Ils enregistrent ainsi leur 3e défaite de la saison et descendent à la 4e place du championnat. Cette désillusion des hommes de Luc Tardif, puisqu’ils menaient trois buts à zéro, les empêche de remporter leur 8e match d’affilée, toutes compétitions confondues.
Déjà premier buteur lors du dernière journée face aux Gothiques d’Amiens, l’attaquant français Maurin Bouvet a ouvert le score pour les Spartiates, avant que le centre finlandais Kalle Myllymaa inscrive un doublé.
Category: sports
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Les Spartiates stoppés dans leur élan à Chamonix
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Larumbe Gonfaus, le Gaudí de la formation marseillaise
Il a vécu le choc des deux côtés du bassin Sant Sebastià. Marc Larumbe Gonfaus (31 ans), ailier espagnol du Cercle des nageurs, affronte ce mercredi (20h30) ses anciens coéquipiers du Zodiac CNA Barceloneta, à l’occasion de la deuxième journée de la Ligue des Champions. « C’est un match spécial à mes yeux, ça fait toujours bizarre de revenir chez moi », lance le double champion d’Europe et du monde avec la sélection espagnole, originaire de Barcelone.
Le natif de la ville de Gaudí a toujours évolué dans un club de la cité comtale : il a commencé sa carrière à Catalunya, puis à Mediterrani, avant de rejoindre le grand Barceloneta, avec lequel il remportera pas moins de 26 titres nationaux en neuf saisons. « C’est un grand défenseur, sans aucun doute l’un des meilleurs au monde », loue Milos Scepanovic, l’entraîneur du Cercle des nageurs de Marseille. « Il fait partie des joueurs fiables que l’on rêve tous d’avoir dans son équipe. Il est capable de canaliser les meilleurs attaquants de la planète. En plus de ses qualités défensives, il possède une excellente vision du jeu et place le collectif avant sa propre personne. C’est un leader d’équipe qui aime et se donne à fond pour son équipe », ajoute avec passion le technicien monténégrin.
Défenseur dans l’âme« La vérité, c’est que j’ai envie de marquer des buts et de devenir un joueur comme (Ugo) Crousillat, (Alexandre) Bouet ou (Thomas) Vernoux », s’amuse le Barcelonnais, très modeste sur ses talents de poloïste. « Mais défendre est ce que je fais de mieux. Toute ma vie, tous mes entraîneurs m’ont dit que je devais défendre les buteurs de l’autre équipe. Je fais ça à chaque match et à chaque entraînement depuis que j’ai 12 ans », raconte-t-il.
Lors de sa première saison avec les Marseillais, l’an passé, Marc Larumbe a vécu la désillusion dans le Final Four de la Ligue des Champions, où un certain Barceloneta a privé le club phocéen d’un podium historique. « Je pense qu’ils avaient montré un peu plus d’envie que nous », reconnaît l’international espagnol, conscient que le CNM reste sur une série de cinq défaites d’affilée face à l’ogre hispanique. Leur dernière victoire remonte en janvier 2013, soit un an avant le premier sacre européen des Catalans.
« Quand tu sais qu’une dizaine de joueurs de Barceloneta sont convoqués à chaque rassemblement international pour représenter l’Espagne, qui reste une des meilleures nations du water-polo, tu t’attends à ce que la confrontation soit difficile », note Larumbe, qui s’épanouit désormais à Marseille, « une ville qui ressemble beaucoup à Barcelone ». « Je m’y sens très bien, il y a juste le mistral qui me gêne », pointe celui qui était pourtant habitué aux vents violents de la tramontane.
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L’OM tenu en joue par Angers
« Si on veut atteindre notre objectif, à savoir devenir une grande équipe, il faut réagir », a martelé Pierre-Emerick Aubameyang, mardi en conférence de presse, avant de recevoir le SCO d’Angers ce mercredi à 21h05, au stade Vélodrome. L’attaquant gabonais, dont l’expérience n’est plus à rappeler, a conscience que tout va très vite dans le football : l’OM courait après une sixième victoire de suite, toutes compétitions confondues, mais se retrouve désormais avec deux défaites consécutives (Sporting et Lens). « La défaite à Lisbonne est dommage parce que c’était à notre portée. Il faut regarder vers l’avant et aller chercher cette victoire demain [mercredi] », espère « Aubame », qui n’était pas titulaire, samedi dernier sur la pelouse de Bollaert.
