Category: sports

  • [Entretien] Jeannie Longo : « Un Tour de France ne s’invente pas, il se prépare »

    [Entretien] Jeannie Longo : « Un Tour de France ne s’invente pas, il se prépare »

    La Marseillaise : Que représente cette étape pour vous et que pensez-vous de ce parcours ?

    Jeannie Longo : C’est une étape assez prestigieuse. J’ai grimpé plusieurs fois le Mont Ventoux depuis Bédoin et c’est compliqué. Cela va dépendre des conditions climatiques parce qu’il peut faire très chaud en été ou il peut y avoir un orage. Donc il faut s’adapter. Et le résultat dépendra bien sûr de l’ordre d’arrivée au pied parce que la course va sûrement se faire avant. Ensuite, on monte d’abord tout droit dans la forêt et la chaleur. Et puis il y a le sommet depuis le chalet Reynard. Il y a beaucoup de mistral, donc on peut presque monter en bordure et faire une course en équipe.

    Qui voyez-vous comme favorite ?

    J.L. : Je pense que si Pauline Ferrand-Prévot se prépare aussi bien que l’an passé, elle a des chances de garder son maillot. L’année dernière, dès la première étape, j’ai vu qu’elle était en forme et après, je savais qu’elle avait fait du spécifique montagne. Un Tour de France ne s’invente pas. C’est-à-dire qu’il faut le préparer, il faut reconnaître les étapes les plus difficiles, là où il y a des pavés, là où il y a des cols. Mais c’est vrai qu’une Demi Vollering est aussi extrêmement forte. Aussi la Polonaise Katarzyna Niewiadoma-Phinney, qui est d’ailleurs la belle-fille de ma copine Connie Carpenter [première femme à remporter l’or en cyclisme féminin sur route aux JO de 1984, Ndlr.], car elle est très tonique et grimpe bien les cols. Disons que Pauline est moins juteuse. Et cette année, elle va être marquée tactiquement donc ce sera peut-être plus dur.

    Quels changements majeurs avez-vous constatés dans le cyclisme féminin ?

    J.L. : Des choses pas forcément positives. Aujourd’hui, cela court beaucoup, comment dire… de manière très professionnelle. C’est-à-dire que beaucoup d’équipières font le travail, quoi, et sont un peu sacrifiées. Cela m’ennuie un peu, ces techniques, car ce sont parfois des filles qui pourraient être devant. Ça a bien avancé bien sûr. Les gros groupes et équipes professionnelles masculines ont créé des sections féminines car ça faisait un peu désordre de ne pas en avoir. Donc les gros groupes sont un peu plus féminisés. Par contre, au niveau national et régional, c’est très pauvre, avec de petits moyens.

    Il y a plus de médiatisation qu’a votre époque aussi ?

    J.L. : J’ai été extrêmement médiatisée durant ma carrière. Même à ski avec un bonnet et des lunettes, on me reconnaît. Je pense que je l’ai été aussi car j’arrivais dans un milieu d’hommes et que j’étais une femme des années 80, où la femme était en train de sortir de terre. Nous étions quand même bien perçues. Le public était favorable, vraiment motivé. Mais je pense que les médias ne suivaient pas en général. Par exemple, quand la société du Tour de France a arrêté le Tour féminin en 1989, j’ai essayé de le relancer avec mon mari et l’aide du maire de Paris, Jacques Chirac. Et c’était difficile, on était à part.

    Et comment voyez-vous l’émergence de Paul Seixas ?

    J.L. : Oui, là, ça a été l’euphorie. Enfin, il est extrêmement doué. Mais il faut le préserver. Il a enchaîné les championnats du monde et d’Europe à 18 ans, avec plus de 270 kilomètres, ça me fait un peu peur. Pour le Tour de France, j’ai entendu Pierre Rolland dire qu’il ne fallait pas le lui faire faire. Il a peut-être raison. Après, pourquoi pas ? Je me rappelle, j’avais une équipière, une jeune de 17 ans. On lui a fait faire le Tour de l’Idaho : 15 jours avec de grandes étapes. Mais on ne lui demandait absolument rien. C’était une expérience. Alors que là, on va tout lui demander.

