Category: sports

  • Cyclisme : les Pommiers doivent jongler entre développement et pérennisation

    Cyclisme : les Pommiers doivent jongler entre développement et pérennisation

    L’heure du bilan de la saison, qui vient de s’achever, a sonné pour le Vélo Club la Pomme, samedi, lors de leur assemblée générale annuelle, en présence de son président d’honneur Jean-Pierre Carminati. Le club phare du 11e arrondissement de Marseille a accompli une année réussie sur de nombreux points, au travers de son projet « Ambition la Pomme 2028 ». « Ça commence à sérieusement prendre forme sur tous les aspects, que ce soit dans la féminisation du club, où il y a des chiffres vraiment positifs, sur la gestion des budgets, sur les sections encadrées qui ont toutes performé et sur le développement d’une section handisport », liste Claire Lafforgue, directrice sportive de l’équipe U19 et responsable du pôle formation. La Jurassienne d’origine, débarquée dans la cité phocéenne en début d’année, a pu se réjouir des excellentes résultats de la catégorie U17, qui a terminé deuxième meilleure équipe française. Groupe dans lequel figurait Matisse Bonnet, qui va intégrer le programme junior de l’équipe professionnelle Décathlon CMA-CGM.

    Pérenniser le sport-santé

    Au-delà de l’aspect purement sportif, où le club ne cesse de se développer, les Pommiers souhaitent pérenniser leur ancrage social. « Tous les voyants sont au vert pour nos organisations l’année prochaine », glisse Guy Epinat, vice-président du club aux 300 licenciés désormais, dont les opérations de sport-santé comme « Roulons pour la santé de l’homme » et les célèbres Bosses de Provence en sont les fers de lance.

  • Le monde du football s’active pour Christophe Gleizes

    Le monde du football s’active pour Christophe Gleizes

    « Indignation et solidarité. » Ce sont les mots qu’a tenus à exprimer l’Union des journalistes de sport en France (UJSF), vendredi, dans un message envoyé à tous ses adhérents, après la confirmation de la condamnation en appel de Christophe Gleizes, journaliste à So Foot, à sept ans de prison en Algérie pour « apologie au terrorisme ». « Cette décision s’inscrit en contradiction totale avec les principes de liberté d’informer et de liberté de la presse que nous défendons collectivement, a souligné l’UJSF. Parce qu’aucun journaliste ne devrait être inquiété, poursuivi ou emprisonné pour son travail, nous appelons à un geste de solidarité simple, visible et commun, à l’occasion des événements sportifs qui se tiendront ce week-end dans les stades et les salles de France. »

    Une lettre de la Ligue

    au président Tebboune

    L’Union syndicale provençale n’est d’ailleurs pas la seule à réagir. Après avoir voté à l’unanimité cette motion lors de l’assemblée générale de la Ligue Méditerranée de football, le président Éric Borghini s’apprête à envoyer une lettre au président de la République algérienne démocratique et populaire Abdelmadjid Tebboune, via l’ambassadeur d’Algérie, pour lui demander de bien vouloir gracier le journaliste.

    « C’est une histoire qui nous touche particulièrement, parce que nous avons une diaspora algérienne importante dans notre Ligue », souligne celui qui évoque des liens fraternels très forts entre « les peuples des deux rives de la Méditerranée ». « Ce n’est pas que moi, c’est l’ensemble du football méditerranéen, tous les clubs, avec leur diversité, qui demandent ce geste humanitaire », ajoute Borghini.

  • Toulon a cru à l’exploit pendant une heure avant de lâcher prise

    Toulon a cru à l’exploit pendant une heure avant de lâcher prise

    Le voyage à Édimbourg n’a pas été de tout repos pour les Toulonnais.

    Après une entame de match réussie, ponctuée de deux essais signés Ben White, les Varois ont pris l’eau et ont multiplié les fautes de main, incapables de contrôler un ballon transformé en savonnette par une pluie battante qui tombait sur la capitale écossaise. Des conditions météorologiques favorables aux Écossais qui ont dominé la première période.

    Outre de perdre la main, le RCT a surtout rapidement perdu Melvyn Jaminet, dont le drop avait ouvert le score dès la 2e minute, victime d’une blessure musculaire juste après avoir transformé le second essai de Ben White.

