Category: sports

  • Noa Nsonsa-Kitala à la découverte de l’Amérique

    Noa Nsonsa-Kitala à la découverte de l’Amérique

    De Marseille à l’Iowa, il n’y a finalement qu’un pas. Spartiate depuis deux années, Noa Nsonsa-Kitala, tout juste 19 piges, sera un aigle noir la saison prochaine. L’attaquant a été choisi, mardi soir, par les Waterloo Black Hawks, équipe concourant en USHL, une ligue américaine réservée aux moins de 21 ans. Le jeune Français a été « drafté » en 67e position par cette formation neuf fois championne. Il s’est montré heureux de ce nouveau palier dans sa carrière : « Je regardais la draft et je me suis dit que j’allais être drafté à peu près à ce moment. J’ai été très content dès que j’ai vu mon nom, ça m’a vraiment fait plaisir. »

    « L’intérêt de Noa était prioritaire »

    Noa Nsonsa-Kitala va donc découvrir un nouveau continent, une nouvelle équipe et une ligue qui a vu passer des joueurs talentueux. « C’est une très bonne ligue, beaucoup de joueurs NHL sont passés par là. Le plus récent, c’est Macklin Celebrini, un jeune de 19 ans, qui est l’un des meilleurs en NHL maintenant. Il jouait en USHL il y a deux ans », explique le futur élément de Waterloo.

    Son aventure américaine se dessinait déjà alors qu’il n’était encore qu’un lycéen. Ce championnat s’était déjà intéressé à lui lors des deux dernières années. « Oui, ça fait deux ans que l’on me demande. On parle avec les équipes, c’est aussi mon agent qui gère ça. J’ai fait une visio avec cette équipe, ça s’est super bien passé, les coaches étaient sympas, le manager général également. Franchement, je sentais une bonne alchimie », décrit-il.

    L’attaquant passé par les Brûleurs de Loups de Grenoble n’a désormais plus qu’un mot à la bouche : développement. Partir dans une ligue aussi compétitive doit lui permettre de passer plusieurs marches dans sa jeune carrière. Choisir les États-Unis était une suite logique, après avoir découvert le monde pro à Marseille. « Noa, c’est un super jeune, très facile à coacher, qui a envie d’apprendre. Il est assez mature pour son âge. C’est un super choix de partir maintenant. Nous on l’a même orienté vers ce choix, même si ce n’était pas dans notre intérêt. Mais c’était bien l’intérêt de Noa qui était prioritaire », souffle Luc Tardif, son entraîneur lors de son passage aux Spartiates.

    Noa Nsonsa-Kitala remercie grandement le club phocéen de l’écoute et des conseils prodigués. « Marseille, c’est une famille, c’est un club avec un grand cœur. Je leur ai direct expliqué. Ils ont pu m’aider, m’aiguiller sur ce que je devais faire. Ils ont pensé à mon développement et c’est quelque chose qui m’a beaucoup plu. » Son départ dans l’Iowa se fera en août avant d’attaquer une saison à rallonge. Un nouveau défi, mais une continuité pour cet espoir du hockey tricolore.

  • Vincent Roberti, directeur général surprise des JO 2030

    Vincent Roberti, directeur général surprise des JO 2030

    Non, Jean-François Vilotte, directeur général de la Fédération Française de Football, ne participera pas à l’aventure Alpes Françaises 2030. À la surprise générale, le préfet du Tarn-et-Garonne Vincent Roberti s’apprête à être nommé directeur général (DG) du comité d’organisation des JO d’hiver. L’homme, âgé de 59 ans, devrait être intronisé ce lundi 11 mai, durant le bureau exécutif.

    Son nom n’avait alors jamais filtré, mais il figurait bien dans une liste élargie de 51 candidats. Jean-François Vilotte, pas officiellement candidat mais pressenti, a lui préféré se concentrer sur ses missions auprès de la « 3F », avec en ligne de mire la Coupe du monde de football dans à peine plus d’un mois (du 11 juin au 19 juillet).

