Category: sports

  • Coup d’envoi pour le duel Tadej Pogacar-Paul Seixas

    Coup d’envoi pour le duel Tadej Pogacar-Paul Seixas

    Rarement l’excitation aura été aussi palpable à l’aube du « grand départ ».

    Au pied de la Sagrada familia, le coup d’envoi du Tour de France sera donné avec un contre-la-montre qui fait déjà saliver les amateurs. Une étape d’ouverture où seront suivis de près les porteurs des dossards 1 et 51. Le premier est celui de Tadej Pogacar. Si « Poggi » n’est plus le « Tamau »* de ses premiers pas sur la Grande Boucle, le Slovène est le favori naturel pour un cinquième cadre, qui lui permettrait d’intégrer le cercle des légendes.

    Le second a été attribué à Paul Seixas. Le tout jeune leader de la CMA CGM, dont les résultats ont marqué le peloton ces derniers mois, va porter le numéro qu’Eddy Merckx et Bernard Hinault arboraient lors de leur premier. Pour certains, la symbolique est forte. D’autant plus que le cyclisme français attend désespérément un successeur au Blaireau, dernier vainqueur du Tour, il y maintenant quarante et un ans.

    Fil rouge

    Jusqu’où peut aller la pépite, plus jeune coureur à prendre le départ depuis 89 ans ? La question agite le monde du cyclisme bien au-delà des frontières de l’Hexagone et sera l’un des fils rouges des trois prochaines semaines. Sur son talent pur, il est déjà tout en haut, prêt à jouer le podium, lui qui a été le seul à réussir à suivre Tadej Pogacar plusieurs fois au printemps.

    Reste à savoir comment le Lyonnais va encaisser une course de trois semaines, un territoire inconnu qu’il aborde par sa face nord, le Tour de France, l’épreuve la plus dure au monde où tout le monde débarque en pleine forme et motivé comme jamais.

    « C’est un immense talent. Mais il n’a que 19 ans. Si je devais le conseiller, je lui dirais : c’est génial que tu fasses le Tour cette année, mais contente-toi de ça, profite autant que possible, apprends, absorbe tout », a insisté jeudi dans un entretien à l’AFP le Britannique Chris Froome, quadruple vainqueur du Tour.

    Le grand Eddy Merckx estime lui aussi qu’il est encore bien tôt pour Seixas et que Pogacar reste le grand favori. D’autant que le leader d’UAE, qui a remporté treize victoires en seulement seize jours de course cette saison, est en pleine forme et qu’il est épaulé par une armada qui risque encore de broyer le peloton.

    Le Slovène devrait retrouver sur sa route son principal rival de juillet, Jonas Vingegaard, lui-même auteur d’un début de saison remarquable et qui vise à réaliser un rare doublé Giro-Tour, comme Pogacar en 2024. « Je me sens meilleur, plus fort et plus heureux », dit le Danois, en confirmant qu’il en avait gardé sous la pédale au Giro.

    La course pourrait mettre du temps à se décanter avec un parcours dessiné pour aller crescendo. Avec des Pyrénées qui viennent vite mais qui sont douces cette année et une dernière semaine sans doute décisive dans les Alpes.

    *Tamau Poggi, ou Petit Poggi, surnom du Slovène à ses débuts.

  • Les Bleus retrouvent le Paraguay sur le chemin des quarts de finale

    Les Bleus retrouvent le Paraguay sur le chemin des quarts de finale

    Après avoir survolé leur groupe et maîtrisé facilement la Suède, les Bleus entrent dans le vif du sujet du Mondial.

    Avec aux manettes la superstar Kylian Mbappé, buteur inarrêtable (6), et Michael Olise, génial créateur, secondés par le Ballon d’or Ousmane Dembélé (4 réalisations), les Français ont déjà marqué de leur empreinte cette Coupe du monde. Il s’agit donc de ne pas rater un rendez-vous largement à leur portée avant d’entrer enfin dans le dur au prochain tour en se frottant au vainqueur de Maroc-Canada.