    Toulon s’accroche

    Évitant de peu un troisième essai dans le temps additionnel, les Varois sortaient la tête de l’eau après les citrons, mais se heurtaient à une défense de fer, qui les exposait à des contres. Sur l’un d’eux, Darcy Graham pensait faire le break en profitant d’un cafouillage aux abords de l’en-but des Rouge et Noir. Mais le troisième essai écossais était refusé par l’assistance vidéo (48e).

    Les hommes de Pierre Mignoni n’abdiquaient pas. Mais leur point de retard semblait une montagne insurmontable face à des Écossais qui se battaient sur tous les ballons comme si leur vie en dépendait.

    C’est d’abord au pied, avec une pénalité réussie de part et d’autre par Cameron Scott et Matéo Garcia, que les deux équipes faisaient évoluer le score, alors que la pluie rendait de plus en plus difficile le contrôle du ballon et un jeu à la main précis et appliqué.

    Mais en étant pris en flagrant délit de jeu dangereux, David Ribbans laissait ses coéquipiers à 14, au plus mauvais moment de la soirée. Ce dont profitait Édimbourg pour reprendre les devants dans les débats, en imposant le jeu dans les 22 varois.

    Un travail de sape récompensé d’un essai de pénalité, après que Baptiste Serein ait serré le frein à main quelques secondes plus tôt. Mais sur la mêlée à 5 qui a suivi, la puissance du pack écossais a eu raison de la cohésion de son homologue rouge et noir, poussé à la faute.

    Édimbourg venait de réussir le coup parfait, exploitant la sortie temporaire du deuxième ligne toulonnais qui fragilisait sa mêlée. Avec un avantage de huit points à moins d’un quart d’heure de la sirène, les Écossais se dirigeaient vers un trois sur trois lors de leurs confrontations avec le RCT en Coupe des Champions.

    Ces retrouvailles devaient être un test de niveau pour des Toulonnais qui rêvent de franchir un palier européen et renouer avec un passé qui les a vus gagner trois coupes consécutivement, il y a bientôt dix ans.

    Ils ont tenu une heure. Jusqu’à la faute de David Ribbans qui a tout changé. Édimbourg en profitant pour prendre le bonus offensif.

    L’UBB et Toulouse tranquilles

    Cette nouvelle campagne européenne a vu l’UBB, tenant du trophée, s’imposer très nettement à Pretoria face aux Blue Bulls. Un succès bonifié 46-33, avec sept essais, dont un doublé de Louis Bielle-Biarrey. Toulouse, finaliste malheureux, a lui aussi lancé sa campagne en atomisant un adversaire sud-africain. Une victoire à huit essais (56-19) face à des Sharks très émoussés.

    RÉSULTATS

    Édimbourg 33 (18) Toulon 20 (17)

    1ère journée, groupe 2.

    Stade de Hive

    Arbitre : M. Carley.

    ÉDIMBOURG : 4 essais Schoeman (14), Vellacott (29), de pénalité (61) , Venter (75), 1 transformation (14) et 3 pénalités (10, 34, 54) de Scott.

    TOULON : 2 essais de White (6, 21), 2 transformations et 1 drop (2) de Jaminet, 1 pénalité (55) de Garcia. Avertissement : Ribbans (58).

  • [Entretien] Éric Borghini : « Le football n’est jamais qu’un microcosme de la société »

    [Entretien] Éric Borghini : « Le football n’est jamais qu’un microcosme de la société »

    La Marseillaise : Cette assemblée générale était l’occasion pour vous de rassembler les cinq Districts qui composent votre Ligue. Sentez-vous un groupe uni derrière vous ?

    Éric Borghini : C’est la première saison de ma dernière mandature, qui dure quatre ans, jusqu’en 2028, où nous avions, pendant la campagne électorale, fait un certain nombre de propositions qui ont été acceptées avec ma réélection. Et c’est ce qu’on a commencé à mettre en œuvre avec beaucoup de bonheur, puisque l’un des points principaux était de resserrer les liens au niveau de la gouvernance entre la Ligue et les Districts. C’est ce qui a été fait. Les présidents de Districts font partie intégrante du bureau exécutif de la Ligue, c’est-à-dire qu’ils participent à sa marche quotidienne. Je crois que c’était très important dans l’aboutissement de la démocratie pour le fonctionnement de la Ligue avec les instances de proximité que sont les Districts.

