Category: sports

  • La Marseillaise des femmes Rose, première édition

    La Marseillaise des femmes Rose, première édition

    La Marseillaise des femmes est une course bien connue dans la cité phocéenne. Cette dernière a regroupé plus de 10 000 participants lors de sa 15e édition, cette année. L’événement est organisée par le club des Marseillaises, qui a souhaité se diversifier avec une nouvelle date à son calendrier. Ce samedi, dans le luxueux hôtel Villa M (8e), le club invitait toutes celles et ceux qui souhaitaient venir à cet « entraînement sportif et musical ». De la gym suédoise pour être précis. La première Marseillaise des femmes Rose est née, avec quatre mots mis en avant : sport, bien-être, solidarité et fun.

    Christine Rollais est la présidente du club des Marseillaises. Elle raconte comment est née la manifestation du jour. « Nous sommes un club cool et féminin qui se réunit tous les samedis matin. Avec le succès grandissant de la Marseillaise des femmes, il y avait l’envie de se diversifier. Nous sommes un peu plus légitimes et nous pouvons faire plus qu’un rendez-vous par an. » Cette nouvelle course s’est réalisé en lien avec Octobre rose, avec un double objectif. Faire du sport et avoir un moment avec des associations pour parler du cancer et spécialement celui du sein. « Nous voulions commencer avec Octobre rose par cet entraînement de gym suédoise, mais aussi pour mettre en place un lieu d’échange avec des associations. ça permet de mettre en relation et de répondre à certaines questions que l’on ne se pose pas forcément », détaille Christine Rollais.

    Un événement qui pourrait en appeler d’autres

    Quinze associations étaient présentes sur place pour informer une foule d’une bonne centaine de personnes, composée à plus de 95% de femmes. L’une des salles d’accueil de l’hôtel Villa M s’est donc rapidement transformée en cours grandeur nature. Deux coaches étaient présentes sur une petite scène et montraient les mouvements à cette foule essentiellement vêtues de rose.

    Près d’une heure de sport s’est ainsi déroulé, avant la partie échange avec les associations et ravitaillement après s’être bien dépensé. Le club des Marseillaises souhaite pérenniser ce rendez-vous et possiblement en créer de nouveau, d’après sa présidente. « Nous souhaiterions faire d’autres événements aussi forts, toujours sur notre principal sujet, le sport-santé. » Un regroupement dont la Ville de Marseille était partenaire, avec la présence de la première adjointe au maire, Michèle Rubirola.

  • Roberto De Zerbi au soutien de Benjamin Pavard

    Roberto De Zerbi au soutien de Benjamin Pavard

    À Lisbonne, comme à Lens, l’OM a concédé deux buts contre son camp, synonyme de défaites.

    Dans les deux cas, le joueur qui a dévié le ballon dans le but de Gerónimo Rulli est Benjamin Pavard. Le champion du Monde a même concédé le penalty de l’égalisation lensoise, samedi. Et il s’est fait surprendre par Geny Catamo sur celle du Sporting, mercredi.

    « Ses deux matches, à Lisbonne et ici, peuvent s’expliquer par la malchance », estime Roberto De Zerbi. « Pavard a été malheureux, il a commis une légèreté et un contre son camp, mais ça arrive », a poursuivi l’entraîneur olympien dans son analyse de la prestation du champion du Monde.

    Ainsi va le football

    Certains auraient accablé le Nordiste pour ses interventions qui ont coûté cher au final à son équipe. Pas Roberto De Zerbi, qui ne pointe pas quelqu’un en particulier dans ces deux défaites. Au contraire, il a eu des mots montrant qu’il ne tient pas rigueur à son joueur. « Il ne doit pas perdre confiance, c’est une valeur ajoutée pour nous. Nous sommes heureux de l’avoir, et j’aimerais avoir plusieurs joueurs comme lui dans mon équipe. »

