Category: sports

  • L’OM ne craint pas Rennes

    L’OM ne craint pas Rennes

    Rennes – OM est une affiche qui réserve souvent son lot de surprises. Toutefois, lors de leurs cinq derniers déplacements en Ille-et-Vilaine, les Marseillais ne se sont imposés qu’à une seule reprise. Le 11 janvier 2025, grâce à des réalisations de Mason Greenwood et Adrien Rabiot, ils avaient remporté la rencontre (2-1). Leur dernier passage au Roazhon Park avait, lui, laissé un goût amer aux Olympiens, en août 2025. Battus dans le temps additionnel (1-0), ils avaient ensuite été secoués par une altercation dans le vestiaire, dont les conséquences s’étaient traduites par les départs de Jonathan Rowe et d’Adrien Rabiot.

    Cette fois, c’est dans un contexte totalement différent que Rennais et Olympiens se retrouvent. Dans le cadre d’une nouvelle saison où les Bretons ont des moyens et des ambitions, alors que les Phocéens sont en manque de moyens, et entretiennent le doute de leurs suiveurs quant à leurs ambitions, alors que l’Europe se profile.

    Après la défaite au Vélodrome dimanche, qui a un peu plus mis en lumière les carences actuelles de son groupe, Bruno Genesio reste confiant. L’entraîneur marseillais a identifié ce qui n’a pas fonctionné face au Paris FC : « Il y a eu une mauvaise gestion des pertes de balle qui nous font concéder trop d’occasions ! » Il a constaté que son équipe « était mal positionnée quand elle attaque, ce qui laisse beaucoup d’espaces à l’adversaire ». Sa priorité, ces derniers jours, a donc été de reconstruire un bloc plus compact en vue du déplacement à Rennes. « Je me dois de trouver un équilibre », insiste-t-il. Tout en rappelant le contexte : « Je n’ai pas beaucoup de solutions ! »

    Geoffrey Kondogbia et Tochukwu Nnadi sont toujours indisponibles. « Ils reviendront, au mieux, après la trêve internationale », espère l’entraîneur marseillais. Malgré tout, il veut voir son OM capable de tirer son épingle du jeu à Rennes : « Nous avons les qualités pour inquiéter cette équipe sur un match. »

    Il faudra toutefois un OM appliqué et efficace pour briser la muraille bretonne. Le PSG a failli craquer (2-2), en ouverture de la saison. Les hommes de Franck Haise ont enchaîné deux succès, face au Mans et à Angers. Ils sont dans une dynamique positive, avant, eux aussi, de débuter leur campagne européenne à Graz.

    Ces derniers jours, Bruno Genesio a beaucoup travaillé. « Il me faut trouver l’équilibre entre ce qui fonctionne bien et ce qui est à corriger », confesse-t-il. Avec un onze de départ qui devrait être inchangé, il espère récolter les fruits de son labeur. Sans révolution tactique, « juste des corrections ».

    REPÈRES

    Un voyage sous contrôle

    Les supporters de l’OM seront à Rennes. Mais la préfecture interdit le port des couleurs marseillaises dans le centre-ville. Ils se rendront en convoi, et sous escorte, au Roazhon Park.

    4e journée

    Rennes – OM 20h45

    Samedi

    Strasbourg – Monaco 17h15

    Le Havre – Angers 20h45

    Paris FC – Lyon 20h45Auxerre – Nice 20h45

    Lorient – Toulouse 20h45

    Dimanche

    Lille – Troyes 15h00

    Le Mans – Lens 17h15

    Brest – PSG 20h45

    Classement

    Pts J G N P bp bc dif1.