    Les Paraguayens, qui ont créé la première sensation de la compétition en sortant l’Allemagne aux tirs au but
    (1-1 a.p., 4 t.a.b. à 3), n’ont pas, sur le papier, les ressources pour enrayer la formidable machine française et l’empêcher de poursuivre sa route vers un troisième sacre. Mais les Bleus peuvent tout de même s’attendre à des secousses contre l’Albirroja, bien décidée à ne pas se laisser marcher facilement sur les pieds.

    Les Bleus connaissent la problématique qu’ils seront amenés à résoudre.

    « C’est une équipe qui défend beaucoup. Ils vont mettre beaucoup de coups. Mais ça reste une équipe de ballon, on l’a vu contre l’Allemagne [en 16e de finale, Ndlr] », a estimé jeudi l’attaquant Bradley Barcola, qui devrait de nouveau accompagner en attaque le trio magique Mbappé-Olise-Dembélé. Tandis que Jules Koundé se méfie d’une « équipe accrocheuse ».

    Gare à la canicule

    « Elle a aussi des qualités pour jouer, sortir et exploiter les contre-attaques. Ils ont des joueurs pour. On s’attend à un match difficile et il va falloir qu’on soit là dans les duels et imposer notre jeu », a ajouté le défenseur du FC Barcelone.

    La canicule qui sévit actuellement sur la moitié est des États-Unis sera aussi une donnée fondamentale de la rencontre. Le thermomètre devrait grimper à 36 degrés au moment du coup d’envoi à 17h (23h en France) avec un fort taux d’humidité. Les orages pourraient également venir perturber les débats. Une situation que la France a déjà eue à subir, le 22 juin dans la même enceinte face à l’Irak au premier tour (3-0).

    Ce contexte pourrait-il niveler l’affrontement ? Le Paraguay, qui s’appuie sur son gardien Orlando Gill, héroïque contre les Allemands au cours de la séance des tirs au but, et le milieu de Strasbourg Julio Enciso, espère en tout cas tirer profit de chaque aléa pour contrecarrer les assauts bleus.

    Mais pour un groupe en mission et soudé autour de son sélectionneur, récemment endeuillé par le décès de sa mère et engagé dans sa dernière campagne, il n’est pas envisageable que l’aventure s’arrête de si tôt. D’autant plus qu’en phase finale de Coupe du monde, la France est invaincue face au Paraguay, qu’elle a rencontré en 1958 (7-3) puis en 1998 (1-0).

    Paraguay – France

    Stade Lincoln de Philadelphie, 23h

    Arbitre : Ilgiz Tatanshev (OUZ)

    PARAGUAY : Gill – Cacéres, G. Gomez, Maria Canale, Junior Alonso – Bobadilla, Cubas – Almiron, Enciso (ou Mauricio), Galarza – Avalos

    FRANCE : Maignan – Koundé, Upamécano, Saliba, T. Hernandez – Tchouaméni, Rabiot – Dembélé, Olise, Barcola – Mbappé

  • Le Canada au révélateur marocain

    Le Canada au révélateur marocain

    Comme pour les seizièmes de finale, les Canadiens seront les premiers à lancer les huitièmes.

    Samedi, c’est à Houston que les canucks de Jesse Marsch vont tenter de prolonger leur épopée, jusque-là presque sans faute. Mais, après avoir évité l’écueil sud africain, ce sont d’autres lions aux crocs plus redoutables qui les attendent, ceux du Maroc.

    Demi-finalistes au Qatar, finaliste malheureux de la Coupe d’Afrique des Nations qu’ils organisaient l’hiver dernier, les Lions de l’Atlas ont su rebondir. Le Brésil a frôlé la catastrophe lors du premier match des deux nations. Et depuis, les Marocains sont montés en puissance.

    Défier l’un des coorganisateurs ne les impressionne pas. Ils ont su vaincre les Pays-Bas en seizièmes de finale, en faisant preuve de sang-froid pour sortir vainqueur de la séance de tirs au but. Face aux Canadiens, il faudra voir leur capacité à assumer un statut de favori, qu’ils n’ont pas souvent l’habitude d’avoir en phase finale de Coupe du monde.

