Category: societe

  • Un réseau international de trafic de cocaïne et de blanchiment démantelé à Marseille

    Un réseau international de trafic de cocaïne et de blanchiment démantelé à Marseille

    Trois ans d’enquête auront été nécessaires, impliquant une équipe commune à la France, l’Italie, la Belgique et la Suisse avec aussi le soutien d’Europol, pour venir à bout d’un réseau de blanchiment et de trafic de cocaïne au profit de la Camorra et de la ‘Ndrangheta, indique le Parquet de Marseille, ce jeudi 26 février. Jusqu’à cette opération coordonnée dans les quatre pays, le 23 février.

    En France, une soixantaine de gendarmes de la section de recherche de Marseille ont notamment été mobilisés et ont interpellé quatre personnes. Plusieurs véhicules de luxe ont été saisis, mais aussi des biens estimés à 5 millions d’euros, de la cryptomonnaie pour 60 000 euros et 26 000 euros en numéraire. Trois autres personnes ont été arrêtées côté italien.

    Des millions d’euros blanchis

    Les enquêteurs ont remonté la piste de l’argent, explique Europol dans un communiqué. « Ce qui a commencé par des mouvements financiers suspects a révélé un système de blanchiment sophistiqué au service de membres de la Camorra et de la ‘Ndrangheta. Derrière des sociétés écrans, de fausses factures et des investissements de luxe, des millions d’euros provenant du trafic de cocaïne étaient blanchis et réinvestis à travers l’Europe », précise l’agence européenne de police criminelle.

    Menée en France par la section de recherche de la gendarmerie des Bouches-du-Rhône, sous la houlette de la JIRS (Juridictions inter-régionales spécialisées) de Marseille, l’enquête permet d’identifier un ressortissant monténégrin, à la tête de plusieurs sociétés en lien avec des sociétés italiennes, qui fera partie des interpellés. Installé dans la région de Cannes avec sa compagne, il vit avec son gendre italien, connu des autorités italiennes pour blanchiment d’argent, fraude et infractions liées aux armes, poursuit Europol.

    Un réseau de blanchiment est mis au jour, lié à un trafic de cocaïne à grande échelle importée d’Amérique du Sud vers l’Europe. Le groupe criminel étant soupçonné d’avoir coordonné des expéditions maritimes de grandes quantités de drogue. « Très structuré », le réseau mis en place s’appuyait sur « d’importantes ressources financières, des crypto-actifs, des déplacements transfrontaliers hebdomadaires en véhicules de luxe équipés de » caches « sophistiquées » et des entreprises « s’étendant sur plusieurs juridictions ».

  • Le surendettement grimpe dans le département des Bouches-du-Rhône

    Le surendettement grimpe dans le département des Bouches-du-Rhône

    Sous l’effet combiné de l’inflation et de la montée du chômage, le nombre de dossiers de surendettement, dans les Bouches-du-Rhône, est en hausse de 12%, passant de 4 427 en 2024 à 4 959 en 2025, note la Banque de France dans son bilan, présenté ce jeudi 26 février. Un chiffre supérieur à la tendance nationale (9,8%), mais inférieure au régional (13,6%). Même si, sur dix ans, le phénomène est en baisse d’environ 30%. Une tendance liée aux effets de « la loi Borloo de 2003, qui permet d’effacer la dette, puis de la loi Lagarde en 2010, qui est venue mieux prévenir le demandeur, notamment de crédit revolving », explique Patricia Roche-Ramondy, responsable du service de l’inclusion financière au siège marseillais de la Banque de France.