  • L’OM cherche son Havre de paix

    L’OM cherche son Havre de paix

    Mis à part quelques éclats de rire provoqués par Pierre-Emerick Aubameyang, ce vendredi, lors de l’entraînement collectif, les sourires se faisaient rares dans les rangs olympiens. Heurtés et touchés, les Marseillais traversent une fin de saison chaotique, à l’image de l’ensemble de leur exercice. Avec seulement quatre points pris lors des six dernières rencontres, les Phocéens ont décroché au classement de la Ligue 1 et occupent désormais la septième place. À deux journées de la fin, ils ne peuvent plus espérer retrouver la troisième place, directement qualificative pour la UEFA Champions League. « On est dans une situation difficile », reconnaît l’entraîneur de l’OM, Habib Beye.

    Le technicien franco-sénégalais a passé toute la semaine à La Commanderie avec son groupe, dans le cadre d’une mise au vert destinée à préparer « le mieux possible » le dernier déplacement de la saison, dimanche soir, au Havre. « Je fais un métier différent en ce moment », souffle-t-il, préférant toutefois concentrer son discours sur l’adversaire à venir. « Ce sera un match difficile face à une équipe de qualité, qui l’a encore démontré lors de ses dernières sorties », glisse-t-il, conscient que les Ciel et Marine restent sur une série de cinq matches nuls. « Il va falloir répondre à l’intensité qu’ils sont capables de mettre et surtout égaler leur envie. Quand vous recevez une équipe comme l’OM, il faut être immédiatement prêt, parce qu’on sait que l’entame sera très intense. C’est aussi une équipe qui, à mes yeux, dégage beaucoup de qualités techniques dans le jeu », poursuit Habib Beye, avant de saluer le travail de Didier Digard.

    Pour sauver leur saison, les Olympiens devront impérativement s’imposer au Havre. Une mission qui ne semble toutefois pas inquiéter le vestiaire marseillais. « Je ne pense pas qu’il y ait énormément de pression. C’est simplement la réalité de la situation. Il faut vivre les choses à fond, prendre du plaisir et continuer à travailler dur », insiste le milieu de terrain Tochukwu Nnadi.

    Arrivé cet hiver en provenance du SV Zulte Waregem, l’international nigérian de 22 ans, longtemps discret sous le maillot phocéen, bénéficie désormais d’un temps de jeu plus conséquent. « Je me sens bien et je joue, c’est le plus important pour moi. Je suis heureux d’être ici et reconnaissant pour toutes les opportunités que j’ai reçues », poursuit-il, avant d’affirmer son souhait de poursuivre l’aventure avec l’OM la saison prochaine. Les deux dernières rencontres, décisives pour l’avenir du club provençal, pourraient également avoir une influence directe sur le sien.

    REPÈRES

    Retour d’Abdelli et de Rulli dans le groupe

    Le milieu international algérien Himad Abdelli et le gardien international argentin Geronimo Rulli font leur retour dans le groupe olympien, en vue du déplacement au Havre. Le premier était écarté par Habib Beye, tandis que l’autre avait loupé le match à Nantes à cause d’un lumbago.

    Invaincu au Havre depuis 2001

    L’Olympique de Marseille reste sur une série de onze matches sans défaite consécutifs au Havre. Leur dernière défaite remonte au 6 janvier 2001,en 16e de finale de la Coupe de la Ligue. Par ailleurs, c’est au stade Océane quel ’OM a acquis, la saison passée, sa qualification pour la Ligue des Champions 2025-2026(victoire 3-1, le 10 mai2025).

    Habib Beye s’interroge sur la bonne formule

    En signant les pires débuts d’un entraîneur de l’OM depuis plus de quarante ans, Habib Beye cherche encore la formule pour relancer son équipe. Pour le technicien marseillais, le principal enjeu reste toutefois mental.

    « Pour être une équipe vivante, il faut aimer jouer au football et aimer jouer ensemble », souligne l’entraîneur olympien. « Aujourd’hui, la réalité, c’est qu’il n’y a pas de réponse sur le terrain dans les matches que nous disputons. La question est de comprendre pourquoi cette réponse n’existe pas », poursuit-il.

    Persuadé que son groupe traverse avant tout une crise de confiance, Habib Beye insiste sur la nécessité de retrouver de l’énergie et de la cohésion.