« Quand on n’a pas 20 ans, l’organisme met plus de temps à récupérer. L’avantage, en 2025, c’est qu’il y a plus de moyens pour vite récupérer (…) Avant, j’avais moins de mal à démarrer sur les premiers mètres. Maintenant, j’ai un peu plus de mal. Mais je compense et travaille », ajoute celui qui a fêté ses 36 ans en juin dernier. « Il peut encore durer de nombreuses années parce que je le vois s’entraîner. C’est un joueur complet, il sait aussi délivrer des passes et jouer sans le ballon », encense Roberto De Zerbi. « J’avais joué avec son frère, c’était quelqu’un de positif et son frère est exactement pareil. Il s’amuse à jouer, il comprend la rotation. C’est un transfert très important pour nous. L’absence de Gouiri pèse lourd, mais on ne doit pas penser à ceux qui sont absents, mais ceux qui sont présents », ajoute le technicien italien, qui ne veut pas être englouti sous les polémiques.
« On a l’obligation de gagner les matches. Avant même de gagner, il faut bien se comporter. Je pense qu’on fait les choses de la bonne manière. Dans les deux derniers matches, on a eu des manques dans la concrétisation, dans certains duels où on a manqué un peu de méchanceté. On a commis des erreurs : la simulation d’Emerson, le pénalty concédé par Pavard », déplore le natif de Brescia, qui veut gagner les six prochains matches. « On n’est pas invincible mais je suis content de mon équipe, de mes dirigeants. Il y a un peu trop de blessés, mais ça arrive », poursuit-il, en étant vigilant au temps de jeu de tous ses joueurs pour éviter les blessures musculaires.
Ses pensées sont tournées vers les Angevins, « des joueurs de qualité, surtout devant et au milieu de terrain ». « Ce n’est pas une équipe qui gare le bus. Elle va vers l’avant. Il faut la respecter. En L1, tous les matches doivent être joués jusqu’au bout. Je n’aime pas l’idée de sous-estimer l’adversaire », souligne De Zerbi, conscient qu’un tel état d’esprit leur a joué des tours par le passé.
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Arthur Vermeeren, prodige qui doit jouer des coudes
Alternant entre le banc de touche et quelques apparitions furtives lors de ses premiers pas à l’OM, Arthur Vermeeren (24 ans) a récemment pris du galon.
Depuis sa première titularisation sous les couleurs olympiennes face à l’Ajax, en Ligue des Champions, le milieu de terrain des Diables Rouges a de nouveau été aligné dans le onze de départ marseillais contre le Sporting et le RC Lens. Et même si les résultats n’ont pas été ceux escomptés, le joueur prêté par le RB Leipzig pour la somme d’1,5 million d’euros a su se démarquer grâce à ses qualités d’anticipation, de placement et de relance, avec un sens aiguisé du jeu vers l’avant. « C’est un joueur fort, c’est le présent et le futur de l’OM », lançait Roberto De Zerbi, conscient que le club olympien peut à tout moment activer la clause d’option d’achat de 20 millions d’euros pour qu’Arthur Vermeeren devienne Marseillais.
Mais l’ancien prodige d’Antwerp, comparé à Pedri par Swann Borsellino, ancien rédacteur en chef du magazine So Foot, doit d’abord trouver sa place dans le cœur du jeu phocéen, victime d’une rude concurrence. « Contre Paris ou Metz, je pense que vous avez apprécié la performance de Højbjerg, un très grand joueur. À Lisbonne, j’ai choisi O’Riley pour apporter un peu plus de force dans les transitions et la relance. Arthur progresse beaucoup, il a une très bonne attitude et il jouera de nombreux matches », prévenait l’entraîneur italien, persuadé que Vermeeren « a encore une très grande marge de progression ». « Sur le terrain, il faut qu’il réussisse à être plus patron de l’environnement qui l’entoure. S’il devient moins timide en dehors des terrains, il pourra augmenter son rendement sur le terrain », ajoutait le professeur De Zerbi, qui joue les chimistes en tentant de trouver l’atome qui s’associerait bien avec le Belge. « On pourrait penser que l’effervescence de l’OM ne colle pas à sa personnalité, mais il n’est pas du tout un panic buy puisque son profil colle parfaitement à ce que veut De Zerbi », estimait le gardien tricolore Jean Butez, coéquipier de Vermeeren à Antwerp.
