Category: sports

  • L’OM paré au vent du Nord

    L’OM paré au vent du Nord

    Le voyage lisboète n’a pas été de tout repos pour les Olympiens, dont la belle série de cinq victoires consécutives s’est achevée amèrement. « C’est une défaite difficile contre le Sporting, on ne s’est pas vraiment rendu compte qu’on a perdu, avec le changement dû à l’expulsion, où ça a été le jour et la nuit. Malgré ça, on aurait pu rentrer avec des points. Je ne pense pas que la défaite soit méritée, c’est encore plus difficile à accepter. On aura besoin d’énergie et de fraîcheur face à Lens », souligne Roberto De Zerbi, entraîneur marseillais au haut niveau d’exigence.

    « Je m’attends à ce qu’on joue de la meilleure des manières. Les supporters ne doivent pas être tristes ou déçus du match contre le Sporting. Dans la défaite, ça nous a tous fait mal, on aurait pu faire mieux, mais les supporters doivent penser à la première période. La deuxième n’a pas été un match de foot », estime-t-il. « La première période a donné beaucoup de réponses positives. Il faut être concentré sur l’équilibre, que tout ne soit pas rose quand on gagne. Contre le PSG, la deuxième période a été dans la souffrance. On l’évalue de façon négative face au Sporting, mais ça ne change pas mon analyse du match », poursuit le technicien italien, persuadé que ses protégés seront en mesure de rebondir, dès ce samedi (21h05), avec le déplacement à Lens.

    « On savait que ça devait arriver. On a la possibilité de rejouer et de remettre les choses en place. On aurait voulu revenir avec un meilleur résultat, mais on peut tourner la page. Il y aura d’autres matches en C1 aussi. La deuxième période était difficile, même si on a très bien joué. C’est une leçon à apprendre », martèle CJ Egan-Riley (22 ans). Le défenseur international anglais, débarqué dans la cité phocéenne durant le mercato estival, n’a plus disputé la moindre minute avec les Olympiens depuis la réception triomphale de l’Ajax Amsterdam en Ligue des Champions (4-0). « Je pense que je vais jouer, j’ai eu un peu moins de temps de jeu, mais j’ai été remplaçant. C’est une longue saison, c’est impossible de tout jouer. Il y a beaucoup de compétitions, je vais avoir le temps de jeu et de donner le maximum », assure celui qui prétend à une titularisation avec l’enchaînement des matches rapprochés dans le temps. Peut-être pas directement face aux Lensois, quatrièmes du championnat et invaincus depuis la quatrième journée, mais probablement contre Angers, mercredi prochain (21h05) au stade Vélodrome.

    Ces deux journées vont permettre de savoir si l’Olympique de Marseille peut à nouveau se relever après une désillusion sur le plan européen. Comme ce fut le cas suite au déplacement à Madrid.

    « Je pense que je vais jouer, j’ai eu un peu moins de temps de jeu »

  • Les 20 000 coureurs récupèrent au compte-goutte leur dossard

    Les 20 000 coureurs récupèrent au compte-goutte leur dossard

    Dix heures du matin précises, ouverture des portes ! Pour les 20 000 coureurs attendus au départ, dimanche, de la 46e édition du Marseille-Cassis, un autre passage est obligatoire : la remise des dossards. Un moment symbolique, un premier petit bout de la course, mais qui fait entrer les participants dans le vif du sujet. Tous ont convergé vers le même lieu pour retirer leur petit rectangle floqué d’un numéro à 4 ou 5 chiffres. Dans l’immensité du Parc Chanot, le hall 8 est l’hôte d’un village éphémère.

    Dès ce vendredi, à 10h, le hall grouillait de runners impatients de récupérer leur sésame pour l’épreuve dominicale. À J-2, deux sentiments dominent, le stress et l’excitation. éric et Christophe, quadragénaires, étaient bien dans cet état d’esprit. « Il y a toujours un peu de stress, les nuits sont plutôt mauvaises. Elle nous travaille cette course… », disent en chœur les deux amis.

