Category: sports

  • Provence Rugby veut passer la cinquième à Agen

    Provence Rugby veut passer la cinquième à Agen

    Deux équipes avec un même but, ayant une dynamique diamétralement opposée. C’est à Armandie que Provence Rugby se déplace, ce vendredi à 21h, pour y affronter Agen. Avant cette 13e journée de Pro D2, le SUA n’arrive plus à mettre un pied devant l’autre. Philippe Saint-André l’a constaté en conférence de presse, leurs adversaires de la semaine ont réalisé « un excellent début de saison ». Mais depuis, l’orage est arrivé dans le Lot-et-Garonne. Trois défaites de suite dont une à domicile contre Oyonnax. Malgré cela, leur position en championnat est toujours la sixième. Les retrouvailles de Mauricio Reggiardo avec les Provençaux risquent d’être stressantes, pour éviter de s’incliner une quatrième fois.

    Les Aixois débarquent donc à Agen avec la jauge de confiance à 100%. « PSA » énumère les derniers accomplissements de son équipe. « Nous sommes à quatre victoires d’affilée, il y en a sept sur les huit derniers matches, la dynamique est très bonne. Les deux victoires à l’extérieur à Colomiers et Aurillac ont fait du bien, nous avons renversé la table sur ces rencontres. » Les pensionnaires du Stade Maurice-David pointent au 3e rang de Pro D2 alors qu’il ne reste plus que trois matches avant Noël.

    Une météo incertaine

    Une place s’expliquant aussi par des points supplémentaires grattés par-ci, par-là. Le fameux classement britannique permet de compter le nombre de bonus obtenus durant une saison et Provence Rugby est également 3e avec 15 points. À égalité avec Valence-Romans, comme dans le classement total. « On est 2e ex æquo avec le VRDR, alors qu’ils ont une victoire de plus que nous. Cela veut dire qu’on obtient des résultats bonifiés. Il y a 4 bonus offensifs à domicile, on prend des points à Oyonnax ou Angoulême, ce qui veut dire que nous sommes réguliers dans la performance et j’espère que nous le serons vendredi soir », explique le manager.

    Une dernière donnée à prendre en compte, le Lot-et-Garonne a subi les foudres de la météo ces derniers jours et ce sera aussi le cas avant le match. De la pluie, beaucoup, mais les Aixois ont pu se tester mercredi, à l’entraînement, dans ces conditions. Un déplacement humide pour une formation souhaitant conserver son humilité et jouer pleinement sa chance à Agen.

    AGEN – PROVENCE

    13e journée de Pro D2

    Stade Alfred-Armandie (21h)

    AGEN : Jean – Martins, Muscarditz, Garrigues, Etcheverry – Willis, Maunder – Gayraud, Fineanganofo, Lebian – Madigan, Olmstead – Burin, Socino, Guion

    PROVENCE : Portela – Tui, Colombet, Finau, Bituniyata – Salles, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Taofifenua

  • La bête noire des Spartiates arrive à Marseille dans une forme olympique

    La bête noire des Spartiates arrive à Marseille dans une forme olympique

    Le grand rival débarque dans la cité phocéenne pour continuer son ascension fulgurante vers le sommet. Les Spartiates de Marseille s’apprêtent à recevoir les Boxers de Bordeaux, ce vendredi (à 20h15) au Palais omnisports, pour le compte de la 23e journée de Ligue Magnus. « C’est une bonne rivalité, dans le sens où c’est quand même des matches très serrés à chaque fois, avec beaucoup d’engagement », souligne le gardien girondin Quentin Papillon. Ce dernier a stoppé net les deux dernières campagnes de play-offs des Spartiates au stade des huitièmes de finale à chaque fois. « C’est un gros match, parce que c’est une équipe vraiment forte. Ils s’appuient sur un gros collectif, avec quatre lignes qui tournent bien et un bon gardien. Il va falloir être bon défensivement et ne pas faire d’erreurs », prévient le défenseur marseillais Enzo Cantagallo, conscient que leurs adversaires du soir ont remporté leurs dix dernières journées en championnat.

