Category: social

  • Privés de chauffage à Aix-en-Provence, les locataires sont en colère

    Privés de chauffage à Aix-en-Provence, les locataires sont en colère

    Neuf degrés dans la chambre, dix dans le salon. Dans l’un des derniers logements occupés de la résidence Calendal et Méjanes, vouée à la démolition dans le cadre d’un projet de rénovation urbaine (voir nos précédentes éditions), le chauffage collectif ne fonctionne plus depuis plusieurs jours. Certains locataires affirment que plusieurs appartements sont « sans chauffage, depuis le début du mois ». En urgence, le bailleur social Famille et Provence, gestionnaire de la résidence, a distribué vendredi « 150 radiateurs électriques à bain d’huile aux 50 ménages de la résidence [en attente de relogement, Ndlr] », précise l’organisme.

    Le 17 novembre, les habitants du Calendal reçoivent un premier SMS indiquant que « des fuites ont été identifiées dans certains logements », empêchant « la remise en route du chauffage sur vos résidences ». Jeudi 20 novembre, un second message annonçait aux résidents une première distribution de radiateurs comme « solution d’urgence », ainsi qu’une seconde distribution prévue « courant de la semaine prochaine ». À ce jour, aucune date n’a été communiquée pour le rétablissement du chauffage collectif. à ce jour, les habitants n’ont pas de visibilité sur le retour du chauffage collectif. « On est totalement à l’abandon. Ces chauffages ne chauffent rien, c’est pour nous endormir », pointe l’une des habitantes, emmitouflée.

    Une réunion ce jeudi

    Pour plusieurs locataires, cette panne, comme « l’arrêt d’entretien » des espaces communs, est perçue comme une manière de « nous pousser à sortir, nous pousser à déménager ». « à cause de ces problèmes de chauffage, beaucoup d’habitants ont quitté les lieux précipitamment, ces dernières semaines. C’est une catastrophe poursuit cette habitante. Mais on résiste, on attend de partir dans des conditions dignes et avec nos conditions. Là, on est en colère. Qu’ils viennent dormir chez nous une nuit, pour voir dans quelles conditions on vit ! On tente de les joindre, personne ne répond. Au moins, avec Pays d’Aix Habitat [bailleur en charge de la résidence avant sa fusion avec Famille et Provence, Ndlr], on pouvait discuter un peu. »

    Un autre locataire ajoute : « On sait qu’il y a un projet, que ça va casser, on n’est pas bêtes. Mais on veut partir dans de bonnes conditions, qui respectent l’application de la loi, avec des loyers qui correspondent à ce que l’on a actuellement. Mais l’urgence est vraiment le chauffage. J’ai des enfants en bas âge, je fais dormir mes filles dans le même lit pour qu’elles puissent se réchauffer (…). On doit être partis d’ici quelques mois, ils ne vont pas remettre le chauffage, c’est sûr… »

    à la demande des locataires, une rencontre aura lieu, jeudi après-midi, avec un représentant de Famille et Provence. « Nos services et notre prestataire sont actuellement sur place et à pied d’œuvre pour restaurer au plus vite le système de chauffage », indique le bailleur. Une « suppression sur les charges de chauffage » sera également appliquée « tant que le service ne sera pas rétabli », précise Famille et Provence.

  • [Entretien] Claude Mas : « La retraite est un socle intergénérationnel »

    [Entretien] Claude Mas : « La retraite est un socle intergénérationnel »

    La Marseillaise : Pour quelle raison avez-vous décidé d’organiser une journée complète de mobilisation départementale avec votre organisation, ce jeudi
    à Arles
     ?

    Claude Mas : L’année 2025 est marquée par l’anniversaire des 80 ans de la création de la Sécurité sociale. La retraite, qui en fait partie, est notre socle collectif et intergénérationnel. Elle nous permet à tous de bénéficier de la solidarité par la cotisation sociale et d’échapper à la pauvreté. C’est important pour nous, car le gouvernement et le Medef veulent nous la prendre avec une violence jamais égalée, dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. On marque l’événement parce que ce modèle est une grande conquête sociale fragile et menacée. C’est pourquoi l’Union syndicale organise une journée complète en coopération avec notre union départementale. On y trouvera une exposition de l’institut d’histoire sociale de la CGT à la Bourse du travail. On va revenir sur la création de la Sécurité sociale, ses objectifs et comment on se projette pour conquérir le 100% Sécu. Il y a également un journaliste qui va y animer un échange. C’est une initiative de réflexion nécessaire, car tout le monde ne connaît pas forcément ni la Sécu, ni ce projet. Cela permet aussi de signifier la lutte qu’on mène à travers nos revendications de retraités, car sans les travailleurs, les précaires et les chômeurs à nos côtés, on n’arrivera pas à reconquérir cet outil.

