 4 se faisait déjà face pour le titre national. Dominée par Metz et Brest depuis une décennie, la Ligue Butagaz Énergie avait connu quelques surprises grâce à ce système. En 2019, Nice avait éliminé les Bretonnes en demi-finale avant de buter sur les Messines en finale. À l’échelon local, Plan-de-Cuques pourrait bénéficier de ces changements pour découvrir la Coupe d’Europe. Une place dans les 8 premiers placerait le HBPC à quatre matches de cette Ligue européenne. Les dirigeants se sont justement donnés jusqu’à 2027 pour y parvenir.

  • OM : Habib Beye serre la vis et songe à appeler les jeunes

    OM : Habib Beye serre la vis et songe à appeler les jeunes

    Ce que redoutait Habib Beye quelques minutes après l’humiliation de Lorient s’est produit.

    À quatre journées de la fin, alors que son équipe aurait pu se retrouver en position de force, l’OM a rétrogradé à la sixième place. Et s’ils restent à deux longueurs du podium, dont la dernière marche est désormais occupée par Lyon, les Olympiens ont perdu le contrôle de la situation.

    Alors qu’il pensait que la semaine à Marbella aurait eu à Lorient la même conclusion que face à Lyon, l’apathie marseillaise et une visible résignation après la claque ont poussé le staff à réagir de manière cinglante.

    Il y a eu les propos de Medhi Benatia (voir sur www.lamarseillaise.fr), évoquant les prochains entraînements. « Je leur ai dit [aux joueurs] de rien prévoir pour les quatre prochaines semaines. Nous allons passer un peu plus de temps ensemble, à la Commanderie pour bosser. »

    Hôtel 5 étoiles

    Les mots sont devenus des actes. Au retour de Lorient, les joueurs devaient avoir un jour de repos, lundi. Cela s’est transformé en entraînement à la Commanderie. Une Commanderie où ils vont passer plus de temps que ces dernières semaines. Habib Beye a prévu une double dose de travail, jusqu’à jeudi. Celle-ci sera suivie d’une mise au vert, également à la Commanderie, où les joueurs vont vivre en conclave jusqu’à la réception de Nice, dimanche.

    Cela peut sembler brutal comme réaction. Mais vu la prestation collective au Moustoir, alors que les joueurs avaient bénéficié de conditions de préparation plutôt enviables dans le cocon de Marbella, se retrouver à la Commanderie n’est pas non plus un enfer.

    Le lieu de vie est conçu sur la base d’un hôtel cinq étoiles. Certes, les joueurs ne seront pas en chambre individuelle, mais c’est largement mieux qu’un hostel pour routard. Et la cantine y est bien meilleure que dans certains restaurants d’hôtel.

    Habib Beye et son staff vont donc tenter de remettre de l’ordre dans la maison. Certains joueurs pourront même réfléchir aux propos de leur entraîneur après la sortie à Lorient, où il a tenté un coup tactique, dicté par les forfaits de dernière minute de Quinten Timber et Tochukwu Nnadi. « Certains n’ont pas saisi l’occasion de marquer les esprits. Je ne veux plus voir ce que j’ai vu et j’espère que les joueurs auront conscience de leurs fautes. »

    Il a également placé une phrase qui en dit long. « S’il le faut, je ferai jouer les jeunes. » À Lorient, il a fait appel à Hilan Hamzaoui, Emmanuel Lago, Nouhoum Kamissoko et Ugo Lamare. Ce dernier est même entré en jeu à la place de Pierre-Emerick Aubameyang pour le dernier quart d’heure.

    La semaine en cours, avec la perspective de recevoir une équipe de Nice qui lutte pour éviter les barrages, doit être celle d’une prise de conscience collective.

