Category: sports

  • Maurel remet le couvert avec Durk et Prud’homme à La Marseillaise

    Maurel remet le couvert avec Durk et Prud’homme à La Marseillaise

    Quelques jours après l’ouverture des inscriptions pour la 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque, Pierre Maurel a déjà lancé les hostilités. Le pointeur martégal, licencié au Case de Nice la saison passée et désormais pensionnaire du club de l’île Rousse, en Corse -pour évoluer aux côtés de Basil Jackel et Joseph Barbato- a annoncé qu’il se présentera au Parc Borély en compagnie des bombardiers Maison Durk et Kévin Prud’homme, demi-finaliste de la dernière édition. « On est des amis à la base », souligne le pointeur classé troisième au classement Passion pétanque française (PPF). « On a fini notre association par une finale (en 2021). On a toujours fait beaucoup de grands résultats ensemble. On pense qu’on est plus fort comme ça », poursuit-il.

    « Il faut que ce soit

    enfin la bonne »

    Sa dernière aventure au Mondial La Marseillaise, avec les jeunes Mayron Baudino et Adrien Delahaye, s’est soldée par une élimination en 8e de finale face à l’équipe d’un certain… Kévin Prud’homme. « On a toujours été parmi les favoris depuis que l’on joue ensemble, mais il faut que ce soit enfin la bonne », martèle Pierre Maurel.

  • [Entretien] Luc Tardif : « On a resserré l’écart entre le Top 4 et le reste de la Ligue »

    [Entretien] Luc Tardif : « On a resserré l’écart entre le Top 4 et le reste de la Ligue »

    La Marseillaise : Vous êtes cinquièmes du championnat (20 victoires et 15 défaites), après avoir passé les trois quarts de la saison régulière. Êtes-vous satisfait du rendement global de votre équipe jusqu’ici ?

    Luc Tardif : En termes de points, on est déjà bien au-dessus, en avance, par rapport aux années précédentes. L’objectif, c’était vraiment d’être proche du top 4. On l’est encore, même s’il y a un petit écart quand même qui s’est créé ces derniers matches avec Bordeaux. L’idée, c’était, jusqu’à la fin de l’année, d’essayer de pouvoir accrocher le Top 4. Donc, on est encore dans les clous sur ce point-là. C’est positif. Après, en termes de contenu de match, ça a manqué de constance cette année. Il y a des matches contre des équipes du Top 4 où on n’a pas été assez compétitifs. On va dire que c’est cet aspect-là qui me dérange un peu. Même si on a fait, par exemple, de grosses victoires contre Grenoble, je trouve que contre Bordeaux, contre Rouen, contre Angers, on n’a pas eu la compétitivité souhaitée en début d’année. Je dirais que je suis satisfait sur le plan comptable. Mais, je pense qu’on n’est pas encore à notre plein potentiel. Je pense qu’on est capable de faire mieux.

    Votre effectif a récemment été bouleversé avec trois départs de joueurs majeurs (Myllymaa, Lavoie et Thompson) et autant d’arrivées soudaines (Wong, Asten et Valtonen). Comment faites-vous pour gérer deux saisons en une ?

    L.T. : En début de saison, on avait des joueurs avec des qualités offensives. Des qualités vraiment intéressantes, comme Alexandre Lavoie ou Brad Thompson. Mais ça ne fitait pas sur d’autres aspects du jeu. J’ai une certaine exigence sur l’intensité, sur le grid, sur la partie défensive. Ce sont, pour moi, des éléments essentiels pour pouvoir performer et aller chercher des titres. Ça ne fitait pas. Ce n’est pas la question de savoir si ce n’étaient pas de bons joueurs. Bien sûr que c’étaient de bons joueurs et de bons professionnels. Je n’ai rien à leur reprocher, mais ça ne fitait pas avec ce que nous, on voulait faire. L’ajustement de l’équipe a été fait dans ce sens-là. Sur les 4-5 derniers matches, j’adore l’état d’esprit de l’équipe. On aura peut-être moins de talent que les équipes du top 4. Ce qu’on veut, c’est essayer d’avoir plus de grid, plus d’intensité, plus de vitesse. Essayer d’être plus compétitif.