    Une femme seule, entre 35 et 54 ans, sans personne à charge, locataire ou hébergée à titre gratuit, au chômage ou sans emploi : voilà pour le profil type des personnes, « vulnérables ou touchées par un accident de la vie », qui font appel à l’établissement, dans le département. La part des jeunes, 18-34 ans, qui dépose un dossier, a également augmenté, « plus significativement dans notre département, de 4,6 points », souligne Patricia Roche-Ramondy, passant de 17,5% en 2022 à 22,1% en 2025. À comparer aux +3 points enregistrés au régional et national. « Beaucoup sont arrivés sur le marché de l’emploi sans en trouver et ils ont aussi des habitudes de consommation où ils recourent au crédit fractionné », analyse Denis Lauretou, directeur régional Provence-Alpes-Côte d’Azur de la Banque de France. En clair, la paire de basket payable en trois fois…

    Des « déposants » sous le seuil de pauvreté

    À noter que 42% des demandeurs gagnent moins de 1 122 euros par mois. Pire, « 60,9% des déposants dans le département se situent sous le seuil de pauvreté », détaille Patricia Roche-Ramondy, contre 58,6% en région.

    En regardant de plus près la composition de la dette des ménages qui font appel à ses services, 167 millions d’euros en 2025 (-7% par rapport à 2024), la direction de l’établissement a établi qu’il s’agissait pour 46% de dettes à la consommation, 21% l’immobilier, 31% liées aux charges courantes et autres.

    La solution, c’est l’effacement pur et simple, pour 36% des dossiers. Les personnes en bénéficiant sont « néanmoins inscrites au fichier des incidents de crédits aux particuliers » précise Patricia Roche-Ramondy, et ne peuvent plus bénéficier de prêts pendant 5 ans. En moyenne, 22 481 euros de dette sont effacés par dossier en 2025, exactement comme en 2024. Pour 42% des dossiers, un plan de remboursement est bâti sur une durée maximale de 7 ans, doublé si nécessaire d’un effacement partiel de la dette.

    Ouverte à « toutes les personnes de bonne foi qui se trouvent dans l’incapacité de payer l’ensemble de leurs dettes, charges ou crédit, sans montant minimum, la procédure peut encore faire peur », convient Patricia Roche-Ramondy. Quand « plus de 50% des personnes qui déposent un dossier nous disent qu’elles sont en difficulté financières depuis deux ans, elles essaient de s’en sortir, attendent, parfois se font aider », ajoute-t-elle.

    Pourtant, « recourir au surendettement c’est se protéger », estime Denis Lauretou, l’attestation de dépôt permettant de geler les sommes dues aux créanciers. Et de conseiller de faire appel aux travailleurs sociaux, « nous en avons formé 1 000 en 2025 ». À raison d’une réunion un jeudi sur deux de la commission départementale, le délai pour statuer est d’un mois, quatre pour que le dossier soit traité. On peut venir le chercher au guichet, le déposer, l’envoyer par courrier ou en ligne. Un numéro de téléphone, le 3414, a également été mis en place.

  • Montpelhièr l’Occitana : une force pour faire vivre la langue

    Montpelhièr l’Occitana : une force pour faire vivre la langue

    Faire de l’occitan autre chose qu’un patrimoine figé. C’est le sens de la démarche portée par le nouveau collectif Montpelhièr l’Occitana, officiellement lancé lors d’une conférence de presse organisée le 5 février. Pour la première fois à cette échelle, près d’une vingtaine d’associations occitanistes – culturelles, éducatives, sportives et médiatiques – ont décidé d’unir leurs forces pour interpeller publiquement les candidats aux élections municipales de mars 2026.

    « La langue est un ensemble cohérent »

    Coordonné par Pierre-Luc Angles, membre de la Calandreta dau Clapàs et du Cercle Occitan dau Clapàs, le collectif revendique une indépendance totale vis-à-vis des partis politiques. « Nous tenons à cette indépendance. Nous sommes dans une politique d’ouverture », insiste-t-il, rappelant que l’objectif n’est pas de créer un mouvement partisan, mais de peser sur le débat public. En toile de fond, un constat partagé : l’occitan est classé « en danger de mort » par l’Unesco, alors même que les sondages récents montrent un attachement fort de la population aux langues régionales. Le texte destiné aux candidats pose les bases d’une politique transversale en faveur de la langue occitane. Six axes structurent les propositions : développement de l’enseignement public et associatif, reconnaissance institutionnelle, soutien au tissu associatif, présence de l’occitan dans l’espace public, programmation culturelle dédiée et formation des agents territoriaux.

