Category: sports

  • Montpellier-Barcelone, une vieille histoire

    Montpellier-Barcelone, une vieille histoire

    Montpellier s’évalue depuis une vingtaine d’années sur l’échelle européenne. Et se mesure à la référence absolue : Barcelone, treize fois vainqueur de la Ligue des champions. Avec son air d’enfant terrible, longtemps incarné par le manager Patrice Canayer, il n’a eu de cesse de contester le maître.

    En quatorze confrontations, il y a eu des étincelles. Des coups de gueule, des coups de Jarnac, des histoires dignes d’une rivalité avec un grand frère épié. Qu’en sera-t-il jeudi 17 septembre à la Sud de France Arena pour les retrouvailles entre les deux clubs ?

    Novembre 2000. Le MHB trône sur le handball français. Il défie Barcelone, sextuple champion d’Europe. Le mythe. À cette époque-là, Puigségur, Golic, les frères Anquetil ou encore Jérôme Fernandez, aux origines catalanes, regardent le Barça avec des yeux envieux. Modèle de prestige, de rayonnement européen, d’identité de jeu. Ils rêvent d’imiter Masip, O’Callaghan, Barrufet…

    Le 11 novembre, ces deux mondes se croisent pour la première fois en Ligue des champions. Bougnol tremble. Et se moque des consignes de sécurité. Avec des spectateurs dans tous les coins, les coursives, les escaliers.

    Les vieux grognards du MHB marchent vers l’éternité. Ils accrochent le Barça (25-25). Ce nul majuscule les propulse, après une victoire fin décembre à Gdansk (Pologne), vers un premier quart de finale. En janvier, sept d’entre eux seront champions du monde. À Bercy.

    Deux ans plus tard, Jérôme Fernandez, métamorphosé au Mondial sous les coups de gueule de Daniel Costantini, file à Barcelone. Premier transfert d’une longue série : Dolenec, Fabregas, Richardson…

    2002. À l’aube de la saison, à Agde, Montpellier croise Barcelone pour un match tout sauf amical. Le MHB mène largement à quelques secondes de la fin. Patrice Canayer demande un temps mort. Et plonge dans une colère noire le mythique entraîneur catalan Valero Rivera (1984-2003).

    Dix mois plus tard, Montpellier décroche la lune. Et le Pampelune de Jackson Richardon. Il s’adjuge sa première Ligue des champions au bout d’une finale renversante. Battu au Pays basque (27-19), vainqueur au retour (31-19). Avec un attentat pas réprimandé de Greg Anquetil, onze buts de Michaël Guigou et les verres fracassés par Stefanovic, laissé sur le banc, au Trinque-Fougasse. Avec Karabatic, Guigou, Omeyer, Dinart, Burdet, Martini… : Le socle des Bleus qui vont dominer l’Europe et le Monde.

    2004. Un an après le sacre européen, et dix ans après son arrivée à la tête du club, Patrice Canayer est sur le point de quitter Montpellier. Pour Barcelone. Où le manager Joan Marin l’a choisi pour succéder à Valero Rivera. Tout le monde tombe d’accord en janvier lors de l’Euro en Slovénie.

    Au cours de l’été, Patrice Canayer signe son contrat à Perpignan. Un contrat suspendu aux élections à la tête du Barça. À la surprise générale, sur fond d’élan catalan, Joan Laporta accède au pouvoir.

    Suite à ce renversement politique, l’entraîneur et manager du MHB propose un gentlemen’s agreement. Et renonce à s’engager sur ce terrain miné. Sans réclamer la moindre indemnité.

    2018. Montpellier plane sur le championnat. En 8e de finale, il tombe sur le Barça. Avec Ludovic Fabregas entre présent et futur. Le pivot de l’équipe de France, éblouissant au Mondial en 2017, joue son ultime saison avec le MHB, son club formateur, avant de rejoindre Barcelone, non loin de sa ville natale : Banuyls (Pyrénées Orientales).