    Le Top 4 est d’ores et déjà qualifié pour les playoffs. Ça devrait être bientôt votre tour…

    L.T. : Je n’ai pas fait des comptes par rapport à ça. Il ne nous faut pas grand-chose pour être qualifié pour les playoffs. De toute façon, notre objectif, c’était ça. Évidemment, on avait en tête de se placer le mieux possible. Pourquoi pas essayer d’accrocher un Top 4 pour avoir l’avantage de la glace. Ce que je trouve positif, c’est qu’on a toujours été dans le groupe pour ce Top 4. On l’est toujours encore, même s’il y a un petit écart qui s’est créé avec Bordeaux. On l’est quand même toujours encore. Ça, c’est une grosse différence par rapport à l’année dernière et l’année d’avant. L’année d’avant, il y avait un gros écart entre le Top 4 et le reste. Là, on l’a resserré. Ça, c’est positif. Je pense que ça vient d’une plus grande constance dans nos résultats, notamment dans les équipes qui se sont placées derrière nous. Comme je disais, la déception pour moi, c’est qu’on n’a pas été assez compétitifs dans les matchs, dans les confrontations directes face à ces équipes du top 4, excepté Grenoble, où la balance est positive. Le reste, la balance est négative. Mais on est encore dans le coup.

  • L’OM s’est rassuré face à Lens avant sa « finale » belge

    L’OM s’est rassuré face à Lens avant sa « finale » belge

    Après deux défaites consécutives au Vélodrome face à Nantes et Liverpool, comment l’OM allait-il réagir en accueillant Lens ?

    Pour certains, ce match contre le leader était, déjà, celui de la dernière chance pour rester crédible en Ligue 1. Les Olympiens ont su se ressaisir et faire chuter les Artésiens. Que retenir de cette soirée ?

    Des recrues déjà intégrées

    Quinten Timber et Ethan Nwaneri ont tout juste eu le temps de découvrir leur nouvel environnement, qu’ils ont été propulsés titulaires. Le Néerlandais et l’Anglais ont répondu aux attentes de Roberto De Zerbi. L’Italien a pu tester un nouveau dispositif, plus offensif, et faire souffler Mason Greenwood en vue du match de mercredi à Bruges. « Les recrues très bien acclimatées grâce à Benatia et Longoria », a commenté l’entraîneur marseillais.

    Côtés joueurs, Pierre-Emile Höjbjerg note que « les profils choisis s’intègrent vite. On l’a vu aujourd’hui avec Quinten Timber, pour qui tout a semblé naturel. Ethan Nwaneri a aussi fait un bon match. L’équipe les aide, et ils aident l’équipe ».

    Nayef Aguerd rassure la défense

    Annoncé comme incertain, quelques jours après son retour de la Coupe d’Afrique des nations où il a disputé la finale avec le Maroc, Nayef Aguerd a pu finalement tenir sa place. Sa présence a semblé rassurer ses coéquipiers. D’ailleurs, jusqu’à son remplacement par Benjamin Pavard (74e), l’arrière-garde olympienne n’a pas connu de véritable alerte. En revanche, dans le dernier quart d’heure, elle a montré à nouveau des signes de fébrilité. Ce qui a permis aux Lensois de réduire le score, à l’entame du « money time ».

    Le coup de colère de Roberto De Zerbi

    L’entraîneur olympien était visiblement agacé par les commentaires acides de certains consultants de chaînes sportives. Il l’a fait savoir de manière véhémente en conférence de presse d’après match et face aux caméras de Ligue 1+. « Je suis arrivé ici avec beaucoup de respect, je me suis lié à Marseille, c’est un lieu spécial » a-t-il d’abord expliqué. Avant d’insister sur le fait que « mon seul patron, c’est Frank McCourt, mais ce n’est pas mon maître. Je n’ai le numéro d’aucun journaliste. Quand il y a de la mauvaise foi, je reste à ma place, je ne dis rien, mais je pense que le passeport et la nationalité changent beaucoup de choses ». Précisant que « si j’avais le passeport français ça serait un peu différent. Et moi, je suis italien ! »