    Monaco 9 3 3 0 0 5 1 4

    2. Paris FC 7 3 2 1 0 6 2 4

    3. Lyon 7 3 2 1 0 6 2 4

    4. Lille 7 3 2 1 0 5 2 3

    5. Rennes 7 3 2 1 0 7 5 2

    6. Strasbourg 6 3 2 0 1 8 7 1

    7. Brest 5 3 1 2 0 6 5 1

    8. Lorient 4 3 1 1 1 2 2 0

    9. Troyes 4 3 1 1 1 4 7 -3

    10. OM 3 3 1 0 2 6 5 1

    11. Lens 3 3 1 0 2 6 5 1

    12. Angers 3 3 1 0 2 4 5 -1

    13. PSG 2 3 0 2 1 5 6 -1

    14. Le Mans 2 3 0 2 1 5 6 -1

    15. Nice 2 3 0 2 1 1 4 -3

    16. Le Havre 1 3 0 1 2 2 4 -2

    17. Toulouse 1 3 0 1 2 2 5 -3

    18. Auxerre 0 3 0 0 3 4 11 -7

    Les bons souvenirs de Bruno Genesio

    Si, côté rennais, trois anciens olympiens figurent dans le groupe de Franck Haise, côté marseillais, Bruno Genesio connaît bien le contexte. « J’ai vécu là-bas une de mes périodes les plus abouties en tant qu’entraîneur », se souvient-il.

    Arrivé en cours de saison, en mars 2021, après la démission de Julien Stephan, et après une parenthèse chinoise, il débute sur une défaite contre l’OM au Vélodrome (1-0). Il parviendra tout de même à qualifier les Hermines en Conférence européenne.

    « J’étais dans un contexte favorable, avec des joueurs qui correspondaient à ce que je voulais mettre en place dans le jeu. Les résultats ont suivi, ce qui m’a permis d’avoir de la confiance. » La saison suivante, il réussira un bon parcours européen et enverra Rennes en Ligue Europa, grâce entre autres à une victoire aux dépens de l’OM (2 -0), en fin de championnat. Saison qui le verra battre les records rennais (66 points, 82 buts marqués et meilleure différence de buts à +42).

    M.Ga.

  • L’Orange Football Club autorisé à retourner sur le pré

    L’Orange Football Club autorisé à retourner sur le pré

    Au stade Clapier, les minots de l’Orange Football Club (OFC) peuvent depuis ce mercredi à nouveau taper dans le ballon, malgré les poteaux de rugby qui ornent les lignes d’en-but. Après un accord avec la nouvelle municipalité (RN), l’organisation a de nouveaux accès au stade Clapier en ce début de saison.

    Une bonne nouvelle pour la structure, qui l’a annoncé le jeudi 27 août sur ses réseaux sociaux. Une « petite reprise », concède Hamid Chouly, président de l’association sportive, avec pour l’heure une centaine de licenciés, contre 300 auparavant. Seul le foot animation sera concerné par la reprise, soit jusqu’à 13 ans. « C’est une année test pour prouver qu’on est capable de le faire et de montrer que tout se passe sans soucis. On pourra grandir et accueillir plus de monde », poursuit avec ambition Hamid Chouly.

    Une partie des jeunes sont partis au nouveau club de la Cité des Princes, l’Olympique Club Orangeois, créé l’an dernier. Mais aucune des deux structures n’a de catégories au-dessus des U 14. « On aimerait mettre cela en place dans les années à venir. Il vaut mieux que les enfants et ados soient sur le terrain que dans la rue. Beaucoup de jeunes viennent des quartiers populaires et n’ont pas les moyens d’aller dans les communes voisines, comme Camaret ou Courthézon, pour aller s’entraîner et jouer. Je l’ai dit au maire, qui est d’accord », poursuit le dirigeant. Avec la volonté de créer à terme des catégories allant jusqu’à 17 ans.

    Partage avec le rugby

    Comme le rappelle l’OFC, cette réouverture se tient après « une période particulièrement difficile ». En effet, cela fait depuis janvier 2025 que les soucis ont commencé lorsque la préfecture de Vaucluse a suspendu l’agrément à la structure suite à des violences lors de matches. Mais en mars de la même année, le tribunal administratif de Nîmes avait suspendu cette décision, ce qui avait permis aux licenciés de reprendre pour la fin de l’année. Pour la saison 2025-2026, le club avait alors décidé de repartir pas à pas avec des catégories de 6 à 13 ans. Ce qui était sans compter sur la municipalité d’extrême droite de Yann Bompard, qui avait décidé d’octroyer les installations au club de rugby de la Cité des Princes, d’où les poteaux. Les terrains sont pour l’heure toujours partagés entre les deux associations.