    « Cela nous demande beaucoup d’énergie de chercher des solutions aux problèmes que nous rencontrons. Mais, dimanche, nous aurons l’opportunité de mettre tout cela de côté et de montrer un autre visage. Il faudra être très différents de ce que nous avons montré contre Nantes », martèle l’ancien défenseur phocéen.

  • La Marseillaise des Femmes allie sport, fête et engagement aux plages du Prado

    La Marseillaise des Femmes allie sport, fête et engagement aux plages du Prado

    Une course engagée. Le message de La Marseillaise des femmes est clair : rassembler autour de la santé et des droits des femmes. Plusieurs milliers de personnes s’apprêtent à prendre part à la 16e édition de cet événement, qui a réuni plus de 10 000 participants lors d’une édition record, l’an passé.

    Comme chaque année depuis sa création, le peloton, composé très majoritairement de femmes – les hommes pouvant participer uniquement sur invitation et la volonté de renoncer au classement – va devoir parcourir une distance de 5,4 km entre les plages du Prado et l’Escale Borély. « On essaye chaque année de rassembler dans une ambiance chaleureuse et festive, pour faire du sport tout en soutenant des causes caritatives », souligne Christine Rollais, présidente du club des Marseillaises, l’association organisatrice.

    Une partie des inscriptions sera reversée à la Fondation pour la recherche médicale, dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein, et à Amnesty International pour la défense des droits des femmes. Cette démarche suit les initiatives lancées par l’organisation depuis la dernière édition. La Marseillaise des femmes s’est notamment engagée, lors d’Octobre Rose, en soutenant la Fondation pour la recherche médicale, avant de lancer l’opération « Résiste » en faveur d’Amnesty International en mars. Depuis 2010, plus de 175 000 euros ont été reversés à ces deux associations caritatives.

  • Le Castellet accueille le Grand Prix historique

    Le Castellet accueille le Grand Prix historique

    Cet événement est l’occasion unique d’observer et d’admirer des Formule 1 sur le sol français. Depuis ce vendredi et jusqu’à dimanche, le Grand Prix de France historique se déroule sur le circuit Paul-Ricard, au Castellet.

    Plus de 200 voitures seront en piste tout au long du week-end, dont 60 Formule 1 utilisées entre les années 1970 et 2010. D’autres monoplaces, comme des F2 et des F3, ainsi que des prototypes, seront également mises à l’honneur à travers différentes courses.

    Le programme est particulièrement dense, avec de nombreux rendez-vous et une grande variété de catégories. Roulages de F1 et d’hypercars, courses de F3, de Formule Renault, mais aussi de LMP1 et LMP2, ces prototypes que l’on pouvait notamment voir aux 24 Heures du Mans : le spectacle s’annonce riche et varié.

    Certaines séquences du calendrier seront également consacrées à la discipline reine. Des Ligier paraderont en début d’après-midi, samedi et dimanche, avec notamment Jacques Laffite, qui reprendra le volant pour l’occasion. Red Bull disposera aussi de deux sessions de démonstration de quinze minutes sur le circuit varois. Au-delà de la piste, de nombreuses animations sont prévues pour les spectateurs, attendus en nombre. Des espaces seront dédiés à plusieurs clubs automobiles, un espace enfants sera également proposé, tandis qu’un village de stands et de restauration complétera l’offre.

    Les pilotes également

    au rendez-vous

    De nombreuses personnalités liées au monde de la F1 ont acté leur présence durant le week-end. Avec en tête Frédéric Vasseur et Laurent Mekies, les patrons des écuries Ferrari et Red Bull. Le pilote Alpine Pierre Gasly conduira lui une Renault de 1977, alors que le fils de Niki Lauda, Mathias, sera au volant de la Ferrari qui a permis à son père de devenir champion du monde 1975. Jean Alesi sera également dans le Var et cette édition 2026 permettra de célébrer le 30e anniversaire de la victoire d’Olivier Panis à Monaco.

  • La bête noire toulousaine débarque légèrement blessée

    La bête noire toulousaine débarque légèrement blessée

    Avec 22 points d’écart au classement du Top 14, Toulon et Toulouse ne jouent pas dans la même cour, cette saison. Mais, dans le cadre d’un match de gala, devant plus de 64 000 spectateurs dans un stade aussi mythique que le Vélodrome, les Varois sont capables de créer l’exploit.