    Le nouveau poste de Pierre-Emile Höjbjerg

    Avec l’intégration de Quinten Timber et Ethan Nwaneri, le système de Roberto De Zerbi a quelque peu évolué. Pierre Sage, qui estimait « que nous étions dans la position de l’OM contre Liverpool », a surtout noté cette nouveauté, comme le principal problème que son équipe n’a pas su résoudre. « Il y a des choses à dire sur notre manière de défendre. On a essayé de régler le problème Höjbjerg à la mi-temps. On s’est fait décaler de la même manière sur les deux premiers buts. Je n’ai pas été content de notre réponse sur ça en seconde période ».

    Le Danois s’est vu confier un nouveau rôle. Placé en sentinelle devant la défense, il a été la rampe de lancement des offensives marseillaises, que les Lensois n’ont pas su contrer. « Il a sans doute effectué sa meilleure prestation depuis qu’il est avec nous », a reconnu Roberto De Zerbi.

    Pierre-Emile Höjbjerg, s’est montré tempéré. « Après la défaite à Liverpool, c’était important de relever la tête et de montrer que nous étions capables. Contre le premier du classement, nous avons fait un bon match, un match complet. Tout le monde a réalisé une bonne performance. Mais il ne faut pas la ramener après cette victoire ».

    Le rendez-vous de Bruges sans les recrues

    En battant le leader, l’OM a fait le nécessaire pour dissiper certains doutes. Et préparer au mieux le match de mercredi, en Belgique, où se jouera l’avenir européen des Marseillais. « Nous préparons ce match pour amener l’OM là où il est arrivé peu de fois lors des quinze dernières années », confesse Roberto De Zerbi. Pierre-Emile Höjbjerg donne le ton. « Nous nous sommes bien remis après Liverpool, mais il ne faut pas s’enflammer. Rester focalisés, faire les choses bien pour passer le cap et rester en Ligue des champions ».

    Un match auquel ne prendront pas part Ethan Nwaneri et Quinten Timber car ils ne sont pas dans la liste européenne de l’OM.

    Et que manquera également Benjamin Pavard. Le champion du Monde 2018 purgera une suspension automatique, après avoir accumulé trois cartons jaunes depuis le début de la phase de ligue.

    Le Club Bruges s’est fait peur

    L’adversaire de l’OM, mercredi en Ligue des Champions, jouait également dans le championnat de Belgique, samedi en fin d’après-midi. Face à Zulte-Waregem, le Club de Bruges a joué avec le feu. À la pause, les Flamands étaient menés (1 – 2) sur leur terrain, après notamment un but de l’ancien Olympien Marley Aké en faveur de Zulte. C’est en seconde période que les Brugeois se sont réveillés. Brandon Mechele a égalisé dès la reprise. Avant que Alexandar Stankovic, à l’heure de jeu, et Nicolo Tresoldi, sur son premier ballon après son entrée en jeu, ne donne de l’air à Bruges. Mais un but de Joseph Opoku allait faire trembler les hommes d’Ivan Leko, qui s’imposent finalement sur le score de 4 – 3.

  • Les Lyonnes ne font qu’une bouchée des Marseillaises

    Les Lyonnes ne font qu’une bouchée des Marseillaises

    Si la pluie n’a pas arrangé les choses, l’élimination des Marseillaises par les Lyonnaises ne souffre d’aucune contestation.

    Entre des Provençales qui retrouvent l’élite, et des Fenottes habituées aux grands rendez-vous, ce sont ces dernières qui ont logiquement pris le dessus. Les Marseillaises auront tenu un quart d’heure, avant de céder.

    Antoinette Katoto a ouvert la première brèche, avant de s’offrir un triplé en seconde période. Et deux minutes avant la pause, Wendie Renard a doublé la mise, sur pénalty, avant que Vicky Bécho ne triple la mise. La messe était dite. En seconde période, les Lyonnes continuaient leur festival, se qualifiant tranquillement pour les quarts de finale.