Condamné à être
un « super sub » ?Pour l’instant, le tandem Højbjerg-Vermeeren, visible lors de la bonne première mi-temps face au Sporting Portugal, a pris le pas sur celui avec O’Riley, dont le duo n’a pas fait des étincelles sur la pelouse du RC Lens. Parmi la multitude de combinaisons possibles, celle qui a le plus prouvé reste l’association de Pierre-Emile Højbjerg et Matt O’Riley, dont les profils sont plus complémentaires et les relations sont plus fortes, compte tenu de leur entente avec la sélection danoise.
Cette situation ferait d’Arthur Vermeeren le « super sub » du milieu olympien. Une position qui lui permettrait quand même d’avoir du temps de jeu, dans une saison XXL entre les journées de Ligue 1, les rencontres de Ligue des Champions et les tours de Coupe de France. Et pour l’instant, l’ex-pensionnaire de l’Atlético Madrid profite de la méforme d’Angel Gomes, un milieu qui possède l’avantage de pouvoir évoluer devant le double pivot Højbjerg-O’Riley.
Retour de la rumeur Dani Ceballos à l’OM
Selon le média sportif espagnol Fichajes,le Real Madrid étudierait la possibilité de prêter, en janvier, le milieu de terrain Dani Ceballos à l’OM, avec option d’achat obligatoire de 7,5 millions d’euros, plus 500 000 euros de variables, avec 5% à la revente conservés par le club espagnol. Pour le moment, aucun accord n’a été établi entre les deux parties. L’international espagnol, passé par Arsenal notamment, avait déjà fait l’objet de convoitises du club olympien lors du dernier mercato estival, où Pablo Longoria avait reconnu être « vraiment intéressé » à l’idée de le recruter. Sous contrat jusqu’en 2027 avec les Merengues, Ceballos a joué 329 minutes sur les 13 premiers matches de la saison, toutes compétitions confondues.
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Lucas Colombin, l’âme d’un oiseau migrateur
Il a préféré retourner au bercail. Après avoir évolué la saison dernière sous les couleurs de Gap, Lucas Colombin (23 ans), ancien pensionnaire des Spartiates de Marseille, a choisi de revenir chez les Pionniers de Chamonix, son club formateur. « Je n’ai pas eu trop de soucis à m’intégrer, ça s’est fait facilement, c’est une petite ville et je connaissais déjà pas mal de joueurs », note l’attaquant originaire de Sallanches, en Haute-Savoie. Depuis son retour, les Chamoniards alternent les contre-performances et les excellentes prestations.
« On se cherche encore beaucoup, on manque de réussite, donc ça reste plutôt très mitigé, pour l’instant, en termes collectifs », souligne Colombin. Ce dernier profite des blessures pour avoir un temps de jeu conséquent. En neuf matches disputés, il a inscrit deux buts et délivré une passe décisive. « J’ai un peu du mal à démarrer, mais j’ai quand même pas mal d’occasions et tout, donc c’est un peu frustrant de ce côté-là », ajoute-t-il.
Arrivé au bon momentAprès avoir concédé le premier round, la semaine passée (défaite 8-2), Lucas Colombin retrouve de nouveau les Spartiates de Marseille, ce mardi (20h05) à domicile, club dans lequel il a débarqué lors de la saison 2023-2024. « C’était une très belle surprise, parce que moi, à la base, quand j’arrivais à Marseille, l’objectif était de se maintenir en Ligue Magnus. On s’attendait à vraiment jouer le maintien et, au final, on fait une très belle saison, parce qu’on finit cinquième », raconte celui qui n’aura vécu qu’un seul exercice dans la cité phocéenne. « J’étais un peu en discussion avec Marseille, mais je voyais que ça avançait pas trop. Et de l’autre côté, j’ai Gap qui m’a rappelé qu’il y avait un peu un nouveau projet, avec un bon rôle où on me proposait beaucoup plus de temps de jeu que j’aurais eu à Marseille », souligne Colombin.
Il espère désormais faire « une grosse saison » à Chamonix, retrouver le chemin des playoffs avec les Pionniers, avant de songer à s’installer durablement dans un club compétitif.
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![[Entretien] Julien Pontes : « C’est aux instances du football d’assumer leurs responsabilités »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/10/18406742e6dc2294ee6e6e2453cc37e9.png)
[Entretien] Julien Pontes : « C’est aux instances du football d’assumer leurs responsabilités »
La Marseillaise : Quel constat établissez-vous au sujet de l’homophobie dans le football français ?
