Category: sports

  • L’Étoile de Bessèges se remet en selle, plus requinquée que jamais

    L’Étoile de Bessèges se remet en selle, plus requinquée que jamais

    Beaucoup d’émotion dans la voix de Claudine Fangille-Allègre. Alors qu’elle démarre la présentation de la 56e édition, la présidente de l’Étoile de Bessèges semble encore bouleversée par l’incident survenu en 2025, lorsqu’un véhicule a déboulé sur le tracé en sens inverse. Plus de peur que de mal, fort heureusement, mais 12 des 21 équipes en lice avaient alors abandonné la course. Aujourd’hui, les encadrants de ce célèbre Tour du Gard ont donc mis les bouchées doubles côté sécurité, et annoncent 17 équipes et 150 coureurs au total.

    Dès le départ de la course, le 4 février, une vingtaine de gendarmes à moto se consacreront exclusivement à la sécurité du peloton. « 70 à 80% des routes seront fermées bien au-delà du parcours et presque une heure avant le passage. Seules les voitures qui rouleront dans le sens de la course pourront être autorisées à circuler », précise Patrick Herse, chargé de l’organisation de l’Étoile. Conçu en lien étroit avec la préfecture, le nouveau tracé a été revu et épuré de tous ses points de tension. « Et puis on est passé de 40 signaleurs [en charge de prévenir les usagers de la route du passage de la course, Ndlr] à une centaine », ajoute Patrick Herse.

    640 km en quatre étapes

    En raison des travaux de la scène nationale du Cratère, cette année le village départ s’installera sur le parvis du « Hup », à la Maison de la région d’Alès. D’ici, les coureurs se disputeront l’Étoile en quatre étapes, via Bellegarde (le 4 février), Saint-Gilles – Domessargues (le 5), Bessèges (le 6), et Saint-Christol-lez-Alès – Vauvert (le 7), avant le traditionnel contre-la-montre individuel (le 8) qui clôturera la course là où elle a commencé, au cœur de la capitale des Cévennes. Soit 640 km au total, parcourus avec l’aide précieuse d’une centaine de bénévoles suractifs en bord de route.

    L’occasion, pour les responsables de l’Étoile et les élus, de saluer ces petites mains essentielles au bon fonctionnement de la course. « Je vais moi-même signaler trois fois », sourit Aurélie Génolhac, maire de Massillargues-Attuech et conseillère régionale. « Le vivre-ensemble, c’est tout cela, dans la joie et la convivialité ! ». Un enthousiasme partagé par le conseiller départemental Ghislain Chassary, qui a rappelé l’engagement plein et entier de la collectivité, aux côtés d’Alès Agglo et de la Région. « Le sport et la culture ne doivent pas être une variable d’ajustement, surtout en ces temps moroses… »

  • Nicolas Guillé : « Des objectifs très élevés sur les Grands Tours »

    Nicolas Guillé : « Des objectifs très élevés sur les Grands Tours »

    La Marseillaise : Quels sont vos grands objectifs en 2026 ?

    Nicolas Guillé : Déjà de gagner des courses. Après, il y a des passages obligés, des courses comme Paris-Nice, comme les classiques flamandes, Paris-Roubaix aussi, car nous avons notre partenaire mécanique basé dans la région. C’est un gros objectif de la saison. Ensuite, on va vite arriver sur le Tour de France. On va dire que nous avons des objectifs très élevés sur les Grands Tours. Il faut qu’on essaie de passer un cran, de pouvoir vraiment rivaliser, de s’approcher du podium sur ces courses-là.

    En regardant en détail votre effectif, on dirait que vous pouvez gagner sur tous les terrains. Qu’en pensez-vous ?

    N.G. : Oui, c’est vrai qu’on a des coureurs qui vont assez vite, qui passent bien les bosses. On a un collectif assez fort. Avec le recrutement de sprinteurs, nous allons devoir avoir une approche différente de la course. Ce sont des choses assez nouvelles pour nous, on n’a jamais eu trop de sprinteurs dans l’équipe. Et c’est vrai qu’avec le recrutement de Mark Renshaw, de coureurs aguerris autour d’Olav Kooij, on est plutôt confiant avant d’attaquer cette nouvelle année.

    2026 sera une année importante pour le grand espoir Paul Seixas. Est-il prêt à affronter le gros programme qui l’attend ?