    Quel bilan dressez-vous
    de la saison 2024/2025 qui s’est achevée il y a quelques mois ?

    E.B. : Ce fut une saison magnifique, surtout au niveau du nombre de licenciés. Depuis l’année dernière, on dépasse la barre historique des 135 000 licenciés. C’est une très grande source de satisfaction. Et puis, sur le plan financier, on termine l’exercice avec un excédent de 70 000 euros. C’est positif parce que, la marche de la Ligue est comme toutes les organisations. On est une petite PME [petite et moyenne entreprise, Ndlr] de 47 employés. On compte sous et centimes d’euros. Mais on a réussi à mener toutes nos actions et je crois surtout, à diversifier les sources de revenus parce qu’on ne peut plus, comme par le passé, vivre uniquement des subventions. Même si la Région, l’État et surtout la Fédération ont fait des efforts. Le président Diallo fait ruisseler un peu cette manne extraordinaire, que représentent les contrats avec Nike, jusque dans les Ligues et dans les Districts.

    On constate une évolution de la féminisation très inférieure par rapport aux saisons précédentes. Comment l’expliquez-vous ?

    E.B. : Sur la féminisation, nous avons, ici, en Méditerranée, je pense, un problème spécifique, qui est celui des équipements. Le prix du terrain au mètre carré en Méditerranée n’est absolument pas comparable avec le prix du mètre carré dans la Creuse, dans d’autres départements ruraux. Les mairies ne peuvent pas construire des terrains de football, autant qu’on en aurait besoin. Il y a des clubs qui voudraient ouvrir des sections féminines, mais qui ne le peuvent pas, qui sont obligés de refuser les petites, parce qu’ils n’ont pas de créneaux pour s’entraîner. Il ne faut pas oublier non plus la baisse de la natalité. C’est une catastrophe qu’on a découverte il n’y a pas longtemps. Les chiffres de la natalité en France se sont effondrés, et naturellement, on a subi les conséquences. Ça explique, en partie, la baisse du nombre de licenciés.

    Le plus grand combat du football moderne reste la lutte contre la violence. Un fléau de plus en plus présent dans les stades, surtout dans le monde amateur…

    E.B. : La recrudescence de ce phénomène de violence s’explique, à mon avis, par l’état de la société française actuelle. Nous vivons dans une France qui est fracturée, désenchantée et complètement la tête à l’envers. Comme d’ailleurs en témoigne la politique aujourd’hui, où on voit de la violence partout, à commencer à l’Assemblée nationale. Il n’y a plus de débat, c’est des injures, des invectives, des violences physiques entre députés. Donc, derrière, il faut bien comprendre que le football n’est jamais qu’un microcosme de la société française. Donc, que faire ? Alors, bien sûr, on renforce l’appareil répressif. Moi-même, dès la première assemblée générale qui a suivi mon élection, j’ai fait voter le principe de la radiation à vie de n’importe quel acteur du football qui provoquerait des blessures volontaires entraînant une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à 8 jours. Fort heureusement, on n’a pas eu besoin d’en arriver là. Après, il y a le volet pédagogique. Si la répression permettait de régler tous les problèmes, ça fait longtemps qu’on aurait trouvé la solution. Des formations en gestion des conflits pour les dirigeants vis-à-vis des parents, des réunions où on réunit tous les capitaines, sans oublier les dispositifs de la Fédération, comme le carton blanc ou le dispositif de la pause apaisement, sont aujourd’hui les outils qu’on invite à utiliser pour lutter contre ce fléau qui nuit à notre sport.

  • Ax-les-Thermes triomphe au Trophée des Villes à Nice

    Ax-les-Thermes triomphe au Trophée des Villes à Nice

    On s’attendait à voir au moins l’un des trois cadors de notre région en finale du Trophée des Villes. Mais ni l’équipe niçoise de Mickaël Bonetto, ni la formation crauroise d’Henri Lacroix, ni le quatuor de choc fréjusien de Dylan Rocher n’a réussi à se hisser jusqu’à l’ultime face-à-face pour soulever la prestigieuse coupe. Après avoir respectivement battu Nice 2 et Freyming-Merlebach, Ax-les-Thermes et Canohes se sont disputé la victoire finale. Une finale inédite, mais néanmoins relevé sur le papier. D’un côté, les Axéens, menés par le champion de France Luc Laille, ont maîtrisé le sujet d’une main de maître tout au long des trois jours de compétition. De l’autre, les Canouhards, dont la présence du double champion du monde Simon Cortes et du canonnier Maison Durk, ont dû batailler face à de grosses cylindrées, comme Arlanc du maître Christian Fazzino.

