Category: sports

  • Greenwood et l’OM, l’aventure touche à sa fin

    Greenwood et l’OM, l’aventure touche à sa fin

    Le glas va bientôt sonner pour Mason Greenwood. C’est en tout cas ce qui se dessine, puisque l’avenir olympien du joueur anglais s’assombrit grandement. Alors que la saison est à son crépuscule, l’attaquant formé à Manchester United n’est tout simplement plus le même depuis quelque temps. Le meilleur buteur du club lors de cet exercice 2025-2026 ne s’est pas vraiment remis de sa béquille subie contre Lille
    (1-2, le 22 mars). Depuis, il n’a plus marqué et a même été placé sur le banc, par son coach, face à Nice. Habib Beye l’a justifié par une méforme liée à sa blessure, mais la relation entre les deux hommes est également de plus en plus froide.

    C’est un secret de polichinelle, Mason Greenwood est plus discret dans le vestiaire depuis le départ de Roberto De Zerbi. Également en froid avec Medhi Benatia, le natif de Bradford se contente de jouer au football, mais son esprit est en train de s’éloigner des Bouches-du-Rhône. Il sait pertinemment que la suite de sa carrière se déroulera loin de Marseille et cela, vraisemblablement, dès cet été. Son affaire de violences conjugales, qui l’a indirectement mené à Getafe puis Marseille, fait que le joueur est toujours blacklisté en Angleterre. Les options sont donc plus fines pour lui. L’Espagne en est sans doute une et, bien entendu, l’appel de l’Arabie Saoudite n’est jamais bien loin.

    Il ne reste donc plus que deux matches à celui qui a porté l’OM depuis son arrivée, il y a près de deux ans. Rien que cette saison, l’Anglais a inscrit 25 buts et délivré 10 passes décisives, toutes compétitions confondues. Décisif, entre autres, contre Monaco (1-0, le 14 décembre) au Trophée des Champions ou encore à l’Union Saint-Gilloise, il a sauvé son club à bien des reprises. Mais cette phase est bien terminée, tant l’équipe est plongée dans une crise où il est impossible de savoir quand elle s’arrêtera. Greenwood est désormais à l’image de ses coéquipiers, traversant les rencontres comme il le peut, mais sans briller. Six matches qu’il n’a pas marqué, une disette rare pour l’attaquant de 24 ans.

    Son comportement s’est aussi modifié

    Son comportement est également pointé du doigt, comme bon nombre de ses coéquipiers. De manière générale, la flamme s’est éteinte dans l’effectif. Tous n’attendent qu’une seule chose, la fin d’une saison qui aura viré au cauchemar. Mason Greenwood a développé un langage corporel en adéquation avec l’environnement dans lequel il vit, à l’OM. Souvent tête basse, blasé, il ne dégage plus une confiance certaine. Jeffrey De Lange le disait, samedi, à la suite du match à Nantes : « On est trop paresseux, on pourrait se forcer à en faire un peu plus. » Il n’est plus le joueur virevoltant et sûr de lui d’il y a plusieurs mois. Rien que sur ses dribbles, quelque chose a changé. Beaucoup plus d’échecs, plus de déchets, ses puissants appuis, pour déborder ses adversaires, l’ont quitté.

    Mason Greenwood est donc de plus en plus proche de clore son chapitre marseillais et son départ devrait être l’un des feuilletons de l’été.

    Fin de saison pour Hamed Junior Traoré

    Ce refrain a souvent été entendu, cette saison, à propos de Hamed Junior Traoré. L’international ivoirien passé par Sassuolo et Auxerre a vécu plusieurs gros moments de blessure. La première aura duré tout l’automne, suite à sa sortie prématurée contre Lyon, avant la première fenêtre internationale. Sorti sur civière lors du match à Nantes, le couperet est tombé pour lui.

    Sa blessure est une lésion à l’adducteur droit et il ne pourra pas revenir pour les deux confrontations face au Havre et Rennes. Sa saison est donc bien terminée, pour celui qui a désormais un contrat jusqu’à juin 2030, son option d’achat ayant été levée automatiquement.

