Category: sports

  • [Entretien] Romane Bernies : « Je suis devenue une joueuse différente »

    [Entretien] Romane Bernies : « Je suis devenue une joueuse différente »

    La Marseillaise : La rencontre entre Montpellier et Bourges, n’est-ce pas le résumé de votre histoire ?

    Romane Bernies : Jusqu’à la fin de ma carrière, Bourges sera toujours un match un peu particulier. Je suis contente de le retrouver car cela promet un gros match.

    Vous avez débuté là-bas. Vous étiez meneuse avec Céline Dumerc. Être meneuse à ses côtés, est-ce comme être demi-mêlée en équipe de France au côté de Dupont ?

    R.B. : Oui, si on veut comparer à d’autres sports. Elle était à l’époque à l’apogée de sa carrière. C’était après les Jeux Olympiques de Londres. Elle marchait un peu sur l’eau. Elle était alors sûrement la meilleure meneuse européenne et une des meilleures mondiales. J’ai eu beaucoup de chance d’apprendre, et démarrer dans le monde pro, à ses côtés. Elle a été une source d’inspiration et m’a aidé à grandir. Il n’y avait vraiment pas meilleur modèle d’autant que je l’apprécie au-delà du basket.

    Était-il indispensable de prendre l’air ?

    R.B. : Il a fallu à un moment que je m’envole un petit peu et que j’aille chercher des responsabilités ailleurs. Céline était là et je n’étais pas encore assez étoffée pour prendre sa place. J’avais envie de sortir de cette case de doublure de Céline Dumerc. J’avais envie d’être Romane Bernies. Au bout d’un moment, je suis partie et je suis contente de ce choix. Il fallait le faire. Cela n’a pas été simple parce qu’à Bourges, on est bien, on gagne des titres. J’ai beaucoup aimé mon passage là-bas.

    En quoi vous êtes une autre joueuse aujourd’hui ?

    R.B. : En termes de confiance en soi et d’expérience, bien évidemment. J’ai beaucoup plus confiance en moi. Je sais de quoi je suis capable. Je sais par où je suis passé aussi. Quand j’étais jeune, je ne me sentais pas trop légitime. C’était des fois un petit peu compliqué. J’avais les qualités physiques et de basket, mais la confiance faisait défaut. J’ai pris en maturité. Je suis bien évidemment une joueuse un peu différente en ce sens-là.

    Depuis deux ou trois ans, votre jeu a-t-il véritablement évolué ?

    R.B. : Oui, exactement. J’ai bien évidemment beaucoup travaillé ces dernières années pour développer mon tir extérieur, qui était un peu, je ne dirais pas une faiblesse, mais qui n’était pas un point fort. Je suis devenue plus ou moins une shooteuse. C’est gratifiant personnellement, mais surtout ça aide l’équipe. Si on m’avait dit ça il y a quelques années, j’aurais eu du mal à le croire. J’étais plus référencée comme meneuse qui jouait pour l’équipe et défend. C’est quand même cool de marquer des paniers.

    Cette évolution s’est-elle faite autour de 2024 ? Est-ce un tournant de votre carrière ?

    R.B. : 2024 a été dans ma carrière une des années les plus importantes parce qu’il y a eu bien évidemment ces Jeux Olympiques et ma sélection en équipe de France. Mais, ça a commencé déjà un petit peu avant. C’est à mon retour à Montpellier et en équipe de France que j’ai commencé à me construire. Ma carrière a pris un autre tournant à ce moment-là, alors que je ne pensais pas que ce soit possible. Ça a amené à cette sélection pour les Jeux olympiques, l’apogée de ma carrière.

    Est-ce le plus beau moment de ce que vous avez connu jusqu’à présent sur un terrain de basket ?

    R.B. : Oui, bien évidemment. Il n’y a pas grand-chose d’autre en tant que sportif de haut niveau qui puisse rivaliser avec les Jeux Olympiques. J’ai vécu pourtant de très bons moments dans ma carrière à Bourges ou ailleurs. La médaille, le fait de partager ça avec mes proches, ma famille qui était là aussi pendant tout ce tournoi-là. Tout ça rend bien évidemment la chose spéciale. Mais, ma carrière n’est pas encore terminée (sourire).

    Aspirez-vous à continuer votre carrière en équipe de France ?