    CANADA – MAROC

    Samedi, stade de Houston à 19h

    Arbitre : Michael Oliver (ANG)

    CANADA : Crépeau – Johnston, Bombito, Cornelius, Laryea (ou Davies) – Buchanan, Eustaquio, Saliba, Millar – David, Oluwaseyi

    MAROC : Bounou – Hakimi, Diop, Riad, Mazraoui – El Aynaoui, Bouaddi – Díaz, Ounahi, El Khannouss – Saibari

  • Aix-en-Provence accueille les championnats combinés

    Aix-en-Provence accueille les championnats combinés

    Pour le club d’Aix Athlé Provence, le week-end sera actif.

    Les Sang et Or chers à Yannick Kerloch se sont vu proposer d’organiser les championnats de France d’épreuves combinées. « Notre équipe et les 1 800 licenciés sont très heureux que la Fédération Française d’Athlétisme ait retenu notre dossier de candidature. Ce championnat représente l’événement le plus important de dimension nationale accueilli depuis l’inauguration du stade Georges-Carcassonne, qui offre aux athlètes une infrastructure sportive de référence nationale au sein de la Plaine Nature d’Aix en Provence », indique le président aixois.

    Heptathlon en ouverture

    Dès vendredi, les athlètes engagés ont pu apprivoiser le site. Ils ont bénéficié d’une séance d’entraînement sur le site des championnats, mais aussi sur l’annexe, installée sur la plaine nature voisine. Concernant la compétition, les premières séries vont débuter ce samedi, à partir de 10h. L’heptathlon donnera le coup d’envoi de deux journées de compétition.

    Les sept épreuves composant cette discipline de l’athlétisme sont réservées aux femmes. Quatre seront disputées samedi, à savoir le 100 mètres haies, le saut en hauteur, le lancer de poids et le 200 mètres. Dimanche, les athlètes prendront part aux trois dernières épreuves, à savoir le saut en longueur, le lancer du javelot et le 800 mètres.

    Côté hommes, ces derniers participeront au décathlon. Cette discipline comprend les sept de l’heptathlon, à l’exception du 800 mètres remplacé par un 1 500 mètres, le 200 par un 400 et le 100 mètres haies par un 110 mètres. Auxquelles s’ajoutent le 100 mètres, le lancer du disque et le saut à la perche.

    Sur les deux jours de compétitions à Aix-en-Provence, plusieurs catégories seront représentées. Il y aura les seniors hommes et femmes. Mais le plateau servira également de support pour les championnats de France de catégories plus jeunes. À savoir les U18, les U20 et les U23. À l’issue des épreuves, dix titres de champion de France seront ainsi décernés.

    Concernant la Ligue Sud, qui aura la chance d’évoluer sur ses terres, ils seront dix à tenter d’aller chercher une médaille d’or ou un podium. Côté féminin, il faudra ainsi suivre Eva Lazerme, Shaden Mokadem, Lou Dumas, Louise Nicolas, Jade Rogez, Luna di Maggio et Sarah Lakhal.

    La délégation masculine sera un peu moins fournie. Avec trois représentants qui seront Quentin Waltzer, Enzo Ipkdjian et Julien Foubert.

    Samedi, trente-six séries vont rythmer la journée d’ouverture. Avec les seniors femmes qui ouvriront la manifestation en courant leur 100 mètres haies, alors que les seniors hommes cloront la journée avec leur 800 mètres.

    Dimanche sera le jour des podiums et des titres. Dès 9h30, ce seront les seniors femmes qui relanceront la mécanique, avec le saut en longueur. Suivront trente-deux autres séries. La clôture revenant aux U23 hommes, avec leur 1 500 mètres.

    Le premier podium sera les seniors féminines à 14h45. Le dernier, celui des U23 hommes, autour de 18h.

    www.athle.fr

  • Jessica Meskens, l’avenir de la sélection belge

    Jessica Meskens, l’avenir de la sélection belge

    Même après sa deuxième victoire en phase de poules, vendredi matin, Jessica Meskens peinait encore à réaliser la difficulté des terrains du Parc Borély. L’internationale belge de 27 ans, médaillée de bronze aux championnats du monde 2025 et triple championne d’Europe, disputait cette année son tout premier Mondial La Marseillaise à pétanque. Initialement, la Bruxelloise devait former une équipe avec la figure de proue de la pétanque belge, Nancy Barzin, et l’influenceuse nordiste Hillary Vanderosieren. Mais le forfait de ses deux partenaires l’a contrainte à revoir ses plans.

