Category: sports

  • [Coupe du Monde] Les Bleus se cassent les dents sur l’Espagne

    [Coupe du Monde] Les Bleus se cassent les dents sur l’Espagne

    Huitième demi-finale pour les Bleus, seconde pour la Roja.

    Les statistiques semblaient en faveur des hommes de Didier Deschamps, invaincus depuis leur match d’ouverture face au Sénégal. Mais l’Espagne et sa défense de fer sont venus confirmer qu’elles étaient bien la bête noire des Français ces dernières années. Après leur avoir barré la route d’une finale de Ligue des Nations et d’un Euro, les Ibères ont encore une fois réussi leur coup.

    Avec une entame qui avait tout du cauchemar pour Didier Deschamps. Sur la première véritable action dangereuse, Ivan Barton, l’arbitre salvadorien, offrait sur un plateau un penalty à Mikel Oyarzabal, après que Lamine Yamal soit venu s’empaler sur Lucas Digne. Malgré le bon choix de Mike Maignan sur sa ligne, la France était menée pour la première fois dans le tournoi.

    Dans la foulée, William Saliba était lâché par son dos. La tour de contrôle de la défense tricolore devait abandonner son poste à la demi-heure de jeu, obligeant l’arrière-garde française à se réorganiser dans l’urgence.

    À la pause, le score était donc favorable aux Espagnols. Alors que l’attaque bleue, habituellement tonitruante, n’avait toujours pas trouvé le moyen d’inquiéter Unaï Simon. La maîtrise du ballon par la Roja expliquant cette difficulté offensive.

    Des Bleus trop prévisibles

    S’il y avait de la volonté dans le camp français, il manquait la justesse dans les deux surfaces. Surtout celle d’Unaï Simon, le dernier rempart espagnol qui passait une soirée sans danger. Quant au jeu tricolore, il devait changer d’orientation, avec la sortie prématurée d’Adrien Rabiot, très tôt averti et dont l’impact risquait de lui coûter plus cher.

    En réorganisant son onze, Didier Deschamps espérait redonner de l’allant. Mais le jeu français restait trop prévisible. Et les atouts offensifs trop discrets, pour surprendre l’organisation espagnole. Le second but de la Roja, signée Pedro Porro en était l’illustration. Le défenseur de Tottenham profitait d’une défense française statique pour faire un peu plus douter les Bleus de leur capacité à renverser la situation.

    Un trident émoussé

    Le trident Mbappé – Olise – Dembélé restait en dedans, incapable de se défaire d’une défense adverse toujours aussi compacte. Et toujours pas de frappe française cadrée à l’entame des vingt dernières minutes. Alors que Lamine Yamal voyait son but refusé pour hors-jeu, ce qui aurait levé tout espoir de revenir, même si au fil des minutes, les chances bleues étaient de plus en plus ténues.

    Vingt ans après leur seul face-à-face en coupe du Monde, les Espagnols étaient donc partis pour prendre leur revanche. Et prolonger leur série positive aux dépens des Français.

    Des Français qui rêvaient d’un nouveau jour de gloire. Malheureusement, ce 14 juillet 2026 n’a pas été, sportivement parlant, à la hauteur des attentes. La défense de fer espagnole a eu raison d’une force de frappe tricolore totalement inoffensive.

    Pour venir à bout de cette Espagne-là, il aurait fallu des Bleus au sommet de leur art. Ce qui n’a pas été le cas. Ce sont donc Lamine Yamal et sa bande qui viseront une seconde étoile, seize ans après la consécration du tiki-taka en Afrique du Sud. Reste à savoir qui de l’Argentine ou de l’Angleterre se mettra sur leur chemin, dimanche à New York.

    La France devra se contenter de la petite finale. Pas sûr que cela suffira à satisfaire leurs envies.

    Demi-finale.

    Stade Arlington de Dallas

    Arbitre : I. Barton (SAL).

    Buts : Oyarzabal (22 sp), Porro (58).

    Avertissements : Rabiot (9) à la France, Cucurella (32) à l’Espagne.

    FRANCE : Maignan – Koundé, Upamécano, Saliba (Lacroix, 30), Digne (T. Hernandez, 72)- Tchouaméni, Rabiot (Koné, 46) – Dembélé, Olise (Cherki, 72), Barcola (Doué, 57) – Mbappé ( c ).

    Entraîneur : D. Deschamps

    ESPAGNE : Simon – Porro (Llorente, 84), Cubarsi, Laporte, Cucurella – Rodri ( c ), Olmo (Pedri, 78), Ruiz (Merino, 78) – Yamal, Oyarzabal (Torres, 74), , Baéna (Williams, 84).