    Les Toulousains, leaders incontestés du championnat hexagonal, se sont inclinés à six reprises seulement en 22 journées. Cinq d’entre elles ont eu lieu à l’extérieur. La seule survenue à Ernest-Wallon s’est produite il y a deux semaines avec la réception de Clermont (24-27, le 26 avril). Après les deux désillusions consécutives face à Bordeaux-Bègles, en Top 14 puis en quart-de-finale de Champions Cup, les Occitans ont donc connu trois défaites sur leurs six derniers matches, toutes compétitions confondues.

    Grande première pour Dupont

    Ce grand rendez-vous de la saison marquera la première apparition d’Antoine Dupont au stade Vélodrome sous les couleurs toulousaines. Le demi-de-mêlée international français, déjà titulaire à trois reprises sur la pelouse marseillaise avec le XV de France, n’a jamais eu l’occasion de participer aux délocalisations du RCT. Plusieurs raisons expliquent ce fait : blessures à répétition, la gestion du temps de jeu par le staff toulousain, ou des perturbations liées à la période du Covid.

  • Toulon diminué face à Toulouse

    Toulon diminué face à Toulouse

    Une montagne se dresse face au Rugby Club Toulonnais. Ce samedi soir, au stade Vélodrome, les Varois accueillent, dans l’enceinte marseillaise, le Stade Toulousain. Toujours un rendez-vous marquant pour le Top 14, une fête du rugby qui rassemble les fans des deux formations. La saison passée, les joueurs du bord de la Garonne n’avaient pas fait dans la dentelle en disposant du RCT sur le score de 50 à 16.

    De toute évidence, le rapport de force est également déséquilibré en ce mois de mai 2026. Après Gabin Villière, Mathis Domon et Lewis Ludlam, blessés de longue durée, deux nouveaux éléments ont rejoint l’infirmerie. Et pas des moindres. David Ribbans doit soigner son dos, il est d’ores et déjà forfait pour ce match. En plus de l’Anglais, un autre cadre pourrait manquer le choc face aux Toulousains. « Charles [Ollivon] est incertain. C’est un petit pépin musculaire, mais ce n’est rien de grave », a annoncé le manager varois Pierre Mignoni, jeudi, en conférence de presse.

    Retrouver la victoire

    après la défaite au Leinster

    Le RCT enchaîne un second grand match, moins d’une semaine après la cruelle défaite en demi-finale de la Coupe d’Europe, sur la pelouse du Leinster (25-29). Un nouvel affrontement majeur après avoir fait face au cador du rugby irlandais. L’occasion de passer rapidement à autre chose et de se concentrer sur une fin de saison intense, d’après Pierre Mignoni : « Ce n’est jamais facile de perdre un match comme ça, c’est même toujours très difficile. On a un grand match qui arrive, il faut vite basculer, on n’a pas le temps de se lamenter. »

    Même s’ils ne viennent qu’une fois par saison, les Toulonnais ont désormais des repères bien précis au Vélodrome. L’arène leur est familière et l’équipe espère voir l’engouement de Mayol à Marseille. « Jouer au stade Vélodrome, c’est toujours un plaisir. On joue dans un stade que l’on connaît maintenant, avec un public toulonnais, mais aussi plus régional. On a envie de garder cette ferveur toulonnaise, on ne veut pas perdre ça », appuyait Mignoni.

    Toulon peut encore aller accrocher les phases finales de Top 14, même si la tâche ne sera pas aisée. Quatre matches, quatre finales et, au bout, le RCT saura si sa saison s’achève plus tôt que prévu. « On fera le point après Toulouse, mais il faut tout donner. Comme on le fait depuis quelques semaines, il faut jouer avec beaucoup de solidarité, pour ne pas avoir de regrets. » Face à un autre géant français et européen, Paolo Garbisi et ses coéquipiers devront se sublimer pour l’emporter devant plus de 60 000 personnes.

    REPÈRES

    Double poste pour Azéma

    Le propriétaire du RCT, Bernard Lemaître, a assuré que Frank Azéma prendrait bien le poste de coach principal à partir de la saison prochaine. Ce dernier s’occupera également de l’attaque. Pierre Mignoni sera bien directeur du rugby, comme prévu.