    « Montée en puissance »

    Les deux formations rivales s’affrontent pour la troisième fois de la saison : les Spartiates ont remporté la première manche (5-2, le 10 octobre), puis les Boxers sont revenus au score (5-2, le 11 novembre). « C’est une équipe qui va dans le bon sens et qui progresse chaque année », reconnaît Papillon. Il fera d’ailleurs son retour à la compétition ce vendredi, après une longue blessure à la cheville survenue lors de la 3e journée de Ligue Magnus. « On sent qu’il y a une montée en puissance. C’est une très bonne chose pour le hockey sur glace français. »

  • Quand les Phocéennes suivent les aventures des Marseillaises

    Quand les Phocéennes suivent les aventures des Marseillaises

    « L‘équipe masculine compte plusieurs groupes de supporters derrière elle, alors pourquoi pas en créer un pour soutenir les féminines ? », s’est interrogée Aurélie Barle, supportrice de l’OM âgée de 19 ans, devant les matches de la section féminine au Campus, l’année passée, en compagnie de Tom Frégeac. « On s’est dit qu’en cas de montée, on devrait créer un groupe parce qu’elles le méritent », souligne l’étudiante en marketing, digital et communication.

    Leur rêve est rapidement devenu réalité lorsque Roselène Khezami et ses coéquipières ont remporté le championnat de Division 2 au mois de mai, synonyme d’accession en Arkema Première Ligue à la rentrée. Les deux passionnés olympiens, qui se sont rencontrés il y a quatre ans à la Commanderie, où ils patientaient ensemble – parfois pendant des heures – pour attendre la sortie de leurs idoles, ont dans la foulée créé l’association Les Phocéennes. « Une trentaine de personnes sont impliquées et participent à la vie du groupe », se réjouit Tom, originaire de Peyrolles-en-Provence.

    Un coût au portefeuille

    Au-delà de leur présence dans l’ancienne tribune Canal du stade Francis-Turcan, à Martigues, pour soutenir Les Marseillaises, les coprésidents échangent régulièrement avec leurs membres, sur les réseaux sociaux, pour fournir des informations pratiques ou des actualités concernant l’équipe. « Mais, pour l’instant, nous n’avons pas encore d’adhésions, parce que la création est assez récente. C’est un petit détail, mais ça rendrait notre groupe plus officiel. Ça nous donnerait une image de structure plus développée qui nous permettrait surtout de faire rentrer des fonds pour ensuite créer des tifos et des animations », espère-t-il. « Peut-être la saison prochaine », relance Aurélie, qui n’a pas encore évoqué le sujet avec le club.

    Fervents supporters des Marseillaises, Aurélie et Tom font également les déplacements pour suivre les matches au plus près de l’action. « On les a tous faits sur cette première partie de saison, sauf celui au Paris FC. Et encore, on devait le faire, mais on n’a pas pu y aller à cause d’un contretemps de dernière minute », justifie Tom, qui compte bien assister aux futures journées à Nantes, puis à Montpellier. Mais tous ces déplacements ont un coût financier indéniable. « On n’a pas d’emplois, ça ne nous facilite pas les choses. Heureusement que les places ne sont pas chères [5 euros en moyenne, Ndlr], mais ce sont les trajets qui coûtent cher, même si on essaie toujours de dépenser le moins possible », ajoute l’étudiant en hôtellerie et restauration. Avec une moyenne de 100 euros par week-end, ils auront donc facilement dépassé la barre des 1 000 euros à la fin de la saison pour encourager leur club de cœur au-delà de Martigues.

    Délocaliser au Vélodrome

    Pour le moment, ils sont généralement les seuls à prendre part aux matches à l’extérieur. « On espère pouvoir inciter d’autres supporters à nous suivre à l’avenir, mais ce n’est pas notre principal objectif, cette saison. On veut d’abord insuffler une dynamique à domicile, avec plus de personnes présentes à Turcan », souhaite Aurélie, lucide sur le retard de la culture du football féminin en France par rapport à d’autres pays.