Julien Pontes : On dénonce des faits d’homophobie dans les stades depuis 2016. Sur ces deux, trois dernières années, on n’a jamais eu autant de faits d’homophobie qu’on a pu matérialiser par des vidéos très explicites, où on entend des chants homophobes. Je rappelle qu’une injure homophobe est punie d’un an de prison et 45 000 euros d’amende, et certaines relève de la provocation à la haine et de l’incitation au meurtre. Ce sont des qualifications pénales très graves. Et, malgré notre travail de matérialisation accablante de ces faits d’homophobie systématique, il n’y a pas de sanction de la part de la Ligue de football professionnelle (LFP) comme elle devrait en application du règlement. La situation n’est pas tenable, en l’état, et on ne voit aucun signe de volonté de faire plus de la part de la LFP. C’est bien beau d’avoir des droits pour les minorités et pour les LGBT. Mais, si ces droits ne sont pas respectés, ça ne sert à rien. Il faut de l’effectivité dans les droits. Il ne faut pas juste que ce soit réservé au Code pénal ou au Code du sport, il faut que ce soit appliqué sur le terrain.
Au terme de vos échanges avec la députée Danielle Simonnet (L’Après), cette dernière a décidé, en septembre dernier, de porter, avec 32 autres députés, une proposition de loi visant à responsabiliser les clubs pour mettre fin à l’homophobie dans le football. Pourquoi s’attaquer directement aux clubs et non aux supporters concernés ?
J.P. : Il faut quand même bien distinguer deux responsabilités : la responsabilité individuelle pénale de l’auteur d’un chant homophobe et la responsabilité administrative d’un club à qui on confie l’organisation d’un événement sportif. On considère que c’est d’abord aux instances du football d’assumer leurs responsabilités, avant de s’en prendre à des supporters qui ne sont quelquefois même pas informés des conséquences pénales de leurs actes. Une fois que le travail de prévention et de sanction contre les clubs aura été fait, ça provoquera des prises de conscience parmi les supporters. À ce moment-là, quand le travail d’information, de prévention, aura été fait correctement, on pourra s’intéresser de plus près à la responsabilité pénale des auteurs de chants homophobes. Mais, en l’état actuel de la loi et du Code du sport, il n’y a pas, de manière explicite, une obligation de résultat des clubs par rapport à la bonne organisation et au bon déroulement des matches, ce qui concerne la sécurité des matches. Cette obligation de résultat est d’ailleurs affirmée par le Conseil d’état et qu’il faut simplement la codifier dans la loi.
Est-ce que cette proposition de loi vaut également pour d’autres discriminations ?
J.P. : Cette loi concerne les obligations de résultat des clubs par rapport à l’ensemble des discriminations. Mais il se trouve que les faits de racisme, les saluts nazis, donnent lieu plus systématiquement à des sanctions disciplinaires et à des poursuites en justice par les clubs, comme ça a été le cas pour Nancy ou pour l’OGC Nice. Il y a moins de problèmes à prendre position publiquement pour des faits de racisme que pour des faits d’homophobie. Je prends l’exemple de Benoît Payan, maire de Marseille et propriétaire du Stade Vélodrome. Il a pris la parole publiquement pour dénoncer l’odieux chant raciste « les rats » des supporters parisiens, mais n’a jamais pris la parole pour dénoncer l’homophobie dans le football.
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Handball : les Aixois perdent sur le fil contre Montpellier
Ils pointent ainsi à la 11e place du championnat.
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Le RC Toulon a pris une belle claque face au Stade Toulousain
Avec cette troisième défaite de la saison, les hommes de Pierre Mignoni, qui accusent toujours un match de retard, retombent à la neuvième place du Top 14.
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Badminton : Christo Popov si proche de l’exploit aux Internationaux de France
Mais après avoir sorti le Thaïlandais, numéro 2 mondial, Kunlavut Vitidsarn en demi-finale, il a cédé, en finale, face au Danois Anders Antonsen, numéro 3 mondial (21-12, 21-19).
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Les Lebrun, maîtres à leur propre table
Ils connaissent tous ça. Quand ils se hissent sur le toit du monde, ou de l’Olympe, les joueurs de tout bord, de tout sport vivent une décompression. L’excitation, la peur et le goût du dépassement retombés, ils se perdent un peu à travers l’ordinaire.
