Category: sports

  • Le RC Toulon craque une nouvelle fois sur le fil

    Le RC Toulon craque une nouvelle fois sur le fil

    Ce n’était clairement pas le début de saison escompté par les Toulonnais. Défaits d’un point à Bayonne la semaine passée, les hommes de Franck Azéma se sont une nouvelle fois inclinés d’un petit point seulement, mais cette fois-ci à domicile, face à La Rochelle (20-21), samedi. « On est bien évidemment tous très déçus. Ce n’est pas ce qu’on aurait voulu », a réagi le directeur du rugby Pierre Mignoni, en saluant la prestation de leurs adversaires du soir. « C’était une rencontre très intense. Ce que l’on peut regretter, c’est que dès qu’on a mis des points, et ils étaient difficiles à marquer, on en a repris à zéro passe derrière notamment sur les renvois. On n’a pas été dans le confort de ressortir. On est restés sous pression. On a fait des erreurs, des ballons rendus. C’est dommage, car il y a eu des mouvements intéressants », poursuit-il. Les Maritimes se sont montrés plus combatifs et réalistes sur le carré vert, malgré le long bras de fer qui s’est produit entre les deux formations jusqu’à l’heure de jeu.

    Dominés au sol

    Même si le score s’avère très serré, la différence s’est faite sur le jeu au sol. « Ils nous ont mis de la pression. On les connaît et on le savait que La Rochelle serait présente dans ce secteur. C’est une défense qui t’enferme, qui te met la pression. Si tu ne gagnes pas la ligne, tu t’isoles. Ils ont été solides sur les contests. On l’a payé cash », reconnaît Mignoni, conscient que ce défaut a déjà été révélé au grand jour lors du dernier match à Bayonne. Mais contrairement au week-end dernier, les Rouge et Noir n’ont pas pu compter sur l’efficacité au pied de Melvyn Jaminet. L’arrière tricolore a laissé échapper deux transformations et une pénalité, soit sept points, face aux perches, samedi à Mayol. Cette première à domicile a été également compliquée pour le capitaine Gaël Fickou. L’international français, formé à Toulon, n’a pas réussi à peser dans les débats. « C’est un leader, c’est évident. Je suis heureux qu’il puisse jouer chez lui, dans sa ville de naissance. C’est un grand leader, on aurait aimé lui donner un peu plus de ballons qualitatifs. Il en a aussi trié, et heureusement. C’est une première, malheureusement, qui n’est pas aboutie avec ce résultat », souligne le directeur du rugby, déjà focalisé sur la troisième journée de Top 14.

    Les Toulonnais se déplaceront samedi 19 septembre (à 14h30) sur la pelouse du Castres Olympique avec « 23 joueurs qui ont faim ». « Il faut y aller avec de l’envie, et rien ne sera facile. Encore moins à Castres, mais on doit s’accrocher », ajoute Pierre Mignoni, déçu mais loin d’être abattu.

  • Toulon veut repartir de l’avant à Mayol face à La Rochelle

    Toulon veut repartir de l’avant à Mayol face à La Rochelle

    Pour Toulon, l’ouverture à Bayonne s’est jouée à peu de chose. Alors qu’ils ont bousculé les Basques tout au long de l’après-midi, les rouge et noir n’ont été récompensés que par le bonus défensif. Avec à la clef une défaite, certes honorable (26-27), mais qui est loin de les satisfaire. D’autant qu’ils semblaient avoir la maîtrise de leur sujet face à un Aviron montrant certaines lacunes.

    « Nous n’avons pas su tenir le ballon et mettre sous pression Bayonne », analysait après coup Franck Azéma. L’entraîneur principal du RCT regrettant que ses hommes « se soient débarrassés trop vite du ballon, que nous ne portions pas. En deuxième période, sur les deux premiers rucks, nous le perdons systématiquement, donc nous n’avons pas pu nous exprimer ».