  • Handball : les Provençaux n’arrivent pas à enchaîner à Limoges

    Handball : les Provençaux n’arrivent pas à enchaîner à Limoges

    Avec cette 12e défaite de la saison, les protégés d’Éric Forêts pointent à la neuvième place du championnat, ex æquo avec Cesson-Rennes avec 25 points.

  • [Entretien] Arnaud Clément : « C’était fabuleux de voir le court central plein »

    [Entretien] Arnaud Clément : « C’était fabuleux de voir le court central plein »

    La Marseillaise : Plus de 30 000 personnes ont sillonné les allées du Country Club tout au long de la semaine. Êtes-vous satisfait de cette 13e édition de l’Open d’Aix Provence Crédit Agricole?

    Arnaud Clément : On a eu vraiment une grande qualité de spectacle pendant toute la semaine. Donc c’était assez génial de voir autant de monde venir chaque jour. Dès le lundi, lundi c’est les qualifications, il y avait déjà pas mal de monde. Et puis ça n’a fait que monter en puissance pendant toute la semaine. Donc c’était assez fabuleux de voir aussi, sur les trois derniers jours, le court central plein.

    Avec quatre joueurs membres du top 50 qui ont participé au tournoi, est-ce qu’on peut affirmer que l’Open d’Aix est devenu une vraie préparation pour Roland-Garros ?

    A.C. : Tous les joueurs qui participent au tournoi seront à Roland-Garros dans quelques semaines. Pour la majorité, ça sera dans le tableau final. Et pour les autres, ça sera dans les qualifications. Donc on est vraiment au cœur de la saison sur terre battue. C’est ça qui est super intéressant aussi pour nous. C’est qu’on a des joueurs qui sont déjà très bien rodés sur terre battue, qui maîtrisent la surface. Et c’est pour ça qu’on a cette qualité de spectacle.

    Un mot sur Alejandro Tabilo,
    le vainqueur de cette 13
    e édition ?

    A.C. : Il a surmonté toute cette semaine grâce à son expérience, sa connaissance et sa maîtrise de la surface. On voit qu’il a été bousculé par moments, mais il est resté calme. Il ne s’est pas précipité, il a continué aussi, parce qu’il a un jeu qui est très agressif, mais il sait profiter aussi des failles de son adversaire pour faire jouer le coup supplémentaire. On sent qu’il est en confiance, et quand les choses se mettent bien en place, même quand il est bousculé, il ne panique pas.

  • Toulon rate la balle de match face au Leinster

    Toulon rate la balle de match face au Leinster

    Une action peut changer le cours total d’une rencontre. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont en malheureusement fait l’expérience samedi après-midi, défaits en demi-finale de Champions Cup face aux Irlandais du Leinster (29-25). « Si “Seta” Tuicuvu prend la balle, on est en position de marquer. C’est dur… », lance Pierre Mignoni, le manager varois. « On voulait les amener chez eux sous pression, on est trop resté dans notre camp. Comme d’habitude, ils ont été très difficiles à arrêter sur les trois premiers temps de jeu. Il fallait les contenir et on n’a pas réussi à le faire sur certains moments. Ce qu’on a fait sur les 25 dernières minutes, c’est exactement ce qu’on aurait dû faire d’entrée », martèle le technicien du RCT. Menés de 18 points à 10 minutes de la fin (29-11), les Rouge et Noir ont planté deux essais (Serin 70’, Dréan 77’) qui leur ont permis d’y croire. En vain. « C’est frustrant de finir à quatre points », confie le troisième ligne Charles Ollivon. « On n’a pas réussi à profiter de la supériorité numérique en début de deuxième période et c’est ce qui nous manque à la fin du match. Évidemment, on est frustrés… (sur le début de deuxième période). On a voulu jouer dans notre camp et ce n’était pas le bon choix. Il nous manque aussi des petites choses à la fin du match, c’est dommage car on était au niveau de cette équipe et on avait mis le niveau qu’il fallait », ajoute l’international français aux 53 sélections. Difficile de se focaliser sur le positif compte tenu du scénario final, mais les Toulonnais ont montré de belles séquences sur la pelouse dublinoise. « Il y a de la frustration parce qu’on ne finit pas loin. On a cette balle de match, même s’ils nous ont dominés. On a quand même montré un beau visage, on s’est battu jusqu’au bout et on pouvait gagner ce match », insiste Mignoni. « Le groupe s’est bien relevé mais malheureusement, il n’y a pas de finale pour nous. On a des matches en Top 14 qui nous attendent, on va essayer de continuer à progresser et à se battre. Il faut croire en nous. On n’était pas attendu aujourd’hui (samedi) et on a failli le faire donc je suis déçu pour mes joueurs. On est capable de rivaliser avec les meilleurs. J’espère qu’on reviendra (en Coupe des champions) la saison prochaine et qu’on sera encore meilleur », poursuit l’ancien demi-de-mêlée, conscient que la saison est loin d’être terminée.