    Roberto De Zerbi n’a pas été le seul à affirmer son soutien à l’ancien Interiste. À l’image des propos de Medhi Benatia. « Tu sors avec des coups du sort : pas de chance, des penalties… C’est la première fois qu’ils [les Lensois, Ndlr] vont dans la surface, et ils obtiennent un penalty. Le but, le contre son camp de Ben [Pavard, Ndlr]… le pauvre, il a été très malheureux en quatre jours. Mais voilà, c’est le football. »

    Ces propos de son entraîneur et du directeur du football de l’OM devraient aider Benjamin Pavard à remonter la pente. Son expérience fera le reste. Il a connu suffisamment de péripéties, aussi bien à Stuttgart, au Bayern, qu’en équipe de France ou avec l’Inter, pour rebondir après deux matches en demi-teinte.

    Il est champion du Monde. Et ses coéquipiers sont là pour l’épauler dans sa quête de confiance. À l’image de Gerónimo Rulli pour qui « c’est le foot ».

  • Le monde du ballon orange frappé par une épidémie de paris truqués

    Le monde du ballon orange frappé par une épidémie de paris truqués

    La NBA, en plein scandale autour de paris truqués, s’est ouverte au secteur du jeu à la recherche de profit, contribuant à créer un environnement dans lequel joueurs et entraîneurs sont particulièrement « exposés », explique Luke Clark, docteur en psychologie. Jeudi, l’entraîneur des Portland Trail Blazers Chauncey Billups, le joueur Terry Rozier et l’ancien joueur de NBA Damon Jones ont été arrêtés dans le cadre d’une enquête sur un réseau de parieurs qui utilisait des informations de première main venant de l’intérieur des vestiaires, ou incitait des joueurs à feindre des blessures pour influencer leurs statistiques. « Ces derniers développements ne me surprennent pas », indique Luke Clark, directeur du centre de recherche autour des jeux d’argent à l’Université de Colombie-Britannique de Vancouver, vu « la croissance des connexions entre sports et paris » des dernières années.

    Adam Silver s’est dit « profondément perturbé »

    En 1992, le Congrès des États-Unis avait interdit les paris sportifs dans tout le pays sauf dans quatre États (Nevada, Oregon, Delaware et Montana). Une loi jugée anticonstitutionnelle par la Cour suprême en 2018, ouvrant la voie aux autres États, tandis que le Canada a légalisé les paris sportifs en 2021. Après avoir longtemps décrié les paris par la voix de son ancien patron David Stern, la NBA a fini par plaider pour leur autorisation. Le commissionnaire actuel Adam Silver a même écrit une tribune dans le New York Times « pour légaliser les paris » en 2014. La ligue a pleinement embrassé cette nouvelle opportunité lucrative de business, en signant des partenariats avec plusieurs sociétés d’un secteur qui a amassé plus de 13 milliards de dollars l’an passé aux Etats-Unis, selon son syndicat.

    Mais Adam Silver a changé son fusil d’épaule vendredi en se disant « profondément perturbé » par le scandale de paris truqués qui touche la ligue nord-américaine. « Il n’y a rien de plus important pour la ligue et les fans que l’intégrité de la compétition », a-t-il assuré lors d’une interview sur Amazon Prime Video, nouveau diffuseur de la NBA, au lendemain de l’arrestation de Chauncey Billups, Terry Rozier et Damon Jones.

  • [Entretien] Ilias Fifa :« Une course difficile, ce qui la rend fantastique »

    [Entretien] Ilias Fifa :« Une course difficile, ce qui la rend fantastique »

    La Marseillaise : Vous venez de remporter le Marseille-Cassis dès votre première participation. Quelles sont vos impressions sur cette course ?