    Toulon est donc revenu avec le point de la frustration. Tout le contraire de ce qu’a vécu son premier adversaire de la nouvelle saison à Mayol, ce samedi. Car, si le RCT n’est pas allé au bout de son jeu, La Rochelle a frappé fort. Grâce à une pénalité d’Antoine Hastoy, sur la sirène, les Maritimes se sont offert une victoire surprise aux dépens de Toulouse (30-27). S’il est trop tôt pour en mesurer la portée, dans les têtes charentaises, ce succès initial a permis de confirmer les belles choses montrées lors des rencontres de préparation.

    Les duels opposant Toulon et La Rochelle réservent toujours de belles surprises. La saison dernière, les Varois avaient dominé les Rochelais à Mayol (39-14). Avant de couler à pic lors de la revanche à Marcel-Deflandre (0-66).

    Duel de caractères

    Les Toulonnais auront à cœur d’effacer cette déroute en offrant à Franck Azéma et à Mayol une belle revanche. Un match dont il attend plus car le voyage à Bayonne l’a laissé sur sa faim : « Il y a tout de même de la frustration, même si en termes d’état d’esprit, nous avons été là de bout en bout. Le comportement a été bon. »

    Mais à la maison, c’est à un festin qu’il aimerait offrir à ses supporters. Pour montrer que cette sortie chez les Basques n’était pas sans lendemain. Et que ses joueurs ont à cœur de rendre la monnaie de leur pièce aux Rochelais, après l’humiliation du 4 janvier dernier.

    Pour y parvenir, le manager varois devra se passer de Charles Ollivon. Victime d’une commotion à Jean-Dauger la semaine dernière, le capitaine des rouge et noir est au repos. Beka Gigashvili a été opéré avec succès et entame désormais sa rééducation. Autres nouvelles de l’infirmerie : Gabin Villière, Marius Domon, Gaël Dréan, Matthias Halagahu et Dany Priso poursuivent leur processus de rétablissement. Alors que Corentin Mézou et David Ribbans ont, eux, repris le travail, mais sont encore dans une phase de stabilisation.

    Côté rochelais, les Charentais se rendent à Mayol privés de Tolu Latu. Le talonneur a reçu un carton rouge lors de la journée d’ouverture et se retrouve suspendu pour quatre semaines, coupable d’un déblayage dangereux qui a heurté le visage de Matthis Lebel en fin de rencontre. Il ne sera pas le seul absent du déplacement dans le Var. L’infirmerie rochelaise est copieusement garnie, avec dix joueurs en soin.

    TOULON – LA ROCHELLE

    2e journée de Top 14

    Stade Mayol

    Samedi, 21h

    Arbitre : J. Rozier.

    TOULON : Jaminet – R. Rebbadj, Jones, Fickou, Ferté – Garcia ( o ), Serin ( m ) – Abadie, Mercer, Ludlam – Candoriet, S. Rebbadj – Sinckler, Baubigny, Amettla.

    LA ROCHELLE: Leyds – Nowell, Seuteni, Daunivucu, Bollengier – Hastoy ( o ), Bouju ( m ) – Boudehent, Haddad, Botia – Adélaïde, Kanté-Samba – Sorin, Bourgarit, Kaddour.

    2e journée

    Clermont – Stade Français 16h35

    Pau – Bayonne 16h35

    Perpignan – Castres 16h35

    Racing 92 – Lyon 16h35

    Vannes – Montpellier 16h35

    Toulon – La Rochelle 21h00

    Dimanche

    Toulouse – UBB 21h05

  • Bboys et bgirls fin prêts pour les battles… que le meilleur gagne !

    Bboys et bgirls fin prêts pour les battles… que le meilleur gagne !