    Fréjus voit double

    Après une première partie spectaculaire, où Luc Laille et le jeune Mathias Sogno ont réussi à remporter le premier point alors qu’ils étaient largement menés (1-8), les Ariègeois ont doublé la mise dans la deuxième doublette. Mais les Catalans, qui pouvaient compter sur le trio de choc Cortes-Durk-Bacchin, ont recollé au score avec un fanny. Cette finale a donc dû se départager avec l’épreuve du tir de précision en relais, où la solidité mentale de Sacha Solana a fait la différence pour permettre à Ax-les-Thermes, présent pour la première fois en finale du Trophée des Villes, d’inscrire son nom au palmarès de la compétition.

    Dans le Grand Prix, une sorte de consolante, Fréjus a nettement dominé les débats. La fabuleuse triplette composée de Dylan Rocher, Diego Rizzi et Stéphane Robineau, associé au jeune Dylan Fernandez, s’est imposée en finale face Limoges, et succède ainsi à Revin. Les Varois du Fréjus International Pétanque (FIP) repartent avec un deuxième trophée dans leur valise : celui du tir de précision, remporté par Dylan Rocher contre le grand Henri Lacroix.

  • Roberto De Zerbi avertit ses joueurs après le fiasco lillois

    Roberto De Zerbi avertit ses joueurs après le fiasco lillois

    Roberto De Zerbi l’avait mauvaise, vendredi après la mauvaise soirée qu’il a vécu au stade Pierre Mauroy.

    « Je suis très en colère ! » a-t-il lâché. Tout en prenant sa part de responsabilité, « j’en suis responsable. Mais je ne suis pas le seul en cause ». Face au LOSC, son OM a été méconnaissable. Incapables d’aller inquiéter le gardien nordiste, les Marseillais ont offert le premier but, qui sera leur seul du match, permettant ainsi aux Dogues d’engranger suffisamment de confiance pour contenir la trop timide réaction phocéenne.

    Ce qui est encore plus incompréhensible, et qui a fait enrager Roberto De Zerbi, c’est l’absence totale de réaction. Une abdication collective que l’Italien ne s’explique pas. Car dans la configuration de vendredi à Villeneuve d’Ascq, son équipe avait livré une toute autre prestation.

    Du meilleur au pire

    « À une exception, puisque Kondogbia a remplacé Höjbjerg, c’est le onze qui avait réussi la plus belle première mi-temps de notre début de saison. Et là, nous sommes passés du meilleur au pire ! » Avec un OM qui n’a jamais donné le sentiment d’être entré dans son match.

    « Nous étions inexistants sur les deuxièmes ballons. Nous avons été incapables de faire trois passes d’affilée. Nous avons manqué d’agressivité et le jeu était trop lent, trop passif. » Pour lui, rien n’est à sauver dans cette soirée nordiste. Pas même le rush de Mason Greenwood en fin de match, qui aurait pu servir de cache-misère. « Même s’il avait marqué, cela aurait été insuffisant. »

    Il y a une semaines, son équipe avait la possibilité de prendre, seule, les rênes de la Ligue 1. Deux matches ratés plus tard, alors qu’avant de se rendre à Lille, il estimait que « mon équipe peut aller tout gagner », Roberto De Zerbi tempère ses propos. « Après un tel match, peut-être faudra-t-il revoir à la baisse nos ambitions et nous dire que nous n’avons pas le potentiel pour réussir certaines choses. » L’Italien est même allé plus loin, « parfois, il vaudrait mieux se taire ! ».