    Gressier, parrain de luxe

    L’anxiété est apparente, mais les sourires restent, car tous savent ce qui les attend. Y compris le champion du monde en titre du 10 000 m, Jimmy Gressier. Le parrain de cette 46e édition était présent pour remettre les dossards aux jeunes des quartiers prioritaires qui vont participer au Marseille-Cassis. « Quand on me parle d’insertion par le sport, ça me fait très plaisir, car je viens moi-même d’un quartier. J’ai connu les difficultés liées à la vie dans un quartier. Le sport m’a aidé à être l’homme et l’athlète que je suis aujourd’hui », souligne le natif de Boulogne-sur-Mer, comme un certain Franck Ribéry. « Ces jeunes vont vivre le premier 20 km de leur vie. Un parcours sous forme de montagnes russes qui rappelle ce qu’ils vivent au quotidien », ajoute la nouvelle coqueluche de l’athlétisme français.

    Parcours exigeant

    La célébrité du Marseille-Cassis est celle-ci, aussi, grâce à son parcours. Ce dernier est dans toutes les bouches. Philippine, 26 ans, sera physiquement sur le parcours, ainsi que sur la pancarte avec son visage, préparée par son copain. « Elle a plein d’excitation en elle ! », glisse ce dernier. Philippine reprend : « Je viens de Paris, ça fait 4 ans que je suis à Marseille et c’était un rêve de faire cette course. Bien sûr, autant de dénivelés, c’est un défi, mais si je peux faire Marseille-Cassis, je peux tout faire après. »

    Winlain est venue d’Espagne pour participer. « Si tu t’es assez entraîné, ce sera OK », confie-t-elle simplement. Les coureurs ont tous reçu un sac en retirant leur dossard, avec plusieurs cadeaux à l’intérieur, comme « des bonbons, de la lessive et le t-shirt officiel de la course ». Les inscrits ont jusqu’à samedi soir pour retirer leur dossard. Ensuite, place à la course !

  • Richomme se lance sur la route du Café

    Richomme se lance sur la route du Café

    Avec une deuxième place au dernier Vendée Globe et à la dernière édition de l’Ocean Race Europe, Yoann Richomme, associé à Corentin Horeau, fait forcément figure de favori. Les deux marins de l’IMOCA Paprec Arkéa, vainqueurs de la Solitaire du Figaro (deux fois pour le Varois en 2016 et 2019 et une fois pour le Breton en 2023), prendront le départ de la Transat Café L’Or, ce dimanche depuis Le Havre, afin de rejoindre Fort-de-France, capitale de la Martinique. « C’est une route plus sympa et moins engagée que dans l’Atlantique Nord comme lors de la Route du Rhum par exemple. Cela fait penser au parcours de la Transat Paprec. On va laisser tout l’archipel des Canaries à tribord. Ça favorise une route dans les alizés même si certains pourraient tenter une route plus Nord », souligne Yoann Richomme, conscient que les conditions météorologiques seront plutôt clémentes au départ. « Ce sera musclé mais navigable. La sortie de la Manche sera rapide et on devrait être à la pointe bretonne en milieu ou en fin de nuit entre dimanche et lundi. La traversée du golfe de Gascogne s’annonce rapide aussi. En tous cas, il ne devrait pas y avoir de gros coups de vent dans les premiers jours comme lors des éditions précédentes », ajoute le skipper de 42 ans, originaire du Var.

    Dernière pour Richomme chez Paprec-Arkéa

    Le tandem Richomme-Horeau participe à sa troisième course de la saison. Leur expérience en commun leur donne un avantage certain sur la concurrence. « Cette saison nous a permis de maîtriser encore un peu plus les phases de vol et c’est un avantage très conséquent par rapport aux autres. On sent collectivement qu’on devient de plus en plus compétitifs. Que ce soit Corentin qui reprendra ensuite le bateau ou moi qui dispute ma dernière course à bord de Paprec Arkéa, on a très envie d’aller chercher la victoire ! », martèle le Fréjusien.

  • Top 14 : Face au Stade Toulousain, le RC Toulon au pied de la montagne

    Top 14 : Face au Stade Toulousain, le RC Toulon au pied de la montagne

    Les trois confrontations de la saison passée ont tourné au cauchemar pour les Toulonnais. La première (défaite 57-5 à Wallon), avait démontré un écart abyssal avec les champions d’Europe et de France en titre de l’époque. La deuxième, en quart de finale de Champion’s Cup, fut cruelle, avec une défaite – la seule de la saison à Mayol – sur pénalité dans les ultimes secondes (18-21). La troisième, au Vélodrome, fut largement précipitée par l’exclusion de Baptiste Serin, dans un match d’abord équilibré qui prit ensuite une tournure humiliante (16-50).