    La Marseillaise Breaking Cup se déroule tout au long de la journée de dimanche, mais comment va se dérouler la compétition ? La discipline se dispute en battle, des face-à-face entre deux breakers. B-boy Wesna figurera dans le jury (toujours d’un chiffre impair) de cette 5e édition, il explique en détail le fonctionnement : « Dans un 1 contre 1, c’est tout simplement que les danseurs se mettent face à face, et ils vont donner leurs meilleurs moves pour pouvoir gagner », explique-t-il simplement. Tony Badman, le speaker de l’épreuve, détaille la meilleure manière de gagner. « La musicalité, le style, l’originalité, il y a énormément de choses qui sont prises en compte. On a aussi la propreté, l’exécution, la prise de risque aussi. Il y a une chose aussi qu’il ne faut pas faire, c’est ce qu’on appelle dans le jargon du hip-hop : “pomper“. C’est le fait de recopier le move d’un danseur. »

    La musique prend une place énorme dans la gestion d’une battle. Wesna dira que « sans musique, on ne peut pas danser, tout simplement ». L’adaptation au DJ est aussi importante pour les danseurs, peu importe la discipline, alors que le speaker, le « MC », pose un cadre pour que spectacle se fasse. « Il doit connaître l’univers du danseur, le milieu du break, pour pouvoir le présenter au mieux », renchérit Tony. Au final, deux passages doivent départager et désigner le vainqueur de chaque battle.

  • [Entretien] Mofak : « On va célébrer les cultures urbaines comme il se doit »

    [Entretien] Mofak : « On va célébrer les cultures urbaines comme il se doit »

    La Marseillaise : Pourquoi vous tient-il à cœur de vous investir au plus près des quartiers avec La Marseillaise Breaking cup ?

    Mofak : Ça peut être l’occasion de donner une étincelle à un jeune, de lui transmettre une passion, de lui donner envie de prendre des cours de danse, de DJing, de graff. Et parfois, tout simplement, cette rencontre peut déclencher quelque chose chez un jeune. Pour moi, c’est donc essentiel de pouvoir aller dans les quartiers et transmettre ce qu’on a nous-mêmes reçu des grands, qui étaient là avant nous. Ils nous ont donné leur temps, leur énergie, leur savoir et leur passion. Aujourd’hui, c’est à notre tour de redonner.

    Vous disiez avoir beaucoup reçu
    de vos aînés. Pouvez-vous nous raconter comment vous avez vécu votre enfance au quartier du Clos-la-Rose, dans le 13
    e arrondissement ?

    M. : Nous, on était peut-être un peu plus autonomes, mais on a surtout eu la chance d’avoir des grands autour de nous. Des personnes comme DJ Djel de la Fonky Family, qui m’a un peu initié, ou Didier Dazoyam du groupe IAM, qui a pris le temps de me montrer, de transmettre. Je suis vraiment reconnaissant de tout ce que j’ai pu recevoir de ces grands-là. Et aujourd’hui, je pense que c’est à nous de donner à notre tour, notamment aux jeunes qui sont curieux, qui ont envie d’apprendre et qui veulent s’investir. Ça me fait plaisir de pouvoir le faire, parce que le temps passe et, à un moment, il faut aussi savoir laisser la place. Pour moi, c’est ça, l’héritage du hip-hop. C’est une culture de transmission, de partage et d’héritage. C’est important de ne pas garder pour soi ce qu’on a appris.

    Qu’apportent les cultures urbaines à la jeunesse ?

    M. : Les jeunes écoutent certaines musiques, mais ils ne connaissent pas forcément leur origine, ni toute l’histoire qui se trouve derrière. Les danseurs étaient avec les rappeurs, les rappeurs avec les DJs, les DJs avec les graffeurs… Tout le monde faisait partie du même mouvement. C’est l’histoire qui a fait qu’avec le temps, les disciplines se sont davantage séparées, mais à l’origine, elles étaient profondément liées. C’est un petit moment d’histoire qu’on leur transmet.

    Cela permet également aux jeunes de se détacher des écrans, devenus omniprésents dans notre société…

    M. : Beaucoup de personnes sont devenues esclaves des écrans, il faut le dire. C’est un véritable fléau et ça touche aussi bien les enfants que les adultes. C’est important de pouvoir préserver les jeunes le plus longtemps possible, de leur permettre de rester concentrés sur une activité, de leur donner quelque chose qui les passionne et qui les éloigne de certaines choses. Cette activité, ce n’est pas forcément le hip-hop. Ça peut être le foot, le basket, la danse, la musique… Peu importe. L’essentiel est de leur donner un cadre, une passion, quelque chose dans lequel ils peuvent s’investir et s’épanouir.