    Avec Fabregas, une tête au-dessus de tout, Montpellier ébrèche à Bougnol le roc européen (28-25). Au retour, au Palau Blaugrana, mené de six buts, à dix minutes de la fin, il s’incline de deux buts (28-26). Et écarte pour la première fois le Barça. La voie du titre est ouverte. Il assomme les Allemands de Flensburg, dompte le champion d’Europe : Vardar Skopje, puis Nantes. Entre dans la légende.

    2024. Ce diable de Canayer crache ses derniers feux. Au cours de l’hiver, le MHB s’impose à Barcelone (34-37), avec onze buts du Brésilien Bryan Monte. En quart de finale, il croise l’autre monument du hand européen : Kiel. Il désagrège les Allemands (39-30) à Bougnol, mais chute au retour sur les bords de la Baltique (31-21). Patrice Canayer ne reverra pas Cologne, ni le Final Four. L’empreinte de son palmarès s’accommode de ce dernier faux pas.

  • Les Spartiates débutent la saison par un succès

    Les Spartiates débutent la saison par un succès

    Les protégés de Luc Tardif ont ouvert le score au début du deuxième tiers-temps par l’intermédiaire de l’attaquant suédois Albin Nilsson (25’, 0-1), avant que les Franciliens ne recollent au score dix minutes plus tard seulement (35’, 1-1). L’expérience des recrues estivales a fait la différence dans le dernier tiers-temps, où Adel Koudri a permis aux Spartiates de reprendre l’avantage au score (1-2, 44’), puis de conclure en beauté avec Emil Tavernier (1-3, 60’).

  • Voile : un tandem 100% marseillais défie l’élite mondiale à la maison

    Voile : un tandem 100% marseillais défie l’élite mondiale à la maison

    Le tandem formé par Christopher Pratt et Maïlys Radulic-Ferrat incarne une nouvelle version de l’art de la transmission.

    D’un côté, il y a Christopher, le skipper marseillais habitué des grandes traversées. De l’autre, Maïlys, qui se prépare pour les Jeux olympiques 2028 au Pôle France de Marseille sur son 49 FX. Ensemble, ils vont défier l’élite dans le Mondial de course au large.

    « J’ai eu cette opportunité de rejoindre Christopher Pratt, qui a navigué avec ma maman. Pour moi, c’est un saut dans l’inconnue », reconnaît Maïlys Radulic-Ferrat. « Maïlys m’a été recommandée, nos premières courses et sorties se sont bien passées et je trouve que nous formons un duo complémentaire plutôt chouette », note Christopher Pratt.

    Pour faire connaissance, ils ont disputé une course et multiplié les sorties d’entraînement. « Chacun a pu apprendre à se connaître, se répartir les tâches à bord afin que le jour J, nous puissions être au top », poursuit le pensionnaire de la Pelle.

    L’idée de ce Mondial de course au large est de placer tous les équipages sur un pied d’égalité. Les 18 équipages, dont deux Français, auront tous le même bateau, un Sun Fast 30 OD. Il y aura un tirage au sort pour l’attribution des embarcations la veille de la course.

    À égalité

    « Ce sera la surprise car nous aurons à naviguer sur le voilier tel qu’il sera, sans rien pouvoir modifier », précise Christopher Pratt. Car, même si le tandem s’est entraîné sur un Sun Fast, ce ne sera pas celui qu’il aura à barrer le jour J. « Nous devrons faire de la régate pure, où la stratégie et la vitesse seront primordiales », insiste-t-il.

    Pour Maïlys, se retrouver aux côtés de Christopher Pratt, « est tout simplement magnifique. En plus pour une course chez moi, à Marseille. Je suis une aventurière et je me retrouve dans un univers où j’ai tout à découvrir. J’ai bénéficié d’un apprentissage optimisé avec un tel maître. Et comme je suis une compétitrice, maintenant, j’y vais pour gagner ».