    Adoubée par Weibel

    Habituée aux plus grandes échéances internationales, Jessica Meskens possède une palette technique particulièrement complète. Aussi performante à l’appoint qu’au tir, elle fait déjà l’unanimité chez les observateurs belges. « C’est une superbe joueuse », assure Claudy Weibel, présent au bord des jeux pour encourager l’une de ses protégées. « Elle va progressivement devenir un élément incontournable de l’équipe nationale belge », estime la légende de la pétanque belge, qui disputera le concours principal dimanche aux côtés de Didier Chagneau et Logan Baton. « Elle doit s’endurcir, et sa présence sur les grands concours français va justement lui permettre de franchir ce cap », glisse Claudy Weibel. Son analyse s’est révélée juste lors du duel entre les Belges et l’équipe de France de Cindy Peyrot, où cette dernière a pris le dessus, vendredi, en fin de journée.

  • Une pléiade de championnes pour la dernière ligne droite

    Une pléiade de championnes pour la dernière ligne droite

    Depuis vendredi matin, le cœur du parc Borély, bat au rythme du 35e Grand Prix féminin. Dans un premier temps, c’est de « poule », sous la direction du binôme Christiane Calenzo et Jauffrey Capasso, que va se dérouler cette première phase. Des parties attractives et pour l’heure, nous ne sommes qu’au début de l’épreuve, suivies par de petites galeries, c’est bien souvent des oppositions où la famille accompagne la joueuse, cela dans des cas bien précis, seuls les proches ont fait l’effort d’y venir… Histoire de pousser, d’encourager, soutenir à chacun la sienne, sa favorite.

    Il est évident, qu’au fil de la journée inéluctablement, quelques résultats sont tombés, forçant une impitoyable sélection. Il y a des barrages, la partie après la phase « poules », et le cadrage pour ponctuer cette première journée.

    Bal des postulantes

    Parmi les principales victimes, on note les défaites des formations des capitaines Raymonde Dran, Marina Rubio, Morgane Cacciatore, Estelle Cros, Laura Vierjon, Pascale Reinier, Dorothée Seriat-Gautier, Florence Bazin, Lydie Lavaly et bien d’autres encore, comme bon nombre de ces équipes étrangères. Tout ce beau monde mis hors course, n’allez pas croire que la compétition va bercer dans la monotonie. Loin de là et même très loin de là. Ce matin à partir de 8 heures, la compétition entre dans sa phase active. Trente-deux trios qui postulent à accéder à la plus haute marche, aller décrocher le graal.

    Parmi ces prétendantes, on note la présence de deux équipes étrangères. les Suisses emmenées par Ludivine Sieber et les Belges drivées par Chloé Dierckx. La nation sera représentée par les « Dream Team » du clan France, dont les vainqueurs de l’édition 2025, venues cette saison en ordre dispersé. Maelle Bertrand d’une part et Sandrine Poinsot d’autre part, alors que l’on attendait Angélique Colombet, c’est Cindy Peyrot qui a repris le flambeau. On note dans ce flot, la présence des insulaires Corinne Mannia et Coralie Caratini. Si l’on ajoute à ce défilé les triplettes de Sabine Fara et d’Elodie Estève qui vont en découdre en entame. Les équipes de Manon Mahé, les sœurs Bailly avec Marine Bonetto, Ludivine Lovet, sans oublier Victoor Demeter mais aussi les « Mélissa » Mordenti et Marsille, et encore ce choc entre Mélanie Jullien et Fabienne Berdoyes. Voilà un cocktail qui s’annonce explosif pour un show final qui s’annonce palpitant.

  • Belle percée pour le Trophée Crédit Mutuel

    Belle percée pour le Trophée Crédit Mutuel

    Si l’on ne veut pas que la pétanque devienne un sport de pensionnés, il est important de se tourner vers les enfants. Force est de constater qu’en dehors de ces grands événements, il y a peu d’engouement chez les jeunes boulistes. En fait, c’est le manque de dévouement dans les structures qui fait que cette jeunesse est un peu délaissée, voire laissée dans l’armoire aux oubliettes.