    Marseillaises 1 (0)

    Lyonnes 5 (3)

    8e de finale de la Coupe de France
    Stade Francis-Turcan.

    Arbitre : R. Fournier.

    Buts : Léger (83) pour les Marseillaises, Katoto (14, 55, 59), Renard (43 sp), Bécho (45) pour les Lyonnes.

    Avertissement : Léger (24) aux Marseillaises.

  • Toulon au forceps face à Montpellier

    Toulon au forceps face à Montpellier

    La météo a encore fait des siennes dans le ciel de Toulon.

    Comme le 22 septembre, des trombes d’eau se sont abattues sur la Rade. Mais, si le duel face à La Rochelle avait été remis, le derby contre Montpellier a juste été décalé d’un jour. C’est donc dimanche que les deux formations sudistes ont finalement pu en découdre. Avec néanmoins une retouche côté varois. Seretaki Tuicuvu, malade, ayant dû céder sa place à l’aile à Mathis Ferté.

    Si Toulon a été le premier à marquer des points, la première période a été à l’avantage de Montpelliérains qui ont su exploiter l’indiscipline varoise pour d’abord creuser l’écart. Mais Gaël Dréan permettait au RCT d’atteindre la pause avec un handicap minimum.

    La dynamique changeait de camp après les citrons. Avec des Toulonnais plus incisifs qui allaient faire la différence, grâce notamment à la botte de Marius Domon, l’ouvreur varois qui y allait également de son essai, sur une contre-attaque éclair qui devait donner le signal de la reconquête des Rouge et Noir.

    Toutefois, les Héraultais ne lâchaient rien et ressortaient la tête de l’eau après l’heure de jeu. Jordan Uelese permettant aux visiteurs de revenir à trois longueurs. Les dernières minutes voyaient Montpellier faire le forcing pour arracher plus que le point du bonus défensif. Mais la grosse défense varoise permet aux Toulonnais de conserver leur léger avantage.

    Ils signent un succès qui leur permet de sécuriser leur place dans le Top 6. Alors que leurs visiteurs se contentent du minimum.

    Toulon 30 (16)

    Montpellier 27 (17)

    15e journée du Top 14

    Stade Felix-Mayol (spectateurs)

    Arbitre : T. Charabas.

    TOULON : 3 essais de Dréan (40), Domon (49), Gigashvili (65), 3 transformations et 3 pénalités (4, 22, 32) Domon.

    Avertissement : Ludlam (26).

    MONTPELLIER : 3 essais de Hounkpatin (10, 26), Uelese (70) 3 transformations, 2 pénalités (39, 55) de Miotti.

    Avertissement : Bécognée (32).

  • L’OM se retrouve face à Lens

    L’OM se retrouve face à Lens

    Muette lors des deux premiers matches de 2026, l’attaque olympienne s’est réveillée au Vélodrome. Avec un premier but, inscrit par Amine Gouiri, après moins de trois minutes de jeu.

    En trouvant la faille rapidement, la pointe marseillaise validait les choix de Roberto De Zerbi. En lançant Quinten Timber et Ethan Nwaneri, l’Italien montrait sa confiance en ses dernières recrues. Même si, pour cela, il sacrifiait le soldat Mason Greenwood. Les Lensois avaient tout juste le temps de se remettre, qu’Ethan Nwaneri y allait de son but. La fusée OM était lancée, restait à rester sur la bonne orbite pour combler une partie de son handicap sur l’ex-leader de la Ligue 1.

    Lens avait perdu son trône, après le succès du PSG à Auxerre (1 – 0), vendredi. Au Vélodrome, les « sang et or » espéraient le récupérer. Mais en moins d’un quart d’heure, leur situation s’était quelque pu compliquée. Il restait aux Olympiens à poursuivre sur leur lancée. Montrer qu’ils avaient toujours envie d’exister après deux matches ratés au Vélodrome, face à Nantes et Liverpool.