    Vers un OM sans défense à Nantes, le match décalé

    Même s’ils ont été assez inefficaces à Lorient, samedi, deux défenseurs olympiens ont reçu un carton jaune. Il s’agit de Benjamin Pavard et Timothy Weah. Tous deux étaient sous la menace d’une suspension, pour accumulation de cinq cartons jaunes. Celui du Moustoir était le cinquième. Ils vont donc purger un match de suspension automatique. Cette sanction va concerner le déplacement à Nantes, prévu le vendredi 1er mai, mais finalement fixé au samedi 2 mai à 15h, à la demande de la préfecture. Ces deux absences vont provoquer un déficit dans ce secteur, car CJ Egan-Riley et Nayef Aguerd sont toujours aux soins pour blessure. Et il n’est pas certain qu’ils soient aptes d’ici le déplacement en Bretagne.

  • Calendrier retouché, le oui mais de Habib Beye

    Calendrier retouché, le oui mais de Habib Beye

    Avec deux équipes, le PSG et Strasbourg, qualifiées en demi-finale de coupes européennes, la LFP a estimé nécessaire de retoucher les dernières journées de la saison.

    Du côté de l’OM, Habib Beye a réagi sur ce sujet. S’il estime logique « de soutenir les clubs français, du moment que cela ne change pas notre préparation », il apporte toutefois un bémol à cette position. « J’aimerais qu’il y ait une règle et que cette règle ne soit pas au cas par cas sinon il y a toujours un club lésé ».

    Son équipe va devoir disputer ses deux derniers matches, au Havre, puis au Vélodrome contre Rennes, les dimanches 10 et 17 mai, au lieu des samedis 9 et 16 mai. Mais pour d’autres équipes impliquées dans la course pour le maintien, comme Nantes ou Nice, il y a un risque. Avec notamment les Bretons, qui ont un match en retard, face au PSG. Le PSG qui doit aussi disputer une autre rencontre décalée, face à Lens, qui pourrait être cruciale pour l’attribution du titre. L’entraîneur de l’OM demande à ce « qu’un équilibre soit trouvé entre les divers intérêts, avec une réflexion autour d’un cadre applicable à toutes les équipes ».

  • Le CN Marseille récupère sa place sur le trône national

    Le CN Marseille récupère sa place sur le trône national

    Le Goliath du water-polo français a tenu son rang. Les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille sont venus à bout des poloïstes strasbourgeois, samedi soir dans le bassin alsacien, à l’occasion de la 16e journée du championnat Elite. Bien poussés par les triplés de l’ailier grec Efstathios Kalogeropoulos et du capitaine tricolore Ugo Crousillat, les quintuples champions de France en titre ont rapidement creusé l’écart dans le deuxième quart-temps. En restant invincibles dans l’Hexagone, les Marseillais récupèrent la place de leader du championnat, au détriment des Strasbourgeois, ex æquo en nombre de points mais avec deux matches d’avance.

    Focus sur Radnicki

    Cette rencontre face aux Alsaciens, considérés comme les meilleurs poloïstes de France derrière les Marseillais, tombait à pic. Ces derniers se préparent actuellement pour la demi-finale de l’Euro Cup, où ils se déplaceront samedi à Kragujevac, ville au centre de la Serbie, pour affronter l’équipe de Radnicki, finaliste de la Ligue des Champions en 2014. Vainqueurs de l’Euro Cup en 2013, les champions de Serbie en titre se sont hissés jusqu’en finale de cette même compétition la saison passée. Cette double confrontation, dont le match retour aura lieu le 9 mai au bassin Pierre-Garsau, l’antre du Cercle des nageurs de Marseille, fêtera les retrouvailles entre Andrija Prlainovic et les membres du club phocéen. Le champion olympique serbe de 38 ans, médaillé d’or lors des Jeux Olympiques de Rio en 2016, a passé cinq saisons sous les ordres de Milos Scepanovic.

  • Le coach lance un avertissement à ses cadres

    Le coach lance un avertissement à ses cadres

    C’est un Habib Beye en colère qui est venu s’exprimer au Moustoir.