    Maillots mis aux enchères

    Les maillots toulonnais de cette rencontre face à Toulouse seront mis à la vente. L’argent récolté sera reversé aux enfants malades de l’hôpital Sainte-Musse deToulon, dans le cadre de l’opération « Muguet de l’espoir ».

    TOULON – TOULOUSE

    23e journée de Top 14

    Samedi 9 mai à 21h

    Stade Vélodrome, à Marseille

    Arbitre : Pierre Brousset

    Toulon : Jaminet – Dréan, Brex,Frisch, Ferté – Albornoz, Serin(cap) – Mercer, Kpoku, Abadie -Mézou, Halagahu – Gigashvili, Lucchesi, Gros.

    Manager : Pierre Mignoni

    Toulouse : Kinghorn – Thomas, Barassi, Chocobares, Lebel -Ntamack, Dupont (cap) – Willis, Roumat, Cros – Flament, Meafou -Merkler, Mauvaka, Baille.

    Manager : Ugo Mola

  • Provence Rugby a mis du cœur face à Vannes

    Provence Rugby a mis du cœur face à Vannes

    Ce n’est plus un exploit, c’est un miracle. Les rugbymen aixois, troisièmes de Pro D2 avant cette 29e journée, ont héroïquement triomphé des Vannetais, leaders incontestés du championnat. « La victoire était primordiale », rappelle Philippe Saint-André, le manager de Provence Rugby, après le grand succès de ses protégés. Ces derniers, menés 24-0 à la mi-temps au terme d’une première période mal payée, ont trouvé les ingrédients pour faire basculer la rencontre en leur faveur.

    Vareiro en héros

    « On était pourtant dans le match, mais on encaisse deux essais trop rapidement. Alors qu’on a dû se les faire pour marquer », insiste l’ancien sélectionneur du XV de France, persuadé que son banc était capable de « renverser la banque ». « Ça montre qu’on a du caractère », lance Saint-André, très ému en conférence de presse d’après-match. La révolte aixoise a débuté avec quatre essais inscrits entre la 50e et la 71e minute, dont un doublé du talonneur tricolore Romain Latterrade. Mais le héros de la soirée se nomme Manuel Vareiro. Le demi d’ouverture portugais, impérial dans un premier temps sur les transformations, a délivré le public de Maurice-David en inscrivant deux pénalités décisives dans les deux dernières minutes du match.

    « C’était magnifique », lâche le Lisboète aux 13 sélections avec Les Loups. Son 100% au pied a permis à Provence Rugby de connaître son 18e succès de la saison. Le club provençal, qui perdra le futur retraité Jules Plisson à l’issue de la saison, tentera la semaine prochaine de sécuriser son barrage à domicile face à Valence-Romans (21h).

  • Masters pétanque : une étape à Rognac

    Masters pétanque : une étape à Rognac

    Quarterback se retire et la société GDP Vendôme lui succède avec également à sa charge le Trophée des Villes.

    La Drôme ouvre le bal les 3 et 4 juin à Romans-sur-Isère avec une conclusion les 6 et 7 septembre pour le Final Four dans un lieu pas encore révélé. Les Masters feront étape à Rognac les 16 et 17 août. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

    Calendrier

    3 et 4 juin : Romans-sur-Isère

    24 et 25 juin : Saint-Gilles-Croix-de-Vie

    15 et 16 juillet : Montluçon

    22 et 23 juillet : Saint-Étienne

    4 et 5 août : Santa Susanna (Espagne)

    18 et 19 août : Rognac

    26 et 27 août : Nevers

    6 et 7 septembre : Final Four (lieu prochainement révélé)

  • Le Jeu provençal a-t-il perdu son identité ?

    Le Jeu provençal a-t-il perdu son identité ?