    Alors, à l’heure de retrouver celle que nombre d’observateurs qualifient comme « la meilleure équipe du monde », imprenable à domicile, l’humilité est de mise dans le camp rouge et noir : « On a beaucoup analysé ces matches. C’est une équipe qui aime avoir la possession, qui impose son rythme, son jeu debout, mais aussi son jeu d’avants. Elle met les choses dans l’ordre et quand elle met 50 ou 60 points aux équipes, c’est par là qu’elle commence », prévient un Pierre Mignoni, qui n’a pas pour autant invoqué l’esprit de revanche de ses joueurs : « Chacun fait appel à ce qu’il veut. Je ne suis pas amnésique, je sais ce qui est dur, mais aussi ce qui est possible. Ça relève peut-être d’un exploit, mais quelles conditions met-on pour le créer ? Ce sont les joueurs qui ont la recette. »

    Domon à l’ouverture

    Premier ingrédient, l’abord de la rencontre : « C’est la grosse interrogation qu’on doit avoir. Si on n’est pas aligné les uns avec les autres, ça donne les scores qu’on connaît. L’an dernier, on a pris deux raclées », se souvient l’entraîneur varois. Cependant, « quand tu repars sur la saison, les compteurs sont remis à zéro », relativise Jérémy Sinzelle. Faut-il, dès lors, se libérer de la pression, face à des champions de France largement favoris malgré leur défaite à Pau, samedi dernier (30-26) ? « Je ne sais pas. Chaque match, c’est la guerre, encore plus contre Toulouse. Allons-y avec fierté. »

    Sur le plan technique, après un match référence face au Racing, la donne semble plus simple : « Avant de penser au jeu d’attaque, pensons à ce qu’on doit faire pour avoir des ballons rapides, tenir le ballon… Il faut gagner ces duels. C’est la base du rugby, pour créer un exploit, sinon tu ne peux pas exister », martèle Pierre Mignoni. « Il faut être constant sur ce qu’on veut mettre en place. Si on commence à rendre des ballons, à faire des en-avant, on va prendre la marée », prévient Jérémy Sinzelle.

    Et c’est une charnière inédite White-Domon, titularisé en 10 à Vannes l’an dernier, qui devrait être responsable de l’animation du jeu : « Marius a cette polyvalence. Il a fait de bonnes entrées. Il avait déçu à Vannes, mais comme les 23 présents ce jour-là. Ce n’est pas forcément le match le plus facile pour jouer à ce poste. Mais avec les entrées qu’il fait, il faut avoir des garanties et le lancer dans un tel match. Il a tous les atouts pour jouer à ce poste, le courage, le jeu au pied, l’intelligence », affirme Pierre Mignoni.

    TOULOUSE – TOULON

    8e journée de Top 14

    Dimanche 26 octobre, à 21h05. Lieu : Stadium de Toulouse Arbitre : Ludovic Cayre

    TOULOUSE : Ramos – Kinghorn, Gourgues, Chocobares, Mallia – R. Ntamack, Graou – Jelonch, Roumat, Willis – Meafou, Flament – Aldegheri, Marchand (cap.), Neti. Remplaçants : Cramont, Ainu’u, Elias, T. Ntamack, Saito, Costes, Thomas, Colombe.

    TOULON : Jaminet – Tuicuvu, Smaïli, Sinzelle, Ferté – Domon, White – Coulon, Ollivon (cap.), Quere-Karaba – S. Rebbadj, Ribbans – Sinckler, Damond, Gros. Remplaçants : Baubigny, Brennan, Mézou, Alainu’uese, Ludlam, R. Rebbadj, Nonu, Priso.

  • Rugby : la légende Toulonnaise André Herrero tire sa révérence

    Rugby : la légende Toulonnaise André Herrero tire sa révérence

    Avec ses frères Daniel, Francis et Bernard, ils formaient un quatuor redoutable au sein du Rugby Club Toulonnais. André Herrero, l’aîné, s’est éteint dans la nuit de jeudi à vendredi. L’ancien roc du pack varois avait 87 ans.