    Mais, comme celui du Virage sud avant le coup d’envoi, le feu d’artifice marseillais finissait par se tarir. Après la demi-heure de jeu, la rencontre s’équilibrait. Avec des Lensois plus présents dans la moitié de terrain provençale.

    Toutefois, les Olympiens restaient maître de leur sujet. Sur leurs coups d’accélérateurs, ils maintenaient une certaine insécurité dans la défense artésienne. Poussés par un Vélodrome qui avait les avaient retrouvés, les hoplites de Roberto De Zerbi cherchaient la faille pour inscrire le troisième but qui les mettraient définitivement à l’abri. Il arrivait à l’entame du dernier quart d’heure, signé Amine Gouiri pour son premier doublé de la saison en championnat.

    La soirée aurait pu être parfaite, s’il n’y avait encore eu le but stupide. Si la réussite de Rayan Fofana ne privait pas l’OM de sa victoire, il montrait une nouvelle fois le manque de constance olympienne dans les fins de match. Un OM qui entretien l’espoir de jouer les premiers rôles et qui fait perdre la tête aux Lensois, au profit du PSG qui prend le fauteuil de leader, avec un point d’avance sur les Artésiens. Et toujours sept sur les Marseillais.

    OM – Lens 3 – 1 (2 – 0)

    19è journée de Ligue 1.

    Stade Vélodrome 52 673 spectateurs.

    Arbitre : B. Bastien.

    Buts : Gouiri (3, 75), Nwaneri (13) pour l’OM, Fofana (86) pour Lens.

    Avertissements : Saïd (37), Sangaré (61), Thauvin (70) à Lens.

    OM : Rulli – Balerdi ( c ), Aguerd (Pavard, 74), Medina – Weah, Timber (O’Riley, 74), Höjbjerg, Paixão – Nwaneri (Greenwood, 58), Gouiri (Aubameyang, 80), Traoré (Bakola, 74).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    Lens : Risser – Aguilar (Bermont, 77), Ganiou, Sarr – Abdulhamid, Thomasson ( c, Bulatovic, 70),

    Udol – Thauvin (Sotoca, 77), Edouard (Sima, 59), Saïd (Fofana, 70).

    Entraîneur : P. Sage.

  • Rugby : Toulon – Montpellier reporté

    Rugby : Toulon – Montpellier reporté

    Comme le 22 septembre, lors de la venue de La Rochelle, les fortes pluies sur le Var ont entraîné le report du derby entre Toulon et Montpellier. Thomas Chabaras, l’arbitre de la rencontre, a estimé que les conditions n’étaient pas bonnes pour le déroulé du match, qui a été reprogrammé dimanche, à 15h30.

  • Pour l’OM face à Lens, c’est la victoire ou le doute

    Pour l’OM face à Lens, c’est la victoire ou le doute

    Nantes et Liverpool sont venus rappeler qu’au Vélodrome, l’OM n’est pas toujours irréprochable.

    Malgré un soutien sans faille de supporters toujours fidèles au rendez-vous, et dont la ferveur est parfois un peu trop incendiaire (ce qui explique que le Virage nord sera fermé samedi), les hommes de Roberto De Zerbi connaissent parfois des trous d’air regrettables.

    Leurs deux dernières sorties, face à Nantes et Liverpool, l’ont une fois encore démontré. S’ils avaient pu sauver les apparences, lors de leurs matches ratés contre Angers et Toulouse, obtenant à chaque fois un partage des points inespéré, face aux Bretons et aux Anglais, la punition a été rude.

    Roberto De Zerbi n’avait d’ailleurs toujours pas digéré la rouste infligée par les Reds en Ligue des Champions (0-3). « Ce scénario ne m’a pas plu », a-t-il ainsi rappelé en conférence de presse. Et s’il se dit « responsable » de la situation, sur le plan comptable, la défaite de mercredi a fragilisé la situation marseillaise dans la course aux barrages en Ligue des Champions.