    Aujourd’hui, nous sommes loin des envolées des Lilou Maurin, Baldi. Locatelli, Benoît Gonin, Lovino, Griseri, Massoni avec parfois cette manière de valoriser le tir en claquant le troisième pas. C’est une époque révolue. Certes on retrouve quelques tireurs au style d’antan à l’image de Benmostefa mais ils se comptent sur les doigts d’une main. Essentiellement disputé dans le Sud pendant de longues décennies, le Jeu provençal s’est démocratisé il y a plus de 20 ans. Les titres nationaux en triplette ont toujours été l’apanage du Sud (Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse, Gard, Alpes, jusqu’en 2000 où trois gars du Rhône Besacier, Cazemajou, Chapeland triomphent). C’est le début de la démocratisation et de la transformation du Jeu provençal, jusqu’à « la déformation ». Entre-temps, une triplette de Gironde en 2016 avait suivi celle du Rhône (Bardolle, Sanchez, Grilleau) et celle des Pyrénées-Orientales avait carrément la main mise sur la France (Pedragosa, Pedragosa, Cazorla 2019/2021/2022).

    Pour Yves Rinck, président de Nyons de longue et champion de France doublette 1998 (avec Michel Lienard), « il va falloir que les deux fédérations se réunissent ». « Le Jeu Provençal de nos ancêtres a pris un coup dans l’aile », poursuit-il.

    « Samedi, j’ai passé la journée au boulodrome de Nyons où se déroulait le Championnat régional des clubs (CRC 1) au Jeu provençal je me suis régalé ! », nous raconte Yves Rinck avant d’analyser : « Force est de constater que dans la région Rhône-Alpes le Jeu provençal est devenu le Jeu lyonnais. Les nouveaux règlements de la FFPJP m’amènent à cette constatation. »

    « Le temps (1 mn 15) pour jouer la boule, la durée 2 h + 2 mènes, le cadre (lignes de pertes) , le tir (4 pas), on ne prend pas de temps à faire une donnée. La majorité des pointeurs sont sur le mauvais pied. Bref pour moi le Jeu provençal a perdu son identité », explicite-t-il.

    Mais le nouveau Jeu provençal, « lyonnais comme je me permets de l’appeler, est très attrayant et d’un très bon niveau ».

    À son avis il va falloir que les deux fédérations (boules et pétanque) s’entendent sur les dates des compétitions et que les joueurs de Lyonnaise puissent participer à toutes les rencontres fédérales de Jeu provençal. Selon lui, le jeu en sortira gagnant. « On a tout intérêt que tous ces talentueux joueurs du sport boules relèvent le niveau du Jeu provençal », conclut-il.

    « Le Jeu provençal évolue comme la société »

    Vincent Meger, responsable de la commission Jeu provençal dans le Gard, tient à souligner les efforts faits par la Fédération pour promouvoir le Jeu provençal. Pour ce passionné, « il faut trouver un compromis entre modernité et respect de la tradition ». « Il y a eu cette sélection de l’équipe de France, dans un premier temps, elle s’attache à être une locomotive, surtout auprès des jeunes. La Fédération donne de la visibilité en publiant beaucoup de vidéos », se félicite le passionné.

    Ce puriste à la belle plume cite volontiers Victor Hugo : « Soyez comme l’arbre. Changez vos feuilles mais jamais vos racines. »

    Quant à Pierre Dantin, vice-doyen sport de haut niveau de la Faculté des sciences du sport de Marseille, son regard est assez proche de ceux de Vincent Meger et Yves Rinck.

    « Le Jeu provençal évolue comme la société c’est implacable », campe ce féru de la longue distance. « Contrairement aux idées reçues je trouve un rajeunissement dans les pratiquants et surtout des jeunes très performants. Ils viennent avec leur culture, leur identité et dans une notion de véritable performance sportive », relativise-t-il. Même si « je suis nostalgique d’une certaine époque ». Malgré tout, il reconnaît : « Dans une société où tout va à 200 à l’heure, il est inconcevable aujourd’hui qu’une partie puisse durer 6h. Mettreun temps imparti de 2h est une bonne chose. » Pierre Dantin complète : « J’ai disputé sept championnats de France et les joueurs de grosses boules ont toujours été performants. Qu’ils arrivent en force aujourd’hui n’est pas une surprise mais une suite logique de leur incorporation. »

    Patrick Fara, président du Comité 13, est catégorique : « Non, le Jeu provençal n’a pas perdu son identité, il évolue avec son temps. » Il s’explique : « Les jeunes aujourd’hui apprennent avec les nouvelles règles, aux anciens de s’adapter. » Il semble évident pour le président que « la pratique est diversifiée avec des championnats des clubs pour lesquels il était obligatoire de mettre une limite de temps (2h+ 2 mènes) ».