    Samedi, les victoires de Lens à Nantes (2-1) puis du PSG face à Rennes (5-0) ont accentué le malaise. Des résultats qui distancent l’OM du duo de tête. Côté joueurs, Leo Balerdi a conscience d’une faute collective dont les conséquences risquent d’être lourdes. « Nous avons perdu trois points très importants pour notre saison. Nous devons revoir les erreurs, oublier cette défaite et aussi le match nul de la semaine dernière. Penser à ce que nous pouvons améliorer. »

    Le capitaine marseillais, qui n’a pas été le plus mauvais vendredi, a lancé un message sur la réaction à venir. C’est le vestiaire qui doit se prendre en charge. Montrer qu’il y a une prise de conscience collective. « Cela dépend de nous, pas du coach, pas du président. Seulement de nous sur le terrain. Il faut montrer un autre visage. Le prochain match, c’est en Ligue des champions, et nous allons le gagner. »

    C’est le minimum acceptable. Toutefois, à la victoire, il faudra également y ajouter la manière.

    L’Union Saint Gilloise tenue en échec

    Prochain adversaire de l’OM en Ligue des Champions, mardi, l’Union Saint Gilloise s’est fait peur dans son championnat.

    Le champion de Belgique a dû batailler ferme pour arracher le nul à domicile. La Gantoise n’a pas fait de cadeau, en ouvrant le score après quatre minutes de jeu par Matisse Samoise.

    Les Apaches, déjà poussés dans leurs derniers retranchements par Zulte Waregem en coupe, ont dû attendre le dernier quart d’heure pour revenir à égalité, grâce à Kevin Mac Allister, qui a également été averti.

    Malgré les deux points perdus, l’USG conserve la première place de la Ligue 1 belge, suivie par le Club de Bruges.

  • L’exil du « Grand Charles » vers l’Allemagne

    L’exil du « Grand Charles » vers l’Allemagne

    Il y a des terreaux où le talent pousse mieux qu’ailleurs. À Frontignan, le hand bénéficie d’un microclimat et d’un terrain de jeu fertile depuis près de quarante ans. Un jour, Branko Karabatic, père de Nikola et Luka, y a posé ses valises au bout d’un voyage d’affaires entamé à Trogir, dans l’ex-Yougoslavie.

    Dans le sillage de cet homme au regard aussi doux qu’au goût de l’effort féroce, s’est forgé une culture du sport, du hand en particulier. Avant d’être un éducateur exigeant, il fut un gardien international à Nis, terre natale de Nikola, ou avec la sélection yougoslave.

    Le dernier héritier de Branko, décédé en mai 2011 à l’âge de 55 ans, ne pouvait être qu’un gardien de but. En l’occurrence Charles Bolzinger, jeune portier de Montpellier Handball sur le point de s’envoler vers la Bundesliga.

    Bolzinger (24 ans), filleul de Branko, a refusé l’offre de prolongation de contrat de son club formateur, comme l’a annoncé Midi Libre. Comme d’autres avant lui, comme Nikola Karabatic (Kiel, 2005), Ludovic Fabregas (Barcelone, 2018), cet autre produit-maison du MHB veut vivre les choses en grand. Veut façonner sa légende, pour le moins construire une carrière, suivre peut-être la trace de Thierry Omeyer, meilleur gardien de l’histoire du handball français.

    En 2006, en écho à un Euro en Suisse exceptionnel, coup d’envoi du règne des « Experts », Omeyer avait prolongé son contrat au MHB, avant d’accepter quelques mois plus tard l’offre de Kiel, l’un des maîtres de la Bundesliga et de l’Europe.

    Charles Bolzinger s’apprête à son tour à quitter Montpellier au plus tard en 2027, terme de son contrat, peut-être dès l’été prochain, pour un club prestigieux de ce championnat référent, où le handball génère une popularité, un engouement et une attente incomparables. Selon divers médias, Flensburg, sur les bords de la Baltique, et Berlin convoitent le gardien héraultais.

    Dans le Nord de l’Allemagne, il pourrait suppléer le Bosnien Benjamin Buric (35 ans).

    À Montpellier, rejoint à l’âge de 15 ans et demi, ce gardien longiligne (1,98 m, 100 kg) a fait toutes ses classes. Et, il a très vite sauté les marches pour s’installer au côté de Rémi Desbonnet, arrivé de Nîmes, dans l’effectif de Patrice Canayer, alors manager.