  • À Puyricard, premier Souvenir Jacky et Bruno Anginoni

    À Puyricard, premier Souvenir Jacky et Bruno Anginoni

    Ils sont tous venus, les proches, amis de Jacky et Bruno « Roger » Anginoni, figures emblématiques du monde des boules disparus à quelques mois d’intervalles en 2024. Jacky incarnait l’esprit d’une autre époque. Celle où la pratique de la pétanque et du Jeu provençal, dont il était un spécialiste, rimait avec joie et fête.

    Durant les années bonheurs (1980), ce personnage haut en couleur a sillonné Marseille en tenant les établissements où les boulistes aimaient se retrouver. Du Bar Central à la Viste à l’Artistic, situé près des Réformés, les Anginoni ont su fédérer, rassembler et être aimés. Il a transmis sa passion à ses enfants Bruno, que l’on appelait Roger, et Franck également joueurs de haut niveau

    Franck voulait que cette première édition soit un rassemblement qui leur ressemble.

    Il ne pouvait choisir meilleur endroit que Puyricard pour honorer la mémoire de Jacky, le papa, et Bruno, le frangin parti trop tôt. Un lieu qui sied à merveille à leur état d’esprit.

    Sous la houlette de Jean-Pierre Bossy et son équipe, la Boule Puyricardenne a su donner à ce souvenir la valeur qu’il mérite.

    Après deux jours de lutte, la victoire est revenue à l’équipe de la Boule Sieyenne, Michel Lombard, Jean-Pierre Aubert et Alain Rose.

    C’est à la fois la convivialité, l’émotion et le souvenir qui ont dominé ces deux journées. Rendez-vous est pris en 2027 pour la deuxième édition.

  • [Jeu provençal] Cédric Soma et Mickaël Martini entrent dans l’histoire

    [Jeu provençal] Cédric Soma et Mickaël Martini entrent dans l’histoire

    Quel exploit de Cédric Soma et Mickaël Martini. Dans le magnifique cadre de Briançon, ils ont supplanté tout le monde et ont gagné cette tunique tricolore tant convoitée. Ils ont fait preuve d’une régularité et d’un état d’esprit remarquables pour réaliser cet exploit. Dans un jeu particulièrement difficile à l’appoint, Soma a donné un récital, flirtant régulièrement avec le bouchon et Mickaël Martini a su gérer avec maestria tous les moments importants et surtout montrer une efficacité déroutante au tir.

    Dès les premières escarmouches de ce championnat, les tenants du titre Juan Lopez et Smaïn Ferhat ont rendu leur tablier, plutôt leur tunique tricolore. Une surprise suivie par d’autres. Notamment la double élimination de Anthony Kerfah et Alain Vincensini ainsi que celle de Thierry Terreno et Mohamed Benmostefa au stade des 16e de finale. Ces derniers sont tombés face à une vieille connaissance : Brice Marin aujourd’hui sous les couleurs landaises, Brice a été, pendant quelques années, un des meilleurs tireurs lorsqu’il évoluait dans la région marseillaise avec un style élégant aujourd’hui disparu.

    Après la chute des plus grands, le chemin était moins tortueux pour Soma et Martini qui se retrouvaient dans la peau des favoris. Encore fallait-il justifier ce statut.

    Ce qu’ils furent jusqu’au bout. Face à l’inusable Gérard Sigal et le pensionnaire de l’équipe de France Tony Lucchisi, on pensait que la finale pouvait être équilibrée entre deux spécialistes du Jeu provençal. Mais les Varois prenaient l’ascendant sans que toutefois l’adversaire soit étouffé. La fraîcheur était plus du côté de Soma et Martini qui s’imposaient logiquement.

    Un 4e titre pour Mickaël Martini (3 en triplette). et un second pour Cédric Soma. Pas mal pour un homme présent sur le circuit du Jeu provençal depuis cinq ans seulement.