    R.B. : Pour le moment, oui. Tant que je me sens bien physiquement, comme je le suis à l’heure actuelle, tant que l’équipe de France m’appellera, je répondrai présente parce que pour moi, c’est un grand honneur. Pendant beaucoup d’années, je n’ai pas eu la chance d’y être.

    Est-ce que Montpellier est armé pour jouer sur les deux tableaux à l’heure actuelle ?

    R.B. : À l’heure actuelle, oui, parce qu’on a la chance de ne pas avoir de blessés. Donc, si ça reste comme ça, on est capable de jouer sur les deux tableaux. Mais s’il arrivait quelque chose à quelqu’un, ça deviendrait peut-être compliqué à sept ou huit joueuses d’enchaîner ce rythme.

    Quelle est l’ambition de Lattes cette saison ?

    R.B. : C’est de gagner un titre, quel qu’il soit. Cela manque bien évidemment. Ça fait quelques années qu’on est plus ou moins loin et que l’on n’a rien gagné. Donc, c’est vrai qu’il faut concrétiser. On est des compétitrices. Ce qu’on retient, c’est les titres. Le Championnat de France est très dense encore cette année. Donc, c’est difficile de se projeter. On a l’objectif d’aller en finale, et si on y est, de gagner. En Coupe d’Europe, ça fait quelques années qu’on échoue en quart de finale. En Coupe de France, on n’est pas très bonne depuis quelques temps.

    On a l’impression que les JO de Paris pouvaient booster justement le sport féminin. Deux ans après, on ne peut pas dire que ce soit vraiment le cas.

    R.B. : C’est malheureusement pour tout le sport français en général. C’est pas que le sport féminin.Tout le monde pensait qu’après les JO, ça aiderait énormément. Même si les JO ont été réussies, peut-être au-delà des attentes, on avait espoir que ça allait changer des choses. Un an et demi après, on voit que c’est pas le cas. C’est triste car les sportifs, qui véhiculent beaucoup de belles émotions et de belles valeurs, le méritent.

  • Quand policiers et ados se retrouvent balle au pied

    Quand policiers et ados se retrouvent balle au pied

    Est-il encore possible d’établir un dialogue entre la police et la population des quartiers sensibles ?

    Les initiatives prises par Romain Vesperini et Djamila Ouaki, deux agents de police intervenant dans les quartiers Nord de Marseille, ont montré que oui. « Nous avons travaillé en amont, avec les centres sociaux et le milieu associatif notamment, afin de voir ce qui était possible », explique Romain Vesperini.

    Avec ses équipes, ils sont allés à la rencontre des 14-16 ans, cibles privilégiées des guetteurs, à la Castellane, la Viste, Félix-Pyat, la Rose ou encore Frais-Vallon. « Nous avons senti une envie dans ces quartiers, une volonté de montrer une autre image du quotidien », témoigne Djamila Ouaki. Le football a été le vecteur naturel, « car il y avait des pratiquants dans la police et chez les jeunes ».

    Les tournois, dont le dernier en amont des Jeux olympiques, ont ainsi permis de former des équipes mixtes. Où adolescents et gardiens de la paix partageaient le même maillot, la même envie d’aller chercher quelque chose en commun.

    L’OM impliqué

    Avec le concours de la Région Sud, du préfet délégué à l’égalité des chances, du préfet de police et de la mairie des 13-14, ces tournois ont apporté un autre éclairage sur la vie dans les cités. Et grâce au concours de l’OM, le plus important a pu se jouer à l’OM Campus.

    « Pour les équipes, il y avait de belles dotations. Outre les tenues sportives complètes, les quatre qui arrivaient dans le dernier carré étaient récompensés, avec des chèques de 150 euros pour pratiquer le sport de leur choix », précise Romain Vesperini.

    Depuis que ces tournois ont eu lieu, les policiers intervenant dans les quartiers ont vu les relations s’apaiser. « Il y a même des gamins qui portent fièrement leur maillot floqué “Police” dans leur cité », témoigne Djamila Ouaki.

    Certains ont profité du chèque licence pour intégrer un club, que ce soit pour pratiquer le football, la boxe ou encore le MMA. « C’est ce qui est primordial, susciter la curiosité et l’envie de faire du sport », commente le policier.