    N.G. : Oui, bien sûr, mais c’est vrai que l’on souhaite le couver au maximum, avec que des experts autour de lui. On essaie qu’il ait la meilleure approche possible de sa saison, sachant qu’il est jeune et qu’il faut faire attention à tout avec lui. Il n’y a pas de pression particulière. On le laisse venir sur les courses. On sait que c’est un coureur qui est déjà mûr, il sait ce qu’il veut. Après, l’expérience va venir au fil des mois, des années. L’idée, c’est vraiment de ne pas lui mettre la pression. Il faut placer de bons coureurs à ses côtés pour l’amener à faire de bons résultats. Il faut juste lui laisser le temps et les performances viendront par elles-mêmes.

  • Provence Rugby bat Aurillac sous l’orage

    Provence Rugby bat Aurillac sous l’orage

    Un troisième match en 2026 pour le moins atypique. Provence Rugby s’est imposé, ce vendredi, face à Aurillac
    (26-10). Une rencontre où la pluie a été un facteur important et a rendu le jeu difficile. Les locaux ont finalement su creuser un écart au bon moment, avant que le cuir ne devienne trop glissant. Un match où même l’arbitre principal, M. Aiguebonne, est sorti sur blessure à deux minutes du terme.

    Les Provençaux ont bien fait de frapper d’entrée car la suite de la première période a été beaucoup moins flamboyante. Léo Drouet a inscrit un essai en coin dès la 3e minute avant que Tui ne score lui aussi après un peu plus d’un quart d’heure de jeu. Autour de ces moments-là, Provence a été plus absent, laissant Aurillac complètement dans la partie. Hadinegoro a transpercé la défense plein centre pour les premiers points des visiteurs. C’est ce brin de folie, cette vitesse qui a manqué aux locaux pour créer un écart à la mi-temps (14-10).

    Pluie, orage et victoire

    Les joueurs ont eu la mauvaise surprise d’être accueillis par une pluie battante au retour des vestiaires. Pas de quoi décontenancer Provence Rugby, qui s’est appliqué pour inscrire un 3e essai, au près et en force. Les entrées de période ont pu pêcher par le passé, mais il a bien été un point fort ce vendredi soir.

    Si les éléments se sont déchaînés dans le ciel aixois, les hommes de Philippe Saint-André se sont finalement mis à l’abri. Pour fêter sa prolongation de contrat jusqu’en 2029, Guillaume Piazzoli s’est offert cinq points. La fin de partie était beaucoup plus difficile pour tous. Le ballon ovale s’est transformé en savonnette géante et les réceptions de passes étaient hasardeuses. Le score n’a pas évolué après l’heure de jeu et Provence Rugby s’impose une troisième fois consécutivement et reste invaincu en 2026. « C’était parfois difficile de jouer mais on n’a pas lâché en défense et on ramène cinq points donc c’est cool », racontait Raphaël Portat après la partie.

    18e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David

    Essais : Drouet (3e), Tui (20e), Suta (44e), Piazzoli (57e) pour Provence ; Hadinegoro (27e) pour Aurillac

    PROVENCE : Drouet – Lapegue, North, Colombet, Tui – Muntz, Coville – Suta, Portat, Piazzoli – Tuisue, Van Eerten – Vernet, Latterrade, Wegrzyn

    Entraîneur : Philippe Saint-André

    AURILLAC : Condamine – Van Rensburg, Pieters, Talalua, Coertzen – Abzhandadze, Hadinegoro – Tison, De Jong, Delort – Jongejan, Bloemen – Robertson, Khonelidze, Tapueluelu

    Entraîneur : Romeo Gontineac

  • Les Marseillaises face à un énorme défi en Coupe

    Les Marseillaises face à un énorme défi en Coupe

    Marseillaises contre Lyonnes, l’affiche des huitièmes de finale de Coupe de France a de quoi faire saliver les amateurs de beau jeu.

    Néanmoins, ce duel entre des Fenottes hyper favorites et des Olympiennes qui rêvent d’un exploit pour signifier leur retour au plus haut niveau, aura été promené entre Martigues, lieu habituel où évoluent les Marseillaises cette saison, et l’OM Campus, où la rencontre avait, un temps été programmée.