    Pour Tom, les plus belles affiches du championnat, notamment le Classico entre Les Marseillaises et le Paris Saint-Germain, gagneraient à être délocalisées au stade Vélodrome. « Ça peut paraître ambitieux, mais je pense que ce genre d’initiatives mettrait de la visibilité sur la section féminine », estime-t-il. De telles opérations se sont révélées être concluantes dans d’autres clubs de l’Hexagone, à l’instar du FC Nantes, qui a accueilli plus de 16 000 spectateurs au stade de La Beaujoire lors de la réception du PSG, en octobre 2024. Mieux que l’affluence actuelle à Francis-Turcan.

  • Handball : Plan-de-Cuques lance une nouvelle Femina Cup

    Handball : Plan-de-Cuques lance une nouvelle Femina Cup

    Les observateurs du handball féminin ont actuellement les yeux tournés vers l’Allemagne et les Pays-Bas pour le Mondial. Mais, en France, Plan-de-Cuques accueille, ce week-end, la Femina Cup. Huit équipes sont en lice pour ce tournoi amical, dont le HBPC, l’OGC Nice ou encore la Guinée et l’équipe de France U20. Cette compétition est désormais habituée à se tenir durant cette période de trêve internationale. Une 23e édition d’une belle densité avec plusieurs clubs de Ligue Butagaz Energie, mais aussi deux sélections nationales.

    Quatre jeunes du HBPC promues

    Le gratin de la génération 2006/2007 est amené à jouer à Plan-de-Cuques. Les Bleuettes d’Eric Baradat ont le droit à un test grandeur nature face à des formations rodées. « L’idée de cette fin d’année est de finir de développer le projet de jeu de l’équipe, et de le stabiliser avec l’intégration définitive d’Yvana Atangana (Metz) et Assa Sissoko (Saint-Maur), tout en continuant à suivre certaines joueuses qui s’affirment de plus en plus dans leur club », raconte le sélectionneur historique de cette catégorie d’âge.

    Côté Plan-de-Cuques, trois éléments manqueront. Léa Schüpbach est au Mondial avec la Suisse, Laurie Puleri est blessée et Liyah Naal est indisponible pour le HBPC car… elle évoluera sous le maillot de la France U20, ce week-end. Quatre jeunes du centre de formation sont promues avec Zoé Auriac, Mona Guillaume, Maelys Touré et la gardienne de l’équipe Nationale 1 Reka Somodi. Des occasions de briller pour ces joueuses, qui seront lancées dès ce vendredi soir avec un match contre les Bleuettes au gymnase des Ambrosis (20h30). La finale de la Femina Cup est prévue dimanche à 14h30.

  • L’Étoile de Bessèges 2026 placée sous haute sécurité

    L’Étoile de Bessèges 2026 placée sous haute sécurité

    L’Étoile de Bessèges – Tour du Gard a présenté le 3 décembre les contours de sa 56e édition, qui se déroulera du 4 au 8 février 2026. Pourtant rien n’était d’acquis. « En février 2025, je n’étais pas très motivée à l’idée de repartir », confie l’organisatrice Claudine Fangille-Allègre, encore marquée par les incidents de l’édition précédente. Après une voiture à contresens lors de la 3e étape et l’abandon de plusieurs équipes étrangères, la course avait frôlé l’arrêt. « J’étais même prête à tout arrêter, puis j’ai reçu un nombre incalculable de messages de soutien. Ça rebooste. » La mémoire de son père, Roland Fangille, fondateur de l’épreuve en 1971, semble aussi l’accompagner : « Nous avons tenu parce qu’on y croyait », disait-il. En 2026, l’Étoile « tient » encore.

    Pour retrouver la confiance des équipes, l’organisation a revu son fonctionnement en profondeur. La préfecture et la gendarmerie ont travaillé main dans la main pour calquer certains dispositifs du Tour de France. « La bulle de sécurité sera composée de vingt motocyclistes dédiés exclusivement à la sécurité, épaulés par une association habilitée », détaille le capitaine de gendarmerie Mickaël Dubois. Dix motos « flamme jaune » supplémentaires signaleront les obstacles. « Dans l’Hexagone, seul le Tour de France a un dispositif plus important », souligne Romain Le Roux, responsable sécurité. Un livret a été transmis aux maires des 103 communes traversées, et chaque arrivée se fera sur un circuit, plus facile à sécuriser. « Le cyclisme évolue vite, on s’adapte. Ce fonctionnement est la bonne solution », insiste Le Roux.