    Le District de Provence a apprécié ces initiatives. D’autres villes, à l’image de Martigues, sont demandeuses. Et, au-delà du football, d’autres sports ont également montré un intérêt. Le rugby devrait prochainement mettre en place ses tournois. « Nous sommes également sollicités pour reprendre à Marseille. Avant, nous faisions les recherches. Maintenant, les associations viennent à nous » se réjouit Romain Vesperini.

  • L’OM rate le coche face à Toulouse

    L’OM rate le coche face à Toulouse

    L’OM seul en tête de la Ligue après une journée complète de championnat, c’est encore raté. Avec un nouveau nul concédé dans le temps additionnel. Après Angers, c’est Toulouse qui est venu jouer les trouble-fête.

    Il y a d’abord eu une ouverture du score, signée Emersonn, l’attaquant brésilien du Téfécé, digne d’un tir de baby-foot. Ce but a paralysé les Phocéens durant de longues minutes. Ils atteignaient la pause sans avoir vraiment inquiété la défense visiteuse.

    Malgré deux éclairs signés Igor Paixão et Pierre-Émile Höjbjerg, l’OM n’a pas su surfer sur sa dynamique des succès ramenés de Nice et arrachés en Ligue des Champions face à Newcastle. L’OM qui aurait pu vivre un véritable cauchemar, car les Toulousains ont eu deux fois l’occasion de faire le break, avant l’égalisation marseillaise.

    Marseille qui a fait passer le Vélodrome par tous ses états et qui se contente d’un nul. Un résultat qui laisse tout le monde sur sa faim.

    RÉSULTATS

    OM – Toulouse 2-2 (0-1)

    14ᵉ journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (65 187 spectateurs).

    Arbitre : E. Wattellier.

    Buts : Paixão (66), Höjbjerg (74) pour l’OM, Emersonn (14), Hidalgo (90+2) pour Toulouse.
    Avertissements : Gomes (41), Höjbjerg (74) à l’OM, McKenzie (81) à Toulouse.

    OM : Rulli – Weah, Pavard, Aguerd (Balerdi, 75), Emerson (Egan-Riley, 90) – Nadir (Kondogbia, 75), Gomes (Vaz, 46), Höjbjerg (c) – Greenwood, Aubameyang, Paixão (Riley, 90).
    Entraîneur : R. De Zerbi.

    TOULOUSE : Restes – McKenzie, Cresswell, Nicolaïsen ( c ) – Sidibé (Vignolo, 83) , Casseres, Vossah (Messali, 75), Méthalie (Kamanzi, 77) – Dönnum, Emersonn (Edjouma, 83), Magri (Hidalgo, 90).

    Entraîneur : C. Martinez-Novell.

  • Top 14 : Toulon corrige Montauban et récupère provisoirement la 2e place

    Top 14 : Toulon corrige Montauban et récupère provisoirement la 2e place

    Ils ont infligé une sévère correction aux promus. Les pensionnaires du RC Toulon ont largement triomphé de Montauban (54-28), samedi 29 novembre au stade Mayol, pour le compte de la 11e journée de Top 14.

    Cette 7e victoire de la saison permet aux protégés de Pierre Mignoni de remonter provisoirement à la 2e place du championnat, avant le résultat de la Section Paloise et du Stade Rochelais, ce dimanche (à 21h05).

  • Top 14 : le RC Toulon débute son marathon face à Montauban

    Top 14 : le RC Toulon débute son marathon face à Montauban

    Le voyage. Une passion pour certains, un cauchemar trop fréquent pour des Toulonnais certes privés d’une vingtaine de joueurs, mais qui ont complètement coulé en fin de match face au Stade Français, dimanche dernier (51-24), laissant même aux Franciliens le luxe d’aller chercher un bonus qui leur permet de désormais devancer les Varois au classement. Même si Pierre Mignoni voulait voir le positif en soulignant que ses joueurs avaient « tenté des choses », l’opération demeure négative pour un RCT bouté hors du top 2 espéré, et qui sait qu’il devra cravacher pour retrouver sa place dans un Top 14 resserré, plus que jamais disputé à couteaux tirés.