    Mais pour des raisons de sécurité, c’est l’enceinte martégale qui a été finalement confirmée. Une décision qui provoque un changement de date, puisque la rencontre, programmée dans un premier temps le dimanche, se jouera finalement samedi. Avec un coup d’envoi à 16h.

    Revanche ou confirmation

    Les deux Olympiques se sont déjà affrontés cette saison. En début de championnat de Ligue 1 féminine, les Lyonnaises s’étaient imposées 3-1, déjà dans l’enceinte martégale. Cette fois, les Marseillaises tenteront de prendre leur revanche. Et arracher leur premier exploit de la saison du retour au plus haut niveau du football féminin.

    Les filles de Corinne Diacre continuent d’alterner les bons matches et les sorties ratées. Leur dernière prestation à Francis-Turcan, où elles recevaient Saint-Étienne, en est l’exemple. Avec une défaite
    (0-1) qui a permis aux Foréziennes, alors lanterne rouge, de se remonter le moral. Elles ont ensuite rectifié le tir, en allant prendre un point à Fleury, cinquième du classement.

    Pour ce retour à la maison, les Marseillaises devraient compter sur leur dernière recrue. Marie-Morgane Sieber qui a rejoint le groupe en milieu de semaine. Gardienne de but, cette Alsacienne de naissance évoluait à Guingamp. Forte de 53 matches disputés en Première Ligue, Marie-Morgane s’est imposée comme une gardienne fiable et régulière. Passée par toutes les catégories de jeunes de l’Équipe de France, elle a connu sa première convocation avec les Bleues en octobre 2024, à seulement 22 ans.

    Elle pourrait connaître son baptême du feu face à Lyon. De quoi entrer dans le vif du sujet. Ce tour de Coupe de France sera une mise en bouche, car en championnat, vendredi, les Marseillaises enchaîneront sur la réception du Paris FC.

    8e de finale de la Coupe de France

    Samedi, 16h stade Francis-Turcan.

    Arbitre : Romy Fournier.

    MARSEILLAISES : Sieber (ou Shore) – Laplacette, Carro, Khélami, Kbida – Bourgouin – Herrera-Monge, le Mouel, Perret, Brown – Bourdieu.

    Entraîneuse : C. Diacre.

    LYONNES : Endler – Tarciane, Engen, Renard, Bacha – Egurrola-Wienke, Dumornay, Heaps – Diani, Hegerberg, Chawinga.

    Entraîneur : J. Giraldez.

  • Montpellier et la marche avant

    Montpellier et la marche avant

    L’espoir reprend vie. Montpellier n’est pas encore redevenu l’équipe de la précédente décennie, où son absence dans le Top 6 était une anomalie, mais il avance depuis l’été 2024 et l’intronisation de Joan Caudullo au poste de manager. À mi-saison, il s’autorise l’espoir d’être en phase finale quatre ans après son unique titre. Et, il légitime une question : peut-il préserver la 6e place qui est la sienne avant un double test samedi 24 janvier (16h30) au stade Mayol de Toulon et le 31 devant le Stade français ?

    « C’est encore trop tôt pour se prononcer car il y a tellement d’équipes qui veulent y être », prévient Didier Bès, adjoint de Caudullo en charge de la mêlée. À l’aube des douze ultimes journées, le Top 14, qui s’autoproclame meilleur championnat au monde, offre une incertitude presque absolue. Du Stade français (3e) au Racing 92 (11e), neuf équipes avancent au coude à coude. Et ne comptent que six points d’écart (une victoire sans bonus vaut quatre points) pour quatre places qualificatives.

    Montpellier cernera un peu mieux son champ des possibles fin mars. Il se lance dans la seconde moitié de son marathon avec un calendrier compliqué. Dans un championnat très serré, il devra se déplacer à sept reprises lors des douze ultimes matchs.

    Le MHR, qui a seulement gagné chez les Catalans de l’Usap, devra vraisemblablement s’imposer à Toulon, La Rochelle, Clermont, Castres ou Lyon. Les voyages à Toulouse ou Bordeaux, hors doublon, ressemblent à une voie sans issue.

    Certes, Montpellier sera contraint à un exploit face à un adversaire direct pour décrocher treize voire quatorze victoires. Toutefois, il avance aujourd’hui dans une autre dynamique que la saison passée. Et possède peut-être plus d’arguments pour reconquérir une place tout en haut du championnat.