    Côté sportif, vingt équipes et 126 coureurs sont attendus. Les formations restées jusqu’au bout l’an dernier sont prioritaires : « Sans elles, nous ne serions peut-être pas là », souligne Claudine Fangille-Allègre. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 décembre. Le peloton s’élancera sur quatre étapes en ligne – de Bellegarde, Saint-Gilles, Bessèges et Saint-Christol-lez-Alès – avant un contre-la-montre final à Alès. L’Étoile, éprouvée mais déterminée, brille toujours.

  • Coup de tonnerre dans le monde de la pétanque

    Coup de tonnerre dans le monde de la pétanque

    Nous voilà en plein mercato bouliste. Et oui, le football n’est pas le maître absolu en la matière. La pétanque, depuis quelques années, a son lot de transferts.

    À l’orée de la saison 2026 les mouvements vont bon train. Il y a quelques semaines Cyril Belhomme homme fort de l’Amicale bouliste Bormes annonçait son départ pour Fréjus pétanque au poste de vice-président. Du coup les élèves ont suivi le maître.

    Jean Michel Puccinelli. Nelly Peyré. Thierry Grandet, Laurent Dumont, Jordan Scholl, Frédéric Bauer font le court déplacement à Fréjus. Le champion du monde italien Alessio Cocciolo n’a pas suivi le mouvement. Il a préféré opter pour le club gardois de Barjac. Il évoluera aux côtés de Joe Casale vainqueur du Mondial la Marseillaise en 2019 et Franck Polo. À noter également le départ d’Adrien Delahaye (lauréat du Mondial La Marseillaise à pétanque avec Casale) de Fréjus pour le Case de Nice. Il fera équipe avec Maryon Baudino. Ensemble ils ont été champions d’Europe espoir.

    Côté local, Laurent N’Guyen van a pris la décision de quitter Biver pour signer à La Crau. Un choix judicieux dans un club avec comme chef de file Henri Lacroix.

    La bombe vient du départ de Mickaël Bonetto de Nice pour Bron-Terraillon. Un voyage dans le Rhône où il retrouvera son équipier de l’équipe de France, le champion du monde Christophe Sarrio.

    Ce transfert est pour le moins inattendu. Mais en y regardant de plus près, outre le fait de pouvoir retrouver son partenaire de l’équipe de France, l’Istréen rejoint un club élite où évoluent également Steven Chapeland, Clément Bousquet, Fara N’Diaye.

    D’ailleurs le Rhône reste une place forte de la pétanque en France. Jean François Rakotondrainibe et Yves Rakotoarisoa vainqueur du Mondial la Marseillaise 2025 rejoignent la France en 2026. Ils se sont engagés avec le club de Décines Pétanque. Christian Andriantseheno quitte Bron. Le champion du monde Malgache 1999 a choisi Vaulx-en-Velin.

    Tyson Molinas s’éloigne de Saint-Tropez. Il retourne chez lui à Nîmes où il défendra les couleurs de la Boule Col Nem. Il est rejoint par son père Ben Molinas. Ils évolueront en compagnie d’Antoine « Vigo » Dubois. Une sacrée triplette familiale qui devrait en faire souffrir plus d’un. Philippe Quintais : directeur sportif du collectif France Seniors Féminin.