    « Les règles sont appelées à évoluer comme dans tous les sports. Le plus préoccupant est la difficulté d’attirer les très jeunes vers cette discipline. Une dizaine sont recensés dans les Bouches-du-Rhône. C’est trop peu et inquiétant pour l’avenir », s’alarme Patrick Fara.

  • Micolau, Pagni et Batista signent le grand chelem…

    Micolau, Pagni et Batista signent le grand chelem…

    Les vainqueurs de l’édition 2025 ne sont plus là pour défendre leur titre. La bonne et simple raison vient du fait que De Ridder et Caumel se sont exilés, vers l’Île de Beauté justement. De ce fait, dans la course au titre la voie est bien libre pour les 207 équipes qui ont validé leur participation à ce championnat au concept triplettes mixtes.

    Ces participants répartis sur quatre sites : Gari Trencataïen (Arles), Boule Eygaliéroise (Eygalières) , Boule Amicale Eyraguaise (Eyrargues) et Boule libre Fontvieille (Fontvieille)

    C’est sur ce dernier site que se retrouvent lors du deuxième jour, les 16 triplettes qualifiées. à savoir, quatre sur les différents sites.

    Ces derniers assaillants vont aborder la dernière ligne droite. Celle qui mène sur la Côte d’Azur pour le trio qui sera champion départemental, ou qui conduira celui des vice-champions et des demi-finalistes vers les Alpes-de-Haute-Provence à Château-Arnoux précisément où aura lieu dans une dizaine de jours le Championnat régional.

    Ces donc répartis par poules que se poursuit l’épreuve. Quand, après avoir parcouru le listing des qualifiés, on découvre la composition des poules, on se dit qu’au pays du moulin de Daudet, un symbole à l’effigie de l’écrivain Alphonse Daudet, il va y avoir du sport ! De quoi écrire une belle histoire…

    La Boule aixoise en force !

    Premier constat, avec cinq triplettes toujours en course le groupe aixois semble bien solide à l’heure où la compétition entre dans sa phase active.

    Face aux Aixois qui sur le plan local, après s’être illustrés en individuel, en binômes et triplettes, et dont on peut se demander s’ils sont en passe de réussir le grand chelem ?

    Pour l’heure, ils sont onze à pouvoir et vouloir enfreindre cette possibilité… Une affaire qui ne s’annonce pas facile. À suivre donc !

    C’est le délégué David Tortil qui dirige la manœuvre avec l’arbitrage de Christophe Guyot.

    Dès l’entame de cette phase poules, on note dans la P 3, un forfait celui d’une des équipes aixoise justement. Seule présente Sylvie Balestrieri. Par la suite, les Ciotadens de Cassandra Dumas et les Bivérois de Stecy Cerrato vont laisser les locaux de Claude Joubert en cage.

    Dans la P1, la formation de Sénas pourtant solide, avec Virginie Bailly et Anthony Cortes, ne va pas trouver la bonne carburation. Quant aux Bivérois avec Marion Ferrero, ils vont s’incliner lors du barrage.

    Dans la P2, il y a là deux trios de la B. Aixoise. Un avec Mélissa Marsille se montre expéditif. À l’inverse Margaux Catti et ses partenaires n’évoluent pas au mieux de leur potentiel et ne peuvent s’en extraire.

    Les Berrois sous la conduite de Mireille Pellerin, après avoir vu passer la deuxième tornade aixoise, vont prendre la route des quarts en négociant parfaitement le barrage.

    Dans la P4, si Marylin Micolau et ses pairs passent sans coup férir, Lisa Cardoso-Barbosa et ses partenaires vont avoir recours au barrage pour passer et laisser à la porte des quarts Estelle Cros et les siens.

    Une imposante

    galerie au dernier acte

    Au stade des quarts et sans vouloir offenser les autres protagonistes, c’est le duel aixois entre Mélissa Marsille et Marylin Micolau qui impose que l’on s’y attarde. Si la première et ses potes « flingueurs » vont prendre le meilleur départ. On la voit même leur prêter mains fortes avec une frappe payante. Puis soudain la machine s’enraye, les tirs deviennent moins percutants et l’on voit les attardés reprendre du poil de la bête. À l’inverse, Pagny est plein bras, Batista fait du bon boulot et Marylin met la table et apporte le dessert. Du coup, le combat change d’âme. On voit alors ces derniers insérer le dernier carré. S’extraire de cette route des quarts sur laquelle les familles Blanche, Brocca et la formation de Beaudinard vont connaître la panne sèche.