    Dans l’insouciance et l’euphorie de ses débuts en première division, lors de la saison 2022-23, le jeune gardien a affiché son envergure et sa marque de fabrique pour bousculer la hiérarchie. « Certains observateurs préconisaient que Charles devait être prêté pour avoir du temps de jeu. Il est resté et a été le numéro 1 quasiment toute la saison. L’émulation est un très bon vecteur pour faire avancer les gens. Il avait terminé la première moitié de saison à 39% d’arrêts, avec neuf points d’avance sur le second. Cela ne pouvait pas durer. Il a connu la grâce divine, aujourd’hui, il doit trouver la grâce. La grâce divine, je ne suis pas sûr qu’elle revienne. Il est encore en phase d’apprentissage. C’est plus facile d’apprendre quand tu débutes que quand tu es connu » expliquait alors l’ancien manager Patrice Canayer.

    « Le grand Charles » ne va pas partir comme ça. Le Frontignanais va devoir couper les ponts, rompre le cordon ombilical avec son club formateur, où sa personnalité a séduit tout Bougnol. Facétieux, accessible et populaire, il entretient des liens étroits avec les « Blue Fox », club de supporters influent.

    L’international (26 sélections) va partir de Montpellier et à la chasse d’une place vacante chez les Bleus depuis 2024 et les JO. Vincent Gérard, successeur contesté de Thierry Omeyer, avait étiré sa carrière jusqu’à l’échéance olympique avant de tirer sa référence.

    Aujourd’hui, Charles Bolzinger va devoir assumer aussi cette lourde succession. Le prochain championnat d’Europe (15 janvier – 1er février), au Danemark, Norvège et Suède sera un excellent tremplin pour afficher un nouveau statut. Et dérouler le tapis rouge vers Flensburg, ville frontalière du Danemark, ou vers Berlin.

  • Zidane réunit ses amis pour une soirée au Vélodrome

    Zidane réunit ses amis pour une soirée au Vélodrome

    Rien que le fait de penser à Zinédine Zidane fouler la pelouse du stade Vélodrome fait rêver le moindre passionné de football. Le champion du monde 1998, natif de la cité phocéenne, sera présent ce dimanche soir (à partir de 18h30) dans le cadre de l’événement « The Universe League », porté et produit par Universe Football, la structure fondée par son neveu Ryad Zidane.

    Florilège de grands noms

    Pour cette grande soirée, « Zizou » a fait appel à ses amis du ballon rond : Didier Drogba, Samir Nasri, Blaise Matuidi, Robert Pirès, etc. Une quarantaine de joueurs sont prévus au programme, au terme des quatre matches de légende qui se dérouleront : un choc Paris vs Marseille, un autre entre Madrid et Barcelone, et un affrontement entre créateurs français et internationaux.

    Chaque duel sera disputé sous le format de la Kings League (7 vs 7), ligue de football nouvelle génération fondée par Gérard Piqué en 2022. Entre chaque match, des show musicaux viendront se greffer au spectacle. Les rappeurs Soolking, Josas et Gradur, sans oublier les Marseillais Alonzo et Soprano, seront présents sur scène pour enflammer le public du stade Vélodrome.

    Universe Football s’est engagé à reverser un euro par billet vendu, ainsi que les bénéfices de la mise aux enchères des maillots portés par les joueurs, à l’association « Des Coccinelles rouges pour Thomas », association qui accompagne les enfants atteints de cancer ou de maladies rares, ainsi que leurs familles.

    Quelques places (entre 18 et 80 euros) sont encore en vente via le site internet : billetterie.orangevelodrome.com.

  • À Édimbourg, le RC Toulon repart à la conquête de l’Europe

    À Édimbourg, le RC Toulon repart à la conquête de l’Europe

    C’est une parenthèse qui suscite forcément une excitation particulière. La Champion’s Cup reprend ses droits ce week-end, et les prolonge jusqu’au suivant. « On change de compétition, de format, d’arbitrage, d’intensité, et on s’entraîne dur pour ça depuis 15 jours. C’est notre rythme, notre obligation, donc c’est un changement d’état d’esprit », affirme Pierre Mignoni. Et c’est en Écosse, à Édimbourg, que le RCT débute son aventure européenne. Actuellement dans le ventre mou du United Rugby Championship (10e), le Édimbourg Rugby n’est, sur le papier, pas l’adversaire le plus impressionnant. L’historique parle cependant pour les Écossais, qui avaient battu les Varois lors de leurs deux confrontations dans cette compétition, en 2018/2019 (40-14 à Édimbourg, 17-28 à Mayol).