    Reconquérir, c’est-à-dire ?

    C.M. : Il y a de l’argent pour financer la Sécu et nous permettre de nous soigner dans une logique de répartition nécessaire au monde du travail. Car il y a beaucoup plus de richesses aujourd’hui qu’en 1945. On continue cette lutte de génération en génération pour garder la Sécu et l’adapter au XXIe siècle. Reconquérir, car il y avait des élections au Conseil d’administration de la Sécurité sociale qui ont été supprimées depuis longtemps. Nous voulons leur retour et à parité. Nous voulons aussi la participation des entreprises aux cotisations, de la même manière que les salariés. Il faut également mettre fin aux exonérations de cotisations des employeurs qui permettraient de faramineux investissements, dans les hôpitaux par exemple.

    Pourquoi à Arles et précisément
    à la Bourse du travail ?

    C.M. : Car ce sont les locaux de l’union locale CGT d’Arles, Un lieu de résistance qui a toujours été attaqué et qui continue de l’être par un maire de droite qui veut nous en chasser.

  • Les syndicats de l’éducation exigent des moyens pour protéger le personnel

    Les syndicats de l’éducation exigent des moyens pour protéger le personnel

    Hasard du calendrier, la journée contre les violences faites aux femmes tombe le même jour que le Conseil social académique (CSA), au rectorat d’Aix-Marseille. L’occasion pour la CGT Éduc’action et le Snes-FSU de remettre le sujet des violences sexistes et sexuelles (VSS) sur la table. En marge des discussions, les syndicats se sont également mobilisés, floqués de violet, pour rappeler les enjeux du sujet et demander, surtout, plus de moyens pour prévenir les agressions sur les agents féminins. « En 2025, l’état des lieux c’est : les violences faites aux femmes existent, c’est un vrai sujet, qui a été occulté pendant longtemps, pointe Maria Ignacio, pour le Snes FSU. Ces violences sont de plusieurs ordres. Il y a les agissements dans certaines salles des profs, avec un vocabulaire et des formulations décomplexées, clairement sexistes que personne ne relève. À côté de ça, il y a des agressions. Depuis 2022, une cellule d’écoute est mise en place par le rectorat, nous avons soutenu sa création (…) mais écouter ne suffit pas, il faut qu’il y ai un suivi, de la protection. » Entre-temps, un contrat avec l’association Egae a également été signé l’année dernière, mais ne sera pas renouvelé cette année, faute de budget rapportent les syndicats. « On demande à ce que cette cellule ait des moyens spécifiques et qu’ensuite on travaille toutes les étapes de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, insiste Marion Chopinet, pour le Snes -FSU. Il faut des formations obligatoires dans tous les établissements (…) Actuellement, il n’y a aucune prise en charge du traitement des signalements. On écoute gentiment la victime, mais il n’arrive rien à l’agresseur désigné. » Plus de moyens financiers, humains sont réclamés. « On dénonce ces faits régulièrement, on interpelle le rectorat, il n’y a pas de réponse. Il y a un affichage de protection des personnels, dans la réalité des faits : pas d’action véritable », poursuit Françoise Julia de la CGT Éduc’action. Le rectorat, de son côté, précise déployer « des formations sur la prévention des VSS auprès de l’ensemble de ses personnels et a été la première à déployer un dispositif d’écoute et de traitement des VSS (…) lorsqu’une situation est signalée, elle est traitée immédiatement avec la plus grande attention par les services concernés ».

  • Les salariés en lutte font front commun pour le 2 décembre

    Les salariés en lutte font front commun pour le 2 décembre

    « Combattre les stratégies destructrices en matière d’emplois et ne pas laisser les Bouches-du-Rhône devenir une zone de non-droit du travail », résume Marc Pietrosino, secrétaire général de l’Union départementale CGT 13.

    L’organisation réunissait des travailleurs de luttes emblématiques et de « dossiers stratégiques », ce mardi en conférence de presse. Avec la ferme intention de rappeler les réalités auxquelles ils font face en lien direct avec les politiques budgétaires libérales prises par les différents gouvernements. « Deux ans de combat syndical et juridique » pour les salariés de la blanchisserie Pamar à Marseille, qui dénoncent « l’absence de respect de l’hygiène » sur leur site et une situation intenable au niveau managérial. Quelques années de lutte de plus pour les travailleurs de la Centrale de Gardanne, qui se battent toujours « pour le développement du site » depuis l’annonce de la fermeture des centrales à charbon et l’aboutissement du projet industriel porté par les salariés et la CGT. Leurs homologues du secteur de l’énergie rappellent leur grève reconductible d’il y a quelques semaines pour des revalorisations salariales, ciblant une grille qui débute « en dessous du Smic »… À chaque fois, les mêmes maux et les mêmes conséquences. « Les politiques nationales ont des conséquences sur nos vies et notre travail quotidien », comme le résume Hélène Honde, pour la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne (CPMM). Et elle est bien placée pour le savoir puisque la coopérative est issue d’un vif combat pour le maintien de l’emploi des ex-salariés de la SAD, filiale de Presstalis, messagerie de distribution de presse, liquidée judiciairement en 2020.