    Finale

    Lucchesi Tony / Sigal Gérard (34) 5–13 Soma Cédric / Martini Mickaël (83)

    Demi-finales

    Sebert Nicolas / Garnier Aurélien (70) 10–13 Lucchesi Tony / Sigal Gérard (34)

    Soma Cédric / Martini Mickaël (83) 13–5 Dedieu Nicolas / Venant Stéphane (09)

    Quarts de finale

    Kirschtetter Dominique / Sotta Michel (12) 0–11 Soma Cédric / Martini Mickaël (83)

    Dedieu Nicolas / Venant Stéphane (09) 11–5 Rypen Jérôme / Riberol Lionel (58)

    Verdelli Pierre / Rissoan Jonathan (07)
    8–11 Sebert Nicolas / Garnier Aurélien (70)

    Chapuis Frédéric / Zizzi Christophe (05) 6–11 Lucchesi Tony / Sigal Gérard (34)

  • Le Six-Fours le Brusc FC dépose un nouveau recours devant le tribunal administratif

    Le Six-Fours le Brusc FC dépose un nouveau recours devant le tribunal administratif

    Il est, malgré lui, la principale cible du maire RN Frédéric Boccaletti depuis son arrivée à la mairie de Six-Fours. Le club de foot historique de la ville, le Six-Fours le Brusc FC, fondé en 1958, se trouve dans une situation incongrue. Pensionnaire de Régional 1, le club, qui n’avait « jamais eu le moindre problème sous la précédente mandature », affirme son avocat Me Arnaud Mazille, s’est d’abord vu retirer ses subventions. Une décision appuyée par les sanctions prononcées par la Commission régionale de contrôle des clubs (CRCC) de la Ligue Méditerranée de football, qui avait, en juillet, exclu le club des championnats régionaux, lui octroyant une amende de 350 euros pour mauvaise gestion. Une décision « sévère et parfaitement infondée » selon l’avocat du club, qu’a ensuite infirmée la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) de la Fédération française de football.

    La mairie sous astreinte

    Mais Frédéric Boccaletti n’en a cure. Entre-temps émerge un nouveau club, l’Olympique de Six-Fours le Brusc, « poussé par la mairie », soutient Me Mazille, à qui est octroyé l’ensemble des créneaux des terrains de football, ainsi qu’une subvention de 60 000 euros. « Pour une association qui a deux mois d’existence, c’est inédit », appuie l’avocat. En parallèle, l’édile demande à la DNCG d’annuler sa décision en faveur de l’honni Six-Fours le Brusc FC, et décide de ne donner aucun créneau au club.

    Ce dernier, dont les licenciés sont contraints de s’entraîner sur des parkings et des parcs, a déposé un recours devant le tribunal administratif, qui lui a donné raison, enjoignant la mairie de donner au club l’accès au stade Antoine-Baptiste et à des créneaux sur les terrains municipaux. « La commune avait jusqu’à dimanche mi-journée pour s’exécuter, évidemment elle ne l’a pas fait. Nous avons fait constater cela par huissier, depuis il y a une astreinte de 300 euros par jour de retard qui court », explique Me Mazille. Qui plus est, sur les « 22 heures et demie de créneaux donnés par la mairie, contre 50 heures auparavant, il n’y a que 12 heures qui sont vraiment exploitables. Le reste c’est en pleine journée, entre midi et deux, des moments où personne ne peut venir s’installer », peste ce dernier. Pour cette raison, le club a déposé un nouveau recours qui doit être étudié dans les prochaines semaines. En attendant, l’équipe fanion a pu compter sur le club de Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, qui lui a prêté son terrain pour la première journée de championnat, tandis que plusieurs équipes jeunes ont dû déclarer forfait pour leurs premières rencontres.

  • Coup de tonnerre : Plan-de-Cuques vainqueur de Brest !

    Coup de tonnerre : Plan-de-Cuques vainqueur de Brest !

    Parfois, les mots manquent tant l’exploit est majuscule, unique. La scène de liesse au moment du but victorieux de Beatriz Sousa est à graver dans l’histoire du club de Plan-de-Cuques. La jeune Portugaise est allée chercher un angle de tir improbable pour venir battre Floriane André et crucifier le monstre qu’est Brest dans le championnat de France (27-26). Le BBH n’avait plus perdu contre une équipe autre que Metz, l’autre géant, depuis le 19 avril 2023. Une rencontre face à Nantes perdue 22-29.

    Le HBPC s’est montré ambitieux dès le premier coup de sifflet de l’arbitre. Le BBH a eu du mal à entrer dans sa partie, étonnamment, avec une vitesse de jeu moindre et peu d’imagination en phase offensive. Les Bretonnes étaient en mode diesel, accélérant par moments, mais sans dominer comme elles ont l’habitude de le faire en championnat. Leur agressivité défensive a tout de même augmenté, posant des problèmes aux locales.