    « Pour y être, il est probable que tout se jouera sur la profondeur de l’effectif, l’unité et la fraîcheur physique », éclaire Didier Bès. « L’an passé, on était cuit au moment d’aborder les dernières échéances, qui seront à nouveau décisives, et nous qualifier pour la Coupe des champions », rappelle-t-il, faisant référence à la défaite concédée à domicile devant Clermont, fatale à une qualification.

    « Notre jeu est

    plus complet »

    D’une saison à l’autre, Montpellier a élargi ses angles d’attaque. Jusque-là, l’équipe de Caudullo s’appuyait sur une défense très compacte, la plus efficace du championnat, et un paquet d’avants très solides sur ses bases. Un système de jeu minimaliste et surtout très énergivore pour son pack.

    « Il y a quelque chose qui est un peu différent dans notre jeu. Devant Bayonne (62-22), par exemple, l’équipe a joué à l’unisson, c’est-à-dire devant comme derrière. Il n’y a pas eu de déséquilibre. Notre jeu est plus complet », décrypte le technicien montpelliérain. « Quand il y a trop de différences entre les lignes, tu ne peux pas te qualifier pour la phase finale du championnat. »

    Montpellier défend mieux que l’an passé, mais surtout attaque beaucoup mieux (29 points en moyenne au lieu de 24). Le rendement du 3e ligne Lenni Nouchi, le recrutement ciblé à l’intersaison sur les trois-quarts avec les arrivées conjuguées de l’ailier Maël Moustin, des centres : Justo Piccardo ou Lennox Anyanwu, de l’arrière Tom Banks, et la stabilité nouvelle de la charnière redessinent la force de frappe d’une équipe concentrée sur la puissance de ses avants.

    Depuis plusieurs rencontres, Joan Caudullo a confié les clés de l’équipe à la paire formée du demi de mêlée écossais Ali Price, de plus en plus influent, et à l’Argentin Domingo Miotti, sorti de l’ombre après une première saison contrariée par les blessures.

    « Dès que l’on a commencé à régler nos directeurs de jeu, que sont nos demis de mêlée et d’ouverture, dès lors notre jeu est devenu plus fluide. On n’utilise pas à outrance nos avants qui savent où se déplacer. Cela nous permet d’être plus efficaces sur les ballons portés et de marquer des essais. Si on demande trop à nos avants, ils seront moins performants sur les phases de conquête directe. Tu peux le tourner comme tu veux », remarque Didier Bès.

    Montpellier est-il en train de trouver un ouvreur fiable à un poste maudit depuis quasiment une décennie et le départ de François Trinh-Duc, formé au Pic Saint-Loup au côté de Fulgence Ouedraogo ? « Toutes les grosses écuries possèdent une belle charnière. On a stabilisé un peu ces postes-là. C’est essentiel car ce sont eux qui gèrent la stratégie de l’équipe », relève Didier Bès, au moment où le MHR reprend espoir en ses lendemains.

  • Arthur Gea vaincu en Australie par Wawrinka, après un match dantesque

    Arthur Gea vaincu en Australie par Wawrinka, après un match dantesque

    Aucun doute qu’Arthur Gea a joué, ce jeudi, à Melbourne, le plus grand match de sa carrière. La rencontre phare de la journée en Australie a opposé le Vauclusien au Suisse Stan Wawrinka, 40 ans et triple vainqueur en Grand Chelem. Un thriller de 4h33 qui a tourné en faveur du joueur le plus expérimenté (4-6 6-3 3-6 7-5 7-6). Il a fallu attendre le super tie-break, au bout du 5e et dernier set, pour connaître le vainqueur de ce 2e tour. Gea a concédé sa première défaite en 2026 après avoir remporté le Challenger calédonien de Nouméa puis en sortant des qualifications du premier grand tournoi de l’année.

    Jamais il n’avait autant joué sur un seul match durant sa jeune carrière. Une grande performance, mais même face à un quadragénaire, le joueur français a fini par faiblir physiquement. L’envie était là, les jambes à la limite. « J’étais prêt à finir en chaise roulante, ce n’était pas loin d’ailleurs… J’ai l’impression que c’était très suivi en France. Ça peut m’ouvrir des portes », a-t-il lâché en conférence de presse. Bien parti lors du premier set (6-4), le natif de Carpentras a vu son adversaire égaliser. En menant 2 manches à 1, Arthur Gea s’est offert un matelas mais l’Helvète a sorti un splendide passing de coup droit pour empocher le 4e set (5-7).