    Des milliers d’emplois menacés

    Si l’entreprise des travailleurs se développe depuis, reste que « la distribution de la presse est en danger ». La faute aux aides de l’État pour la filière « qui ne ruissellent pas et qui sont accaparées par une poignée d’éditeurs ».

    Autre dossier qui résume bien les conséquences des budgets d’austérité libéraux : celui des marins de Marseille. Frédéric Alpozzo, secrétaire général de la CGT des marins de Marseille, tient à remettre les points sur les i : « Il faut savoir qu’on paie, avec nos impôts, des subventions pour les transports low cost alors qu’on fait face à une concurrence déloyale de compagnies maritimes où tous les salariés sont en statut précaires. » Dans son secteur, la menace est claire : « Pour le transmanche, Brittany Ferries passe des navires sous pavillon des Bahamas et nous, on fait un chantage à l’emploi pour qu’on s’aligne, sans contrats de travail français. » Avec la menace d’une vente de la Méridionale et de la libéralisation à tout va du secteur maritime, 600 à 700 emplois sont menacés. Même calcul pour la distribution de la presse : entre les diffuseurs, points de vente et chauffeurs, la CPMM estime à près de 700 le nombre de postes en jeu sur la région. Avec à chaque fois, des emplois indirects et induits avec des conséquences bien plus graves à venir. D’où le message commun de battre le pavé, le 2 décembre, à Marseille et à Arles, pour la journée de grève intersyndicale. Car pour le cas des marins de Marseille, comme celui des salariés de la Centrale thermique de Gardanne ou de la CPMM, les conséquences dépassent la question des conditions de travail des salariés. « La distribution de la presse est une question de démocratie et d’accès à l’information », note Hélène Honde. Les marins rappellent que la continuité territoriale via les délégations de service public de la Corse est aussi remise en cause avec ces politiques libérales. Et que dire du lien entre la production d’une centrale thermique et
    la précarité énergétique. Kalathoumi Ibouroi pour les salariés de Pamar conclut : « On se bat pour notre réintégration mais on lutte aussi pour les salariés qui souffrent en silence. »

  • [Entretien] Didier Quattropani : « Ils sont devenus complètement fous »

    [Entretien] Didier Quattropani : « Ils sont devenus complètement fous »

    La Marseillaise : « Accepter de perdre ses enfants pour protéger ce que l’on est. » Cette déclaration a choqué beaucoup de monde…

    Didier Quattropani : Plus que ça même. D’ailleurs, le jour même, on a fait une expression sur la base, en réaction à cette déclaration qui nous paraît complètement lunaire. Car tenir ce genre de propos dans une réunion devant les militaires, c’est une chose, mais devant des élus locaux, venir dire : « prévenez les familles que dans les 4 ans, il y aura une guerre et qu’ils vont perdre leurs enfants », c’est insensé.

    Quelle est votre analyse sur sa finalité ?

    D.Q. : On est dans une période où on essaie encore plus de faire peur à tout le monde, de manière à faire accepter tout ou n’importe quoi. Faire accepter le budget des Armées, pour commencer, qui va être supérieur à tous les budgets au détriment des autres postes régaliens, comme la sécurité, l’éducation, les hôpitaux… ça me paraît irréel.

    En même temps, cette rhétorique guerrière ne date pas d’hier…

    D.Q. : Elle a commencé à l’arrivée de Macron, quand il a changé le nom du ministère de la Défense en ministère des Armée. Depuis, on n’est plus dans la défense du territoire, mais dans la projection. Ce qui est plus choquant, c’est qu’au début de la guerre en Ukraine, Lecornu, alors ministre des Armées, a dit ouvertement que c’était une opportunité pour nos industriels de l’armement. Pitoyable. Malheureusement, ça continue avec les propos du chef d’état-major des Armées, ça veut dire qu’ils sont devenus fous. Quand j’étais embauché à Arsenal dans les années 80, on était là pour entretenir la Marine, défendre les intérêts français, le territoire, mais pas pour que ça devienne un salon de l’armement à ciel ouvert. Pour nous, ce n’était pas une gloire d’être passé deuxième vendeur d’armes, l’an passé. Quand tu vends des armes, tu entretiens la guerre. Malheureusement, c’est la politique de la France.