    Ingénieur de formation, énarque, Vincent Roberti n’est pas non plus totalement étranger au monde de la montagne. Il connaît la région Auvergne-Rhône-Alpes (Aura) pour y avoir vécu. Il a également dirigé le conseil départemental de l’Isère durant quatre années. « C’est Roberti, très bien, bienvenue. Il faut que ça marche », glisse le président de la Région Sud Renaud Muselier au journal L’équipe.

    Le 11 février, suite à de nombreux désaccords, Cyril Linette avait dû quitter son poste de directeur général et laissait donc Edgar Grospiron, président du Cojop, seul aux manettes. Aussi annoncé sur la sellette, le champion olympique 1992 de ski de bosses a redressé la barre et continue de mener le comité d’organisation. Un intérim avait été réalisé par Michel Cadot, ex-délégué interministériel aux JO 2024.

    Déjà des missions

    sur la table

    Le successeur de Cyril Linette a donc bien le profil d’un dirigeant et affiche une certaine complémentarité avec le patron du Cojop 2030, Edgar Grospiron. Fabrice Pannekoucke, président de la Région Aura, disait lui que Vincent Roberti lui « a fait très bonne impression. C’est un grand serviteur de l’État et il a toutes les qualités qu’il faut ». L’heure est maintenant au travail pour celui qui devrait donc être nommé dès lundi. Plusieurs missions s’offrent directement à lui. Comme évoqué lors de la conférence de presse de la Solideo, la semaine dernière, Alpes Françaises 2030 a jusqu’à début juin pour dévoiler la ville hôte du hockey sur glace. Outre Nice, Lyon et Paris sont désormais candidates et le CIO n’accordera pas davantage de délais pour étudier les différentes options.

    L’anneau de patinage de vitesse doit également se trouver un lieu d’accueil. Nous savons déjà qu’il sera situé hors de France : les Pays-Bas et l’Italie sont les deux pistes envisagées. Autrement dit, la finalisation de la carte des sites constitue le chantier prioritaire. Dans la même dynamique, le Cojop va devoir désigner les sports additionnels que le Comité international olympique devra ensuite valider. Ce dernier a fermé la porte aux sports sans neige, c’est-à-dire le trail ou le gravel. Reste donc le ski et snowboard freeride, l’escalade sur glace, alors que le ski-alpinisme doit encore être confirmé.

    Les premiers mois de Vincent Roberti seront donc décisifs pour éviter que le Cojop n’entre dans une zone critique et pour maintenir le cap fixé.

  • Les Marseillaises battues par Dijon

    Les Marseillaises battues par Dijon

    Dans un match dominé par le DFCO, ce sont bien les Dijonnaises qui se sont imposées
    (0-1) pour cet ultime match. Suite à un penalty manqué par Leclercq, Gabriela Grzybowska a fini par conclure alors que le temps additionnel de la première période était bien entamé. En fin de partie, la jeune Sarah Compaoré a été expulsée côté Olympiennes. La course au maintien a été folle jusqu’au bout avec Saint-Etienne, reléguée à la suite d’un but de Fleury à la dernière minute. Lens descend aussi, Montpellier est sauvé.

  • Les Aixois face à une montagne avant les playoffs

    Les Aixois face à une montagne avant les playoffs

    C’est presque un air de Top 14 qui va souffler, ce jeudi soir, entre les travées du stade Maurice-David. Provence Rugby reçoit Vannes, leader incontesté du championnat, pour le compte de l’avant-dernière journée de Pro D2. Un défi XXL qui aura également des allures de phases finales, alors que ce rendez-vous va très vite arriver pour les deux formations. Les Aixois doivent encore assurer une 3e place, la meilleure position atteignable sur cette fin de saison. Julien Dupuy sait très bien que la tâche sera difficile pour vaincre l’ogre breton. « Vannes fait son championnat, on fait le nôtre. Ils vont venir avec l’équipe que le staff de Vannes pense être la meilleure. C’est surtout à nous de nous concentrer sur ce que l’on fait bien récemment. »

    L’entraîneur des arrières poursuit avec une phrase choc : « Vu leur calendrier, de les battre, ce serait un miracle. » Les Vannetais évoluent sur une autre planète depuis l’ouverture du championnat, fin août 2025. Assurés de la première place, ils comptent déjà 110 points et réalisent l’une des plus grosses saisons de l’histoire du championnat. Les 1 000 points marqués ont été dépassés (1 014), soit près de 200 unités de plus que Provence Rugby, 3e attaque sur 16.