    195 triplettes au départ

    Dernièrement, dans le secteur marseillais, une belle épreuve programmée a connu un dur revers et le projet est tombé à l’eau. Pourtant, ces dirigeants se démènent, sollicitent des partenaires, mettent tout en œuvre pour le plaisir et le bonheur des gamins. Hélas, ils n’ont pas eu le retour escompté. Ce 38e Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes semble, lui, voguer à contre-courant. Ce qui est tout à l’honneur, une nouvelle fois, des organisateurs et du partenaire principal.

    On y retrouve au départ pas loin 195 triplettes de jeunes pétanqueurs, venues, il est vrai, de tous les horizons. Il y aura notamment la sélection nationale allemande juniors, championne du monde 2025, mais aussi des équipes suisses et belges. Un record battu qui fait la fierté des organisateurs. On rencontrera aussi sur les bords de la Roseraie de nombreux licenciés des quatre coins de l’Hexagone, à l’image de ce contingent de joueurs originaires de la cité impériale. L’occasion pour nos locaux de se mesurer à des adversaires qu’ils découvrent sans doute pour la première fois. Les vainqueurs des précédentes éditions seront là pour les accueillir et prêts à ne pas s’en laisser conter…

    Voilà qui promet pour le spectacle… Il faut savoir que pour ces jeunes passionnés, cette épreuve peut être un tremplin pour leur future carrière dans la spécialité. En effet, on se souvient par exemple de Dolores Vercelotti (lauréate en 2007), Kévin Faralli (2012) ou encore Joseph « Tyson » Molinas, deux fois vainqueur du Mondial des Jeunes (2010 et 2014) au Mucem.

    Une liste loin d’être exhaustive, mais des exemples à suivre. C’est tout le bien que l’on souhaite à cette jeunesse aguerrie au plus haut niveau.

  • La Mauritanie sous le feu des projecteurs

    La Mauritanie sous le feu des projecteurs

    À chaque édition, le Mondial La Marseillaise à pétanque met à l’honneur, lors de sa cérémonie d’ouverture, un comité départemental et une fédération nationale récompensés pour leur engagement en faveur du développement de la discipline. Pour cette 65e édition, les Hautes-Alpes et la Mauritanie seront distinguées.

    Engouement populaire

    Si le département haut-alpin compte parmi les fidèles du Mondial, la fédération mauritanienne reste encore peu connue des passionnés. Le pays, situé entre le Sahara occidental et le Mali, s’investit de plus en plus dans le développement de la pétanque sur le continent africain.

    Il a notamment vécu un moment historique en proposant le 10e championnat d’Afrique, organisé par la Confédération africaine de sport pétanque (CASP), sous l’égide de la Fédération internationale de pétanque et jeu provençal (FIPJP), à Nouakchott, en novembre 2025. Devant son public, la Mauritanie a remporté le championnat d’Afrique de tir de précision, par l’intermédiaire d’Amadou Traoré, auteur de 46 points en finale face à la Tunisie. Un sacre continental qui récompense les efforts fournis par le pays des Maures depuis 2018, année de sa victoire à la Coupe des Nations.

    En Mauritanie, la pétanque est l’un des sports les plus pratiqués. Cet engouement lui a permis d’avoir régulièrement des représentants sur les différentes compétitions, jusqu’à des participations aux championnats du monde. « C’est un sport pratiqué par des individus de tous les âges, de 18 à 60 ans, et structuré avec de nombreux clubs et l’organisation régulière de compétitions », souligne Moussa Sow, président du club de pétanque de Sebkha, une commune populaire de la banlieue sud-ouest de Nouakchott. De quoi envisager un avenir des plus sereins.

  • Marco Foyot : « J’ai tissé une véritable histoire d’amour avec La Marseillaise »

    Marco Foyot : « J’ai tissé une véritable histoire d’amour avec La Marseillaise »

    La Marseillaise : Avec six victoires, vous êtes toujours à une longueur d’Albert Pisapia. Croyez-vous toujours à une septième étoile ?