    Ces dernières ont compté jusqu’à 4 buts d’avance (10-6, 20e), notamment grâce aux parades d’Agathe Quiniou, formée au BBH. La gardienne de 25 ans a réalisé 4 parades cruciales, inscrivant même un but en cage vide. À la pause, Plan-de-Cuques menait 14 à 12, déjà un exploit face à l’équipe qui a terminé 4e de la dernière Ligue des Champions.

    Sang-froid maximum

    De toute évidence, le Brest Bretagne Handball s’est remis l’esprit à l’endroit durant cette pause de 15 minutes. La capitaine Oriane Ondono, plutôt absente lors du premier acte, a pris plus de poids, perturbant le secteur central bucco-rhodanien. Mais en face, la jeune Lorine Boudekhane a réalisé quelques prouesses, dont une double parade hors du commun à bout portant. À 12 petites minutes du terme, le score était de 22-22, laissant encore un espace pour créer l’exploit. Le temps-mort posé par Angélique Spincer a permis de conserver du sang-froid.

    Et il fut irrespirable avec un arrêt de Boudekhane dans la dernière minute et ces deux derniers buts de Sousa. Angélique Spincer avait du mal à trouver des mots après ce final en apothéose : « Il y avait une brèche, on savait qu’on pouvait les battre en début de saison, elles n’étaient pas encore prêtes. Demain (ce jeudi), c’est repos ! »

    Plan-de-Cuques 27 (14)

    BREST 26 (12)

    3e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis

    Plan-de-Cuques : Quiniou, Boudekhane – Puleri, Berrais, Antonissen, Loquay, Dembélé, Naal, Auriac, Perret, Nkindanda, Kromoska, Martel

    Entraîneur : Angélique Spincer

    Brest : Depuiset, André, Joyet-Bondu – Mairot, Coatanea, Horacek, Delaye, Michalak, Lott, Borg, Ondono, Tshimanga, Smetkova

    Entraîneur : Tomas Hlavaty

  • La Fête du sport s’offre le Vieux-Port pour sa seconde édition

    La Fête du sport s’offre le Vieux-Port pour sa seconde édition

    Marseille sera l’un des nombreux hôtes de la 2e édition de la Fête du sport. Cette initiative gouvernementale s’inscrit dans le cadre de Septembre Bouge, le 9e mois de l’année étant celui de l’éducation physique et sportive. Une volonté d’Emmanuel Macron après les Jeux de Paris 2024. Cette Fête du sport se veut « un rendez-vous populaire, fédérateur et inclusif autour du sport et de ses valeurs ». En 2025, l’événement avait regroupé 140 000 personnes à Paris.

    Cette année, la journée souhaite rassembler encore plus et un nouveau temps fort a été instauré : ce sera sur le Vieux-Port, à Marseille. Un village sport-santé sera ouvert de 11h à 19h ce lundi 14 septembre. L’entrée sera gratuite et le programme fournit. De nombreuses démonstrations sont prévues avec des rendez-vous dispatchés par-ci, par-là durant la journée.

    Par ailleurs, deux défis seront mis en place dans l’après-midi, celui de la Bonne Mère et celui du Cercle des Nageurs de Marseille. Quatre duos athlètes-influenceurs s’affronteront sur une montée chronométrée jusqu’à l’édifice surplombant la ville. Du côté du CNM, plusieurs trios se feront face lors d’un relais.

    La liste des sportifs présents sur le village n’est pas encore figée, mais quatre parrains et marraines ont été désignés. L’ex-nageur Camille Lacourt, le journaliste Matthieu Lartot, la médecin et ancienne Miss France Marine Lorphelin ainsi que l’athlète paralympique Zakia Khudadadi.

    Cette Fête du sport se veut fixe, c’est-à-dire qu’elle aura lieu chaque année le 14 septembre, à l’image de la Fête de la musique pour l’arrivée de l’été.

  • Bruno Genesio fait face à la gestion de la pénurie

    Bruno Genesio fait face à la gestion de la pénurie

    Au soir de la victoire contre Strasbourg, Bruno Genesio a eu raison de garder la tête froide. Certes, l’OM avait réussi une belle entrée en matière, avec un succès 4 à 0. Depuis, les Alsaciens ont enchaîné deux succès, notamment face à Lens, alors que les Marseillais ont été surclassés à Monaco. Avant d’être douchés par le Paris FC au Vélodrome.