  • Les négociations annuelles piétinent chez Marie Blachère

    Les négociations annuelles piétinent chez Marie Blachère

    « La nuit, il ne faut pas se réveiller car on va se dire “merde, comment je vais faire pour la journée ?” On a parfois l’impression d’être dans la secte Marie Blachère », confie avec hargne une représentante syndicale, ce lundi 24 novembre, quelques minutes avant l’ouverture des Négociations annuelles obligatoires (NAO) avec la direction de la plus grande chaîne de boulangeries en France, aux Angles (Gard).

    Une réunion qui n’a débouché que sur « une petite avancée sur la prime d’ancienneté », regrette Véronique Marchois, représentante CFDT. Mais rien sur les principales revendications des syndicats, à savoir de « vraies augmentations de salaires pour tous », ainsi que l’amélioration des conditions de travail, la réduction de la pénibilité ou encore le droit à la déconnexion.

    « Cela ne suffit pas », appuie Christine Tonarello, secrétaire CGT du géant de la boulangerie, en précisant que les propositions devraient être mises à nouveau sur la table, ces prochains jours. Si elles ne conviennent toujours pas, un nouveau mouvement est envisagé, cette fois pendant la période des fêtes de Noël.

    Intersyndicale historique

    Après un premier rassemblement organisé par la CGT de Marie Blachère, qui compte 850 boutiques et presque 13 000 employés, c’est aussi la première fois qu’une intersyndicale se forme avec la CFDT, qui s’est jointe au mouvement. « C’est un message fort. Car on n’a pas de vie de famille. On a l’impression que notre vie de famille, c’est Marie Blachère. On dit stop, on en a marre ! Le ras-le-bol est général et on sait que beaucoup de salariés sont d’accord avec nous, mais ne peuvent pas se permettre de perdre une partie du faible salaire qu’ils ont », poursuit Véronique Marchois, à bout. « On s’appuie sur les mêmes revendications toute l’année. Le but, c’est de se faire entendre à travers toute la France », ajoute Nathalie Pascal, déléguée syndicale CGT.

    Un rassemblement était également organisé en amont de la réunion, avec une quarantaine de militants présents aux Angles, à proximité d’une boutique de la firme. Tandis qu’à quelques mètres de là, plusieurs membres de l’équipe de direction se sustentaient avec des produits de la maison, observant d’un air mi-amusé, mi-inquiet la mobilisation qui prenait forme, certains allant jusqu’à photographier les manifestants posant devant la banderole. Aucun d’entre eux n’a souhaité s’exprimer sur la situation.

  • Mobilisation des agents de la sûreté aéroportuaire à Marignane

    Mobilisation des agents de la sûreté aéroportuaire à Marignane

    Perturbations à venir ce mardi du côté des agents de sûreté à l’aéroport de Marignane. Deux syndicats, CGT et CFDT, organisent un rassemblement dans le terminal 1 doublé d’un appel à la grève. Le tout répondant à une colère sociale des salariés pour une multitude de problématiques, allant du chauffage sur les lieux de travail à des questions d’accords d’entreprise. « On demande l’application des accords d’entreprise pour tous les salariés. Certains y dérogeraient, notamment les nouveaux entrants, et n’ont pas un week-end sur deux de repos », campe Jean-Marc Cortiana, délégué syndical CGT de l’entreprise ICTS, qui assure la sûreté à l’aéroport Marseille-Provence. Alain de Gennaro, pour la CFDT ICTS, dénonce aussi « des salariés qui travaillent dans le froid notamment sur le terminal 2 ».

    Autre « point d’achoppement » avec la direction : le recrutement à venir de plusieurs CDI alors que « plusieurs salariés, actuellement en temps partiel, souhaitent passer en temps plein ». « On demande simplement l’application de la loi sur le sujet », insistent Jean-Marc Cortiana et Alain de Gennaro, d’une même voix.

    Les deux organisations syndicales ont aussi dans le viseur une revalorisation salariale au regard des résultats de l’aéroport : une prime de 1 000 euros pour la CFDT quand la CGT revendique une hausse globale des salaires ainsi qu’un élargissement de la prime d’ancienneté au-delà de 15 ans. Contacté, l’aéroport assure qu’ils bénéficient des mêmes températures que les voyageurs, du chauffage l’hiver comme de la climatisation l’été. Et explique qu’il y a des mesures spécifiques mises en place pour ceux officiant sur le terminal 2.

  • Le four de la tuilerie Monier et ses 52 emplois vont s’éteindre

    Le four de la tuilerie Monier et ses 52 emplois vont s’éteindre

    Dans cette usine de 60 000 m² fondée en 1875, une cinquantaine de salariés a fabriqué, autour de chaînes aujourd’hui automatisées, jusqu’à 25 millions de tuiles par an. Une production en 3×8, puisque le four à gaz, tunnel de 107 mètres de long, ne doit jamais s’éteindre. Mais un plan social a soufflé sur la flamme de l’activité de la dernière des tuileries marseillaises.