    Quel message souhaitez-vous faire passer aux Marseillais ?

    M. : Rendez-vous dimanche à l’Opéra de Marseille ! On va célébrer ça ensemble, parce que c’est historique : c’est la première fois qu’on est programmés à l’Opéra. On va fêter ça comme il se doit, parce qu’on marque une page de l’histoire. Je suis vraiment content et fier de pouvoir vivre ce moment avec La Marseillaise. Et en plus, c’est gratuit ! On s’est battus pour que cet événement soit accessible à tout le monde. Alors vraiment, il ne faut pas rater ça. On va célébrer les cultures urbaines comme il se doit.

  • La Breaking cup franchit les portes l’Opéra

    La Breaking cup franchit les portes l’Opéra

    L’heure est venue d’entrer pleinement dans le vif du sujet. Après six jours de démonstrations et d’animations autour de la culture urbaine à Marseille et dans ses environs, La Marseillaise Breaking cup propose, ce dimanche, une compétition internationale. La discipline prendra ses quartiers toute la journée devant et à l’intérieur de l’Opéra. Une première qui s’annonce remarquable, avec des activités proposées sur le parvis du matin au soir.

    L’événement débutera justement au cœur de la matinée. Le fronton de l’Opéra accueillera les qualifications de la Breaking Cup. À l’issue d’un mini-tournoi, seuls les meilleurs accéderont à la scène principale dans l’après-midi. Entre 14h et 18h30, les phases finales se dérouleront sur le parquet de l’édifice. Une épreuve longue durée avec trois catégories du breaking qui sont représentés : le popping, le breakdance et le hip-hop. Des styles et des façons de danser différents qui mettront en appétit les 600 spectateurs attendus pour assister à la compétition. L’entrée est totalement gratuite, mais la réservation est conseillée, puisqu’une majorité des places a déjà été réservée.

    Un jury international

    pour les battles

    Pour désigner les vainqueurs, un jury de choix a été constitué. Neuf personnalités issues du monde du breaking départageront les concurrents des trois disciplines. En breakdance, les Français Lil’Kev et Babyson, ainsi que le Brésilien Samuka, jugeront les performances. Pour le popping, Ness, Sonya et le Canadien Hya ont été invités. Le hip-hop sera quant à lui évalué par Dykens, Sam Yudat et le Marseillais Pakdjeen.

    Parmi les danseurs stars conviés (voir par ailleurs), figure notamment la B-Girl Pita. Enfant de Marseille, Pita Auffan participera aux « battles », avant de se rendre aux championnats du monde de breakdance, début décembre, à Paris. Cinq DJ rythmeront la journée. Un pour chaque discipline, tandis que DJ Cali animera le roller-disco prévu sur le parvis à partir de 15h. Asli s’occupera du warm-up et des entractes. Kmeleon et Tony Badman seront, eux, les speakers officiels de la compétition.

    La Marseillaise Breaking Cup clôturera la saison événementielle du journal et fera entrer ce type de danse dans une nouvelle dimension grâce à sa présence dans ce cadre unique. « On est très heureux de pousser les portes de l’Opéra de Marseille. Toute la communauté du hip-hop marseillais est “choquée” de ce qui arrive », lance Tony Badman.

  • Le coach des Marseillaises définit son style de jeu

    Le coach des Marseillaises définit son style de jeu

    « Mon style est assez simple : j’ai envie de m’asseoir sur un banc et d’aimer ce que je vois », a souligné Nicolas Chabot, récemment nommé à la tête des Marseillaises, la section féminine de l’OM. Derrière cette réponse, banale de prime abord, se cache en réalité une réflexion plus complexe sur le football féminin. « Je pense qu’il n’y a pas un style de jeu qui permette de gagner tous les matches. Mais on veut un style qui corresponde aux qualités du foot féminin et à l’identité de Marseille, notamment la technicité. Les filles ont de vraies qualités techniques, là où l’aspect athlétique est davantage prédominant chez les garçons », analyse l’ancien entraîneur du FC Nantes, très attaché à la capacité de ses joueuses à combiner sur le plan relationnel.