    Il explique sa nomination

    « Je viens pour apporter mon expérience du haut niveau à Olivier Peirrera le coach que je ne remplace en aucun cas. Je serais à ses côtés lors des prochaines échéances. J’aurais un rôle de superviseur. Les sélections seront décidées en concertation. Aucune porte n’est fermée à aucune athlète. Les conditions sont simples : Être prêt à rivaliser avec les nations qui sont devant nous aujourd’hui

    Je n’ai pas vocation à rester longtemps à ce poste. J’espère pouvoir aider à la construction d’un groupe et de méthodes de travail qui perdureront bien après mon engagement. »

  • Coupe du monde de rugby 2027, un tirage clément pour le XV de France

    Coupe du monde de rugby 2027, un tirage clément pour le XV de France

    C’est a Sydney que s’est déroulé le tirage au sort des groupes de la prochaine coupe du Monde de rugby.

    Pour cette 11e édition, qui aura lieu en Australie à l’automne 2027 (finale le 13 novembre), 24 nations sont qualifiées et ont été réparties dans six groupes de 4. Protégés dans le chapeau 1, celui du top 6 mondial, Antoine Dupont, Romain Ntamack ou Damian Penaud savaient qu’ils ne pourraient pas retrouver tout de suite les doubles champions du monde en titre sud-africains, les All Blacks néo-zélandais, ou encore les Anglais, les Irlandais ou les Pumas argentins.

    Leurs trois adversaires seront le Japon, les États-Unis et les Samoa. Les deux premiers et quatre meilleurs troisièmes seront qualifiés pour les huitièmes de finale.

    En cas de résultats favorables, l’équipe de France retrouverait l’Écosse comme premier adversaire. Et s’il devait y avoir une qualification, l’adversaire en quart de finale pourrait être le Pays de galles ou les Fidji. Quant à la demi-finale du tableau du XV de France, il conduit tout droit vers l’Australie, pays hôte.

    Le calendrier complet sera établi le 3 février.

    Groupe A

    Nouvelle-Zélande, Chili, Australie, Hong-kong.

    Groupe B

    Afrique du sud, Géorgie, Italie, Roumanie.

    Groupe C

    Argentine, Fidji, Espagne, Canada.

    Groupe D

    Irlande, Écosse, Uruguay, Portugal.

    Groupe E

    France, Japon, États-Unis, Samoa.

    Groupe F

    Angleterre, Pays de Galles, Tonga Zimbabwé.

  • Du stade vers l’emploi, Busserade sert de vecteur

    Du stade vers l’emploi, Busserade sert de vecteur

    Une parenthèse ensoleillée illumine les abords de la caserne du Muy.

    Comme si elle avait voulu saluer l’initiative de la Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (Drajes), la météo a dégagé le ciel de la Busserade, pour permettre aux ateliers de l’opération « stade vers l’emploi » de se dérouler au sec.

    Parmi les 85 personnes ayant répondu à l’invitation de la Drajes, France travail, l’Agence nationale du sport, les Entreprises s’engagent et de la Ligue Région Sud d’athlétisme, Axelle et Lila ont montré une belle application dans chacun des exercices proposés.

    « C’est une très bonne initiative, qui nous permet d’aborder de manière différente un entretien d’embauche. C’est cool de l’aborder comme ça », remarque Axelle, après s’être initiée au lancer et au sprint. Pour sa pote Lila, « le contexte est moins stressant qu’un entretien classique. Avec ces exercices, on entrevoit le travail en équipe et apprend à mieux se connaître ».

    La demi-journée de la Busserade a été possible aussi parce que la SCO Sainte-Marguerite a répondu à l’appel, en mettant à disposition des éducateurs et son matériel pour les ateliers d’une initiative « destinée à briser les barrières. Car durant les exercices, personne ne sait qui est qui », explique Philippe Lamblin, précurseur du programme et venu encourager les initiatives dans le Sud.

    Si personne ne sait qui est qui, c’est parce que, mêlés aux demandeurs d’emploi, se retrouvent des employeurs. « Chacun apprend à travailler en équipe autour d’un but sportif commun, sans savoir son rôle. L’employeur peut avoir ainsi une idée concrète des compétences des personnes à ses côtés », détaille Frédéric Caillol.

    Suivi en aval

    Le directeur de l’antenne marseillaise de France Travail indique que « des personnes qui sont sur le stade ce matin peuvent trouver un travail dès la fin de la journée. Et il y aura un suivi en aval, dans les jours et semaines qui suivent ».