    Entraîneur : L. de la Fuentès

    Un Angleterre – Argentine des plus indécis

    La seconde demi-finale sera un duel Europe – Amérique du Sud.

    Elle verra surtout l’Argentine, championne du Monde en titre, tenter de prolonger la défense de son titre. Face à des Anglais qui ne comptent pas s’arrêter, si proche d’une nouvelle finale, qui les fuit depuis leur seul sacre, en 1966.

    Le coup d’envoi sera donné à 21h, à Atlanta.

    ANGLETERRE : Pickford – Konsa, Stones, Guéhi, O’Reilly – Rice, Anderson – Saka, Bellingham, Gordon – Kane.

    ARGENTINE : E. Martínez – Molina, Romero, L. Martínez, Tagliafico – Paredes, Mac Allister, Fernández – de Paul – Álvarez, Messi. M.Ga.

  • L’OM boucle enfin ses premières ventes estivales

    L’OM boucle enfin ses premières ventes estivales

    Greenwood en Turquie

    Le premier grand feuilleton estival a trouvé sa conclusion. L’OM a trouvé un terrain d’entente avec Fenerbahçe concernant le transfert de Mason Greenwood. L’Anglais, après deux saisons intéressantes sous le maillot olympien, était suivi par plusieurs clubs. La Roma a été la première à faire des avances. Mais sanctionné par l’UEFA, le club de la capitale italienne a finalement renoncé.

    Trois autres sont alors entrés dans la danse. Fenerbahçe, l’Atlético de Madrid et al-Ahly. Les offres étaient proches, avec une base de 40 millions d’euros. Seul le montant du bonus différait.

    Mason Greenwood a refusé de s’engager du côté d’al-Ahly. Si elle semblait la plus intéressante pour lui, il ne se sentait pas de prendre aussi tôt sa retraite sportive, en rejoignant un championnat saoudien peu intéressant sportivement.

    Restaient en lice Fenerbahçe et l’Atlético de Madrid. C’est finalement le club turc, qui avait dépêché un négociateur à Marseille pour appuyer sa requête, qui décroche la timbale. L’OM va empocher 40 millions d’euros, auquel s’ajoutera un bonus en cas de revente. Néanmoins, les dirigeants marseillais devront verser une partie de cette indemnité à Manchester United.

    Mason Greenwood a signé un contrat de quatre ans. Assorti d’une conséquente revalorisation salariale. Il est le second départ, après le prêt payant de Hamed Traoré au Genoa.

    Des pistes défensives pour l’après-Balerdi

    Si la priorité reste aux ventes, l’état-major marseillais continue de surveiller certaines opportunités, notamment dans le secteur défensif. Après la piste Jean-Clair Todibo, celle menant à Malang Sarr est apparue. Libre de tout contrat, le défenseur de 28 ans s’est parfaitement relancé cette saison sous les couleurs lensoises, au point de figurer dans l’équipe type de Ligue 1 des trophées UNFP. Ses performances ont également attiré l’attention de la Real Sociedad.

    Accessible financièrement, puisqu’aucune indemnité de transfert ne serait à verser, l’arrivée de Malang Sarr semble toutefois conditionnée au départ de Leonardo Balerdi. Avec l’une des plus fortes valeurs marchandes et l’un des salaires les plus élevés de l’effectif, l’international argentin, actuellement blessé, figure parmi les candidats au départ cet été. En quête d’un défenseur central, la Juventus Turin garde un œil sur l’ancien capitaine olympien, mais seulement en cas d’échec dans le dossier menant au Slovène Tarik Muharemovic.

    Benatia toujours là

    Toujours dans un souci de vendre, la direction de l’OM continue de faire confiance à Medhi Benatia, son ancien directeur sportif. Selon L’Équipe, il continue de peser sur certains dossiers internes, notamment en ce qui concerne le mercato. L’ancien international marocain aurait d’ailleurs obtenu une proposition en provenance d’Arabie saoudite pour Pierre-Emile Højbjerg.

    Premier match amical en Côte d’Ivoire

    Dans le cadre de leur préparation estivale en vue de la saison à venir, les Olympiens s’envoleront mercredi pour la Côte d’Ivoire. Ils y séjourneront durant trois jours à l’occasion du partenariat noué avec « Sublime Côte d’Ivoire », un programme porté par le ministère du Tourisme et des Loisirs du pays ouest-africain. Un déplacement qui sera également l’occasion pour les Marseillais de disputer leur première rencontre amicale, jeudi à 15 heures, face au Yamoussoukro FC.