    Par rapport aux compétitions sur dériveur, elle va devoir appréhender une autre approche. « D’habitude, nos courses se déroulent sur plusieurs manches. Nous avons le droit à l’erreur. Mais sur ce Mondial, ce sera ça passe ou ça casse », retient-elle. En effet, l’épreuve se déroulera en deux temps. Deux demi-finales, avec dix équipages qui livreront une course de 24 heures, à l’issue desquelles les cinq premiers de chaque flottille iront en finale. Finale dont celui qui arrivera premier sera sacré champion.

    « Ce sera plus long que mes régates olympiques, avec ces manches de 30 à 40 minutes. Là, c’est du 24 heures, avec une navigation de nuit, la gestion des efforts sera donc différente, il faudra aussi gérer le sommeil », détaille Maïlys.

    Naviguer dans la rade de Marseille, que les deux connaissent bien, est-il un avantage ? « Je ne le pense pas. Il y a certes quelques recoins que je connais bien, mais il y a toujours des pièges. Nous allons nous concentrer sur nous-mêmes et prendre du plaisir dans une compétition chez nous », confie Christopher Pratt.

    Avec néanmoins une petite idée en tête. Faire aussi bien, sinon mieux, que Théa Khelif et Thomas André. L’équipage tricolore est allé chercher le titre mondial en 2025, au nez et à la barbe des Anglais, dans les eaux de l’Ile de Wight. Le duo remettra en jeu son titre, il y aura donc deux équipages français sur la ligne de départ. Il faudra surveiller également les Anglais, qui auront soif de revanche, l’Espagne, la Suède ou encore la Belgique « car ils ont des personnes à l’aise sur les Sun Fast », précise Christopher Pratt.

    De son côté Maïlys Radulic-Ferrat est impatiente de se jeter à l’eau. « Il y a les Jeux en approche, mais j’ai là une belle entrée en matière pour éventuellement prolonger dans la course au large », notant que « l’eau et le vent sont les mêmes ».

  • [Entretien] Gilles Cherdieu : « Les championnats d’Europe de karaté à Marseille, un événement ! »

    [Entretien] Gilles Cherdieu : « Les championnats d’Europe de karaté à Marseille, un événement ! »

    La Marseillaise : À l’occasion de la Fête du sport, lundi, vous avez pu rencontrer la ministre des Sports Marina Ferrari. Sur quoi avez-vous pu échanger ?

    Gilles Cherdieu : Nous avons échangé, avec la ministre, sur la situation globale du sport, mais particulièrement celle du karaté. Nous souhaitons nous développer au niveau de la France et des Outre-mer. Pour cela, nous avons besoin des moyens financiers de l’État, qui sont de moins en moins importants, mais qui existent toujours. Et surtout, de faire coïncider ces moyens avec des moyens propres. C’est un projet de développement de notre fédération à travers toutes ces disciplines, particulièrement le karaté.

    Comment s’est déroulée la phase de candidature pour ces championnats d’Europe ? Il y avait plusieurs candidats je suppose.

    G.C. : La phase de candidature remonte à plusieurs années. Je suis élu depuis novembre 2025, donc jeune président, et j’ai dû me mettre au travail par rapport à la situation financière de la fédération, pour remettre en place notre projet d’organisation. Ce projet avait déjà été accepté par l’EKF, la fédération européenne, et derrière, nous devions avoir les moyens matériels, humains et techniques pour l’organiser. Depuis ma prise de fonction, j’ai rencontré le président mondial et européen, qui est venu à Paris, et sur lequel je me suis engagé au bon déroulé de cette belle manifestation. Depuis lors, nous n’avons cessé de nous attacher. On a un rendez-vous avec le Palais des Sports de Marseille pour toute l’organisation, tout ce qui touche à l’organisation de ce championnat est en cours de préparation.

    Quelle a été votre réaction au moment de la désignation ?

    G.C. : C’est toujours un honneur pour moi, c’est un honneur que la fédération organise ce championnat. Pourquoi ? Parce que nous avons cette volonté de représenter la France, donner une belle image de la France, et particulièrement du karaté français.

    Pourquoi le choix de Marseille comme vile hôte et pas un autre lieu en France ?