Quinze mois après les JO de Paris et leur consécration, les frères Alexis (22 ans) et Félix Lebrun (19 ans) s’épargnent tout contrecoup. L’un et l’autre s’avancent vers le tournoi WTT de Montpellier (équivalent d’un Master 1000 au tennis) dans un enthousiasme contagieux et offrent un remède anti-déprime à un monde anxiogène.
Du 28 octobre au 2 novembre à la Sud de France Arena, les deux frangins de Montpellier seront plus que jamais au cœur des regards. Au crépuscule d’une saison pourtant entachée de contrariétés, ils vivront ce tournoi à la maison où l’attente sera décuplée. Notamment pour Félix, prophète en son pays il y a tout juste un an.
Félix et Alexis sortent d’une semaine fantastique lors du championnat d’Europe à Zadar (Croatie). Écho lointain des JO, ils ont drainé dans leur sillage le tennis de table français. Sur l’antenne de l’Équipe, et la finale suivie par un million de téléspectateurs, ils l’ont portée vers un titre de champion d’Europe par équipe vingt-sept ans après le sacre de la génération Gatien. Au côté du Toulousain Simon Gauzy, mais aussi de la nouvelle pépite Flavien Coton ou de Thibault Poret, ils ont porté le ping français au sommet de l’Europe. Comme une preuve supplémentaire de leur domination, de leur constance et des nouveaux territoires à conquérir.
Félix traverse un automne au zénith. Le plus jeune des frères Lebrun n’a pas connu la moindre défaite au cours des sept tours du championnat d’Europe. Il joue dans une confiance rare, peut-être porté par sa réussite inédite lors du Grand smash de Pékin. En effet, début octobre, il a été le premier joueur français à atteindre une finale « d’un tournoi du grand chelem ». Seul, le numéro 1 mondial chinois Wang Chuqin l’a stoppé net en finale.
À l’heure actuelle, il subjugue l’Alésien Jean-Philippe Gatien, médaille d’argent aux JO de Barcelone à l’œil expert. « Face à l’Allemagne, en demi-finale, j’ai été encore impressionné. Il a été un leader colossal. Il enlève une pression monumentale à ses partenaires, c’est un compétiteur hors pair », souligne l’ancien numéro 1 français.
Félix a visiblement digéré ses soucis de croissance pour retrouver toute la plénitude de son jeu. Et fonce vers le tournoi de Montpellier avec le défi immense d’être à la hauteur devant son public à défaut de croiser son bourreau à Pékin.
« On dit qu’il a l’un des meilleurs services et revers au monde. Il a surtout la lucidité pour déclencher le coup au moment. C’est réservé à certains champions. Il a cette âme de champion et s’épanouit dans la dimension collective. Il joue avec et pour les autres. Et il a une capacité mentale impressionnante », relève Gatien.
Alexis est peut-être moins dominateur dans une saison perturbée par une blessure à une main. Une fracture du 5e métacarpe de la main droite. Un avant et un après dans sa saison. Lors de la finale fratricide du championnat de France, le champion en titre, frustré par la défaite en finale face à son frère, s’est blessé et a suspendu son élan.
Jusque-là, l’aîné des Lebrun avait atteint la demi-finale du grand smash de Singapour et décroché le Top 16 européen. Ce titre par équipes à Zadar le replace dans les radars avec le tournoi de Montpellier. « C’était une vraie victoire de ping-pong, on a tous réussi à proposer un super niveau de jeu, notamment sur la finale où je pense qu’on est tous arrivés au meilleur de notre forme », a-t-il mis en avant au journal de 20h de France 2, aussi à l’aise face à Léa Salamé qu’en match.
La grande affaire des frères Lebrun, et de cette équipe de France, est d’être à la table des Chinois. Et de conquérir le monde. En 2028 pour les JO de Los Angeles et dans les divers travaux d’approche.
Ils seront probablement frustrés de ne pas se mesurer aux meilleurs Chinois de la planète autour de leur propre table. En effet, la semaine prochaine à Montpellier, les frères Lebrun en retrouveront plusieurs autour de la table. Mais Wang Chuqin (n°1), maître à Pékin, Lui Shidong (n°2), ou Liang Jingkun (n°6) ne seront pas du voyage à la Sud de France Arena.