    Six ans plus tard, les deux effectifs ont changé, et du côté de la Rade, on avoue connaître assez peu cette équipe. Mais le staff toulonnais a de la ressource : « Je me sers d’Andrea Masi [entraîneur des trois quarts du RCT, Ndlr] car il a joué dans ce championnat avec Trévise, et à travers la vidéo. On a préparé notre game plan pour que les joueurs soient à 100%. Ce n’est pas une préparation d’une semaine, mais de toute une saison. Sur ce qu’on a vu, Édimbourg est une équipe qui joue très vite, fort, sur une surface synthétique très rapide. Ils mettent beaucoup de pression sur l’adversaire, ne te laissent pas beaucoup d’oxygène pour faire ton jeu. On se sait attendu, ce sera un gros défi pour nous », détaille Pierre Mignoni.

    Autre atout : la présence de Ben White, qui connaît bien ses futurs adversaires, qu’il côtoie, pour certains, en sélection : « Je connais beaucoup de joueurs, c’est un match cool à jouer contre mes amis. Pour préparer le match, j’ai présenté l’état d’esprit de l’équipe, parlé des joueurs, du stade, les petites choses comme ça. On est prêt pour tout, on n’a pas d’excuses », certifie l’international écossais, qui définit ce premier adversaire européen comme « une équipe costaude, qui aime le combat. Ils jouent beaucoup au pied, il faudra contrôler les 9 et 10 pour avoir nos momentums ».

    « L’an dernier, on a montré qu’on avait progressé »

    Il faudra aussi tenir compte des règles propres à la Champion’s cup (bonus d’un point pour toute équipe inscrivant quatre essais, et pour les équipes perdant avec moins de 7 points d’écart), et un arbitrage différent de celui du Top 14 : « Il faut habituer les joueurs à l’arbitrage sur les mauls, le jeu au sol, les mêlées… Il ne faudra pas être surpris, on a travaillé avec ça, il n’y aura pas de tolérance à ce sujet », prévient l’entraîneur toulonnais.

    Pour cette première mission européenne de la saison, ce dernier pourra compter sur le retour d’une grande partie de ses internationaux, qui doivent, selon lui, reprendre le train en marche : « On verra après le match si on y est parvenu. Il faudra voir comment ils s’intègrent dans l’équipe, comment sont-ils en termes de fraîcheur. Tous les internationaux doivent amener un plus, car ils ont l’habitude de ces matches au niveau international. » Seul Charles Ollivon manquera finalement à l’appel, ce qui ne manque pas d’agacer Pierre Mignoni : « Le RCT a pour priorité la santé des joueurs. Après sa commotion, on a pris le relais de l’Équipe de France, et Charles était considéré apte. Mais une commission externe doit donner son aval, et elle nous a dit non mercredi. La commotion est un aspect important, on ne fait pas de politique là-dessus. Mais quand on suit un protocole classique, que le joueur s’entraîne à 100%, il est apte à jouer. Je ne ferai jamais jouer un joueur qui n’est pas à 100%. Donc là, on [cette commission, Ndlr] est dans la politique, on se couvre. Nous, on n’est pas là pour se couvrir, mais pour protéger les joueurs et pour performer. »

    Si les supporters se rêvent déjà à une quatrième étoile, l’objectif sera avant tout de montrer que le club franchit des paliers, après une aventure européenne cruellement stoppée en quart de finale par Toulouse l’an dernier : « Ce match nous avait fait vraiment très mal. C’était pour moi un bon match pour retrouver le très haut niveau, le genre par lequel le groupe a besoin de passer. Mais ça avait mis le moral de certains joueurs à zéro. L’objectif, c’est de faire du mieux possible. L’an dernier on a montré qu’on avait progressé, j’espère qu’on va encore le montrer cette année. »

    Champion’s cup, 1ère journée

    18h30, Hive Stadium, Édimbourg

    Arbitre : M. Carley (ANG)

    RCT : Gros, Baubigny, Sinckler ; Ribbans (C), Alainu’uese ; Ludlam, Abadie, Mercer ; White, Garbisi ; Ferté, Sinzelle, Brex, Dréan ; Jaminet.

  • L’OM veut tout gagner

    L’OM veut tout gagner

    Une semaine après avoir manqué la première place, l’OM effectue un voyage délicat dans le Nord.