    Comme elle a semé le doute sur la capacité de l’OM à tenir tête à Lens. « Que cette équipe soit à la place où elle est, ce n’est plus une surprise », a-t-il souligné. « Elle mérite d’être là où elle se trouve car elle a su avoir de la continuité et reste bien organisée en toutes circonstances. »

    Roberto De Zerbi a sans doute également remarqué que les Sang et Or étaient un peu la bête noire des Marseillais ces dernières saisons. Car ils ont gagné quatre de leurs cinq derniers déplacements au Vélodrome. Ce qui, ajouté aux huit points d’avance dont disposent les hommes de Pierre Sage sur les Olympiens au classement, donne le ton du duel de ce samedi.

    Si pour Roberto De Zerbi, « le seul enjeu seront les trois points à gagner contre le leader », en son for intérieur, il sait que son OM joue une carte importante pour la suite de sa saison. « Ce sera aussi l’occasion de bien préparer notre match de Bruges », enchaîne-t-il.

    Alors que les trois sorties au Koweït face au PSG dans le trophée des Champions, à Caen en coupe de France et Angers en Ligue 1 avaient rapporté leur lot de confiance, il aura suffi d’une sortie de route malvenue face à Liverpool pour que les doutes reviennent.

    Roberto De Zerbi, qui devrait lancer sa recrue Quinten Timber, est conscient de l’importance du rendez-vous. « Si nous gagnons, nous revenons à cinq points et nous retrouverons l’envie pour la suite », estime-t-il. En souhaitant que ses hommes y croient.

    « Le seul enjeu seront les trois points à gagner contre
    le leader »

  • L’ambitieux projet de Decathlon- CMA CGM

    L’ambitieux projet de Decathlon- CMA CGM

    Entre Marseille et Lille, pour briller au niveau planétaire. L’équipe Decathlon-CMA CGM est prête à changer de dimension à l’aube d’une année charnière pour cette formation ambitieuse. L’arrivée de la compagnie maritime comme sponsor principal rebat les cartes. Les moyens sont plus élevés, les attentes aussi. « Il y a de l’attente vis-à-vis du partenaire mais aussi vis-à-vis de nos dirigeants, qui ont recruté des coureurs talentueux. À partir de là, nous à la direction sportive, il faut bien travailler avec les collègues pour que la mayonnaise prenne bien et qu’on soit déjà opérationnel rapidement pour prendre des bons automatismes et avoir une bonne dynamique », explique Nicolas Guillé, le directeur sportif qui accompagnera les coureurs sur le Grand Prix de Marseille-La Marseillaise.

    L’équipe World Tour se rapproche désormais des meilleurs collectifs du monde. Le staff s’est étoffé, le recrutement gonfle les ambitions et Decathlon- CMA CGM est attendu en haut des classements sur chaque course. Chaque détail compte pour entourer au mieux les cyclistes, comme le raconte Nicolas Guillé : « On essaie de se mettre au niveau de grosses équipes comme Visma ou UAE. Je pense que maintenant on a des personnes compétentes dans chaque secteur, des personnes brillantes pour le haut niveau. Chaque secteur, la nutrition, l’entraînement, la mécanique, tous ces secteurs sont très très pointus maintenant et on a besoin des meilleurs. »

    Preuve de ce nouveau statut, deux directeurs sportifs d’excellence ont rejoint la formation française durant l’intersaison. Mark Renshaw est celui qui a mené le légendaire Mark Cavendish à tant de victoires. L’ex-sprinteur Heinrich Haussler, 2e de Milan-San Remo 2009, a aussi signé un contrat avec l’équipe dirigée par Sébastien Joly.

    Paul Lapeira, leader désigné à Marseille

    Le Grand Prix de Marseille- La Marseillaise et les autres courses prévues dans le sud de la France revêtent d’une importance particulière pour Decathlon-CMA CGM. Avec ce partenaire phocéen, l’objectif est de gagner le 1er février. « C’est vrai que notre équipe a un petit peu ce devoir de gagner ces courses-là, rappelle Nicolas Guillé. Maintenant ce n’est pas les plus faciles mais en tout cas on va avec l’ambition de gagner. » Le champion de France 2024 Paul Lapeira sera le leader mais « sur ces courses on essaie aussi de faire profiter les plus jeunes, alors que dans les courses World Tour, ils ont vraiment un rôle spécifique ».