    Fils d’une famille de républicains espagnols chassée de son pays par la dictature de Franco, c’est à La Seyne-sur-Mer, après un passage dans l’Hérault, qu’André et ses frères ont grandi et se sont imprégné des valeurs du rugby chères à leur père, lui même joueur à l’époque.

    André Herrero a pris sa première licence au club de l’Arsenal de Toulon, avant de rejoindre le RCT à l’âge de 19 ans. Il participera à deux finales, perdues face à Lourdes puis Béziers, du championnat de France et portera à 22 reprises le maillot de l’équipe de France. Après une pige à Nice, il reviendra chez les rouge et noir pour en être entraîneur (1981 – 1983), puis président (saison 1991/92). Il sera également manager de l’équipe de France de 1992 à 1995, avant de poursuivre dans la commission de sélection, jusqu’en 2000.

  • Un plateau « sympathique » pour concurrencer les cadors

    Un plateau « sympathique » pour concurrencer les cadors

    Difficile de ne pas compter sur les meilleurs coureurs au monde pour être au départ de l’une des plus belles courses au monde. Le plateau de cette 46e édition n’y fait pas exception, pour le plus grand plaisir de Laurent Manneveau, chargé d’attirer les stars du running. « Ça va être une course sympathique », note le directeur sportif de la SCO Sainte-Marguerite, qui a dû, comme chaque année, faire face à quelques forfaits de dernière minute, suite à des « problèmes de visa habituels ». « Je voulais faire revenir l’Ougandais Samuel Kibet, vainqueur en 2023 sous un fort Mistral », explique-t-il, conscient que le duel avec Muhitira aurait tenu le public en haleine jusqu’au bout.

    Une « petite bille » sur Bougnot

    Laurent Manneveau s’est donc employé à trouver des concurrents de taille pour le Rwandais en quête d’un doublé, comme Ilias Fifa, recordman d’Espagne du 10 kilomètres en 27’41’’, et son compatriote Chakib Lachgar, vainqueur du semi-marathon des Crêtes en 2024. « Il y a de quoi nous donner une victoire sous l’heure », espère le responsable du plateau élite. Le dernier à avoir réalisé cette performance reste l’Éthiopien Jémal Mekkonen, avec un temps de 59’16’’ en 2017. « Je pense qu’on n’aura pas un homme tout seul qui finira La Gineste en tête », estime Manneveau, qui mettrait bien une « petite bille » sur Igor Bougnot, champion de France en titre du 10 000 mètres. « Je pense qu’il est capable de s’adapter un petit peu à tout type de circuit, parce qu’en cross, il est solide. Il a un profil à pouvoir supporter cette montée-descente de La Gineste », ajoute le directeur sportif marseillais, persuadé que le top niveau français chez les hommes préfère s’économiser pour le marathon de Valence ou se rendre sur les 20 km de Paris. Ce qui n’est pas le cas pour les meilleures coureuses françaises. Clémence Calvin, tenante en titre du Marseille-Cassis, devra se méfier de ses jeunes compatriotes, à l’instar de l’athlète olympique Manon Trapp. Attention également à la Kazakhe Daisy Jepkemei, championne d’Asie du 10 km et l’Ukrainienne Maryna Nemchenko, championne d’Ukraine du 10 km.

  • La Boule Barquaise et La Boule Baterelloise en imposent

    La Boule Barquaise et La Boule Baterelloise en imposent

    Le comité des Bouches-du-Rhône avait trois fers au feu dans cette phase finale du championnat des clubs Jeunes 2025 qui s’est déroulé le week-end dernier à St Livrade-sur-Lot dans la région toulousaine.

    Les minimes et juniors de la Boule Barquaise-Fuveau respectivement finalistes et demi-finalistes et les Cadets de la Batarelle, quart de finalistes.

    Un grand bravo à ces trois équipes qui ont brillamment représenté le comité des Bouches-du-Rhône, avec des parcours qui en impose.

    L’effectif des Marseillais Anthony Vierjon, Liam Conti, Thibault Monjo, Nathan Alzerra accompagnés par leur président André Roman et leur dirigeant Yves Fouque.