    à froid, l’entraîneur toulonnais livre une autre analyse, reconnaissant une certaine contrariété vis-à-vis de cette erreur de parcours : « On était agacé, pas que moi, les joueurs aussi j’espère. C’est le premier vrai faux pas de la saison, je ne vais pas en reparler. » Le rebond apparaît donc comme nécessaire, pour ne pas laisser place au doute : « Le mot d’ordre de cette semaine était se concentrer sur nous. On s’est donné des objectifs et on repart. On n’est pas devenu nuls comme ça, on n’a pas fait ce qu’il fallait, on le sait. On a une analyse assez objective de notre performance, on sait ce qu’il faut pour ce samedi. » Pour cette mission rachat, le technicien varois pourra compter sur le retour de certains internationaux (Dréan, Serin, Tuicuvu) et de cadres comme Nonu et Priso, ménagés à Paris.

    « Faire en fonction

    des temps de jeu »

    Une quinzaine de joueurs manqueront tout de même à l’appel, parmi lesquels Gros, Brex, White et Garbisi, laissés au repos, et une longue liste de blessés à laquelle se sont ajoutés Ollivon, sorti sur commotion face à l’Australie avec les Bleus, et Gigasvhili, blessé au mollet avec la sélection géorgienne.

    Des aléas malvenus au moment de débuter un bloc de dix semaines, jusqu’au 31 janvier. « On y est habitué chaque année. J’essaie de ne pas mettre tout le monde en vacances au même moment, car ça fait un doublon de plus, et de faire en fonction des temps de jeu. Les internationaux ont besoin de se régénérer. D’autres, comme Gaël (Dréan) et Baptiste (Serin), de jouer, car ils n’ont pas joué depuis La Rochelle. J’essaie de faire au mieux en discutant avec les joueurs, en fonction des besoins de l’équipe aussi », explique Pierre Mignoni.

    D’autant que le RCT a bénéficié d’une semaine de coupure en moins par rapport à ses adversaires : « Je ne cherche pas d’excuse par rapport à Paris. Mais si tu as une semaine de reprise avant, c’est plus confortable, oui. Les joueurs ont bien travaillé, ont fait ce qu’ils ont pu, pour préparer Paris, même si ça ne s’est pas vu, mais aussi Montauban et la Coupe d’Europe », se projette déjà le technicien.

    RCT – Montauban

    11e journée de Top 14

    Samedi 29 novembre, 16h35

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : Pierre-Baptiste Nuchy

    RC Toulon : Ametlla, Baubigny, Priso ; Ribbans (c), Javakhia ; Ludlam, Abadie, Mercer ; Serin, Garcia ; Tuicuvu, Sinzelle, Smaïli, Dréan ; Ferté.

    US Montauban : Aouf, Greyling, Pomponio ; Bitz, Ma’afu ; Lezana, Fifita, Wilkins ; Powell, Fortunel ; Vallee, Mathy, Espeut (c), Vici ; Mouchous.

    Repères

    Fainga’anuku en visite au Campus

    Mercredi, l’ancien centre néo-zélandais du RCT (2023-2025), Leicester Fainga’anuku, a profité de la tournée européenne des Blacks pour rendre visite à ses anciens coéquipiers. « Tout le monde était content de le voir. Ça nous touche, ça montre que ses deux années passées ici l’ont marqué. Son enfant y est né, il adore les joueurs. Peut-être qu’il reviendra un jour », glisse Pierre Mignoni.

    Lucchesi de retour face à Bath

    Gianmarco Lucchesi, qui n’a plus joué depuis avril, devrait faire son retour face à Bath, le 14 décembre, pour la 2e journée de Champion’s cup.

  • Top 14 : un apprentissage difficile pour Montauban

    Top 14 : un apprentissage difficile pour Montauban

    Si le titre de champion de Pro D2 de l’US Montauban en a surpris plus d’un, ses difficultés du début de saison, beaucoup moins. Pire défense du championnat (455 points encaissés, dont un 84-31 face à l’ASM, record du Top 14), l’équipe de l’ancien toulonnais Sébastien Tillous-Borde, qui « a marqué l’histoire du club » et qui sera « accueilli comme il se doit, sauf pendant 80 minutes », dixit Pierre Mignoni, a tout de même su remporter le match couperet face à Perpignan (29-22), et accrocher Montpellier (22-22). Suffisant pour se fixer à une place de barragiste, qui semble être l’objectif maximal, le LOU, 12e, étant déjà à 15 points.