    Sprint final national

    Actuellement huitièmes en Top 14, à cinq points seulement de Bordeaux-Bègles qui complète le top 6 qualificatif pour la Coupe d’Europe la saison prochaine, les Rouge et Noir doivent encore disputer quatre journées de championnat. Le prochain est d’ailleurs le plus difficile à préparer : le duel face au Stade Toulousain, leader hexagonal, au stade Vélodrome. Après ce rendez-vous unique, les Varois enchaîneront un déplacement au Racing 92, la réception des Girondins et un dernier voyage à Castres pour conclure l’exercice 2025-2026. Sur le papier, le top 6 est à leur portée, mais les Toulonnais devront réaliser une performance contre l’un des deux cadors du championnat (Toulouse et Bordeaux), sans compter sur un sans-faute face aux adversaires plus abordables (Racing 92 et Castres), pour atteindre leur objectif.

  • Football américain : les Blue Stars se sont pris une leçon par les Cannois

    Football américain : les Blue Stars se sont pris une leçon par les Cannois

    Les protégés de Bavuong Souphanthavong conservent tout de même leur deuxième place du groupe.

  • Alejandro Tabilo, encore

    Alejandro Tabilo, encore

    Il devient le premier vainqueur à inscrire son nom à deux reprises au palmarès de l’Open Aix Provence Crédit Agricole. Déjà titré en 2024, le Chilien Alejandro Tabilo (28 ans, 43e mondial), tête de série n°2 de cette 13e édition, a triomphé en finale (6-4, 4-6, 6-3), dimanche, du Belge Zizou Bergs (26 ans, 44e mondial), tête de série n°3 du tournoi. « C’était un match très dur », confie le lauréat d’un septième titre sur le circuit Challenger. « Mon adversaire jouait de manière très solide, et je pense que le match a changé quand je suis devenu plus agressif. J’ai fait face à un très bon serveur, et j’ai dû rester très solide mentalement. Je suis très heureux d’avoir réussi à gagner le match », poursuit le natif de Toronto, au Canada.

    Objectif tête de série

    Ce deuxième succès sur les courts aixois lui permet de grimper dès lundi à la 35e place mondiale au classement ATP. Il n’est plus qu’à trois longueurs de figurer parmi les têtes de séries pour Roland-Garros. « Depuis que nous avons commencé à jouer bien l’année, avec l’ensemble de l’équipe, notre petit objectif est d’atteindre ce but. Nous en sommes très proches, j’espère que nous pourrons le faire. Il y a encore le Masters 1000 de Rome, donc j’espère que nous pourrons le faire. Et on verra ce qui se passera », souligne Tabilo. Ce dernier espère que sa belle semaine au Country Club aixois, un endroit où il « aime jouer » et où il se sent « confortable », lui permettra d’arriver sur le grand tournoi italien avec le plein de confiance. Comme il y a deux ans, le Chilien a connu une aventure exigeante avant de soulever le trophée. Mis à part face au Péruvien Ignacio Buse (22 ans, 61e), pourtant considéré comme un spécialiste en devenir de la terre battue, toutes ses rencontres se sont jouées en trois sets. « Le premier match de la semaine avec (Roberto) Batista Agut était le plus difficile », estime celui qui a pourtant bataillé contre l’Américain Ethan Quinn (22 ans, 48e), tête de série n°4, en demi-finale. Sans compter la finale face à un adversaire qu’il n’avait jamais battu auparavant. « C’est toujours dur d’affronter un vétéran comme lui, qui a tellement d’expérience. En plus, il était très énervé, il retenait tous les balles, et c’était très dur mentalement », raconte-t-il.