    Cette fin de partie a été haletante avec plusieurs balles de break sauvées par le Tricolore. Wawrinka montrait qu’il était en mission, doigt sur la tempe pour montrer au public et à son adversaire que tout se jouait dans la tête à ce stade du match. Le tie-break a été à sens unique (10-3), mais le Français a appris. Prochain rendez-vous pour lui, l’ATP 250 de Montpellier, début février, où il sera invité.

  • L’AVC Aix arrive au finish sur le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise

    L’AVC Aix arrive au finish sur le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise

    Il devait y avoir 19 formations, mais une 20e fait finalement son apparition. L’AVC Aix Provence Dole, équipe de niveau Continental Fédérale depuis la saison passée, a été intégrée au peloton de la 48e édition du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. « Ce sera notre première course de la saison, je dirais pratiquement à domicile. C’est une grande motivation pour le club et les coureurs », souligne Sébastien Cottier, directeur sportif du club aixois. Arrivé dans la cité du Roy René en décembre dernier pour pallier le départ du Lituanien Evaldas Siskevicius, parti reprendre les rênes de Cofidis, le Nantais continue de prendre ses marques. « Quand Jean-Michel Bourgouin [manager du club] m’avait appelé pour prendre le poste, j’ai trouvé le challenge très motivant, parce que c’est une région que je ne connais pas forcément », révèle-t-il, en découvrant un nouveau calendrier, « très attractif depuis l’ouverture pour les Conti Fédérales sur les classes 1 en France », et des courses qu’il n’a pas l’habitude de faire.

    Une course ouverte

    À dix jours du départ, l’AVC Aix Provence Dole n’a pas encore finalisé sa sélection. Toutefois, des coureurs comme Julien Marat, vainqueur d’une épreuve des Boucles du Haut Var, des Boucles de la Charente-Maritime et du Grand Prix d’Is-sur-Tille, Bohémond Barillo, ex-stagiaire au niveau continental avec Nice Métropole Côte d’Azur, le Britannique Jack Brough, deuxième du Tour des Deux-Sèvres, ou encore son compatriote Joseph Brookes, lauréat de la Roue d’Or – GP Festa del Perdono, sont pressentis pour porter le maillot vert. « Ce sont des coureurs qui sont confirmés au club depuis plusieurs années déjà », remarque Sébastien Cottier, optimiste sur leurs chances de briller au Grand Prix de Marseille – La Marseillaise.

    Surtout, depuis que la route des Crêtes ne figure plus sur le tracé. « J’ai l’impression que ça va rendre la course plus ouverte », estime le directeur sportif aixois, en soulignant que « les difficultés sont quand même assez loin de l’arrivée ». À ses yeux, le reste dépendra du scénario de la course. « Est-ce que ça va batailler loin de l’arrivée ou est-ce qu’on se tournera vers une échappée qui part de bonne heure, avec un contrôle des grosses équipes ? », s’interroge le Breton, qui a hâte d’en avoir le cœur net.

  • Une passe de trois à portée pour Provence face à Aurillac

    Une passe de trois à portée pour Provence face à Aurillac

    Rester invaincu en 2026, voilà l’objectif pour le dernier match à domicile de ce premier bloc de l’année. Provence Rugby donne rendez-vous, ce vendredi (19h), à Aurillac pour une rencontre au stade Maurice-David. Après deux victoires XXL contre Grenoble et à Nevers, les Aixois comptent bien enclencher la troisième face aux Auvergnats. Malgré un groupe remanié par ces derniers, avec de nombreux jeunes, Rémy Ladauge se méfie du 9e de Pro D2 et l’a bien fait comprendre à ses joueurs. « On a prévenu les joueurs toute la semaine. Il y a deux ans, Aurillac était venu avec une équipe de Jiff [jeunes joueurs formés en France, Ndlr], un peu remaniée et on avait fait 19-19 sur la meilleure saison de l’histoire du club, où on avait fini premier. On en a parlé cette semaine, donc les joueurs sont prévenus. »