    Deux écoles de pensée

    Cette capacité cognitive, qui dépend de facteurs techniques et sociaux, est aussi appelée « socio-affective ». Pour Nicolas Chabot, l’étape suivante après cette connexion est l’influence footballistique, qu’il divise en deux grandes écoles : espagnole et anglaise. « Les Espagnols montrent qu’en termes d’intelligence collective, de capacité à se connecter entre eux, ils sont au-dessus de tout le monde », souligne le technicien de 31 ans, qui a nourri sa passion pour le ballon rond devant les matches de Premier League. « J’adorais les matchs qui finissaient à 4-4, ceux où il y avait 3-3 à cinq minutes de la fin, avec des buts dans tous les sens », ajoute-t-il.

    Avec ce mélange des genres, l’entraîneur marseillais veut avant tout apporter un sens du spectacle « à la fois intense, technique, collectif, tactique et qui colle parfaitement à l’identité marseillaise où les gens font les choses avec le cœur ».

    Il n’y a plus qu’à le montrer sur le terrain tout au long de la saison.

  • Le Défi Monte-Cristo affiche complet avec 4 000 concurrents à La Ciotat

    Le Défi Monte-Cristo affiche complet avec 4 000 concurrents à La Ciotat

    La version ciotadenne du Défi Monte-Cristo continue de séduire et revient pour une troisième édition à partir de ce vendredi. Au total, plus de 4 000 nageurs plongeront dans les eaux turquoise de la baie afin de participer à l’une des neuf courses programmées tout au long du week-end.

    Tout est désormais prêt pour accueillir les participants. « On est en train de faire les derniers petits ajustements sur le village, mais tout est prêt pour recevoir dès demain matin (ce vendredi) », explique Dominique Mena, créateur de l’événement.

    Pour cette édition 2026, une nouveauté de taille a été mise en place afin d’améliorer le confort des milliers de concurrents, au départ. Jusqu’à présent, les nageurs devaient emprunter des bus depuis le village écoresponsable pour rejoindre le port de départ. En collaboration avec la Ville de La Ciotat, l’organisation a installé un ponton éphémère sur la plage afin d’embarquer directement les participants vers l’Île Bleue.

    La date pourrait évoluer

    Ce départ face à l’Île Bleue offre justement un spectacle pour les yeux des participants, avec un paysage de carte postale. La demande est toujours aussi forte, mais les organisateurs pourraient se pencher vers une modification de la date de la compétition. « On nous a rapporté que le Défi était un peu trop proche de la rentrée. Les gens viennent de reprendre le boulot et ça peut être difficile de venir, pour ceux qui viennent de plus loin. On va peut-être décaler d’une semaine l’année prochaine », justifie le patron.

    Le soleil sera au rendez-vous pour accompagner les nageurs tout au long du week-end. Tous les voyants sont au vert avant le coup d’envoi des différentes épreuves.

  • [Tennis] Ces juges de ligne qui voient la balle avant tout le monde

    [Tennis] Ces juges de ligne qui voient la balle avant tout le monde

    Seriez-vous capable de voir précisément où a rebondi une balle qui fonce droit sur vous à plus de 200 km/h ? Sur les courts de tennis, les juges de ligne, eux, le sont. Leur mission : « Juger les lignes, annoncer les balles comme il faut, les faire péter quand elles sont très proches et savoir communiquer avec l’arbitre de chaise », résume Michel Morel, juge de ligne depuis 2008. Reconnu dans le milieu, cet Arlésien de 64 ans a déjà officié sur quinze éditions de Roland-Garros. Il connaîtra une seizième et dernière édition l’an prochain, la limite d’âge pour exercer étant fixée à 65 ans.

    Avant de tourner la page, Michel Morel compte bien profiter pleinement de ce rendez-vous qu’il attend chaque année avec impatience. « Ce sont toujours trois semaines intenses, mais c’est tellement kiffant de se retrouver là », confie celui qui prenait exprès des congés pour réaliser sa passion. Au mois de mai dernier, il a d’ailleurs vécu l’un de ces moments qui restent gravés. Il était 1 heure du matin lorsqu’il était toujours debout sur le court Suzanne-Lenglen, au cœur d’un match complètement fou entre Frances Tiafoe et Matteo Arnaldi.