    Au-delà de ces deux résultats négatifs, c’est le comportement collectif des Olympiens qui interpelle. À quelques exceptions près, les joueurs de Bruno Genesio ont montré une forme de résignation. Surtout, avec un Igor Paixão ou un Nayef Aguerd encore fragiles, c’est la pénurie de solutions qui pose question.

    La défense marseillaise a notamment concédé cinq buts en deux rencontres. De quoi semer le doute dans l’esprit de son entraîneur. « On ne peut pas espérer grand-chose quand on défend comme on a défendu. Il va falloir qu’on prenne conscience de ça », a-t-il admis dimanche, en commentant la prestation de son équipe.

    Adepte d’une défense à quatre, il va sans doute devoir réorganiser son dispositif. Car son arrière-garde demeure, encore et toujours, le maillon faible de son équipe. Dans le passé, Bruno Genesio a montré qu’il pouvait s’adapter. Passer à une défense à trois axiaux. Même si à Lille, la solution n’a pas toujours été efficace. Alors que se profile une première séquence de trois matches en dix jours, avec l’ouverture de la Ligue Europa à Istanbul dans une semaine, le technicien va-t-il remodeler son schéma tactique, afin de colmater les brèches qui plombent son équipe ?

    Deux jours de réflexion

    Pour pouvoir mettre en place un nouveau plan de jeu, Bruno Genesio aurait besoin de temps. Les deux mois de mise en route ne lui ont pas permis de travailler dans la sérénité, du fait des complications extra-sportives qui l’ont vu perdre la majorité de ses meilleurs éléments, sans voir arriver de renfort.

    S’il y a eu des succès dans les matches de préparation, chacun a montré que l’OM, en version austérité, avait du mal à rester efficace sur la durée totale d’un match. Cela s’est vu contre l’Atlético de Madrid. Cela a été plus flagrant dimanche, face à un Paris FC qui a su porter le fer dans les points faibles de la cuirasse phocéenne. Et ce dès le coup d’envoi.

    Bruno Genesio, qui a assumé ses choix, a encore deux jours pleins pour réfléchir à un éventuel changement. Il aura l’occasion de le tester à Rennes, dans un contexte particulier. Pour lui, qui est un ancien de la maison Rouge et Noir. Pour l’OM, car la dernière visite au Roazhon Park, en ouverture de la saison dernière, avait laissé des traces indélébiles dans les têtes marseillaises.

    Le voyage en Bretagne doit servir de planche d’appel. Il s’annonce déjà déterminant pour la suite de la saison. Car, si la crise n’est pas encore là, les ingrédients pour qu’elle se déclenche sont d’ores et déjà réunis. Bruno Genesio se doit de montrer sa capacité à gérer la pénurie. Une première pour lui.

    L’OM recherche l’auteur présumé d’une agression sexuelle

    C’est d’abord sur TikTok que la jeune femme a réagi. Dimanche dernier, lors d’OM-Paris FC, cette habituée du Virage Nord affirme avoir retrouvé des traces de sperme dans le dos de son tee-shirt et sur le haut de son pantalon. Après avoir reçu de nombreux témoignages de soutien, la jeune femme a été contactée par l’OM, comme l’indique un communiqué officiel du club, indiquant avoir « été informé des faits particulièrement graves rapportés » et apporter « tout son soutien à la supportrice concernée ».

    L’OM affirme qu’il « mettra à disposition tous les éléments en sa possession, collaborera pleinement avec les autorités compétentes et prendra toutes les mesures qui s’imposeront au regard des faits qui pourront être établis ». .

  • JO 2030 : l’orage de trop pour le président du comité d’organisation Edgar Grospiron

    JO 2030 : l’orage de trop pour le président du comité d’organisation Edgar Grospiron

    Lui-même avait retiré son dossard il y a 16 ans, lorsqu’il avait démissionné de la direction générale de la candidature d’Annecy pour les JO 2018. Cette fois-ci, Edgar Grospiron va être disqualifié par ses pairs. Ce jeudi, à la suite du bureau exécutif du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop), à Décines (Rhône), le champion olympique 1992 ne fera plus partie de l’aventure Alpes Françaises 2030.