    Ilias Fifa : C’est une course difficile, ce qui la rend fantastique. Plus difficile qu’on pourrait y croire. Le col (de la Gineste) est sans aucun doute la parcelle la plus compliquée à passer. ça monte très rapidement sans qu’on ne s’y attende vraiment. Mais c’est une course où il faut rapidement prendre les devants. Sinon, la tâche est trop difficile. C’est rare de pouvoir rattraper son retard dans de telles pentes. Pour gagner, il faut être bien préparé, en force et en jambes. Je suis super content de ma performance, surtout quand on voit comment le public a été fantastique.

    Vous avez longtemps été poursuivi par le Marocain Mohamed El Talaoui et l’Ukrainien Mykola Mevsha. Qu’est-ce qui a fait la différence entre votre faveur ?

    I.F. : J’ai mieux abordé les deux derniers kilomètres que mes concurrents. Je savais que l’Ukrainien n’avait pas assez de ressources pour lutter dans un sprint final. Mais je devais faire attention à Mohamed, qui était capable de partir à n’importe quel moment. Alors, j’ai décidé de prendre les devants en m’échappant le premier. Et ça a payé.

    Qu’est-ce que représente une course comme Marseille-Cassis
    à vos yeux ?

    I.F. : Je trouve que c’est un type de course idéal pour se préparer avant un marathon. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai choisi d’y participer. Je vais me lancer davantage sur des semi-marathons et des marathons dans les prochains mois. Le fait qu’il y ait des montées et des descentes, ça permet vraiment de tester la polyvalence d’un coureur.

  • Deux Bleues finissent sur le podium à Cassis

    Deux Bleues finissent sur le podium à Cassis

    Elles n’ont été battues que par la Kazakhe d’origine kenyane Daisy Jepkemei. Mélody Julien et Manon Trapp figurent cette année sur le podium féminin de la 46e édition du Marseille-Cassis. La première citée a pris la deuxième place (1’07’’17), à seulement 27 secondes de la gagnante. « J’aime bien les courses avec du dénivelé et des descentes. Ici, je me suis vraiment régalée dans la descente. Après le marathon [de Chicago, où elle a terminé à une excellente 10e place, Ndlr], je ne me suis pas beaucoup entraîné et comme j’adore la compétition, j’avais vraiment envie d’être là », raconte-t-elle la ligne d’arrivée passée.

    Manon Trapp était enthousiaste, à Cassis. Elle aussi spécialiste du marathon, la fondeuse de 25 ans a mis l’accent sur l’entraînement et venait dans les Bouches-du-Rhône pour prendre du plaisir. « Je voulais courir avec la forme du moment, je suis dans une optique d’entraînement pour la suite. Mon objectif c’est le marathon, mais je n’avais jamais fait cette course et ça me donnait envie. C’est un parcours atypique et j’aime bien me challenger sur ce genre de course », décrit-elle.

    Du plaisir pour Trapp

    Au final, c’est une 3e place à un peu plus de deux minutes du duo de tête. Le physique ne répondait pas complètement, mais elle n’a laissé transparaître aucune forme de regrets. « Je voulais faire quelque chose ici, mais j’ai vite senti que mes jambes n’étaient pas au taquet (rires). J’ai adoré les deux kilomètres avant le col, la vue sur Marseille était magnifique », complète celle qui s’est imposée récemment aux 20 km de Paris. Son but désormais ? S’aligner sur le marathon de Valencia, début décembre, réputé comme l’un des plus rapides au monde.

  • Franchir la ligne d’arrivée, un bonheur quasi unanime

    Franchir la ligne d’arrivée, un bonheur quasi unanime

    Vingt mille heureux au départ, devant le stade Vélodrome, un peu moins la ligne d’arrivée franchie, à Cassis. La montée vers l’obélisque de Mazargues, le col de la Gineste et sa descente puis ce piégeux final dans les rues cassidaines, les difficultés étaient, comme chaque année, nombreuses pour cette 46e édition du Marseille-Cassis. Un circuit qui casse les pattes, fait grimacer les visages et met à rude épreuve le mental de chacun. Après les vingt kilomètres d’effort, certains étaient épuisés ou soulagés d’avoir passé la ligne et d’autres ne laissaient rien paraître, comme si ces bornes effectuées n’étaient pas si éprouvantes que ça.

