Cette fois, les Olympiens ont réussi leur entrée en lice au Vélodrome. Lors des trois dernières campagnes de Ligue des champions, ils avaient eu droit à autant de défaites. Face à Arsenal (1 – 2), en 2013, Manchester City (0 – 3) en 2020 et Francfort (0 – 1) en 2023. Mais, face à l’Ajax, mardi soir, ils ont mis un terme à une trop longue disette.
Il fallait remonter au 28 septembre 2011 pour voir l’OM gagner son premier match au Vélodrome dans l’épreuve reine. Dortmund, qui revenait dans la cour des grands d’Europe, avait été balayé 3-0. Cette fois, c’est l’Ajax, qui n’est plus que l’ombre de celui qui, avec Johan Cruyff aux commandes, avait donné une leçon de football total aux Marseillais de Bernard Bosquier.
Le Virage sud avait rappelé cette correction, en 1971. Mais depuis, les deux clubs ont connu des fortunes diverses. Et les Amstellodamois étaient à des années-lumière du collectif flamboyant qui devait gagner trois Ligues des champions consécutives.
Tandis que côté marseillais, avec la confiance engrangée lors des victoires contre le PSG et Strasbourg, ajoutée au sentiment de frustration ramené de leur voyage à Madrid, le groupe a montré que, malgré les importantes retouches effectuées par Roberto De Zerbi, la qualité était bien présente à tous les niveaux. Y compris chez ceux dont la titularisation au coup d’envoi pouvait surprendre.
Arthur Vermeeren et Bilal Nadir ont montré qu’ils étaient plus que des joueurs de complément. En prenant le contrôle du milieu, épaulé par Matt O’Riley qui a un peu plus de bouteille, ils ont joué un rôle clef dans le départ tonitruant de l’OM.
En moins d’une demi-heure, le temps pour Igor Paixão de marquer deux fois et Mason Greenwood d’enfoncer le clou, l’écart était creusé. Menant de trois buts, les Phocéens pouvaient lever un peu le pied. Sans jamais rien lâcher à des Néerlandais dépassés par les événements. L’OM s’était lancé sur la voie royale, celle qui devait confirmer les espoirs nés sur la pelouse de Santiago Bernabéu et qu’un généreux penalty accordé au Real avait quelque peu frustrés.
Après s’être simplifié le travail, il restait aux Olympiens à le finir. Dans un match où ils n’auront jamais été mis en danger par un Ajax totalement lessivé par la maîtrise marseillaise. Afin de montrer que leurs ambitions en Ligue des champions n’étaient pas que d’y faire un petit tour et d’en partir après les huit matches de la phase principale.
Présent en tribunes, Franck McCourt, le boss de Boston, aura apprécié le spectacle offert par ses joueurs.
L’OM est lancé sur la voie royale, celle qui devait confirmer
les espoirs nés à Santiago Bernabéu