    Marco Foyot : J’ai déjà raté le coche en 2020, avec Rocher et Robineau, face à la belle équipe de Puccinelli, Renaud et Montoro. Sur celle-là, on avait vraiment une opportunité. C’était ma septième finale, et je ne vais pas me plaindre : j’en ai joué beaucoup. J’ai disputé 15 finales de championnat de France, pour 7 victoires et 8 défaites. J’ai aussi atteint plusieurs demi-finales et quarts de finale, ce qui montre une certaine régularité au plus haut niveau. Au total, je suis entré environ 17 fois dans le dernier carré. Il y avait sans doute de quoi aller chercher une étoile de plus. Cette saison, je repars avec Sissou Cantarell, que je considère comme un petit frère, et Jérémy Fernandez, un joueur que j’apprécie énormément. À moi de faire le travail. Physiquement, j’ai eu quelques soucis, notamment au dos et aux genoux, ce qui rend certaines positions plus compliquées, surtout pour se baisser. Mais la motivation est toujours là. Je continue à marcher, à m’entretenir, même si avec l’âge, tout devient un peu plus exigeant : les boules paraissent plus basses et plus lourdes aussi, forcément, avec le temps.

    Vous faites profiter votre grande expérience aux jeunes de la Boule Aixoise. Quel est le secret pour être un bon coach ?

    M.F. : Mon savoir, je le transmets surtout dans les moments difficiles. Quand ça se passe mal, j’essaie d’expliquer pourquoi, et d’apprendre à jouer aussi dans la perte. Quand tu gagnes 13-0 ou 13-2, c’est facile, il n’y a pas grand-chose à dire. Mais c’est dans les situations compliquées qu’il faut comprendre le « pourquoi du comment ». Cela me renvoie souvent à des flash-back avec mon père, dans les années 1966. J’avais 13 ou 14 ans, je jouais avec mes copains à Meaux, en Seine-et-Marne, au sein du club du Cochonnet Meldois, dont mon père était président, dans le quartier du Parc Frot. C’était un environnement très populaire, avec beaucoup de jeunes, notamment des enfants de familles pieds-noirs. Nous étions parfois 40 ou 50 gamins. C’est mon père qui m’a tout appris, avec exigence et rigueur. Il était dur, mais formateur. Et aujourd’hui, si je peux transmettre à mon tour, à tous les niveaux, c’est aussi pour ça que je fais des stages. J’aime enseigner la pétanque, prendre le temps d’expliquer. Lors de mon dernier stage, par exemple, il y avait 35 personnes dont 9 femmes, et j’accorde une attention particulière à chacun. On ne s’adresse pas à une femme comme à un homme, ni à un adulte comme à un enfant : il faut adapter sa pédagogie. C’est aussi ce qui me plaît. Avec le temps, le regard des autres a aussi évolué. On m’a longtemps mal perçu, peut-être 75% de personnes qui ne m’aimaient pas ou que je dérangeais. Puis c’est devenu plus équilibré, et aujourd’hui, je pense que 90% des gens sont en accord avec moi. Les 10% restants sont souvent des jalousies ou des critiques sans importance. De mon côté, je m’en détache. L’essentiel, c’est de transmettre, d’être en phase avec les personnes que j’apprécie et de continuer à enseigner la pétanque avec la même passion, mais avec davantage de recul et de sérénité.

    Après cinquante ans de carrière, parvenez-vous à continuer à avancer dans le présent et à ne pas rester prisonnier du passé ?

    M.F. : J’ai eu la chance, au fil de ma carrière, de jouer dans quasiment tous les carrés d’honneur des grands rendez-vous. Je n’ai pas connu les toutes premières éditions au stade Vélodrome – à l’époque j’étais encore trop jeune – mais j’ai participé à de nombreuses finales marquantes. J’ai notamment joué à l’Huveaune, au Mucem, sur la barge face à l’hôtel de ville, ou encore au stade du parc Borély. Avant cela, en 1974, ma première grande victoire se fait au Skating, dans une ambiance très particulière, avec les carrés d’honneur installés au Blockhaus. J’ai aussi connu le Prado et d’autres grands lieux emblématiques. J’ai également joué avec Passo et Jojo (Farré), avec une demi-finale à la clé. Toutes ces expériences m’ont permis de traverser différentes époques de la pétanque et de ses grands événements. Aujourd’hui encore, je mesure le chemin parcouru, notamment avec ce qui a été mis en place ces dernières années, grâce à des personnes comme Pierre Guille, et surtout Michel Montana, qui a compté énormément pour moi. C’est quelqu’un qui fait partie de mon histoire. À chaque fois que j’entends son nom, il y a de l’émotion. J’ai tissé une véritable histoire d’amour avec La Marseillaise.