    Thomas Sauveterre donne lui des raisons d’y croire avant cette rencontre. Le talonneur affirme qu’il n’y a pas spécialement de stress avant un tel match. « On a eu un exemple qui a été bien fait par Angoulême il y a quelques semaines [victoire 29-26 des Charentais, Ndlr]. On sait qu’il va falloir mettre une très grosse énergie, gagner les collisions, ne pas les laisser s’installer dans le match. Il ne faut pas qu’ils jouent dans un fauteuil. Pas de pression, on le prend surtout comme un test à cette période de l’année », appuie le massif première ligne provençal.

    Plus de fraîcheur à l’entame du sprint final

    Après deux semaines de trêve, le groupe veut prendre match par match et ne pense pas encore au déplacement à Valence, la semaine prochaine. Surtout que cette courte période sans jouer a permis de conserver une fraîcheur mentale et physique. Important pour ne pas arriver cramé lors de ces phases finales si importantes pour l’avenir du club.

    « Physiquement, je trouve qu’on est très bien. Certains qui ont beaucoup joué ont peut-être été un peu ménagés. On avait eu beaucoup de blessures la saison dernière et on est arrivé avec un groupe qui avait très peu tourné. Nous avions beaucoup de joueurs avec des blessures plus ou moins graves lors de ce match à Grenoble », se rappelle Thomas Sauveterre.

    La dynamique est donc inversée par rapport à la même période en 2025. Les blessés s’accumulaient à ce moment, alors que, ce mois de mai, plusieurs joueurs clés retrouvent aujourd’hui le groupe. Des retours qui vont forcément faire un bien fou aux Provençaux. Teimana Harrison, Charly Gambini, Andres Zafra, ils sont tous présents dans l’effectif pour affronter le leader vannetais. Leur énergie, leur puissance et leurs efforts ont pu parfois manquer lors de certains matches, ces deux derniers mois.

    La performance face à Vannes donnera une première indication sur ce que peut réaliser Provence Rugby lors de cette fin de saison. Il n’y a plus une seule rencontre abordable dans ce sprint final de Pro D2. Comme si les phases finales avaient déjà débuté dans les Bouches-du-Rhône.

    29e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (21h)

    Arbitre : Adrien Marbot

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Bituniyata, Finau, Cellio-Zwiler – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Yemsi, Sauveterre, Taofifenua

    VANNES : Bouthier – Surano, Roudil, Boudehent, Senga-Kouo – Debaes, Judd – Kalamafoni, Gorrissen, Augry – Desjeux, Marks – Medrano, Beziat, De Benedittis

  • Les Marseillaises hôtes de Dijon pour la der’ de la saison

    Les Marseillaises hôtes de Dijon pour la der’ de la saison

    C’est bien la première fois que les Marseillaises abordent un match, cette saison, en ayant une pression moindre. Suite à leur victoire, la semaine dernière, face au RC Lens, les joueuses de Corinne Diacre sont assurées d’évoluer en Arkema Première Ligue en 2026-2027. Ce mercredi, à 17h, Dijon, 6e du championnat, débarque dans les Bouches-du-Rhône pour la dernière journée de la saison.

    Les enjeux sont donc moins importants lors de cette rencontre au stade Francis-Turcan de Martigues. Les Dijonnaises peuvent encore aller chercher la 5e place, devant Fleury, alors que les Marseillaises ont également la possibilité de dépasser Le Havre, 8e, en cas de succès.

    Cette dernière sortie sera l’occasion de savourer après un exercice éprouvant, mais historique. Historique grâce à ce maintien, qui va permettre de continuer à construire le projet mis en avant depuis un an. La section féminine se structure, peu à peu, en interne, mais également avec l’intronisation de Corinne Diacre, coach reconnue. Historique aussi par cette venue au stade Vélodrome, lors du match contre Montpellier à la fin du mois de mars (1-2). Un événement qui a permis de faire un pas vers un retour au cœur de Marseille.