    Si la mission ne sera pas de rectifier le tir au classement, même si, en fonction d’un alignement des étoiles et des résultats en leur faveur, les hommes de Roberto De Zerbi pourraient être le nouveau leader dimanche soir, les Phocéens se rendent à Villeneuve-d’Ascq avec une autre idée en tête. Engranger de la confiance avant d’enchaîner sur une nouvelle soirée européenne.

    Ce match en Flandre française sera aussi un moyen de s’acclimater à la température ambiante, avant de remonter quelques kilomètres plus au nord et retrouver la Ligue des Champions face à Saint-Gilles, mardi. Ce sera aussi l’occasion de voir si l’OM a su encaisser le résultat de Toulouse.

    « Nous verrons bien. Je compte sur l’intelligence de mes joueurs pour montrer que ce n’est pas une touche et un but moche qui vont tout changer. Même si cela nous a fait perdre deux points », clame Roberto De Zerbi. Depuis, son équipe a appris quel serait son adversaire en coupe de France, enregistrer le retour de Michael Murillo et le probable forfait de Pierre-Emile Højbjerg.

    À propos du but encaissé dans le temps additionnel face à Toulouse, l’entraîneur marseillais a beaucoup réfléchi. Il a cherché à comprendre pourquoi son équipe concède autant de buts en fin de match : « Je me dois de trouver la solution pour rester positif. »

    Le match face au Losc est le premier d’une nouvelle séquence qui va s’annoncer déterminante cette fois. Pour le championnat, puisque son équipe va affronter deux rivaux directs en une semaine (les Dogues, puis Monaco au Vélodrome). Pour la Ligue des Champions, car, à Bruxelles, il y aura la possibilité de redevenir crédible dans la course aux barrages. Pour la Coupe de France enfin, car Roberto De Zerbi place le trophée dans ses objectifs. « J’aimerais arriver en mai et que l’OM soit encore dans la course dans toutes les compétitions », confesse-t-il. Mais il sait qu’après décembre, viendra janvier et ses onze matches, notamment le Trophée des champions contre le PSG, le 8 janvier au Koweït.

    Cette série qui s’annonce, alors que l’OM sera privé d’au moins deux joueurs cadres du fait de la Coupe d’Afrique des Nations (Pierre-Emerick Aubameyang et Nayef Aguerd), rend nécessaire une victoire face aux Lillois, ce vendredi soir. Roberto De Zerbi n’est pas inquiet : « J’ai l’équipe pour tout réussir cette saison ! »

    La grosse fatigue de Pierre-Emile Højbjerg

    Jeudi, à la Commanderie, il y avait un absent de marque dans le groupe de Roberto De Zerbi.

    Le Danois n’avait toujours pas repris le travail avec le groupe. « Il est grippé et doit rester chez lui pour se soigner », a indiqué à son sujet l’entraîneur marseillais. Si ce dernier n’a pas encore tranché quant à sa participation au déplacement à Lille, « je dois encore voir avec le staff médical d’ici vendredi », le joueur ne semble pas en mesure de tenir son rang. Une décision doit être prise ce vendredi matin, après le réveil musculaire, au sujet de sa participation au déplacement lillois.

    En revanche, pour Michael Murillo, les clignotants sont tous passés au vert. Revenu blessé de sélection, le Panaméen a suivi un bon protocole qui lui a permis de retrouver ses sensations. Il s’entraîne avec le groupe depuis le début de la semaine et sa participation au match face aux Dogues, s’il n’est pas sûr que ce soit comme titulaire, est quasiment actée par l’entraîneur phocéen.

    REPERES

    La Coupe programmée

    Pour son entrée en lice, l’OM retrouvera Bourg-en-Bresse en 32e de finale de la Coupe de France. Ce sera le troisième face-à-face avec les Burgiens dans l’épreuve reine du football français. La rencontre a été programmée le dimanche 21 décembre, avec un coup d’envoi à 14h45, devant les caméras de France Télévisions.

    Calendrier général

    Le conseil d’administration de la LFP a permis de déterminer les grandes dates de la prochaine saison de Ligue 1. Le coup d’envoi en sera donné le week-end des 21-23 août. La dernière journée de l’année calendaire est prévue le week-end du 13 décembre et la reprise les 2 et 3 janvier. Il n’y aura aucun match en semaine et la dernière journée se disputera le samedi 29 mai.