    Le sport a tant changé pour vous ?

    M.F. : La pétanque de haut niveau a beaucoup évolué. Par exemple, en tant que consultant pour TV Monaco sur les Masters, j’ai pu voir de très belles parties, notamment Quintais, Lacroix, Suchaud contre Rocher, Rizzi et Puccinelli. Le niveau reste très élevé. Mais ce qui me manque aujourd’hui, c’est l’ambiance d’autrefois : les grands carrés d’honneur, la Marseillaise, les spectateurs installés avec leurs fauteuils, à écouter les joueurs. Pour moi, la pétanque, c’était presque du théâtre : une triplette, des spectateurs autour, une véritable pièce vivante. Aujourd’hui, cette dimension est beaucoup plus encadrée, voire supprimée. Avec Fazzino, on plaisante souvent en disant qu’on est devenus les « rock’n’roll men » en écopant de cartons de toutes les couleurs… jaunes, bleus, rouges, on ne peut presque plus jouer. Même le temps de jeu a changé : une minute par coup, parfois vingt secondes seulement. Quand je dis aux arbitres que, pour les anciens, il faudrait un peu plus de temps, ils en rient… mais pas toujours. Moi, j’ai de l’humour, j’aime bien mettre un peu les arbitres en scène, mais ce n’est plus vraiment possible aujourd’hui. L’arbitre te dit « 20 secondes », et tu pars avec ça même en rentrant chez toi. J’ai connu une époque où les arbitres avaient un mètre, aujourd’hui, ils ont des chronomètres. C’est un autre monde.

    La pétanque est devenue un sport plus strict, au niveau de son règlement notamment…

    M.F. : Pour moi, on n’est pas sur la bonne voie. Les meilleurs arbitres que j’ai connus, comme Jean-Luc Fuentes ou Roland Armand, avaient une vraie intelligence du jeu. Ils te prévenaient, ils expliquaient les choses. Un bon arbitre doit être transparent dans une partie. S’il voit que tu traînes, que tu n’es pas dans le rond ou que tu fais une erreur, il intervient au début, il pose le cadre, il explique : « voilà la situation, voilà les règles, attention à ça ». Ça, ce sont de bons arbitres. À l’inverse, l’arbitre qui reste les bras croisés derrière toi, à surveiller le moindre geste, les millimètres de pied ou le moindre détail, ça ne correspond pas à l’esprit de la pétanque. À mon sens, la pétanque doit rester entre les mains des joueurs. La fédération a évidemment son rôle, puisqu’elle représente tous les licenciés. Mais on constate une baisse des licences. La pétanque loisir reste très vivante le week-end, les gens continuent à s’amuser, mais ils sont de moins en moins nombreux à prendre une licence.

    Comment faire, selon vous, pour inciter les jeunes à se mettre à la pétanque ?

    M.F. : Avec mes idées, qui viennent aussi de ce que m’a transmis mon père, je reste convaincu d’une chose : il faut aller chercher les jeunes là où ils sont. À une époque, il y a cinquante ou soixante ans, on allait naturellement vers eux, dans les quartiers, dans la vie de tous les jours. Aujourd’hui, la société est plus compliquée, il y a des tensions, des dérives et il faut proposer autre chose. La pétanque peut jouer ce rôle : offrir une alternative, un cadre, une activité simple avec trois boules, mais qui peut apporter du plaisir, de la fierté et parfois même un petit revenu honnête. L’idée, c’est d’ouvrir la pétanque aux jeunes, de leur donner une activité, une passion, plutôt que de les laisser basculer dans d’autres logiques. Aller vers eux, leur expliquer, les impliquer. C’est, pour moi, un vrai rôle social que notre discipline peut encore jouer.