    Quant à la Boule Barquaise-Fuveau la formation minimes était composée de Lounes Kralfa, Modeste et Santiago Gomez, Anthony Bajolle, Meysson Herlemann, Esaie Cortes sous la direction d’Eve et Manu Molina.

    Cédric Géréaud, le coach des juniors, comptait lui, sur Louanne Bannuls, Léon Rodriguez Pinto, Lucas Bitan, Joseph Torrence, Meyss Winaud Tumbach

    Résultats

    Benjamins

    Demi-finales : Buche bat Tiago Pettini 13 -5 // Baudino – Léandro Tassis 13 – 10

    Finale : Eyden Baudino (B. Pelican) bat Wyatt Buche (B. Pelican) 13 à 4

    Minimes

    Quarts de finale : Emmerich bat Modeste Gomez 13 – 4 // Chandelier bat Malone Gascon 13 – 2 // Linares bat Anthony Bajolle 9 – 13

    Cortes bat Gabriel Verdoïa 13 – 7

    Demi-finales : Cortes bat Anthony Bajolle 13 – 5 // Chandelier bat Noé Emmerich 13 à 7

    Finale : Jules Chandelier (Amis de St Julien) bat Essaie Cortes ( B. Barquaise)13 – 8

    Cadets

    Quarts de finale : Rigaud bat Nathan Garcia 13 – 9 // L. Szczotkowski bat Mylan Terryn 13-7 // Alzerra bat Fabio Tola 13-4 ; N. Szczotkowski bat Thibault Monjo 13 -5

    Demi-finales : Alzerra bat Loni Szczotkowski 9 – 13 ; N. Szczotkowski bat Julien Rigaud 13 à 3

    Finale : Nathan Alzerra (B. Batarelloise)- Naïs Szczotkowski (B. Aixoise)13 – 9

    Juniors

    Demi-finales : Seignouret bat Joseph Torrence 13 à 11 // Alazay bat Sony Guermoud 13 à 10

    Finale : Gianni Seignouret (B. Barquaise) – Enzo Alazay (B. Aixoise) 13 – 12

  • La Martégale Clémence Calvin se bonifie comme le bon vin

    La Martégale Clémence Calvin se bonifie comme le bon vin

    « Cette victoire a le goût du bon pain avec une croûte bien craquante et une mie moelleuse », lâchait avec un immense sourire Clémence Calvin, après avoir été la première à passer la ligne d’arrivée du Marseille-Cassis 2024. Un an plus tard, cette Martégale d’adoption, âgée de 35 ans, remet sa couronne en jeu sur ce même tracé. « Cette année, je me suis projetée sur cette course plus tôt que l’année dernière, puisque l’année dernière, on a évoqué la course seulement quelques jours avant », raconte-t-elle, avant de connaître sa 3e participation.

    Sa victoire en octobre dernier, en plus de sa bonne performance sur le marathon de Valence (2h27), lui a permis de retrouver le chemin de l’équipe de France, avec laquelle elle a terminé à la onzième place du marathon des championnats d’Europe de running, au mois d’avril à Bruxelles. « Le parcours là-bas était exigeant aussi. Donc, j’ai joué sur les avant-postes une bonne partie de la course. Mais comme la course était mixte, la tactique de course n’était pas du tout la même que les précédents championnats d’Europe auxquels j’avais pu participer. Et comme personne ne prenait vraiment la course à sa charge, au final, moi, j’étais en chasse-patate 9 secondes derrière. Et les 5 derniers kilomètres, ils ont été difficiles parce que je pense que je n’étais pas assez ravitaillée », détaille celle qui a, par la suite, profité du printemps pour prendre le temps d’y parfaire sa préparation physique.

    Los Angeles dans le viseur

    Diminuée par une douleur plantaire entre juin et septembre, l’ex vice-championne d’Europe du marathon en 2018 a retrouvé le chemin de la victoire en s’imposant sur la Classique Carro-Carry, le mois dernier. « J’estime avoir réalisé un chrono plutôt intéressant (48’44’’), les sensations l’étaient en tout cas. Et donc derrière, ça m’a permis de me projeter un peu plus sur une course comme Marseille-Cassis », souligne-t-elle, persuadée qu’elle ne s’est pas encore pleinement relancée. « Je commence à être régulière sur les performances en compétition, à ne pas tenir l’entraînement sur les semaines, à enchaîner les semaines. C’est vrai qu’il y a des moments où c’est un peu plus compliqué pour moi de me mobiliser, parce que je privilégie la vie de famille, mais j’essaye d’être la plus constante possible », poursuit l’épouse de l’ex-international français Samir Dahmani (800 et 1500 m).