    Un match pour faire le plein de confiance ? « C’est normal que vous pensiez ça, car ils sont en difficulté à l’extérieur. Mais, si tu ne prends pas le match par le bon bout, ça va être compliqué. Ils ne ferment jamais le jeu, ils prennent beaucoup d’essais, mais en marquent aussi beaucoup », décrit l’entraîneur varois, pour qui « ce n’est pas un match piège, mais où on doit montrer notre maturité ».

    Attention, également, à ne pas se comparer aux équipes ayant jusqu’ici largement battu le promu : « C’est l’erreur à ne pas faire. Il faut se regarder nous, faire ce qu’il faut faire, avoir de bons process pour le match. Si tu en as, comme face à La Rochelle, tu seras récompensé. Si tu penses déjà au bonus offensif, tu vas mal commencer le match », prévient le technicien. « Ce n’est pas quelque chose auquel on pense », rassure Jules Coulon. « Il ne faut surtout pas l’aborder comme ça. Il faut faire les choses qu’on a mises en place, et on verra à la fin. »

  • Les Spartiates tombent de haut contre les Dragons de Rouen

    Les Spartiates tombent de haut contre les Dragons de Rouen

    Onze minutes. C’est le temps qu’il a suffi aux Dragons de Rouen pour prendre trois longueurs d’avance sur les Spartiates de Marseille, vendredi soir au Pomge, à l’occasion de la 20e journée de Ligue Magnus.

    James Phelan, Chase Gresock, puis Rolands Vigners ont réussi à tromper le gardien phocéen Libor Kasik, avant de creuser davantage l’écart dans le deuxième tiers-temps. Avec cette sixième défaite de la saison, les protégés de Luc Tardif ne figurent plus sur le podium au classement.

    Une désillusion à rapidement oublier pour les Phocéens, qui ont l’occasion de se racheter de nouveau à domicile, dimanche à 18h30, contre les Rapaces de Gap, 11e et avant-derniers de Ligue Magnus. Les Haut-Alpins, défaits lors du premier round face aux Spartiates (1-4, le 16 septembre), restent sur une série de neuf revers consécutifs, toutes compétitions confondues.

    RÉSULTATS

    MARSEILLE 0

    ROUEN 6

    20e journée – Ligue Magnus

    Au Palais omnisports de Marseille (5 268 spectateurs)

    Arbitre : MM. Martin et Erneck

    Buts : Phelan (1’, 30’), Gresock (6’), Vigners (11’), Nesa (33’), Rech (58’) pour Rouen.

    Pénalités : Schmitt (20’) pour Rouen ; Kasik (47’) pour Marseille

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Ruusu, Corvez, Cantagallo, Petersson, Bourgeois (A), Lindgren – Thompson, Joubert, Bouvet, Colotti (C), Lavoie, Myllymaa, Dair, Tavernier, Dufek (A), Welsh, Stromberg, Nsonsa Kitala.

    Entraîneur : Luc Tardif.

    ROUEN : Mugnier, Aloyan – Holway, Roy, Schmitt, Yeo (A), Chakiachvili (A), Bouramman – Colomban, Perret, Lafrance, Phelan, Rech, Simonsen, Lamperier (C), Tessier, Gresock, Avonde, Vigners.

    Entraîneur : Csaba Szekely.

  • Provence Rugby passe à la puissance face à Carcassonne

    Provence Rugby passe à la puissance face à Carcassonne

    Recevoir la lanterne rouge n’est pas une garantie de victoire. Même après avoir réussi deux sorties positives, à Colomiers et Aurillac. Même quand on s’appelle Provence rugby et que l’on dispose d’un public exceptionnel. La réception de Carcassonne en a été un parfait exemple.

    Car, malgré un stade Maurice-David encore une fois à guichets fermés, les Aixois ont vécu une soirée compliquée. Plus compliquée que ne le laisse penser un score final en trompe-l’œil, dû à un dernier quart d’heure qui a vu les Audois s’effondrer.

    Carcassonne avait pourtant su prendre les devants. Porter le fer au bon moment, dans une défense provençale pas toujours très inspirée dans ses premières initiatives de la soirée.

    Un malheur ne venant jamais seul, alors qu’ils couraient après le score, les Aixois devaient perdre Teimana Harrison, après moins de vingt minutes de jeu. Le genou du capitaine venait de céder. Tandis que ses camarades se cassaient les dents sur une défense aussi renforcée que la citadelle audoise.