    En 2025, 600 rendez-vous de ce type ont été proposés. La Région Sud en a organisé 47 et l’objectif est de passer, dès 2026, à 900 sur l’ensemble de l’hexagone, dont 70 dans le Sud. À chaque manifestation, un club partenaire est associé, qui bénéficie d’une dotation financière. Mardi, c’était la SCO Sainte Marguerite, avec le soutien de la Ligue d’athlétisme.

    « Nous avons ciblé des demandeurs d’emploi des 2e et 3e arrondissements de Marseille, dans un lieu symbolique de leur quartier. Cette dernière journée était l’occasion de donner un éclairage sur la manifestation qui, tout au long de l’année, a été possible grâce au concours de douze fédérations sportives. Et pour nous, c’est un budget de 23 000 euros qui a été consacré », explique-t-on à la Drajes.

    Après les efforts collectifs, les employeurs potentiels ont tombé le masque. Et les participants ont pu passer des échanges sportifs à des discussions plus axées sur les attentes des demandeurs d’emploi et les besoins des chercheurs.

    « Ces initiatives démontrent qu’il y a des capacités à proposer de belles manifestations et à mettre en route une dynamique », confie Isabelle Epaillard. Pour la préfète à l’égalité des chances, venue saluer les participants, « ces initiatives permettent de lever les préjugés, surmonter les timidités. À travers le sport, on se lâche et l’on se révèle dans un univers où le collectif est la force qui compte et permet d’atteindre des objectifs ».

    Depuis son lancement, « stade vers l’emploi a fait ses preuves. Permettant de changer les codes du recrutement. Près de 60% des participants ont trouvé un emploi à l’issue de ces journées », souligne Philippe Lamblin.

  • Mauricio Reggiardo et le plaisir de retrouver Provence

    Mauricio Reggiardo et le plaisir de retrouver Provence

    C’est un visage bien connu que va retrouver Provence Rugby à l’occasion de l’antépénultième match de l’année 2025. Mauricio Reggiardo a passé quatre années et demi « incroyables » à Aix-en-Provence, mais, cette semaine, il est dans le camp d’en face. Les Provençaux sont à Armandie, vendredi, pour affronter Agen, dont l’Argentin de 55 ans est désormais le coach. L’ancien pilier aux 50 sélections avec les Pumas, massif bonhomme d’un mètre 90 pour près de 120 kg, a accepté de se replonger dans ses souvenirs aixois. C’est la première fois qu’il va jouer son ex-équipe, depuis son départ durant l’été.

    Premier de Pro D2 et beaucoup de liens tissés

    « C’était une aventure superbe, humainement et professionnellement. J’étais dans un projet incroyable, ambitieux, ça m’a aussi permis de grandir », dit-il avec cet accent hispanique qui ne le quitte pas. Des années majeures pour lui et une stabilité trouvée dans les Bouches-du-Rhône, là où il est resté le plus longtemps dans sa carrière d’entraîneur. Les souvenirs ne manquent pas pour celui qui a pris le train en route, lors de la saison 2020-2021. Un maintien « dans la douleur » lors de ses premiers mois et une évolution positive, par la suite. Une progression qui a amené son équipe jusqu’à la première place de la saison régulière, en 2023-2024. Même si la montée n’a pas été acquise à l’issue des play-offs, une marche en avant a été enclenchée. « C’est un club qui franchit les paliers et qui a un chemin tout tracé vers le Top 14. Je suis content de leur évolution et je suis toujours leurs résultats », raconte l’ancien joueur d’une voix sincère.