    Avant le départ, l’humoriste Arnaud Tsamère, engagé avec la Team Orange Running, faisait partie des sereins, ayant déjà fait la course en 2023. « Je connais la bête désormais. Elle est plutôt gentille, mais il ne faut pas être trop prétentieux. Je vais être prudent dans le col de la Gineste. » 1h29 plus tard, le longiligne homme de 50 ans arrivait à Cassis, dans un chrono de très bon niveau. Le vent a également voulu jouer les acteurs principaux lors de ce dimanche ensoleillé dans les Bouches-du-Rhône. Robin a demandé qu’on le prenne en photo devant l’arche d’arrivée puis a donné son ressenti sur sa course. « C’était magnifique avec les Calanques, le village de Cassis, mais c’était exigeant. Le vent, un coup il était de face, un coup de dos, c’était assez tourbillonnant tout au long du parcours. » Les mollets crispés dans le dernier kilomètre, il a lui aussi achevé son Marseille-Cassis en 1h29.

    Ils étaient les stars annoncées de cette édition 2025, les champions du monde Jimmy Gressier et Pierre-Ambroise Bosse ont couru, plutôt en douceur. Le premier cité a pris son temps et a qualifié son dimanche de « belle balade ». Le second a moins l’habitude puisqu’il était spécialiste des efforts courts (le 800m) : « C’était un soulagement de passer la ligne, je ne suis pas spécialiste des courses longues ! »

    François, dernier héros

    de la 46e édition

    La SCO Sainte-Marguerite était aussi représentée sur ce tracé avec notamment Nicolas, licencié sur la route, et Juliette, habituée au trail. Dans leur tenue rouge et jaune, ils racontent qu’ils ont couru « avec plaisir » et ont profité de « la fête qu’est Marseille-Cassis, avec le public poussant derrière [eux] et une organisation au top ». Le soulagement de s’être entraîné et d’avoir fait un bon chrono, c’est ce qu’ont eu Vincent et Michaël, deux amis au fort accent provençal. « Les cinq premiers kilomètres, c’était de l’échauffement, mais après le 7e c’était long. On était moins dans le rythme. Le vent de dos dans la Gineste a bien aidé, seul le dernier kilomètre était de face », détaillent-ils en cœur. Michaël a réalisé un très sérieux 1h11:58, seulement dix minutes après le vainqueur Ilias Fifa.

    Loin de Michael et Ilias, le dernier arrivant a aussi été mis à l’honneur. 4h14 après le départ depuis le boulevard Michelet, François, 84 printemps, a franchi cette ligne d’arrivée alors que les bénévoles commençaient à ranger les différentes infrastructures. Le coureur octogénaire a été accueilli par les deux speakers de l’événement et a montré que, boucler un Marseille-Cassis, reste possible pour n’importe quel individu.

  • Marseille-Cassis, un semi-marathon d’enfer

    Marseille-Cassis, un semi-marathon d’enfer

    Du coureur du dimanche au champion d’athlétisme, toutes les strates sportives étaient présentes, dimanche, à l’occasion de la 46e édition du Marseille-Cassis. Un semi-marathon désormais connu du grand public pour mettre l’endurance de ses participants à rude épreuve. Même pour ceux qui parviennent à rejoindre Cassis en un peu plus d’une heure, ce qui n’est pas une mince affaire.