    Le Cojop est secoué depuis ses débuts par de nombreux désaccords entre ses principaux personnages. Début février 2025, l’ex-biathlète Martin Fourcade avait renoncé au siège de président qui lui était promis. Edgar Grospiron avait donc été nommé 15 jours plus tard. Depuis, l’organisation a connu orage après orage.

    Le CIO arrive à Lyon

    Le 9 décembre 2025, premières démissions. Anne Murac et Arthur Richer, respectivement directrice des opérations et directeur de la communication, claquent la porte en raison de dysfonctionnements trop importants. Numéro 2 de ces JO français, Cyril Linette s’en va deux mois plus tard, en plein milieu des Jeux de Milan. La raison évoquée : « des désaccords insurmontables entre le président, Edgar Grospiron, et le directeur général, Cyril Linette ».

    À la suite d’une clarification de la gouvernance, le calme était progressivement revenu au Cojop. Mais l’élection d’Éric Ciotti à la tête de la Ville de Nice a rebattu les cartes. Exit la Baie des Anges, le pôle glace est transféré intégralement vers la capitale des Gaules, Lyon, suite à des désaccords là aussi profonds avec le nouvel édile. Un camouflet de plus et les tensions ne baisseront plus jusqu’à ce jeudi 10 septembre 2026.

    Un président intérimaire devra inévitablement être désigné avant de trouver un successeur à Edgar Grospiron. Le prochain rendez-vous pour le Cojop se fera donc sans l’ex-champion de ski de bosses. La commission de coordination du CIO débarque à Lyon entre le 14 et le 16 septembre pour inspecter les futures patinoires olympiques. Une visite en présence de son président, Pierre-Olivier Beckers, et de Christophe Dubi, directeur des Jeux au Comité international olympique. Pour apaiser légèrement les tensions avec un CIO qui pourrait perdre patience.

  • [La Marseillaise Breaking Cup] Mofak veut faire naître des vocations dans les quartiers

    [La Marseillaise Breaking Cup] Mofak veut faire naître des vocations dans les quartiers

    Pour Mofak, la Marseillaise Breaking Cup est bien plus qu’un simple événement. Elle est l’expression d’une culture urbaine qu’il chérit depuis son plus jeune âge, au cœur des quartiers marseillais où il a grandi. Le directeur artistique de la compétition était présent mardi à La Busserine pour permettre à « la jeunesse d’aujourd’hui » de découvrir ce qui l’a toujours fait vibrer « dans les arts de rue ». « Ça me tient à cœur de pouvoir m’investir au travers de ces ateliers, parce que ça peut susciter des vocations. Si un jeune va s’inscrire derrière à la danse, au DJing ou au graff, ce serait ma plus belle victoire », confie celui qui souhaite à son tour transmettre aux enfants ce qu’il a reçu de ses aînés, à l’image de DJ Djel de la Fonky Family, ou de DJ Daz, du groupe IAM.

    Investir directement les quartiers

    « Ça me fait plaisir parce que le temps passe, il faut laisser la place aux jeunes. Et le hip-hop, c’est un héritage », souligne l’artiste, qui a notamment collaboré au cours de sa carrière avec des stars internationales comme Madonna ou Snoop Dogg. « La culture urbaine a toujours eu de l’importance, même pour les jeunes d’aujourd’hui, parce que c’est l’origine de tout ce qu’ils écoutent. Il faut que ces arts perdurent », insiste-t-il.

    Mofak déplore notamment la place prise par le numérique au détriment des activités en extérieur. « Beaucoup de personnes, surtout des enfants, sont devenues esclaves des téléphones, des consoles de jeux et des réseaux sociaux. Il faut qu’ils puissent profiter de leur jeunesse », ajoute l’artiste marseillais. À ses yeux, la Marseillaise Breaking Cup joue justement un rôle concret en allant directement à la rencontre des jeunes dans leurs quartiers. « Il faut que ça continue dans ce sens. L’idéal, ce serait de pouvoir faire des opérations comme celles-ci tout au long de l’année, avec l’appui des centres sociaux, des centres aérés et des associations », propose Mofak, qui salue au passage « l’énorme travail » réalisé quotidiennement par ces structures auprès de la jeunesse marseillaise.