    Selon la communication officielle de l’OM, l’ensemble des rencontres du Summer Tour sera diffusé sur OM.fr et sur la chaîne Twitch officielle du club. L’accès au direct sera réservé aux membres Peuple Bleu & Blanc Essential, Gold et Platinum, ainsi qu’aux abonnés (subs) de la chaîne Twitch officielle de l’OM.

  • L’Argentine rejoint l’Angleterre à Atlanta

    L’Argentine rejoint l’Angleterre à Atlanta

    Comme face au Cap-Vert et l’Égypte, ils ont eu recours à la prolongation pour poursuivre leur aventure. Dès potron-minet en Europe, c’est la Suisse qui, cette fois, en a fait les frais. Alors qu’Alexis MacAllister avait rapidement ouvert le score pour l’Argentine, Don Ndoye a égalisé peu après l’heure de jeu.

    Les Helvètes ont fait mieux que se défendre. Même réduits à dix après l’expulsion de Breel Embolo, ils ont continué à faire douter le champion du monde en titre. Qui a définitivement assuré sa place dans le dernier carré grâce à Lautaro Martinez (3-1).

    À Atlanta, jeudi, l’Argentine affrontera l’Angleterre. Des Anglais qui doivent à Jude Bellingham, auteur de deux buts, d’éviter la sortie de route. Face à une équipe de Norvège qui n’a rien lâché (2-1, après prolongation).

  • [Beach-Volley] Marion Castelli et Caroline Reb reprennent la main aux Catalans

    [Beach-Volley] Marion Castelli et Caroline Reb reprennent la main aux Catalans

    Non, Marion Castelli et Caroline Reb ne sont pas encore à la retraite.

    « Lorsque nous avons été battues l’an dernier, certains ont dit que nous étions trop vieilles. Je pense que nous avons répondu ! » clame Marion, quelques minutes après que le trio dont elle est la capitaine ait gagné sa 140 levée du tournoi des Catalans.

    Le coup de jeune apportée par Sammy Slater, venue des États-Unis et nouvelle licenciée au club des Catalans, est une des explications de ce renouveau. À cela s’est ajoutée la faim de victoire, à laquelle n’ont pas résisté les finalistes Fanette Jaumet, Anouk Dupin et Céleste Paille, balayée en deux manches (21/14, 21/18).

    Chez les hommes, c’est un trio inédit qui s’est affirmé au fil du tournoi. À l’image d’une finale où ils ont eu un peu de retard à l’allumage, Hilir Henno, Nathan Canovas et Anatole Chaboissant ont terminé en boulet de canon.

    Le trio Andrej Jokanovic, Noah Gardavour, Andréas Brinck a cru trop tôt à la victoire, après avoir survolé le premier set et mené de 14 points dans le second. Mais les services précis d’Anatole Chaboissant et les feintes de ses compères ont permis d’enclencher une remontada (12/21 – 21/19 – 15/8).

    La qualité de cette cuvée 2026 du tournoi des Catalans a de quoi satisfaire Jean Castelli. Le président du CBCV a « apprécié le spectacle, malgré une canicule éprouvante. Heureusement, les joueurs ont su bien gérer la situation ». Tout est lancé pour une 77e édition, l’an prochain.

  • Mathieu van der Poel plus fort que la canicule

    Mathieu van der Poel plus fort que la canicule

    Pour la troisième fois de sa carrière, Mathieu van der Poel s’offre une étape du Tour.

    Sous une chaleur écrasante en Corrèze, le coureur d’Alpecin a logiquement surclassé, sur la ligne, le Norvégien Tobias Johannessen, le Britannique Tom Pidcock et le Français Alex Baudin.

    À la veille de la première journée de repos, le Slovène Tadej Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance de 2 minutes et 42 secondes sur le Danois Jonas Vingegaard. Les deux hommes ont terminé avec tous les autres favoris dans un peloton d’une quarantaine de coureurs, à six secondes seulement du vainqueur.

    Cette victoire, à quelques kilomètres des lieux chers à son grand-père Raymond Poulidor, qui repose à Saint-Léonard-de-Noblat, constitue un vrai soulagement pour son équipe Alpecin, où Jasper Philipsen a raté le coche lors des trois premières arrivées au sprint.

    L’étape, réduite de 185 à 155 km alors que le département de la Corrèze a basculé en vigilance rouge canicule, a été marquée comme prévu par une bataille féroce pour prendre l’échappée sur un terrain accidenté, idéal pour les baroudeurs.

    Malgré la fournaise, des dizaines de coureurs ont tenté de partir à l’avant, dont Julian Alaphilippe, très offensif en début d’étape.