    Quelques, longues, minutes après la sortie de son directeur du football Medhi Benatia, l’entraîneur marseillais a certes assumé ses choix, mais il a aussi dit ses quatre vérités sur ce qu’il pensait de la prestation de ses hommes. « Je suis très en colère. Sur les attitudes et sur l’esprit qu’on doit avoir dans ce club. En tant que coach, je ne peux pas l’accepter. »

    Il insiste sur un point, « il faut remettre tout le monde dans le droit chemin et supprimer les passe-droits », avant de donner des pistes sur ses choix à venir. « Si nous devons aborder les quatre derniers matches avec des jeunes qui ont la faim de bien finir la saison, nous le ferons. Nous évaluerons cela sur la semaine de travail avant Nice », poursuit-il. « Mais il est hors de question de revoir ce visage de l’OM », ponctue-t-il.

  • Match cinq étoiles pour les Blue Stars

    Match cinq étoiles pour les Blue Stars

    Ils n’ont fait qu’une bouchée des Grizzlys. Les pensionnaires des Marseille Blue Stars, deuxièmes de la conférence sud, ont largement triomphé des Perpignanais (14-2), samedi après-midi au stade Delort, à l’occasion de la huitième journée du championnat Elite. « On est arrivés fort sur le match. Le but était de contrôler le match et l’horloge avec notre jeu de course pour que la défense ne reste pas trop sur le terrain. Je pense que le score aurait pu être davantage en notre faveur si on avait été plus disciplinés en attaque », analyse Bavuong Souphanthavong, entraîneur principal des Blue Stars. Ce cinquième succès consécutif en championnat permet à son équipe d’assurer la deuxième place de la conférence sud, et ainsi, recevoir à domicile lors du premier tour des play-offs. « La première place va être difficile mathématiquement à aller chercher », indique le technicien marseillais, conscient que les Iron Mask de Cannes ont deux victoires d’avance sur eux.

    Déclic offensif

    Les footballeurs marseillais avaient pourtant commencé la saison avec deux défaites de suite lors des trois premières journées. « Après notre défaite contre Perpignan (13-10, le 28 février), on a changé de coordinateur offensif. Ça a été bénéfique pour l’attaque en général », souligne Bavuong, en faisant appel à son ami d’enfance Jean-Philippe Eldin. Sa nomination, additionnée au retour de leur joueur vedette Sterling Sheffield, considéré comme « le meilleur défenseur de la Ligue », a été le tournant de la saison.

  • La grande fête marseillaise gâchée par une petite défaite

    La grande fête marseillaise gâchée par une petite défaite

    Le projet Marseille Basketball, présenté le mois dernier afin de pouvoir permettre à la cité phocéenne de retrouver le plus haut niveau français d’ici 2031, commence par une défaite sur le plan sportif. Les pensionnaires de la section basket du Stade Marseillais Université Club, cinquièmes de Nationale 2, ont été défaits samedi soir (77-91), pour leur grande première historique au Palais des Sports de Marseille, face à l’USO Rognonas, onzième du championnat. « On a malheureusement manqué de dureté », reconnaît Patrick Galin, pour sa grande première sur le banc marseillais. Il a succédé au trio Kanté-Nicolas-Michée en début de semaine pour les trois derniers matches de la saison. « Au début, on a tenu un peu les duels. Malheureusement, sur le troisième quart-temps, on a beaucoup insisté sur les tirs extérieurs, peut-être trop. On n’a pas trouvé de solution à l’intérieur, alors que je leur avais demandé de jouer poste haut. Mais ça ne s’est pas produit », déplore le technicien marseillais, figure de la formation au Smuc Basket. Les 18 points inscrits par l’ailier Geoffrey Cavanna et l’intérieur Jonathan Radjouki, deux visages emblématiques de la formation smuciste, n’ont pas empêché cette sixième défaite de suite, malgré le soutien des 3 000 spectateurs qui ont assisté à ce premier rendez-vous du projet Marseille Basketball. « La fin du match et le fait qu’on n’ait pas gagné, ça met un petit peu de froideur à cette grande fête, mais l’organisation a été top et le public a répondu présent. Ça fait des années que je suis au club et je n’avais jamais vu ça », lance le capitaine Hakim Sayah, habitué à évoluer devant quelques centaines de personnes seulement au Technosport de Luminy. « C’est une ambiance incomparable. C’est un régal. C’est vraiment des conditions de haut niveau. Quand on voit ça, on se dit qu’il faut une équipe à Marseille. Il y a tout pour en tout cas », estime l’ailier fort marseillais, qui aimerait que l’opération soit rééditée la saison prochaine.