    Sur la question scolaire, les prises de parole ont souligné l’importance d’une politique d’offre. Marie-Jeanne Verny, présidente du Creo Lengadòc, défend l’idée que « tous les enfants de Montpellier ont droit à la connaissance de la langue du pays », y compris ceux dont les familles ne la demandent pas spontanément. À ses côtés, les représentants des Calandretas rappellent que plus de 550 élèves sont aujourd’hui scolarisés en immersion occitane sur le territoire montpelliérain, preuve d’une demande sociale bien réelle. Mais pour le collectif, l’école ne suffit pas. « Si les enfants ne rencontrent pas la langue dans la société, ils font du latin », résume Marie-Jeanne Verny. D’où la nécessité de sortir de ce qu’elle appelle le « syndrome de la langue dans le bocal » : une langue cantonnée aux salles de classe, aux associations ou aux événements ponctuels.

    Cette critique traverse l’ensemble des propositions. Signalétique bilingue, annonces sonores dans les transports, communication municipale, noms de rues : autant de leviers jugés sous-utilisés à Montpellier, en comparaison avec d’autres territoires comme le Pays basque ou Toulouse. « Il faut que les enfants entendent et voient que c’est une langue vivante », martèle Alain Bessière, président du Cercle occitan de Montpellier. Le volet culturel occupe également une place centrale. Théâtre, musique, littérature, sport traditionnel : le collectif plaide pour une programmation régulière et visible, inscrite dans les cahiers des charges des équipements subventionnés.

    Au-delà des moyens financiers, les associations réclament une reconnaissance politique claire : un service dédié à la langue occitane, une délégation identifiée, un chargé de mission à temps plein, et un rendez-vous annuel avec la municipalité pour évaluer les engagements pris. « La langue, ce n’est pas un événement, c’est un ensemble cohérent », résume Marie-Jeanne Verny. Reste désormais à voir comment les candidats aux municipales répondront à cette interpellation collective, inédite par son ampleur, à quelques semaines du scrutin.

  • Le projet inédit d’une Maison des étoiles dédiée au cancer du cerveau à Montpellier

    Le projet inédit d’une Maison des étoiles dédiée au cancer du cerveau à Montpellier

    « Le glioblastome est un cancer du cerveau sous sa forme la plus grave. Il touche 3 500 personnes par an en France. La médiane de survie est de 18 mois, et à ce jour il n’y a pas de traitement curatif », expose Laetitia Levère, cadre Ibode (infirmière de bloc opératoire) au CHU de Montpellier et fondatrice de l’association Des Étoiles dans la mer, devenue une référence nationale en matière de lutte contre le cancer du cerveau.

    Confrontée personnellement, il y a quelques années, à cette maladie qui a emporté son mari, Laetitia Levère a décidé de sortir ce cancer de l’épais silence qui l’enveloppe encore, en agissant, grâce à son association, sur le financement de la recherche (un million d’euros reversé depuis 2019), l’accompagnement des familles, et la sensibilisation du grand public. « Le cancer du cerveau bouleverse des vies entières. Il est temps que la société lui accorde la place, les moyens et l’attention qu’il mérite », estime la fondatrice de Des Étoiles dans la mer. Car ce cancer, l’un des plus agressifs et au plus mauvais pronostic, a un impact humain considérable sur les patients comme sur leurs proches. « Tous les jours on reçoit des appels de personnes désemparées, qui cherchent de l’aide ou des informations. »

    Le glioblastome se caractérise en effet par une évolution extrêmement rapide et des handicaps lourds (troubles moteurs, troubles de l’équilibre) dès les premiers symptômes, ainsi que par un déclin cognitif (troubles du langage, de la mémoire, de l’attention…).