    Le bon coup est parti à la mi-course, dans le difficile Suc au May, en haut duquel huit coureurs – que des costauds – ont formé un groupe déterminé à se jouer la victoire : Tobias Johannessen, le mieux placé au général (13e), Quinn Simmons, Derek Gee-West, Tom Pidcock, Lennert Van Eetvelt, Pablo Castrillo, Mathieu van der Poel et le Français Alex Baudin.

    Mais derrière, l’équipe UAE de Tadej Pogacar a imprimé un gros tempo pour rester à portée de fusil. La formation Netcompany Ineos, au prétexte de défendre la onzième place d’Egan Bernal au général, a pris le relais pour garder l’échappée sous pression.

    L’entente au sein de celle-ci a commencé à se déliter à 27 kilomètres de l’arrivée. Mathieu van der Poel, mécontent que ça ralentisse et de voir revenir le peloton à trente secondes, a alors secoué le cocotier dans le Mont Bessou, un raidard de 900 mètres qui devait lui rappeler les bergs du Tour des Flandres, pour placer son attaque décisive.

    Un temps distancés, Johannsen, Baudin et Pidcock ont réussi à s’accrocher, malgré un problème de dérailleur pour le Britannique, réglé à grands coups de talon.

    Le quatuor s’est alors dirigé ensemble jusqu’à Ussel où le triple vainqueur de Paris-Roubaix, beaucoup trop rapide, a logiquement remporté le sprint alors que le peloton se rapprochait dangereusement.

    Face à la canicule, le syndicat des coureurs a demandé une évolution à l’avenir des heures de départ des courses estivales afin de protéger la santé des athlètes, avant le départ de la 9e étape, raccourcie en raison des fortes chaleurs ce dimanche.

    Première pause pour le peloton

    Après une semaine intense, les rescapés de la Grande Boucle vont observer une journée de repos, ce lundi.

    C’est à Aurillac, dans le Cantal, que les coureurs vont recharger les batteries. Avec au menu une sortie collective et des soins spécifiques pour chaque cycliste.

    La compétition reprendra mardi, avec la dixième étape qui verra l’épreuve partir d’Aurillac, pour rejoindre la station du Lioran, soit 166,6 kilomètres et sept cols, dont deux de première catégorie.

  • Le Graal aux minimes de la Boule Batarelloise

    Le Graal aux minimes de la Boule Batarelloise

    La délégation bucco-rhodanienne emmenée par le président Patrick Fara, s’est mise en évidence, on peut le dire dans les trois catégories.

    Partons des plus grands avec ces juniors et les deux équipes reversées dans la Coupe de l’Avenir.

    Gianni Seignouret, Maco Fabio, Tylan Kapfer les champions de ligue d’une part et Joseph Torrens, Enzo Alazay, Dylan Rayne-Langlade les champions départementaux de l’autre.

    Les premiers vont s’incliner en finale face à la Franche-Comté 10 à 13.

    Les seconds seront battus en quart de finale par l’Occitanie 8-13.

    Les cadets de la Boule Aixoise, vice-champions

    Loni Szcztkowski, Mylan Terryn et Ezekiel Cortes déjà champions de Ligue, vont réaliser un parcours digne d’un rouleau compresseur. Dominant tour à tour les représentants de l’Aquitaine et de la Bretagne sur le même score de 13 à 2, infligeant une Fanny à ceux de la Bourgogne en quart, avant de poursuivre en écartant le Centre-Val de Loire
    13 à 5. C’est dans le dernier acte que la machine va connaître une défaillance. « Nous ne sommes pas bien entrés dans la partie, face à ces adversaires que nous connaissons bien, ça nous a été fatal. C’est la loi du sport » nous déclare Loni, tout auréolé avec ses partenaires d’un titre de vice-champions de France.

    Linares, Rigaud, Navaro : champions de France

    Tel un ouragan, les jeunes minimes de la Boule Batarelloise, ont tout emporté sur leur passage. Un trio qui nous a montré que l’on ne baissait jamais les bras. Souvenons-nous en finale du championnat de ligue : largement menés par leurs adversaires, ils vont retourner la situation et prendre le titre.

    Au France ce week-end les protégés d’Anthony Linares – qu’un point de règlement dénoncé un peu tardivement a obligé à prendre du recul et d’être suppléé par Cintia Cantiget, lors des deux dernières parties – Vincent Linares, Clément Rigaud et Jean Navarro vont s’imposer respectivement face à la Normandie (027) 13-0, Occitanie 13-7, Bourgogne
    13-12, La Nouvelle-Aquitaine 13-0. et enfin la Normandie (050) 13-7, après trois succès dans le Swiss.