    « Je dirais même qu’elle recommence à avoir un petit niveau assez sympathique », surenchérit Laurent Manneveau, le responsable du plateau élite sur le Marseille-Cassis, qui connaît la native de Vichy depuis son enfance. « On va voir comment elle va se comporter face à des Mélodie Julien, Manon Coste, etc. Mais je pense que Clémence devrait pouvoir suivre le rythme. Je m’avance peut-être, mais je l’ai trouvée assez à l’aise sur la course », ajoute-t-il, conscient qu’elle doit réhabituer son corps à l’effort après quatre ans de suspension et la naissance de son premier enfant. « Pour atteindre la très haute performance, il faudrait que j’arrive à me sacrifier sans que je le perçoive comme un sacrifice. Il faudrait que je réussisse à m’extraire de mon foyer pendant deux gros cycles de travail pour vraiment être concentrée que sur ça », réalise Clémence Calvin.

    Elle n’a pas fait une croix sur son grand objectif : les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. « J’aurai 38 ans, j’aurai encore la possibilité de faire quatre, voire cinq marathons d’ici là. Quand on voit les grands athlètes qui commencent à être très performants sur leur 10e, 12e, 13e marathon, moi j’en suis qu’à mon 4e marathon pour l’instant. Je sais que ça ne peut que progresser. Ça peut être un projet intéressant à mener », ajoute celle qui s’éloignera progressivement des pelotons et partira, ainsi, sur une bonne note.

  • Le parcours de la 113e édition du Tour de France officiellement présenté

    Le parcours de la 113e édition du Tour de France officiellement présenté

    Avec un départ prévu de longue date à Barcelone, on pouvait se douter que cette 113e édition du Tour de France allait s’annoncer corsée. Le parcours de la Grande Boucle 2026, qui se tiendra du 4 au 26 juillet prochain, a été présenté ce jeudi. Le futur peloton devra remonter la région catalane pour rejoindre les Pyrénées, avant de mettre le cap vers la Gironde et la Dordogne, où les sprinteurs y trouveront leur compte. L’aventure se poursuivra dans le Massif Central, puis prendra la direction des Vosges et des Alpes, qui accueillera le seul contre-la-montre individuel de cette édition et d’une dernière journée folle à 5 600 mètres de dénivelé positif entre Le Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez.

    Passage féminin en Paca

    La célèbre montagne des Hollandais sera au menu deux jours de suite lors des 19e et 20e étapes. « J’avais très envie qu’on arrive par le col de Sarenne, mais on se disait qu’on ne pouvait pas aller à l’Alpe d’Huez sans passer par les 21 lacets. Les gens ne le comprendraient pas. Le seul moyen était donc de le faire deux fois », explique Christian Prudhomme, directeur du Tour, conscient qu’il y avait déjà eu deux arrivées deux jours de suite à l’Alpe d’Huez en 1979. « Les organisateurs s’étaient repliés sur l’Alpe. Cette fois, c’est complètement voulu et ça tombe 40 ans après la victoire de Bernard Hinault main dans la main avec Greg LeMond », insiste Prudhomme, qui espère entretenir le suspense jusqu’au bout avec cette « avant-dernière étape XXL ».

    Quelques jours après l’arrivée du peloton masculin sur les mythiques Champs-Élysées, la 5e édition du Tour de France femmes partira de Lausanne le 1er août, jour de fête nationale en Suisse. Parmi les neuf étapes au total, une seule sera un contre-la-montre individuel de 21 kilomètres en Côte d’Or. Mais la principale attraction de cette Grande Boucle 2026 restera l’ascension du Mont Ventoux, escaladé par Bédoin, son versant le plus dur. « Je suis très fière de pouvoir inscrire le Mont Ventoux dans notre jeune histoire du Tour. C’est un col emblématique. Difficile de faire plus majestueux », insiste Marion Rousse, directrice du Tour féminin. La région Paca sera à l’honneur jusqu’au bout, avec une dernière étape à Nice, où les cols d’Eze, de l’ajout et des Quatre-Chemins réserveront leur lot de surprises.