    Sans vouloir faire un bilan avant même que tous les matches soient terminés, les Olympiennes ont assuré face à leurs adversaires au maintien, se donnant une marge ce printemps. En Coupes de France et de la Ligue, il y a aussi eu un parcours. Huitième de finale, quart de finale, à chaque fois avec une élimination par l’ogre lyonnais. Il ne reste plus qu’une marche avant de boucler cette année de retour dans l’élite. Suivra des vacances puis un retour au travail pour faire mieux et continuer de se développer.

  • Marseille regroupe le gotha des navigateurs amateurs

    Marseille regroupe le gotha des navigateurs amateurs

    C’est tout simplement la première compétition internationale de voile à se disputer sur le stade Florence-Arthaud, depuis les Jeux Olympiques 2024. Entre le 23 et le 30 mai, Marseille accueille la 4e édition des championnats du monde Corinthian dans la catégorie J/70. Pour le dire d’une façon moins baroque, l’événement est exclusivement amateur et se déroulera sur des bateaux d’environ 7 mètres de long.

    L’organisation est revenue à des clubs locaux centenaires, l’UNM et La Pelle. C’est ce dernier qui organisait, mardi, la conférence de presse. Frédéric Forestier, président de l’UNM, expliquait qu’il « fallait un alignement des planètes et que les classes mondiale et française veuillent bien de nous. Et c’est ce qu’il s’est passé ». Philippe Hugon de Villers, son homologue de La Pelle, raconte sa fierté de recevoir ce type de compétitions. « C’est un honneur pour notre club de pouvoir participer à l’organisation de ce championnat. Il témoigne de la confiance en nos équipes et de notre engagement en faveur de ce sport indissociable de notre ville. »

    22 pays et plusieurs continents en compétition

    Les différents acteurs impliqués dans l’organisation de l’événement le disent d’une même voix : les dix courses au programme s’annoncent spectaculaires. Pour une raison simple, les embarcations sont « strictement identiques ». « Ces bateaux font 7 mètres de long et pèsent 812 kg. Ils peuvent aller jusqu’à 20 nœuds [environ 37 km/h, Ndlr.], ce qui est très rapide pour une embarcation de ce type. La différence se fait donc sur la qualité des équipages », décrit Philippe Bonavita, président de la classe J/70 en France. 22 nations seront représentées parmi les 100 équipages au départ. Beaucoup de pays européens comme l’Italie, la Suisse, l’Angleterre, la Suède mais aussi plus lointains avec l’Australie, le Mexique et même les Bermudes, tenant du titre mondial.

    Cinq jours de compétition sont prévus avec deux courses de 90 minutes par journée. La rade sud est l’hôte avec un parcours dit « tactique », quatre bouées et 3  m au total. La ligne de départ fera elle 1 000 mètres de long pour permettre à chaque embarcation d’avoir sa chance.

    Ce sont près de 500 navigateurs amateurs qui arriveront donc à Marseille à la fin du mois. Âgés de 24 à 80 ans, ils font partie des chanceux à avoir eu leur sésame puisque « 50% des places pour ce championnat du monde ont été réservées en deux heures », d’après Philippe Bonavita.

  • Le Dantec, nouvelle voix du Mondial La Marseillaise

    Le Dantec, nouvelle voix du Mondial La Marseillaise

    Il fallait un CV solide pour occuper le siège vacant de consultant du Mondial La Marseillaise à pétanque.

    Double champion du monde avec l’équipe de France (1995 et 1996), David Le Dantec a été choisi pour commenter les parties télévisées de la 65e édition pour France Télévisions. « Il était essentiel que ce poste soit occupé par quelqu’un qui connaisse parfaitement la pétanque et qui apporte une réelle plus-value aux journalistes », souligne Maryan Barthélémy, récemment nommé directeur des événements et des partenariats du quotidien La Marseillaise.