    « C’était un avantage de connaître le parcours, parce qu’il est très piégeux », souligne Igor Bougnot, champion de France en titre du 10 000 mètres. Ce Picard âgé de 33 ans, venu en repérage six ans auparavant, a réussi à prendre la 5e place du classement général, avec une minute de retard seulement sur le vainqueur du jour, Ilias Fifa (voir ci-dessous). « Je savais que la course était coupée en trois phases, avec cette grande côte de la Gineste au milieu. C’est ce qui fait le charme de cette Classique épique », poursuit le premier français de l’épreuve. Si Marseille-Cassis reste avant tout une course où le chronomètre fait loi, cet événement pensé en 1979 par l’ancien président de la SCO Sainte-Marguerite André Giraud est également une grande fête populaire ouverte à tous. « Il y a toujours une super ambiance au cœur de ce peloton où il y a des coureurs de tout niveau. C’est bien de pouvoir courir tous ensemble », estime la Tarnaise Mélody Julien, 10e du dernier Marathon de Chicago. « Je m’attendais à voir des gens vachement tunnelisé par la course, mais c’était bon enfant », complète Pierre-Ambroise Bosse, ancien champion du monde du 800m, qui s’amusait à jouer au jeu du chat et de la souris dans le peloton.

    Toujours dans le côté festif, les Marseillais et les Cassidains se sont levés aux aurores pour encourager à pleins poumons les 20 000 courageux. « Je n’ai jamais vu une aussi grande ferveur. On se croirait dans la descente du Tour de France », lance la Martégale Clémence Calvin, la première femme à avoir franchi la ligne d’arrivée l’année passée. « C’est quelque chose à vivre, si vous avez la chance d’avoir un dossard », ajoute-t-elle, consciente du nombre astronomique de déçus chaque année. « C’est une course emblématique à vivre au moins une fois dans sa vie », surenchérit Pierre-Ambroise Bosse. Alors, n’attendez pas l’année prochaine, mais foncez !

  • Du côté de l’OM, la bouteille est vue comme à moitié pleine

    Du côté de l’OM, la bouteille est vue comme à moitié pleine

    Que penser d’une équipe qui, à deux reprises hors de ses bases, ouvre le score, pour finalement s’incliner, tout en ayant nettement dominé son adversaire ?

    Après la défaite à Lisbonne (2-1), en Ligue des Champions mercredi, Roberto De Zerbi estimait avoir « assisté à la plus belle première mi-temps de mon équipe ». Après celle à Lens (2-1), c’est Medhi Benatia qui y est allé de ses louanges. « Quand je regardais les vingt premières minutes, c’est peut-être les vingt plus belles avec le ballon depuis que je suis au club », a confessé le directeur du football de l’OM, en zone mixte du stade Bollaert-Delélis.

    Toutefois, il a avant tout reconnu « un peu de frustration, un peu de déception, surtout pour les joueurs. Quand tu sors de ces derniers jours, avec le contenu que les joueurs ont été capables de mettre, aussi bien sur la première mi-temps contre le Sporting qu’aujourd’hui face à un bel adversaire… Les joueurs ont vraiment fait de belles choses. Et tu ressors avec deux défaites… c’est dur. C’est compliqué ».

    Battus à deux reprises sur le score de 2-1, les Olympiens n’ont pas retiré les marrons du feu dans des rencontres où ils ont été le plus souvent maîtres du jeu. « Perdre ce genre de match en jouant comme ça, ça laisse présager des jours meilleurs », estime Medhi Benatia.

    Des jours meilleurs à venir

    Il est clair que, si l’on compare les prestations de samedi à Lens et mercredi à Lisbonne aux défaites à Auxerre et Reims de la saison dernière, où il n’y avait rien à sauver des prestations marseillaises, le directeur du football et son entraîneur peuvent voir le verre à moitié plein dans les sorties au Portugal et dans le Pas-de-Calais.

    En règle générale, après une défaite, un entraîneur se montre rarement satisfait de sa soirée. Ce qui n’était pas le cas de Roberto De Zerbi. « Je suis content de ce qu’a fait mon équipe. » Il argumente son propos en reconnaissant que « c’est clair que, quand tu encaisses deux buts, notamment un contre ton camp, face à une équipe aussi physique et fermée, c’est difficile ».