    La célèbre tuile rouge marseillaise poinçonnée d’une abeille a fait le tour du monde. On la retrouve protégeant les toits de plus d’un port, en Méditerranée et au-delà. Pour que les bateaux de fret ne partent pas les cales vides, on les lestait des tuiles de Saint-André, qu’on déchargeait avant d’emmagasiner les produits d’importation. Elles étaient façonnées avec l’argile extraite de la colline, réputée d’une grande qualité. Mais après plusieurs tassements de terrain, notamment l’effondrement du cinéma de Grand Littoral en 1996, l’exploitation des sols a été mise à l’arrêt. D’autres sites ont fourni l’argile, Puyloubier au pied de la Sainte Victoire pour 80% et 20% étant acheminés d’Espagne. L’usine a progressivement perdu en compétitivité et, vieillissante, elle a manqué d’investissements

    « Un crève-cœur »

    « Elle n’est plus rentable », a estimé le groupe BMI. La tuile de Saint-André termine donc sa route dans un plan social (PSE) signé jeudi 20 novembre, après deux jours de grève. La tuile de Marseille coûte « deux fois plus cher à produire qu’à l’usine automatisée de Limoux », reconnaît Farid Samba, délégué CGT du site. Et depuis 2023, les salariés subissent un à deux mois de chômage partiel par an. L’accord arraché par les syndicats par la grève prévoit : des reclassements internes, un budget de formation à hauteur de 13 000 euros par salarié et 2 000 euros supplémentaires pour les personnels âgés ou handicapés. Au-delà des indemnités réglementaires prévues par la convention « tuile et brique », ils ont obtenu des indemnités supralégales. « Mais ça reste un crève-cœur », regrette avec amertume le syndicaliste. La tuilerie de Saint-André était la dernière fabrique de terre cuite du Sud-Est, perpétuant une tradition héritée de l’artisanat du début du XIXe siècle. « La plupart des salariés habitent à l’Estaque ou Saint-André. C’est aussi tout le tissu social, les sociétés et les sous-traitants autour, qui se retrouve impacté. »

    Monier France est la deuxième plus importante filiale d’un groupe mondial expert de la toiture. Après son transfert d’activité dans l’Aude, la tuilerie sera démantelée, a indiqué BMI. Sur l’ancien domaine Château Foresta, avec la fin de l’exploitation des gisements d’argile du bassin de Séon, c’est encore une page de 150 ans d’histoire industrielle qui se tourne. Reste à savoir quel avenir se dessine sous les lettres capitales Marseille.

  • Les rendez-vous de la semaine pour lutter contre les violences faites aux femmes

    Les rendez-vous de la semaine pour lutter contre les violences faites aux femmes

    MARSEILLE

    Le collectif Nous Toutes Marseille organise, mardi ce 25 novembre, une journée de lutte. Plusieurs étapes sont prévues :

    – Dès 16h, un village féministe est accessible à toutes les mobilités pour les stands associatifs, à l’hôtel de ville (place Bargemon). Le village et le défilé sont exclusivement en extérieur.

    – Des prises de parole des collectifs interprétées en langue des signes française et possibilité d’avoir les textes manuscrits à la demande.

    – Un cortège calme, handicapés, enfants et mobilités réduites est prévu en milieu de cortège (mais sans véhicule support)

    Total du tracé : 1,6 km de l’hôtel de ville vers le métro Joliette. Les points de départ et d’arrivés sont desservis par métro et bus.

    AIX-EN-PROVENCE

    Ce 27 novembre 2025 au CREPS d’Aix-en-Provence : la Mission Interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) organise une session de formation.

    Cette journée intégrera des acteurs locaux des champs Sport, Jeunesse et le service déconcentré des Droits des Femmes et Égalité (Direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité et les DDDFE des six départements de PACA).

    AUBAGNE

    La Ville d’Aubagne a adopté un plan en faveur de l’égalité hommes-femmes. L’action est organisée à travers quatre grandes priorités : l’accès aux soins, l’égalité professionnelle en entreprise, la promotion de la culture de l’égalité et la lutte contre les violences faites aux femmes.

    Le jeudi 27 novembre à 9h30, à l’Espace des Libertés, un colloque sur les violences psychologiques faites aux femmes et intrafamiliales, est organisé en partenariat avec la Maison de la Justice et du Droit. Un événement ouvert à tous et plus particulièrement aux professionnels de santé et paramédicaux, travailleurs sociaux, professionnels scolaires, périscolaires et de loisirs, crèches et partenaires institutionnels susceptibles d’être en relation directe avec des femmes ou des familles victimes de violences.

    Le thème de ce colloque, pour cette 2ᵉ édition, est les violences psychologiques faites aux femmes.