    La dynamique Tuisue

    Menés de cinq points à la pause, les Aixois étaient pris dans le faux rythme imprimé par Carcassonne. Malgré quelques coups d’éclat, notamment une charge de Léo Drouet, et bien que souvent présents dans les cinq mètres adverses, les hommes de Philippe Saint-André ne trouvaient pas la clef.

    C’est avec l’entrée d’Arthur Coville, après la pause, que les Provençaux devaient, enfin, retrouver leur jeu. Avec comme détonateur les deux essais en trois minutes d’Albert Tuisue. Carcassonne était alors sonné, et perdait le fil d’une soirée qui semblait vouloir leur sourire. Mais qui, au fil des minutes, se transformait en punition.

    Le dernier quart d’heure voyait le jeu se concentrer dans les 22 audois. Avec des Provençaux qui enquillaient les essais, sept au total après un dernier baroud d’honneur de Jules Soulan, qui clôturait la marque, assurant un bon bonus offensif qui permet à Provence Rugby de se hisser sur le podium du championnat de la Pro D2.

    RÉSULTATS

    Provence 48 (8)

    Carcassonne 16 (13)

    12e journée de Pro D2.

    Stade Maurice David

    (8 600 spectateurs)

    Arbitre : R. Aiguebonne.

    PROVENCE : 7 essais de Sauveterre (12), Tuisue (55, 58), Lapègue (64), Tui (68), Muntz (73), Soulan (77), 5 transormations (55, 58, 68, 73, 77) et 1 pénalité (23) de Muntz. Avertissement : Deghmache (6).

    CARCASSONNE : 1 essai de Moréno (7), 1 transformation et 3 pénalités (25, 29, 47) Michet. Avertissement : Railévu (55).

  • Jean-Louis Comini analyse le jeu moderne et l’OM

    Jean-Louis Comini analyse le jeu moderne et l’OM

    Jean-Louis Comini a connu son heure de gloire avec le FC Martigues.

    En 1983, il est dans l’équipe Sang et Or qui élimine Saint-Étienne, en 16e de finale de Coupe de France. Au marquage de Laurent Paganelli, il a depuis changé de casquette. Et était avec le consultant de Canal+ sur le match de Ligue des Champions, mardi, au Vélodrome.

    S’il a apprécié le résultat, l’ancien défenseur avoue être resté sur sa faim. « Sur ce que j’ai vu, l’OM n’a pas été assez joueur. Il y a de la bonne volonté, une envie évidente de jouer comme une grande équipe. Mais jouer comme Barcelone ne se fait pas en un jour. »

    En tant qu’ancien défenseur, il a surtout regardé le travail d’Emerson et Timothy Weah. « Ce n’est pas le football que je pratiquai », reconnaît-il. « à mon époque, si un latéral dépassait la ligne médiane balle au pied, il se faisait souffler dans les bronches par son entraîneur ! »

    Concernant l’OM, il reconnaît que ce que fait l’équipe « est plaisant. Surtout si l’on regarde en détail la seconde période. » Il estime que le groupe de Roberto De Zerbi a la capacité d’aller chercher les barrages en Ligue des Champions. « Cela va se jouer sur les deux prochains matches face à Saint-Gilles et Liverpool ».

    Il se méfie des Belges. « Ils ont de la qualité. Leur victoire à Galatasaray en est un bel exemple. » Il voit d’ailleurs dans la confrontation à venir, « un peu le même type de match que face à Newcastle ».

    Enfin, en tant qu’ancien du FC Martigues, il se dit « triste face à ce qui est une grosse catastrophe dont le club aura du mal à se remettre. C’est un peu ce qu’a vécu Avignon. »

  • L’OM peut se faire la belle

    L’OM peut se faire la belle

    Et si, quatre jours après s’être relancés en Ligue des Champions, les Marseillais se retrouvaient leaders de la Ligue 1 ?

    Lorsqu’Éric Wattellier donnera le coup d’envoi d’OM- Toulouse, samedi à 21h05, les hommes de Roberto De Zerbi connaîtront le résultat de Monaco-PSG, joué un peu plus tôt dans l’après-midi. Et si les Parisiens ne gagnent pas en Principauté, voire s’ils s’inclinent, un succès phocéen offrirait le fauteuil de leader aux Marseillais.