    « Un refuge ouvert »

    C’est pour répondre à ce « besoin criant identifié sur le terrain : celui de l’après diagnostic, du quotidien bouleversé, de l’isolement des familles et de la fatigue physique et psychologique des aidants » que Des Étoiles dans la mer souhaite créer à Montpellier cette première maison d’accompagnement dédiée au cancer du cerveau. Un lieu destiné à la fois aux patients et à leurs proches, avec une double vocation. D’abord de répit et de bien-être. « On veut que cette maison soit un refuge ouvert, un temps pour soi dans un parcours de soins souvent brutal. Si les personnes veulent y séjourner 3 jours ou une semaine, elles le pourront, sans condition de ressource car ça ne sera pas lucratif. On souhaite l’ouvrir aussi aux aidants, pour qu’ils puissent souffler, rencontrer des personnes qui vivent les mêmes choses, partager leur vécu. Car c’est très difficile également pour les gens qui accompagnent. Ils minimisent leur atteinte mentale dans ce parcours », témoigne Laetitia Levère. De nombreuses activités tenant compte des handicaps visibles et invisibles y seront proposées : activité physique adaptée ; ateliers mémoire et attention, écriture, musique, arts, jardinage ; séances avec des esthéticiennes spécialisées en cancérologie, échanges avec des spécialistes d’onco-sexologie…

    La seconde vocation de la Maison des étoiles consistera à accompagner la fin de vie, dans une alternative à l’hôpital – « où on manque cruellement de lits de soins palliatifs – et à l’hospitalisation à domicile. « Une fin de vie avec ce cancer là à domicile, c’est très compliqué, ça peut être long et c’est forcément complexe parce que ça touche le cerveau, donc les fonctions cognitives. Le proche devient alors le soignant, sauf qu’on ne peut pas demander ça à quelqu’un. C’est trop lourd. Les familles ont besoin d’être entourées, soutenues dans leur parcours mais aussi sur cette fin de vie assez violente. »

    Quatre millions d’euros sont nécessaires pour que ce projet, « urgent car le besoin est réel », voie le jour. L’association lance donc un appel aux collectivités, aux mécènes et entreprises du territoire ainsi qu’au grand public, qui peut participer via un formulaire de don en ligne*. « Chacun peut apporter sa brique à la construction de cette maison, qui constituera un site pilote. Avec l’ambition, à terme, d’ouvrir d’autres Maisons des étoiles.»

  • [Entretien] Hélène Donnadieu : Face à la cocaïne, développer « une démarche innovante »

    [Entretien] Hélène Donnadieu : Face à la cocaïne, développer « une démarche innovante »

    La Marseillaise : Pouvez-vous nous rappeler dans quel cadre s’inscrit cette expertise ?

    Hélène Donnadieu : Il s’agissait d’une commande de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) et du ministère de la Santé, face à un constat global de signaux évoquant une évolution de la consommation de cocaïne et des dommages liés. Le système de santé étant confronté à une augmentation, il y avait un contexte d’urgence. Donc nous nous sommes réunis à Paris une fois par mois pendant 18 mois, pour auditionner différents acteurs.

    Vos conclusions semblent alarmantes. La consommation est passée de 1,8% à 9,4% en 23 ans. Comment l’expliquez-vous ?

    H. D. : Sur le plan sociologique, ce phénomène est lié à une société de plus en plus addictogène. Mais il est aussi lié à une augmentation de l’offre. Via internet, par livraison pour les populations cachées, en petites quantités, par tranches de 10 ou 20 euros plutôt qu’au gramme… Les mécanismes de distribution se sont multipliés, ce qui a permis une plus large diffusion.

    La littérature montre aussi que ce phénomène est étroitement lié aux problématiques de santé mentale…

    H. D. : Avoir une problématique en santé mentale augmente le risque de consommation de substances psychoactives en général. On estime que 30 à 40% des gens qui ont une addiction ont aussi un problème de santé mentale : c’est ce qu’on appelle une pathologie duelle. Et puis en parallèle, nous constatons aussi que la cocaïne est pourvoyeuse d’aggravation de trouble, ou de création de trouble induit. Il peut s’agir d’un trouble dépressif, d’idéation suicidaire, de symptôme psychotique ou de trouble du comportement.

    Il y a aussi une augmentation du nombre de consommateurs de cocaïne basée (aussi nommée crack). Quel est l’impact de cette substance ?