    PORT DE BOUC

    Le rendez-vous est fixé ce 25 novembre à 12 h 00 sur le cours Landrivon, pont Van Gogh. Cette manifestation est organisée par l’association Vie au Féminin

    TOULON

    Ce mardi 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes :

    ️Départ à 18h du Palais de Justice, pour se diriger vers la gare de Toulon. Tout au long de la marche, des chants et danses féministes sont prévus, puis un femmage à « nos sœurs assassinées cette année, sous forme de die-in ». ️Dress code, violet toujours ! @planningfamilialvarois

    Et aussi, une conférence sur les cyberviolences à 17 heures à la salle de conférence de l’Hôpital Sainte Musse. L’objectif est de sensibiliser les professionnels de santé aux violences au sein du couple et notamment les cyberviolences. La conférence est également ouverte aux partenaires de la Maison des Femmes Santé et à toutes celles et ceux concernés par l’accompagnement des victimes.

    ☎️ Contact et renseignements : Hôpital Sainte Musse à Toulon. Tel 04 94 14 54 93

    FRÉJUS

    Ce mardi 25 novembre à la Maison d’Ailes à Fréjus, à 18h, la sous-préfète de Draguignan participera à la célébration du 1er anniversaire du dispositif « Ici demandez Angela » qui permet à toute personne se sentant suivie, victime d’agression ou en insécurité de trouver de l’aide rapidement dans un établissement ou un commerce.

    POURRIÈRES

    Ce vendredi 28 novembre à la salle des fêtes à 18h30, la sous-préfète de Brignoles et la DDDFE participeront à une soirée cinéma-débat organisée par la commune comprenant la projection du film « Paroles des Femmes » en présence de la réalisatrice Sophie Deloume, suivi d’une table ronde.

    AVIGNON

    Dans le cadre de la Journée de lutte contre les violences faites aux femmes, Avignon Université accueille Le Mouvement du Nid, association engagée dans la prévention et la sensibilisation autour de la prostitution. De 11h30 à 18h05, des temps forts rythment la journée sur le campus Hannah Arendt, qui se clôturera par un moment de convivialité à l’issue de la représentation théâtrale.

    16h-17h : Atelier de sensibilisation – Salle OE14 – « Prostitution et internet : échanges sur les enjeux actuels »

    17h-18h05 : Représentation de la pièce J’aimerais arrêtée, Salle OW33
    Site centre-ville / Hall bâtiment Sud / salles OE14 et OW33

    Et aussi, vernissage de l’exposition « Entrav(er) paroles face à la violence(s) » réalisée par la photographe Marie Marcel à partir de 18h dans le péristyle de l’hôtel de ville en présence de la maire Cécile Helle, de Nathalie Gaillardet, adjointe déléguée à Avignon la Républicaine, au devoir de mémoire et aux anciens combattants et de Françoise Lichière, conseillère municipale déléguée aux droits des femmes et à la lutte contre les discriminations.

  • [Rue de la République] Marc Pietrosino : « Le RN, c’est une catastrophe pour les travailleurs »

    [Rue de la République] Marc Pietrosino : « Le RN, c’est une catastrophe pour les travailleurs »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h10 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    L’Assassinat de Mehdi Kessaci

    Didier Gesualdi : Ce samedi a lieu une marche en mémoire de Mehdi Kessaci et contre le narcotrafic. Vous y serez ?

    Oui, c’est important de manifester, d’être auprès de la famille, de lui apporter notre soutien et d’affirmer que d’autres solutions sont possibles pour Marseille. C’est un fléau qui touche Marseille depuis des années. Un fléau qui touche nos professions puisque dans ce contexte tragique, on a eu des agents du conseil départemental menacés sur leur lieu de travail, toujours en lien avec le narcotrafic. Nous leur apportons aussi notre soutien.

    Didier Gesualdi : C’est un phénomène qui gangrène toutes les relations dans notre société.

    Oui, c’est quelque chose qui a déjà été analysé depuis longtemps. On sait que dans certains quartiers, il y a une faillite de l’État, un abandon qui provoque une certaine misère pour les jeunes qui y vivent. C’est un terrain propice pour le grand banditisme. L’État doit réinvestir ces quartiers, pas qu’avec le répressif, il faut qu’il y ait des écoles, des perspectives d’emplois, des services publics… C’est le rôle de la République, au sens le plus fort de ce mot.

    Léo Purguette : La CGT critique depuis longtemps la désertion des services publics de ces quartiers populaires. Quand il en reste, le narcotrafic fait pression sur les agents, dégradent leurs conditions de travail. Est-il encore possible de reprendre le dessus ?

    Oui, à condition que l’État ait une vraie volonté de réinvestir ces quartiers. Je pense que c’est possible. On a connu des situation pires par le passé. Quand il y a une volonté, réelle, on peut y arriver.