    G.C. : La logique aurait voulu que ce soit Paris, mais nous voulions une autre grande ville et Marseille était le meilleur choix. Nous souhaitons que ce soit l’événement clé de l’année 2027 à Marseille. Mais sans l’appui des organisations territoriales, comme le département, la Ville, la région, la métropole, nous ne pouvons pas mener à bien cette organisation. Donc je les remercie.

    Pour aller au-delà de ces championnats, est-ce que le karaté mondial a l’envie de retrouver les Jeux olympiques ?

    G.C. : Après la réussite de Tokyo, en 2021, Paris nous a échappé. L’idée est de se servir de l’événement qui aura lieu à Marseille pour montrer qu’on a notre place aux Jeux olympiques. Notre discipline est complète, belle et elle mérite de retrouver cette place. Je regarde tous nos champions et je suis triste de ne pas les voir au niveau olympique. Il le mérite.

  • Agathe Quiniou, un dernier rempart déjà expérimenté

    Agathe Quiniou, un dernier rempart déjà expérimenté

    Parfois, le chemin n’est pas celui attendu, mais ce dernier est essentiel pour la suite. Après un début de carrière assez traditionnel entre Brest et Chambray, Agathe Quiniou a connu un côté plus sombre du sport professionnel. Lors de son dernier match en Touraine avant de signer à Nantes, elle se blesse gravement au genou… face à Nantes. Une période noire débute. « Je suis très bien prise en charge par le staff médical, quand j’arrive à Nantes. On commence la préparation début juillet et au bout de 3 semaines on nous annonce que c’est terminé. Le club a coulé financièrement alors qu’on nous avait assuré le contraire. Ça a été un gros choc. » Une plongée dans l’inconnu a suivi puisque trouver un nouveau club en étant blessée relève de l’impossible. La gardienne de 25 ans était sur le point de se relancer à Mérignac, mais les Bordelaises ont subi le même sort avec une rétrogradation à cause d’un état financier désastreux.

    La Roumanie comme point de chute

    Son rebond va s’effectuer très loin de sa Bretagne natale, en Roumanie, dans un excellent championnat. Agathe Quiniou débarque à Valcea, à l’ouest de Bucarest. Son amie Alicia Toublanc, ex-ailière du club, l’a conseillée dans ce choix. « Je suis arrivée fin août et on jouait le premier match de championnat 3 jours après. Ce n’était pas des conditions idéales, mais mes parents ont été au top pour que je puisse déménager au plus vite, prendre 3 valises et aller en Roumanie. Ça a été hyper enrichissant, maintenant je parle très bien anglais, j’ai appris un peu le roumain car le coach des gardiennes ne parlait pas anglais et français. C’était une belle expérience », détaillait la native de Brest. Désormais, la gardienne de but souhaite s’installer dans la durée à Plan-de-Cuques. Son contrat court pour les deux années à venir.

  • OM : Genesio face à un scénario déjà vécu par Élie Baup

    OM : Genesio face à un scénario déjà vécu par Élie Baup

    Dur, dur d’être un entraîneur ! Encore plus lorsque l’on s’assoit sur le banc de l’OM, où la pression est permanente et les responsabilités, nombreuses. « C’est un métier sous pression », confie Élie Baup, entraîneur de l’Olympique de Marseille du 4 juillet 2012 au 7 décembre 2013.

    À la tête du club phocéen, le technicien haut-garonnais âgé de 71 ans à présent a remporté 34 de ses 74 matches, soit 45,9% de victoires. « Il y a toujours des hauts et des bas, avec une responsabilité conséquente. Mais c’est vrai qu’à Marseille, tout est décuplé, parce qu’il y a une telle passion, une telle ferveur populaire et une telle attente permanente de résultats. Surtout dans le paysage du football français, on a besoin de voir l’OM sur le podium », explique-t-il.