    Ils réalisent un grand huit, qui les propulse vers le titre de champion de France.

  • La qualité était au rendez-vous du côté de Château-Gombert

    La qualité était au rendez-vous du côté de Château-Gombert

    Après quatre jours de compétition et d’échanges, le palmarès du tournoi de tennis fauteuil de Château-Gombert est connu.

    Dans le tableau principal, c’est Nicolas Peifer qui s’offre la victoire, alors que Jessy Dongal est son dauphin. Dans le deuxième tableau, c’est Julien Habrant qui tire son épingle du jeu, au grand dam de Bastien Rodier.

    Pour Aurélie Sciara, qui a porté ce rendez-vous sur les fonts baptismaux, il y avait une certaine satisfaction d’avoir mené à bien cette seconde édition. « Pour notre club, c’était important de lancer une dynamique. Ce tournoi l’a constituée, et qu’il y ait une seconde édition, c’est une récompense pour tous ceux qui se sont prêtés au jeu ».

    Bien plus qu’un tournoi

    Pour elle, « que cela n’ait pas été qu’un “one shot” est ma première satisfaction. La seconde, c’est que nous savons qu’il va y avoir un troisième, un quatrième voire plus dans le futur. Que ce soit avec ou sans nous ».

    Au-delà des performances sportives, que la canicule n’a pas amenuisées, c’est surtout l’ambiance qui a flotté sur les quatre jours qui fait chaud au cœur d’Aurélie Sciara. « C’était bien plus qu’un tournoi. Nous avons vécu quelque chose de fort. Un véritable partage autour d’une même passion pour la balle jaune. »

    Stefano Cimitile gardera un très bon souvenir de cette cuvée 2026. « Nous avions moins d’engagés que pour la première édition. Cela ne nous a pas empêchés de proposer un tournoi de qualité et de passer de bons moments. Surtout, ce second rendez-vous nous permet de pérenniser le tournoi » souligne le président du club.

    Le pari est donc réussi, à savoir inscrire le tennis dans un lieu marseillais où personne ne l’attendait. Et surtout apporter de la visibilité au tennis-fauteuil, une discipline à forte inclusion. Stefano Cimitile a pu le constater. Il a disputé un match contre Jérôme Raffeto, membre de l’équipe de France de para-tennis.

    « J’étais dans une rolinette, afin d’être en situation. Et je dois avouer que ce n’est pas facile à maîtriser. Surtout en ayant les jambes bloquées » confesse-t-il. Preuve néanmoins que valide et invalides peuvent, sur un court de tennis, rivaliser.

    Ce qui était un pari est donc désormais bien ancré dans les collines de Château-Gombert. « Sur nos courts, plus personne ne voit les fauteuils. Il y a juste des joueurs de tennis » reconnaît Aurélie Sciara.

    À l’issue du tournoi, Nicolas Charrier, membre du club de Château-Gombert, a appris sa sélection en équipe de France pour le prochain championnat du monde de tenniis-fauteuil.

  • Les Bleus à portée d’étoile

    Les Bleus à portée d’étoile

    Ce n’est pas la lutte finale, mais cela va y ressembler mardi.

    Au pays des Ewing et des Barnes, l’équipe de France de Didier Deschamps a rendez-vous avec l’histoire. Avec son histoire. Avec l’histoire d’un sélectionneur qui, quoiqu’il advienne, va entrer au Panthéon des sélectionneurs mondiaux. Celui qui a été le capitaine du premier sacre en 1998 sera sur le banc d’une équipe de France avec laquelle il va disputer sa troisième demi-finale mondiale consécutive. Avec la perspective de vivre une troisième finale en douze ans.

    Sacré en 2018, finaliste malheureux en 2022, le Basque peut être celui qui permettra au coq du maillot tricolore d’accueillir sa troisième étoile. Mais, pour lancer la machine à tricoter, il reste encore deux étapes, et non des moindres. Avec à chaque fois des cols hors catégories à franchir.

    Le premier à se présenter sur le chemin vers New York est l’Espagne. Adversaire qui, depuis quelques années, prend un malin plaisir à gâcher les soirées décisives. Comme en 2024, lorsque la Roja a barré la route de la finale de l’Euro.

    À Munich, tout s’était joué dans la première demi-heure. Randal Kolo Muani ouvrant le score après neuf minutes de jeu. Avant qu’en quatre minutes, de la 21e à la 24e, Lamine Yamal et Dani Olmo ne renversent la situation en faveur de l’Espagne.