    Pas le droit à l’échec, donc, devant le public de Maurice-David. Le contenu était excellent lors des deux premiers matches en 2026 et pas question de baisser l’intensité. Thomas Vernet est certain que lui et ses coéquipiers poursuivront leur dynamique. « Nous sommes professionnels, chaque match compte, on sait que le championnat est rude et les places chères. On ne peut pas se permettre un écart, surtout après la déconvenue de Valence en début de saison. »

    La défense, clé

    des derniers succès

    Entraîneur de la défense, Rémy Ladauge était plus que satisfait de la protection de l’en-but de son équipe lors de ce mois de janvier. 30 points encaissés en 160 minutes, les Provençaux ont tenu le choc lors de leurs deux dernières rencontres. « Disons que les deux dernières performances, elles sont aussi liées à une conquête très stable. Aujourd’hui, on est la meilleure touche du championnat. Les ballons portés, on les subit peu, on prend des touches à l’adversaire qui nous font respirer. Quand on gagne contre Grenoble, Charly Gambini récupère trois ou quatre touches. Ce n’est pas anecdotique. J’ai rarement ressenti une dynamique comme ça. »

    Humilité, le mot de la semaine pour une équipe de Provence Rugby actuellement sur son nuage. « C’est quand on est au sommet que la chute fait le plus mal » dit Rémy Ladauge, philosophe. Échec interdit pour des Bucco-rhodaniens sûrs de leurs forces et nets favoris de cette confrontation face à des joueurs d’Aurillac qui n’auront absolument rien à perdre.

  • L’OM trop tendre face aux poids lourds européens

    L’OM trop tendre face aux poids lourds européens

    Compte tenu de la récente forme des Reds en Premier League, l’espoir d’une victoire, pour les plus optimistes, ou simplement d’un point pris, pour les plus modérés, était permis. Mais Liverpool, club mythique, a prouvé qu’il ne fallait pas l’enterrer aussi facilement. Dominateurs, malgré quelques actions subies, les Anglais n’ont fait qu’une bouchée d’une équipe olympienne impuissante. Et même trop tendre vis-à-vis du niveau. « On a mal joué, on a pris un but bête, le premier », a noté Roberto De Zerbi, conscient que la terrible faute de son capitaine (Leonardo Balerdi) a mis un premier coup de massue sur la tête des Olympiens.

    « La première période a été jouée à armes égales, ou plus ou moins, mais on n’a pas compris où se situait le jeu. Il était beaucoup sur Pavard et on ne l’a pas compris. S’il l’avait compris lui-même, on aurait réussi à sortir davantage, on n’aurait pas perdu de ballons bêtes », a-t-il poursuivi en mettant en lumière les mauvaises relances d’une défense particulièrement aux abois, notamment Benjamin Pavard, dépassé par les déplacements furtifs d’Hugo Ekitiké. « C’est dur, à la maison, c’est dur », a insisté l’Argentin Leonardo Balerdi. « On voulait les trois points. C’est un gros adversaire. La première période, on n’était pas très bien. C’était un match dur. On a essayé (d’emballer le match), c’était un match intense. Parfois, ça ne se voit pas d’ici, mais sur le terrain, c’est dur, très costaud. Ils sont habitués à jouer comme ça. On a essayé avec des occasions, mais on n’a pas beaucoup cadré. C’est une soirée un peu triste, mais il faut continuer. On va gagner contre Bruges, on va se qualifier », a-t-il martelé.

    Manque de constance

    Si l’OM a eu effectivement des occasions en première période, le retour des vestiaires a également été celui du retour à la réalité. « Le match s’est un peu ouvert et, quand tu donnes de l’espace aux joueurs de Liverpool, c’est évident que tu vas souffrir », a reconnu le technicien italien, persuadé que ses protégés manquent cruellement de constance. « C’est une défaite difficile », a reconnu le piston droit Timothy Weah. « Nous voulions gagner ce match, mais Liverpool a été supérieur, tout simplement. Nous devons continuer à travailler. Nous avons réalisé un bon début de seconde période, mais ce deuxième but a clairement changé la physionomie du match. Désormais, il est essentiel que l’équipe se concentre sur les prochaines échéances, face au RC Lens puis contre Bruges, en poursuivant notre travail à l’entraînement », a enchaîné l’international américain.