    Bergs prend confiance

    Défait par Tabilo en finale, Zizou Bergs n’a pas réussi à saisir les opportunités qui se sont présentées à lui. Notamment lorsqu’il a eu quatre occasions de faire le break dans le septième jeu de la première manche. « C’est dommage que je me sois braqué, parce que c’était un match de haut niveau », déplore le Belge, auteur d’une semaine « très correcte ». « C’est toujours bien d’être en finale, de gagner des matchs et de prendre confiance avant Rome et surtout Roland-Garros », ajoute-t-il, conscient que cette performance lui permet d’atteindre la 39e place au classement ATP. Il égale ainsi son meilleur classement en carrière. « Je cherche constamment à m’améliorer comme joueur. J’espère pouvoir montrer à Roland-Garros que j’ai progressé », glisse le deuxième « Zizou » préféré des Aixois.

  • Habib Beye, le dernier qui ne veut toujours rien lâcher

    Habib Beye, le dernier qui ne veut toujours rien lâcher

    De notre envoyé spécial à Nantes, Michel Garoscio

    Trois buts encaissés en huit minutes. C’est le scénario qui a permis à Nantes de faire exploser en vol la navette marseillaise samedi.

    Après une première période jalonnée par les alertes sur le but de Jeffrey de Lange, titularisé suite au forfait de dernière minute de Geronimo Rulli, l’OM a fini par s’avouer vaincu. Sans avoir donné le sentiment d’avoir envie de continuer le combat.

    « Personne n’a lâché. Et surtout pas le coach. Mais ça doit commencer par soi-même. Peu importe le coach, tu dois être toi-même, te forcer à donner le meilleur. Pour moi, on ne lâche pas un coach, on se lâche soi-même quand on joue comme ça. ». Le gardien Néerlandais est le seul à avoir pris la parole, après le nouveau fiasco breton, le quatrième en quatre déplacements dans l’ouest.

    Ses coéquipiers se sont contentés de quitter la Beaujoire la tête basse, essayant de se faire le plus discrets possibles. Après une prestation indigne d’une formation qui ambitionnait encore de terminer sur le podium de la Ligue 1 au soir de la 34e journée.

    Désormais, cet objectif, qui s’il avait été atteint aurait été le cache-misère d’une saison de tous les ratés, est à oublier. Comme l’OM pourrait bientôt tirer un trait sur une campagne européenne, en Ligue Europa, ou même en Conférence européenne.

    Au rythme pris par ce qui ne peut plus être appelé un collectif, tant chacun semble jouer pour sa pomme, l’OM va droit dans le mur. Avec un avenir sportif incertain, et financier qui sera forcément compliqué sans la ressource d’une campagne européenne.

    Le message aux joueurs

    À Lorient, Medhi Benatia avait dénoncé le comportement des Olympiens, après ce qui avait déjà été un non match. A Nantes, après une prestation encore plus insipide, c’est Habib Beye a été tout aussi cash. « À la pause, j’aurais pu sortir 90% de l’effectif ». Il sentait que la déroute se profilait. « Je voulais agir, impacter, mais mettre des jeunes ne leur aurait pas rendu service ». Il a confessé avoir « essayé de mettre des pansements partout par rapport aux disponibilités de mon effectif… L’impuissance est liée à ce que nous vivons, à cette envie d’aider les joueurs, sans trouver la réponse. Quand vous vivez ça en tant que coach, ce n’est pas agréable. »

    Si à Lorient il avait encore pris la défense de certains joueurs, à Nantes, il n’épargne personne. « Je ne peux pas les protéger après un tel match. Si je le fais, je passe pour un menteur ». Quant à quitter le navire, alors qu’il reste deux matches et que l’OM est loin d’être assuré d’une place européenne ? « Je ne démissionnerai jamais, sauf si je le suis le problème. J’ai dit aux joueurs que je me battrais jusqu’à mon dernier souffle. Si on doit le faire avec nos difficultés, on le fera. J’assume, je ne me cache pas ».