    Contraintes économiques déjà bien présentes

    Derrière les ambitions sportives, les réalités économiques ont rapidement rattrapé le club dès la première saison de Baup sur le banc, lors de l’exercice 2012-2013. « Il y a eu directement des restrictions. Il y avait de bons joueurs et la masse salariale était conséquente », souligne Baup, conscient du poids financier de l’effectif dont il avait hérité. À l’époque, le salaire moyen en Ligue 1 se situait autour de 45 000 euros bruts mensuels. Cinq Olympiens – Lucho González, André-Pierre Gignac, Steve Mandanda, Mathieu Valbuena et Loïc Rémy – percevaient alors plus de 200 000 euros par mois. « L’équipe avait fini dixième la saison passée et il fallait réduire la voilure. Donc, la première des choses, c’était de vendre des joueurs. Et, à l’intersaison déjà, beaucoup étaient partis », poursuit l’ancien entraîneur de Toulouse, Bordeaux, Nantes et Saint-Etienne.

    Alou Diarra, César Azpilicueta, Stéphane Mbia, Charles Kaboré ou encore Loïc Rémy avaient ainsi quitté Marseille pour de nouveaux horizons. Une situation qui présente de nombreuses similitudes avec celle vécue par Bruno Genesio cette saison. Et le parallèle ne s’arrête pas aux seules contraintes économiques.

    Faire avec moins

    et utiliser les jeunes

    « On n’a pas utilisé beaucoup de joueurs. On a rapidement été dans la gestion limitée de l’effectif. Mais on avait choisi de faire confiance à quelques jeunes qui se sont plus ou moins révélés », raconte Élie Baup, conscient que Bruno Genesio s’appuie sur des joueurs récemment formés au club, comme Keyliane Abdallah, Tadjidine Mmadi, Kelyann Bezahaf ou Kamissoko pour compléter son effectif. À l’époque de Baup, plusieurs joueurs issus de la formation olympienne avaient ainsi intégré la rotation, à l’image de Raffidine Abdullah, Wesley Jobello, Baptiste Aloé, Billel Omrani, Larry Azouni ou encore Najib Ammari. « Je m’étais servi des tours préliminaires pour bâtir une équipe avec un noyau fort de joueurs. Et ça avait marché, puisqu’on avait gagné les six premiers matches en championnat. Mais derrière, comme je savais que j’avais un effectif limité, j’ai choisi de considérer les matches de Ligue Europa comme ceux de Coupe de France. Ces matches me permettaient aussi d’élargir le groupe et de donner leur chance aux jeunes joueurs. L’Europe, quelque part, permet d’évacuer toute cette pression du championnat », estime l’ancien gardien de but du Sud-Ouest.

    Une stratégie qui avait finalement porté ses fruits. Malgré les restrictions économiques, les départs de plusieurs cadres et un effectif limité, Élie Baup avait réussi à hisser l’OM jusqu’à la deuxième place du championnat lors de la saison 2012-2013. De quoi nourrir quelques espoirs pour Bruno Genesio et ses Olympiens.

  • À Briançon, LFI organise une réunion publique contre les JOP 2030

    À Briançon, LFI organise une réunion publique contre les JOP 2030

    « Les Jeux sont-ils compatibles avec la montagne ? », a interrogé, devant une soixantaine de personnes, Capucine Mounal, conseillère municipale d’opposition à Briançon et membre de LFI. Vendredi, le mouvement politique a tenu une réunion publique, à Briançon, pour dénoncer l’organisation des JOP 2030 dans les Alpes. « Face au changement climatique, continuer à aménager comme hier est une faute. La montagne n’est pas une marchandise, c’est notre responsabilité. »

    Un CIO tout-puissant

    La juriste et cofondatrice du collectif citoyen JOP 2030, Delphine Larat, a déroulé « la mécanique olympique », qui permettrait au Comité international olympique d’« imposer ses conditions » sur les plans financier et politique. « Comment avoir des JO compatibles avec l’environnement lorsque les principaux partenaires, comme Coca-Cola ou la banque JPMorgan Chase, font partie des plus gros pollueurs ? », a-t-elle dénoncé.