    Mauricio Reggiardo est toujours en lien avec certains joueurs, le staff mais également le président Denis Philippon. Il a pu partager des moments forts avec beaucoup de ces personnes et a hâte de les affronter. « Je sais que, vendredi, je vais retrouver des personnes avec qui j’ai partagé des émotions. Ca fait toujours plaisir de les retrouver car je suis parti en très bons termes avec le club. » Sportivement parlant, l’enjeu sera fort pour les deux formations. Les dynamiques sont opposées avec trois défaites consécutives pour Agen et quatre victoires de suite pour Provence Rugby. Le coach, parti après une demi-finale perdue, un crève-cœur, est ambitieux pour ces retrouvailles. « L’objectif est de gagner face à une équipe en confiance et qui maîtrise son rugby. Nous avons envie de casser cette spirale négative et de gagner à domicile. » Le rendez-vous est pris, pour cette rencontre en prime-time, vendredi soir, devant les caméras de Canal+.

  • Une cruelle défaite pour les poloïstes marseillais

    Une cruelle défaite pour les poloïstes marseillais

    La victoire n’était pas primordiale, mais elle aurait fait beaucoup de bien au moral. Le Cercle des nageurs de Marseille s’est incliné, mardi soir à domicile, face à la grande équipe de Barceloneta (11-12), considérée comme la bête noire des poloïstes phocéens, à l’occasion de la cinquième et avant-dernière journée de la première phase de la Ligue des Champions.

    Malgré ce troisième revers dans cette campagne européenne, acquis après avoir subi deux désillusions récemment contre Sabadell, puis Hanovre, les coéquipiers du capitaine Ugo Crousillat, suspendu pour cette rencontre face aux Espagnols, restent deuxièmes de la poule D. Peu importe le résultat entre les deux autres écuries du groupe, ce mercredi, le CNM devra absolument s’imposer à Sabadell, le 11 février 2026, pour espérer obtenir son ticket pour la seconde phase de la Ligue des Champions.

    Privés de Crousillat et Bodegas, toujours blessé depuis le déplacement à Barceloneta, les Marseillais ont mis en place une défense de fer pour contrecarrer les plans des Catalans. Au-delà d’un solide Petar Tesanovic dans les cages, l’ensemble des poloïstes au bonnet blanc ont fait un effort pour gêner les offensives adverses. Le Cercle des nageurs de Marseille a profité de cet avantage pour se retrouver dans des situations favorables face au portier espagnol.

    Aguirre en pleine forme

    Thomas Vernoux, leader offensif de la formation phocéenne et capitaine pour l’occasion, a d’abord pris les choses en main, avant d’être rejoint à la mi-temps par un triplé du discret, mais néanmoins efficace, Alexandre Bouet. La pause, rallongée par un problème technique, a refroidi les locaux, laissant rapidement revenir Barceloneta à une longueur d’avance, grâce à un Unai Aguirre en feu dans sa cage lors des deux derniers quart-temps.

    Le rapport de force s’est d’un seul coup inversé et les Catalans en ont profité pour rattraper leur retard, et même passer devant au tableau d’affichage, pour la seule fois du match, à deux minutes du coup de sifflet final. Radomir Drasovic a eu une balle d’égalisation à quinze secondes du terme sur un pénalty, mais Aguirre a une nouvelle fois joué le rôle de bourreau des Marseillais.

    Quart-temps : 4-1, 4-4, 2-3, 1-4.

    5e journée – Ligue des Champions

    Au bassin olympique Pierre-Garsau (990 spectateurs)

    Arbitres : MM. Kovacs-Csatlos (HUN) et Schwartz (ISR)

    MARSEILLE : Tesanovic (7 arrêts) – Larumbe (1 but), Ondo Methogo, De Nardi, Nagy, Vernoux (cap, 2 buts), Drasovic (1 but), Bouet (4 buts), Marion-Vernoux (1 but), Spaic, Vanpeperstraete, Kalogeropoulos (2 buts), McKnight, Gbadamassi. 17 fautes personnelles.

    Entraîneur : Milos Scepanovic

    BARCELONETA : Aguirre (17 arrêts) – Munariz (cap), Velotto, Valls, Sanahuja (3 buts), Echenique (2 buts), Bustos.J , Burian (1 but), Tahull, Vigvari (3 buts), Biel (2 buts), Bustos.A, Delmas, Gomila. 17 fautes personnelles, dont 3 exclusions (Velotto, Sanahuja et Morales). Entraîneur : Francisco Fernandez