    « Tout va bien pour nous en ce moment », clame Leo Balerdi. Comment expliquer ce retour de l’efficacité, dont ont été victimes Brest et Nice en Ligue 1, puis Newcastle en Ligue des Champions ? « L’entraîneur nous demande d’être rigoureux. En l’étant, le jeu arrive tout seul », poursuit le capitaine de l’OM.

    L’Argentin insiste sur les progrès collectifs, « ce qui nous a fait gagner en maturité. Maturité qui, si nous la conservons, nous permettra de réaliser une bonne saison. » Jusqu’à présent, l’OM a connu des cycles plus ou moins efficaces. Une entame ratée, une série de cinq matches victorieux, mais aussi un enchaînement de déboires, notamment en Ligue des Champions, qui aurait pu plomber l’ambiance dans le groupe.

    La réception de Toulouse est l’occasion de poursuivre une série positive, lancée par un festival offensif face à Brest, déjà au Vélodrome. Un stade où l’attaque olympienne se montre redoutable, avec 60 buts marqués dans l’année.

    « Quand nous jouons ici, il y a une magie différente, qui nous fait avoir une meilleure estime de nous-mêmes », souligne Roberto De Zerbi. Néanmoins, il a conscience de la fragilité de cette situation, qui nécessite une concentration de tous les instants, afin de conserver le soutien d’un public à nul autre pareil.

    Face à Toulouse, il a conscience de la tâche qui attend ses hommes. « Nous devons rester lucides, voir le piège qui se cache derrière cette équipe », prévient-il. « Il nous faut être à 100% au Vélodrome, pour avoir le public avec nous. Ses encouragements nous rendent plus forts et c’est plus facile de gagner comme ça », note Leo Balerdi.

    Pour ce match, Roberto De Zerbi aura en tête la gestion de ses joueurs. Néanmoins, il disposera d’une semaine avant le déplacement à Lille (vendredi) : « Je vais voir comment gérer les temps de jeux de chacun, surtout ceux qui jouent beaucoup ou reviennent de blessure. » La tendance serait de reconduire la majorité des joueurs qui ont débuté face à Newcastle. Notamment Pierre-Emerick Aubameyang, qui « est en forme et s’alimente de ses buts ». De quoi lui donner des idées pour sa pointe offensive face aux Toulousains en vue de se faire la belle.

    Nayef Aguerd bon pour le service samedi

    L’OM et son défenseur ont mis les bouchées doubles pour retrouver la forme.

    Nayef Aguerd, qui redoutait de souffrir d’une pubalgie, n’avait pas participé aux matches à Nice et face à Newcastle. Et en sélection du Maroc, il avait eu droit à des soins avant de revenir plus tôt que prévu à la Commanderie.

    En conférence de presse, Roberto De Zerbi a donné de ses nouvelles. « Il peut jouer et sera dans le groupe », a confié l’Italien. Maintenant, il faut voir si Nayef Aguerd est suffisamment rétabli pour débuter la rencontre. S’il est en capacité d’enchaîner les déplacements à Lille, vendredi prochain, puis à Bruxelles, pour le sixième match de Ligue des Champions contre l’US Saint-Gilles.

    Sachant que, dans la foulée, il devrait rejoindre le Maroc pour disputer la Coupe d’Afrique des Nations, il n’est pas certain que Roberto De Zerbi prenne des risques, s’il n’est pas sûr du rétablissement total de son défenseur.

    Le staff médical tranchera.

    Repères

    L’université en partenaire

    En amont du match face à Toulouse, l’OM et Aix-Marseille Université vont signer un partenariat. Pablo Longoria, président de l’OM et Éric Berton, son homologue de l’AMU, en donneront les détails.

    Maillot Bonne Mère

    Pour une fois, les Olympiens n’arboreront pas leur habituelle tenue blanche au Vélodrome. Afin de rendre hommage à Notre-Dame de la Garde, dont la restauration est en cours, les joueurs évolueront avec une tunique couleur or.

    Partenariat

    L’OM et son partenaire numéro 1 ont annoncé qu’ils poursuivraient leur aventure commune jusqu’en 2028. Le nom de la CMA CGM restera donc sur les poitrines des joueurs.