  • Tirage des poules du GP féminin Paprec

    Tirage des poules du GP féminin Paprec

    Poule (jeux) : capitaines

    P.1 (501-02) : Garcia-Méjean-Salmon-Gaudilliere

    P.2 (503-04): Trinci-Castaldi-Vidal-Carbori

    P.3 (505-06) : Philipiert-Firmin-Estève-Vierjon

    P.4 (507-08) : Mokrani-Robaldo-Ludinard-Ferrero

    P.5 (509-10) : Cacciatore-Fors-Sue-Artus

    P.6 (511-12) : Mesnard-Carzou-Blanche-Garel-

    P.7 (513-14) : Fouque-Arjalliez-Tavelet-Carion

    P.8 (515-16) : S.Lucchesi-Brochard-Gilormini-Poinard

    P.9 (517-18) : Antropoli-Migliore-Cuzin-Tanidi

    P.10 (519-20) : Ledun-Julien-Berdoyes-Iklef

    P.11 (521-22) : Soltys-Campanello-Vinel Foulton-Malbec

    P.12 (523-24) : Pichout-Carles-Fernandez-Kaddour

    P.13 (525-26) : Giana-Coulange-Mathia-Busconi

    P.14 (527-28) : Raharinirina-De Santis-Roman-Maiffredi

    P.15 (529-30) : Bazin-Huart-Lovet-Fostel

    P.16 (531-32) : Monier-Gilet-Caillat-Nioulon

    P.17 (533-34) : Collin-Camelio-Banuls-Millon

    P.18 (535-36) : Burggraeve-Fara-Guende-Rubio

    P.19 (537-38) : Aslani-Leparc-Tortia-Abbal

    P.20 (539-40) : Siano-Briere-Cros-Mazenc

    P.21 (541-42) : Pech-Guasco-Mannia-Marcel

    P.22 (543-44) : Voreppe-Chareyre-Studer-Florens

    P.23 (545-46) : Perrot-Portelli-Vandenbroucke-Nicosia

    P.24 (547-48) : Djalti Beniane-Reinier-Seiat Gautier-Michel

    P.25 (549-50) : Stamegna-Mattei-Imbert-Esmieu

    P.26 (551-52) : Ben Hocine-Germain-Roche-Klader

    P.27 (553-54) : Gadea-Toujas-Grun-Richter-Gabellon

    P.28 (555-56) : Mordenti-Amorotti-Prothon-Lambert

    P.29 (557-58) : Rattanawong-Payan-Rivière-Michel

    P.30 (559-60) : Blanc-Darodes-Tolaini-Poli

    P.31 (561-62) : Rahelison-Raybaud-Oddo-Lavaly

    P.32 (563-64) : Placide-Meskens-Panichi-Guyon

    P.33 (565-66) : Chevalier-Paris-Canal-Monnier

    P.34 (567-68) : Guitki-Auday-Dierckx-Sampieri

    P.35 (569-70) : Pellissier-De-Caroppo-Romuald-Mahe

    P.36 (571-72) : Victoor-Demeter-Issoire-Rocchietta-Ambrosio

    P.37 (573-74) : Roulant-Bertrand-Brossard-Reboul-Marcelin

    P.38 (575-76) : Sarhan-Trujas-Manent-Foyot

    P.39 (577-78) : Deth-Gavioli-Paloustian-Faritiet

    P.40 (579-80) : Rathqueber-Lanjuin-Tuffou-Lancelot

    P.41 (581-82) : Grimault-Auguet-Victoor-Marsille

    P.42 (583-84) : Calderon-Balian-Modzelewski-Espanet

    P.43 (585-86) : Sonzogni-Chaudron-Coste-Bailly

    P.44 (587-88) : Fassino-Randriampenomanana-Caratini-Coco

    P.45 (589-90) : Agouni-Beaume-Mizony-Palazzolo

    P.46 (Jeu 591) : Maillard-Ducros-Dran

    P.47 (Jeu 592) : Sieber-Cognard-Dotta