    H. D. : Le pouvoir d’accroche de la cocaïne basée est beaucoup plus fort. Le risque de développer un trouble de l’usage, c’est-à-dire une addiction, est beaucoup plus important. Tout comme l’ensemble des complications associées, en terme de santé mentale, cardiovasculaire, neurologique, pulmonaire ou rénale… On s’en est aperçu dans les demandes de soin…

    Les études montrent que le crack n’est plus réservé aux plus précaires. Quel est le profil des consommateurs de cocaïne en général ?

    H. D. : Actuellement, dans les consultations des personnes concernées par un usage de cocaïne, il y a une diversité majeure. Il y a des personnes socialement insérées, qui travaillent, qui peuvent avoir une utilisation à visée de dopage ou récréative. Certains évoquent aussi le poids du stress… Mais nous avons également des personnes dans une situation de grande précarité, et ça vient soulager quelque chose. Tout le monde a une bonne raison de consommer.

    Mais en parcourant toute la littérature, nous avons aussi fait le constat du manque de données robustes en terme de typologie. Il faudrait se pencher sur la façon dont les jeunes sont amenés à cette consommation excessive, et travailler sur la notion de genre… Il faudrait des données épidémiologiques plus précises pour apporter une réponse sanitaire et médico-sociale appropriée.

    Pour conclure, quelles sont vos recommandations principales ?

    H. D. : Nous estimons qu’il faut favoriser la prévention, l’acquisition des compétences psychosociales, et aussi l’accès aux soins dans une démarche globale et coordonnée, à la fois médicale, psychologique et sociale. Nous avançons aussi l’idée d’accompagnements innovants, comme avec les travailleurs pairs, ou le « housing first  » pour favoriser une situation un peu plus digne aux sans-abri et leur permettre d’accéder aux soins.

    Toutes ces pistes d’amélioration pourraient permettre de prendre un individu dans sa globalité et de l’accompagner à son rythme.

  • Seyne-les-Alpes : la Confédération Paysanne fait son contre Salon de l’agriculture

    Seyne-les-Alpes : la Confédération Paysanne fait son contre Salon de l’agriculture

    Ces événements sont organisés dans le cadre de la sixième édition du Salon à la ferme, « un pied de nez au Salon de l’agriculture parisien ». Ce contre Salon vise à défendre l’agriculture paysanne. Dans le contexte des élections municipales, le syndicat veut s’adresser aux élus locaux. La thématique annuelle est centrée sur le rôle des communes dans le développement de l’agriculture paysanne.

  • Un nouvel hôtel 3 étoiles va ouvrir à Aubagne au début de l’été

    Un nouvel hôtel 3 étoiles va ouvrir à Aubagne au début de l’été

    « Ce sera le premier Tulip hôtels et résidences de la région », assure Vicky Carré. Déjà directrice de l’hôtel Campanile, 3 étoiles, zone Alta Rocca, elle sera la directrice, en indépendante et sous franchise, de cet hôtel en construction au 165, D8 N à Aubagne. Pour être un peu plus précis, il est en train d’être bâti « derrière le terrain du concessionnaire Renault », éclaire-t-elle, à proximité du nœud autoroutier. « Si tout se passe bien, il devrait ouvrir au début de l’été », annonce Vicky Carré. Il existe pour l’heure ce type d’hôtel à Joinville-le-Pont (île de France), « et un autre est dans les tuyaux », poursuit-elle.

    Cet hôtel 3 étoiles, qui fait partie de la marque du groupe Louvre Hôtels, le principal concurrent du groupe Accor, comprendra 48 chambres et 8 appartements. Il va s’ajouter aux 7 hôtels de même catégorie dans le Pays d’Aubagne et de l’Etoile. « Un besoin existe », affirme Vicky Carré. « La clientèle commerciale et d’affaires préfère séjourner à Aubagne qu’à Marseille, car elle va trouver ici des chambres moins chères. La nuit dans un 3 étoiles à Marseille peut aller de 200 à 300 euros, tandis qu’au Tulip hôtel, même s’il y a une grosse demande, ce sera 150 euros, et sinon 100 euros la nuitée », observe-t-elle. Et à Aubagne, le stationnement près de l’hôtel sera gratuit. La clientèle touristique adopte la même attitude, selon elle. « À Cassis par exemple, se loger coûte très cher, et les parkings sont payants. Pour les touristes, ça devient trop cher et saturé. »

  • L’unique caisson hyperbare de Vaucluse s’installe à l’hôpital

    L’unique caisson hyperbare de Vaucluse s’installe à l’hôpital

    Comme si un sous-marin s’était échoué sur les bords du Rhône. L’hôpital d’Avignon a présenté, ce mardi 24 février, l’arrivée dans son enceinte du seul caisson hyperbare de Vaucluse.