    Didier Gesualdi : Une adhésion de la population est nécessaire…

    Oui en sachant que les premières victimes sont les habitants de ces quartiers populaires. On oublie trop souvent de le préciser. C’est quelque chose qui déborde de plus en plus de ces quartiers, et même de la ville pour toucher la région tout entière, donc oui, il faut une adhésion populaire pour dire qu’il faut plus de services publics et plus d’emplois dans ces quartiers.

    Le budget

    Léo Purguette : Ça nous renvoie directement à la question des moyens. Le budget de l’État et celui de la Sécurité sociale en préparation met la CGT est en colère. Quelles sont vos propositions pour faire autrement ?

    Je ne vais pas toutes les lister mais il faut commencer par dire que c’est le pire budget qui existe depuis longtemps. On a déjà protesté contre le budget Bayrou, celui-ci est plus mauvais encore. Coupes dans la Sécurité sociale, doublement des franchises médicales, une certaine mise au pas des associations après un amendement déposé par le RN… Toutes ces choses-là, ne sont pas acceptables.

    Léo Purguette : Quand on vous dit qu’il n’y a plus d’argent, vous n’y croyez pas ?

    Non, beaucoup d’argent circule en France. La question, c’est comment on le redistribue ? Et nous sommes face à une captation par une petite minorité de la population comme le montre les chiffres. Avec une meilleure redistribution, on peut dégager beaucoup de moyens supplémentaires. Les riches sont de plus en plus riches, les pauvres de plus en plus pauvres et le discours dominant, c’est de nous faire croire que c’est une fatalité. Nous, on dit non. Et il y a quand même pas mal déconomistes qui valident nos thèses. D’autre part, il se pose aussi la question du contrôle de l’État sur sa monnaie. Le système est fait pour qu’on s’endette auprès des marchés financiers, ce qui n’était pas le cas avant. Ce sont des questions qu’il faut investir pour reprendre le contrôle sur le financement de l’action publique.

    Les retraites

    Didier Gesualdi : La bataille des retraites continue mais comment mobiliser quand on a connu un passage en force et une défaite ?

    Ce n’est jamais facile de mobiliser, surtout qu’on est dans une société qui est de moins en moins sur le collectif et de plus en plus sur l’individuel. On fait face à une certaine propagande sur les réseaux sociaux et à des chaînes d’information en continu qui ne sont pas vraiment de notre côté. Mais pour autant, l’adhésion et la prise de conscience populaire resteront la seule solution pour sortir de ce marasme.

    Léo Purguette : Que dit de l’évolution du rapport de force la proposition de « suspendre » la réforme des retraites qui émane du Premier ministre ? Qu’en pensez-vous ? Est-ce suffisant ?

    Effectivement, les mobilisations ont servi à quelque chose, le rapport de force à évoluer mais cela reste largement insuffisant. Nous sommes pour l’abrogation et pas la suspension. Suspendre ça veut dire qu’à tout moment ça peut revenir et puis surtout pour cette suspension il faudrait accepter tout le reste du budget dont on ne veut pas.

    Le Rassemblement national

    Didier Gesualdi : Les municipales approchent, on voit que le RN a le vent en poupe notamment dans notre région. Qu’en dites vous en tant que représentant du monde du travail ?

    Le Rassemblement national, c’est une catastrophe pour les travailleurs. Je sais que ces dernières années, ils ont tenté d’avoir une ligne pseudo-sociale pour embellir l’image. Mais concrètement, il suffit de voir ce qui est voté par cette organisation politique que ce soit à l’Assemblée nationale ou au Parlement européen. Toutes les mesures antisociales sont votées par le Rassemblement national. Et tout ce qui pourrait aller dans le sens d’une amélioration sociale, ses représentants votent contre.

    Didier Gesualdi : De son côté le patronat réclame qu’on baisse ses charges, vous répondez quoi ?

    Le patronat n’a jamais été trop à l’avant garde de la question sociale. Ça fait depuis les années 1980 que les grosses entreprises ont obtenu des exonérations sans créer d’emplois.

    La santé

    Didier Gesualdi : Quelles conséquences des orientations budgétaires sur les usagers des services de santé ?

    Déjà rappelons nous les déclarations du président de la République pendant la crise Covid disant qu’il fallait réouvrir des lits, renationaliser des entreprises de l’industrie pharmaceutiques… Ce qui correspond plutôt à nos thèses à nous. Mais la réalité c’est qu’on est sorti de la crise et qu’on repart sur des fermetures de lits, des restrictions, etc. L’hôpital ne pourra pas tenir éternellement sur le dévouement de son personnel. Si on continue comme ça, le personnel va finir par être en situation de maltraitance avec les usagers.