    Vallier et Chanot étudiés

    « On ne s’attendait pas à une telle réussite. Ça montre bien que la Marseille mérite du basket et on l’a prouvé en remplissant la salle en quinze jours », lâche Charles-Antoine Assailly, président du directoire Marseille Basketball. Sans compter les nombreux invités, seize clubs de basket du territoire métropolitain ont été invités à assister à la rencontre depuis les tribunes. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de toucher un maximum de jeunes marseillais au travers du projet marseillais qui fait beaucoup de bruit à l’échelle nationale. « On a reçu beaucoup de messages de joueurs, d’entraîneurs et de dirigeants qui veulent nous rejoindre », glisse l’ancien directeur Paca de l’Union financière de France. Ce dernier envisage d’organiser au moins trois matches la saison prochaine au Palais des Sports de Marseille. « Je veux surtout que l’on soit sûr de jouer dans un environnement correct. On voit bien qu’il y a du monde dans les tribunes quand on joue au centre-ville. Il faut trouver une solution », souligne Assailly, en ayant en tête deux options : le Parc Chanot et la salle Vallier. Si le premier s’avère complexe sur le papier, avec la gestion du groupe Marseille Events, le deuxième site envisagé serait « parfait » selon le président.

  • Le RC Toulon retrouve le succès en Top 14

    Le RC Toulon retrouve le succès en Top 14

    Ils restaient sur cinq défaites consécutives en championnat, mais leur qualification pour les demi-finales de Champions Cup leur a fait repousser des ailes. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont retrouvé la victoire en Top 14, samedi après-midi sur la pelouse de Montauban, à l’occasion de la 21e journée (22-47). Grâce au bonus offensif, ce troisième succès consécutif, en tenant compte des deux récentes victoires en Champions Cup, leur permet de remonter à la neuvième place au classement national, à sept longueurs du top 6 qualificatif pour la Coupe d’Europe la saison prochaine.

    Doublé inédit de Cowie

    « On a fait face à une très belle opposition, ils n’ont rien lâché, à l’image de leur saison », souligne Pierre Mignoni, le manager du RCT. « On pouvait plier le match peut-être un peu plus tôt, mais ils se sont très bien accrochés. On manquait un peu d’efficacité par moments, mais bon, on ne s’est pas affolés et on est restés ensemble », poursuit celui qui a pu compter sur sept essais de ses protégés à Sapiac. Deux d’entre eux ont été inscrits par le jeune trois-quart centre tricolore Oliver Cowie, qui ouvre donc son compteur d’essais sous les couleurs rouges et noires. « Il a eu beaucoup de petits pépins physiques, lui aussi, pendant plusieurs semaines, donc on ne pouvait pas l’utiliser, il n’était pas à 100%. Aujourd’hui, ça lui fait du bien de commencer le match. C’est quelqu’un qui est en train de re-signer au club. Tout va bien ! », lance Mignoni, persuadé que le parcours en Champions Cup a un impact positif sur l’ensemble du groupe toulonnais. Avant de rêver d’une finale européenne au stade San Mamés à Bilbao, les Varois recevront le week-end prochain l’Aviron Bayonnais, sans Gabin Villière toutefois, blessé au genou droit contre Montauban. Une suspicion de rupture du ligament croisé antérieur est évoquée avant les examens ce lundi.