    Lui-même consultant durant neuf éditions, ce dernier a chaudement recommandé l’international tricolore à la direction du diffuseur. « Il saura transmettre ses émotions à l’antenne, j’en suis convaincu. Il fait partie des quatre plus grands stratèges que la pétanque ait connus, avec Henri Lacroix, Philippe Quintais et le “roi” Christian Fazzino », estime l’ancien organisateur des Masters de Pétanque. « J’ai été surpris qu’il pense à moi, je vais me régaler », confie David Le Dantec.

    Champion incontesté, le Breton de naissance n’a pourtant jamais participé au Mondial La Marseillaise à pétanque. « Mais je la suis tous les ans », insiste celui qui a récemment coaché l’équipe de France masculine lors des championnats du monde disputés à domicile (2024). « La qualité du plateau n’a cessé de progresser. Autrefois, certains pouvaient considérer qu’il s’agissait surtout d’un concours régional. Aujourd’hui, c’est devenu un rendez-vous international incontournable. Toutes les meilleures équipes de la planète font désormais le déplacement. »

    Entre vulgarisation

    et analyse pointue

    Pour sa première à la table des commentateurs, David Le Dantec sera associé à l’indéboulonnable Guillaume Claret. « Ça va me faire bizarre de ne plus commenter aux côtés de Maryan (Barthélémy), car c’était notre rendez-vous annuel, mais j’ai hâte d’apprendre à mieux connaître David (Le Dantec) », glisse le journaliste, habitué à commenter aux côtés de grands champions comme Jean-Luc Robert, Damien Hureau ou Ludovic Montoro.

    « Mon rôle est davantage tourné vers la présentation et l’accueil du public. Le consultant, lui, entre dans les détails, dans l’analyse plus pointue. Il apporte cette expertise tout en permettant au grand public de comprendre ce qu’il voit. Avec David, on pouvait difficilement trouver mieux sur la place de la pétanque », poursuit-il.

    Souvent sollicité par les médias, David Le Dantec s’apprête cette fois à découvrir un exercice inédit pour lui. Il entend s’inspirer de ses pairs tout en y apportant sa touche personnelle. « Il faut savoir parler à tout le monde. Je vais devoir trouver le juste équilibre entre la vulgarisation, pour les spectateurs les moins initiés, et une analyse plus pointue – sur la lecture du jeu et le décryptage des mènes – destinée aux connaisseurs », explique la nouvelle voix du Mondial La Marseillaise à pétanque.

    Plus de 4 000 joueurs déjà inscrits pour la 65e édition

    Avec 1 407 triplettes inscrites à ce jour, à l’occasion de la 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque, la barre symbolique des 4 000 joueurs a été dépassée. Parmi les équipes récemment engagées, on retrouve le célèbre pointeur marseillais Aimé Courtois, aux côtés des Lyonnais Alexandre Mallet et Titouan Olivier. Déjà triple finaliste de la compétition (2016, 2018 et 2022), il rêve d’un premier sacre sur ses terres. Le récent champion du triplette mixte dans le Vaucluse, Gilles Gayraud, sera également de la partie avec les jeunes Gino Dubois et Brandon Cano. Sans oublier le Salonais Marc Tierno, qui sera associé, comme l’année passée, aux bombardiers Antoine « Piré » Navarro et Frédéric Bauer.

  • [Entretien] Dimitri Payet : « Le sport doit avant tout être un jeu »

    [Entretien] Dimitri Payet : « Le sport doit avant tout être un jeu »

    La Marseillaise : Vous avez lancé au mois d’avril un stage de perfectionnement pour les jeunes à Salon-de-Provence et à Gémenos. Quel bilan en tirez-vous ?

    Dimitri Payet : C’était le premier stage que nous mettions en place avec mon équipe. L’objectif était de leur transmettre quelques conseils et de les faire progresser sur une semaine. Nous avons aussi tenu à les accompagner sur tout ce qui se joue en dehors du terrain : la récupération, la nutrition, les réseaux sociaux, ou encore la question du harcèlement scolaire. L’idée était vraiment de les faire évoluer à la fois comme footballeurs et comme adolescents.

    Quel est le conseil le plus important que vous puissiez donner à un jeune joueur ?