    Œil affûté et nerfs solides

    « Pendant trois jeux, je n’ai eu que des balles au millimètre. Tu es dans un autre monde. À un moment donné, tu sais que, de toute façon, toutes tes annonces, elles vont être bonnes, quels qu’ils soient, parce que t’es dans l’action », raconte-t-il, en ayant conscience qu’il a fait partie des 350 Français sélectionnés pour arbitrer sur l’une des quatre plus grandes compétitions de la planète.

    Si l’œil est évidemment essentiel, être un bon juge de ligne ne se résume pas à avoir une bonne vue. « Il faut de la concentration et être endurant physiquement parce qu’on fait des rotations d’1h20 en plein cagnard », ajoute Michel Morel. Avec les années, l’expérience finit par faire la différence. À force d’observer des milliers de trajectoires, le juge de ligne développe presque un sixième sens. « On va savoir si elle est bonne et si on est sûr de nous, ça s’entend à la voix. L’arbitre de chaise va savoir si on s’est planté ou si on n’a pas pris la bonne décision. Une petite voix tremblotante va laisser planer du doute, alors qu’une voix sèche, assurée et que l’on fait péter, ça annonce de la certitude et ça rassure à la fois l’arbitre et les joueurs », explique le doyen du tournoi cassiden, évalué par les arbitres de chaise et les conseillers techniques lors des rotations. « On est noté sur notre voix, nos annonces, notre communication, notre tenue et notre régularité », détaille Michel Morel, irréprochable sur tous ces points.

    Challenger de Cassis : les résultats de jeudi

    N. Budkov Kaer (NOR) b. Y. Ghazouani Durand (FRA) (6-1, 7-6)

    M. Lajal (EST) b. S. Gueymard Wayenburg (FRA) (6-7, 6-3, 6-4)

    M. Echargui (TUN) b. B. Harris (GBR) (7-5, 1-6, 7-6)

    R. Betrand (FRA) b. R. Perot (FRA) (6-1, 6-0)

    Le programme de vendredi

    T. Droguet (FRA) – D. Glinka (EST)

    N. Budkov Kjaer (NOR) – M. Echargui (TUN)

    R. Bertrand (FRA) – M. Lajal (EST)

    U. Blanchet (FRA) – D. Masur (ALL)

  • Au Plan d’Aou, les animations de La Marseillaise Breaking Cup brisent la routine

    Au Plan d’Aou, les animations de La Marseillaise Breaking Cup brisent la routine

    Un véritable « flash-back » pour Bboy Wensa, professeur de danse venu animer la 4e étape de La Marseillaise Breaking Cup 2026, de passage au Plan d’Aou (15e) ce jeudi. Installé sur le terrain de foot du centre social Grand Saint-Antoine, il accueille sur son tapis de break tous les curieux qui voudraient s’essayer à une ou deux figures. « J’ai grandi à Marseille, à La Castellane, retrace-t-il. Les fêtes de quartiers, les animations à la sortie de l’école, c’est comme ça que j’ai découvert le break. Je suis là pour transmettre et peut-être créer des révélations chez les jeunes, comme ça a été le cas pour moi à l’époque ». Pour cette journée d’initiation, le Bboy reste soft : roulement d’épaule, vague, croisement de jambes, les mouvements doivent rester « accessibles ». « L’idée est surtout d’apprendre à bouger en rythme », souligne-t-il.