    À partir de là, les derniers postulants à savoir les Biverois emmenés par Stecy Cerrato, les Berrois conduits par Murielle Pellegrin et les Ciotadens de la capitaine Cassandra Dumas sont eux sur la voie royale.

    Ces derniers vont être les premiers à sombrer. Plus indécise et accrochée sera l’autre demi-finale, avant que les Berrois ne baissent pavillon, sur une mauvaise séquence, eux qui jusqu’alors avaient déployé un jeu de belle qualité.

    C’est Gérard Garnier, le premier magistrat de la commune qui va lancer le bouchon de la finale. Un dernier acte qui se déroule devant une imposante galerie. Il va y avoir tout au long de ces 15 mènes dont deux nulles, chaque équipe cherchant et parvenant tour à tour à noyer le « but » devant des situations qui ne tournaient pas à leur avantage.

    Auteurs de la meilleure entame, les Aixois vont prendre un bel avantage, avant de voir leurs adversaires revenir et après une égalité à 9 au terme de la mène neuf. Il s’ensuit un mano à mano, au cours duquel chacun va sentir souffler le vent du boulet, avant donc d’expédier le but hors limites.

    Suite à deux belles approches de Micolau, qui désarme l’adversité et l’impérial Pagny qui fait l’essentiel, c’est sur une frappe de Batista, qui a ensuite une belle marge de manœuvre pour glisser le point gagnant que les Aixois signent le grand chelem. Bravo aux deux équipes pour le spectacle réalisé et offert à cette imposante galerie.

    Fiche Technique

    N’ont pu sortir de leur poule respective.

    Poule 1

    1) Virginie Bailly – Anthony Cortes –
    Eric Croce (B. Sénas)

    3) Marion Ferrero – Sébastien Aruanno – Dawson Nunes (B. Verte Biver)

    Poule 2

    1) Dominique Crabol – Didier Crabol- Julien Luis Gimenez (B. Carnussienne)

    3) Margaux Catti – Marc Gouast –
    Didier Asselineau (B. Aixoise)

    Poule 3

    1) Sylvie Balestrieri – Jacques Dubois – Dylan Cano (B. Aixoise) (Forfait)

    2) Claude Joubert – Youri Fabre –
    Jean-Noel Tonner (B.Libre Fontvieille)

    Poule 4

    1) Christine Fourre – Jean-Luc Torrecillas -Vincent Gzussen (B. Libre Fontvieille)

    2) Estelle Cros – Mathieu Silvente -Hervé Winaud (A. B. Eyguieres)

    Quarts de finale

    1) Marylin bat Mélissa Marsille- Jérémy Fernandez – Michel Hatchadourian (B. Aixoise) à 8

    2) Cassandra bat Amandine et Cyrille Blache – Erederick (B. des Canourgues)
    à 6

    3) Stecy Cerrato bat Lisa Cardoso-Barbosa – Yves Lebouc – Didier Ange Andrianambinin (B. de Beaudinard) à 8

    4) Murielle Pellegrin bat Éliane et René Brocca – Christophe Tola (B. Aixoise) à 5

    Demi-finales

    1) Marylin Micolau bat Murielle Pellegrin – David Ferrigno – Loïc Vaz Baïa (B.A. Berre) à 10

    2) Stecy Cerrato bat Cassandra Dumas – Jean-José Gimenez – Jean-Pierre Verakian (Boul. Ciotadens) à 2

    Finale

    Marylin Micolau – Stéphane Pagny – Sébastien Batista (B. Aixoise) battent Stecy Cerrato – Jean-Antoine Cano – Antoine Santiago (B. Verte Biver)

    Evol. Score :

    4-0 // 4-1 // 6-1 // 6-5 // 7-5 // 8-5 // 9-5 / /9-7 // 9-9 // 11-9 // 11-10 // N // 11-12 // N // 13-12