    « Ces Jeux sont un déni démocratique, un saccage environnemental et un gâchis d’argent public », a complété le député insoumis de la Savoie, Jean-François Coulomme, qui qualifie la loi pour l’organisation des JO de « dérogation à notre socle de droits ».

    Dans le Briançonnais, les inquiétudes concernent la vente du Fort-des-Têtes à la société de livraison des ouvrages olympiques (Solidéo) et le déboisement du Bois du Prarial à Montgenèvre. Les partisans des JO assurent de leur côté que l’événement valorisera le territoire et améliorera les infrastructures, tout en dynamisant l’économie locale.

    Agathe Di Lenardo

  • L’olympisme au cœur de l’attention phocéenne

    L’olympisme au cœur de l’attention phocéenne

    Le Comité départemental olympique et sportif (Cdos 13) et le Comité régional olympique et sportif (Cros) étaient présents parmi les nombreux stands installés sur le Vieux-Port, lundi, à l’occasion de la Fête du sport. Les activités proposées tournaient autour d’un seul et même thème : les valeurs de l’olympisme. Jean-David Bonnet, directeur général du Cros, détaille l’opération : « On a des quiz autour de l’histoire des Jeux, de ses valeurs. Pour les plus petits, on a installé un atelier coloriage de la frise olympique, pour découvrir les symboles et les disciplines sportives par exemple. »

    Juste à côté du stand, deux pancartes ont été installées pour mettre en valeur le monde sportif marseillais. Les liens entre la cité phocéenne et les JO sont finalement minces. « On retrouve là un certain nombre de thématiques autour de Marseille, avec le Vélodrome, l’histoire de la marina olympique et le petit clin d’œil aux JO 2030 avec le train reliant Marseille à la montagne. » Par ailleurs, le Cdos 13 a recensé 113 sportifs marseillais ayant participé aux Jeux olympiques.

    Président de la commission sport à la Région et membre du conseil d’administration du CNOSF, Hervé Liberman était également de passage sur le Vieux-Port. Il a souligné l’importance des liens avec le département des Bouches-du-Rhône qui « ne peuvent pas être autrement qu’en excellence. Mais c’est aussi le cas avec tous les autres départements de la région, y compris les Alpes-Maritimes ». Les comités locaux possèdent toujours une mission importante pour développer le sport aux quatre coins de la France.

  • Hockey sur glace : Noa Nsonsa Kitala découvre sa nouvelle vie américaine

    Hockey sur glace : Noa Nsonsa Kitala découvre sa nouvelle vie américaine

    À plus de 7 000 kilomètres du soleil marseillais, Noa Nsonsa-Kitala s’habitue peu à peu à sa nouvelle vie américaine. Sélectionné par les Black Hawks de Waterloo, club évoluant en USHL, le plus haut niveau du hockey sur glace junior aux États-Unis, l’attaquant franco-belge, passé par les Spartiates de Marseille ces deux dernières saisons, poursuit son apprentissage avec l’ambition de franchir un nouveau cap dans sa jeune carrière. « C’était un peu compliqué au départ, surtout à cause du décalage horaire, mais je me sens bien », confie le jeune homme de 19 ans.

    Il a également dû s’adapter à un nouvel environnement, au sein d’une famille d’accueil installée à Hudson, une petite ville de 2 500 habitants située au cœur de l’Iowa, un État notamment connu pour son agriculture. « Il y a beaucoup plus de champs qu’à Marseille », sourit Noa. L’attaquant, natif de Mons, en Belgique, n’a toutefois pas vraiment eu le temps de découvrir les environs depuis son arrivée, à la fin du mois d’août. Il a fait ses premiers pas avec ses nouveaux coéquipiers lors du camp d’entraînement, où il a effectué de nombreux tests et participé aux matches de pré-saison. « On m’a directement dit que j’avais une très bonne vitesse », souligne celui qui doit principalement améliorer son « jeu physique », selon ses entraîneurs.