    D.P. : Prendre du plaisir. Le sport doit avant tout être un jeu. Il ne faut pas se mettre trop de pression : on ne peut pas savoir à cet âge qui deviendra professionnel et qui ne le deviendra pas. L’essentiel, c’est d’être heureux sur le terrain, d’avoir envie d’aller à l’entraînement, de créer des liens. Jouer avec ses amis, gagner et perdre ensemble : à cet âge-là, c’est déjà beaucoup.

    Ce stage s’inscrit davantage dans une démarche sociale que sportive. À quel point cet engagement vous tient-il à cœur ?

    D.P. : Le sport est un formidable moyen de s’exprimer et de s’ouvrir au monde. Il permet aux jeunes de découvrir des choses et de se construire. C’est une force que l’on doit exploiter. J’ai grandi sur une île, avec peu d’opportunités, mais j’ai su en saisir une. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes en manquent, et c’est à nous de leur en offrir.

  • Amateurs et professionnels jouent à égalité à la Player Cup

    Amateurs et professionnels jouent à égalité à la Player Cup

    Mettre les clubs amateurs et professionnels sur un même pied d’égalité. Nabil Abdou, fondateur de la Player Academy à la Ciotat, propose un concept unique en rassemblant ces deux côtés du ballon rond au travers d’un tournoi international dédié aux U11. Pour sa troisième édition, organisée le 9 et 10 mai au stade Valentin Magri, la Player Cup va rassembler douze équipes amateurs et douze formations professionnelles pour faire passer un message aux joueurs des deux camps. « Ceux qui ont la chance d’être dans un club professionnel vont comprendre qu’il y en a d’autres qui rêveraient d’être à votre place. Et que ce n’est pas le moment de se reposer sur ses lauriers. Inversement, les joueurs amateurs auront à cœur de montrer ce dont ils sont capables. Donc du coup, ça stimule les deux entités », résume Nabil Abdou. L’organisateur, qui a longtemps été animateur dans divers centres sociaux de différents quartiers de la région, a eu l’idée de créer son académie, et par extension sa compétition, après avoir exercé pendant quatre ans le poste de responsable de la section U13 à l’Olympique de Marseille, entre 2020 et 2024.

    Parrains d’exception

    « J’avais identifié un besoin dans ma ville », raconte le Ciotaden. « Il y avait des clubs de foot qui faisaient du mieux qu’ils pouvaient pour faire leur travail. Simplement, il manquait une structure où les jeunes pouvaient venir se développer, se perfectionner davantage via des méthodes d’entraînement qu’on peut voir un petit peu dans les clubs professionnels français et européens, que moi je repérais dans le cadre de mes fonctions à l’OM », poursuit celui qui a eu sous ses ordres Noa Payet, le fils aîné de Dimitri Payet. Aux côtés du capitaine de l’équipe de water-polo du Cercle des nageurs de Marseille, Ugo Crousillat, l’ancien milieu de terrain olympien sera le parrain de cette troisième édition. « On essaie de faire ce qu’on pense le mieux pour les enfants », explique le Réunionnais. « On sait que c’est notre avenir, donc on essaie de faire en sorte de leur donner aussi ce que nous on n’a pas eu. C’est des événements qu’on aurait aimé avoir en tant que jeunes. Ils ont la chance d’avoir des équipes professionnelles, d’avoir des entraîneurs qui arrivent à les encadrer, à leur sortir de leur milieu et de faire en sorte qu’ils aient une chance dans la vie ou dans le sport. C’est pour ça que ça me tenait à cœur de faire partie de cette aventure », ajoute l’international français aux 38 sélections. Sur le papier, on pourrait aisément se dire que les clubs professionnels sont avantagés. Mais dans les faits, les deux premières éditions ont été remportées par des clubs amateurs. « Quand on voit le travail fait par des clubs comme Air-Bel, le Burel ou Nanterre, en région parisienne, qui a terminé premier de sa poule devant des monstres comme le Paris Saint-Germain et le Stade Rennais, la frontière est plus fine que l’on croit. Il ne faut jamais dénigrer les clubs amateurs », martèle Nabil Abdou.