    S’il reconnaît que, « pour certains, le supplément d’âme n’existe plus. Nous nous battrons jusqu’au bout ». Il reste deux matches pour le démontrer.

    Frédéric Guilbert et la « suffisance marseillaise »

    Frédéric Guilbert a été le premier joueur à s’exprimer en zone mixte, samedi soir.

    S’il a savouré une victoire qui a permis d’entretenir la flamme d’aller chercher Auxerre pour la place de barragistes, le défenseur des Canaris a surtout relevé un fait qui, dès la venue des deux équipes sur le terrain, a fait comprendre à son équipe que les Marseillais n’y étaient pas. « Nous avons analysé un petit peu leur échauffement et nous avons vu qu’ils étaient un petit peu suffisants », a-t-il assuré.

    Nantes a dû faire preuve de patience, avant d’être récompensé. « Nous avons voulu mettre du rythme, leur rentrer dedans et je pense que ça a fonctionné ce soir. » Le score parle de lui-même.

  • Les filles de Montpellier sur un fil

    Les filles de Montpellier sur un fil

    Sur un fil, sur le qui-vive. Montpellier est toujours en vie. Toujours un club de première division, mais sûr de rien jusqu’au mercredi 6 mai et son voyage sur les terres de l’ogre lyonnais.

    L’un des pionniers du foot féminin français, vendu par la famille Nicollin l’automne dernier, menace de tomber en seconde division, et peut-être dans un abîme sans fond, mais résiste avec cœur depuis la nomination de Jean-Louis Saez à la tête de l’équipe.

    D’abord les faits. À la veille de l’ultime journée de la Ligue féminine, Montpellier occupe la 10e place, la première non relégable, aux dépens de Lens. Qui compte le même nombre de points, mais une différence de buts inférieure. Et, par ailleurs il possède trois points d’avance sur la lanterne rouge : Saint-Etienne.

    Montpellier s’apprête à se déplacer à Lyon, demi-finaliste de la Ligue des champions et leader incontesté du championnat, et Lens jouera pour sa part au Paris FC, dauphin des Lyonnaises. Enfin, Saint-Etienne recevra, pour sa part, Fleury, club de milieu de tableau. Tout reste possible et Jean-Louis Saez met en garde.

    « La victoire devant Saint-Etienne nous permet de rester en vie. De sortir de la zone de relégation. Lens va jouer à Paris FC lors de la dernière journée, nous à Lyon, St-Etienne reçoit Fleury. En espérant que tout le monde joue le jeu. Être aujourd’hui non relégable à la 21e journée, ça reste important, sinon on était mort. Les filles dans les matches à enjeu que ce soit face au PSG ou à Marseille ou aujourd’hui sur un match de maintien, elles sont au rendez-vous avec un super état d’esprit », affiche Jean-Louis Saez après la dernière victoire face aux Verts (1-0).

    Saez est l’homme providentiel. Depuis plusieurs saisons, il est l’homme fort du football féminin de Montpellier. L’ancien technicien d’Arles-Avignon a vécu la fin de l’âge d’or de l’équipe féminine. Avec un quart de finale de la Ligue des champions, six saisons (2013-19) à contester l’hégémonie de Lyon et du Paris SG, à recruter des joueuses étrangères notamment les Suédoises : Jakobson, Sembrant, Blackstenius

    Jean-Louis Saez est le fils de deux figures de Montpellier. Son père Louis, décédé à l’automne, était l’un des amis de la première heure de Louis Nicollin. Sa mère Jeanine s’est occupée du centre de formation à sa création. Ils avaient accompagné les premiers jeunes au centre de formation.