    Deux ans plus tard, Dallas va donc accueillir la revanche. Avec des onze de départ qui seront très proches de ceux de l’Euro. Et deux sélections qui, depuis le coup d’envoi du mondial nord américain, ont démontré leurs qualités, aussi bien offensives que défensives.

    Côté français, l’attaque et la défense se sont montrées intraitables depuis le début du tournoi. Avec vingt buts inscrits, dont huit pour Kylian Mbappé, la force de frappe tricolore a les moyens de venir à bout d’une défense espagnole qui a concédé son premier but en quart de finale, face à la Belgique. Mais la défense française, qui n’a cédé que deux fois, n’est pas mal non plus. Malgré une faiblesse relative dans son couloir gauche.

    « Nous sommes là où nous voulions être », a dit Didier Deschamps après la qualification aux dépens du Maroc
    (2-0). Néanmoins, celui qui compte désormais vingt victoires sur un banc en phase finale d’une Coupe du monde ne serait pas contre améliorer encore ce record.

    Ses Bleus, qui devraient être au complet pour lui permettre d’aligner son onze idéal mardi, ne sont pas contre cette idée. Ils vont tout faire pour cela.

    REPÈRES

    Un dernier carré à sept étoiles

    Le 19 juillet à New York, il y aura un nouveau champion du monde. Mais ce ne sera pas un novice. Les qualifiés pour les demi-finales comptent tous au moins une étoile à leur palmarès. Trois pour l’Argentine, deux pour la France, une pour l’Espagne et l’Angleterre.

    Duels de buteurs

    Quatre des cinq meilleurs buteurs du tournoi sont encore en lice. Leo Messi et Kylian Mbappé mènent la danse, avec huit réalisations chacun. Devant les Anglais Jude Bellingham, auteur d’un doublé face à la Norvège, et Harry Kane qui comptent six buts. Erling Haaland va rester à sept, car la sélection norvégienne a quitté la compétition. Le Français Ousmane Dembélé, avec cinq buts, et l’Espagnol Mikel Oyarzabal, quatre, peuvent grappiller des places.

  • Un Mondial qui réveille les pires instincts racistes

    Un Mondial qui réveille les pires instincts racistes

    S’il y avait des doutes avant le début de la Coupe du monde sur l’ambiance et l’attractivité de la compétition, force est de constater qu’au niveau du jeu, le Mondial est plutôt réussi. Les matchs sont plaisants, les stars répondent présentes comme rarement lors d’un Mondial et plusieurs équipes jugées plus faibles ont réussi de belles surprises. Éliminé en 16e de finale, le Cap-Vert est par exemple parvenu à marquer de son empreinte cette édition et pourra se targuer de n’avoir perdu aucun match à la fin du temps réglementaire.

    Alors que l’on attendait les frasques de Donald Trump (qui n’a tout de même pas pu s’empêcher d’intervenir pour annuler le carton rouge de Folarin Balogun, l’attaquant des États-Unis), le président américain est pour l’instant resté discret. L’édition a en réalité surtout été marquée par plusieurs sorties racistes.

    Tout a d’abord commencé avec l’ex-joueur yougoslave, Rade Bogdanovic. Pour expliquer l’erreur du défenseur belge Nathan Ngoy, l’ancien buteur de l’Atlético Madrid aujourd’hui consultant pour la télévision serbe, n’a regardé que la couleur de sa peau : « J’ai toujours dit que ces joueurs, et je ne suis pas raciste, mais que ces joueurs noirs n’ont pas la concentration pour tenir plus de soixante à quatre-vingt minutes ». L’ancienne star allemande Bastian Schweinsteiger, chouchou d’Angela Merkel à l’époque où la Mannschaft était championne du monde, n’a pas été plus heureux dans ses propos en parlant de la sélection ivoirienne comme d’une équipe « de football africain », « parfois peu orthodoxe, un peu sauvage, pas tout à fait tactique ».

    En conférence de presse, un journaliste n’a pas non plus hésité à demander au coach et à un joueur du Sénégal comment ils comptaient remédier « aux problèmes de concentration » des équipes africaines.

    Malheureusement, ce Mondial, où l’Afrique a brillé puisque 9 des 10 équipes engagées ont passé le premier tour, s’est donc aussi accompagné des pires préjugés racistes.