    Il se présente sous la forme d’une capsule pouvant accueillir huit personnes simultanément. Autrefois à la clinique Urbain V, qui a depuis fermé, l’équipement est rare et possède plusieurs vertus. L’intérieur est pressurisé « comme si on se trouvait 15 mètres sous le niveau de la mer », précise le docteur Vincent Truchot, membre de l’équipe de la société qui exploite le caisson. L’instrument, qui se trouve dans les anciens locaux du premier IRM de Vaucluse, permet ainsi de fournir des soins d’oxygénation en faisant respirer aux patients un air avec un taux d’oxygène très élevé. Ce qui permet une amélioration de soin en matière de « cicatrisation des plaies chroniques, de cicatrisation post-chirurgie, lésions des tissus en post-radiothérapie, infection de l’os, embolie gazeuse ou encore surdité brusque », liste l’établissement de santé.

    Les séances, d’une durée d’une heure et demie, se déroulent sous pression, masque à oxygène sur la bouche, avec interdiction d’utiliser un appareil électronique. Mais une radio anime tout de même le lieu, avec la possibilité de ramener un livre.

    Chaque année, 9 000 séances d’oxygénothérapie y sont réalisées. Les patients sont orientés par les médecins ou spécialistes qui connaissent la discipline. « C’est un peu à la marge. Mais cela peut beaucoup apporter selon la pathologie », glisse le docteur Jean-Jacques Albertini, qui travaille avec l’outil depuis son installation.

    Le centre hyperbare est installé en Cité des Papes depuis 32 ans et a donc déménagé pour la première fois. « Un nouveau challenge nous attend », glisse devant l’engin le docteur Hubert Truchot, qui gère la société d’exploitation. Présent ce mardi, Pierre Pinzelli, directeur général du centre hospitalier d’Avignon, se réjouit de voir arriver cet équipement « dans de bonnes conditions, avec une collaboration renforcée entre nos équipes ». La machine n’a pas été achetée : le centre hospitalier loue les locaux à la société d’exploitation. Mais il y a l’ambition de « créer un groupement de coopération sanitaire », précise le directeur hospitalier, ce qui permettrait de mutualiser les moyens. « On est une structure privée. Mais elle appartient à des médecins depuis plus de 32 ans. Il n’y a pas de groupe derrière », assure Vincent Truchot. De premiers échanges devraient se mettre en place grâce à cette proximité nouvelle. Sur place, le docteur Sanchez, du service de dermatologie, a évoqué son intérêt pour « renouer quelque chose » dans la prise en charge de patients du centre hospitalier, constatant « un glissement de la population avec des personnes très âgées qui ont des problèmes de micro-circulation et de macro-circulation ».

  • Alerte aux pollens dans la région Sud

    Alerte aux pollens dans la région Sud

    Retour des beaux jours, températures douces… Et c’est le début de la torture pour les allergiques aux pollens. Le risque « est actuellement élevé voire très élevé en Provence-Alpes-Côte d’Azur et devrait se maintenir plusieurs jours encore, en particulier pour les pollens de cyprès et d’aulne », indique l’Association de surveillance de qualité de l’air, AtmoSud, qui traque officiellement depuis 2025 ces minuscules grains végétaux.

    « On participait déjà au réseau national de surveillance aérobiologique », précise Damien Piga, directeur innovation chez AtmoSud. La méthode : piéger les pollens dans l’air qui circule au moyen d’une bande encollée explique-t-il. « Ces grains sont très caractéristiques, des personnes sont formées à les reconnaître à l’œil nu », précise-t-il. À terme, des caméras doublées d’algorithmes devraient se charger du travail.