    L’ex-directeur sportif (59 ans) a été rappelé au chevet d’une équipe au bord du précipice début mars. Pour remplacer Yannick Chandioux, en panne de solutions à la tête d’une équipe reconstruite autour des premières joueuses issues du centre de formation. Une équipe sans expérience, privée de cadres partis à l’intersaison.

    Jean-Louis Saez, créateur du centre de formation de la section féminine, a redonné confiance à ses jeunes joueuses. Pour les encadrer, il a fait appel à Marion Torrent. Figure emblématique de Montpellier (34 ans), et ancienne internationale (48 sélections), elle avait mis sa carrière entre parenthèses pour accueillir son premier enfant.

    L’ancienne joueuse de l’équipe de France, proche de Corinne Diacre, a repris sa place dans l’équipe. Et ses responsabilités de capitaine et de cadre à un poste de milieu de terrain.

    Ces deux figures de la Paillade : Saez et Torrent ont mêlé leur destin pour sauver Montpellier. Ou plutôt pour le préserver au plus haut niveau et assumer la mission d’une vie. Selon une vieille recette de la Paillade qui vit ses derniers jours.

    À l’aube du siècle, Louis Nicollin avait créé la première section féminine d’un club professionnel. Deux titres de champion, trois victoires en Coupe de France : l’ancien président de Montpellier, décédé en juin 2017, avait très vite trouvé la recette du succès en recrutant les meilleures joueuses. Et en formant d’autres éléments prometteurs comme Karchaoui, Torrent…

    Récompense de son investissement et de son implication dans le foot féminin : Montpellier avait été l’une des villes hôtes de la Coupe du monde en 2019. Un vrai échec et vrai tournant pour le football féminin français.

    Prise dans la tourmente de la crise des droits télé et d’une profonde crise financière, au lendemain de la relégation de leur équipe en Ligue 2, la famille Nicollin avait vendu la section féminine à un à Crux Football, dirigé par l’ancienne internationale néo-zélandaise Bex Smith. le 1er octobre.

    Dépourvu d’expérience, le nouveau propriétaire n’a jamais réussi à imposer sa marque de fabrique. Débordé, il s’est résolu à rappeler Jean-Louis Saez comme on fait un pas vers le passé pour assurer l’essentiel et la survie. La reconstruction attendra. Pour le moins jusqu’au 6 mai.

  • Habib Beye : «Je ne démissionnerai pas!»

    Habib Beye : «Je ne démissionnerai pas!»

    « Personne n’a lâché. Et surtout pas le coach. Mais ça doit commencer par soi-même. Peu importe le coach, tu dois être toi-même, te forcer à donner le meilleur. Pour moi, on ne lâche pas un coach, on se lâche soi-même quand on joue comme ça. » Jeffrey de Lange, titularisé dans le but marseillais, samedi à Nantes, est le seul joueur à avoir pris la parole en zone mixte, après la rouste reçue (0 – 3).

    Un peu plus tôt, son entraîneur Habib Beye a été tout aussi cash. « À la pause, j’aurais pu sortir 90% de l’effectif. Je voulais agir, impacter, mais mettre des jeunes ne leur aurait pas rendu service ». Il a confessé avoir « essayé de mettre des pansements partout par rapport aux disponibilités de [mon] effectif… L’impuissance est liée à ce que nous vivons, à cette envie d’aider les joueurs, sans trouver la réponse. Quand vous vivez ça en tant que coach, ce n’est pas agréable. Je ne peux pas les protéger après un tel match. Si je le fais, je passe pour un menteur ». Quant à quitter le navire, alors qu’il reste deux matches et que l’OM est loin d’être assuré d’une place européenne ? « Je ne démissionnerai jamais, sauf si je le suis le problème. J’ai dit aux joueurs que je me battrais jusqu’à mon dernier souffle. Si on doit le faire avec nos difficultés, on le fera. J’assume, je ne me cache pas ».