    À quelques mètres, Lyna et Serena, toutes deux âgées de 12 ans, patientent pour tester l’atelier graff, après un passage au DJ Mix. « C’est trop bien, on aime trop : danse, musique, on kiffe ! S’enthousiasment-elles de concert. C’est bien, ça fait des activités, on a pas l’habitude. Quand il n’y en a pas, on fait rien ». Et Lyna d’ajouter : « En plus, j’ai appris plein de trucs au mix, je savais pas du tout que c’était comme ça ». Derrière, Dalila, venue avec ses enfants, fait le même constat : « On amène toujours les enfants ici, mais il n’y a jamais rien. Là, c’est sympa, ils peuvent danser, ils se régalent, et nous aussi d’ailleurs ! ». « L’accès à la culture est assez limité dans les quartiers prioritaires, note Othmane Hany, chargé de la lutte contre les discriminations à la mairie de secteur. Il faut multiplier ce genre d’évènements ». Bonne nouvelle : les festivités se poursuivent vendredi, cette fois-ci à Septèmes-les-Vallons, toujours à partir de 16h30.

    Au programme aujourd’hui

    Vendredi, c’est à Septèmes-les-Vallons, au centre social la Gavotte Peyret, que la Breaking Cup poursuit sa course. Des stands graff, breakdance et DJ Mix seront de nouveau proposés à partir de 16h30. Le tout en partenariat avec l’association AC2N, basée aux Pennes-Mirabeau et engagée pour le développement de la culture Hip-Hop sur la commune depuis plusieurs années, qui sera rendez-vous.

    M.M.

  • Provence Rugby vise un troisième succès de rang

    Provence Rugby vise un troisième succès de rang

    Le club aixois caracole déjà en tête du championnat et cette dynamique positive pourrait bien se confirmer. Ce vendredi à 19h30, le Racing Club Narbonnais débarque à Aix pour une affiche qui s’annonce déséquilibrée. Lorsqu’un promu se déplace sur la pelouse du dernier finaliste, les espoirs de victoire sont souvent minces. D’autant plus que les Aixois sont déjà leaders de Pro D2, avec 9 points pris sur 10 possibles.

    Le succès obtenu la semaine dernière à Colomiers a lancé l’effectif dans un élan favorable. À 14 puis 13 contre 15, l’avance des Provençaux était incertaine, mais ils ont fini par s’imposer 18-13. « Content de la victoire, content de l’état d’esprit, cette victoire va amener énormément de confiance », confiait simplement Philippe Saint-André. Le manager poursuivait : « Pour la suite, on devra plus maîtriser. Ce n’est pas possible de prendre un carton rouge puis un carton jaune et finir à 13 ». En effet, Hugo Ndiaye a été rapidement expulsé pour une charge à la tête, avant que Caleb Muntz ne laisse ses coéquipiers à deux de moins. PSA a promis que ses joueurs allaient travailler les plaquages bas durant la semaine, ce qu’ils ont fait avec rigueur.

    Une combativité

    à préserver

    Le bon début de saison des hommes en noir repose sur trois critères : solidarité, état d’esprit, physique. On l’a vu après la sirène à Colomiers, les congratulations ont été nombreuses et sur le terrain, la combativité a été mise au premier plan pour permettre d’obtenir un résultat. Mais ces trois notions ne sont pas dissociables, car physiquement, les joueurs ont tenu. Même en infériorité numérique, l’intensité était la bonne, assurant un niveau de jeu élevé. « Les recrues ont commencé la préparation une à deux semaines avant les autres. Tout le monde est au point », soulignait Saint-André.

    Face à Narbonne, il faudra poursuivre sur cette voie avec, en face, un manager connaissant parfaitement Provence Rugby, puisque Jacques Delmas a fait partie de l’aventure de 2022 à 2025, quand Mauricio Reggiardo était aux rênes de l’équipe. À sept jours du déplacement à Valence, les Aixois procèdent à un turnover avec les premières des deux Fidjiens Etonia Waqa et Sireli Masiwini. Le 3e ligne Tornike Jalagonia sera le capitaine du soir.

    3e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (19h30)

    Arbitre : Remi Aiguebonne

    PROVENCE : Drouet – Lapegue, Lenoir, Masiwini, Tui – Trouilloud, Cazenave – Jalagonia, Gambini, Waqa – Rodda, Youyoutte – Cotet, Latterrade, Julien

    NARBONNE : Clavieres – Pipy, Navizet, Gomez, Hannoun – Chauvet, Biscay – Lavergne, Richer, Belzons – Huchet, Maga – Pomponio, Jooste, Vernet