    Mbappé, un « Camerounais issu de la colonisation »

    Mais les propos les plus scandaleux sont arrivés du Paraguay. Suite à l’élimination de l’équipe nationale contre la France (1-0), la sénatrice Celeste Amarilla a violemment attaqué Kylian Mbappé. Sur X, elle écrit à propos du numéro 10 de l’équipe de France : « Cet abruti n’a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés. Un Camerounais issu de la colonisation, s’efforçant désespérément de passer pour un Français. »

    Les propos de la parlementaire membre de l’opposition ont fait le tour de la planète. Mbappé a alors reçu le soutien de la Fifa, de l’UEFA, de la FFF, du gouvernement paraguayen qui a présenté ses excuses à la France, de l’ONU et de nombreux responsables politiques dont le chef de l’État français. Le parquet de Paris a même ouvert une enquête contre la sénatrice paraguayenne.

    Mbappé a tout de même tenu à lui répondre : « Vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction. Vous ne représentez pas le Paraguay, ce pays qui a transpiré la passion et l’honneur tout au long de la compétition. Par votre inconscience et votre racisme décomplexé, le monde entier a déjà oublié le parcours et l’effort historique que vos joueurs ont réalisés durant cette Coupe du monde », a répondu l’attaquant du Real Madrid sur ses réseaux sociaux. La sénatrice a profité de cette réponse pour réaffirmer ses propos et insulter à nouveau le capitaine tricolore de « fils de p*** ». Ses déclarations rappellent les chants et insultes déjà entendus en Argentine après la victoire de l’Albiceleste lors du dernier championnat du monde.

    Mais ces propos sont aussi audibles en France. Sur les réseaux sociaux, l’équipe de France, pas assez « blanche » selon certains, est régulièrement qualifiée « d’équipe africaine » qui ne représenterait donc pas les Français. Les propos de Kylian Mbappé ou de Jules Koundé contre l’extrême droite ne sont pas non plus passés inaperçus de ce côté de l’échiquier politique.

    Le football, sport le plus populaire au monde, qui se veut porteur de valeurs d’inclusion et de fraternité a encore du travail pour changer les mentalités.

  • Romain Barré : « La Marseillaise est une belle vitrine pour notre discipline »

    Romain Barré : « La Marseillaise est une belle vitrine pour notre discipline »

    La Marseillaise : C’est votre deuxième année en tant que délégué sur le Mondial de La Marseillaise. Votre regard sur ce concours a changé ?

    Romain Barré : Oui, mon regard sur la Marseillaise a changé. J’avais des a priori, pour ne pas le cacher, puisqu’étant du Nord, on a parfois des choses qui nous remontaient, qui n’étaient pas très sympa sur le concours. Je l’ai découvert l’an passé et j’ai trouvé des équipes de bénévoles très solidaires, un environnement familial, en fait, où on sent que les gens ont plaisir à se retrouver et à être là pour faire plaisir aux joueurs qui parcourent beaucoup de kilomètres pour venir. On retrouve la même chose chez les arbitres. Des liens se créent entre les uns et les autres et je trouve ça très sympa. En ce qui concerne le concours, on a eu de nouveau un plateau avec les meilleurs joueurs du monde, ce qui, il est vrai, n’a pas toujours été le cas. C’est vrai que j’ai complètement changé d’avis sur ce concours depuis que je fais les délégations.

    Comment vous le définiriez ?

    R.B. : Comme l’a dit le président Le Bot mercredi midi, la fédération est, évidemment, attachée aux valeurs de notre sport mais on tend aussi aujourd’hui à évoluer comme une vraie discipline sportive. Et en ce sens, La Marseillaise fait cette passerelle entre l’aspect convivial et familial qu’on trouve lors de la première journée, où tout un chacun peut participer à la fête, puisque c’est une fête pour beaucoup, et le sport de haut niveau que l’on retrouve lors des parties finales. Donc, on y trouve tous les ingrédients qu’on aime retrouver.

    Les parties dans les allées avec ces grosses galeries sont une spécificité de La Marseillaise. Quel est votre avis dessus ?

    R.B. : C’est vrai que là aussi, j’avais des a priori sur la foule qui se masse autour des joueurs. J’ai 49 ans et 43 ans de licence, j’ai connu ça jeune, ces parties qui se déroulaient au milieu du public. Parfois, on était obligé d’écarter les gens avant d’aller tirer. Mais ça a évolué et surtout ça, ça plaît aussi aux joueurs et aux spectateurs. Il y a cette ambiance, avec un peu de pression, parce qu’évidemment, ça crée une tension. Mais on coche beaucoup de cases de ce qu’aiment les vrais joueurs de pétanque et les amateurs, venir dans un concours populaire, s’amuser, passer du temps entre copains.

    Le stade d’honneur a aussi évolué avec un nouveau revêtement du terrain. Qu’en pensez-vous ?