    Avec 28 coureurs sous contrat en 2026, Decathlon-CMA CGM a la possibilité de gagner sur n’importe quel jour de course. Benoot, Kooij, Paret-Peintre, Scotson, Bissegger, Gall, Prodhomme et bien sûr Paul Seixas, tant de noms pouvant lever les bras à travers une année. Les Tricolores ont même déjà ouvert leur compteur avec la récente victoire de Tobias Lund Andresen lors du Tour Down Under, en Australie. Et l’idée est de réaliser la même chose, le 1er février, lors du Grand Prix cycliste.

    « Notre équipe a un petit peu ce devoir
    de gagner
    ces courses-là »

  • Toulon veut surfer sur la vague dynamique

    Toulon veut surfer sur la vague dynamique

    En se qualifiant pour les 8e de finale de la Coupe des Champions, le RCT a réussi sa première mission de la saison.

    Les Rouge et Noir ont même engrangé un petit bonus. Car ils disputeront leur duel face aux Sud-Africains des Stormers. Un avantage non négligeable pour envisager de poursuivre l’aventure européenne. Mais d’ici le 4 avril, il va se passer beaucoup de choses dans la Rade et dans un Top 14 qui reste encore indécis.

    Et pour revenir au quotidien du championnat, les Toulonnais auront un derby à se mettre sous la dent, avec la réception de Montpellier, samedi à Mayol. Mais, surtout, ce sera une opposition entre le cinquième qui accueille son suivant immédiat au classement. Ce qui donne un aspect particulier. Surtout si le RCT avait la bonne idée de s’imposer.

    D’autant plus qu’après avoir joué plusieurs matches à flux tendu, du fait d’une infirmerie bien remplie, Pierre Mignoni a récupéré du monde cette semaine. Les talonneurs Gianmarco Lucchesi et Pierre Damond, le pilier droit Beka Gigashvili, le centre Ma’a Nonu et l’ailier Gabin Villière sont apparus sur le terrain principal du Campus RCT. Un mélange entre jeunesse, expérience et surtout fraîcheur qui ne sera pas de trop pour affronter les voisins héraultais et leur densité physique.

    Kpoku, première

    Montpellier que les Toulonnais ont battu chez lui (27-17), lors de l’ouverture de la saison. Mais qui, depuis, a su obtenir des résultats probants. Dany Priso se méfie de ces retrouvailles. « Nous les avons battus chez eux en début de saison, ils vont arriver avec les crocs. À nous d’être sérieux dans notre jeu pour faire ce qu’il faut », note le pilier.

    Pierre Mignoni est lui aussi méfiant avant ces retrouvailles. « Ce ne sera pas le même Montpellier. L’équipe est en progrès, comme l’indique son parcours européen », souligne le manager varois.

    Ce derby devrait permettre au public de Mayol de découvrir la recrue surprise. Le RCT a en effet récupéré l’international anglais Junior Kpoku, qui a quitté le Racing et s’est engagé pour six mois. Toutefois, s’il a bien été a retenu dans le groupe par Pierre Mignoni, il l’est en tant que finisseur. Prêt à apporter son écot à un succès qui permettrait aux Varois de repartir sur de bonnes bases dans leur championnat, où ils restent sur une punition à La Rochelle (0-66).

    15e journée de Top 14

    16h35, stade Félix-Mayol

    Arbitre : Thomas Charabas.

    TOULON : Domon – Dréan, Brex, Cowie, Tuicuvu – Albornoz ( o p, Serin ( m ) – Abadie, Ollivon, Ludlam – Alainu’uese, Ribbans – Sinckler, Baubigny, Priso.

    MONTPELLIER : Banks – Ngandébé, Vincent, Piccardo, Taofifénua – Miotti ( o ), Price ( m) – Bécognée, Vanipola, Nouchi – Duguid, Verhaeghe – Hounkpatin, Tolofua, Erdocio.

    « Ils vont arriver avec les crocs. À nous d’être sérieux »