    À Lisbonne, comme à Lens, son équipe a connu des passages à vide dont ont su profiter leurs adversaires. « Nous manquons un peu de fraîcheur parce que nous jouons beaucoup de matches. Nous devons garder l’équilibre, analyser avec calme », note l’Italien. Néanmoins, il voit des raisons d’espérer. « Si nous jouons tout le championnat comme la première mi-temps à Lisbonne, ou comme aujourd’hui, nous ferons une grande saison, même au-delà de ce que j’imaginais au début. »

    Son équipe doit apprendre à mieux gérer les enchaînements de match. Les variations dues à l’adversaire, au contexte d’une Ligue des Champions ou du championnat. Dans les deux semaines à venir, la cadence va rester la même. L’OM va enchaîner trois rencontres de Ligue 1 (Angers, Auxerre et Brest) et une de Ligue des Champions (Bergame). Trois auront pour cadre le Vélodrome. À commencer par la première, mercredi, avec la réception des Angevins.

    À la vue des derniers résultats, on pourrait croire qu’une certaine inquiétude est venue s’installer dans les têtes. Une situation qui n’inquiète pas (encore ?) Roberto De Zerbi, plus préoccupé par le coup reçu par Timothy Weah à Lens.

    « Il a pris un coup. Il va passer des examens et j’espère que ce n’est vraiment qu’un coup qui l’a obligé à sortir », a confessé l’Italien. L’entraîneur marseillais est conscient du rôle crucial de son homme à tout faire sur le terrain. Alors que son infirmerie est déjà copieusement garnie, le perdre « serait un très gros handicap pour nous », soupire-t-il.

    Roberto De Zerbi doit maintenant se pencher sur la meilleure manière de rebondir face à Angers, dès mercredi, pour le retour au Vélodrome d’un OM qui sera attendu au tournant.

  • L’OM perd la tête à Lens

    L’OM perd la tête à Lens

    Détrôné par la victoire du PSG à Brest (3 – 0) en fin d’après-midi, l’OM se rendait à Lens, avec l’espoir de reprendre le fauteuil de leader de la Ligue 1. Mais la rage de vaincre « sang et or » a eu raison de Marseillais qui se sont retrouvés dans le dur physiquement.

    Face à un adversaire bien mieux armé que Le Havre, la tâche olympienne était déjà plus compliquée. Cela même si, à la fin du premier quart d’heure, Mason Greenwood avait placé son équipe sur une orbite intéressante. L’OM menait au score, sans que rien ne soit à redire, tant les Marseillais maîtrisaient alors les débats.

    Néanmoins, les belles mécaniques restent toujours sous la menace d’un petit grain de sable capable de tout dérégler. Ce grain de sable, ce sera une intervention de l’assistance vidéo. Sur un télescopage entre Odsone Edouard et Benjamin Pavard, dans la surface marseillaise, Stéphanie Frapart a d’abord sanctionné l’attaquant Lensois. Avant d’être averti par la vidéo d’un éventuel penalty. L’arbitre se fiait finalement aux images, offrant au buteur « sang et or » une occasion d’égaliser dont il ne se privait pas.

    Jusque là, l’OM, dont le jeu était animé par le duo Vermeeren – O’Riley, avait su maîtriser les débats. L’égalisation artésienne devait laisser des traces. Notamment chez Benjamin Pavard, qui, au retour des vestiaires, trompait Geronimo Rulli, sur un corner où la confusion régnait devant le but marseillais.

    Face à une situation qui se compliquait, Roberto De Zerbi effectuait ses changements, redistribuant ses cartes tactiques. S’il semblait compliqué aux Phocéens d’aller chercher la victoire, leur entraîneur espérait au moins arracher l’égalisation, afin de sauver les apparences d’une semaines où rien n’a voulu sourire à son équipe. A l’image d’une seconde période où Mason Greenwood et Igor Paixão manquaient ce qu’ils réussissaient avant le repos.

    Lens – OM 2 – 1 (1 – 1).