    R.B. : Alors d’un côté technique, ce terrain est très intéressant, je l’ai dit à Maryan Barthelemy, le directeur du concours, parce qu’en fait, chaque poste est valorisé. On a parfois des terrains rapportés, qui sont très favorables au tir. Et je considère que lorsqu’un pointeur se demande s’il doit jouer deux mètres à gauche ou deux mètres à droite pour entamer une mène, c’est qu’il manque quelque chose dans ce jeu. Là, il faut vraiment faire un jeu équilibré. Il faut bien engager les mènes, c’est assez tactique. Et je trouve ça très, très intéressant. C’est vraiment une belle surface de jeu. Et en ce qui concerne l’environnement, je crois que c’est près de 3 000 personnes qui sont dans ce stade. Avec les loges, on a eu mardi la « night session » avec un éclairage qui valorise vraiment. L’écran géant, là encore, on est sur quelque chose qui s’approche de ce qu’on aimerait voir dans chaque concours.

    Cette année, la première partie s’est faite en deux sessions, quel est votre avis là-dessus ?

    R.B. : Vu la taille du concours, je pense que c’était indispensable de faire cette première partie en deux sessions. D’ailleurs, ça a été très apprécié. J’ai énormément sur le terrain de retours positifs, puisque ça a fluidifié. Ça a permis aussi aux gens de ne pas devoir attendre parfois 1h30, 2h leurs adversaires. Tous les joueurs que j’ai croisés, que ce soit des joueurs amateurs ou des joueurs de haut niveau, ont trouvé cette évolution très intéressante. On pourrait améliorer, mais je pense qu’on s’approche quand même de quelque chose qui est optimum. On a 4 832 équipes. Bien sûr, on pourrait créer un espace un peu plus sécure pour certaines parties. Quand je dis « sécure », c’est éviter qu’un spectateur prenne une boule dans une jambe. J’ai vu, je crois que c’est le lundi, une boule qui a rebondi sur un trottoir, qui aurait pu blesser quelqu’un. Ça fait partie des choses que l’on pourrait actionner. Mais vu la masse de spectateurs qui s’agglutinent autour des parties, c’est assez difficile à mettre en place dans un univers comme celui-là. Après, peut-être donner un peu d’aération sur les jeux. À partir des 16e, on a eu des parties qui se sont faites en enfilade sur une allée. Peut-être donner un petit peu plus d’espace pour que les gens soient un peu plus à l’aise. Ça, c’est un point d’amélioration.

    Comme sur le contrôle des licences à partir du dimanche soir…

    R.B. : Sur cet aspect licences, on a été un petit peu pris de court. Il faudra le repenser, l’anticiper peut-être, en faisant les vérifications en amont, pour pouvoir déjà vérifier les gens qui s’inscrivent avec leur numéro de licence. On va y travailler. On a un an pour se mettre en place pour 2027.

    Cette année on a dû intervenir dans les allées de Borély car des personnes streamaient des parties en direct ce qui est réservé à France TV, notre diffuseur officiel. Comment la Fédération se place sur ce sujet ?

    R.B. : On est sur un domaine public. Évidemment, France 3 a une exclusivité sur La Marseillaise pour la diffusion des parties. Ici la Fédération est simplement contrôleuse et gestionnaire du règlement sportif et sur l’administratif. Après de notre point de vue, ça peut poser problème. On rencontre les mêmes problèmes sur nos championnats de France. On a un diffuseur officiel et des web-TV qui viennent filmer quelques parties. On a des réflexions, on va essayer de sortir des choses pour limiter ça. Mais dans une tribune de stade, c’est plus facile à maîtriser. Dans les allées, devoir reprendre chaque personne qui sort son téléphone pour prendre une photo ou filmer, ça devient compliqué.

    Un mot sur les autres concours de cette Marseillaise 2026 ?

    R.B. : Je trouve que cette édition est une belle réussite. Je sais que l’organisation a le souhait de faire évoluer notamment le concours féminin. C’est un souhait fort de Maryan Barthelemy qui m’en a fait part. Évidemment, la Fédération l’accompagnera dans ce sens en donnant aussi peut-être une protection plus stricte par rapport à certaines concurrences qui sont dans la région. On est toujours ravis lorsque tous les pans de notre discipline sont mis à l’honneur. On a pu voir des parties filmées pour les femmes, pour les enfants, pour les handis. Il faut se le dire, aujourd’hui Le Mondial La Marseillaise est une belle vitrine pour notre discipline. Certains licenciés critiquent le fait qu’on puisse jouer le premier jour sans licence. Nous, ça ne nous pose pas de problème à partir du moment où on sait mettre un cadre par la suite. Et ça reste une compétition qui est très valorisante pour le sport pétanque.