  • À Lisbonne, l’OM n’est pas allé au bout de ses idées

    À Lisbonne, l’OM n’est pas allé au bout de ses idées

    En football, il y a les paroles et les actes. Seuls les seconds comptent.

    C’est ce que l’on peut retenir de la sortie marseillaise au stade José-Alvalade. Alors que les joueurs de Roberto De Zerbi avaient su trouver le moyen d’éteindre la ferveur des Lions, la belle ouvrage olympienne a fini par s’effondrer, tel un château de cartes.

    À chaud, l’entraîneur phocéen a avant tout cherché du positif dans une soirée gâchée. « Je pense que mon équipe a réalisé sa meilleure première mi-temps depuis le début de saison », a-t-il lâché en conférence de presse. Il est clair que, si le match s’était arrêté là, l’OM aurait désormais trois points de plus dans son escarcelle et le carton rouge reçu par Emerson ne serait qu’un fait de match.

    Mais, en football, il y a toujours, sauf cas de force majeure, une seconde mi-temps. Et dans cet acte II, le jeu parfait vu par Roberto De Zerbi s’est petit à petit délité. Permettant au Sporting de revenir dans la partie. Pour finalement arracher la victoire.

    De Zerbi assume

    S’il lui fallait bien entendu gérer une infériorité numérique, ses choix de laisser Mason Greenwood et Arthur Vermeeren au vestiaire pour la reprise ont surpris. Mais l’Italien les assume. « J’ai fait le choix de sortir Greenwood parce qu’Emerson venait d’être expulsé. Nous devions défendre à cinq et, entre lui et Paixão, à ce moment-là, celui qui avait les caractéristiques pour défendre et attaquer en même temps, c’était Paixão », a-t-il confié au micro de Canal+.

    En conférence de presse, il a étoffé son propos, « Mason était fatigué ». Quant au choix de sortie Arthur Vermeeren, « je pensais qu’avec Matt O’Riley, ce serait plus solide pour garder le ballon au milieu ».

    Au final, l’OM s’est métamorphosé. Et a perdu la maîtrise du jeu, dans une seconde mi-temps où, avec un soupçon d’audace, les Olympiens auraient pu conserver leur avantage face à un Sporting volontaire, mais assez brouillon dans ses intentions.

    Comme sur l’expulsion d’Emerson, c’est une intervention de l’assistance vidéo qui a fait basculer la soirée. Validant l’égalisation portugaise, malgré un hors-jeu de Geny Catamo. « Quand on a un match avec de tels enjeux en Ligue des Champions, avoir des arbitres comme ça, c’est scandaleux. Ça nous pénalise parce qu’on était en train de faire un bon match et, derrière, ça change toute la physionomie », a tempêté Pierre-Emerick Aubameyang, toujours au micro de Canal+.

    Il est clair que l’équipe d’arbitres slovènes, autour de Rade Obrenovic, n’a pas été très clairvoyante. Mais l’OM ne peut pas se cacher derrière des décisions contraires pour expliquer la perte d’un match qui était largement à sa portée.

    Néanmoins, on peut comprendre la frustration marseillaise. Elle fait suite au second penalty généreusement accordé au Real lors du premier match et qui, transformé par Kylian Mbappé, avait privé les Marseillais d’un point.

    Un match de suspension en perspective pour Emerson

    Emerson a été doublement sanctionné par Rade Obrenovic.

    L’arbitre slovène de la rencontre à Lisbonne lui a, dans un premier temps, donné un carton jaune pour avoir effleuré de la main le ballon. Puis, quelques minutes avant la pause, il y a eu un contact avec Maximiliano Araujo dans la surface de réparation du Sporting.

    Dans un premier temps, un penalty était accordé à l’OM. Mais, appelé par son assistant vidéo, Rade Obrenovic a annulé la sanction. D’après les lois du football, il aurait dû en rester là. Mais ce dernier a fait du zèle en donnant un second jaune à Emerson, synonyme d’expulsion. L’Italo-Brésilien sera suspendu face à Bergame.