    Un rêve de gosse

    Pour Noa, rejoindre les États-Unis pourrait, à terme, lui ouvrir les portes de la NHL, le championnat nord-américain considéré comme le plus prestigieux au monde. Depuis 2011, 28 anciens joueurs des Black Hawks ont ainsi fait leurs débuts dans la Ligue majeure. « J’essaie de me focaliser sur le présent, mais quand tu vois les noms de tous ces gars qui ont été à ma place et qui évoluent aujourd’hui au plus haut niveau, ça donne envie », confie le joueur formé aux Brûleurs de Loups de Grenoble, l’un des deux seuls Français à évoluer en USHL cette saison, avec Paulin Hostein, passé par les Jokers de Cergy-Pontoise. « Mais je vais d’abord devoir montrer ce dont je suis capable », ajoute l’international tricolore, qui vit, de l’autre côté du globe, un véritable rêve de gosse.

  • Marseille célèbre le sport et ses vertus sous le soleil

    Marseille célèbre le sport et ses vertus sous le soleil

    Du sport partout, pour tous et surtout avec le sourire. Marseille était l’épicentre de la Fête du sport 2026, ce lundi 14 septembre. Un village s’était installé sur le Vieux-Port pour mettre en lumière la pratique sportive et ses bienfaits. Cet événement entre dans l’initiative gouvernementale « Septembre bouge », mettant en lumière les 30 minutes d’activité nécessaires pour conserver une bonne santé, selon les experts.

    Outre les nombreuses tentes plantées sur le quai des Belges, l’organisation avait prévu deux défis pour mettre en concurrence, dans la bonne humeur, athlètes et créateurs de contenus. Dès 10h, six duos se sont attaqués aux 117 marches situées au pied de Notre-Dame de la Garde. Par ailleurs, le duo vainqueur (en 20 secondes !), mené par Christo Popov, le badiste de Fos-sur-Mer, était local pour cette Fête du sport marseillaise. « Il n’y a rien de mieux que nous, sportifs et ambassadeurs du sport, pour faire ce genre d’événement. » Son frère, Toma Junior, enchaîne : « Ça nous permet aussi de voir d’autres personnes qui ne sont pas forcément de notre entourage, créer des liens et c’est bien d’être présent pour cette cause nationale. »

    Plus tard, en début d’après-midi, le Cercle des nageurs de Marseille accueillait le second défi. Des trios nageur/sportif/influenceur étaient en concurrence lors d’un relais 3×50 m. Parrain et marraine de la Fête du sport, Camille Lacourt et Marine Lorphelin se sont imposés à la touche. Autre ancien nageur au palmarès XXL, Frédérick Bousquet a accepté la proposition de son ami des bassins. « Quand on parle de sport, on parle de fête, selon moi ! Camille m’a dit qu’il était parrain et qu’il y avait quelque chose au CNM, donc je suis venu. L’idée est de promouvoir la pratique du sport, le dépassement de soi, la santé mentale et physique. C’est ce message qui est important à faire passer donc ravi d’être là. »

    Du curling au karaté

    « On se sent bien dans notre tête, si on se sent bien dans notre corps. » C’est pour cela que cette fête a été mise en place, montrer à la population que les 30 minutes d’activité, quelle qu’elle soit, sont un plus pour leur santé personnelle. Au-delà de ces défis, les stands installés sur le Vieux-Port évoquaient le sport-santé, le sport pour tous, alors que certaines fédérations mettaient en lumière leurs activités. Un riche programme était sur la table avec des démonstrations de curling, tennis de table, soft-volley, basket, tir, biathlon, karaté. Il y en avait pour tous les goûts, sous un soleil puissant, ne laissant que peu de répit aux visiteurs. Même l’échauffement collectif, en présence d’un coach sportif, s’est réalisé sous une forte chaleur.

    Les personnalités du monde institutionnel sportif se sont déplacées à Marseille pour la journée. La ministre des Sports, Marina Ferrari, a déambulé dans l’après-midi en compagnie de différents présidents de fédérations ainsi que de la présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Amélie Oudéa-Castéra. Une 2e édition réussite, qui en appelle d’autres, partout en France.