    Didier Gesualdi : Certains disent qu’on dépense mal, qu’on doit être plus efficace en matière de santé.

    Je n’ai pas l’impression. Quand vous allez aux urgences et que vous constatez qu’il n’y a que deux brancardiers dans un hôpital, quand vous voyez dans quel état est le personnel dans les hôpitaux et même les cliniques, on se dit qu’il y a beaucoup d’économies faites sur leur dos.

    L’industrie

    Léo Purguette : Quel regard portez-vous sur la réindustrialisation décarbonée du golfe de Fos ? On nous promet beaucoup d’emplois. Quelles conséquences pour le territoire ?

    On n’aimerait pas que la décarbonation ou que l’écologie deviennent une raison de fermer des usines. On a le cas de Arcelor avec des hauts fourneaux à l’arrêt. Mittal a reçu beaucoup d’aides publiques de l’État, avec nos impôts. Il faut investir sur des fours électriques pour faire repartir l’activité et réduire les gaz à effet de serre. Imposons-le.

    Léo Purguette : Vous êtes donc favorable à la ligne Très haute tension qui fait débat dans la population ?

    Le débat, c’est est-ce qu’on fait cette ligne et on maintient les industries ou est-ce qu’on ne la fait pas et les industries ne pourront pas exister faute d’électricité. Dans ce cas-là on respirera peut-être mieux mais on sera tous au chômage. Il faut trouver une ligne qui préserve l’emploi tout en préservant notre environnement. Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi. Je crois qu’on a les capacités techniques et intellectuelles dans ce pays pour arriver à quelque chose qui satisfasse tout le monde.

    Didier Gesualdi : C’est possible de réindustrialiser tout en tenant compte de la santé au travail et de l’environnement ?

    Oui tout à fait. Que ce soit la chimie, la pétrochimie, on sait que ce sont des industries polluantes mais on sait aussi que par des investissements, on peut les rendre beaucoup moins polluantes. Il faut aller chercher des investissements. C’est un combat qu’il ne faut pas lâcher.

    Léo Purguette : Un combat a été gagné, c’est celui de la Centrale de Gardanne. Là aussi avec des enjeux environnementaux, le projet des salariés a fini par gagner. Comment analysez-vous cette victoire ? Quel est votre avis sur les activités supplémentaires qui pourraient arriver sur ce site ?

    Il faut saluer l’abnégation des salariés et du syndicat CGT qui les a accompagné pour porter ce projet. Ils n’ont rien lâché, ils y ont cru jusqu’au bout. Il faut vraiment leur rendre hommage, c’est un combat intense qui s’est déroulé sur plusieurs années. Leur projet démontre qu’on peut à la fois maintenir de l’emploi industriel et avoir un certain cahier des charges en termes d’environnement. Sur ce que ça peut apporter pour l’avenir, à partir du moment où il y a une production d’électricité, cela ouvre la porte à tous les projets.

    Léo Purguette : Des victoires, il y en a eu aussi avec Fralib, CPMM, le modèle coopératif est-il un modèle d’avenir ?

    C’est à la fois un modèle historique et d’avenir. Déjà Jaurès analysait les coopératives en son temps. C’est un modèle solide qui a traversé le temps. Oui je pense que les travailleurs ne sont jamais aussi efficaces que quand c’est leur outil de travail.

    La République c’est quoi ?

    Marc Pietrosino : « J’ai envie de citer d’abord et avant tout l’école. L’école, c’est la République car quand on a une école réellement efficace, elle permet de donner le même enseignement des plus pauvres aux plus riches et d’avoir l’égalité des chances pour la vie. »

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de
    Anne-Marie Blaineau : Vous êtes du commerce vous pensez quoi de l’avenir des galeries Lafayette ?

    Effectivement, on a une galerie commerciale, le centre Bourse, qui ne se porte pas très bien avec les galeries Lafayette qui en sont parties. Ça dit quelque chose du centre ville de Marseille. Il s’est paupérisé donc il y avait des enseignes pas en adéquation avec le pouvoir d’achat des habitants. Actuellement, le centre Bourse qui est à l’origine un centre historique magnifique, fait l’objet de plusieurs projets. Ce qui nous intéresse à la CGT, c’est d’abord le devenir des salariés du commerce, savoir où ils vont aller. On sait que des enseignes veulent déménager, notamment la Fnac. Il y a une sorte de vampirisation des Terrasses du Port par rapport au centre Bourse. L’avenir du centre Bourse, je ne sais pas s’il s’inscrit dans le commerce ou quelque chose de culturel. L’inquiétude c’est que le nombre d’emploi risque de ne pas être compensé. Mais il faut aussi réhabiliter le centre-ville de Marseille pour permettre de retrouver un centre riche en activités pour tous et plaisant.