  • Greenwood et l’OM, l’aventure touche à sa fin

    Greenwood et l’OM, l’aventure touche à sa fin

    Le glas va bientôt sonner pour Mason Greenwood. C’est en tout cas ce qui se dessine, puisque l’avenir olympien du joueur anglais s’assombrit grandement. Alors que la saison est à son crépuscule, l’attaquant formé à Manchester United n’est tout simplement plus le même depuis quelque temps. Le meilleur buteur du club lors de cet exercice 2025-2026 ne s’est pas vraiment remis de sa béquille subie contre Lille
    (1-2, le 22 mars). Depuis, il n’a plus marqué et a même été placé sur le banc, par son coach, face à Nice. Habib Beye l’a justifié par une méforme liée à sa blessure, mais la relation entre les deux hommes est également de plus en plus froide.

    C’est un secret de polichinelle, Mason Greenwood est plus discret dans le vestiaire depuis le départ de Roberto De Zerbi. Également en froid avec Medhi Benatia, le natif de Bradford se contente de jouer au football, mais son esprit est en train de s’éloigner des Bouches-du-Rhône. Il sait pertinemment que la suite de sa carrière se déroulera loin de Marseille et cela, vraisemblablement, dès cet été. Son affaire de violences conjugales, qui l’a indirectement mené à Getafe puis Marseille, fait que le joueur est toujours blacklisté en Angleterre. Les options sont donc plus fines pour lui. L’Espagne en est sans doute une et, bien entendu, l’appel de l’Arabie Saoudite n’est jamais bien loin.

    Il ne reste donc plus que deux matches à celui qui a porté l’OM depuis son arrivée, il y a près de deux ans. Rien que cette saison, l’Anglais a inscrit 25 buts et délivré 10 passes décisives, toutes compétitions confondues. Décisif, entre autres, contre Monaco (1-0, le 14 décembre) au Trophée des Champions ou encore à l’Union Saint-Gilloise, il a sauvé son club à bien des reprises. Mais cette phase est bien terminée, tant l’équipe est plongée dans une crise où il est impossible de savoir quand elle s’arrêtera. Greenwood est désormais à l’image de ses coéquipiers, traversant les rencontres comme il le peut, mais sans briller. Six matches qu’il n’a pas marqué, une disette rare pour l’attaquant de 24 ans.

    Son comportement s’est aussi modifié

    Son comportement est également pointé du doigt, comme bon nombre de ses coéquipiers. De manière générale, la flamme s’est éteinte dans l’effectif. Tous n’attendent qu’une seule chose, la fin d’une saison qui aura viré au cauchemar. Mason Greenwood a développé un langage corporel en adéquation avec l’environnement dans lequel il vit, à l’OM. Souvent tête basse, blasé, il ne dégage plus une confiance certaine. Jeffrey De Lange le disait, samedi, à la suite du match à Nantes : « On est trop paresseux, on pourrait se forcer à en faire un peu plus. » Il n’est plus le joueur virevoltant et sûr de lui d’il y a plusieurs mois. Rien que sur ses dribbles, quelque chose a changé. Beaucoup plus d’échecs, plus de déchets, ses puissants appuis, pour déborder ses adversaires, l’ont quitté.

    Mason Greenwood est donc de plus en plus proche de clore son chapitre marseillais et son départ devrait être l’un des feuilletons de l’été.

    Fin de saison pour Hamed Junior Traoré

    Ce refrain a souvent été entendu, cette saison, à propos de Hamed Junior Traoré. L’international ivoirien passé par Sassuolo et Auxerre a vécu plusieurs gros moments de blessure. La première aura duré tout l’automne, suite à sa sortie prématurée contre Lyon, avant la première fenêtre internationale. Sorti sur civière lors du match à Nantes, le couperet est tombé pour lui.

    Sa blessure est une lésion à l’adducteur droit et il ne pourra pas revenir pour les deux confrontations face au Havre et Rennes. Sa saison est donc bien terminée, pour celui qui a désormais un contrat jusqu’à juin 2030, son option d’achat ayant été levée automatiquement.