    Un site pour anticiper

    Mais surtout il y a la partie prévision. « Nous avons des modèles numériques qui permettent d’anticiper les conditions météo et la floraison des plantes, et tout un réseau d’acteurs sur le terrain dont des médecins sentinelles », détaille Damien Piga. Une certitude : avec le changement climatique, les périodes polliniques s’allongent et de nouvelles espèces peuvent s’implanter. Comme l’ambroisie, hautement allergisante, repérée dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. « Une mauvaise qualité de l’air extérieur et intérieur », aggravant le phénomène, ajoute-t-il.

    À noter que le pollen de cyprès, particulièrement présent en milieu urbain et périurbain, constitue la première cause d’allergie dans notre région, à l’origine de près de 75% des cas. À la clé : rhinite, conjonctivite, difficultés respiratoires, asthme et jusqu’à des réactions cutanées de type eczéma ou urticaire. Sur son site internet, AtmoSud fait un point quotidien, commune par commune et devrait donner vendredi la tendance du week-end et de la semaine suivante.

  • Le portail des Chutes-Lavie vire au contentieux judiciaire

    Le portail des Chutes-Lavie vire au contentieux judiciaire

    D’un côté du terrain, des copropriétaires et un bailleur social revendiquent et verrouillent une rue privée, soutenus par Bruno Gilles (Horizons), l’ancien maire du secteur, et la présidente du bailleur social métropolitain PML, Solange Biaggi (LR). De l’autre, un collectif de riverains, empêchés de circuler à pied et d’accéder aux équipements publics, défendu par la Ville. Après plusieurs actions et quelques coups pas très francs, balle au centre : la justice tranchera.

    Au-delà de la discorde autour d’un portail et d’une affaire qui concerne quelques centaines d’habitants, « ce sont deux visions de la ville qui s’opposent, analyse Didier Jau. Une ville ouverte, piétonnisée et pacifiée, ou une ville bunkurisée ». Récupération politique ou non, les positions sont d’autant plus défendues et assumées en période éléctorale. La Ville de Marseille avait tenté une médiation, invitant les copropriétaires des Chutes Lavie à accepter une ouverture de jour sur cet accès piétonnier dont le portail a été soudé. Il s’agit de permettre l’accès aux équipements publics, à la crèche, aux riverains d’emmener leurs enfants à l’école, de se rendre dans les commerces du quartier sans se risquer à faire un détour par le dangereux et très pentu boulevard Guigou.

    Tentative d’apaisement vaine, qui a conduit la Ville à mettre en demeure l’association de copropriétaires afin qu’ils rouvrent le portail. Le délai, arrivé à échéance le 26 février, est resté sans effet. La mairie engagera donc une action en justice « pour exiger la réouverture de la rue de la Pépinière et condamner le non-respect du droit de servitude ».

    Menaces et bris de glaces

    Dénonçant des « menaces de mort », Bruno Gilles a porté plainte contre la porte-parole du collectif, qui a été convoquée au commissariat. De leur côté, les membres du collectif ont eu à déplorer des bris de glace sur leurs voitures. « On ne peut accuser personne, mais à chaque veille d’action, des pare-brise éclatent. La première vague lors de la première mobilisation médiatisée, mi-octobre 2025 », témoigne Nathalie Prost. La dernière série de dégradations a été relayée sur les réseaux sociaux, photos à l’appui, par le maire des 4-5, ce 24 février. Immédiatement commenté par Bruno Gilles sur son fil : « La campagne électorale ne permet pas tout ! Tout ça se réglera dans les urnes les 15 et 22 mars ! »

    C’est dans ce contexte épineux que le maire des 4-5 a lancé une invitation à un petit-déjeuner, le samedi 28 février à 10h, devant le portail. « C’est un tournant concret qui marque l’ouverture d’une procédure juridique », précise Didier Jau. Elle peut être longue. Et à la vitesse à laquelle les choses s’enveniment, chacun devra garder son sang-froid, au gré des surprises.