    « Ici, il y a toujours de la pression. Mais le problème est de bien jouer », a estimé De Zerbi, lucide sur la qualité de jeu produit par ses joueurs à une semaine du déplacement crucial et décisif en Belgique. « Ce sera une finale. On verra si le nul sera suffisant. Mais on n’ira pas là-bas pour faire match nul. On ira pour faire la prestation du Koweït ou d’Angers. Mais, si on ne veut pas la pression, on ne vient pas à Marseille », a-t-il lancé.

  • Le premier marathon d’Avignon affiche déjà complet

    Le premier marathon d’Avignon affiche déjà complet

    Organiser un marathon est tout aussi fastidieux que de se préparer à en courir un. Une véritable course de fond, surtout quand c’est une première. S’il y a eu, il y a presque dix ans, quatre éditions du marathon des Côtes-du-Rhône, couru côté gardois, le tout premier marathon (42,195km) et semi (21km) d’Avignon déboule le 27 septembre prochain. « Avec Christophe De Cecco, cela fait deux ans qu’on prépare ce projet car il manque cette distance reine en Vaucluse », expose Bertrand Delhomme, co-organisateur. Les deux Vauclusiens, eux-mêmes coureurs et expérimentés dans la mise sur pied de tels événements (semi-marathon du Ventoux, 10 km d’Althen) ont créée une association dédiée, Provence sport organisation et compte sur 350 bénévoles.

    Seconde édition dès 2027

    « Il y a une dynamique exceptionnelle en France sur le marathon, avec 80 courses dont 10 nouvelles cette année », relève Bertrand Delhomme. Peu se déroulent dans les proches environs (Montpellier, Salon en biennale), quand celui de Marseille n’a pas survécu au Covid. Preuve de l’attente, les inscriptions, ouvertes fin octobre, ont été prises d’assaut : deux heures pour les 1 000 dossards du semi et deux semaines pour les 2 500 du marathon. Les listes d’attente sont embouteillées avec 2 000 coureurs sous le coude pour le semi et 500 pour le marathon. « C’est une première, on est sur une jauge prudente, à taille humaine, mais ça crédibilise déjà le projet », note Bertrand Delhomme.

    Parmi les inscrits, on dénombre 1 000 Vauclusiens. Quelque 80 départements sont représentés et 20 nationalités, Allemands, Belges ou Anglais en tête. « S’il est trop tôt pour estimer les retombées économiques, environ 4 000 personnes sont attendues à Avignon au moins sur le week-end. Nous avons la volonté de créer une dynamique positive sur le territoire et de donner envie aux gens d’y revenir », développe le co-organisateur. La Ville d’Avignon est un partenaire logistique indispensable et Bertrand Delhomme croit en la continuité du projet, peu importe qui prendra les rênes de la mairie dans deux mois : « On ne voulait pas attendre 2027, on porte un événement fédérateur qui a un impact positif. »

    Les parcours « sont propices au tourisme et à la performance », plaide Bertrand Delhomme. À savoir un très faible dénivelé (70 m pour le marathon) sans que le tracé ne s’apparente qu’à de grandes lignes droites en aller-retour. « On aurait aimé aller sur l’île de l’Oiselet jusqu’à la passerelle mais cela n’a pas été possible », regrette le co-organisateur, qui devrait dévoiler le parcours du marathon d’ici à un mois. Il devrait emprunter une grande partie de celui du semi, dévoilé déjà en décembre avec un départ depuis la gare centre, une entrée dans l’intra muros porte Saint-Lazare, passage devant le palais des Papes, le pont d’Avignon puis direction l’île de la Barthelasse. Les arrivées se jugeront sur l’allée Marie-Josée-Roig devant les lettres AVIGNON. En cas de succès de cette première édition, les organisateurs ont déjà en tête une seconde cuvée, plus tôt dans l’année, fin février, afin d’ouvrir la saison des marathons.

    Des fonds pour l’hôpital

    Le marathon et son sponsor NGE se sont rapprochés du centre hospitalier d’Avignon. Sur chaque dossard, 1 euro sera reversé au fonds de dotation Av’ence, pour financer « des projets améliorant l’accueil, le confort et le bien-être ». Une soixantaine de dossards solidaires seront aussi mis en vente pour les entreprises : 120 euros par dossard reversés au fonds.