  • L’OM à Lorient, ou comment le sabordage est élevé au rang d’art

    L’OM à Lorient, ou comment le sabordage est élevé au rang d’art

    Et de dix. Samedi, en s’inclinant à Lorient (0-2), l’OM a concédé sa dixième défaite de la saison en Ligue 1.

    Dix, c’est une de plus que lors de l’exercice précédent, qui avait vu les Marseillais terminer dauphins du PSG. Mais dix, sur une lettre de motivation d’un candidat à la Ligue des Champions, cela fait plutôt l’effet d’un poireau volumineux sur une joue glabre.

    Cette dixième défaite a fait sortir de son silence Medhi Benatia. Lui qui s’était juré de ne plus prendre la parole, depuis son départ avorté en février, n’a pas supporté la prestation olympienne au Moustoir. « Tu joues Lorient, qui n’a plus rien à jouer, et tu ne gagnes pas un duel et tu n’as pas une course vers l’avant et tu n’es pas entreprenant, tu ne tentes rien et tu les regardes. Dans le stade, ils font la “ola” parce qu’ils te font un petit pont, crochet… Eh oui, c’est ça la vérité », a-t-il détaillé en zone mixte.

    Insuffisance générale

    La vérité, c’est aussi un OM totalement inoffensif. Alors que dans son onze de départ, Habib Beye alignait cinq éléments à vocation offensive. Au final, cela donne aucun tir marseillais cadré, une domination stérile et une presque occasion de but, avec cette tête de Pierre-Emerick Aubameyang qui a flirté avec le cadre d’Yvon Mvogo (53e).

    Pour un OM censé venir conquérir les points nécessaires à un retour sur le podium de la Ligue 1, c’est très largement insuffisant. Voire même insultant vis-à-vis des supporters qui avaient fait le (très) long voyage vers Lorient, samedi. Ces derniers ont eu le mérite de rester dignes dans la défaite, jusqu’au bout. Alors que les Phocéens ont bafoué le maillot qu’ils portent et encore mis à mal la ferveur populaire.

    Habib Beye a pris sur lui certaines choses. Notamment les choix des joueurs pour animer le jeu. « Je me suis trompé », a-t-il confessé. Pourtant, il a eu tout le loisir de préparer ce déplacement dans la plus grande sérénité, dans le cocon de Marbella. Il aurait dû se souvenir qu’avant l’OM, tous les cadors de la Ligue 1 s’étaient cassé les dents sur le râble de Merlus intraitables en défense. Car, Lorient à domicile cette saison, où ils ont pris 30 points en 15 matches, faisant tomber Rennes (4-0), Monaco (3-1), Lyon (1-0) ou, plus récemment, Lens (2-1).

    Lorient qui atteint désormais la barre des treize matches sans défaite dans un Moustoir aussi solide que la base des sous-marins laissée par l’armée allemande après la Seconde Guerre mondiale. Lorient qui a surtout mis fin à une longue période de disette face aux Marseillais. Cela faisait quatorze ans que les Bretons n’avaient plus battu l’OM. Pános Katséris et Bamba Dieng succèdent à Arnold Mvuemba et Kevin Monnet-Paquet au panthéon des héros merlus.

    Quant à savoir si l’OM, tel qu’il s’est montré en Morbihan samedi, mérite de retourner en Ligue des Champions, la réponse est non ! Un tel billet doit se mériter sur une continuité de prestations que les Marseillais n’ont pas été capables de fournir. Néanmoins, sur un malentendu, ils peuvent toujours y prétendre. Car Lille a raté le coche, en étant tenu en échec par Nice (0-0). Mais la marge de manœuvre est ténue.