    9è journée de Ligue 1

    Stade Bollaert – Delélis (38 223 spectateurs).

    Arbitre : S . Frappart.

    Buts : Edouard (24 sp), Pavard (53 csc), pour Lens, Greenwood (17) pour l’OM.

    Avertissements : Thomasson (34), Guilavogui (84), Sangaré (88) à Lens, Pavard (22), Balerdi (87) à l’OM.

    LENS : Risser – Gradit, Baïdoo, Sarr – Aguilar (Abdulhamid, 85), Sangaré, Thomasson ( c ), Udol – Thauvin (Sima, 81), Edouard (Fofana, 81), Saïd (Guilavogui, 69).

    Entraîneur : P. Sage.

    OM : Rulli – Pavard (Nadir, 61), Aguerd ( c ), Murillo (Gomes, 74) – Weah (Balerdi, 52), Vermeeren, O’Riley (Höjbjerg, 74), Emerson – Greenwood, Vaz (Aubameyang, 52), Paixão.

    Entraîneur : R. De Zerbi.

  • Marseille-Cassis, plus qu’une course

    Marseille-Cassis, plus qu’une course

    Ne vous méprenez pas, Marseille-Cassis n’est pas qu’une simple course entre deux villes voisines. Cet événement, pensé par la Société culturelle omnisports (SCO) Sainte-Marguerite et son ancien président André Giraud, en 1979, s’est imposé, au fil du temps, comme l’un des temps forts du calendrier sportif français. Chaque année, des milliers d’amateurs se mêlent aux professionnels, désireux d’inscrire leur nom au palmarès de ce semi-marathon inscrit dans le top 50 des courses mondiales.

    Marseille-Cassis n’est pas qu’un simple rendez-vous sportif. C’est également l’un des joyaux, l’une des vitrines principales de notre territoire. « Cette course a dépassé les frontières municipales », souligne Thierry Santelli, vice-président (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, conscient que 76 pays sont représentés dans le peloton. « C’est peut-être l’événement sportif le plus attendu de l’année et qui fait rayonner le plus notre territoire », surenchérit Cyprien Vincent (PM), adjoint au sport dans les 6e et 8e arrondissements de Marseille. « C’est incroyable de constater qu’il y a 20 000 personnes qui vont être sur la ligne de départ, mais qu’il y en a 21 000 qui n’ont pas pu s’inscrire, tellement la demande est importante », poursuit-il.

    Pour participer au Marseille-Cassis, les 19 000 premiers coureurs inscrits ont dû débourser 75 euros pour obtenir le précieux dossard, contre 85 euros pour les 1 000 derniers. Une somme conséquente pour disputer une course de 20 km, mais bien inférieur aux événements concurrents : le prix d’entrée du marathon de Valence et du marathon de Paris peut grimper jusqu’à 180 euros. Sur chaque inscription au Marseille-Cassis, 10 euros sont reversés au profit de l’association On’Tchao, qui accompagne les patients atteints de mucoviscidose et leurs familles.

    Socialement présent

    Dans sa volonté d’être un vecteur d’égalité, d’intégration et d’espoir, Marseille-Cassis fait partie des quatre événements sportifs du territoire affiliés à la première édition du Mois de l’inclusion. La course s’ouvre, pour la deuxième année consécutive, aux jeunes issus de quartiers prioritaires.

    Ces derniers ont bénéficié d’un accompagnement avec un entraînement encadré pour se préparer à la course, et pourront ensuite participer à un job dating pour les aider dans leur insertion professionnelle. Ils se sont vus remettre, vendredi, leur dossard par Jimmy Gressier (lire ci-contre). Le champion du monde en titre du 10 000 m a accepté d’être le parrain de cette 46e édition. « Il sera là pour le plaisir et va prendre place dans le peloton, pour partager l’expérience avec les gens », confie l’organisation, également fière de pouvoir permettre à six jeunes adultes en rémission de cancer de relever ce défi.